Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: April 10, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00071
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

Full Text



SEjX =,4IS
(MINI sTJ RE DE LA JEUNESSE,
1i1I Ap46, su' Lordr y LXT1aEpdsA)


144~6, rnue. Lordsayron, IS~airs ,8'.


BULLETIN


P ESSE


QuoTID, EN-



AEAN G.1IPP


NAWWWO UF~~fLi-" j~ ~~e9


10 avril 197.
I 1. ,


1. PRESSE BHITANNIQUE.
u) Le di*ggrs du g4u aal de Gaulle a Strasbourg
(afdgeli siG (uwrdiaw, 9/4).
b) L'avenir de 1'Allemagne (Times, 10/-1).
c) Les rappoirts ag!glo-sovieliqqes (DOily(' Heru!ld,
1p/4). '
SII. PRESSE AMERICAINE.
a) Le discours du general de Gaulle a Straslburg
tVN'u' YeorkJ ,Hlrn'fl Tribline, 9/4).
b) Aulour de la Confre.nce de Moscuu.
1. New York Post (8/4).
2. Philadelphia Inquirer (8/).
3. New Yorjk IHerad Tribune (10/4, ed. euro-
p6enne).
C) La' ituatiuon international (New York HIcratll
Trilghe, 9/4).
1, I'PIESE SOVIETIQUE.
IV. PRnESE BELGE.
Le discQurs du gIneral de Gaulle ii Stlrasbourg.
1. La Libre Bellgiquew (10/4).
2. La Mdefopole (9/4).
V. PRESS SUISSE.
Le .diicqurs du general de Gaulle a Strasbourg.
1. Gazette dfe Lausanipe (10/4).
2. Jou~inkrl idl Genove (10/4).
3. Tribure (de Geanve (9/4).

,PW SE B1II TANNIQUE

Revue de la press britarnique ,du 10 avril 1947
La Conference de Moscou, la rafle inoustre A Berlin, I'of-
fensive des troupes gouvertnementales grecques centre les
rehelles, I'intetview de M. 'WYgllice par la .pyesse britan-
nique, tels sont les pri:icipaux sujel aIiuk ud.l. es journaux
de ce matin consacrent le plus grand nombre de 'Icrs ddi-
toazaax, ainasi qie loer s aytijles 4e foud. Les questions
frWigUijs ~pl ptin d'qccupr-la place quelles avaient ces
j ars aprt ie r el Iro que. dee tx, arlc- l< a, du
rIley's et I'au te dluf4ily rud slr a C.ladpague ipoliliqu.
dP l gOfnral'e Geau'i-. Tu.x joui naUx

relief aux incidents d'Algdrie, le Times reserve 1'un d, ses
dfitorliitix Al'eipositlor'iqlti a lieu aetuellement ai Mtisde
des sciences sur Pasteur. Ce matin enc6e la' politique .ifte-
rieuro n'ogeuple qu'gne place n6;iga le.
1. Conference de Mopcou
Tous les jouinaux reqdet ~0pmpte pls ou moins briei..
ime0t aes cneonvi ns o de Moseou sr le~s fronlreros ,ilc-
npdes et lountLI U resort les yg-and4es dtiergiencesde
vues qui separent les rministris, notamment sur e' carar.
lere provisoiro, selon MM. Bevin, Marshat ct Bidault', on
d-finiitif, selon M. Molotov, des accords de Potsdam.
Le Times reserve a ces copversat os un article de deux
coloanes dans lequel la position frangaise est expose dans
le detail, et il conclut : La seance s'est termin6e sans
.Ippurter une coqelnci16n. Tous les niiistres se sostt'"renidus
.u dtrer dJnn6 par M. Petdeson, a 'nambassade dc' Grabde.
LJre'aanu, I'uiie ties rare occasions i. i;, ,piissenlt 'sit+e-
tcnir de quations noil politiqlee >>
fbr'ert \\'aithman,; di' 'eti hi'Cronicle, rend holamage aux
i forts de concf amtion d&ploy.s par M. fti'shlf," nI is d4-
clare qu'on n'est pas arrive a Irouver le mndyeii de eOinbler
le fos. qui sepati les Ininistres.
. W.i-N Eweir,' dans leo aioi tierald, fait remarquer que la
Conference viert une fdis de plis de s'engager dan' une
impasse. Quant au Dailq Worke, il' a pcu se les pifssances
* .C'lid.utalts de vouloir arlacher des terfitoires a"Ia PIao-
duc. II ostime quc personnel ne pense qie la Pologne aban-
donnera des territoires rccouvris mais on croit genBrale-
nment que le probl6me a 6td soulev6 afin d'utiliser la ques-
tion plus tard comme moyen d'6change et cela pe.ui-tre
centre l'internationalisation de 1'industric lourde de la Ruhr
proposal par 1Untion sovietique et la Frazre.
Endfii, Alexandre Clifford, dails lo Daily Alqal, constant
avec phU~lsQpslie qu'ancun accord sur cette .question n'est
iatutielle.meit intervene.
2. Gr&ce
Une grande importance est accordie A l'offensive des
trouips gnu eriiemenlales grecques cointre 1-:s rbelles. C'est ,
mdince hcefl(e question que le DNfly.EJprtss consacre la mala-
chette sensationineliA sulviante: a Le-rofi Palil envoie :ine
arine 'pour attaqter les rebelles et dkelare que l'on va
ler donner une: legon '.
Le correspondent du Times fail remarquer quc le Gou-
vcrnement gree a charge deux chefs de'l'opposition. M. Veni-
zelos, ministry de la Maripe, et M. Kanellopoul.s. iinistre
de 1'Air, de surveiller les opCi tions afin de prouver au
luuqde que cclles-ci n'npt pas un caractbre ani2cinocra-
tilue. II declare igalement que I'nllache aidricain y prend
part en tant qu'ou. rrateur.
Betty Bartiett, rerrespuan.anln en Grece du Daily Worker.
estinie de spn C que quellc qqe so6itl 'inipor(an.e de 'of-
fcnsive gouveriRmentale, c'est en fait le g4nfral Markos
qui conserve initiative des op6ralions et qui choisit ses


DES A

SEI


DE


LLA DOCUMEWATION~N FRANQCAISE


--
- - -- ~-- ---- --n r.~.. 1 ill......







2 IUtJLLPTIN QUOTIDItN tE PPtESSE ATRANGARB


propres points d'attaque. Tons les efforts des royalistes ont
jusqu'A maintenant echou6 et Bchoueront sans doute A l'ave-
nir itant donn, I'extrmme mobility des guerillas et l'im-
possibilit6 de contr61er une population hostile... Et elle
ajoute que le people grec salt que l'arm6e d6mocratique
ne pent pas Otre vaincuc par les fascists grecs gorges de
dollars. Tenter aujourd'hl'i une nouvelle offensive ne fera
qiue renforcer la volont6 du people de se debarrasscr de ses
chefs actuels et 6tablir une vraie democratic dans leur
pays.
Al. Cooke, de son c6t6, donne, dans le Manchester Guar-
diair, un compete rendu tres detaille des debats qui ont eu
lieu .avant-hier au Conseil de Sdcuritd sur l'aidt amnri-
caine A la Gr&ce et i la Tarquie au course desquels M. Gro-
myko a vivement attaque la politique americaine. Ce m6me
journal public une d6peche de son correspondent special
A Ankara selon laquelle le. Gouvernement turc envisagerait
t4c publier un Livre blanc sur l'attitude de son pays avant
la guerre afin de repondre aux accusations de M. Gromyko.
Les Tures, 4crit ce correspondent, s'indignent de ces d6cla-
rations et les journaux turcs y repondent en disant que
l'aide americaine i la Grice et a la Turquie a et4 rendue
indispensable en raison de i'abus que M. Gromyko lui.
mtme a faith du veto.
Conference de press de M. Wallace. La plupart des
journaux rendent compete en detail des declarations que
M. Wallace a faites hier h Londres A deux reprises sur la
situation international. I1 'est pas sans int6rit dc remar-
quer que le Times no les reroduit que dans une page sc-
secondaire. Ces declarations condamnent l'antagonisinm entree.
1'Est ot l'Ouest et critiquent la politique ambricaine dans
Ic Proche-Orient.


3. -- Relations anglo-russcs

Plusieurs journaux, don't le Manchester Guarduon, font
ftat de l'impression cause par le people britannique "t la
D6elgation du Soviet supreme qui est venue' passer on mois
a Londres. Ce journal signal que cette impression a &t6
nuance mais que les visiteurs russes seraient convaincus
que la vaste majority du people britannique desire since-
rement l'amitid du people sovietique.
Plusieurs journaux reprennent l'affaire des quinze femmes
russes marines i des Anglais et quo les Soviets emp&chent
de sortir de Russie. Ils signalent quo M. Mac Neil a adress6
i, ce sujet une lettre au president do la De16gation parle-
mentaire sovi6tique et que celui-ci a promise de sonmettre
la question au Presidium Supreme.


4. France

Le correspondent du Times done quelques details sur
' L'attitude du parti communist l'A gard de .la champagne
du general de Gaulle ainsi que sur les critiques qui lui sont
adressdes par les monarchistes. I1 fait 6tat d'une declara-
tion du comte de Paris accusant le general de Gaulle do
vouloir instairer un regime de division en France.
R. Matthews, dans le Daily Herald, se pose d'autre part
la question suivante : e On ne salt pas au just si le general
de Gaulle vent faire de l'Union du people frangais une orga-
nisation A laquelle pourront appartenir tous les mwmbres
,des parties ou seulement un autre parti semblable aux autres.
S'il choisit la derni6re solution, il ne pourra pas Ctre tris
important avant quelque temps si cc n'est grAce A des
desertions d'autres parties 5.
Madagascar. Plusieurs journaux, don't le Times, re-
produisent des d6p6ches de leurs correspondents sur la si-
tuation at Madagascar, vue de Paris. Celi du Times annonc'e
que des troupes alroporties sont envoyees dans 1'ile et que
le communique publid6 1'issue du Conseil des Ministres
est conqu en des terms propres a etablir une difference
centre les troubles de Madagascar et dus i des agitateurs. au
service d'une caste privilegiie et les &venements d'Indochine.
Maroc, Le Times et d'autres journaux comme le Daily


Graphic annoncent quoe le Sultan du Maroc s'est rendu a
Tanger.
Selon-I l correspondent du Times, sa visit aurait suscit6
le plus grand intdrit dans la population inaure. Les natio-
nalistes des deux zones de cetto ville exploitent cette occa-
sion an maximum, mais il n'y aucune raison pensent-ils quoe
le Sultan promette son appui aux nouveaux nationalists.
Los journaux font remarquer que cette visit est la pre-
miere qu'un Sultan ait rendue A la ville de Tanger depuis
cinquante ans.

Algerie. Quelques journaux, don't le News Chronicle, le
Daily Express, le Daily Graphic signalent qu'une rdvolte a
eclatd dans 1'Algrie du Sud t lque M. Depreux s'est rendu
aujourd'hui sur place pour y 6tudier la situation.
William Forrest crit dans le News Chronicle : c Des
renforts sont envoys dans']a region kabyle de l'Algdrie du
Sud par le Gouvcrnement frangais. >
Gordon Young dans le Daily Express iriforme que les
chefs extrdmistes du Maroc demandent la rupture complete
des relations avec la France et qu'ils sont prlts h I'obtenir
par les armes.
Selon lui, les Frangais penseraient que si des troubles
graves surgissent on Afrique du Nord, la Grande-Bretagne et
l'Am6riqu'e pourront &tre foredes d'intervenir pour sauve-
garder leurs communications.
Par ailleurs, Mac Kenzic Porter. correspondent parision
du Daily Graphic, dcrit que jusqu'A maintenant la presence
d'une iiuportante population europoenne on Afrique du Nord
apaisait les craintes qu'avaient les Frangais d'une rivolte
indignco, malgrd l'esprit belliqucux des Arabcs, mais il
ajoute qu'au course des trois derniers inois les soulnvcments
.qui se sont products dans les colonies frangaises out encou-
rag6 I'csprit de rebellion en lMditerrannte oriental.
Ihumigration juive. De nombreux journaux annoucent
(i|tr M. Bevin a envoydo une note au (ouvernnement fraunais
lui dermandint d'empicher les immigrants juifs do s'em-
balrquer dans les ports frainlais.

5. AllIen(uUlnr
l'enssenblo de la prcsse signaled qu'une rafle monstre a
uti cx6cutic A Berlin avec le concours des autorilts des
quatre puissances d'occupation.
Denis Weaver, dans le News Chronicle, pense que. cctte
inesure d'(tpuration, dirig6e surtout centre la vague de cri-
nmes qui s6vil dans la capital allemande, n'est pas sans
rapporl :avce les manutuvres auxquelles se livrent les par-
tis politiques allemands en attendant la decision de Moscou.
Le Times public une dp6hche Refuter annongant quc
le Gouvcrnement militaire frangais a interdit a'u Dr Schu-
ilacher de proionoeer des discours en zone franoaise.


(. Corfou
Plusieurs journaux, dont le Daily Telegraph annoncent
que le Conseil de Securilt a approuvd la resolution bri-
tannique dcstinee A soumcttre le diff6rend anglo-albanais
ai la Cour de Justice international et que M. Gromyko
s'est abstenu de voter.


7. U. S. A.
Le Manchester Guardian et le Daily Telegraph accordent
une certainic importance iI la convocation par lc President
Truman de ses ministries alin d'envisagcr des moyens de
iiett'r fin A Ia hausse actuelle des iprix.


it) LE I)ISCOUS J)U (iEHAIIAL DE GAULLIt A STHASBQUUo
(Manchester Guardian, 9/4) :

< La champagne du g6enral a bien debuted. Cependant,
pour les observateurs strangers, cette champagne sem-
blerait calculee plut6t pour aggraver que pour aplanir
les principles difficulties de la France. Rien ne permet
de mettre en doute la sincerity du general de Gaulle







amtiLxtrN QUoTZfrEN DE PRESSE TRANGIEE I


lorsqu'il parole de. l1galit6 et de R.6publique, mais sa
champagne, avec toutes les mefiances auxquelles elle
donnera naissance et' les contre-manifestations qu'elle
provbquera, doit invitablement creer iune atmosphere
dtfavorable A I'unit6 et a l'ex6cution des reformes so-
eiales qu'i demand. Son programme immediat prouve
.qu'il coinprend les besoins de la France et les phrases
et les expressions qu'il emploie pour decrire l'6tat d'es-
prit dans lequel la France devrait faire face A ses .dif-
Licultes illustrent ses (dns d'orateur. Mais quelle raison
avons-nous de croire que la champagne du g6enral de
Gaulle reffdra plus facile l'e xcution de ce programme?
Ce n'est pas' la Constittiion qui divise la France a
l'heure actuelle et qui empeche d'agir. L'ennui, c'est
que la puissance politique et I'opinion sont, partagses
de retle faTon dans la nation qu'il est impossible de
Iroivet un gouvernement qui soit uni et sufflsamment
1for; pour se d6fendre a l'Assembl6e et pour obtenir la
coop0.ration active- des citoyens frangais. Ges conditions
provoqueni beaucoup de confusion et I'on serait enclin
a penser que la champagne du general de Gaulle ne pent
contribuer qu'A l'angmenter. >


b) L'AVENIR DE L'ALLEMAGNE (Times, 10/4) :

< Sans aucun doute, une Allemagne f6d.6ralc telle que
la propose M. Bevin, of tous les potivoirs seraient d6-
volus aux Linder et don't une parties d'entre eux seu-
lement serait delegues par ceux-ci au gouvernement
central, serait plus d6sireuse de paix et pourrait s'or-
ganiser moins facilement pour d6clencher une aggression
qu'une Allemagne fortement centralise. La question est
de savoir si les Allemands accepteraient une telle Alle-
magne. Ce sont eux seuls qui peuvent determiner leur
constitution 6ventuelle. MWme une constitution elaboree
pendant la p6riode d'occupation doit Etre faite par les
Allemands si I'on veut qu'elle soit respect6e, bien que.
les Allies puissont 16gitimement poser quelques prin-
cipes imp6ratifs.
La tiche des Allies devra't done tre de trouver des
institutions locales appropriees maintenant que le genre
d'Allemagne qu'ils d6sirent depend naturellement d'eux,
et ils devraient le faire avec le consentement et la co-
operation des Allemands. De semblables m6thodes pour-
raienI avoir des r6sultats beaucoup plus profitable et
plus durables que si l'on imposait une constitution com-
iplte; mais, en mettant les choses au'mieux,. leur con-
tribution A la s.curit6 europ6enne ne devrait pas etre
surestimee. >


c) LES RAPPORTS ANGLO-SOVITIQUES (Daily Heroald, 10/4,
travailliste) :

Nouis devons encourager les Russes A se familiariser
davantage avec notre mode de vie et nos aspirations.
Le gouvernement britannique, esperons-nous, fera con-
naitre tres clairement a la Russie la satisfaction que
lui a ca4see le sejour des delgu6s parlementaires so-
vitiques et il insistera pour qu'un nombre beaucoup
plus grand de delegations soient autorisees A nous ren-
dre visit dans l'avenir.
Les visiteurs envoys par le Soviet Supreme ont pro-
duit sitr tous ceux qui Vs ont rencontres l'impression
d'etre des observateurs pleins de-bonne humeur et de
finesse. Quelles que soierit les reserves qu'ils pdissent
Ilrmuler, nous pensions qu'ils retourneront chez eux
ayec de meilleures idWes sur la Grande-Bretagne. >>


II. PRESS AMERICAINE



Revue de la press amlricaIne du 9 avril 1947

1. Affaire grecque
L'ouverture des d6bats au S-nat sur le project de loi d'aide
amrricaine A la Grbce et A la Turquie fut marquee par an
important discours du s6nateur Vandenberg, president .et
rapporteur de la Commission des Affaires .trang6res du
Senat, qui a approuv6 unanimement ce project. La press
rclve surtout les passages du discours qui constituent an
avertissement au people americain et notamment que'la
chute de la Grece suivie de 1'6croulement do la Turquie
pourrait pvccipitcr une reaction de la chalne qui menacer.ait
la paix et la sdcurit6 du monde. Le senateur aurait delard
que cc plan am ricain de secours a la Gr6ce et a la Turquie
est destiny' << prevenif l'agression et a stiriliser les
germes de la guerre > ct qu'il n'est pas a un plan imp&-
rialiste n, puisque l'Amirique ne revendique rien d'autre
( qu'une paix honorable.dans un monde d'hommes libre ,,.
Le -sinateur aurait ddear6, d'autre part, que son pays n'a
pas l'intcntion d'offenser I'Union Sovi6tique A laquelle il
a d'aillcurs propose une alliance, jusqu'alors refuse centre
une renaissance de 1'Axc. II aurait ajoutd : Nous pou-
vons elargir cette offre, nous pouvons signer .A Moscou un
accord qui garantira l'ind6pendance de 1WUnion Sovidtique
a i'interieur de son domain legitime. > En changeg, il a
demand que le gouvernement de Moscou donne des preuves
Sqcu'il ne complete pas pour encercler les Etats-Unis dans
uu monde domincin par les communists ,. M. Vandenberg
aurait encore reclam6 que les attaques communists centre
ies Etats-Unis cessent partout dans le monde, en concluant
que <4 les crises actuellement en puissance disparattront en
grande parties s'il existed, en Washington et Moscou, une
volonti mutuelle d'accord ,.
Venant apres le discours -de M. Gromyko a 1,0O.N.U., les
declarations de M. Vandenberg sont interprtAoes par les
correspondents de Washington comme une rdplique am6ri-
caine a la thbse russe.

2. Orgaquisation des Nations Unies
Les correspondents am ricains A Lake Success mettent en
valour l'acceptation par les Russes. du principle de contrale
international sur 1'6nergie atomique, depuis les mines jus-
qu'aux usines de fabrication. Ils notent cependant que
M. Gromyko n'a pas voulu d6finir ce qu'il entendait par cc
contr6le, et s'est opposd'h une inspection adrienne qui per-
mittrait a une commission international de s'assurer qu'an-
cune usine clandestine de production' atomique qsa wt6
installed

3. Confrence de Moscou
Tous les correspondents constatent avec une certain satis-
faction que M. Molotov a accept finalement la these des
puissances occidentales demandant I'interdiction dte '1tablis-
sement d'une police d'Etat allemande.
Le correspondent du New York Herald Tribune met en
relief, a cc sujet, les interventions de M. Bidault.
L'aceeptation russe de discuter les frontibres allemandes
est 6galement consid6ree comme une concession significative,
et donne aux correspondents I'impression que la conference
va pouvoir avancer plus rapidement et sortir de 1'impasse
dans laquelle elle s'6tait engagee A propos des reparations.
A ce propos, Newmann, du New York Herald Tribune, re-
prend la proposition faite, hier, par M. Bidault. Cette pro-
position, don't tous les points ont 6td accepts par M. Molotov
a rencontr6 opposition de M1M. Marshall et Bevin qui se
sont opposes tous .deux .h reprendre la discussion des r6pa-
rations tant que les questions du niveau de la production
allemande et de 1'unite economique de 1'Allemagne n'auront
pas et6 regl6es.

4. Discours du general de Gaulle
Les depeches d'agences et les correspondatsts de Paris
reproduisent les reactions de la press parisienne an dis-


I -----------








4 BIILIAfJN QO~*ii~N lIE ~W~6~i ATt'~WJ*ih~


course du g4n6ral de Gaulle. Les correspolidants mettcn. ecn
evidence l'opposition des socialists et des communists, et
soulignent que le journal l'Aube s'est 6galement oppose
la forptation d'un nouveau part. Certaines dpIpeches
d'agences rapportent qu'un mouveifent pt'sid6 par M. Sous-
telle a pris nalssance a Strasbourg pour grouper les Frau-
gais qui estiment devoir suivre Te general dans Ia champagne
qa'il a entreprise .
Le .VNew ,'ork Herald Tribune et le Piilarf'elphir fveninq
tulielln pubireOt chac'an up .dilr-ridl sInr ie suilt. LC p'rc-
sjer souligne q'ue le gsi al ne.se comq orte pas c-:.nfime un
diLtateur, et qu'il a toujours fait ce qiu'll avait pronis. (Voir
I'article plus loin.)
Le second reimarque que cette noivelle agitation politique
en France seinble .avQir fait suite au dliscours rent de
M..Truman, 'ct concllit que les anticommunistes franogis
cherchent I placer Jcur pays aux cot6s des Etats-Unis. Le
gfn6ral, don't l'influewce est encore grande, paratt s'tlre mis
t la ttte de cette politique.
5. France
Des d6ipehes d'agences veriant *de Casablanca .sipnalent.
qu'une bagarre entire Sdnegalai:s t Marocains a cause
63 morts eL 119 blesses, bier, dans cette ville.

a) Lp DISCOURSE DU G ENARAL DE GAULLE A STnAsrOUrn
(Necw York Herald Tribune, 9/4)
< Pour ceux qui sont enclins A faire des parallles
historiques (et ceci s'applique a certain des admira-
teurs du generall de Gaulle aussi bien qu'a un grand
nombre de ses adversaires), la tentation de compare
Sde Gaulle avec Napoleon Ir, Napoleon le Peiit, et Bon-
langer est irresistible.
Juger de Gaulle d'aprbs les deux Napoleons el Bou-
langer' est plut&t dangereux; de Gaulle a une fncults
dbconcertainte d'etre lui-mMiee de dire exactement
ee.qu'il pense et de faire exactement ce qu'il promel.
Quoi qu'il -en soit, le general n'a rien fait ouvertement
pour cr6er un parti politique distinct avec tous les par-
tisans qu'il peut avoir. II pense, dit-on, que si la situa-
tion politique et economique de la France deviant plus
mnauvaise, il sera rappele par 1'ensemble de la Nation.
Que ses espoirs soient riallses ou non, que son avenir
puisse ou non 6tre compare A son grand passe, il n'en
demeure pas moins vrai que Charles de Gaulle n'a pas
;encpre organism ni mime rMclame ra formation d'un
parti personnel. >

b) LA CONFERENCE DE MOSCOU.

1. Washington Post (8/4).
SApi ts quatre setnaines d'Apres discussions Ah Mos-
cde, les Qiiatre Grards se troivent presqie aussi Cloi-
gn6s d'un accord stir le ptdblemie allemand qu'ils 1'e-
taerit ie j6ur a lia Cofitbrence actuelle a commence,
et gela bien qie quelques points secondaires aient 6ti
rIglhs et que les differents points de vue nient Pte clai-
rement exposes.
M6me si rien d'ici la date de cloture de la Conf6rence
ne permet de sortir de i'impasse actuelle, cela ne si-
grifierait pas likessaireinent que la Conf6rence de Mos-
cou a complnleinl et chou6. Le proibl6me a'llemaid est
irfin;meit plus imporiait, plus conmpliqui et plus dani-
gereutl que les traits avec les satellites de 1'Axe. En
fai.t, ni le general Marshall ni. aucun des autres mem-
bres de la d4iegatio.n americaine n'est part pour Mos-
cou avec beaucoup d'optimisme quant aux rdsultats que
pourrait avoir cette Conf6rence. En mettant les choses
au mieux, ils ne pensaient pas qie le problme alle-
mand pourrailt tre r6solu par une ou deux conferences.
Ils ont perish des le d6but que ce probleme ferait I'ob-


jot de disciu'ssioi s de la part des iu'atre gthde~ s ptlis-
saincs pgn4nthl enicdre 6iogfeighps.
Les Amfricains ont apptis qtie dan~ le's rigdditatioii-s
avec fes Rusises la patience st iirdispenda'ble aet
1. Mar~halt en fait peUi e. 'Mibscdu di I'es RfusSes dnt
recourse tine iois de plus a l~&r t ctlftite bi h ctiliiTie
qui consiste a iSeflt"der les n6g'cifitiotis ehn i~tait saris'
cisse leiurs exlAences. >
(hA'rfA NOVER.)

2. Philodelphia InmiNrirer (/4) :
<< Pr'eSue ri'6n n'a M6t aciompli A Ia conference parade
quC les Rssrisl, lraiiauent leur tactique monotone qui a
r;ireti nt change au course des deux ann6es qui se sont
6coul"es depuis l'effondfinent de 'Alleinagne nazie.
Mais un tIrait6 boifeux avec l'Allemnagrie serait encore
pis que la situation actuelle. Si noius devons attendre,
nous attendrons jusqu'A ce que les Riss'es se montrent
diispos6s h se mnettre d'ac&MSd sur quelque chose et i
lenir leuis enigagements. >

3. New York lleral Tribune (10/4, i'd. europeenne) :

4 Si les nations victorietiues ne peuveft elmpechcr
le people alleinand d'Mtablir un regime que les panger-
.manistes el les niililaristes pourront utiliser de nou-
venu pour enrcgiucnriter la population allemande et
pour employer les resources de ]a nation h .des fins
expansionnrisles, rien ne ions garantira que l'Allemagne
ne sera pas en mesuroe de declencher une nouvelle
guerre d'agression.
11 rie senmbl paas que les lemons am'rres du paissC
cmpecheiont d'a'dopiler i Moscou un compromise de pen
de valeuir sur ceete question capital.
Sur le paper, lc plan animricain semble aller trfs loin
vcrs la cr6hiion d'un syst6nie d'autonomie locale suffi-
s:anl pour emnipelier Ic controle de la nation tout en-
tibre par un (di'ateur on par un soul parti politique
autoritaire. Cependanl, les 'niblesses de ce plan ne sont
que trop )lpp)arentes.
Aucun syslt'ime vrniincnnt f'dral ne peut etre r6tabli
cu Allexiidgti si les Alieniands de remainn ne sont pa;
coiivainoeus que leur intirit personnetl sera mieux servi
par le systeme tie I'autonomic des Etats. Comment peut-
on creer cette conviction clicz lis Allemands.si on ne
leiur -pd~net pas aujourd'hui de disposer pehtiant trbs
loifoteMips d'un gouvernement auttoiome local qui he
sdit pas contr6le par un gouverrieinent national quel-
conque?
Si les propositions anicricaines sont adopt6es, les
pouvoirs accords a chacun 'des Etats seront supprim6s
par les rialionalisfel allemands quand ils penseront
qu'ils peuvent s'en d&barrasser.
Nous nous fondons deliberement sur I'id'e que le
peutple allentuad desire la denmocratie et qu'il est capable
'de la copier stir notre propre sy)tPllr fidiral qui liii
est conirpletement stranger, aloi-s que le paiss6 et Ic
present prouvent exacteiment le contraire.
Les iusses veulent un Etat allernahd dans lequel
I'enseiisble du pays pourrait Wtte Contr616 de la cdpitale
par un gronue pollliqiu uniqiie, a sii4Ain la s claisse
ouvriere unified organisee en triit'qiie arti c6miinti-
niste alemarid.
Si levprojet sovi6tique 6tait acept5, le reste .du monde
se trouverait oventuelement place devant la mmtte me-
nace que ctlle qui est n6e apres la prenfibre guerre
mondiale, et 1'Allemagne, dans un avenir immn diat,
serait un enjeu dans les mains 'du Kremlin.
La seule proposition r6aliste qui ait eti faite a Moscou
vient du ministry des Affaires 6trangeres frangais.


__


4


BIMLI~tlN Otjdjd4WV# N dbf'R MWE A~~!~






--- ''~' 5


aitffwteff odtfdWilWN tiE ifB' ArE *tIANCG*RE


Les peupies d~il6cralftl'es Apprendtont en fin de
cumpte que la facon don't le gouvernenent francais
aborde cette. question extr6mement important est tou-
jours just >.
(SUMNER WELLES).

c) LA sBTUATIoQtiNTERNATIONALE (Neov York Herald Tri-
blne, 9/4) :
'H lr' n ftssaitl entndre de sltirce aiiiricaihe que
Si ,. .fol'olov ie pariendit pi A cesser Sa factique
l'.AblrtcLfdn, In Conference de Moscou pourrdit se ter-
illir brutcqi'tmit el l c'est seillenment grace a uine con-
(d'4idn de a dierniere ii ire de la part du iinistre des
. 06'rtfti, OlrAgi-.-'s s'iieOtik ue Iquc la Conifhrence a pu
e jrousditell. Ti.ulel'ois, 1'avenir de celle-ci ne se pr6-
sAite p'as softs des coiifeirs lrillanfes.
Maliteureusemenl, la Conference de Moscou n'est pus
un cas-d'esp'ce. M. Gromnylco, apass6 son lundi A expo-
ser ddvant les Nations Unies deux autres probl6mes sur
f&esqels on est arrive a une impasse complete. De
Suiise, on announcee qqe les memnbres de la Commission
de I'O.N.U. cpii ont effectu une enqu6te A la frontiire
arecque ne parvfennent pi s A se mettre d'Accord et
seronl peat-.itre iircapables de fair auecme recomman-
dation.
La fts'sure quiipdrfage le monde el qui est Ia conse-
quence d'un milange t artlculier d'idtbltcgie, d'orgueil,
'd'ignorance, de crainte, de nmainsme Oconomifque et de
la poditique totalitaire qui domiie an Kremlin, s'est
sans cessA 6fd'rgie; il est impossible de ne pas se de-
m-nrder. si Ia imthoue qui consiste a aboutir d'abord
A une impasse pour parvenir ensilite A un compromise
ina pas atleint son ternie.
Si la Cbfrdrifce de Mdscou &dhoue, cela oblig6ra les
E!ais-Utits A ftdeh'&rder d'une jagon plus positive des
'btses riitibliies dcept~Blles pour parvenir A un accord
pdsitif. MHais on dolt rtconnafilre que chacun 'de ces
echees rend la recherche plus dlffitile et oblige 'Occi-
dlent A examiner de nouveau les bases de sa politique
A l'tegard de la iussie. Le programmed d'aide A lt Gr'Ace
et A la Tdrqiuie indique jusqu'oit on est d6jh arrive dans
ce novel examen. 11 est impossible de penser que le
fait de ddtruire un systbile idterrialional dijh .hbranl6
par ine obstination idtologique qui 'enmp6hee de fonc-
lifonder lpuisse avantagcr la Russie ou qui que ce soit ,.







I Revie de la press souidlique du 9 avril 1947
Les riibrl ues ce politique 6tradigere, de derix pages en
mnoyeiifc, ee ltrect letr i ifrt aur dedx snijets pribipatix :
In Confr&eice de Mldscou et la discussion, a 1'O.N.'U., de
l'action ldes .etats--Unis en Grice et he Turtitie. Ces slijets
sont traits urilquenient par voice d'informations de I'ageice
Taws -

1. La session du Conseil des ministres
des Affaires etirangbres
Rdunion des ministt4s. Les Izvestia y consacreht la
majeure partie .de leur caorpte rendu, 'un ton irigoureuse-
ment objictif. Les intertentrions du President Bidauflt sont
largiemen disclrpp;rs ; Ia qustiu.n de lap participation du
gduvi'dnPrnnt all inatld au irp.lralirTns, e-lle de la police
d'tiil dIllfti tiel, de la ciltdet- neti .'llemmitld solt traiftes
cl'the NFAcgn jilts 'ou ihdl~b aipfroutntlie.
hVfltnljdn it CmIrffl te rotr'dfaW'dtn. Le ton est iltis
pers6tdiel et' Itae qilace estsaAltdHe 4t t 'ti el' adix itattfl-


tions frangaises, p'ti dipaN'WAHit '~ la discttsion Couve de
Murville-Vichinsky sur la question du Comite ex6cutif. La
discussion sur la question de la rdpartition des pouvoirs
centre le government central et les gouvernements des
Landrs est rapportke airi : e On sait qu'aix irunions
precedentes du Comit6 de coordination, il avait Wt6 t tabli
que les prop osifioibi ptictiqds des d~tftionts ssoviAicqe,
britannique et franCaiso coincidaient dans toute une sdrio
de qoestiorfts tiTfhiatit 's opdiidffs du- giutetrltrhiif tlrivi-
soire ct des g6auediewti ts des Itttlder; chest dbWYc uflb
tAche technique qui incontallt ani Comite de rodati'on :
6tablir utn docqtnient oil fussent mentioned's les textes sur
lesquels on s'dtait mis d'adcond au Comitd de coordination,
ainsi queles reserves des ddeegations. Or, plusieurs nembres
du Conift de ridaction, st.us conuleur fie redaction et de
precision des formulte, tentferit de niiodifir lis decisions
doFe prises et de leur attiTbu-ir dn sins diflieint de cetui
Qyui avait 6f adret6 lipar;ls fibois delegations. L-es d Iegtlohb
sovidtiqdle, britaiiriiie t frdnagi- ,etailent tonri~fes d'aoerd
an Comitt de cootdiin'tion sur Ie point de fAire *orter an
gouvernement central allimand la responsabilit6 ltgistAtive
et executive dans les domairies tendant h assuner < l'unit
politique, united d juridique, l'unitd economique et 1'unitd
financibre 3. Ces textes avaient 6t,6 proposes par la del6ga-
tidh britannic(ue. II apparalt raitte'natit ique le Cdinit de
redaction l'a exclu de son rapport. Attirant .sur .co pdiiit
attention des menibres tdu Coqiyt de coordination, M. Vi-
chinsky proposal de edtablir Ie texte. Los trois .dtlgations,
dit-il, I'avaient accepted et le Comit6 de r6daction n'a pas le
droit d'annuler les decisions prises par le Conitdo.de coordi-
nation. Le daTegud de in Fraiice, M. Couve de Miiuville, qui,
adiparavaht, avail accept lo tfxte pIropo6s par la ddlenati6h
britannique, d6claia, qli'h son avis, il n'itait pas clair et
pouvait preter A confuiAion. II m6ntre de fao6n fort peu
claire, dit 'Coaive deo Mirville, qu'il s'aigit du fait quo
I'unit6 politique est en gin6ral ndcessaite on, si l'ofl jeut
dire, que l'unit6 politique dolt ett, assure tans la nlesiire
oi cela apparait n6cessaire. > Lbe general Robertsvn (Grande-
Bretagne) rappela quc la delegation fraqgaise avait propose
un texte qui coincide avec celui de la delegation britannique.
II piroposa d'iitrhoduire le tedie francais dans le rapport.
C'est alors quc le deldgu6 afiridain Mdiplhy, qui pi'sidait
la seance, proposal une notivelle i'rdactin du texte f'rantgis
qui en modifiait le sons et limitdit la ctnlpkfdi'e diu gou-
vernement central allemand. M. Coii'e de MuPfille accdljta
iritmediatement cctte '6daction. Mais, apres une longue dis-
cussion, on adopt la proposition de M. Vichintky teridant
a introduire dans le rapport un texte correspondent dans
]c principle at In proposition frangaise. >
Une seul commentaire d'intdr6t secondaire sur les ques-
tions traittes A la session du Conidil d*s'nrilntftes est public
par la Flotte R .iOge avec in attiled de Tanirie stir la fiiture'
structure politique de 1'Allemagne.
"-
2. DFiscssisin a O. N. U. doe I'aoid i des U.'S. A.
en Grace et en TMrqtite
Les Izvoetia consacrent la majeurei phrtie de ledr coneute
rendu a publlier Je texte integral de.a'intbrvention de M.. Gro-
myko et a donn6 un resumrn, sans commentaire, sur la con-
fdrence de pressed de M. Wallace, critiquant la .politique du
President Truman en Grece et en Turquie.

3. Thimes de divers plans
Inforbiitibns secondaires sur .les rdpcrcdusioris diverse do
pdlitiqtte atiglo-ainricaine. Ei.tiaiis de.jidd-mitix altuitraliens
sur 1'actidn unilatifale di0s U.S.A. dAns la question dbs
reparations japonaises..Bruits.de prfSts aimhrbitic s A 1's'pa-
gne. La politique du gdntyvrnemeht :ttavalliste eat dtms Oune
large measure la continuation d- celleode M. Churchill.:Greve:
des riiineurs et des ld1&phonistes aux U.S.A..
Qurlques teixtes se rcft-rant a themee e o la bataille pour
la .1m.jLrati. dJun- Ie munde. Si6duir en Arigletl.-rre de la
dld6gationh AduSoiiel Strptmne. la'th dgs Jl l'gu&s so;ii-
tiques A la conference interasiatique. Le gcndralissisme Sta-
line citoyeti d'honnhetr de Rouimariie. Le proc6s de Helsinki.


0 e







6 DULLICTIN elJOT1Bm1N-,1BP -PABSSE ATRANNCR


IV. PRESS BELGE



LE DISCOURS DU G(kNERAL DE GAULLE A STRASBOUIG.
1. La Libre Belgiique (catholique, 10/4)
( Quoi qu'on puisse penser de certain aspects du
discours prononc6 lundi, a Strasbourg, par le ncnral
de Gaulle, il faut reconnaitre un fait incontestable :
cc'discours revet une importance capital et il ouvre
un nouveau chapitre de l'histoire politique de la France
d'aprbs guerre. Apres de longs mois de solitude et de
r6flexion, le g6n6ral de Gaulle s'est engage sans reserve
dans la lutte politique pour l'avenir de 1a France. II a
d6clar6 la guerre, non pas tant aux parties eux-m6mes
qu'au regime des parties et a leur oligarchic. Dans le
conflit qui oppose de plus en plus nettement. I'un a
l'au.tre, le,s deux grands blocs de puissances, il a clai-
rement deflni la place de la France et 1'a sitibe du
c6t6 de l'Occident.
En attendant, 1c retentissement du discours est
6norme.
Si le programme r6vb~e par cc 'diseours cst net el
clair, et rencontrera, sans aucun doute, l'approbation
d'une tres grande majority de Frangais, les moyeos par
lesquels le gneiral de Gaulle compete attcindre son
but, restent, par centre, assez obscurs et difficilement
privisibles. On pent se demander, en effet, ce que sera
son Rassemblement. Quelle forme politique revetirn-
t-il? Sera-ce un nouveau parti, un de plus parnii tant
d'autres? Dans ce cas, de Gaulle se contredirait lui-
m6me. Un super-parti alors? Mais quo vent dire < su-
per-parti >? Comment sera-t-il possible de concilier
ses actions < dans la legality republiiaine a coiine le
preconise de Gaulle, avec un & super parti ? Comment
le g6nbral imagine-t-il lui-meme sa nouvelle organisa-
lion? C'est de la r6ponse A ces questions que d6pendra
non seulement I'avenir du people franii:iis. mais pult-
Otrc celui de la France >>.
(Du correspondent 'de la Lilbrc lI'iqfue it' Pa ris).

2. La A1lMtropole (catholique, 9/4) :
< Le general 'de Gaulle est popu'aire maais son passage
Ou gouvernement n'a pas accru sa popularity. A tort
oun A raison, beaucoup de ses admirateurs et de ses
partisans-se sont detaches de -lui, estimant qu'il n'avait
pas brilld come homme d'Etat an meme degree que
come chef de la R6sistance. C'cst soals le signed, sous
l'etendard, de celle-ci qu'i cherche a rallier les. Fran-
cais. Mais c'est 'deja une chose du passe. La Resistance
ne repo-nd plus a la conjoncture politique. Le gineral
doit savoir que de nombreux Resistants (la plupart de
ceux l'extreme gauche et mnme de gauchle) sont cntre
lui, et que bien des p6tinistes sont pour lui. Son :)ppel
risque done de n'avoir qu'un demi-&cho
S'il dolt r6ussir, les circonstances y seront cerles pour
beaucoup. Mais il devra aussi avoir un programme pre-
cis et complete, un programme susceptible de plaire a
beauLoup, mais non a tout le monde; L'unitlnationate
ne se fait qu'en temps de guerre, sous la menace de
I'ennemi. II serait vain de .so dissimuler qu'il y a en
France comme partout des conceptions diff6reaites,
voire opposes, dte la politique. Si l'on voulait former
les yeux sur ce fait, ceux qui vilipcndent le g6iinral
de Gaulle se chargeraient de nous le rappeler >.
(Du correspondent 'de La M6lropole A Parish


V. PRESSE SUISSE


LE DISCOURns DU GENERAL DE GAULLE.
1. Gazelle de Lausanne (10/4) :
< En annonCant la formation d'un Rassemblement du
people frangais, don't le T61e sera de reunir les citoyens
et les eiloyennes dans un mime effort pour la r6forme
et la r6organisation de 1'Etat, le g6n6ral de Gaulle a.
pr&eise que ce Russemblement se ferait dans le cadre
des lois. Ii n'est 'done pas question de prise de pouvoir
par la violence on de toute tentative quelle qu'elle soit
de renverser le regime 6tabli, par des moyens ill6gaux.
Sur ce point done, le general de Gaulle est fort pre-
cis. II l'est tooit autant lorsqu'il d6nonce la rigidity des
jpartis, leur trop grande puissance, nl necessity qu'il y
a poalr cux de se partager le pouvoir malgre leur anta-
gonisme et de gouverner c6te a c6te dans la m6flance
el le compromise. 11 I'est encore lorsqu'il fait une fois
de plus le process de la Constitution. I1 l'est moins, nous
semble-t-il, lorsqu'il parole des rembdes a apporter A la
situation difficile de la France. Ee g6ndral de 'Gauite
veut une R6publique efficiente et libre. II ne donne que
fort pen de details sur les manibres de parvenir A cette
nouvelle forme de R1pt~blique. Il convie.les Francais et
les Fran aises a se rassembler et a letter avec lui pour
fire triompher la r6forme de l'Etat.
Est ce done qu'il est r6solu A crier un nouveau parti?
Ncln, bien sir, puisquc ce Rassemblement aura pour
quality esscnlielle id'tre au-dessus des parties. Mais alors,
comment le general de Gaulle parviendra-t-il A imposer
ses idWes, puisque aussi bien Ie seul moyen, en d6mo-
cratic, d'intervenir dlans la direction des affaires pu-
tiliques cst de se soumeflre avant tout au jeu electoral?
Une 6quivoque subsiste done. Le g4n6ral de Gaulle
titfiaira-t-il avec.plus de precision sa position dans les
prochains discours qu'il se propose de prononcer dans
lvs semaines A venir? f.
(Du correspondent a Paris
de !; Gazette tice Lantsaintor)

2. Journal de Geneve (10/4) :
SI Large esquisse de politique generale, destinee plu-
tit a faire r'flkchir ses compftriotes, qu'A amener des
effects pratiques immedials, le discours de Strasbourg
appor;e un linment nouveau dans la vie politique de
la France; on peut ne pas approuver toutes les idWes
qu'il conlient et penser qu'apr"s les dures 6preuves et
its cruelles divisions qtI'elle a subies, la France ne peut,
dui jour *iu lendemain, retrouver son 6quilibre et qu'elle
doit paienimment rechercher dans le came, la synth6se
dles forces nooiveles qui s'y manifestent. Mais on ne
nicra pas que par la hauteur de .ses vues et le souci
qu'il a 'de lagi'andeur morale de sa patrie, le g6n6ral
lie Gaulle 616ve le d6bat. 11 est un peu pueril de voir
dans ret effort, une resurrection du boulangisme, et
nous ne croyons pas comma M. Leon Blum que les
exposes du general ,prOludent uine sorte de pit-
hiscilc ,.
(RpNE PAYOT).

3. La Tribune de Geinee (9/4)
Ce < Rassemblement du people frangais , don't il
assuinerait la direction morale, devrait, dans sa pe ns.e,
'aire contrepoids A l'influence toujours plus grande
exercee dans les nouveaux conseils 'de l'Etat par le
paiti communist. Ses detracteurs, qui savent la grande
popularity don't jouit toujours le K premier resistant de
France >, le traitent naturellement de c fasciste >.







bttt ttoJt&mkj nt r1SsMsE P IMSATR"GA" 9


Quand ii pr6conise le1 renforcemnent de 1'executif et une
&tricte separation des pouvoirs, il ne fait pourtant que
reprendre la these-defendue naguere par le tres 'demo-
cratiquc Gaston Doumerguc. On croit discerner aussi,
dans ses appeals A l'ordre et h la discipline, l'cxpression
de velleitbs dictatoriales, mais M. Thorez lui-meme,
iorsqu'il s'adresse 4-ses propres troupes, ne parole pas
autrement. En realitW, le grand grief que.nourrissent
contre lui ses adversaires, c'est son revirenent sensa-
tionnel 'dans le domaine de la politique 6trangere.
.Ason retour d'eeil et apres les deceptions qu'il avait
essuyees durant son long sbjour a Londres, le premier
geste du general de Gaulle avait et6 de turner le dos
it ses allies anglo-saxons et de se rendre a Moscou pour
spignr un pacte d'assistande inutuclle avec 1'U.R.S.S.
Aujourd'hui, il se pose vis-a-vis 'de tenants d'nne col-
laboration inconditionnelle avec les Soviets en d6fen-
seur de T5 divilisafion occidentale et il se solidarise


ouvertement avec les Etats-Unis. Cette volte-face reten-
tissante prouve simplement, une fois de plus, que, dans
la constellation actuelle les problems d'ordre interieur
sont indissolublement lies A ceux de la politique exti-
rieure. Ce nest pas T un ph6nom0ne particulier h la
France et il se repro'dujt, sous des formes diverse,
dans ious les pays. Et c'est un grand malheur. Car, au
lieu de pouvoir s'inspirer, dans la reTohite de leurs insti-
tutions on dans leurs r6formes, des seuls enseignements
du genie national, les Etats et les gouvernements sont
ainsi constamment g6nes et c'est vrai, surtout, pour
notre malheureuse Europe par les ambitions et les
rivalit6s des deux c trks grandes puissances ) qui se
disputent, par-dessus Ieut t&fe, Ta supre'Taxtte univer-
selle et qui voudraient, chacune, organiser le monde a
sa convenance et A son image D.

(PAUL DU BOCHET).


. P" S. P. Imip, 27, rue Nicolo, Paris 31.3009




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