Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: May 17, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00095
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANQA1S
D'INFORMATION
(MINISTtRE DE LA JEUNESSE,
DBS ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')



BULLE]


DE


PRES


17 mai 1947.


LA DOCUMENTATION FRANCHISE / FFAIRE GERES
V iC D'IN I A ION
DE PR







rIN QUOTIDIEN



SE ETRANGIERE


Nouvelle 6Srie No 670


SOMMAIRE

I. PRESS BRITANNIQUE.
,a) Le d6bat de politique 6trangerie
(Times, 17/5).
b) La Palestine et 1'O.N.U.
1. Tinwes (17/5).


aux Communes


2. Mazichester Gi'irdjan (16/5).
II. PRESS AMERICAINE.
a) L'e.x-pos6 de M. Bidault sur la Conf6rence de
Moscou (New Yiork Helraid Tribure, 17/5, edit.
europ6enne).
b) Les Etats-Unis et 1'Europe (New Yolrk IHertrld
T2ributne, 17/5, 6dit. europeenne).
c) L'evolution de la politique imperiale britanni-
quie (New Y!olrk Heral:d 7lkbuw ne, 17/5, .&dit. eu-
ropeenne).
,d) L'avenir de la Coree.
1. 8 clt.ilmloe Sun (15/5).
2. New YIoik Tintes (15/5).
3. CVhli)claao Djiily News (15/5).
III. PRESS SOVIETIQUE.
,a) Les perspectives de la cooperation internatio-
nale (Novuoe eViieila, 16/5).
,b) Le commerce international d'apres guerre (Iz-
viestia, 16/5).
IV. PRESS SUISSE.
La cruise italienne (~1libuliine ie Geanive, 16/5).


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la press britannique dul 17 pai 1947
Selon ,eur tendance, les journaux de ce matin donnent la
vedette soit A des questions int6rieures d'ordre iconomique,
soit aux declarations faites par M. Bevin A la Chambre des
Communes pour repondre aux interpellations, soit encore A
la situation alimentaire en Allemagne occidentale.
Dans le domain 6conomique, ca sont les declarations que
M. Morrisson a faites an course d'une conference de press
qui constituent le principal centre d'intdr6t. Le Lord Presi-
dent du Conseil a declare aux journalists 'uie les perspec-


ties d'avenir de l'industrie britannique etaient encore tres
incertaines et que la porte 6tait ouverte soit pour un monde
meilleur, soit pour un desastre dconomique. En second lieu,
vient le rapport du Conseil g6nBral du T.U.C. suT le Livre
Blanc 6conomique de 1947. Ce rapport recommande l'aug-
mentation de 1'extraction du carbon, l'acc616ration de la
dimobilisation et une meilleure distribution de la main-
d'oeuvre.
Les questions frangaises sont tout entieres dominoes par
la conference de press de M. BidE:ult don't le Times donne
un compete rendu d6taill6. Dans un bref article, il traite de
divers sujets tel que le rCglement de la gr&ve des usines
IRenault, l'affaire du Bon MarchB. II faut en outre noter
un article du Daily Worker sur le g6ndral de Gaulle.

1. Deuxieme discours de M. Belvin
M. Bevin a repondu hier aux diff6rentcs questions qui
lui ont 6td posics et d6finissant, plu's nettement qu'il ne
1'avait fait lors de son premier discours, les diff6rentes
theses de la politique anglaise non seulement en Europe,
mais aussi en Extreime et dans le ProcheOrient. Tons les
journaux donnent d.s comiptes rendus detailles de ces deca-
rations.
Au sujet de la Sarre, M. Bevin a notamment ddclar, que
le gouvernement britannique, n'excluait pas la possibility
de 16igres modifications dans la delimitation des frontieres
sarroises, mais qu'il ne pensait pas qu'il 6tait judicieux d'y
inclure une region agricole A .grosse density de population
allomanide. I1 esperait que la France ne donn'erait pas suite
A ses rcvendications en vue de l'agrandissement de ce ter-
ritoire.
La press met en relief le passage des declarations minis-
tirielles qui constitute une profession de foi dans Pavenir
de la Grande-Bretagne en ta-nt que grande puissance.
C. Talmer, correspondent parlementaire du News Chro-
nicle, y volt la reponse a tous ceux qui pensent que la
Grande-Bretagne a cess, d'&tre une grande puissance et qui
voudraient que. celle-ci abandonnAt certaines de ses obli-
,gations. I1 fait ressortir le ton particuliHrement ferme de
ces declarations.
De meme, Geoffrey Waaeserd, correspondent du Daily
Mail, met en vedette plusieurs points du discours qui ten-
dent tous a montrer que la Grande-Bretagne entend 6tre un
facieur influent de la. politique mondiale. o La Grande-Bre-
tagne n'a pas cess6 d'etre une grande puissance. Elle n'a pas
l'intention de declarer forfait. Elle n'entend pas se retire
du Proche-Orient. Enfin, elle, n'a pas modified sa politique
exterieure et ses engagements militaires resteront function
des clauses des diff6rents traits de paix. ,
2. France
Le, correspondent du Times a Paris rend compete de la
conference de press de M. Bidault. II met en relief le pas-
sage dans lequel le ministry a soulign& la gravity de 1'dchee
de la Conf6rence. de Moscou. I1 remarque que M. Bidault


_I_ __ _ I _ _
- I- -- -- -r---~----~







2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGERE


test empress de rejeter i 1'expression d de bloc anglo-
saxon et de reconnaitre que Brilanniques et Arairicains
s'etaient montr6s compr6hensifs A 1'dgard des beso'ns fran-
gais en carbon. I1 remarque enfin quc M. Bidaul: attache
unre grande importance aux conversations franco-biritanni-
ques, notamment en ce qui conceriie le l'ioche-Oricnt et le
d6veloppoment de ses resources pitrolires.
Le Daily Telegraph note, de son cotd, que M. Bidault a
refuse de prendre position sur l'appel lancd ri.':cmment
encore par It. Churchill en favour des Etals-Unis ('Europe.
En premiere page, le corruspondant diplomatique uin Daily
Worker public un article sur les contacts qu'entre'iendrait
le g6ndral di Gaulle r e d,'s personnalilts official es amnd-
ricaines. Ces contacts auraient cu lieu' en rn.ime temps que
les pourparlers entire le gouvernemin'nt francais et 1: Dipar-
tement d'Etat tendant a l'octroi de nouveaux cmpruunts A
la France.
Le correspondent rcmarque qlue la polltlqui anmricain.
A 'legard de la France a subi des modifications ilnortantes
depuis que les commnisitces out stc exclus du g:)uverne-
Sent octroii d'u'n cnmprunt par la Banque Mondiale, envoi
immddiat de' 150.000 fonnes dtie LI). < Depuis quc 1:, France
n'a plus de cominunistes a son gcuvcrneenict, icri-il, iele
entire dans la categories des pa s suscjptiblis (d recevoir
l'aide americaine. x
Diff6rentes d6p&ches annoncent le r&glement de la grAve
des minotiers, le rebondiss'enuint du tralic iiternatillnat des
devises, la condemnation du directcur du Bon Marcih, l'or-
ganiEalion de mnance ires de ia llotte franqaise ;,u large
des ctles marocaines.

3. Allomagne
D. Martin, du Daily Herald, 6crit de Dusso.ldori ai son
journal, que la situation aiimentaire de la Bnuhr coitinu'e h
s'aggraver. Le d6sespoir s'est cmTpari de toute la region de
la Ruhr quand il a 6tc annronci qu' partir de lundi pro-
chain il, n'y aurait ni viande, ni poison, ni ponrmes de
terre, ni sucre, ni beurre pour ies consomlnialnurs Iirlinailx.
Personne ne punt' esperer vivre des rations alliudes et
le march noir s'etend partout. La population a!.e:mande
serait sceptique au suJet des livraisons de b!l des Etats-
Unis.
Le Daily Worker reproduit unie d6cichi A. P. annongant
que le gouvernement militaire do Hess ne toldrera plus de
graves dans la zone americaine et qu'il envisage la peine
de mort pour les grevistes.
D'autre part, Robert Waihinman, du News Chronic'e, croit
savoir que ies rccentes declarations anglo-ainiricali es con-
triibueront a l'etablisscment de noove!les autoril s alle-
mandes a Francfort doides de pouvoirs plus amoies sur uine
region plus 6tendue et supereiurs a ce que toute adminis-
tration allemande n'a jamais ,pu exercer depuis la fin de
ia guerre. I] ipense qu'ui Conseil dconomique pour 1.'s deux
zones, au sein duquel siegeront tous les reprdsent'nts du
pays, sera constitu6 atln de coordonner et de d irger les
activities des organisms bi-zonaux compilentes en maticre
de ravitaillement, de transports et de finances. a Ainsi, ecrit
Waithman, il existera, pour la premiere fois oen Allemagne
'depuis la fin de la guerre, un organism allemand unique
don't l'autorit6 s'tendra en maticre 6conomique a presque
toute l'All'emagne occidentale. )
Enfin, A. Bailes, dans le Daily Mail, announce que des
elections vont avoir lieu domain en zone frangaise. Cette
consultation comprendra des elections dr nouveaux repri-
sentants et un referendum pour un projet de constitution.
I1 remar.que' quoe l gouvernement militaire frannais n'a
jou6 dans 1'lahboration de cte canLstilution qun'in role
purement eonsultalif et s'est seulem.ent assure que celle-ci
ne comporterait aueun vestige d'hitl6risme. II croit que. les
constitutions du Wurtemberg, du Palatinat et de la region
de Baden-Baden seront toutes les *trois adoptees. Le parti
qui aurait le plus de chances ausx elections strait 1'union
dmocrate chreticnne. Les conanunistes, ien qu'assez nom-
breux, auralent fort pen de chances d'8tre el s.

4. Indochlne

Le correspondent du Times i. Paris fait ctat des declara-
tions de M. Bollaert a Hanoi sur la politique frangaise en
Indochine.


5. Espagne
Plusieurs jobnrnaux, don't le Daily Telegraph, publient le
dinmenti du pr6tendant espagnol aux de6larations du d6pute
socialist M. Follick. Le pr6tendant entend exiger de Franco
une reddition sans conditions.

6. Etats-Unis
G. Gelder, correspondent du News Chro:icle i New-York,
fait 6tat des paroles prononcdes par I'aniiral Nimitz devant
'la Commission de la Chambre des represcntarits selon la-
quelle la Grande-Bretagne ne sernit plus ni mme de pos-
sdder une flotte assez forte pour assurer ,a seuarit6 ni celle
*de P'h6misph6re occidental. Pour cette raisun, les flottes am6-
ricaine et britanniquc devraient coop6rer 6troitcment.

a) LE DEBAT DE POLITIQUE ETRANGERE AUX COMMUNES
(Tiles, 17/5) :

< Lie d6bat de politique ext6rieure qui s'est termin6
hier a la Chamb.re des Communes, apres 'deux jours de
d'scus;ions, a Rt4 peu animi dans I'ensemnble. MPis si
l'absence de controversies lui a donn6 moins de vie, il
consiltue aussi la meil:eure preouve de l'6tendrue du sou-
lien accor'd6 a la politique g6n'rale de M. Bevin. En
particulier, 1'attilude adopted par lui a la Cont.rence de
MoscoU a requ l'approbation de tous les parties.
On a 6tF unanime a reconnaitre qu'un rledressement
de 1'economie de I'Allemagne occidental est lia plus
importance de toutes les teaches auxquelles le gouver-
nement 'doit faire face; les six prochains mois consti-
lueront une p6riode decisive.
La r6ponse de M. Bevin aux ,orateurs a 6t6 plus vi-
gourefae que ne l'avait 6te son discours h 1'o'uverture
des d6bats.
On a encore mieux iaccueilli l'assurance qu'il a don-
nee que le bill sur le service .militaire n'implique au-
cune ridluetion automatique des engagement's 'de la
Grande-Bretagne ou uin changement de la politique bri-
iann.iquie; on a fort bien accueilli ses declarations Bner-
giques, p'recisant que le gouvernemen.t n'avait pas I'in-
tention de renoncer au statut de grande puissance pour
la Grande-Bretagne. Ce statut, a 'd6clar6 M. Bevin, db-
pend largement de la position brilannique dans le
Moyen-Orient, don't l'importance rest plus grande que
jamais. Cette position a 6t6 mod.ifie et :peut changer
'de nouveau. Mais elle ne peut 6tre abandonn.e. s

(b) LA PALESTINE ET L'O.N.U.

1. Tt' ms (17/5) :

< Aucunie des parties int6ress6es en premier lieu au
d.6bat sur la Palestine n'a vraiment de motif pour se
montrer mcioontente des discussions pr6liminaires de
l'O. N. U. sur le dernier pro'blme qui lui a Wit soumis.
Les discussions g6n6rales qui ont leu lieu au Comit&
politique et a l'Assembl6e n'6taient pas desiine.s a ap-
porter une solution. Elles ont 6te cepen'dant tiles, oar
elles ont pr6cis, lie conflict fundamental jud' o-arabe qui
est au ooeur du problbme palestinien. Juifs et Arabes
se sont imontr6s 6galement convaincus de la justice de
leur cause qu'ils ont essay doe prouver avec des argu-
ments ,trs diff'&rents. Aussi, devant leur atlitu'de, la ten-
tative failed par les nations de 1'Europe oriental pour
rejeter sur la Grande-Bretagne seule le blAmoe d'avoir
6choub dans l'exercice de son mand-at n'a guere 6t1
'approuvie. Avant la fin de la session sp6ciale, on a
constaie quue les efforts loyaux 'de la Grande-Bretagne
pour .se montrer equitable aussi bien envers les Arabes
que les Juifs talentt consid6r6s avec respect et sympa-
,thie. L'appel lance pour que ies deux parties observent








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGERE 3


une trove jusqu'A ce que l'O. N. U. prenne une decision
dolt 6tre appuy6 par tous ceux qui comprennent le sens
de cet appel A la conscience collective de 1'humanit6
civilise. >>

2. Malc:Al'stcr Guktrdian (16/5) :

<<.Dins l'enemb!e, l'Assembl6e des Nations Unies a
faith du hon trivail en nommant une commission 'd'en-
quote pour la Palestine. Les membres de cette commis-
sion sont pen nombreux et impartiaux. Les po.uvoirs de
ceux-ci sont 6quitables et 6tendus.
On espire de p',us en plus que I'Assembl6e sera en
measure de parvenir a une decision definitive lors de
sa reunion en septembre, et cela en particulier'depuis
i:e disc '.::ri- surren:itt e; habile pronone6 par M. Gro-
myko. Le gouvernemenit sovietique a r6siste A la tenta-
tion de tirer part du nationalism arabe en soutenant
inconditic.nne.enme it le point de vue arabe et il est
eneourageant de noter qu'il est pr6t A examiner le -par-
tage come 'une solution possible. L'Asseembl6e a eu
6gaiement reason d'adopter une resolution deman'dant
A. tons les gouvernenments et A to.us les peuples, et en
part:culicr aux habitants de la Palestine, de s'abstenir
d'un recours a la force. Est-il possible que nonus soyons
enfin devant un probleinme sur lequuel les nations puis-
sent d6 ib6re sans passion ou sans parti pris ? Ce se-
r',it, .en virl!6. un miracle, et cela ferait plus que com-
ipenser les quelques mo:s durs qui ont 'tte a'dress6s A
la Grando-Brctagne.




II. PRESS AMElICAINE


Revue de la pesse camdrlcaire e du 16 mai 1947

1. L'aife amcricaine a la Grice et a la Tlrquie

La press annnrce que le S6nat et la Chambre ont vot6
fina'emcnt la loi aulorisant un credit de 400 millions de
dollars pour venir en aide a la Grice et h la Turquie. Cc
vote n'a pas provoqud de debat au Congrs. Ce programme
d'aide ent:cra en vigueur chs que le Pr6sident aura sign
cette loi et Iq'il aura nommd 1'administrateur am6ricain
qui contrOlera snr place l'emploi des fonds mis a la dispo-
sition de la Gr& e et de la Turquie. Le President a indique,
hier, qu'il avait fait son choix pour cet administrateur, mais
que in pern.onne inltrcssCe u'avait pas encore faith connaitre.
son accleplatl io .
Par ailleurs, la Commission mixte des reprisentants et
senAteu.rs, cherchnnt a concilier les texts votes dans les
deux Chambres pour .apporter une aide aux pays qui ne
beneficieront plus de 1'U. N. 1. R. A., a continue ses travaux,
mais n'a pas pu encore about A i une solution. Le Prdsident
Truman a renicuvelc sa demand de 350 millions de dollars
pour ccs pays. On sait que la Chambre a rdduit cette some
a 200 millions.

2. Poliltque amdricaine de credits a l'Itranger

De nombreux articles paraissent encore aujourd'hui au
sujet de la polilique amnricaine a e credits a I'etranger. Un
article (u correspondent du New York Times, public en
premiere page, indique que la Maison Blanche announce que
le Prisiidnt Truman, an course d'une entrevue, hier, avec
une delegation de fonclionnaires ddmocrates de 1'Ouest et
du Farwest ainiricain, a d-iclard que, si les U. S. A. avaient
d6pens6 un mT1iai:'d d e dollars pour le maintien de la paix
apres Ia prcmnT're gucrre mondiale, ils auraient fait l'econo-
mie de 350 milliards de dollars et de 300.000 vies humaines
qu'ils ont pcrdu au course de la second guerre mondiale.
Cette declaration pr6sidenticlle aurait Wet motive par l'apa-


thie des elected's amdricains de ces regions an sujet de la
cri;e dconomique mondiale et de ses repercussions possibles
sur 1'economie intdrieure amiricaine.
Dans son article, aujoui)d'hui, Mark Sullivan, journalist,
pclitique repuit, constate, lui aussi, cette apathie amdricaine.
II l'attribue prine:palement au manque d'informations don-
nies an people anm'icain sur la veritable situation euro-
peenne et s'efforce de (lecrir-e e problmie qui se pose en
Europe et d'en dcduire les unesures que le gouvernement
americain devrait prendre pour remiddier I cette situation et
6viter ainsi une dip'ession economiquc am&ricaine qui ne
pourrait pas manquer, dit-il, de suivre un icroulement euro-
peen. II eril notaminent qu'un effondrement en Europe est
imminent, :i d'esastrcux qu il d6pase Ies bornes de l'imagi-
nation... La cause on eest 1'clhec de la reconstruction euro-
peenne. Sullivan attribue cet Achce en pa'tic au manque
d'accord cntie les qu:(tre grades puissances et, en parti-
culier, a I'attituce du gouvernement de MSoscou. II ajoute :
, Un ciron:'leient eluj'iicini noll iis inquii le pour deux rai-
sons : une, qui est inmnldiate, et une, qui est h longue
icheance. La premiere est que nous nc pourrions pas vendre
nos produit:s une Europe abattue. La second est que
l'dcroulement europden conduirait h un telle paralysis du
commerce international et a une telle expansion du commu-
nisme qu'elles menaceraient l'existence des gouvernements
libres ct des- systiomes conomiques libres partout dans le
moncde. Los U. S. A. so tronveraient iso'ds. A cause de cela,
administration Truman a adopted une politique destine
h ermpicher l'croulement europen.
Dans la revue New.sweek, Lindley consacre 6galement un
long article h ce problhme de la reconstruction europdenne,
mai constati qnu, malgi i !'nirgence d'ine aide am6ricaine
ai l'Europe, il est peu probablel que le Congris soil appeld
h sc pronancer 'rut cItc qo l'tli n. al Ca Ms di sa session
actuelle. Lindley regretted, du reste, qu'il en soit ainsi, ear,
dit-il, attend're qe la cruise s produise, c'cst augmenter le
risque et dgarement le cot de 1'aide que L'Amnrique devra
fournir.
Dans leurs articles re:atifs h ce problem, les correspon-
dants anidricains sont divisis sur la faqon de presenter au
public nmiricain celte nouvelle aide que Washington devra
apporter h 1'Europe et au monde. Pour les uns, it s'agirait
d'tecndre la dccltine Truman et de la renforcer par des
advances dc credits amiricains et non pas sculinent par des
credits de la Banque Internationale ou du Fonds Interna-
tional. Pour d'autres, au contraire, cette operation aurait un
caractre purement kconomique et de reconstruction, et il ne
s'agirait done pas d'une operation ayant les implications
politiques que 1'on attache gindralement h la doctrine Tru-
man, bien que ces correspondents reconnaissent qu'une si-
tuation dconomique normal dans le monde aurait en fait
pour rdsullat d'endiguer l'expansion communist.

3. Envoi de mais -en France

La declaration du D6partement d'Etat sur 1'envoi do
150.000 tonnes de mais en France est mentionnde dans la
plupart des journanx.

4. Palestine

Tous les journaux annoncent en premiere page que I'As-
s.cmblde ginra'e de 'O. N. U. a voted, hier, par 46 voix
centre 7, une ri'olution 6tablissant une commission d'en-
qulte de onze menbres qui sera charge de fair une enqugte
sur le problmie palestinien.

5. -- Syndict:als infers
Des informations de Washington annoncent que Lewis,
chef des s) ndieals de mincurs, a accept finalement de discu-
ter avec les diff6rents reprisentants des proprietaires des
mines de charhon, les nouveaux contracts de travail. On salt
que ces mines sni encore igquisitionndes par le gouverne-
ment, mais qu'elles retourneront h lours propri-taires le
1"' juillet prochain. Cette decision de Lewis est bien ac-
cueillie dans la prcsse qui manifeste ccpendant une certain
inquidtude qu'une menace de greve risque d'interrompre la
production miniere.







1 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE


6. Nouvelles de France
Les depSehes Callender au New York Times, de Whitcomb
au Baltimore Sun et d'Humphreys clans le New York Herald
Tribune reprennent en partie le discours prononce hier par
le g6n6ral de Gaulle h Bordeaux et soulignent partic'ulibre-
ment les declarations du gdnaral relatives au enforcement
du pouvoir executif en France.
Les dpieches de Paris au New Yofk Herald Tribune et au
New York Times signalent 'accord intervene enlre le gou-
vernement et les representants des .grlvistes de chez lRenault
pour la reprise du travail. Elles notent 6galement l'accord
intervene avec les mniuniers.
Une ddpeche du New York Herald Tribune fait (tat de
certaines manifestations de travailleurs de 1'Aveyroi. Une
dipbche du New York Times parole d'une demonstration orga-
nise par la C.G.T., a Paris, le 16 mai, en faveur d'un
orel6vement gdndral des salaires.

a) L'EXPOS DE M. BIDAULT SUR LA CONFERENCE DiE MOS-
cou (New Yo,,' Hemald Tribrime, 17/5, edit. eu.'op.) :
o M. Bidault, qui s'est dejh acquis une reputation
mondiale de diplomat, s'est montr6 exceplionnellement
diplomat et discret dans ses remarques. II n'a accuse
personnel d'avoir fait 6chouer la Conf6rence de Mosconu
et s'est montr6 un peu d6sappoint6 par le fait qut'apres
avoir consciencieu'sement essay d'itablir 'des -re nations
amicales entire la France et la Russie, il se soil Irouve
aux .seances de Moscou 6videm.menat plus prIs de la
Grande-Bretagne et de !'Ambrique. >
(DAVID PERLMAN.)

b) LES ETATS-UNIS ET L'EUROPE (New York Herlald Tr'-
bune, 17/5, ed. europenine).
< 11 y a des raisons pratiques imp6riouses qui pous-
sent les Etats-Unis A suivre une polilique d'uniori euro-
p6enne. II est devenu do plus en plus evident q t'ii ne
peut y avoir de rbglement de la question allemande si
ce n'est dans le cadre d'une uniiC curopenne 'ltablie
par les voisins europens de, I'Allemagne. Simultan6-
ment il est dcvenu manifesto que Ics Elais-Unis no pcu-
vent r6soudre de facon eflicace la cruise fin:iianic' qui
menace, s'ils doivent passer des accords parti -uliers
avec le Royaume-Uni, la France, I'Ilalie et ics zone,;
occidentales de I'Allemagne.
II faudra reprendro la question du reglemen avec
I'Allemagne A l'automne prochain. La crise fin'n: iere
demandera une action de la part du Congres au debut
de 1948 au plus tard. Ces deux problines sont d'une
importance capital, it est ncecssaire mainltnant de s'y
preparer en ddfinissant les conceptions, en form!uiant
une politique, en 61aborant des plans, en procianuP a
des consultations et A des nbgociations prdliminaires
nombreuses.
Il existe beaucoup do raisons qui militant en faveur
d'une unification do 1'Europe. La premiere raison, spe-
cifiquement amnricaine a trail aux demands de crctils
qu.e va nous adresser 6tant donn6 que le prit I la
Grande-Bretagne et d'au'rcs facililds quo nouis avons
consenties vont expirer au course des prochain. mois
relatives A une nouvelle et imporlante contribution
de notre part on dollars pour sauver l'Europ,' de 1'efTon-
drement et pour assurer celtl reconstruction qui, jus-
qu'A present a cehoun.
Nous pouvons affirmer que le Congrbs n'ace ,rdera
pas les autorisations n6cessaires, ct que le peuplr n'ap-
prouverait pas ces credits s'ils ne consliluent ju'une
aum6ne aux divers gouvernemintls pour leur fil'- etilre
simplement do se mainlenir un pen plus lonin gi ps. Ett
'la dignity de la population .europdenne lui interdlirait
6galement de reccvoir I'aide ambrincine sous une fornme
qui les rende tributaires des Etats-Unis sur I'argcnt des-
quels ils vivraient.


Mais si l'on peut parvenir, sous la direction des deux
principaux Etats europ6ens, c'est-a-dire la Grande-Bre-
lagne et la France, h la rsalisation d'accords pour coor-
donner et normaliser 1es plans de production, les pro-
grammes d'exportalion et d'importation et pour coinso-
lider les deficits en dollars de bien des pays europeens,
la situation serait tout A fait diff6rente.
Le people americain aurait alors l'impression que
cette nouvelle contribution financibre constiluerait une
mise de fonds destinbe A la reorganisation de 1'Europe
et ,qu'elle permettirait d'espbrer vraiment dans une paix
politique et une solvabilitb6 conomlque.
Une deuxibme raison sp6cifiquemcnt amnricaine pour
se prononcer en favour d'une unification de l'Europe, a
trait an problmbn allemand. C'est que nous voyons
maintenant ce que nous n'avons pas vu peut-Atre A
Potsdam et meme A Stuttgart, A savoir qu'une ampuia-
lion des territoires de 1'est de l'Allemagne par l'Union
sovi6tqque et la Pologne empbcherait do reconstituer
dans le rest de l'Allemagne un Etat national unifi6,
gouvern6 par des parts naiionaux au scin d'une assem-
blWe allemande blue sur la base d'61ections nalionaies.
Si l'on ne peut reconstituer en toute sbcurilt 1'Alle-
magne en tant qu'Etat unifi&. il ne se present plus
d'autre solution que cello qu'ont toujours pr6conisbe
les Francais, qui correspond dans son fond A nos vues
sur ]'Allemagne, et que M. Churchill a r6clam6e dans
son discours, c'est-h-dire d'inviter les diff'rents Etats
particuliers de 1'Allemagne qui sont en course de cr6a-
lion, on plus exactement que I'on faith revivre, A pren-
dre leur place au conseil de 1'Europe, sans pr6juger de
loute solution ultbrieure de fbdbration allemande.
(WALTER LIPPMANN.)

*c) L'AWOLUTION DE LA POLITIQUE IMPERIAL DE LA
GRANDE-BRETAGNE (New York Herald Tribunie, 17/5,
6d. europbenne).
< L'Afrique a remplacb pen A pen les Indes et 1'Ex-
tr6me-Orient come centre vital de l'enmpire britanni-
que. On essaie de repandre dans les possessions britan-
niques d'Afrique une conception limit6c du socialism
brilannique. Tout bon socialisle sait que le socialism
et l'impnrialisme sont deux choses contradicloircs. Ce-
]pendant P'histoire britannique a toujours consists A
tirer simultandment parti de conceptions opposes. De-
puis les debuts inccrtains de celle politique qui est
mainlenant en course d'application, poiitique don't I'as-
pect le plus hard est marqu6 par le < groundnut
scheme >>, on peut s'attendre A la constitution do quel-
que chose de tout A faith neuf, A savoir un empire socia-
liste.
Le nouveau plan est le plus onercex de toute une sa-
ric de plans similaires, tous po'tant sur 1'Afrique. L'in-
portance 6conomique de l'Afrique oriental en particu-
lier s'est dbvelopp6e consid6rablemenl.
Colle nouvelle importance de l'Afriquc, qui constilue
le nouveau centre vital de 1'Empire, entraine naturelle-
ment des consequences dans le domain strat6gique et
militaire. Pendant des g6ndralions on a rpeldt aux
elbves de Sandhurst que la strat6gie brilannique apph-
qudeC en MWdilerran6e et dans le Moyen-Orient 6tait des-
linec A sauvegarder la rou;.e vitale de I'empire. Cette
route passait naturcillement par Gibraltar ct Suez pour
rejo)indrc 1'Inde et P'Exlrnme-Orienl. Mais it exise
maintcnant deux nouveaux facleurs qui tendent A rui-
nor ce premier principo de la strat6gie brilannique.
Tout d'abord cette rou'e rest inulilisable pendant une
grande parties de la guerre, et le d6veloppement des
avions a long rayon d'action et des armes nouvelles








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGPRE


rend exlr6mcment improbable la possibilil6 de la garder
ouverte dans le cas d'une autre guerre. En deuxieme
lieu, il n'y aura bicnl6t plus qu'un empire restraint au
m6me plus d'empire du tout dans 1'Extlrie-Orient oft
puisse mener cetle route.
Ces nouveaux facteurs out conduit A un d6saccord
qui s'aggrave parmi les responsables de la politique
strat6gique brilannique. Les deux parties opposes se
groupent exactement en fonclion de leur age. Les ami-
raux et les gAn6raux, qui sont plus Ag6s pensent encore
en lermes de communications britanniqucs avec l'Ex-
treme-Orient. Aussi soulignent-ils la nccssite d'avoir
des positions fortes en Palestine, a Chypre, en Egypte
et aillcurs encore pour prol6ger le canal de Suez.
La g6n6ration plus jeune pense au contraire que le
canal serait ferm6 dis le premier jour des hostilit6s et
que la slral6gie A poursuivre doit Mtre de ce fait non
pas de maintenir le canal ouyert, mais d'empecher son
utilisation par un ennemi 6ventuel. Aussi souligne-t-elle
l'int6r6t stratAgique de deux regions : d'abord l'Afrique
orientale don't on doit assurer le d6veloppement a la
fois A cause de sa position 6conomique int6ressante
dans le novel empire, et .cause de son importance
comme base strat6gique principal; ensuite, le Moyen-
Orient avec ses p6troles, que la base africaine strait
deslinde A prot6ger.
(STEWART ALsoP.)

d) L'AVENIR DE LA COREE
1. Baltimore Sunz (15/5) :
< En insislant continuellement pour qu'on ne con-
suite que les parlis qui avaient approuv6 le plan de
trusteeship bipartile pour la Cor6e, les Russes, en fait,
insistaient pour que l'on confie aux communisles la
responsabilit6 du government provisoire que l'on se
proposait d'6tablir. I y a un an, le commandant en chef
amdricain on Corde proposal que les autres parlis qui
s'ltaient opposes A l'origine A la decision de Moscou
parlicipent aux consultations maintenant s'ils l'accep-
taient et d6cidaiont de la soutenir. L'acceptation r&-
cente de M. Molotov est particulirrement impression-
nanle, e6ant donn6 que les Russes s'en sont tens pen-
dant si longlemps A ce slritagmoe legal'particulier pour
Aviter la cr6alion d'une Cor6e d6mocralique im-
pressionnante parcele qu'elle illustre la strategic ameri-
caine qui a rendu possible un tel retirement.
La leltre d'acceptation de M. Molotov est un signe
de victoire pour la politique de M. Marshall qui con-
siste A faire de l'action unilat6rale des Elats-Unis un
sthnulant pour amener les Russes A coop&rer. >

2. New York Times (15/5) :
< La reunion de la commission mixle montrera si la
Russie et ]e regime d6mocralique represents par les
Etats-Unis peuvent non seulement exister conjointement
mais aussi coop6rer d'une facon qui justifiera les prin-
cipes sur la base desquels a Lt6 livr6e la deuxibme
guerre mondiale >>.

3. Washinglon Daily News (15/5) :
( Nous esp6rons que la Russie se joindra A nous en
toute bonne foi pour aider une CorAe unie A obtenir la
liberty politique et A recouvrer la prosperity 6conomi-
que. S'il n'cn est pas ainsi, la seule solution qui s'offrira
A nous sera de cr6er un gouvernement representatif
pour notre zone et de faire tout notre possible pour y
d6velopper une economie capable de suffire aux besoins
de cette zone >.


III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press satietique du 16 nai 1947
A c6te des comptes rendus des stances de I'O.N.U., les,
rubriques de politique' etrang6re consacrent leurs informa-
tions et commentaires a la lutte mondiale pour la d6mo-
cratie.

1. Reglement des problimes internationaux
a) L'O.N. U. Les journaux reproduisent un ensemble
de cinq tle6grammes Tass rdsumant la seance du Comit6
politique du 13 au soir, la seance pliniere du 14, la cloture
de la session sp6ciale de 1'Assemblie, et donnant le text
integral de l'intervention de M. Gromyko. Deux autres t616-
grammes de New-York rendent compete des travaux du
Comit6 pour les questions de droit international et de la
conference de pressed de M. Trygvie Lie.
b) Trailed avec I'Alemagn!e. On relive une dep&che si-
gnalant le discourse de M. Bevin a la Chambre des Communes
sur le Conseil des ministres de Moscou, un telegramme de
Berlin sur les travaux du Comite de coordination, un com-
mentaire de Sinetsky dans la chronique international du
Moskovsky Bolchevik sur < les fruits de Faecord bizonal >>.
L'auteur, apres avoir rappel6 la position sovidtique sur ce
point, expos par M. Molotov au Conseil des ministries, et
un certain nombre de faits prouvant l'chee de la politique
economique anglo-am6ricaine en Allemagne occidentale, con-
clut : < Ainsi se pursuit l'action des forces dirig6es contre
l'idie de l'unit6 politique et Bconomique de 1'Allemagne
contre sa transformation democratique et la renaissance
economique des pays lib6drs, intrressis aux importations
de charlon de la Ruhr et d.c products de l'industrie de paix
allemande.
c) Conference Internationale du Commerce a GenAve. -
Elle est 6tudibe par un article de Vichenev dans les Izvestia,
intitui6 : c Les probl6mes du commerce international apres
la guerre >. L'auteur, apris avoir not6 les canacteres parti-
culiers du commerce international de l'apres-guerre en l'op-
posant a la p6riode anterieure a la guerre, &tudie la Con-
ference de Genbve (voir annexe) et termine par le tableau
cie la crise americaine en perspective, don't < I'ombre dejh
p6se sur les relations politiques et economiques interna-
tionales >.
d) Traiti J'alliance poiiono-tch6coslovaque. Breves nou-
velles de Varsovie en annongant la ratification par l'Assem-
blhe national tchecoslovaque.

2. La lutte pour la' ddmocratie dans le monde
Un tdlegramme relate le meeting de l'org'anisation des
citoyens progressistes de 1'Amerique et rend compete du dis-
cours qu'y prononga M. Wallace. Une breve depeche suit
l'dvolution de la cruise politique finlandaise. La crise ita-
lienne, fait l'objet de deux tCelgrammes de Rome et d'une
court note dans la chronique -de Linctsky qui rapproche la
manneuvre de la reaction italienne pour rompre avec les
gauches des everements de. France. La Pravda public la
suite des notes de voyage de Joukov aux Indes et une ana-
lyse du livre du marechal Smuts, Towards a better world,
sous le titre : i Sur une philosophic de l'oppression racial
et de la haine de l'homme >>. Plusieurs journaux publient
un telegramme d'Athenes sur 1'Atat de la lutte entire parti-
sans et troupes gouvernementales. Trud public, sous le titre:
Un livre sur la politique anglaise en Gr6ce >, un compete
rendu du livre de Devilliers et Marin, Ddmocratfe oou fas-
cisme en Grece, paru ricemment aux Editions de la Biblio-
thbrque Franqaise. La situation en France fait l'objet d'un
article de la Flotte Rouge ct de la chronique international
de Linetsky dans Mosicovsky Bolchevik. L'auteur, apres avoir
expos les faits, cheache a degager les origins de cette cruise.
J1 etudie alors, de faqon precise, les problems de la bataille
pour la production et pour la baisse des prix pendant ces
derniers mois, et rdpond aux allegations de la press reac-
,ionnaire. selon lesquelles 'ce sont les changements de la
politique du parti communist qui sont A l'origine de la
cruise :







6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGPRE


4 II est evident que ce n'est pas la variation de position
du parti communist qui est A 1'origine de la crise actuelle.
Les. diff6rcnds sur la question des primes ne pouvaient etre
]a cause de la demission des ministres communists. si les
autre parties gouvernementaux n'avaient pas cherche h les
Aliminer de la direction du gouverncment. Les parties de
dro;tc, executant la volonte du grand capital, ont malceuvr6
pour limiter 1'action parlementaire et gouvernementale des
communists et pour les eloigner de l'Etat. ,
L'auteur rappelle alors les venemcnts de la formation
do cabinet Ramadier, ia question d'Indochine. celle de Par-
rettation des d@put6s malgaches, puis il continue : Le re-
tour du g6ndral de Gaulle sur I'arene politique, la consoli-
dation des forces de la reaction dans le Rassemblement du
Peuple Francais furent le signal du dechainement d'une nou-
velle cnmpagne anticommuniste. Certains observateurs lient
la crises gouvernementale en France i la pression exercee
sur les milieux diri.eeants francais de l'extericur. II est ca-
ract6ristique que c'est essentiellement sur les socialists
'francais qne l'on mise pour cette combinaison. La partici-
pation rls leaders du parti socialist A la nouvelle croisade
antiromministe de la reaction franqaise et international
affaiblit le front unique des travailleurs. facility les nanoeu-
vres antiddmocratiques et antirdpublicaines de de' Gaulle et
du grand capital qui est derriere lui. D

a) T.ES PERSPECTIVES DE LA COOPERATION INTERNATTONALE
(Novoe Vre'mia, 16/5) :
<< Le nrobhlme nllemand a constitu6 In prboccunation
essentielle de la derni6re conference des ministries des,
Affairs Mtrang6res. Cette conference s'est av6r6e utile
parcel au'elle a permis de d6finir avec plus de precision
les divergences ani opnosent les gran.des puissances.
Les nombreuses difficult6s aui ont sursi an course -de
cotton conference sont s-ouvent tres exae6rees. 11 est faux
d'nffirmer. comme le font certain's milieux A I'etrannner.
que la cnnrprence de Moscou a rendu impossible le
dveldo'ppnment de la cooperation international. Cer-
tains commentateurs anglo-saxons ne sont disin-,sis a
pnrler dc snccs rne loraneu ces sucies ,ont la r6-di-
sation de leurs dVsirs. Seuls. cenx cai n'ont o',s. le
sen's de la rhlif6 nenvent nr6endre aon lI nrohln me
allemnnd ne nent Wtre r6soln M'ie conform'6ment aux
plans imnortls d'outre-Atlantique.
La prise en consideration des init6rts vitanv des
pavs euronPens et tout narticili6erment l'6~'hl)is'p-
mont de conditions qui em'nkchieront une nonvelle
guPrro tels sont loP factelrs crni neuvent amener A
un reflempnt du prohlbme allemand. La nnion don't on
doit rirndro tout Darticulibrement Ios inter6s er, con-
sidpration est sans aucun dote l'Union Sovietiane.
niai. mnlhs n alb"urnement. toutes les tnntatives de conn6-
ration or6bsnt6es par elle ont to'niours At6 rennoissAes
et remnlnaees nar des actions unilat6rlos. L'n'n .des
arguments favoris des ennnmis de la conn6rntion inter-
nationale se fonde sir aI divergence des systfmeos so-
cinnux. Tes n)ronarandioes de ceftt theorie vont mnme
jusmi'h affirmer one 1'lTnion SoviPtirue ne -se nrptorn A
aucnne roonbration av"c un navs avant un svst6me so-
cial different du sien. Ceci a 6t6 A nouveau d6menli par
: a publication de interview accord6e par le camarade
Staline au leader am6ricain Harold Stassen. Les peuples
du monde enlicr ont cru pendant la guerre que scule
la coop6ra'ion ponvait sauver le monde de la menace
fascist. Aujourd'hui. de nombreux pays dempurent
convaincus one cette coon6ration est non seulement
r6alisable. mnis qu'e'le doit conslituer le fondement de
la paix durable d6sir6e par tons les vrais d6mocrates.
SLe people et le government sovi6tiques se sont tou-
jours montr6s prets A coop6rer avec toutes les nations
amies de la paix. La cooperation international sincere
61imine automatiquement les proc6d6s d6loyaux tell



qu'une immixtion .dans les affaires int6rieures d'un
autre pays.
Cctte v6rit6 Wl6mentaire est actuellement mise en
doute par les milieux qui d6sirent saper toutes les bases
de la cooperation international. Les diplomats am6ri-
cains rev6tent lant6t l'aspect dc < bienfaiteurs > com-
me en Gr6ce et on Turquie, tant6t celui de < conseil-
lers > comme par example A Paris et a Rome. Les Etats-
Unis sont en train de mettre an point un gigantesque
programme do < pret-bail d'apres-guerre >> qui leur
permettra do met!rc la main sur des pays qui, jusqnu'
present, avnient r6ussi a rester inddpendants. Celte po-
litique est-elle coniforme aux int6r6ts des autres nations
ou mime A ceux des Am6ricains ? Certainement pas.
Le people am6ricnin a int6rit, comme toutes les autres
nations, A l'd6ablhsscment d'une paix durable.
11 y a des principles qui r6sistent A In puissance des
arms et des dollars. Le principle do In liberty a 6t6
conquis par do no-mbreuses nations a In fin de In den-
xi6me giuerre mondiale et il est pou probable que.ces
nations le percent san-s essayer de le conserve >.

b) LE COMMERCE INTERNATIONAL D'APRES GUERRE (IzUes-
tia, 16/5).
< Cc sont les Etats-Unis qui ont pris 1'iniliative de la
reunion do la Conference de G2neve, qui y donne le
ton et sont le plus largement reprEsienl6s. Le but qu'ils
poursuivent officiellement est do supprimer les < bar-
rieres >> qui entravent le commerce international et
d'ob'enir lout d'abord une diminution des tarifs et la
suppression du syst6me des < pre6frences >.
La facon don't on proc6de .A l'examen de ces ques-
tion est curieuse. Chaque d6ligation doit pr6scnter une
< declaration > exposant ses demands aux autres pays
en ce qui concern la diminution des tariffs. Elle doit
6galement formnuler les < concessions > qu'elle est pr6te
a fire. c'est-a-dire dans quells conditions elle accepted
de diminuer ses propres tarirs dounniers. II est carac-
t6ristique de voir que la maiorile des pays est dis-
pos6e A presenter ses declarations, mais qu'ils s'obsti-
nneat presque tons A garder le silence sur leurs < con-
cessions >. Comme on pouvait le pr6voir. les probl6mes
essentials de la Conf6rence sont constitu6s par les pr6-
f6rences imp6riales anglaises, d'une part, et la dimi-
nution des tari.fs am6ricains, d'anlre part.
Mais si dans ce dernier pays, les Irusts int6ress6s A
I'exportation se prononcent en faveur d'une diminution
des tariffs. des grounements tr6s influents qui voulent le
main'ien de prix elev6s ah 'int6rieur opposent une r6-
sistance achirn6e a la revision des tarifs douaniers.
De son c61t, l'Angleterre ne manifest aucun d6sir d'en
finir avec le sysi6me des pr6f6rences imp6riales.
L'impossibi.it6 pour l'Angleterre de renoncer dans
les circondtances 6conomiques actnelles an sys.6me des
pr6f6rcnces im:p6riales est admise 6gnlement par les
rcpr6sentants des Etats-Unis. Ils font remarqiuer qu'en
consentant un pr~t A 1'Angleterre, les EInts-Unis avaient
en vue de limiter la port6e du regime des pr6f6rences
im'priales et non pas de le supprimer compl6tement
et imm6diatement.
Cette politique suivie par certain Irusts am6ricains
est une tentative pour parvenir a un accord avec I'An-
gle!erre an d6pens du monde. Mais les tentatives faites
pour imposer nux qutres membres de la Conf6rence des
decisions profitable au capilalisme anglo-am6ricain
renconfrent une assez forte resistance. Ainsi, la France
r6clame la reconnaissance du droit de pr6f6rence pour
ses colonies et insisted en m6me temps sur la n6cessit6
de tenir compete des conditions particulieres des pays
qui ont souffert de la guerre. L'existence de contradic-







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE 7

tions 6conomiques profondes entire l'Angleterre et les de 1'6conomie national exigeraient en outre un em-
Etats-Unis et le refus des autres pays d'acc6der aux prunt & long terme de deux milliards de dollars. Or,
pr6ientions anglo-am6ricaines rendent tres lourde. 'at- pour le moment, .1' Import and Export Bank ? des
mosphbre des conversations commercials de Genbve, Etats-Unis, qui seule en.tre en ligne de compete n'envi-
ce A quoi contribute aussi la procedure du < secret > sage qu'un pr6t de 100 millions et, avant de s'engager,
adopt6e pour toutes les propositions relatives A la revi- elle vent encore savoir comment cette somnme serait
sion des tarifs. utilis6e.
(VICHNEV). Etant donn6 1'6tat d'esprit qui rbgne outre-Atlantique
et P'hostilit6 syttmatique marquee par les communists
ide la Peninsule A l'1gard de 4out ce qui est ambricain,
IV. PRESSE SUISSE il y a tres peu de chances que la commission d'experts
financiers qui vient de d6barquer A Rome, et don't le
rapport ira ,videmment A la Maison Blanche, soit dis-
pos6e A faire confiance A un gouvernement au sein du-
LA CRISE ITALIENNE (La Tribd e de Geneve, 16/5). quel les communists cortinueraient A n'en faire qu'A
< La crise actuelle d.passe en ampleur routes les pre- leur ttte. Dhs lors. le president de la Republique, M. de
c6dentes. Il y va a la fois de l'orienta.tion fondamen- Nicola, et ses conseillers, vont 8Lre accul-s a un terrible
tale de la politique nalionale et du sauvetage de la lire. dilemme. S'ils acceptent, en effet, la main que leur tend
Mais une stabilisation durable est irrealisable sans un l'Ambrique, ils risquent de se mettre a dos une bonne
gros apport d'argent frais. M. Einaudi, le directeur de parties des masses populaires, et M. Togliatti les accu-
la Banque d'Italie, estime A 600 millions de dollars sera de nouveau de < vendre les libertes du pays pour
les premiers credits indispensables pour assurer le ra- un plat de lentilles >a; mais s'ils repoussent ses condi-
vitaillement de la population jusqu'A la fin de l'annke tions, on leur reprochera avec la mime vehemence de
et pour r6tablir l'6quilibre provisoire du budget. A laisser le pays mourir de faim.
son avis, la reconstruction et la remise en march (Paul Du BOCHET).


S.P.I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009




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