Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: May 21, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00098
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION LA DOCU
MINISTERE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')



BULLETIN


DE


PRESS


21 mai 1947.


QUOTIDIEN



ETRANGERE


Nouvelle Serie N 673


SOMMAIRE

1. PRESS BRITANNIQUE.
a) Lcs relations anglo-polonaises (Tiimes, 21/5).
b) Le programme americain d'aid i l'6tranger.
1. Times (21/5).
2. News Cft)oli#clic (20/5).
c) Les relations anglo-6gyptieinns.
1. Nelw(s Clroudiche (21/5).
2. MJajh,:elsj(eIr Gpu Tliian (20/5).
11. PRESSE AMERICAINE.
11) L'Allcmagne ct les puissan.ces occidcntales.
1. Wrashziingt,on Post (19/5).
2. New York Tilmcns (19/5).
b) La guerre atomiquc ct la guerre bactlriologiqtue
(New YonJ. Ife)laOWd 71rlbru ', 20/5).
III. PRESSE SOVIETIQUE.
IV. PRESS BELGE.
La situation interieure en France (Lo Mlli;v.,'lie.
20/5).
V. PRESSE SUISSE.
P) La situation int'ricure en France.
1. Tribune dte Giwbvle (20/5).
2. Natfiolnl Zelijing (21/5).
b) La politiquc 6trangbre de la Grandc-Brcltgne.
1. NeuLe Zil'rchpr Ziciturq (20/5).
2. T tIblanti de Gejiua (20/5).


I. PRESS BRITANNIQUE

levue tie la press brilannique du 21 mai 1947
Ce sont encore les questions d'ordre 6conoinique qui
tionnent la vedette dans Ja prcss e cc imlatin : exportation
de machines d'une valour mensuelle de 14.300.000 lives,
elaboration d'un nouveau plan pour riduire les dplienscs
en dollars d.c la Grande-Bretagne. envoi prochain d'une
nouvelle mission iconomique aux Etats-Unis, demand par
l'U.R.,S.IS. d'un emprunt de 100 millions de livrcs a la
Grande-Bretagne. I
La press ddlaisse preslque complbtement la question
indienne pour se turner une fois de plus vers le problnme
du ravitaillement de I'Alleminagev occidentali
Pour l'instant, la chronique extlrieure est ties peu four-
nie, quelques journaux rappo tent l'essentiel de la confe-
rence de press de M. Marshall ct d'autres font mention de


fcrlains aspects de la politiquc 6conomique et imperiale
fran;aise.
11 faut noter toutcfois un long article de M. Colin
R. Coot', dans le Daily Telegraph, qui 6tudie successivement
la situation belge, allemande. ct franqaisc.

1. --- Allenuune
I.e Times, le Manchester Guardian, le Daily Telegraph, Ic
Ncus Chronicle donncnt la premiere place aux declarations
du goiuvrncu'r militaire de la zone anglo-americaine sur la
situation alimentaire allcmande. Ces cf6clarations s'adressent
au people allemand en l'avertissant que ce n'cst pas, on
manifestant son mncontentement qu'il pourra mettre un
terre ii ses difficultis actuelles, mais ci lfournissant un
nouvel effort.
Le Times croit savoir que ia situation pourra s'amdliorer
bientbt grAce aux envois amenricains.
L' correspondent du Manchester Guardian rapport les
declarations du Dr. Nonting, ministry de l'Econonile dans
le gouvernement de la Rhi6no-\Wcstphalic dui Nord; cclui-ci
s'est 1ev\6 centre la politiquc de dlmnani:Clcment iudustriel
pnoursuivic par les allies et a rendi la population respon-
sable du mcontentement c du' marasmre conomique.
Le currespondant du Daily Telegraph se imontre confiant
dans l'influence qu'auront les declarations de Sir Sholto
Douglas et du general Clay sur le moral allminand. Le peu-
ple allemand pourra se convaincre de-la bonne volont6 des
occupants et aussi du fait que certain pays d'Europe sonf
dans des conditions aussi graves qu'e lui-mime. D'autre part,
Ic r6tablisscnment des rations et des indcmnit6s pour les
niincurs (qui avaicnt C6l rieduiles a la fin de la guerre) ne
manqucront pas non plus d'avoir un bon effet sur les popu-
lations de la Rulir,
2. Elats-Unis
,1 rcorrvspoudanL d 'l Timeu's ia Washiungton rappule l'cs-
senitiVl des dlclarali. ons qu'a faiths hier Al. Marshall ail
ours de sa confiircnce de press. II note que le secretaire
d'Etat aniericnin a annonc6 qu'une commission spciciale
avail 6th fondle pour 6tudier la situation 6conomique inon-
diale el les obligations qI'elle colmporte pour les Etats-Unis.
Le gouvcrnement n'cnvisagerait pas, pour l'instant, d'oc-
Iroyer h aucun pays, saul peut-6tre la Coric, an emprunt
semnllab!c i celui prvu dans Ic project d'aide A la Grbce et
SIla Ifu(quie. Cependant, il reste a savoir si le DOpartement
d'Etat approuverait I'octrii A 1'Italic de 100 millions de
dollars prClcv6s sur les fonds dc I'U.'N.R.R.A. Quant h la
Chine, le government amnricain attendrait d'abord de voir
dans quel suns s'oricnterait la politique du gonvernement
chinois.
Sur cetle dernilbe question. Ilob. Hall, dans le Daily
Worker, note que M. Marshall a jvii6 de r6pondre nett*-
inent : It s'est content d(e dire que Ic gouvernement amn6-
ricain csp~rait trouver le moyen susceptible d'aider A Ia
stability dconomique de la Chine meltace par l'inflation.
CG correspondent interpreted les paroles de M. Marshall


-- = ---- --
-- --I






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ITRANGPRE


come significant que les Etats-Unis veulent domincr dcono-
iniquement l'Allemagne, le Japon, la France, YItalic et la
Chine
Clime
Le' Manchester Guardian et le News Chronicre ne publient
sur celle conference de press que d'es d6picies d agency,
inais reservcnt ai cclles-ci lne place de premier plan.
Le co:rrespondant du Daily Express cable h son journal
qui. M:. Sarshall )i'a pas- precise s'il &tait exact que e gou-
verneinent amiricain entende 6tablir un programme de pret-
bail des:ind i hater la reconstruction 6conomique du monde.
Stewart Gillies, dans lc mnime journal, annohee, sous une
i ,lme cinsa iionnellc, qu'unc nouvelle mission britannique
va si rcndre en Amirique cet el pour udgocier avc le gou-
vernemcnt americain l'envoi a-la Grande-Bretagne de ma-
tilres premieres et denirees almnent;ires scir la base d'nvii
nouveau pret-bail.
Le News Chronicle public, d'autre part, une d6pichc Retu-
ter qui resume un plan giniral pour l'abolition de la guerre
expose hier it San Francisco par M. Wallace. Cc pl Liendrait dcs clauses militaires (contrble de I'dnergie ato
mique, Internationalisation des regions strategiques.. dtve-
loppement de syst&mes de s6curitd mondiale), politiqucs
(liqulda'ion du fascism, extinction des foyers de guerrr
civil, application des principles de la cliarte) et ctonomi-
qucs (programme dtcennal de reconstruction con omique
mondial, ditvation du niveatt de ice dc!ns le ilondO'
La dipiche ne dit pas quel accuNi; l'opinion am(icanine
a r6serv6 ih cc programme.
2. France

Le cor;-espondant parisien du Daily Tlregraph fai'. men
lion de la resolution adoptee hire par ie plsident de la
Chambre de Commerce condamnant le dirigisme 6conri
mique. Il signal aussi la. fermeture des magasins de Dijon,
la demand d'une augmentation de salaire de 25 'o pri'
sentUe au ministire du Trava'" par les ouvriers boulangers.
Ie corresipondant du Nlews Chronicle anunonce de son c6td
que la Commission de I'Ass-emblie Nationale charge d'en-
quilter sur la politique frangaise a c~mande A M. C(urchill
do bien vouloir d6poser devant rile comme temoin. Elle
prc-ise que si aM. Churchill no peut pas se rendre -i Paris,
la Commission enverra une dedligation pour recucil ir son
1imoignaac.
I;e mnCms journal reserve un long article an proiessetur
Langevin i la mimoire duquel les savants britarniques
s'empressent it rendre hommage.
Un article de C. Coote du Daily Telegraph passe ci revue
izs diffirents facteurs politiquies, franeais actuels.
II filicite le government franQais de s'6trc i d6tbar-
rass6 des ministres communists > car, selon lui, i il n'y
a pas de points de contact entire les'cornmunistes ct ]c rest
dir pays *.

3. Polillque colOniale
Le correspondent du Times A Paris annonce l'uuverture
d'une conference anglo--elgo-franeaise sur les problLmcs
qui so. posent aux trois pays dans les possessions africaines.
II signal qu'e des experts frangais et britanniques s'occupent
des probllnmes souilevs par la situation strat6gique des ter-
ritoires africains des deux pays.
Le but de ces discussions serait de rationaliser le sys-
tbme des communications ainsi que les autres services.

4. Inde
La preste no donne aucun detail interessant sur L.-s con-
versations de 1'Inde. Pour le Times, il n'y aurait pas de
danger actuellement de voir I'armCe indienne se scider en
deux. Toutrois, si urne tell scission (tait rendue inevitable,
elle strait la source de nouveaux disastres et rendrait cha-
cun des deux groups impaissant it ddfendre lc te:'ritoire
qui hii scrati conlitl. C'est pourquoi, estimne cc corrcspon-
dant, un accord est desirable entire l'llindoustan et le Pa.
lIistan, ne serait-ce que pour assurer la defense de i'cusemble
du pays.
Des dCpcclies parnes dans la press signalent la recru-
descence des troubles t Calcutta et dans Ir-s provinces dui
nord oupt


5, Grande-Breiagne
La disparition d'un officer de la R.A.F. qui, depuis 194.5,
,e trouvait ati mains des Russcs, scinble i mou;'oir' quIlnlll
peu I'opinion. Les journaux font etat des changes de lettre,
:;ur cette affaire entire AM. Bevin et M. Maolovof et remar-
quent que AI. Bevin ne s'cst pas montr6 satisfait des rt-
ponses qui lui ont tti donndes par le gouverneinent sv'ic-
tiquc.
II est siguilicatif que le Daily Mirror qui reserve iabi-
tucelenient ses manchettes it des faits divers sensationnels.
1'ait cono:crie h In demnnde rnsse d'un cmprnit de 100 mil-
lions de lives sterling i la Grande-Bretagne. Le correspin-
dant diplomatique de ce journal croit savoir que le Tresor
britannique envisagerait cet emprunt d'un ceil favorable.
Lui-mnme estime que la Grande-Bretagne pourrait ainsi res-
serrer ses rapports avee 1'U.R.S.S. et obtenir des denrcs
qu'elle devait payer jusqu'i maintenant en dollars.
6. Grice
Le correspondent special du Times a Genive anuoncc que
les d6ilgues russe-, amiricains de la commission de I'O.N.U.
cliargss d'enquetter en Grice ont pr6sentC chacun un rap-
port s6parl et quc leurs conclusions se contredisent. Le
dliegu6 russe rend le gouvernement grec et les Britanniqutes
responsables des incidents tandis quV les dtlegues amiri-
cains font 6tat, sans la retenir, d'une certain responsabilitl
de la Grece clle-mrme, et accusent les trois pays voisins.

I ) LES RELATIONS ANGLO-POLONAISES (Tnmfes, 21/5) :

< Les conversations amicales que le ministry des
Affairs 6trang6res a eues ai Varsovie, an course dc son
voyage 'de retour de Moscou, avec le premier ministry
po.onais et le ministry des Affaires etrangeres de Po-
logne n'ont pas entraink. un changement de politique,
mais out permis d'envisager sous un aspect nouveau ct
constructif les questions iniportantes qui se posent
pour les deux pays. Depuis deux ans que le gouvernc-
ment britannique a reconnu le gouvernement polonais
actuel, conformement h I'accord de Yalta, les relations
entre les 'deux gouvernements n'ont fait qu'empirer.
Mais la visit de M. Bevin h Varsovie semblerait avoir
convaincu celui-ci que le gouvernement polonais actuel
est solid, qu'il s'attaque avec 6nergie et bonne volont.
A lail tsche difficile de reconstruire le pays et qu'il
n'existe aucun autre gotvernement qui soit plus accep-
table ou mieux qualifit pour accomplir cette tAche
Une autre question important, qui a tendu les rela-
tions entire les deux pays, bien qu'elle n'ait pas ite
soulev6e directement, c'est celle des frontieres occi'den-
tales de la Pologne.
Les Polonais verraient leur position consid6rable-
ment renforcee s'ils acceptaient maintenant une en-
*quete international au sujet de la nouvelle frontiBre.
M. Bevin a fort bien fait, a la Chambre des Communes,
In semaine derniere, de relier cette question avec lt
retour !des Polonais en Pologne, afin d'occuper les ter-
ritoires transf6r.6s.
Le mnipistre des Affaires 6trangeres a pu annoncer
que les Polonais relournaient constamment en Polo-
gne avec 1'aide de la Grande-Bretagne. $'il continue h
en Etre ainsi, l'amitie anglo-polonaise pourra 6tre plus
confiante et plus durable.
Quant au reste, la decision de ratifier 1'accord finan-
cier conclu en juin 'dernier pour mettre un terme aux
revendications des deux gouvernements,, supprimera
une des causes de malaise; et les negotiations commer-
ciales entire la Grande-Bretagne et la Pologne promet-
tent un accord avantageux pour les deux contractants
id'6hanges commerciaux entire deux nations don't les
Bconomies peuvent etre consid6rees comme compld-
mentaires A de nombreux 6gards. La nomination d'ui
,nouvel ambassadeur britannique en Pologne en la per-







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS 9TRANGARE 3


sonne tie Sir Donald Gainer vient A un imomentl oi lout
laisse pr6voir 1'inauguration d'une nouvelle ire plus
prometteuse dans les rapports anglo-polonais. Si cela
so realise. ce changement peut s'av6rer d'une valeur
inestimable en tant que prelude a une detente beaucoup
plus important dans les relations internationales. Les
pays de 1'Europe oriental n'ont certainement rien a
gagner en s'isolant de l'Ouest. La 'diplomatic britanni-
que, d'autre part, peut fort bien voir dans Ic developpe-
. ment de liens plus 6troits avec les petites puissances
de 1'Europe oriental un mpyen de parven'ir h une meil-
leure entente tant d6sir6e avec l'Union Sovi6tique elle-
mme. >
b) LF PROGRAMME AMERICAIN D'AIDE A. I.'TRANGER.
1. Times (21/5) :
< On a'dmet de plus en plus g nbralement que si les
prits et les investissements amiricains a 1''tranger nr
viennent pas contribuer de- fagon marquante t la re-
construction, A l'6quipement et an d6veloppement d'au-
tres pays, les consequences de cette situation pourront
Gtre la pauvret& dans la plus grande partic du monde, A
1'exception 'des Etatst-Unis, et c c.h6mage dans cc der-
nier pays.
Les doubles qui demcurenl on (irande-Bretagne et daus
les aulres pays viennent surtout du fait qu'on so de-
mande si le people amn-ricain se rend compte du Inl-
veau atleint par la concentration de la puissance eco-
nomique de leur pays, et si cn consequence it estimnx.
de facon just l'imporlance de leurs importations; on
se demand si le people ties U. S. A. so rend exactc.-
inent comnptc .de I'etendue que doivent revitir les prets
ct investissements americains dans les pays d'outre-
mer, si i'on veut que le nmonde jouisse 'de la prosperity.
Le sentiment que la linile des prets en dollars ne
peut guerc dipasser 3 ou 4 milliards de dollars est
signiiicatif. Les scules obligations 6trangtres hmises A
New-York entire les deux guerres s'6lcvaient t 'tiiux
rois e toial plus tie trois fois si l'on considtre I'il-
dice des prix a cetle 6poquc --- mais on ne peut mettre
en doute qu'une economic mo-ndiale saine obligera les
Animricains pendant 'de nonibrcuses annees A soutenit
financieiremenl I'etranger siur ine ihcelle beancoup plus
grande qu'avant 19t39. o,
2. News ChiJ'onidc, (20/5), lilblral :
L'administration du Pr6sident Ti-unan a commenue6
une champagne pour persuader Ic people amtricain que
son prop.re intirikt est d'aider le rest 'du monde a se
reliever, mais jusqu'A maintenant peu d'indices mon-
trent qu'elle soit couronnec de success.
i'un des rdsultats paradoxaux ct malheureux di
voyage a travers le mon'de qu'a'cc.m)plit M. Wallace (et
don't il profile pour attaquer la politique du gouver-
.ieienill) est un r6veil des forces toujours puissantes et
idangereuses de l'isoatlionnisnme. Cc fait cst rellett au
Coongris oil s'exprime ulne in(luietude de plus ll plus
imlport':.;ve sur les dtpesc';es en!rainies lpar l p1ro-
,r, i ':1me ', Iresids' ltt.
Dans celtec almosphire, I'aspecl nouv:eiu el pills libl-
rdl de la! doctrine Truman, qui a ite souligne par
I1. A\ellson. I'ancien sous-sec ltaire d'Etat, ne se d6v'c-
lopp.cra v\raisemiblaleinent pas. M. Acheson a soulign&
quie Ic propre interet de l'Amiriquc 6tait d'accorder une
-iid, I'c lraiincr sur une i:icelle beaucoup plus grande,
ct a reclainc un programme d'importations qui permet-
trait a l'Europo die payer les marchandises don't elle a
lellement besoiii e que sculs les Etats-Unis peuvent lui
fournir.
Les chances de voir la realisation d'un tel pro-


granmme ne sont pas bones et la politique 6tranig6rc
bipartite 61abore par Roosevelt menace de faire fail-
lite. Le seul homme qui poss6'de l'influence et le pres-
tige necessaires pour r.soudre le conflict -- M. Marshall
- est jusqu'A present demeur6 silencieux. >>

C) LES RELATIONS ANGLO-EGYPTIENNES.
1. News Clwon'icle, 21/5, liberal :
z L'allusion a 1'Egypte et au Soudan faite par M. Bc-
vin la semaine derniere, lors de la conclusion du debat
sur les affaires ktrangeres, a 6t6 breve, ne te et perti-
nente. < Nous n'avons pas essay et n'essaierons pas
de 'donner des apaisements au gouvernement egyptien
aux depens du people soudanais >>, a-t-il declar6.
La politique du gouvernement britannique dans cette
matiere a 6t6 coherente et au-dessus 'de tout reproche.
Ii a refuse A diverse reprises d'envisager la conclusion
d'un trait qui livrerait les Soudanais A la suzerainet6
,gyptienne avant que ceux-ci puissent decider par eux-
mEmes de leur sort.
L'Egypte a maintenant fait part 'de son intention de
soumettre le diff&rend A l'O. N. U. Plus v.ite clle le fera
et miieux cela vaudra. La Grande-Bretagne peut en
toute certitude envisager l'enquete d'un tribunal inde-
pendan. avec une conscience tranquille. Si les Egyp-
tiens s'imaginaient s6ricusement que la Gran'de-Breta-
gne est dispose A so d6charger des obligations et des
responsabilites qu'elle a prises, ils seraient bien avises
de rifl6chir a nouveau. 4
2. A ilnchvemtar (614 (1nit (20/5, liberal) :
< Plus t1t la plainte de I'Egypte centre la Grande-
Bretagne viendra devant Ic Conseil de S6curit6, mieux
ceea vaudra pour tous. It est just et raisonnable que
la plainie soit examine par a.n tribunal ind6pen'dant.
Le goutcernement britannique peut envisager les d6bats
avec ssr6nit6. Pour ce qui est du retrait des troupes
britanniques du territoire 6gyptien, ainsi que M. Bevin
l'a rappele vendre'di aux Communes, les dates des di-
verses tlapes de cette evacuation auraient djih 6t6
fixes et l'ivacuation serait deja en course, si les leaders
egypliens eux-mimes n'avaient pas r&pudie les arranr
gements provisoires conclus par Sidky Pacha. Si la
Grande-Bretagne avait t61 disposee A adopter le point
de vue egyptien en cc qui ooncerne le project d'un ac-
cord sir le Soudan, pcut-tlre n'ountendrions-nous plus
'de plainles t propos de cette evacuation. Mais c'eft 6t6
payer trop cher un accord militaire. Le droit que le
people soudanais a de choisir son avenir, sans 6tre
oblige d'accepter a 1'avance la suzerainete de 1'Egypte,
est un droit que, l'O. N. U. ne peut manquer de sou-
'tenir.
Dcrriere la demonstration politique que constitute
'appel a.u Conseil de Securite, on trouve 'deux autres
proble.mes d'une importance capital : la strat6gie gi-
nbrale dans le Movcn-Orient et les relations 6conomi-
ques futures de la Grande-Bretagne et de 1'Egypte. Au
snjet de la premiere, tout cc qu'on peut dire a l'heure
actuell. co'est que !es membres 'du Conseil de Securit
no pourront gure s'empiehcr d'y songer lors des pro-
chains dibats. Le second probl6me pose des questions
ec;irlemicent difficiles i r6soudre. Sur le plan de la
morale, le problem est assez simple. Nous 'devons a
l'Egypte 450 millions de livrcs ct il n'existe aucun mo-
tif raisonnable pour que nous refusions de payer, A me-
sure quo nous le pourrons ct selon des modalites ac-
ceptables. La difficult reelle n'est pas d'ordre moral,
mais d'or'dre technique. Il s'agit de meltre au point une
formne id reinboursement qui soit en mime -temps ap-
plicable et en conformity avec l'accord de Bretton-







4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS gTRANGtRE


Woods, avee les conditions du prel americain it la
Grande-Bretagne et avec le maintien 'ties bonnes rela-
tions commnerciales internationales don't doit b6n6ficier
l'Egypte aussi bien que la Grande-Bretagne.
En fait, les accords deji, passes avec le gouvernement
des Etats-Unis ne permettront pas deo ooncltire un ac-
cord bilatebral entire la, Grande-Bretagnc el 1'Egypt';
Ceci tie vent pas dire que la dette ne peuit l re pay6e.
Mais cela ,signifie qu'un re'mboursemen it breve
ic.hbance ne peut Otre envisag6. Cela signilic que le
reimbursement ne 'pourra se faire qu'atu moment oni i '
niveati g&ntral du commerce mondial et particuliere-
maent celui dL commerce brilannique, sera remionti"
suflisaniment p.our perieltre It ]a Grande-Brelagie det
bln6ficier it nouveau d'un ex:&d'ent don't elle piourra
disposer libi-ement. 11 est tout it fait dans les intcrots.
non seulement (le la Grande-Bretagne et des Elals-Unis,
niais aussi de l'Egypte conside6rce comune une grande
nation conime'rciale que ce rbtablisseiment du com-
merce mondial se realise aussi rapideient que pos-
sible. Ce sera lit la voie la plus rapidie pour conduire
au r6glement de la 'dette. Ceh impliqtue un ajournement
(di reniboursemnent, miais non uine repudiation de la
delte. >>


II. PRESS AMERICAINE


iReoiae el' la piesse amniricatine du 20 mai 1917

1. R,!ations' ianfoi-amttrtieaines

IUne dipcche A.P. de Londres, larg'ement reprodli',e dans
la prcsst a-mnrieaine indique que Ia Grandel-Biretage .s'ap-
lprt';erait it nemittre ses responsabilit,'s imilitaires lants la
Mlditcrran,'e et dans le Moyten-Orient entire les mains des
U.S.A. C'tte dpltthe precise qut la d6ft'ense impitri:le I ri-
tInnique ser:it alur's lbast'e suir I'AfriQtlue OricnItah. Celht
information ne pl-ovoque, jusqu'i present, nucull conillmen-l-
taire des journ'sux armtirieains. D'auile part, line 6Iptli)ch
.P. P. Londres signal que Ie guiivernemncl anglais a re-
fus6 d'accepter la proposition 6gyptienne tic relrait imainddiat
des troupes bInitanniques stationncrs en Egyptle aux lerme':
de l'accord anglo-dgyptien de 19 3;

2. Ddelarations de i1. 'Grontj;'o
La pre:;se reprend en premiere page Ie discourse p) ononed
par M. Gromyko, d('ligus6 russe it 1'O. N. 1'., devant I'American
Russian Ini:tilut de New-York. ,Elle souligne tles |F;ssages
s'attaquan't an << monopole > que les C. S. A. disiren! main-
tenir sur les armes atomiques et les objections failed, par le
delitu6 russe au svstemne do control' international de l','ner-
gie atonitiquc iropos6 par e d ltgitt' atn'er'ica:n.

Cr ii's tamdriciains t I',tlre.'al'r
Le rt'.e'nt t iscours de 1M. Acheson sur la situation dte la
balance amitricainc ties paiemeni:s continue it susciter de
nontbrcux articles cl tditov iaux dans le.squel!'s les iouimOn-
li'les ct les rtdacteurs cnvisagent la solution proper'' A re-
dresser cette balance des paiements -.oi.t pal r'aceroi' s'ment
d'imporlations en Ameirique, soit par I'octroi de c;,'dils ami-
ricains :i l'6tranger, soit encore par la diminution dts expor-
lations aminricaines. William Chamberlain, dans Wtal' Sltr'el
Jouirntal, nmet ses compatriotes en garden centre la doelltine qui
consisterait it financer les exportations aminricaines )utr des
einmp'unts dte l'ordre de cinq milliards de dollars par an qui
seraient cunsentis aux pays etraugers. Une telcl d0ictritne,
dit--il, conduirtiil, < non it la prosperit' mais i1 l'uatppau, vrisse-
ment national et, finalement, it la banqueroute national >>.
Le maintien nu niveau trbs elevd des explorations aminri-
cuines entraine, suiva-nt ce journalist, unn tendance infla-
tionnaire sur le march amnricain, notamnment en ce qui
concern les products agricoles et it epuise les resources
naturelles du pays. Mais Chamberlain n'en estime pas moins


qu'il, est necessairc d'aider I'Europe a sortir de la situation
difficile oi elle se trouve. < Signer un cheque en blanc
chaque annde pour un pret-hail de cinq milliards de dollars
n'cst pas une methods propre it atteindre cc but >>, crit-il,
,t il preconise quc les emprunts americains ne soient accor-
des qu'aux pays qui font les efforts nicessairec., pour leur
redressement et qu'ils no soient consentis, it titre do secours
on pour l'achat de biens dti consommation, quc dans dres
cas exceptionnels. Parlant de la production de carbon en
Europe, Chamberlain 'considbrc comme normal quc ce con-
tinent 'vienne achete- son carbon en Am6rique au prix
etlev6 de 22 dollars la tonne parce que la Ruhr ne produit
pus normnalement. II en conclut a la neccssitC *de laisser une
certain libert& d'actions aux Allcmands pour qu'ils soient
encourages "i produire. Parlant de la situation du bi6 en
France, il rappelle quc note pays Fs subvenait pratiquement
,a lui-mirne avant la guerre et ajoute qu'il ne semble pas
just ni raisonnable d'esperer que les U.S.A. contre-assure-
ront les gouverncments franqais indefiniment. Ces gouverne-
men.ts n'ont, en effet, pas reussi it 6tablir une politique de
distribution et ties prix encourageant les fermniers frankais
a produire du blh comme ceux-ci le faisaient avant la guerre.
Un editorial de W(all Street Journal est consacr6 it vet
important arti'';e appuyant les vues de son auteur et con-
cluant qu'il est necessaire de choisir avcc soin les situations
rconomiques europiennes qui recevront dventuellement l'ap-
pui financier amiricain. Le Baltimore Sun consacre tigale-
timent un editorial au recent discours de M. Acheson qui sc
!ermine stir cette remarque : < L'6conomic amniricaine ne
.pent pas ind6finiment exporter cinq milliards de dollars de
plus qu'elle ne regoit. En Tfin de compete, la scule faqon par
laquelle elle puisse maintenir 1'tquilibre de sa balance, c'est
d'acccpter des importations au meme niveau que les expor-
lations d'apres-guerre. >

4. Indochine
Une depeche U. P. et une dtptiche A. P. de Paris signalent
Its attaques des forces du Viet-Nam centre Saigon et annon-
cenl que l'6tat d'alerie a 6til proclam6 dans la ville.

.. Nonoelles ide F'anre

D)es ddpiches d'agences et des dtp6ches des correspondents
tie journaux americains de Paris signalent que les dockers
font tune grive de 24 heures pour soutenir leur demand
daugmtnntation tie salaires.
Une d6peche U.P. de Paris indique que la FIddration des
petits employers a decidd de faire une greve de trois heu-
res, Ic 6 juin prochain, pour soutenir ses revendications
pour un systeme 6conomique plus libre. .
Une depeche de Callender, intitulte : Les craintes fran-
,ai.ses g.'andissent au sujet de l'aide am6ricaine les ii-
nistres craignenlt que des conditions politiques soient imposes
en con.trepartie de I'aide publique et priv'e ambricaine >>,
rapporte les ddelarations faites par M. Ramadier et M. Daniel
Mayer : < .M. Ramadier, tcrit ce journalist, a dtclard quc le
temps viendrait peut-etre oif les credits strangers nie pour-
iaient plus 6trei dbtenus seuiement < sur la base des realitcs
t'conomiques et financiers >. Ils seraient alors, dit-il, < dic-
tas par ats r6alitis politiques >> ct, dans cc cas, c une partic
dti notre ind6pendance politiquie serait perdue >. Cet-te ddela-
ralion implique clairement la possibility que duties conditions
politiques soient attaches A cos emprunts. > Callender cile
la declaration suivante de M. Daniel Mayer : i La France
aurait alo.'s A demander de I'aide aux pays amis qui dc-
meurent riclihs. Comment pensez-vous que nous pourrions
faire face aux U. S. A. ? Nos -relations actuclles de vendeur
et tie client seraient termindes... Mais ne pensez-vou.s pas
(qui, dans peut-etre six mois, certai'ns capitalistes amiricains
nouls obligeraient i agir contre la Russie ? > Et Callender
::jOutie q(ite ciia va L la racine m&me du probl6me. Les Fran-
cais no' u.'attendent pas i recevoir d'autres emprunts du gou-
vit nemient amtricain pour le moment. Cela signifie qu'ils
doivent sc tourncr vers les banquiers americains pour obte-
nir des credits directs ou des emprunts contre-assurvs par
la flanque Internationale, mais finances sur le march am6-
ricain. Les Frangais croient que le gouvernement am6ricafn
voudrait que la France slaligne d'une faqon plus nette aux
cotis des puissances occidentales et les correspondents fran-







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANGIRE


gais a Moscon, pendant la Confirence des ministrcs des
Affairs ktrangeres, ont dit i plusieurs repriecs qc le I g6an. -
ral Marshall a fait pression dans ce sens, dl'oti la craint
ies Francais que d'autres emprunts du gouvernement des
U. S. A. n'impliquent des conditions politiques' de cette na-
ture. Les banquiers am6ricains, d'apr6s P"opinion des Fran-
gais irntcrroges par Callender insisteraient encore plus pour
imposer A la France .des conditions d'un caract6re politique
et ils no manqncraient pas de denander des concessions
commercials dans l'T'nion Franeaise.

a) L'ALLEMAGNE ET LES PUISSANCES OCCIIDENTALES.

1. Washing!on Post (19/5) :
< Les forces d'occupation britanniques ct americai-
nes ne peuvent &tre tenues pour responsables de. la
crLse alimentaire qui sevit en Allemagne occidentale;
mais du fait qu'elles sont les puissances occupanles, la
Grande-Bretagne et I'Amnrique ne peuvent faire autre-
ment que de s'occuper de ce problbme.
L'origine des diifficult6s reside, bien onlendu, dans
la division de l'Allemagne en zones, et dans le faith que
le gouvernement sovietique n'a pas appliqud 1'article
fundamental de 1'accord de Potsdam, prevoyant que le
Beich, battu, devrait 6tre consid6r6 comme une entity
6conomique. Les Russes, occupant la plus important
region agricole d'Allemagne, ont conmp!tementl sup-
prim s les-envois de denries alimentaires depuis les re-
gions productrices vers les zones britannique et ameri-
caine, plus forlement industrialis6es, qui ne pourraient
jamais, neme dans des conditions id6ales, suiffire par
elles-m6mes A leurs besoins on vivres.
Nous *ne pouvons tolhrer la famine et l'appauvrissc-
ment cons&cutif d'un people pour lequel nous avons
assume des responsabilit6s. Car, ainsi que M. Hoover
I'a faith remarquer, < nos drapeaux flottent sur l'Alle-
inagne et ces drapeaux signifient davanlage que In
' sule presence d'une puissance mililaire >. D'aullrc
part, nous ne pouvons nous lib6rer de la charge qu(I
nous avons assuinee en Allemagne qu'en perniettant aux
Alleman.ds de subvenir a leurs besoins. Des envois de
vivres suffisants en provenance d'Amirique, tel est le
moyen indispensable pour a4teindre cet objectif. >
2. New York Times (19/'5) :
t Tandis que l'effondrement 6conomique original et
]a faim qui en a r6sult6e talent les consequences de la
guerre, la continuation de cet Mtat de chbses deplora-
ble est la consequence de 1'6chec des vainqueurs dans
teurs tentatives pour 6tablir ]a paix. Voil' qui implique
nom1 sculement les divergences qui separent la Russie
el les puissances occi.dentales, m.ais aussi 1'incapacito
montr~e par les, puissances occidentales elles-memes de
donner aux regions conquises et places sous leur con-
treile, une chase cconomique tdu temps de paix qui per-
rmeritrait aux vaincus de (srtir de celte situation par
eux-nimmes et d'aider coux qu'ils ont dipouillis.

b) LA GUEIUiE 'ATOMifQUE ET LA GUEIRRE BACT'EilIOLOIIQUE
,(New York Herald tribune 20/5):

(< Beaucoup de gens se sont appliques h monlrer les
possibilities inmmenses ,de destruction oltertes par la
bombe atomique, afin d'anener le monde a prendre
conscience d'un danger particuibirement g.rand. Mais
la bomube aloinique parait encore quelque chose de
propre et de convenable, malgr& toute son horreur et
les effects terrible qu'elle peut avoir sur, humanitye, a
tol6 du fail que l'on peut repandre sur le monde, de
:icon delihbr'te, la rnaladie, eelte vieille ei.nemie de
l'humanite.
La guerre bactriologlque crberail, au sens littoral du
mot, de tels foyers de peste, et engendrerait de tells


menaces, qui subsistcraient apres la fin de la guerre
propr'emiint dite, qu'elle d6jouerait mime Ia puissance
dui vainqueur.
D)e tels arguments pratiques contre le recours a la
guerre bact6riologique ne ticnnent pas compete du fait
que l'homnme s'est souvent blessed lui-nmcne en essaya.n
de tier son voisin. Pendant la premiere guerre, des
armnces out Wte souvent ralenties et mnme complbtemien
arrettes par le feu de lcur propre artillerie, qui rendait
infranchissable le terrain houlevers6 ct impr&gn6 til
gaz. Au ours de la deuxi ame guerre mnondiale, les ler-
ribles bombardments a6riens ont peut-Etre fait ccsser
la guerre beaucoup plus t6t (bien que celte assertion
rest discutable), mais sans nucun doute its ont retarded
I'i'tnhibissenient de la paix. La sagesse pratique qui petl
rider tlans un emploi plus prudent des armes permet-
iant ttne destruction massive est g6neralement prouvee
quand il est trop lard; pendant les hos.ilitesr le seul
but quo I'on recherche, la victoire, ernpiche de se
liver h de tells considerations.
Cependant, personnel ne peut se sentir bien A 1'aise
en pensant a la nature niime de la maladie, don't l'ex-
pansion est inconir6lable. Ainsi que le Dr Rosebury ci
le Dr Kabat I'ont soulign6 dans le rapport qu'ils vien-
nent de presenter sir les possibilities de la guerre bac-
tiriologique, on ne peut gubre esperer a l'heure actuelle
pouvoir contrlcer une telle guerre ,du point de vue
technique, alors qu'il est pratiquem.eni possible de le
fire pour la bombe alomique. Comme le Dr Rosebury
I'a (lit, in seule solution r6siderait dans un moyen d'em-
pecher la guerre elle-mime. Ceite solution doit Otre
rccherch6e dans les actes, A cliaqlu slade de I'activit6
liumaine. Car il n'y a plus de mot pour dlcrire la sau-
. vageric de in guerre. >



III. PRESS SOVIETIQUE '



tr':re de la pre:se or:' o ieii'liqur (ai t 19 mi:f 1947
1. Qelrstions 'trangires
Scle la Pr~irid(a parait, alors que tous les journaux pa-
raissent lc dlimanclic. La plupart des te'c6grainins ou com-
nientaires concernent la politique americaine on le rble des
U. S. A. dans les organisms international.

2. Los trT,'t wx 'des organismies internailionamn
Un lidlgraynnie resume lc:, discussions du 16 mai au
Ccnsei ti e Sicurit. Une l)r6ve ddpche aInilonce la cl6turc
de la session dtie la Commission kconomique pour l'Europe,
tandis que, dans la Pracda dul 19, on public des extraits
des jorurnaux juifs des U. S. A. qui sr font 1'echo du discour:,
de (;romyko sur la question uive de Palestine. Joukov con-
sac. la premiere parties de la chronique international de
la Prundo du 18 1 la rdiformne d, 1'O. N. i. 6laborle par le
C(t initi pour ln irforiine dc f'O.ganisation des Nations Unies
di New-York. Apires avoir resume lIs propositions essen-
tielles dle cc comit6 (limitation du nombre cdes members du
Conseil de S6curiti die 1'6ncrgic atomique), Joukov ajoute
(que le profit te riforine de '().N. U. 6iabor i par le Comit6
de Nyw-York cst dicti, au fond, par le d6sir d'imposer a
cecte organization ties plans di.,j suffisamment bien connus.
Autienment dit, ce project de .'dforme e:;t un programme de
liquidation de I'O. N. U. fontl6 sur le principle de 1'6galit6
{dhs droits Ce cs inemb:es. tin p. ogramme tde Iransformation
'e catte organisation on une fiction, en un instrument
nbdissanit de Ila politique am6ricaine. Le Conmite de New-
York de refoa'rne de l'organisation intei-nationale et son
activity ne sont las le risultat du hazard. Ils reflitent les
appetits grandissants des. milieux monopolistes des U. S. A>
qui sont non seulement irrits, mais limits par 1'existence







U BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE


d'une organisation international don. Ian mission est de
s'opposer h I'agression. Les tendances impdrialistes et mili-
taristes qui se font jour manrifestement aux U. S. A. encon-
ragent les rdactionnaircs et les pro-fascistes it fa.ire dcs
projects dortt le but est l'oblention d'une organisation inter-
nntionale tell que les impdrialistcs puissent oublier com-
pletemcnt les rdgles ellmentaircs de ]a bienscance iel mctire
les pieds soir a' t'abl ,.


3. -- La Itolilique antnricaine

Un grand nombre de tledtlgranmes et trois commentaires
sans computer une bonne parties de la chronique international
de la Pravda lui sont cousacrds. < La politique aindricaine
en Europe >. Un tdl6gramme intituld < Plans aniericains
Sl'dg'ard de la France > reproduit les extraits d'un article
de Tournoux dans Libdration et de Barsalou dans le Parisien
Libdrd.
La deuxidme parties de la chronique international de la
Pravda est consacrde au sens profound du dernier remanie-
ment ministdriel francais, la capitulation des socialists de-
vant les exigences de la reaction inttrieure n'cst pas qu'une
ignorance grossiirre de la volontd des dlecteurs, une inter-
pretation dans un esprit antiddmocratique et gaulliste de la
recent constitution ddmocratiquc, chest en mine temps un
pas 'important ve's la renonciation i la souveraineti natio-
nale, vers la soumission des intdrdts de la France an diktat
des monopolies strangers. Le mecanisme de l'inteivention
grossi&re dans les affairs franqaises de la part des milieux
capitalists americains est assez simple. << Eloignez les dlus
du people qui ne nous plaisent pas, renoncez A une politique
autonomy, alors nous vous donnerons des dollars. > Aussi
i'est-il pas dtonnant que l'un des premiers &chos auK chan-
gements dans le gouvernement Ramadier ait did l'annonce
par la Banque Internationale de reconstruction ct de ddve-
loppement d'un emprunt de 250 millions de dollars pour
cinquante ans i la France. La doctrine de l'achat d'une sou-
vcrainoit dtrangire i I'aidg des emprunts a sa logique. Le
correspondent d'un journal anglais a annonce, il y a quel-
ques jours, de New-York, que le ddpartement anmricain des
Affairs dtrang6rcs trouvait desirable d'avoir ddsormais un
gouvernemlnt it son goit en France ; concritement, ecla si-
gnific, ecrit le correspondent, que, m6me si 'e people fran-
nais aux 6ieccions faites selon la constitution actuelle choi-
sit une mTajorit6 de ddputds communists, le Ininistere des
Affairs 4trangdres de Washington ne reconnaitra pas le
government communist come un gouvernenmnt ddmo-
cratique et ne considdrera pas la France comme un 4ouver-
nement independent. La politique h la Chambre de, Com-
munes sur la rivalite anglo-amdricaine en Extr&me-Oricnt,
et le derninr commentaire de la chronique international de
Joukov est eonsacrd a la transformation de l'Ala;ka en
bastion americain dirigd centre 1'Union Soviltique. La poli-
tique amii-icaine en Moyen-Orient fait I'objet d'un long
le6dgrainme intituld < Les U. S. A. et la Grace a sur les pro-
positions anidricaines d'tmnnislie. Les impressions de Grice
*te l'ancien president hongro;s Caroli, le chateau de guerre
americain h Abadan, on Iran, ihs autorisation:; donnees
anx Amri-icains te prospecter les resoouices pitroliferes de
la Turquic.
D)ans la Pravda du 19, un article de Varga : < Le 'Ptrolc
dli Prochc-Or'ent qui dtudie surtout la mainmise pro-
gressive des U.S.A. sur touts Ic:, resources en pdtrole de
la region que conto61ait auparavant I'Angleterre. Les gtandes
lignes 'e la politique amnricaine, quelques courts djilches:
351) savants allemands travaillent aux usines scicntifiques de
guerre e, Amdriquei. Exploitation de nouveaux giscments
dti'uranihin on Aminrique. Deux coilmentaires : dans les
loveslia, court article de Moran sur la champagne pour la
defense d! I'igno:ance ; dans la Iravrtdua, Rubinstein sur leos
min: opoles cplitalistes ties U. S. A. aiiise te I'expansion impe-
rialiste.

1. La ttille pltlr Ila di orotto'lie dans "I ntondei

Nombrenx tildgramincs et qommentaires : congress du part
conmuniste allemand de la a'dgiton thdnano-wesphalienne,
l'organisation fasciste clandestine de ]a jeunesse finlandaise,


grS'v des 1tudiants tie Changhai, adoption du project dlfini-
tif de ia nouvelle constitution bulgare.


iRevuoii de la press'e svvidtiqoue du 20 mna 1947

Tous les journaux paraissent, rcproduisant dans 1'enscm-
Ile les nouvelles publides par la Prauda d'hier. La majo-
rit6 de celles-ci so r6ferent A la politique anglo-am6ricaine.

1. -- La politique anglo-amnricine

a) La politique itldrieure amdricaine.
On relive deux t6dlgrammes de New-York relevant 1'un
I'adresse de I'organisation, les citoyens progressistes d'Amd-
rique pour demander le rejet de la proposition Truman
de vote de credits pour la verification du lovalismo des
fonctionnaires. I'autre la victoire dans 1'Etat de Washing-
ton du candidate au Congils favorable i la politique de
Truman. Dans Trud, la plus grande parties de P'apergu de
la pressed hebdomadaire consacr6d < la classes ouvritro
et les syndicats h 1'dtranger , dtudie la rdcente loi anti-
ouv:idre adoptie par le S6nat le 15 mai dernier.

b) La Volitique inldrienre amtricaine.
I, Les conditions de 1'empru'nt a la France n; h propos
de F'ichange de lettres entire M. Schuman et le president
de la Banque Internationale de Reconstruction, la campa-
gne pour i'augmentation de la flotte adrienne de guerre
des U.S.A., a les atloritds amdricaines d'occupation mena-
cent ti la peine de mort a les gr6vistes de la faim n dans
]a zone d'occupation; un tdi6gramnme du correspondent de
la Pravda. de louino Sachalinsk. ddclarant qu'cn d6pit des
affirmations de l'Associated Press Dour d6mentir la nou-
vclle publide dans la Pravda sur l'entrainement des avia-
tcurs japonais par les Amnricains. anicun ddmenti de cctle
nouvelle o'a et6 public dans les journaux du Japon.

c) Liens des politiques anglaise et, amdricaine.
L'utilis'ition des brevets d'invention allemands aux U.S.A.
et en Angliterre, les prochaines manaoevres combines des
flottcs anglo-amdricaines dans 1'Atlantique nord, l'Angleterrc
cherche L obtenir cui nouvcl emiprunt am6ricain.

d) La politique de t'Angleterre.
Des d6pdches asscz braves dans ensemblee sur les sujets
soivants : declaration de Nokrachi Pacha a la suite du
discourse de Bovin aux Communes, discourse de Zilliacus sur
la politique extdrieure de 1'Anglelcrre. les Anglais forment
et arnment l'arm6e hollandaise, I'envoi en Angletcrre de
c personnel ddplacdes come main-d'ceuvrc I, les autorites
anglaises retiennent en Italic sept citoyens sovidtiqu'es rapa.
triables, les prdparatifs d'essais de fusdes on Australie.

2. La lufte pour la ddmocratie dans le mzonde

Un pelit nombre de nouvelles de second plan s'y rdfdre,
les plus inmportanles concernent la cruise finlandaise. A la
suite des 6vnements de la crises, deo nouvelles arrestations
dans l'affairc des ddp6ts d'armes. Dans la Pravda, un com-
mnntairc de G. Joukov snr l proc6s d'Helsinka. De brefs
tIldgrammcs sur lc d6roulcment de la crises itallenne, le pro-
ces des criminals japonais, la poursuite centre des mili-
taires democrats en Corde,, Ic manifest du parti commu'-
niste br6silicn. Dans Tradl, une ddpeche de quclques lignes
signaled los repercussions contre les grevistes de Bilbao, tan-
dis qu'un' comnmenaire de Raisky sur ces graves declare
qu'ellcs tdlmasquent l'inconsistance des affirmations de ceux
qui )retdlentent cue la rupture des relations diplomatiques
e u'conomiiques avec i'Esp;agne franquiste pourrait rdcon-
cilicr le pcuple d'Espagne avce le regime de Franeo.

3. -- Nouvelles divelrses
Trois lelgr.immes sent it relevcr concernant la suite des
travaux de la Commission pour le trait autrichien : visit
dit Korohten et de Novograd Volynsk par le chef de la mis-
sion de I'U.N.R.R.A. en Ukraine, I'arrivee is Moscou du mi-
nistre des Finances en Hongrie.







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE


IV. PRESS BELGE


LA SITUATION INTIRIEiURI :E N FRANCE (ILT f[lrop)ole.
20/5, catholique) :
Dans ]'opinion, dans les parties et jusque dans le
gouvennement, les lib6raux s'opposent aux dirigistes.
Ceux-ci ceraient probablement en minority, car les
comunnisles, qui savent flairer le vent, viennent de
passer au camp liberal. Ils ll6trissent, comme s'ils
etaient de simples < r&aclionnaires >>, les maladresses
du contr6le des denries el sa parfaite inefficacitW.
Le M.R.P. se tait. Mais le Rassemblement des Gau-
ches, qui a toujours regimb6 centre Ic dirigisme, vient
ide fair A l'Assemblee Nationale une vigoureuse offen-
sive qui a provoqu6 une r&pliquc non moins Cncrgique
du President du Conseil.
Les socia'lisles, s'ils sont le moins nonlbrcux des trois
grands parties et le seul qui tienne vraiment au diri-
gisme, out done en mains les leviers de command du
ravitaillenient et sembleint disposes h s'cn servir. Co
sont eux qui persistent a iinposcr la solution dirigiste.
Les nu res partis gouvernemenlaux ruenl dans les bran-
cards, mais s'inclinent Iinalemienl, devanit le: parti qui,
dans la conjoncture prssentc. dtlient la position c16. >
(Du correspondent de La Mdcropoole h Paris.)



V. PRESSED SUISSE


(a) LA SITUATION INT ;HIEURIE EN FIIANCIE.
1. La l'ribulnlc fCe Ge(;iinv (20/)5):
<< Les partisans du reloulr :i la liberle s e seileil soui-
Ienus ; ils n'ignorcnt pas que I'appui du IRassemblc-
nlent des (auches leur esl acquis au Parilement, onl,
d'aillcurs, certain aulres groups ne deloindent plus
qu'assez imollement F'economic dirigee. Celle-ci ne
compte-t-elle pas des adversaires jusque dans le gou-
vernement ? 11 ne sera pas facile d'endiguer le ilot nion-
tant des protestations ; et il semble que les exhorta-
tions officielles ne rencontrent plus aulant d'&cho qu'il
y a quetques semaines. Dans le public, on est partag6
entire le d6sir de voir cesser un contrile genant, el
parfois tracassier, et la crainte de voir les prix mon-
ter. Mais bien des gens se demandeint maintenant si Ic
regime de la liberal tolale prescnterait vraiment les
dangers que signal le gouvcrnement. >>
(Du corriespondinl parisien dce La Tribune
S de GenL've.)

2. Na.ionwvia Zefitun (21/5, &dilion du nalin) :

<< On verra d'ici peu si Ics imenaces de grive genci-
rale proferces ipar les chefs syndicalistes soni suivies
d'effet. Actuellentenf, une s6rie de groves est en course ;
cepondant, un grand nonibre d'entre elles prennent
vite fin el un mnouveimentc gienral ne s'esl pas pour
l'instant organism. Les chefs politiques du part Com-
inuniste freinent visiblement, pendant quc leurs cama-
rades de syndicats sont obliges de verser, par leurs
discours, du baume dans l'esprit des travailleurs qu'ir-
rite la question des salaires. Qu'aujourd'hui encore les
communists pr6ferent 6viler un grave conflict, c'est ce
qui resort 6galement d'un discourse de M. Maurice Tho-
rez, dans lequel le secretaire general du phrti commu-
nistc a d6clar6 sans ambages que ses amis veulent re-


venir au gouvernement, car, dit-il, le people le r6clame.
On accueille bien entendu cette explication avec un
sourire discreet. On n'ignore pas qu'en r6alit6 c'est
M. Thorez qui a abandonn6 de mauvais gr6 son por-
tefeuille ministdriel, et qu'il serait heureux de le re,
prendre. I1 est vraisemblable, en outre, que c'est prin-
cipalement lui qui exerce une action moderatrice sur
les syndicats. Mais ces derniers temps, les 6v6nements
on1t A maintes reprises balay6 toutes les bonnes inten-
tions. La situation parait inquietante, si l'on songe que
quclques jours A peine se sont 6coul6s entire I'interview
oi M. Duclos allirmait que seuls des imbeciles parent
(de greve g6n6rale, et la declaration du chef syndica-
liste Henaff, selon laquelle la gr6ve, g6nnrale rt/,te une
arme pr6teo a &tre employee.
Les menaces de greve ont eu pour r6sullat d'amener
dans un grand nombre de cas l'industrie priv6e a pro-
c6der A des augmentations de salaires, sans poursuivre
plus longtemps les n6gociations eit meme sans consulter
les autorit&s officielles. Naturellement, ]cs travailleurs
des entreprises 6tatisees ou semi-6tatiskes le savent, et
conime ils sei rendetnt compile que dans ces conditions
la politique de baisse des prix reste sur le paper, ils
s'efforcent maintenant, eux aussi, de faire triompher Ic
plus t6t possible leurs revendication's in matiere de
salaires. Quant au gouvernement, il compete pendant ce
temps les jours qui nous separeni de la prochaine re-
coltc. Mais celle-ci ne pourra changer grand-chose au
travail de sape don't la politique des prix est victim.
Les communists se sentent justifies dans leur espoir
de revenir au gouvernement par le conflict sur le diri-
gisme, qui persist nlalgr6 le vote recent de i'Assem-
blee Nationale.
Les radicaux ne soul pas non plus, seinble-t-il, mai-
tres (te leurs decisions, car Ie mouvcment declenche
dans la classes Inoyenne centre l'economie dirig6e prend
tous Ics jours tine forne plus acceintuee. Et l'on in-
nonce dfji une ferneture g6nerale des magasins cn
signe de protestation. C'est ce mouvenent de la classes
1noyennc, sccouee par une agitation d'une puissance
sans pr6c6deant- dans son histoirc, qui influence l'atti-
tude du parli radical. II determine entire cc parti et
M. Raniadier une opposition qui peut tres rapidement
devenir aigou et conduire a une crise don't M. iThorez
espere qu'elle lui rendra ce portefeuille abandonn6 de
si mnauvais gre. :
(Du correspondent A Paris de la Nati.ointl
Zeitung.)

b) LA 1'oLITIQUE ITBANGERE DE LA GRANDE-BRETAGNE.

1. New; Ziiiclher Zieittug (20/5) :
< Plus que lcl ou lel Ifacleur particulier, c'est peut-
tire I'etat d'esprit gienral qui contribute A donner l'iin-
pression d'une c nouvelle politique 6trangere >. Depuis
des semnaines, on ne parole plus de protestations, de re-
pr6senlalions diplomatiques, mais bien de rapports
coninierciaux, de visits r6ciproques, d'entretiens et de
conipr6hensioin croissante avec ]'U.R.S.S. On opere
aussi avoc une certain habilet6 dans le domaine des
affinilds de parli. M. Denis Healey, secr6taire du La-
hour Party pour la politique 6trangere, joue un r6ile
plus considerable, cl il se rend actuellenient an Congr6s
des socialists d'Europe oriental aiin de consolider
de toulcs les falcons 1)ossibles les points entire 1'Est et
I'Oucst. On so met A cultiver les relations entire les
travaillistes el les sociald6mocrales, mme lorsque ces
dcrniers cddent dans leur pays le pas aux communis-
tes. On parole du enforcement du parti socialist en
Pologne, en TchEcoslovaquic. de I'influence croissante
non seulement des socialists, mais aussi des parties







8 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE


paysans, de tendance voisine dans les pays danubiens.
Les Anglais veulent faire une politique de presence,
au moins en prodiguant de bons conseils et des encou-
ragements. La Fabian Society a cess6 de s'opposer A la
creation de groupeis semblables dans d'autres pays. Elle
a decid6 r6cemment de favoriser les organizations qui
se constituent sous le nom de << Fabiens >> ou encore
sous un nom particulier, et qui se proposent des objec-
iifs senlblables au sieon.
On done ainsi satisfaction aux < rebelles > sur un
point important de leur programme. Ces grands cen-
seurs de M. Bevin d6sirent en effet voir nqu.er des rela-
tions d'un type peu familiar A l'esprit des diplomats.
Avec son sens pratique, M. Bevin a disccrne les chan-
ces ([li s'offrent a lui, et il a laiss6 les mains libres A
ses amis de Transport House et de Dartmouth Street.
Les relations avec l'Alneriquei ne south pas affect6es
par la nouvelle tendance de la politique 6trangbre.
Bien au contraire, elles seules lui permettent de se ma-
nifester. C'est uniquennent parce que les Britanniques
sont assures de la solidarity anglo-saxonne, qu'ils peu-
vent se risquer a user de m6thodes plus 61asjiques a
l'est ct au sud-est de l'Europe, sans aboutir f uine tac-
lique d' < 'appeasement >. Toutefois, la crainte qu'un
novel emprunt n'entraine un assujettissement politi-
que de Londres a I'Am6rique, que veulent 6viter non
seulemient les travaillistes, mais naturellement aussi les
conservateurs, joue d6jh un rble elle aussi. Quelque
amnili qu'ils aient pour les Am6ricains, d'autres mi-


lieux que ceux des rebelles tiennent aujourd'hui pour
une rbgle de saine prudence de ne point s'abandonner
corps et Ame A la < doctrine Truman >>.
(Du correspondent a Londrcs de la Neue
Ziircher Zeitung.)

2. La Tribune lde Genbve (20/5) :

i En presence de la dangerCuse rivalil& opposanl,
sur les ruines de l'Ancien Monde, les deux tr6s grandcs
puissances qui se disputent la suprmniatie universelie,
la France el, 1'Angleterre ne veulent pas desesp6rer de
la paix. Elles ont un &gal inte6rt L 6viter une rupture
ouverle, don't elles seraient les premieres ai pLtir. De
par leur position intermediairc, tant du point de vue
politique que du point de vue g6ographique, elles soul
6galement bien places aussi pour jouer, ensemble, le
r6le de trait d'union entire le nouveau bloc oriental te
I' < hemisphere occidental >. Ainsi, I'behec de la Con-
f6rence de Moscou apparait come ]a .plus 6clatante
justification du geste accompli par M. I bon Blum, lors
qu'il prit sur lui de se rendre a Londres'pour renouer
les fils d6tendus de 1'Entente Cordiale. Et dans 1'Clal
actueil des choses, la solidarity des deux grandes de-
mocraties europeennes apparait, plus que jamais, come
la meilleure garantie de stability, d'evoluiion intelli-
gente et de collaboration constructive. >
(PAUL DU BOCHET.)


. -'.1 no.- u t-,P-i I31J rx rns


S, 11. Imp- 2 7, rue Nicolo, Paits 31.3001.0


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