Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: April 30, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00083
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRA.NCAIS
D'INFORMATION
Direction de la Documeptation
14-16, rue Lord-Byron. Paris (8')
(MINISTARE DB LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)


BULLETIN


DE


30 avril 1947.


PRESS


QUOTIDIEN



ETRANGIERE


Nouvelle S6rie N 657


SOMMAIRE

1. PRESS BRITANNIQUE.
AprBs le rapport de M. Marshall sur la Conf6rence
de Moscou :
1. News Chronicle (30/4) ;
2. Daily Telegraph (30/4);
3. Times (30/4).
II, PRESS AMERICAINE.
a) Le rapport de M. Marshall sur la Conf6rence de
Moscou (New York Herald Tribuee, 29/4).
b) Les'relations interalli6es (New York Herald Tri-
bune, 30/4, 6dit. europ6enne).
c) Le probleme palestinien A I'O.N.U.:
1. New York Times (28/4);
2. Chitcago Sun (28/4).
III. PRESS SOVIETIQUE.
Apres l'accord franco-anglo-ambricain sur le char-
bon allemand (Pravda, 29/4).
dV. PRESS BELGE.
La France et le carbon allemand (La Mdtropole,
29/4).
V. PRESS SUISSE.
Vers une evolution de la politique allemande en
Grande-Brelagne ? (National Zeilung, 29/4).


Berlin rapport que I'augmentation de la production do
carbon de la Ruhr n'est possible que si la situation ali-
mentaire s'amilinre
Selon-lui, les mincurs auraient tendance a faire la grave
perlie. La production quotidienne ne d6passerait guere ac-
tuellement 220.000 tonnes.
Ce imeme correspondent, ainsi que ceux d'autres jour-
naux, fait dtat des declarations de Sir Brian Rbbertson
scion lesquelles la situation en Allemagne s'aggraverait cha-
que jour et pourrait amcner les Allemands A se livrer A
un geste d6sesp6rA.
Sir Brian Robertson aurait 6galement invite la France et
la Russie h joindre lIurs zones a la zone anglo-am6ricaine.
Le correspondent du Manchester Guardian a Hambourg
consacre un assez long article a 1'aggravation de la situa-
tion alimentaire allemande et il estime A son tour que cette
situation pourrait avoir de tres graves repercussions sur le
plan social.
Au sujet de 1'accord franco-anglo-amnricain sur la Sarre,
une longue d6peche Reuter, reproduite dans le mime jour-
nal, raoporte ls critiques adressdes par la Pravda A la
politique frangaise. (Voir 1'article de la Pravda dans la
press sovi61ique.)
Plusieurs journaux, don't le Times, mentionnent les ddcla-
rations faites par M. Bevin et M. Bidault au sujet de la
Conference de Moscou et pensent que les milieux politiques
de Washington ont accueilli favorablement le discours d6
M. Marshall.
Selon le correspondent du Times, I'opinion amnricaine se
trouverait plutOt divisee sur le fait de savoir s'il 'aut
attendre un compromise avec I'U.R.S.S. ou si l'on doit. au
contraire, dorinnr ine solution immediate aux problnmes
allemand et autrichien.
2. -- Palestine


I. PRESS BRITANNIQUE

Revue de la press britannique du 30 avril 1947
En premiere page des journaux, les manchettes et les
plus longs articles sont consacres ce lmatin t la greve des
dockers de Londres et A ses incidences sur le ravitaMlement
de la capital ainsi qu'aux measures envisages par le gou-
vernement pour y mettre fin. *
La rubrique extCrieure est domine par la question alle-
mande tell qu'elle se pose apres la Conference de Moscou.
Les questions francaises ne fournissent mati6re qutA des
articles tres brefs, de pure information.
1. Allemagne
La press s'attache A mettre en relief I'urgence d'une soln-
tion du probl6me allemand. Le correspondent du Times A


La press rend compete des d6bats qui se sont d&roulbs &
la session special de I'O.N.U. II note que le d6lfgu6 indien
a tent6 d'obliger la Grande-Bretagne h acceptor sans condi-
tion les decisions de l'Assembl6e. I1 signal que le delegub
britannique a demand a l'Assemblee de nommer un bureau
d'enqu&te pour dtudier le probl6me palestinien.
F. Montgomery insisted, dans le News Chronicle, sur I'at-
titude adoptee par I'U.R.S.S. et selon laquelle le probl6me
palestinien devrait 6tre inmmdiatement dibattu au course
de la session actuelle de l'O.N.U.
3. France
La premiere addition du Times ccqsacre un bref article
aux diffdrents problmes economiques et de I'Union Fran-
caise wui devront 6tre rdsolus 'dans les jours qui suivent.
Selon ce correspondent, la greve dcs usines Renault est
a la fois significative et inqui6tante, car elle a 6td soutenaq
par les syndicalistes chrdtiens et des socialists ainsi quo
par tons ceux qui s'opposent A la politique economiqde


LA DOCUMENTATION FRANQAISE








2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGkRE


actuelle. La C.G.T., qui avait rdussi A empecher des conflits
de cette sorte I'ann6e dcrniere, s'estime d6fide par ce sou-
tien et elle s'e:,t cngagee dans une 6preuve de force.
Apr6s avoir relcv6 que la C.G.r. a pu obtenir de la dirre-
tion satisfaction pour la plupart des revendications des
grrvisles ct qu'clle a demand h ceux-ci de reprendre le
travail, le corr-"soondlan dcril qlue si. (onlmn ei'ln sernlle
possible, Ia grevc Renault entraine d'autrcs groves, il esl
probable que la C.G.T. rdagira en demandant une augmen-
tation gen6rale des salaires. Cela ruinerait la politique do
planification dcinnomique di government.
Le News Chronicle et le Daily Mirror insbrent dans une
trBs court d6peche Bup annongant que la municipalitI de
Bordeaux a refuse au g6niral de Gaulle l'autorisatinn de
parler dans un des pares de la ville.
Le correspondent du Daily Worker h Paris 6rrit (fut le.
fonds de la champagne du g6ndral de Gaulle seraient ali-
mentc s par des fonds secrets, notamment en or, qui Se
trouvcraient en France, en Espagne ct surtout en Afriqun
du Nord.
Cr correspondent affirme que, scion deux journaux bien
Informs, de no-mbreuses personnes hanu pilacies le var
tisans du ge6nral de Gaulle auraient 6coule de 'or au mar-
ch6 noir pour alimenter ses campagnes.
Le Manche.:ter Guardian public, sous la plume do son eor-
reSpondint diplomntique, l'esscntiel de In note frangaise
an gouvcrnement britannique au stjet des measures qu'il
entend prendre pour empecher I'immigration clandestine des
Juifs en Palestine.
Le News Chronicle pu'blie lne dep&che Reuter annongant.
qu'une ville de Madagascar, Manangary, est assiegde par les
rebelles.
4. Indr
Quelques journaux signalent que la nouvelle constitution
indienne envisagerait la disparition des distinctions do
classes. II note qnu relle-ci entrainerait la disparition de
la classes des intouchables.
5. Espagne

Le correspor.dant du Daily Graphic & Madrid fail etat dt
silence ohserve par le pretendant devant la champagne mcente
par les journaux madrilenes en' faveur de la politique int6-
rieuTe franquiste.

kAPRS LE RAPPORT DE M. MARSHALL SUR LA CONFERENCE
DE MOSCOU.
1. News Chronicle (30/4, liberal) :
e Comme M. Bevin, le SecrBtaire d'Etat am6ricain a
refuse de se laisser aller au pessimisme. I1 a W6t d'ac-
teord aussi pour dire que le long voyage A Moscou n'a
pas W6t inuli:e, ne serail-ce que parce qu'il a permis
(aux Quatre Grands de formuler et d'6claircir leur poli-
tique a 1'6gard de I'Allemagne. Comme M. Marshal l'a
soulign6 : 4 Les divergences essentielles ont 6t miises
pour la premiere lois en lumiere et sont maintenant
inettemenl d6finies. ,
M. Marshall n'a pas cach6 l'importance des divergen-
tes qui s6parent la Russie des puissances occidentales.
On nous dit que M. S.aline a admis la possibility de
compromise u:t6rieurs. C'est une bonne nouvelle, mais
en tournant nos regards vers les populations d'Europe
frapp6es par le malheur, nous devons nous demander
combien de temps nous pouvons nous permettre d'at-
tendre. Sur le plan politique, on a de bonnes raisons
pour se montrer r6serv6 el patient; sur le plan 6cono-
mique, on n'en a aucune. '
2. Daily Telegraph (30/4) :
4 Dans sa declaration radiodiffus6e sur lat Conf6-
rence de Moscou, M. Marshall a dite qu'elle avail faith
quelques progrbs, mais avec une lenteur deplorable *.
La question que la plupart des observateurs se pose-


ront probablement est la suivante : Combien faudra-t-il
de temps 61ant donn6 la lenteur des d6bats A Mos-
cou pour que l'on aboutisse A des decisions sur
'n'imporle lequel des problmmes essentiels relalifs A I'Al-
lemagne ?
Si l'Allemagne ne peut 6're administr6e comme un
tout avec la collaboration de la Russie, la Grande-Bre-
tagne et I'Am6rique doivent r6gir leur zone sans 1'U. R.
S. S. Elles doivent s'efforcer autant que possible de-
rendre leurs zones aptes A se suffire de sor.e qu'elles
puissent payer, A l'aide d'exportations induslrielles,.
,leurs importations, y compris les products alimentaires
iqui en constituent I'essentiel, car actuellement les deux
puissances occupants sont obliges d'effectuer le regle-
ment de ces imporlations.
Bien que la fusion 6conomique des zones britannique
et am6ricaine ail 616 d6cid6e il y a sept mois, la situa-
tion s'est s&rieusement aggravee, en particulier a cause
'des divergences existent dans les m6thodes administra-
tives. Une action immediate s'impose, impliquant des
changemen's important, particulierement dans la zone
britannique, et c'est sans double la raison pour laquelle
M. Bevin s'est arrWte inopinement A Berlin A son retour
'de Moscou, pour conf6rer avec les autorit6s de la zone.
Toutefois, la Grande-Bretagne ne peut A elle seule r6ta-
blir la situation, et elle ne peut se permet.re non plus
'de continue A dissiper une part considerable de ses
resources en dollars, pour 6quilibrer les finances de'
l'Allemagne. Une collaboration plus l6roite avec l'Am6-
rique s'impose d'une fagon imperieuse, et si .le rsultat
n'est pas du goit de la Russie, celle-ci n'aura a s'en
prendre qu'A elle-m6me. i

S3. Times (30/4) :
c A la suite de l'Nchec de la Conference de Moscou,
l'attention bri:annique et americaine se concenlre sur
I'Allemagne occidentale et sur les perspectives actuelles
de redressement economique dans la zone anglo-am6ri-
caine. On ne peut pas dire que ces perspectives soient
encourageanles Il'heure actuelle.
Le plan de fusion 6conomique n'est pas devenu une
r6alit6. On n'applique avec fermet6 aucune politique
6conomique coh6renle. Les Eta:s, agissant unilat6rale-
mnent, peuvent maintenir des avantages locaux aux dd-
pens de l'ensemble de la zone. Et tant qu'une unit
administrative r6elle ne sera pas 6tablie, la zone ne
peut faire aucun progr6s dans le sens d'une ind6pen-
'dance 6conomique ; en meme temps, les subsides bri-
tanniques et ambricains ne peuvent diminuer sensible-
ment.
LA, 6galement, comme 1'a dit M. Marshall, c nous ne
pouvons ignorer le facteur temps ;. Le problome est
urgent. Sans aucun doute, il a figure au premier plan
,des discussions qui se sont d6roul6es A Berlin la se-
maine derniere, entire M. Bevin, Lord Pakenham et les
fonctionnaires britanniques, qui ont peut-6tre examine
6galement quelles possibilities il y avait d'agrandir la
zone commune, en y int6grant la zone francaise. L'in-
vita:ion aux deux autres grandes puissances de s'asso-
cier A celte fusion tient toujours ; les Russes la rejet-
tent, mais une acceptation de la part de la France se-
rait bien accueillie. Quoi qu'il en soit, le moment sem-
ble venu d'envisager, dans I'organisation de la zone
commune anglo-am6ricaine, un progres plus substantial
que l'unite 6conomique quelque peu ih6orique qui a 61:
etablie jusqu'ici, et qui n'est appuyee ni par une unit
poliiique, ni m6me par une unit administrative ruelle.
L'Lchec de la Conference de Moscou lui-meme ne jus-
tiflerait I'abandon de l'espoir de voir r6aliser l'unitB
6conomique et politiqre de 1'Allemagne; mais il just'i-










BULLETIN QUOTIDIEN -E PRESS TITANGARE.


fie la cessation d'une politique qui ferait disparaitre
tout espoir de redressement. >


II. PRESS AMERICAINE


Revue de la press amdricaine du 29 avril 1947
1. Le discours du general Marshall
Toute la press reproduit en premiere page des extraits
du discours prononce hier soir par le general Marshall aIn
radio amerioaine. Les titres des journaux souligncnt que
le g8neralissime Staline a cxpri'md 1'espoir que des com-
promis permettront i la longue de r6gler les probl6mes
allemand et autriciien. Ils reprennent 6galement Ta d6cla-
ration du general Marshall indiquant que les U.S.A. ne peu-
vent pas atlendre que ces compromise naissent de I'dpuise-
ment de l'Europe. Les correspondents politiques i Was-
hington reconnaissent que le secretaire d'Etat s'est exprimC
avec fermet6 et moderation. Meme le r6dacteur du journal
liberal P. M., Lerner. crit ii propos du general Marshall :
c Je peux dire qu'il n'est pas une personnalitb politique
dans notre pays aujourd'hui qu'i ne mdrite plus compltte-
ment notre respect. .
Les 6ditoriaux du Philadelphia Inquirer et du New York
Herald Tribune rel6vent les passages du discours qui font
porter sur la Russic la responsabilit6 de 1'echec de Moscou.
Inais ils concluent en exprimant lear espoir qu'une entente
se rdalisera entire les U.S.A. et la Russie au sujet de l'Alle-
mnagne.
Le New York Times constate que 1'expose du g6ndral
Marshall ajoute du poids A l'accusation qu'il porte contrea
le gouvernement russe, accusation selon laquelle le gouver-
nement russe est responsible de 1'6chee de la Conference.
11 est responsible parce qu'il a rendu impossible un accord
en insistant pour obtenir des reparations en Allemagne -et
en Autriche qui aggraveraient la situation dconomique de
toute l'Europe. I1 en r6sulterait ainsi de nouvelles dicta-
tures ct de nouveaux conflicts. Bien que Marshall ne l'ait
tas dit, cc n'est pas un secret de dire que c'est dais une
tell situation ale les communistes placent leuri espoirs
Crt editorial relive le contrast entire 1'attitude dilatoire du
gen6ralissime Staline et celle du gindral Marshall qui a
soulign6 que le temps est un facteur ddcisif your le reli-
vement de l'Europe.
L'dditorial du Washington Post declare notamment que
Marshall se rend compete du but que vise I'absence de
cooperation des Russes. C'est a la ftis de chasser I'Amd-
rique de 1'Europe... et de laisser 1'Europe aller h la drive
jusqu'A sa dissolution. Le SecrBtaire d'Etat a vu le sable
s'ecouler rapidement dans le sablier. Si les Busses peuvent
obliger les Allids a parter au lieu d'agir, ils pensent qu'ils
11iriteront de l'Eirope. La doctrine Truman n'est inter-
venue qu'in extremis Le temps press. La Ruhr, atelier de
toute I'Edrope, dolt occuper la premiere place dans lea
projects des Etats-Unis. Le Secr6taire d'Etat le sait. II le
isontre en parlant de la Ruhr en t6te/de son discours i la
radio. Le premier rasultat de la Conf6rence des ministries
des Affaires 6trang6res a dt6 l'accord pr6linminaire qui s'est
faith A co sujet entire 1'Amdriquse et la France. Marshall ine
parait pas partager le manque d'appreciation qu'avait son
prdd6cesseur de l'importance de la France. Au contraire, 11
a fait beaucoup en cherchant a satisfaire les besoins
frangais en carbon pour entrainer la France dans une
unification do la zone frangaise d'occupation en Allemagne
avec la zone anglo-amdricaine. Cela doit dtre maintenant le
but de ]a dinlomatie americaine. GrAce A un plan dcono-
mique pour la Ruhr et h un emprunt de la Banquc Inter-
nationale accord- k la France, les U.S.A. out en lear pou
voir le salut de 1'Europe occidenttle.-
Learner, dans un editorial de P. M., aprbs avoir rendu
homemage an general Marshall pour sa franchise ct sa nt-
tete, fait ressortir que le conflict centre Moscon '-et Washington
est tout enter base sur les conceptions russe et ameri-
caine qui sont diam6tralement opposes en ce qui concern
le relivement allemand. Les Russes, dit-il, veulent une Alle-
magne centralisde politiquement avant d'&tre centralisde


6eonqmiquement, alors que les U.S.A. cherchent le con-
traire. Learner souhaite que les espoirs exprimns par Sta-
line au gdndral Marshall se r6alisent.

2. Palestine
La press announce en premiere page que 1'Assemblhe spe-
ciale des Nations Unies a commence les debats sur la Pales-
tine et qu'elle a lu M. Varanha, President de cette .session.

3. Les declarations de M. Wallace

Les dCclarations faites par M. Wallace h sa conference de'
press d'hier sent rapportees danos toute la press qui signal
qIuc l'ancien vice-president continue ses attaques centre la
doctrine Truman.
Le New York Times, sous le titre : L Les Frangais sont
pres de la guerre civil, declare Wallace ", reprend la decla-
ration de M. Wallace indiquant que ]a doctrine Truman
aurait provoqud un conflict entire les diverse fractions de
l'opinion frangaise, conflict qui est proche de la guerre, civil.

4. Nouvelles de France
La press continue A publier un tres grand nombre d'arti-
cles sur la situation colonial et sur le voyage du Pe6sident
en Afrique Occidcntale Frangaise.
Une d6piche de Campbell, datee d'Alger, adressee au New
York Times, public les declarations faites par Messali Hadj
qui a demand qu'une Assemblie Constituante du people
alg6rien soit Etablie pour determiner la forme du gouverne-
Inent que devrait se donner I'Alge6ie. Dans cette interview,
Messali Hadj a soulign6 que les Arabes ne font confiance
ni au parti socialist, ni au part communist don't ils eurent
des raisons tie se plaindre dans le, passe. II a dementi les
accusations portees centre lui par la police franaaise, selon
lcsquelles il aurait provoque des discourse pour soulever Ics
Arabes.
La press reproduit cgalement de nombreuscs informations
sur la situation politique i la veille de la rentrde du Parle-
ment frangaig. Une dp&ch.e A.P. de Paris dit notamment
que le gouvernement de coalition fait face ha n avenir incer-
tain a la veille de la rentree du Parlemient qui, api:os un
cong6 d'un mois. va s'attaquer a un ensemble de problimes
controversies sur les politiques 6trangBre et int-rieure fran-
gaises. Divises sur la plupart des autres sujets, les trois
principaux parties du cabinet Ramadier paraissent unis sur
un point seulement, 'opposition A de Gaulle ct I son Ras-
semblement du Peuple Frangais.
Une autre d6peche. au New York Times signal que les
6:ections des administrateurs des Assurances sociales don-
nerent 59 % des votes aux candidates de la C.G.T. et 28,55 %
h ceux des syndicats chrdtiens. Un long editorial au New
York Herald Tribune reproduit les declarations d'un porte-
parole du government frangais indiquant que le plan
Monnet de rel6vement de la France souffrira probablement
de la p6nurie de. bd6 actuelle. La n6cessitC d'achcter 300 mil-
lions de dollars de ble i'annne prochaine obligera la France
h donner une priority i cet achat sur les achats de materiel
destined a la reconstruction et A la modernisation de la
France. Cet article signal, en outre, que, de source auto-
risce, on dit aujourd'hui que Ies declarations faites par des
fonctionnaires du gouvernefent ct par le parli communist
selon lesquclles les U.S.A. dtaient totalement on large-
ment responsables de la p6nurie actuelle de bl& sont
inexactes.

ajpLE iR POnT DE MI, MARSHALL SUR LA (:ONFERENCE DE
Moscou (New YorkH Irnal f.Tribune, 29/4):

< Le rapport du Secr6taire d'Etat Marshall au pays
aborde franchement le probl6me signs fiorilure de' lan-
gage. Le Secr-taire essayait de toute evidence d'expo-
ser en tbute objectivity les rsultats d" 'a C:n)ilfrence
de Moscou, et s'il a etL parfois difficile de le suivre, c'est
parce que les questions 6voqu6es A Moscou sont elles-
mimes ccompliquies, qu'elles suscitent de violent con-
flits de droit, d'interet et d'interpr6tation. Ma t aussi
complexes que puissent Wtre ces problems, il ne faut









4 BULLETIN QUOTIDLmN DB PRESB B*rANGJIR


pas se meprendre sur la fermete avec laquelle le Secrm-
taire d'Etat d6finit la position amricaine et repousse
toute idCe de nouveaux compromise fond6s sur le fait
qu'on ne tiendrait pas compete des v6ritables divergen-
ces en jeu. Dans toutes les negocialions qui ont eu lieu
depuis la Coifelrence de 1'Atlantique, on n'a jainais
parl& tout a fait de cette facon. Il est impossible de
nier le fai; que ce rapport est trbs different des <: ac-
cords > qui ont faith suite a la Conference de Yalla et
ide Potsdam, ou m6me des rapports optimists et c"nici-
liants que le Secretaire d'Etat M. Byrnes a faith plus
d'une fois sur des difficultCs temporaires. Nous sommes
maintenant sur un terrain solid, comme -nouv, ne
l'avons jamais 61.6 auparavant; nos relations avec la
Russie reposent sur de nouvelles bases, et si l'on dolt
parvenir a un accord maintenant, il faudra y arriver
par des mcthodes diff6rentes et plus solides que cells
que l'on utilisait dans le passe.
Nous pensions que ces-bases de franchise et de fer-
met6 sont meilleures que les incertitudes du passe. A
cet 6gard, nous pensions que la Conference de Moscou
represent un progress utile et qu'elle rapprochera le
monde d'une paix veritable. Mais nul ne peut s'enmpd-
cher de tonir compete des difficulties que cette polilique
reprsucnte, ni de la sagesse.et de la resolution que cette
itche reclamera. a

b) LES RELATIONS INTERALLIEES (New York Herald Tri-
bude, 30/4, edition europ6enne) :
< L'entretien Staline-Bevin confirm de facon dcla-
tante ce qie I'on souplonnait depuis longlemps, ;i sa-
voir que M. Staline lui-m6me est loin d'etre comple-
tement inform& par ses subordonnds sur les questions
d'imporiance vitale. Ensuite, cet entretien et les n6go-
ciations entreprises en vue de la revision du traitC
anglo-sovi6tique prouvent de facon 6vidente qu'un des
premiers objectifs de la politique 6trangBre sovietique
est d'empccher a tout prix la r6alisalion d'un accord
viable en matiore de politique etrangere entire la
Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Enfin, la declaration
de M. Staline, d'aprds laquelle l'Angleterre pourrait
considerer la zone d'occupation britannique en Alc-
magne come une source de main-d'oeuvre aux depe is
dti rest de l'Europe, et la declaration de M. Vychinsky,
d'apres laquelle l'Angleterre pourrait restreindre sais
hesitation les libertes civiles pour obtenir un trait
avec 1'Union Sovietique, revelent la scission profonde
et fondamentale qui spare l'Union Sovi6tique du
monde occidental. v
(STEWART ALSOIP.)

Ic) LE PROBLEM PALESTINIEN ET L'O.N.U.
1. New York Times (28/4) :

< II y a suffisamment matiere a controversy dans
cette tache apparemment simple, qui consist a nom-
mer une Commission d'enquete. Quelles nations seront
representees A cette Commission ? Comment un orga-
nisme neutre peut-il etre amend A modifier coe situa-
tion decourageante ? D.ans qe problem, nous ne pou-
vons faire de provisions longtemps a l'avance. Nous
pensions cependant que 1'e61ment esscntiel n'est ni poli-
,tique ni economiql, mais human. Nous avons une
lourde obligation h 1'6gard des martyrs de la second
guerre mondiale. Ii faut decider si oui ou non certain
d'entre eux vont trouver un pays oh s'installer enfin.
Mais tous que ce soit en Palestine ou ailleurs ont
le droik d'avoir un foyer. L'Assembl6e sera fl6trie, ainsi
que no s tous, si 1'on ne faith pas de progres dans se
sens au course de cette session. >.


2. Chicago Sum (28/4) :
De toute evidence, on ne pourra trouver aucune
solution, si les puissances continent A lutter entire
elles. La Commnission d'enquite que I'Assemnbl6e actuelle
dolt nommer ne peqt rtussir dans sa tfiche que si elle
s'l6evef a un niveau v6ritablement international et que
si elle adopted une solution Cquitable pour les Juifs et
les Arabes. De loute fagon, il faudra trouver une solu-
tion et on ne peut le faire que si I'O.N.U. se montre
capable' de s'&lever au-dessus de considerations pure-
ment nationals, ce .qui, apres tout, est le rble des Na-
tions Unies. Le prestige de cet Organisme sera grande-
nent rehaussC, si les debats relatifs au problem pales-
tinien se terminent par un succes. >


111. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press soui6tique du 29 aoril 1947
Tous les journaux paraissent. Les rubriques 4trangires
sont d'une page A une page et demie. Les informations in6-
dites se trouvent concentrees dans la Prauda, les autres
quotidiens n'ayant pas paru hier ; les preoccupations s'6che-
lonnent sur trois plans, avec de nombreuses interference :

1. Le bilan de la Conference de Moscou
Deux commentaires portent sur des points concerts de la
Conference ; deux autres traitent l'ensemble de la question.
a) Dans Y'Etoile Rouge, Gindulen consacre son feuilleton
a la question du trait avec 1'Autriche. Dans son introduc-
tion, l'auteur oppose les .dclaratioAs deo M. Molotov sur les
efforts entrepris par la delegation sovietique, en vue d'ob-
tenir un accord aux tentatives de la delegation americaine
pour rejeter la responsabiit6 de l'echec sur la delegation
sovi6tique et s'inscrit en faux centre ce dernier point de vue.
Suit un long expose appuyd d'une masse de faits concrets
tendant i d6montrer que les multiples variantes proposes
par les d6elgations des U. S. A. et de la Grande-Bretagne,
dans la question des biens allemands, se oamenaient A enle-
ver lesdits biens a 1'Union Sovidtique pour les remettre i
ceux qui, en temps de guerre, ont collabore activement avec
Hitler et selon la formule dp Molotov. Gindulen rappelle
ensuite que, d'apres la lettre de M. Harriman du 7 sentcmbre
1945, l'Union Sovietique dispose des biens allemands en
Autriche. IIt conclut en repetant que la commission, charge
d'examiner avant le prochain Conseil des ministries les
questions pendantes du trait autrichien no parviendra a
un resultat positif que si les Allids occidentaux s'en tiennont
aux .ccis.ons prises en commun avec autant d'esprit de suite
que l'U. 11. S. S.. Car, le gouvernement sovietique s'en tient
invariablement aux decisions prises .en commun a Potsdam
et ne saurait, pour les interets sordides des groups capi-
talistes d'Angleterre et d'Amerique, ceder sur les int6rets
du people sovietique.
b) Dans la secon.de parties de la chronique international
de la Pravda, Viktorov critique 1'accord franco-anglo-am&-
ricain sur le carbon. (Voir I'article plus loin.)
c) Enfin, aprbs les Izue'stia, la Pravda d'auj.ourd'hui con-
sacre son editorial de la premiere page au bilan de la
Conference de Moscou. Deux critriums doivent 6ire presents
a 1'esprit, expose l'organe du parti, lorsqu'on veut apprecier
la Conference de Moscou : d'une part, I'ampleur des pro-
bl6mes pos6s et don't la solution exige du temps. D'autre
part, le fait qu'une lutte a acharnie a s'est deroulee autour
des decisions de Yalta et de Potsdam et que les tentative
des delegations am6ricaiqe et britannique pour les remettre
en question ne pouvaient que retarder la march des deli-
berations. Si l'on tient compete de cc double criterium, le
bilan positif de la Conference se traduit par les faits sui-
vants : 1 dans une sCrie de questions essentielles, on s'est
mis d'accord ; 2 la position rdelle de chaque pays s'est
rev6ele ; 30 les decisions de Yalta et de Pots.dam n'ont pas
4te modifies. En un mot, la Conference < a commence a
r6soudre le probl6me allemand ,. Certes, des questions fon-


*








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARB


damentales, dconomiques notamment, n'ont pas evo!ud et
11 reste encore bien des difficulties A r6soudre. Mais elles
peuvent 6tre surinonttes si l'on observe les r6gles de la
cooperation international. Ceux qui parent de, l'ichlec d.
la Conference comptnient obtenir la revision de Potsdam
et de Yalta. C'est pour eux seulement que la Conf'rence a
done constitute un 6chec. La legon qui se dIgage des discus-
sions de Moscou, c'est que la paix exige le respect des d6ci-
sions prises en commun pendant la guerre et au leudemain
de la victoire.

2. 1.es rdpercu.sitons de la politique anflof- amrricaine

-Le th6me est surtout traits par voie d'informatious. Si
l'on ne tient compete que des texts inedits, on relive deux
depeches Tass sur la politique am6ricaine en Allemagne
(extraits du journal danois Land og Folk sur la non d6nazi-
fication et de l'United Press sur 1'envoi en Allemagne du
Dr. Eckener). Deux dip&ches sur les revendications en Ch!ne
d'un leader de la Ligue d6mocratique. Deux dp&eches sur le
Japon (procrs des criminals de guerre, les rusultals des
elections). Deux cou'tes depeches sur l'aide a la Gr6ce. Un
te6lgramme de Varsovie bur les conversations Bevin-Cyran-
kiewicz (eommunique official), et la conclusion positive des
pourparlers economiques polono-britanniques. Dans les
Izvestia, un bref compete rendu di livre < The Wind in ith
Olive Trees s. La critique sovietiqne relieve particuliirement
les passages sur 1'Espagne, montrant comment u le regime
franquiste subsiste en grande parties grAce aux soutiens
exterirurs 2, et la prmpagande en faveur du gouvernement
de Madrid par une serie de journaux ane6ricains. II cite la
phrase de Plenn :' a La politique am6ecaine a fortifli et
continue de fortifier 1'autorite fasciste en Espagne. ,

3. Le mouoement ddmocozatique dans le monde
Copieusti d6p ches Tass sur le proc6s de Helsinki et 1a
discours du marchal Tito h propose du plan cdp cinq ans
Compte rendu en trente lignes du discours prononc6 par
Maurice Thorez A Choisy-le-Roi. Extraits du Neues Deutch-
land sur le congres de l'organisation communist de Bade.
La rubrique de la Pravda a pour aider les agitateurs et les
propagandists > est encore consacrne aujourd hui aux ques-
tions 6trang6res. Poukhlov y traite des a transformations
economiques dans les pays de 1'Est et du Sud-Est europden ,.
Deux brefs communiques sur la visit A Kiel du directeur
general de 1'U. N. R. R. A..

APRAS L'ACCORD FRANCO-ANGLO-AMERICAIN SUR LE CHAR-
BON ALLEMAND (Pravda, 29/4) :
a Quel:e est la signification pratique de 1'accord tri-
parlite sur le carbon en ce qui concern la France ?
D apres le plan Monnet, la France a besoin de 500.000
tonnes de carbon par mois pour le deuxieme semes-
tre de.1947 et d'un million par mois pour l'ann6e 1948.
Les fournitures de carbon reques par la France sont
de l'ordre de 230.000 tonnes pour le mois de mars et
de pr6s de 240.000 pour avril. D'apres I'agence A.F P.,
les experts espbrent que lorsque l'extraciion de char-
bon, dans les hassins de la Ruhr, d'Aix-la-Chapelle et
de la Sarre atteindra 340.000 tonnes par mois, la France
recevra au total 270.000 tonnes par mois. Il est done
evident 'ue le nouvel accord ne r6soud pas le pro-
blame du carbon de la Ruhr en ce qui concern la
France. Tout d'abord, le chiffre de 270.000 tonnes par
mois est insufflsant et ne repr6sente qu'une augmenta-
tion 16g6re par rapport aux quantit6s de carbon re-
Cues par la France pendant les mois de mars et d'avril.
Ensuite, aucun sympl6me ne permet de conclude que
1'extrtciion du carbon des bassins de la Ruhr attein-
dra rapidement les chiffres pr6vus dans l'accord.
A la luminre de ces donnres, on comprend ais6ment
la froideur avec laquelle l'accord tripartite sur le char-
bon a Wte accueilli en France. Les champions de cet
accord se rendant parfaitement comp4e qu'il n'a aucune
aignification pratique, 6voquent l'importance de la a re-


,connaissance de principle : des revendication.s fran-
gaises sur le carbon de la Ruhr.
Les journaux frangais qui dependent P'accord nient
que celui-ci revet un caractere politique quelconque,
mais en signant l'accord sur le carbon la d616gation
francaise a, pour ainsi dire, admis la possibility de
la prolongation de la domination unilatlrale des Anglo-
Am6ricains dans la Ruhr, contrairement aux decisions
de la conference de Potsdam. De sore qu'en r6alit6 ce
ne sont pas l'Ang:eterre et les Etats-Unis qui font des
concessions, mais bien la France.
Les journaux francais qui d6fendent I'accord essaient
de justifier les concessions faites par la France en in-
voquant le fail qu'elle a maintenant des promesses for-
melles de la part de 1'Angleterre et des Etats-Unis de
soutenir ses revendications a l'6gard de la Sarre. Mais
la question de la Sarre ne peut nullement 6tre resolue
par des actes unilat6raux d'un group de puissances.
Cette question relive de la competence des quatre puis-
sances al i6es occupants. Celte fois encore, I'argument
des d6fcnseurs dc l'accord anglo-franco-ambricain sur
le carbonn ne r6siste pas a la critique.
(VIKTOROV.)


IV. PRESSE BELGE


LE FER ET LE CARBON ALLEMANDS (La M tfoapifoe, 29/4,
catholique) :
e M. Bidault revient de Moscou avec un petit success,
ce qui est d6ej beau, puisque les trois autres < Grands 3
n'en rapportent rien. II apporte du carbon de la Ruhr,
ou du moins la promesse d'en avoir davantage, quand
la production augmentera. Esp6rons que les mineurs
allemands ne d6joueront pas ce calcul en se croisant
les bras.
La France vourlrait comp'6ter cet accord on obtenant
iue tout le carbon de la Sarre lui soit laiss6, sans
que sa part de celui de la Ruhr soil r6duite. Pour cela,
il faut d'abord que le rattachement 6conomique s'ef-
fectue, ce qui ne depend plus que d'elle : les Anglais
et les AmBricains y ont consent; si elle veut attendre
I'assentiment de M. Molotov, I'alraire risque d'A:re per-
due. Le rattachement est annonc6 depuis des mois; la
population I'attend avec impatience, llie pourra se re-
tourner si ses espoirs sont de6us. La measure projetbe
a djia.contre elle les communists sarrois et les socia-
listes allemands. >


V. PRESSED SUISSE


VERS ITNE EVOLUTION DE LA POLITIQUE ALLEMANDE DE LA
GRANDE-BRETAGNE ? (National Zeitung, 29/4, edit.
du .soir)':
Sans aucun doute, M. Bevin va maintenant s'efforcer
de remettre en march le m6eanisme de la fusion des
zones occidentales d'Allemagne qui s'est rouill si vile,
et en oulre de raccommoder, d'une facon ou d'une au-
Ire, les dArhirures politiques et 6conomiques de cette
region de 'Europe. Pour la politique anglaise, il s'ngit
IA d'une question vi'ale. Si 1'en ne chasse pas le spectre
de la faim, la production de la Ruhr n'augmentera pas;
sans accroissement des eoortations de carbon, aucune
amnblioration des rapports franco britanniques, aucune
possibility de s'affranchir de la tutelle am6ricaine.
Dans fes semaines A venir, le ministry anglais des Af-








6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGERE


laires &trang6res, qui est d6sormais officiellement res-
ponsable pour les lerritoires o'ccupes par les Britauni-
ques, applquera certainement toute son energie au pro-
bl6me allemand.
Certes, opposition qui spare le.s Anglais et les Am6-
ricains n'esi pas, tant s'en faut, caract6ris6e par une
intransigeance scmblable a celle que l'on constate dans
les rapports entire Russes et Anglo-Saxons. Cependant,
il ne scra pas facile d'harmoniser la politiique allemande
du gouvernement travailliste avec la ncuvelle poliiique
du president Truman. Les Britanniques vuudraient
6tendre les pouvoirs politiques des organismes bizonaux
jusqu'A transformer ,ces services en un gouvernement
de l'Allemagne occidentale, et ils voudraient en mm^me
temps, d'accord avec les socialistss allemands, r6orga-
niser 1'6conomie de cette region conformBment aux
principles qui ont actucllement course en Angleterre. Ces
remedes ne sauraient plaire aux Am6ricains. S'appuyant
principaleiment shir la Bavibre conservatrice et federa-
liste, ceux-ci d6fendent l'idee d'une f6d6iration d'Etats
de I'Allemagne de l'Ouest, aux liens tres-laches, qui au-
rait comme organisme central un a Conseil de pays ,
form des premiers ministres des huit Etats la compo-
sant. En outre, ils ne consentiront a investor de nou-
veaux capitaux que s'ils recoivent la garantie qu'on re-
nonce A faire d'autres experiences collectivistes .
Les Anglais ne sont pas libres de leurs mouvemenis.
Ils ne peuvent rien faire pour le moment- sans ]'aide
am6ricaine, et meme ils essaieront sans doute d'ici peu
d'obtenir que les Am6ricaiis assument une part sensi-
blement plus forte des charges qu'impose I'Allemagne.
De plus, les plans de Washington r6pondent beaucoup


mieux aux d6sirs des Alli6s de l'Ouest que les id6es
ceniralistes ids Britanniques. Faut-il done penser qu'A
la fin M. Bevin confondra entierement sa politique aves
cehe des Americains ?
I1 est hors de doute qu'il devra all-er A leur rencontre,
Mais on peut parfaitement concevoir et hien des
voix en Angleterre conseiflent de s'engager dans cette
direction que la Grande-Bretagne s'efforce prochai-
nement de trouver une politique europeenne qui per-
mette a Londres de ne point apparaitre comme un sim-
ple satellite de Washington. Les possibilities existent,
c'est incontestable. Au lieu de cr6er an Etat d'Allema-
gne occidental centralis6 et ayant la Ruhr pour co-
lonne ver,6brale, il est 6galement de l'int6rRt des An-
glais dincorporer l'Ouest de l'Allemagne a l'Europe
occidentale et de former ainsi un ensemble 6conomique
assez important pour faire face m6me a l'Amerique
comme une entity indt6pendante. La conclusion de l'al-
liance franco-brilannique a la veille de, la 'Conf6rence
de Moscou costituait un premier pas dans cette voie.
Revenant de prendre di repos dans le Midi de la Fran-
ce, c I'homme 6nergique 2 du cabinet travailliste,
M. Herbert Morrison, s'est arrl16 quclques jours a Paris
pour discuter avec les ministry frangais des possibilities
d'une collaboration plus 6troite entire les deux pays.
On fera bien d'observcr avec attention les isympt6mes
de la nouvelle politique europ6enae du gouvernement
travailliste. Tout comme Staline, M. Bevin ne dedaigne
pas de metire finalement en oeuvre les id6es de ses cri-
tiques les plus violent. >
(Du corresponv.'ant d Londres de la National
Zeitung.)


S.~~~~~~~ ~ ~ P.LIp.2,reNclPai 130 rx 6fs


& P. L. Imp. 27, rue Nicolo. Paris 31.3009


Prix : 6 frs.




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