Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: April 18, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00077
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSE,
D s AnTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentution
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')



BULLE



DE 'PRE

18 avri; 1947.


I I r zu 1 < t
LA DOCUMENTATION FRAN(AISE AIRES ETl4G Ss
~-- .-------- -- // j5 VI D'INFORMAT iN
ZE E







TIN QUOTIDIEN



SSE ETRANGERE

Nouvelle S6rie No 647


SOMMAIRE

I. PRESSE BRITANNIQUE.
a) Apres la cr6ation,du R. P. F.:
1. Tribune (travailliste, 18/4).
2. Spectator (conservateur, 18/4).
b) Lcs rapports anglo-sovietiques (News COhron~Lc,
18/4).
c) Le remaniement partiel du Cabinet britannique
1. News Chronicle (18/4).
2. Times (18/4).
11. -- PRESS AM]RICAINE.
Le project de pacte a quatre a la Conf6rence de
Moscou :
1. New York Times (16/4).
2. Phidldelphia Inquirer (16/4).
3. WIasihingboia Post (16/4).
111. PRESS SOVIATIQUE.
IV. PRESS BELGE.
AprBs la creation du R. P. F.:
1. Le Petrple (18/4).
2. La Lanternte (17/41
V. PH1SSE SUISSE.
a) Les problmes 'de 1'Union frantaise (Naftioal
Zeitung (17/4).
b) La question sarroise (Tribune de Genvde, 17/4).

I. PRESS BRITANNIQUE


Reoue de la press britannique diu 18 awril 1947
Le rempaniement partiel du Cabinet britannique et 19S
declarations d'un d6put6 conservateur selon lesquelles, des
S fuites auraient permis certaines sp6cul.ations en Bourge la
veille du d6bat du budget par M. Dalton south les deux non-
velles les plus importantes du jour. M. Dalton aurait promise
de faire une enquete en ce qui concerre les fuites sur le
project du budget. Quant au remaniement ministdriel, il
permet un Blargissement du Cabinet : Lord Pethick-Law-
rence, secretaire pour 1'Inde et la Birmanie, d6missionne
pour laisser la place au Comte Listowell; M. John Hynd
quitterait son poste de Chancelier du Duch6 de Lancaster
et 4e ministry pour les Affaires allemandes pour occuper
cclui de ministry des Pensions. Lord Inman deviendrait Lord
4


du Soeau Priv6, Lord Pakerham, ancien sous-secr6taire
d'Etat I la Guerre, prendrait la place de John Hynd.
La chronique exterieure est assez mince, la ConfBrenCe
de Moscuu semble interesser dL moins en moins l'otlnlon.
Plusieurs journaux annoncent que 111 parlementaires bri.
tanniques ont adress6 une lettre chaleureuse a M. Wallace.
Enfin, la situation politique de la France fournit matiere a
deux aslez longs articles dans le Times et le Mancheser
Guardian et t deux plus courts dans le Daily Telegraph et
le Daily Worker. L article de fond du Times porte aujour-
d'hui sur les travaux du Conseil de tutelle.
1. France
Le correspondent particulier du Times & Paris analyse
avec soin la situation politique frapnaise telle qu'elle se
pr6sente h la lumibre de l'affaire de Madagascar et avant
la rentrec de l'Assemblie. Apr6s avoir rappel6 que M. Thorez
et le part communist se refusent a soutenir la politiqilo
imp6riale de M. Moutet, ce correspondent estime que 1'af-
faire actuelle ne pent pas Ctre isolce des probl6mes plus
important que constituent A l'int6rieur la champagne poli-
tique du g6ndral de Gaulle et dans le domaine ext6rieur
1'Pchec de la Conf6rence de Moscou.. I1 fait 6tat d'un com-
muniqud du Bureau central du parti communist selon leI
quel la champagne du g6ndral de Gaulle est directemenl
inspiree par la politique du president Truman et serait &
la solde de la reaction am6ricaine.
Lo correspondaut dwi Manchester Guardian fait etat des
declarations de M. Ramadier lors de la conference de press
qui s'est tenue hier et de l'impossibilitb oh se trouverait le
President du Conseil de contlrler 1'activit6 du part commu-
niste. 11 remarque que l'6chec de la Confdrence de Moscou
enleve de la force A tout appel A 1'Union et que la situation
A Madagascar conutitue un atout pour le parti communist.
Tout d'abord clui-ci fait appel A l'aversion des masses
frangaises pour tou'e entreprise militaire dans les colonies;
surtout si, comme pour l'Indochine, des troupes autres que
celles de la L6gion Etrang6re doivent 6tre utilisdes.
Le courant d'opinion cause de graves soucis an part
socialist. De plus, il y a la question constitutionnelle :
I'arrestation* de d6put6s malgaches pou'rra avoir de graves
repercussions dans les territoires d'outre-mer et inspirerait
de graves doutes sur la valour de la representation parle-
mentaire si les elus ne jouissaient pas, comme leurr con-
freres de la MAtropole, de 1'immunlt4 parlementaire.
Le Daily Telegraph tc demand qitel sera l'accueil reserve
au general de Gaulle lorsqu'il parklra a Marseille et A
Bordeaux. Jusqu'k maintenant, 11 n'aurait parl que dana
les villes oh il 6tait str d'avoir un auditoire de sympa-
thisants.
D. Richard, dans le Daily WorkeAr, announce que le. M.R.P.
se joint aux autres parts dans la lutte centre le general
de Gaulle, mais qu'en revanche tous les anciens vichyssuis
se joignent A. lui. Des coniitCs de .vigilan rdpublicaine nal-
traient de toutes parts en France pour coumbattre 'action
du gdenral de anulle.

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_ ___ __ __ I-~Yli~LI-
C









8UtLLTLI NUUOT)lIkN Dig Piitskt *STNKtNGii


2. -- Conference de Moscou

On trouve pen de commentaires sur la Conference ie Mo--
cou et les articles ont, dans l'ensemble, ut caract6ru (ie pure
information.
Selon le correspondent du Times, on se serait trouv. jus-
qu'A mainteaant devant des points de vue rigides et incon-
ciliables sur la plupart des probl6mes. I'Union Sovietioue
serait dans une position dUsavantageuse, inais elle n'en
aurait pas pour autant assoupli son attitude car elle scrait
persuade que les puiusances occidentales ddsirent parvenir
a un accord avec elle sur l'unit6 6conomique fe l'Alli-
magne. e MAlme s'il lui faut attendre, elle ne veut pas com-
promettre l'accord dventuel en exigeant des decisions qui,
pour l'instant, ne sati feraient pas ses revendications essen-
tielles. Elle espere probablement amener les puissances occl-
dentales A adopter un point de vue plus conciliant dans
les prochaines conferences. u
Le Times et les autres journaux, don't le Daily Telegraph,
le Manchester Guarazan, le News Chrunictc, rendent compte
des conversations sur le trait autrichien et les revendi-
canons yougoslaves. e Les Quatre Grands sont woucieux
avant tout de crder une nouvelle Autriche qui restera inde-
pendante de o'Ailemagne et qui n'aura ni le ddsir ni I'occa-
sion de se joindre A une nouvelle entreprise d'agresslon .,
tcrit Robert Waithman, dans Ie News Chionicle.
Quant A la revision du trait anglo-soviEtiquc, le corres.
pondant diplomatique de ce journal ne pen,e pas que
M. Molotov et M. Bevin se mettront d'accord avant la fin
de la Confdrence, mais il ne pense pas non plus que les
pourparlers seront abandonnes pour autant.
RJ. Cummings, du m6me journal, declare que l'opinion
publique britannique n'acceptera jamais un trait qui isole
la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. c La proposition sovid-
tique selon laquelle une clause du nouveau traits devait
interdire a I'opinion biitannique de critiquer la politique
Oqvietique vaut d'etre nientionnde, car elle montre que la
Russie a encore beaucoup A apprendre sur notre mode de
vie et le sens des valeurs democratiques. c

3. Accord anglo-italien

Le Times et plusieurs journaux annoncent qu'un accord
financier a Rt6 sign hier a Rome entire 1'ambassadeur de
Grande-Bretagne et le Comte Sforza. Aux terms de ce trait,
la Grande-Bretagne abandoinne ses demands de reparations
en change du paiement par 1'Italie de ses dettes d'avant
guerre.
D'autre, part, plusieurs journaux signalent que de. mani-
festations ont eu lieu i' Rome pour protester contre le ch6-
mage et la situation alimentaire.

4. M. Wallace
Le Daily Worker reserve sa manchette A la lettre d'adieu
que 111 parlementaires ont adressde a M. Wallace a la
veille de son depart d'Angleterre. Cette lettre lui exprime
leur sympathie et le remercie de sa contribution A I'oeuvre
de paix dans le monde.
Le Daily Worker rappelle que M. Wallace 9 regretted de
n'avoir pas etB en contact avec un plus grand nombre de
consurvateurs britanniques.

6'.- Espagne

Le correspondent particulier du Daily Telegraph A Madrid
announce l'arrestation de 48 membres important de la Con-:
.fddration anarchiste de Galicie. Ceux-ci seraient accuses
de tentative de vol A main arm6e.

6. Indondsie
Le Daily Grapl* announce que le president Truman envi-
sage de reconnaltre la Rdpublique indondsienne. L'Ambrique
aurait besoin du petrole et du caoutchouc de Java et de
Sumatra actuellement bloques par les Hollandais.
*


a) APiBS LA CREATION DU R.P.F.
1. Tribune (travailliste, 18/4) :
q I1 est encore trop t6t pour faire des pronostics sur
les chances de ,russite du general de Gaulle. Cependant,
la gravity meme du defi lance par lui aux parties risque
d'aboutir au resultat inverse de celui qu'il vise. It peut
se faire en effet qu'iJ done une plus grande cohesion
et une resistance plus durable au gouvernement de coa-
lition don't 1'6quilibre ,tait jusqu'ici pr6caire, et le trans-
forme en une nouvelle forme de Front populaire qui
se donnerait pour tAche de d6fendre existence de la
. dmocratie frangaise contre 'des desseins autoritaires.
Qu'il en soit *ou non ainsi depend des communists.
S'ils sont prets a conclure de nouveaux compromise
avec les autres parties ils assureront la survivance du
gouvernement. Sinon, ils provoqueront sa chute. Or,
leur rkcente abstention sur la question indochinoise
semble indiquer qu'ils ne prendront pas facilement la
responsabilit6 de briser eux-memes la coalition >.

2. Spectator (conservateur, 18/4) :
<< La & tendance fatal A 'donner une etiquette
< noire s ou a rouge a chacun des parties politiques
se dessine de plus en plus en France.
II semble bien que la rentr6e du gnderal de Gaulle
dans la vie politique frangaise iquivaut A une tentative
visant non a rallier les Francals, mais a les diviser, et
son plaidoyer en faveur d'un gouvernement fort est un
pas vers la dictature.
L'appel 'du g6nral. l'unit6' et a la r6forme de 1'Etat
n'est pas nouveau, mais de tels appeals se sont souvent
r6v6lds tres dangereux ainsi que certain appeals Ipyaux
A tous les hommes raisonnables.
La structure de la IV" R.publique, telle qu'elle se pre-
sente actuellement ne manque pas de d6fauts, mais les
dangers d'une revision sont grands. En bon r6publi-
cain, le general de Gaulle devrait ecouter les avertisse-
ments paternels du president de la R6publique >.

b) LES RAPPORTS ANGLO-SOVIATIQUES (NewU Chronire,
liberal, 18/4) :

c On pense que M. Bevin quittera Moscou mardi
prochain pour rentrer ed Grande-Bretagne.
1l ne rapportera sans doute pas grand',chose d'im-
portant en ce qui concern la reorganisation de 1'Eu-
rope.
Rapportera-t-il seulement un traits anglo-sovietique
rixis6 ainsi qu'il I'esp6rait avant son depart pour
Moscou? Rien ne laisse supposed qu'un project ait Wtc
mis au point on qu'on soit parvenu a un accord de
principle.
II n'y a pas lieu de s'en montrer surprise s'il est vrai,
-- ainsi que Washington l'annonce 'de facon officieuse,
que les Russes d6sirent insurer dans le trait& une
clause selon laquelle la Grande-Bretagne ne devrait sou-
tenir aucun pays a qui soit consider comme 6tant
hostile A .a Rusie ;. On rapport que M. Bevin.a rejetA
cette proposition 6tant donna qu'elle empacherait im-
m64tiatement la Grande Bretagne de collaborer avec les
Etats-Unis en Gr6ce, en Turquie et en Chine out, d'apres
les Russes, la politique amiricaine est hostile a 1' gard
kle la Russie.
II est evident que l'opinion publique britannique n'ac-
cepterait pas un trait qui isolerait effectivement la
Grande-Bretagne des Etats-Unis.
II convient aussi de mentionner une autre proposi-
tion qui vise a insurer dans. e trait une clause emp@-
chant l'opinion publique britannique de critiquer les
l *








ttI PtmSSE a-rftANGfh%


4. Nounetles de France
Callender, dans le New York Times, declare que M. Herriot
n'a pas dte consult au sujet de 1'envoi du tdelgramme d'in-
vitation A M. Wallace, t4l6gramme sur lequel figurait pour-
tant sa signature. 11 signal que les co-signataires de ce
t6legramme, MM. Schuman et Blum, avaient desire donner
un aspect neutre au voyage de tM. Wallace, pour 4viter de
donner I'impression qu'ils manifestaient de la sympathic
anx critiques addresses Ai M. Truman. L'autcur oonstate que
Sles membres des parties moderds franqais ont rcgretl que
leurs chefs aient donn6 l'impression d'apporter leur appui
A 1'invitation faite i M. Wallace de visitor la France .
Une ddpeche du New York Herald Tribune signal qu'une
censure officieuse a -td instauree A Madagascar, et relkve
i ce sujet l1s articles du Monde et du Figaro.
Une dep&cee de Paris au New York Times rapport que
les ministres communists du cabinet ont protest contre la
presentation de 1'affaire de Madagascar, tell qu'ello a 6td
faite par M. Moutet, et signal que le Figaro avait annonce
que cs ministries avaient quitt6 en bloc la reunion du
cabinet. Cctte dp&che ajoute que la situation semble
indiquer un nouveau conflict au sujet de la politiquc fran-
caisc l'6gard des territoires d'outre-mer >.

LE PROJECT DE PACT A QUATRE ET LA CONFEl:RENCE DE
Moscor.

1. New York Times (16/4) :
t Au moment oi M. Marshall est parti rendre visited
au mar6chal Staline, I'espoir de voir ia Conference de
Moscou arriver A prendre une measure decisive quel-
conque susceptible de hater la paix definitive avait Wet
reduit A n6ant ou presque. Les ministres avaient *t6e
incapable de se mettre d'accord meme sur le project
W'une alliance de quarante ans entire les Ouatre Grands,
alliance destine A nssurer le d6sarmement de 1'Alle-
magne.
Lorsque le pr6d6cesseur de M. Marshall. M. Byrnes,
avait pour la nrpmi6-e fois pronos6 une alliance de cc
genre an mar6chal Stalinp no mois de d6eembre 1945,
le marechal Staline s'6tait d(&lar6 favorable A *ce pro-
jet et avait aioute qu'il lui apporterait un anpui total.
On Teut outer one les Russes soient touiours dins les
mimes 'dispositions A cet 6nard. Bien 4es signes mon-
trent au'ils pref6reraient voir les Etats-Unis se retire
complement de l'Eurone. En fait, tout laisse A penser
que c'est l1 l1e but de la oolitinne d'obstruction et de
retard Tu'ils ne cessent de pratiquer.
En tout cas. c'est bien dans ce sens ou'il faut rom-
prendre les propositions russes visant A remplacer le
plnn ambr;on;n T.es nmenderments russe n'saurnient pas
pour seul oblet d'assurer le desarmement 'de l'Allemagne
dans le plan ambricain. uIs auraient aunsi pour effet de
er6er un Etat allemnnd centralis6, base sur la concep-
tion russe de la e d6mocratie . nvec une ai dictature
dl prolAtariat n et vne concentration de la puissance
connomif(ue et politinie m(i non senlement ferait de
l'Allemagne, comme I'a 'dit M. Marshall, a une menace
pernPtilrlle nonr 1n DT);x du monde >. mais encore
ouvrirnit la voie A la domination russe.
M. Marshnll a renois6e avee 6nepqie cette tentative
6vidente de la part de la Russie d'imnoser sa proprc
con-eptinn de la nniv. non seulement aux vaincus.
mais aussi A ses all;s. Nous sommes perssunods one le
people ambricain lui fern entitlement conflance quelles
nue nlliosent stro lIs cons anencps de sa position pour
ee qui est de 1'6chec ou 'du succes de la Conf6rence de
Moscou >.
2. PhltderlPhin Inntdirer (16/4) :
e Les renr6sentants de la France et de la Grande-
t3retagne voyant dans le plan am6ricain une garantie
valuable centre une renaissance du militarisme alle-


mand menace qu'il faut toujours craindr-e.- ava:ie~
d'emblhe donn6 leur accord de- principr, C;'est tnot A.
qu'on demandait A M. Molotov de faire.
Or, M. Molotov a 6vitB de r6pondre.
Lorsque les quatre ministres so sont r6unis voici
.7 jours, it semblait qu'il y avait au moins quelques
chances pour que 1'on parvienne A un accord sur la
question allemande. Ces espoirs n'ont pas survecu. Ils
pourront renaitre, et ils auraient toutes les raisons de
le faire. Mais il est essential que la Russie abandoned
tout 'd'abord ses efforts acharn6s pour dieter les terms
de la paix. Aucune paix veritable ne peut btre dictie
par la Russie, ni d'ailleurs par aucune autre nation >>.

:. Washington Post (16/4).
< En r6affirmant le d6sir des Etats-Unis, come
l'avait antCrieurement fait M. Byrnes, de conclude un
pacte h quatre pour assurer le d6sarmement de l'Alle-
magne, M. Marshall a prouv6 une fois de plus que les
Etats-Unis ont su reconnaitre oi est le veritable interet
'de 1'Europe. 11 y a beaucoup de vrai dans cc qu'a dit
M. Bevin lorsqu'il a fait observer que si un semblable
pacte avait exist aprbs 1919, la second guerre mon-
diale aurait pu etre 6vitee.
Pour les Anglais comme pour les Frangais, ainsi que
l'a clairement exprim6 M. Bidault, la proposition ame-
ricaine est la bienvenue, car elle repr6sente une garan-
tie efficace en fait. le seul genre de garantic qui
puisse 6tre efficace centre une nouvelle menace
d'agression de la part de I'Allemagne. Mais pour les
Russes, la proposition am6ricaine ne semble pas le
moins du monde etre la bienvenue. Comme nous
l'avons faith observer un peu avant le depart de M. Mar-
shall pour Moscou, la Russie desiree avant tout voir les
Etats Unis se retire de 1'Europe afin qu'elle puisse y
devenir la puissance dominant.
Si, comme cela semble evident, nous ne pouvons ar-
river A un pacte A quatre sur le contrSle de 1'Allemagne,
la meilleure chose qui nous resterait A faire serait de
conclure un pacte A trois. La porte restera toujours
ouverte A la Russie. Mais la non-participation de ce
dernier pays ne devrait plus empecher la conclusion
du pacte en question. Si les Russes voient dans cette
measure la formation 'd'un bloc occidental, ils n'auront
qu'A s'en prendre A eux-m6mes. Nous ne quitterons pas
l'Europe. Ce fait devrait 6tre maintenant d'une clart6
aveuglante. Et ceci devrait 4tre a la fois un avertisse-
ment aux Russes et un sujet de r6confort pour les
cl6mocraties de l'Europe occidentale a.



III. PRESS SOVIETIQIUE


Iterue rcd Ia press soiitiique du 17 anril 1947

Les rubriques de politiquc 6trangre, de deux pages en
moyenne, sont assez fournies en commentaires don't l'essen-
tiel se refere i la session de la Conf6rence. Au second plan,
deux themes ; la lutte pour la d6mocratie dans le monde
et les repercussions diverse de la politique des grande
puissances.

1. Confdrence de Mosoou
a) Compete rendu de l'agence Tass dans tous les journaux:
l'.gence sovidtique reprend principalement lea declarations
de MM. Bidault, Marshall et Bevin du 15 avril qui n'avaient
pas 6et analyses. hier, avant de r6sumer la proposition ,de
M. Molotov.


BULLETINN QUOTIDIEN








BULLETIN QUOTDTFN DR PRPSSE ATRANGARE


aotes de la Russie car cela montre oe que la Russie a
encore a apprendre de notre mode de vie et 'de notre
sens de la democratic '.
(A. .. CUMMIN s).


C) LE REMANIEMENT PARTIAL DU CABINET BRITANNIQTRE.

1. News Chronilee liberall, 18/4) :

L Le remaniement partiel du Cabinet annonc6e u-
jourd'hui nous incite h dire que plus ce gouvernement
change, plus il reste le meme.
La nomination de Lord Pakenham au poste de Chan-
celier du duch6 de Lancastre indique qu'un nettoyacge
va 6tre ,effectu6 dans la commission de contr6le en
Allemagne. C'est I'un des jeunes ministries ies plus actifs
de ]'equipe de M. Attlee. II vient 'de s'attaquer A I'une
des teaches les plus imDortantes et les plus difficiles, mais
I'aspect le plus inquietant de cette nomination c'est que
le nouveau ministry est plac6 'desormais sous le con-
tr6le du ministry des Affaires .trangeres, et que par
consequent les questions allemandes d6nendront direc-
lement du ministare des Affaires 6trang6res. On deman-
dera certainement au gouvernement d'expliquer la si-
gnification de cette decision qui provoquera sans aucun
doute un certain malaise.
Ces changements in'diquent qu'on s'est content de
peu alors qu'il aurait fall prendre des measures radi-
cales. On n'a fait appel h aucun jeune. Nous attendons
encore un veritable changement dans le gouverne-
inent >.

2. Times (18/4) :
< Parmi les changements qui ont ete effects, celui
aui retiendra le plus attention est le replacement
de M. Hynd par Lord Pakenham A la tate de la commis-
sion de contr6le pour l'Allemagne et l'Autriche.
Lord Pakenham en tant que porte-parole de plusieurs
ministires h la Chambre des Lords a fait preuve de
qualit6s qui justifient amplement sa nomination; bien
que le service don't il va prendre la direction fasse
desormais parties du ministere des Affaires ktrangcres,
sa responsabilit6 et sa liberty d'action demeureront firs
large. Lorsque la Commission 'de control a Wte etablie
en octobre 1945, c'est le secrbtaire d'Etat h la Guerre
qui en .tait responsible en dernier resort devant le
Parlement.
Cette suzerainet6 s'est en d6finilive rfduite h 'neu de
chose et meme a rien, mais son transfer au Foreign
Office est incontestablement une initiative judicianse
Rtant donn6 qu'A lPheure actuelle la politique en arrive
A dominer de plus en plus administration pour ce qui
est de l'expression des responsabilites de la Grande-Bre-
tagne en Allemagne et en Autriche s>.



II. PRESS AMERICAINE


Remn, (le d l press aniricoine du 17 aril 1947
1. Catdstrophe de Texas City
Toute la press public de longs articles, accompagnes de
photos au sujet de la catastrophe qui s'est produite hier a
Texas City. Les correspondents qul sont sur place rapportent
que le bateau frangais Grandcamp, charge de nitrate d'am-
monium, a fait explosion, alors que les services de secours
cherchaient a iteindro un incendie qui s'etait declard a son
bard. L'explosion se serait alors communique aux usines
de products chimiques et aux reservoirs d'essence situes a


proximity des docks. La press donne des chiffres varies sur
le nombre des victims qui se monterait hi 750 ou 1.000
morts et pres de 2.000 blesses. La vile de Texas City, d'une
population normal de 18.000 habitants, aurait &t6 rasde.
Dans leurs commentaires, les journaux soulignent les dan-
gers qui accompagnent gen6ralement le transport du nitrate
d'ammonium, product utilis6 pour la fabrication des engrais,
et se hornent a reprodrire les declarations des premiers
t6moins de I'accident et A dcerire les ravages products par
I'explosion.

2. I.e probme de la neutrality
Le Washington Post et le New York Herald Tribune con-
sacrent chacun un editorial a la proposition presidentielle
de revision de la loi de neutralik-4. Tous deux oonstatent
qu'il ne peut pas y avoir d'oppos'tion I cette proposition
qui permettra de faire disparaitre leas anomalies d'une neu-
tralitd que la guerre a supprimee et que la nouvelle concep-
tion de 'O.N. U. a fait disparaitre pour toujours. Le
Washrngton Post observe notamment que, dans un monde
aussi integre que Ic n6tre, la paix est indivisible et toute
atteinte A la paix interesse l'ensemble des nations et spdria-
lement celles don't la puissance leur impose la responsabilite
du maintien de la paix. < Aux Etats-Unis, nous avons appris
cette lecon un peu tard, mais nous I'avons bien apprise ,,,
dit-il. Le New York Herald Tribune, de son c6te, constate
que Ie President demand l'abolition de la conception de
la neutrality et de toutes les lois politiques et des principles
qui, pendant des generations, ont &t6 de pair avec elle.
Ii serait peut-6tre plus exact de dire qu'il demand au
Congr6s de ratifier une abrogation qui a dejh 6te ratifiee
par I'histoire.

3. Conference de Moscou

M. Lippmann se felicite. dans le New York Herald Tribune,
de la politique poursuivie par le general Marshall A Moscou,
politique qui a rapproche, dit-il, les trois puissances occi-
dentales et leur a permis d'harmoniser leurs points de vue.
Apres avoir rappel] que le President Roosevelt voulait faire
une paix en Europe sans la 'participation des puissances
europeennes, la Russie et la Grande-Bretagne n'6tant pas
consid6ere come telles, M. Lippmann constate que le g6nd-
ral Marshall reverse cette politinue et cherche en particu-
lier a arriver a un accord avec la France. Ii estime pour
son compete que la Russie ne pourra pas se refuser a parti-
ciper i un r6glement europ6en decide par les Etats-TTnis, la
Grande-Bretagne et la France, et il conclut en disant que
la bonne politique consist i agir avec les Russes si c'est
possible, et sans eux si c'est neccssaire, en ne les excluant
jamais ni eux, ni leurs allies, des avanta.ges de ce regle-
ment, mais en refusant cependant de les attendre et de ne
rien faire s'ils desirent eux-memes se tenir h I'ecart.
Un editorial du New York Times conclut aussi I la ne-
cessit4 de faire une alliance h trois centre I'agression alle-
mande, mCme si Moscou se refuse a s'y joindre, a condition
toutefois que cette alliance demeure ouverte a I'U. R. S. S.
Les correspondents a Moscou signalent que la visit de
M. Marshall aN, g6ndralissime Staline n'a pas permis I la
Conference de sortir de l'impasse oil elle s'6tait engage sur
P'affaire .des reparations allemandes. Middleton estime cepen-
dant, dans le New York Times, que si, avant la fin de la
session actuelle du Conseil, M. IMolotov present un plai-
doyer en faveur de reparations prdlev6es sur la production
courant, qui soit base sur les besoins de l'Union Sovietique
et sur l'6chec du programme de transfer des hiens alle-
mands, on pourrait trouver quelques accommodements.
Les autres correspondents s'interessent surtout A la dis-
cussion du traits autrichien qui leur paralt avoir fait un
certain nombre de progress.
Enfin, les dep&ches des agencies soulignent que 1'attachi
cultural A I'ambassade ambricaine A Moseou a remis sa
admission et, au course d'une conference de press, a accuse
les membres de I'ambassade americaine de I'avoir gene dans
la tAche qui lut avait At6 fixCe pour provoquer un rappro-
chement, amical avec lea Russes. I1 aurait accuse ses colli-
gues d'antisovittisme, accusation qui a. dtd refuthe par le
general Smith, ambassadeur des Etats-Unis A Moscou,








BHLLItN ifUttt13)IkN UL PIRESSE AT1IAN12RE


-b). Informsations. :d6pehes sur la, grve de protestation
de Berlin ; cable du correspondent particulier de la Pravda
a Varsovie, a propos de la semaine des terres occidentales.
c) Commentaires : 6tude de la Prauda sur le project de
pacte A quatre ; editorial des Izvestia en liaison avec la pro-
position sovietique de discussion des affairs chinoises.

2. La lutte pour la democratic dans le monde
a) Les incidences de la crise gouvernementale en Finlande
sont suivies avec une attention marque par tous les jour-
naux.
b) Les reactions provioquwes par la declaration du general
de Gaulle occupent 6galement une tres grande place : debuts
dn R.P.F, d'apres Combat, appreciations de i'Humanitd,
r6olutions d'organisations populaires, formations de comit6s
de vigilance en province, appel du Front national A l'union
des republicains.

3. Rdpercussions diverse de la politique
des granldes puissances

a) Exchange de tilegrammes de felicitations entire le gend-
ralissime Staline et le marichal Tito & l'occasion du 2" anni-
versaire du pacte sovi6to-yougoslave.
b) Communique mixte franco-bulgare suivi d'une depeche
Tass de Sofia annongant la reprise des pourparlers icono-
miques et le rappel des measures prises contre les correspon-
dants bulgares en France. Retour i Sofia de AM. Paris aussi-
tbt aprbs son retablissement.
c) DMp6ches Tdss relatives a la politique du Prisident
Truman: debats au S6nat sur le project de loi d'assistance
a la Grace et a la Turquie, operations contre les partisans
dn Grace, declaration du roi Paul sur la lutte centre les
communists.



IV. PRESS BELGE



APHES LA CREATION DU R. P. F.
1) Le People, socialist (18/4).


< On ne voit pas comment un changement du regime
en France pourrait arr6ter la transformationn que subit
pour le moment, en mmeq temps 'que les autres empires
coloniaux, l'empire colonial frangais. Que la Russie
essaie de noyauter les movements d'ind6pendance .des
peuples asiatiques et que les Etats-Unis surveillent
de tres pres ces positions stratBgiques et des marches
nouveaux c'est incontestable. Mais en quoi un regime
au'oritaire en France pourra-t-il y rem6dier ? Le con-
traire semble vrai.
Quant i la politique interieure francaise, Vincent Au-
riol le rappelait, il y a quelques jours : la France, pour
son .redressement Bconomiique, a besoin de toute son
unite. Gette unite n'est pas parfaite, loin de ii. Le pays
souffre des consequences de deux guerres qui 1'ont sai-
gn6 A blanc, ,du pillage allemand, de la trahison de
Vichy, de l'existence d'un parti communiste important.
Mais la tentative de de Gaulle, si elle r6ussissait, ne
pourrait aboutir qu'A un seul r6sultat : diviser la France
en deux blocs irr6conciliables. D'instinct, la < droite >
ct la (( gauche > se regrouperaient.
La majority victorieuse s'empresserait d'insti'uer une
d6mocratie autoritaire qui se r6vblerait peut-6tre d'un
fonctionnement momentanement efficace, mais don't
!'axe serait le parti unique, Et le parti unique n'est pas
l'uni'6 d'une nation : c'est la domination d'un appa-
reil bureaucratique et*policier sur l'ensemble des ci-
toyens. C'est la dictature. Et il n'est pas d'exemple, dans


les temps miderfies, od uie dictatuir n'ait pas conduit
le pays oi elle s'exerce a l'esclavage gnd6ralise ou A la
catastrophe politique, sinon aux deux A la fois >.
(G. KOULISCHER).

2) La Launerne (17/4)
Nous n'analyserons pas ici le programme, d'ailleurs
encore assez imprecis, autour duquel de Gaulle entend
rallier 1'opinion frangaise. Mais ce qu'il n'a point pu
faire au 'emps oh il d6tenait le pouvoir, c'est-A-dire a
1'6poque oh il b6neficiait de la plenitude de sa gloire,
pourra-t-il le realiser actuellement ? Les premiers ca-
dres sur lesquels ii apparait qu'il puisse computer de-
vront vraisemblatblement se recruiter dans les rangs de
la Resistance, c'est-a-dire parmi ses collaborateurs de
la premiere 6poque. Sans doute, ces collaborateurs qui
accderent dans la clandestinit6 A des grades 6lev6s,
voire A des grades qui souvent n'6taient pas en rapport
avec leur situation civil et qui, de m8me, occuperent,
en raison de leur conduite durant les hostilit6s, des
postes important dans administration publique, ont-
ils gard6 la nostalgia des functions et des honneurs
perdus.
Le retour de de Gaulle leur perme'trait de retrouver
et ces honneurs et ces functions auxquels, cependant,
1'experience l'a prouvk, leurs connaissances et leurs
moyens ne leur auraient pas permis d'aspirer en d'au-
tres circonstances.
II n'est personnel qui ne s'incline devant l'heroisme
don't ces hommes out temoign6 au temps oi ils 'enaient
le maquis. Mais ces temps sont revolus. La gloire mili-
taire est une chose. La vie politique d'une nation en
est une autre. On ne conduit point un pays comme
on mene une bataille. De tels proc6d6s conduisent droit
i la dictature. (P L BAAR).

(PA PRESS SUISBAA

V. PHESSE SUiSSE


a) LES PROBLEMS DE L'UNION FRAN(;AISE.
National Zeitung, 17/4. (Edition du soil).
,( Le g6n6ral de 'Gaulle a sa conception particuliere
des problemes de l'Union frangaise. II est un des repr6-
sentants de la tendance qui repousse radicalemen!ttoute
politique de concessions. It salt que son attitude dans
ce domaine est bien plus capable de lui rallier un gran'l
nombre de partisans que la position qu'il adopted dans
les questions briilantes de la Cons'itution et des parties.
Tous les groups a la droite des socialists sont en
effet persuades que la cohesion de l'empire colonial doit
Ctre maintenue grace A la force. Or, s'il faut employer
la force, de Gaulle est qualifi6.
(Certains chefs alg6riens menacent la France d'un
soulevement general dans toutes les parties de 1'Union!
On ne volt guere comment un minister in'erieurement
divise pourrait venir a bout de semblables r6voltes.
Mais, d'autre autre c6t6, il est fort possible qu'une main
de fer d6truise la confiance don't jouit encore la m6tro-
pole. car I'6poque oi I'on gouvernait les colonies par
la seule puissance des armes est sans ddite d6finitive-
men' r6volue. En cas de troubles persistants dans les
territoires d'outre-mer, la France peut se voir oblige
tres prochainement de choisir la maniere don't elle
veut r6agir : ou bien 6craser les revoltes par un d.iploie-
ment de puissance militaire, ou bien tenter d'arriver a
un accord grace A des n6gociations.







6 BULLETIN UOTIDIU 'DRE PRRSSE. ITThANOfl1


A 1 4eure du Oagger pour l'Union frangaise, qui sera
en tiine treipst unde heure de danger extreme pour ia
M6tropole, car celle-ci serait terriblement affaiblie par
la perte de ses possessions, on songera tout naturelle-
ment a faire appel a un general qui a d6ej sauv6 la
Patrie une premiere fois. M6me si des consequences
catastrophiques risquent d'en resulter sur le plan int&
rieur ,.
(Du correspondent a Paris
de la National Zeitungi)

b) L, QUESTION SARHOISE.
(La Tribune de Geneve, 17/4).
< A la Conference de Versailles, Clemenceau avait
revendiqu6 pour son pays) la possession de lI Sarre
afin, coniime disai' deja Louis XIV, de s former la Gaule
aux Germains >. Par suite de I'opposition du president
Wilson, il n'obtint que la propriet6 des mines qui en
constituent la principal richesse, cela en reparation
special et exemplaire > pour la destruction des char-
bonnages franqais. Quant au territoire lui-mnme, il fut
place, pour quinze ans, sous administration provisoire
de la S.D.N., on a vu avec quels r6sulats. A la suite
de cette expCrience, le gouvernement fran9ais no r6cla-


me plus 1'annexion formelle, mais implement le ratta-
chemerit :eCnonciique, avec sii-daoit p'rtnal st.'od'O~cu-
pation ct de contr6le, le statute politique deflnittl de
cetle nouvelle < marche > devan' 6tre fixed plus lard,
d'accord avec les autres allies.
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis avalent d6ja
donnk leur approbation de principle l'automne dernier,
et MM. Bevin et Marshall ont encore confirm cete ac-
ceptation, il y a quelques jours, a la Conference de
Moscou. Seul, M. Molotov a repondu par une fin de
non-recevoir a la question directed que lui posait M. Bi-
dault. .Cependant, il ne s'agit pas d'un refus sans appel.
Si le ministry sovietique a r6serv6 sa decision, c'est
surtout pour s'assurer 1'appui de son college frangais
dans les discussions relatives a la participation de
1'U.R.S.S. au future contrble de la Ruhr. En lui tenant la
dragee haute jusqu'au bout, il esp6re 6galement I'ame-
ner h se distance des Anglo-Saxons. Mais dans le fond,
il ne saurait s'opposer s6rieusement a une revendication
qui parait bien modest lorsqu'on la compare aux large
mutilations territoriales auxquelles la Russie et la Po-
logne ont proceed sur le cadavre encore pantelant du
troisieme Reich >.
(PAUL DU BOCHET).


S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


Pjrix 6 fr.




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