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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00067
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SERVICES FRANGAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE'LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
1-16, rue Lord-Byron, Paris *8').


LA DOCUMENTATION FRANQAISE


BU LL ETIN


DE


PRESS


28 mars 1947


QUOTI fD N



ETRANGfRE

Nouvelle S6rie NO 630


SOMMAIRE

I. PRIESSE IBRITANNIQUE.
a) Les travaux de la Conf6rence de Moscou (Daily
Mail, 28/3).
b) Une attaque centre M. Bevin (Daily .Worker,
28/3).

II. PHESSE AMHRICAINE.
a) La polilique ainericaine en Grece (New York
Herald Til'bune, 28/3, edition europeenne).
b) Le trait de paix aver l'Allenmagne (New York
Post, 27/3).
III. PRESS SOVIETIQUE.
a) Le plan sovi6tique pour 'Allemagne (Trud, 26/3).
b) La .situation politique vn Chine (Eloile lhAuye,
26/3).

IV. -I PIESSE BELGE.
La politique 6trangere des U.S.A. et des relations in-
ternationales (La Derniere IHeure, 27/3)
V. PRESS SUISSE.
a) Le problWme allemand A Moscon (Journal d
Gendive, 28/3).
b) Le veto ide I'U.R.S.S. h propose du differcnd anglo-
altbanais.
1. Tribune de (Gemtve (27/3).
2. Gazette de Lausanne (28/3).


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la press britannique du 28 mars 1947

La chronique int6rieure 1'emporte ce martin sur les ques-
tions de politiquo international; en effet, la press reserve
la plus grande parties de ses colonies et de ses dditoriaux
aux declarations du ministry sur le maintien des restrictions
dans la consommation du gaz et de l'electriciti et a la nomi-
nation de Sir Edwin Plowder a la direction du plan. D'autre
part, certain journaux donnent la vedette A la resolution
adoptbe hier par le Congrts gdnbral des Trade Unions aux
terms de laquelle la production de carbon devrait etre
accrue do 20 millions de tonnes et que curtains privil g s


dcvraient btre. accords aux,mineurs sans toutefois diminuer
le nombre de leurs heures de travail.
II est int6ressant de noter que les grandes questions inter-
nationales tells 'que 'aide am6rioaine la Grace et la Con-
fercnce de Moscou semblent c6der le pas aujourd'hui a la
crises alimentaire de la Ruhr. Les questions franiaises sont,
comme ces jours derniers, bri6vement mentionnbes par de
courts articles et des dpbcehes d'agenoe. L'article de fond
du (rimes porte aujourd'hui sur la crise politique hongroise.
1. Rur'
La plupart des journaysx exposent avec assez do details la
situation alimentaire de la Ruhr ainsi que les manifestations
auxquclles se sont livr6s de nombreux elements de la popu-
lation rhbnane.
Le correspondent du Times fait 6tat des derniers rapports
de la Commission de contrble britannique en Allemagnc
scion laquellc la diminution de la production des'certales
s'est produite au moment oit celle-ci a Bt6 confi6e a l'admi-
nistration allemande,
Les manifestations qui ont cu lieu bier seraicnt dues.
scion Earl Schwartz, ministry de la Rhinanie du Nord, aux
communists et aux syndicalistes.
Le correspondent du Newrs Chronicle it Diisseldorf signal
tquic 50.000 pcrsonncs devaient manifester hier dans ce te
ville.contre 1'insuffisance du ravitaillement.
Le Daily Telegraph, le Daily Herald, le Daily Express, le
Daily Graphic font etat des declarations d'un officer supi-
rlcur britannique scion lesqucllcs la crises, alimentaire serait
due cortaintment it des actes de sabotage bicn plus qu'i la
svd6rit6 des conditions atmosph6riques.
2. Confirence de Moscou
La question dcs bicns allemands en Autriche est misc en
relief par la press du jour.
Le correspondent du Tinmes estime que c'est de cette 'ques-
tion que depend principalement la r6daction du trait autri-
chien. 11 fait re'marquer aussi quie les quatre ministres ne
sont pas parvenus it trouver une definition commune des
Iermes et il fait 6tat, ainsi que les autres correspondants, des
propositions en trois points faites par M. Bidault sur ce
sujet.
Le Daily Telegraph et le Daily Express done toutefois
la vedette, non pas aux travaux de la conference proprement
dits, mais au mecontentement dde M. Marshall devant la len..
teur des progris r6alis6s. Ces deux journaux reproduisent
mime les declarations d'un membre du State Department
d'aprbs lesquelles M. Marshall quitterait la conference si les
rrogrs' continent au rythme actual.
Le Daily Telegrgph fait suivre cette nouvelle d'un -dnen
oppose par le Secretariat de M. Marshall aux bruits
lesqudls M. Marshall aurait l'intention de quitter
le 6 avril.


--
- --







2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE


3. Politique inudrieure amricaine
Le correspondent particulier. du Manchlester Guardian a
New-York fait 6tat de la crainte croissante que ressent l'en-
aemble de la population amdricaine A 1'egard du commu-
nismi. L'orientation de la politique Truman serait toutefois
vivement critiquee par de nombreux lib6raux. Ceux-ci esti-
eneraient quo l'offensive ,anti-communiste d6cleniehe par Ic
PrBsident Truman aurait des repercussions graves dans les
milieux ouvriers. Ce correspondent signal dgalement qu'on
a ddjih vendu pils de 500.000 exemplaires d'un rapport pit-
blie par le gouvernement sur l'activite des communistes aux
Etats-Unis.
Le correspondent du Times a New-York sign.a;e egalement
qu'une Commission priv6e d'intellectnels americains a public
un rapport accusant la prcsse amricaine de nc pas Ctre b
la hauteur de sa mission.

4. France

Lhe Times rend compete du process de I'amiral de Labuorde
et de 1'accord franco-italien sur l'immigration de 200.000 ou-
vriers italiens en France. 11 fait remarquer que cetto poll.
tique d'immigration jouit de la faveur unanime des syndi-
eats ouvriers et patronaux.
Le correspondent particulier diu Manchester Guardian rap-
porte les paroles de M. Philip annongant P'importation men-
suelle de un million de tonnes de eharbon arrericain. Ce
correspondent ajoute q(ue le coharbon amdricain cofite deux
fois plus que le carbon d'Europe et ii ne fait p;is de doute
quo la France pr6fdrerait se procurer du' carbon britan-
nique si c'tait possible,
Une dep&cher Reuter reproduite par le Daily Telegraph
announce que l'assemblde natitmale a votf les credits mili
tires pour la deuxieme pdriode budgdtaire de 1947
Enfin, le Daily W'orker reproduit 6galement unic depclhe
annongant que le Quai d'Orsay avait averti le gouvernement
bulgare que la France envisageait de nouvelles measures si
celui-ci ne manifestait pas le dasir de regler l'incident
franco-bulgare A I'amiable.

S 5.- Espagne

Le Times et le Daily Worker signalent,que des bagarres se
sont produites A Madrid entire phalangistes .t royalistes. Le
correspondent du Times compare ces troubles A ceux qui se
sont products A la veille de la revolution franquiste.

6. Indes

Le files, lu Manchester Guardian, le Daily Telegraph
reproduisent des dep&ches de leurs correspondents annongant
que M. Jinnah a parl6 hier h Bombay on faveur tion du Pakistan.
Le correspondent dir Manchester Guardian fail 6tat par
ailleurs des progr6s realises aux Indes par la propaganda
communist. De nombreux membres du CongrBs pensent que
si .des elections g6neralcs avaient lieu actuellement, les com-
munistes obtiendraient de nombreux sieges.

7. Chine
Le Times aunonce quo les comnmunisfes chinoi. ont su'bi
une grave perte de prestige, taut a l'int6rieur qu'a I'eot6rieur
de la Chine, en raison de leur r6cente ddfaite militaire. On
pr6voit 6galement un changement prochain de la politique
amdricaine a I'6gard de la Chine.

a) LES TRAVAUX DE LA CONFERENCE BE MDoscou (Daily
Mail, conservateur, 28/3):

< Ml. Molotov a fait hier soir une concession sur un
point vital aprCs qu'il etit essay&, au course d'une apro
discussion, d'esmpecher les Allits d'avoir leir mot a
ire dans la question des avoirs allemands se trouvant
la zone d'occupation sovi6tique en Autrjche.
accept.een principle que les Quatre Grandsde6fi-
k Len common ce qu'il convent d'appeler un


avoir allemand. Tout 'avenir 6conomique de I'Autri
che est susceptible de reposer sur l'interprCtation qu
sera donn6e A ce term obscur.
Le fait qu'on soit parvenu a un accord constitute ur
serieux pas -en avant pour accorder h l'Autriche la pro-
tection ldont clle a besoin. .
(A. CLIFFOID.)

b) UNE ACTION CENTRE 1A. BEVIN (Daily Worker, coin-
muniste, 28/3) :

<< M. Bevin doit quitter le Gouvernement. En effect,
tous les eloges que lui prodiguent M. Churchill et les
principaux journalists conservateurs, ne peuvent dis-
simnuler le fait que, sous sa direction, la politique Ctran-
gre de la Grande-Bretagne n'est pas du tout socialist,
et que dde plus elle est complement inefficace.
Son Cchec en Palestine, ses fanfaronnades dans les
.conferences internationalees, sont acquiescement aux
plans du gros capitalism americain en Allemagne
occidentale, ses notes ridicules adress6es aux nouvelles
dimnocraties, n'ont mcnd le pays A rien. >>


II. -- PRESS AMERICAINE



Reluc de "a press amnricaine du 27 mars 1947

1. Dcalaratioins tie d. iHoover
Tmout e i p re produit en premiere page et sous d'enor-
in'es tilres les d&claration.s faiths par M. Edgard Hoover, chef
de la SOrete nationale amdricaine, devant la Commission
de la Ghambre charge d'ttudier les menecs antiamnricaines.
Al. Hoover aurait declare qu'un haut fonctionnaire du parti
communist americain avait affirmed que le parti commu-
~-bte aimricain se trouverait au cBte de 1'U. R. S. S. si une
guerre eclatait entire les deux pays. Ce meme fonctionnaire
aurait ajout6 que le parti communist amiricain 6tait une
cinquieme co'lonne bien mieux organisde qie celle des nazis,
ct Nui cherchait a affaiblir le gouvernement des U.S.A.,
tout come Laval l'avait fait quant il 6tait allied avec les
nazis. Son but est de renverser le gouvernement et il n'y a
aucun douto sur la veritable loyaute des communists qui
south au service de la Russie et non a celui des Etats-Unis.
... -, <' ,
2. Conifrence de Moscoau
La press indique ce main que le general Marshall a
exprimd son impatience des lcnteurs *de la Conference de
iMoscou, et des complications de la procedure adoptee par
le Conseil des ministres des Affaires dtrang6res. Les corres-
pondants de Moscou notent qu'une foit de plus l'invitation
de la Chine a dtd souleve sans que la question ait dtd
r6gl.e,
a. Organisation des Nations Unies
La premiere reunion de la Commission des Trusteeship.
qui s'est tenue hiler a Lake Success, fait l'objet de nombreux
articles qui mettent tous en evidence 1'abstention du de16gue
russe.
4. Depart de M. Patterson
Les journaux annoncent que M. Patterson, ambassadeur
des Etats-Unis en Yougoslavie, ne rejoindra pas son post.
En annongant cette nouvelle, M. Truman se serait abstenn
de tout' commentaire et de toute explication:

5. -- Relciiouns antdricano-sovidtiqUeS
Un editorial du Wasloinyton Post intituld ( Le prix de
I'apaisement a souligne les inconvenients qui ont rrsulte
pour les U. S. A. de leur politique d'apaisement dans le passe
A 1'Cgard de 1'U. R. S. S.. I1- note en particulier que cette poli-
tique a entraind 1'abandon de Pola A la Yougoslavie, ec







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGIRE 3
... .*


1'6migration force de 28.000 Italiens sur une population'de
31.000. L'excuse des Etafs-Unis, c'est qu'il fallait payer de ce
prix 1'accord des Russes pour discuter les traits de paix.
Depuis ce jour, cette politique d'apaisement a et. responsible
des nombreuses antres erreurs que les Etats-Unis ont com-
inises. Ce n'est pas seulement un pays, mais p'lusieurs qui
en. ont ti les victims. L'6ditorial remarque que 1'Autriche
a failli Atre complttement razzide par les Russes h la suite
'des accords de Potsdam, et ajoute que, finalement, envers, la
France, l'attitude des Etats Unis aussi a Wet cavaliere, et Ega-
lement parce qu.e les Etats-Unis ont ce6de a 1'U. R. SS.
Celle-ci ayant demand avcc m6pris cc quoe la France avail
fait pendant la guerrc, a refuse de 1'admettre iA Potsdam.
Les Epats-Unis itaient tellement disirjux d'apaiser la Russic
qn'ils n'ont m&me pas informed la France de cc qui avait 6et
decide lors 'de cette conference, et ont ensuite attend que
la France coopere A I'application des accords qui y avaient
6tC pris. Telles sont quaelques-unes des erreurs que lcs U. S. A.
ont commiscs dans Icur diplomatic d'apr&s-gucrre, dans le
ncul but d'apaiser I'U. RS. S.. Quelques-unes ont 6t6 inex-
cusables du point de vue moral. L'Aditorial remarque en-
suite que les liberaux americains, qui se prononcent actuelle-
ment contrc la doctrine Truman, south les mimes qui out
rclainm avec vigueur cette politique d'apaisement suivic par
les Brianniques A Munich. L'auteur conclut qu'il est lemps
(lsorniais de mettre fin A ine tell politique.

6. Dnclarations de M. Truman
An course de sa conference de Ipesse d'hier, M. Truman
a laneA un avertissement centre 1'augmentation continuelle
des prix. II a indiquo que In hausse entrainerait inflationn.
et que celle-ci entrainerait ,de nouvelles demands d'aug-
mentation de salaire. I1 a cit6 1'exemple fourni par la Ford
Motor Company, par 'l'nt.ernational Far Western et quelqucs
autres grande firms amiricaines, qui ont commenced r6-
duire leurs prix de vente, et a eyprimA l'espoir q'ue cettc
nouvelle tendance soit suivie par d'autres industries. L'indicc
des prix des products dde consommation du bureau des sta-
tistiques a baiss6 de 2/10' de 1 % au course du l is se ter-
minant eI 15 fevrier. Cet indices faith toutefois rfssortir une
61ivatibn de 17/10" de 1 % sur Ic chiffre correspondent pour
1946. /

7. Nonoe.lles. te France
LQ, correspondent 'du New Yofki Herald Tribune h Paris
signal la rentree sur la scene politique du gn6Aral de Gaulle,
don't on announce les prochains discours A Brunevail et A
Strasbourg.
Volley Hurd, correspondent du Christian Science Monitor
A Paris, consacre son article h la situation politique tell
qu'elle r6sulte de I'abstention des communists au vote de
confiance donnd A M. Ra-nadier. Ii 6crit notamment que.
lorsqu'un gouvernement rest au pouvoir uniquement parme-
qu'il est certain que son successeur nc\vaudrait pas mieux,
on pout considered que na situation politique est A un nou-
veau point hbs. Telle est 11'opinion gindrale ici, en cc 111
men[.

a) LA POLITIQUE AMIRICAINE EN GRACE (New York He-
rald Tribune, 6d. europ6enne, 28/3) :

< Selon M. Acheson, la raison pour laquelle les U.S.A.
not agi en dehors de I'O.N.U., c'est qu'il existed On Mtat
d'urgence en GrAce et en Turquie, et que les Nations
Unies et ses organisms annexes ne sont pas actuelle-
ment en measure d'apporter A ces pays le genre d'aide
qui est n6cessaire.
Si. noire conduite dans cetle affaire devait crder un
precedent, nous 'aurons fait dans la Charte un accror
qu'il sera trbs difficile de r6parer
L'O.N.U. n'Atait pas davantage en measure d'agir en
Iran qu'en GrAce. Mais it ptait en son pouvoir d'exer-
cer une forte pression pour contre-balancer le desir dte
l'Union Soviitique de juger par elle-mnme s'il y avait
un etat d'urgence qui demandail une action unilale -
rale,


Mais ce n'est pas seulement pour le bien ides Na-
tions Unies que nous devrions Aviter ce pr6c6dent des-
tructeur. C'est aussi pour le bien de note propre ac-
tion en GrAce.
Bien que nous ayons peut-6tre la possibility de reus-
sir IA oft tant d'autres out Achouo, il est cependant A
month avis extrdmement imprudent dde notre part d'ac-
cepter de porter seuls cette responsabilit6. Le gouver-
nement britannique, qui s'est occupy des affaires !de
Grbe pendant plus d'un sibcle, a AehouB et il en a subi
un grand prejudice moral.
Si nous voulons fire preuve de sagesse, nous cher-
clierons a faire partagcr A *d'autres le risque moral et
non pas d'en assumer la totality comme nous le fai-
sons niaintenant. Nous entrerons en 'consultation avec
ccux de nos Allies qui partagent notre point .de vue et
nous respecterons scrupuleusement' les .accords que
nous avons passes avec ceux de nos Allies qui ne par-
lagent pas nos 'desseins.
Car, si nous ne pouvons oblenir l'adh6sion des Rus-
ses A cc que nous nous proposons de faire, rien ne
nous empl)i e .de le fire quand mnie, en exercant no-
Ire d(roil de veto pour nous opposer A toute tentative
e, leur part pour contrecarrer nos desseins.
Mais en rerherchant un accord et en consultant les
autres puissances, nous ne prendrons pas ine posi-
lion qui, du fait qu'elle serait unilat6rale, constituerait
une combinaison des aspects les plus mauvais de ]'iso-
1,lionnisime cl de 'intervenlionnisine. >
(WAITER LIPPMANN.)

b) LE TRAITIE DE PAIX AVEC L'AL.RMAGNE (NAeI York
Post, 27/3) :

< La constitution future de l'Allemagne devrait
c'ontenir une clause sp6ciale qui lierait 1'Allemagne au
trail& de paix, ce qui reniplacerait ainsi la signature
de ce trait' par des reprCsentants allemands.
II i'y a pas que la press jusqu'h maintenant qui sc
soil prononcee pour ine lelle solution. La proposition
du secrltaire Marshall est tout A fait raisonnable car il
espire ainsi pr6venir une rtpdtition do, cc qui s'est
pass aprds la derni6re guerre, lorsque Hitler et ses
partisans ont maudit le gouvernement de Weimar'
pour avoir accepl6 'de signer le-Trait dOe Versailles.
SMalheureusement beaucoup de gens pensent que la
proposition tde M. Marshall ouvrirait encore plus
grande la porte A un dictateur fntur ou a un chef de
l)arli amhbilieux. >



III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press sovidtique du 26 mars 1947
I. -- Session du Conseil des ministries
des Affaires dtranyores

a) Goffnman, dans Trlud, consacre son commentaire do poli-
tique atrang re a tIn Constitution de Weimar. (Voir 1'article
plus loin.)
b) Tewiemieler, dans Etoile Rouge, Avoque la dean
d'exainmn de la question chinoise presentee par M. Molo


2. -- L'aide anolaise aurn forces franusaises en

En second plan, dans 'Etoile Rouge, une
Toss, en fin de la dernibre page, annonqant
d'Elat Mac Neil, lors d'un debat aux Com
la Grande-Bretagne ne fournissait pas d'a
n6e aux forces francaises en Indochine ;








4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS iTRANGARE


lui demandait s'il Rtait au courant de 1'envoi d'armements
aux troupes frangaises d'Indochine pour une some de vingt
millions de ilivres, il a repondu qu'il ne pouvait rien ajouter
A sa pricedente declaration.

LE PLAN SOVIATIQUE POUR L'ALLEMAGNE (Trud, 36/3) :
< Pett-on uliliser certain principles de ia Constitu-
tion de Weimar pour une reorganisation d6mocrati-
'que de 1'Allemagne ? Cela est possible si on 6carle
tons les articles qui limitcnt les droils dbmocraliques It
souvernins du people alleman'd. En particulier, on doll
lui assurer Ic droit inaliBnable d'obtenir par ses org;i-
nes repr6sentatifs des refor'mes pr6voyanl la liquida-
tion du militarism el do fascism et garantissant Ic
progrbs politique, social, 6eonomfque ct culture. L.c
fascisme n'aurait pas pn s'6tablir en Alleinagne, memn '
avec les vastes pouvoirs pr6sidentiels qui favorisaien
la reaction, si les parties sociaux d6mocrales dlils ,de lt
x coalition de Weiinar >> avaient utilisP routes les pos-
sibilit6s de cette Constitution pour museler la r6ac-
lion et acc6l6rer la creation de r6formes democrali-
ques. La rise politique de 1932 aurait pu ctre favi-
rable h la democratic si los dirigeanls sociaux-d6no-
crates d'alors, allies aux parties d6mocrates bourgeois
n'avaient pas men6 une politique de capitulalion devani
les forces diu fascism.
La Constitution de Weimar empoehnil les rcprseCn-
tants de l'esprit prussien de crber un Reich puissant.
Elle emprchait que le Reich s'adjoigne tons le Etals
allemands. Dans cette Conslitulion se r6fl6laieni aulrc-
fois les tendances progressistes ld people allcman:ti
pour conserve son unite national cl 6clhappcr an\
tentatives dictatoriales des nililarisles alleinands .qui,
depuis l'6poque de Bismarck, prussifiaien lous les Elats
allemands.
Si une Constitution similaire mais quelque pen
modifl6e est assure au people allemand, si tous les
parties d6mbcratiques et routes les organizations syn-
dicalistes font bloc autour .de cette Constilution, I'oeu-
vre de reconstruction d6mocratique de l'Allemagne
sera alors 6tablie sur dcs assises solides. >
(GOFPMAN.)


b) L'UNION SOVIITIQUE ET LE PROBLMME CIIIOnIS (Etoile
Rouge, 26/3).

x Pour tout observateur impartial, il est clair que
pendant Ja dernirre annie, la situation en Chine, non
soulement ne s'est pas amelioree, mais a consid6rable-
ment .empir6e. Dans ces conditions, la proposition de
M. Molotov est comprehensible, les ;hurlements hyst6-
riques de la press r6actionnaire au Kuomintang appa-
raissent en v6rit6 hypocrites. Comment peut-on appe-
1er intervention dans les affaires int6rieures de la Chine
la proposition d'Achanger des informations sur 1'ex&-
cution des decisionss de Moscou au sujet de la Chine,
alors que 'un des points de base de ces decisions est
engagement par ses participants de s'en tenir a une
rigoureuse politique de non intervention ? L'opinion
6mocratique chinoise sale la proposition sovi6tique
wime un apport pr6cieux A la cause de la paix en
e et dans 1'Extreme-Orient en g6n6ral. Elle exige
ux qui ont particip6 A la Conference de Moscou
nt rigoureusement la politique de non inter-
iils ont.proclambe. La proposition sovi6tique
m-ent naturelle et opportune. La- situation
ient attention du monde enlier. L'opi-
eut savoir ce qui a W6t faith pour ceux
la Conf6rence de Moscou sur ]a


IV. PRESS BELGE


LA POLITIQUE BTRANGkRE DES U.S.A. ET LES RELATIONS
INTERNATIONALES (La Derniere Heare, 27/3), liberal.
< La relive de 1'influence Fbitannique par i'influenco
am6ricaine en Grace et en Turquie est une date histo-
rique.
Pour justifier l'initiative dc son gouvernemenl,
M. Acheson a d6fendu une thsse audacieuse qui peul
avoir les plus graves consequences pour l'avenir mnme
de 1'O.N.U. N'a-t-il pas revendiqu6 le droit pour touted
puissance de r6pond'rc la demand d'assistance d'une
autre puissance. II s'agirait 1 de < rapports normaux >>
entire Etats. L'intervention am6ricaine tirerait sa 16gi-
limite du fait qu'elle vise A cmp&cher un Etat de subir
la contrainte .d'un autre.
Nous sommes ainsi ramen6s A la thbse de M. Chur-
chill qui distingue arbitrairement entiree les Etals bien
intentionn6s et les autres.
La vraie paix ne peut pourtant pas reposer sur Ic
droit du plus fort, celui-ci fiit-il bien intentionn6.
On touche ici an drame de notre temps qui cherche
ine autre 16gitimilt. Le droil divin du prince en fut
une jusqu'h la Sainte-Alliance. La dbmocratie 1'a ruin6
au nom id dlroit de libre disposition des peuples. Mais
cc droit est rest throrique. Les peoples ne seront pra-
liquement libres que sous un regime de securitC qui
lcs protggera d'une contrainte extlrieure et les dis-
pensera de l'assistance ld'une grande puissance int'res-
sec a les aider.
L'atlitude du gouvernemenit amdricain n'est pas failed
pour favoriser l'esprit, de cooperation international,
an moment mAme of les d6bats du Conseil de s6curii6
de l'O.N.U. ont fait apparaitre l'impossibilit6 de conci-
lier les t ses sovi6tiques et ambricaines en malibre
de controtc atomique et de dosarmement.
Ce n'est sfirement pas du partage du monide en deux
zones d'influence qu'on dolt atlendre un novel ordre
universal >.
(Robert FENAUX).


/ V. PRESS SUISSE

a) LE PROBLEM ALLEMAND A Moscou (Journal de Ge-
nlAe, 28/3).
(( II sera difficile de concilier les difffrentes reven-
dications qui s'annulent les unes les autres. II semble
que, consid6r6 sous des Aclairages diff6rents, le pro-
blAme allemand est insoluble. 11 faudrait partir d'un
autre point de vue et se demander comment assurer
P'existence du people vaincu, car tout le monde est
d'accord pour dire qu'en le rendant inoffensif il con-
vient de lui donner les moyens de subsister et de con-
tribuer,. par son travail, A r6parer au moins une partip
des dommages!que l'hitl6risme a caus.s.
M. Bidault a tres bien expose les donn6es du pro-
blnme : I'Allemagne, a-t-il dit, comptera 64 millions
d'habitants r6unis sur un territoire plus petit que celni
qui existait avant les conquotes ,du nazisme; la density
de sa population est de 200, fames par km2 centre 1'40.
En outre, l'Allemagne a perdu les richesses industriellcs
de'la Haute-SilCsie et une parties de ses resources agri-
coles de 1'Est. Comment fair$ vivre focus ecs gens ?
M. Bidault propose de dispprser les personnes qui ont
trouv6 refuge en Allemagne, de inettre fin A l'expulsion
des Allemands qui se trouvent dans dd'autres Etats, ce
d'encourager le placement .des Alleman'ds dans les pays
qui manquent de main-d'ceuvre.






flULETI _UTPES tB2G~


L Mais ces suggestions n'epuisent pas le problCme. Ce
ju'il imported de savoir, c'est comment la population
allemande rest6e dans sa patrie, pourra se tirer d'af-
faire. Comme elle sera hblig6e d'importer une grande
parties de son alimentation, il faudra qu'elle puisse ven-
drc a4 dehors des articles manufactures. Comment con-
cilier cette nucessit6 avec' le pavement *de reparations
sur la production courante, ainsi que le demand M. Mo-
lotov ? II faudrait savoir ce que l'Allemagne sera en
measure de produire. Et jusqu'A present, on n'en sait
rien. De sorte que, avant d'avoir d6termin6 son poten-
tiel &conomique, on ne parviendra pas a fixer le mon-
tant des reparations >.
(Rene PAYOT).
b) LE VETO DE L'U.R.S.S. A PROPOS DU DIFF9RIIND AN-
GLO-AIBANAIS.
1) La Triibune de GenUve 1(27/3).
t( L'affaire albanaise d6montre A nouveau lue l'ar-
ticle 27 de la Charte de San-Francisco, en accordant
aux Cinq Grands le droit de < veto >> permet a 1'un
d'entre eux d'immobiliser tout le m6canisme d'arbi-
trage et de s6curit6 de I'O.N.U. Si, lorsqu'il s'agit de
prendre une decision, on peut 'tre fond6 h demander
des membres permanents du Conseil une unanimity
sans laquelle il n'y aurait pas d'action possible, rien
ne peut justifier en revanche l'usage du droit de < veto >>
lorsqu'il s'agit de formuler la constatation .d'un fait.
Si l'on s'en tient a la lettre de la Charte, on ne peut
6videmment rien reprocher a M. Gromyko. Mais il est
evident aussi qu'une semblable attitude n'est point con-
formc ii I'esprit de cette Charte, non plus qu'aux vues
de la majority S l'Assemblee de I'O.N.U. qui avait
invite le 13 d6ceebre 1946 les membres permanents
du Conseil a adopter en m atiere de < veto > une pro-
c6dure n'emp&chant pas le Conseil d'arriver rapidement
A des solutions.















[L


Le pouvoir reel appartient aux grades puissancel
qui en sent selon leurs intersts propres et frequent
ment divergents. Dans le cas particulier, l'intreat qu'
1'Union sovi6tique a fire piece a I'Angleterre n'echappe
a personnel. Elle ne laissera pas condamner un Etat
qui entire si docilement dans ses vues, qui est 1'un.de ses
bastions occidentaux, surtout lorsque l'antagoniste est
reprisent6 par une puissance qui s'accroche ou qui
s'accrochait encore jusqu'i ces derniers temps a la
GrBce, et par cette < Royal Navy > don't l'insistance
A naviguer partout oi il se passe quelque chose d'inti-
ressant d6plait fonci6rement A Moscou.
Qu'importe, en regard de cela, l'identification des
mouilleurs de mines de Corfou ? >
(Jean-Jacques CHOUET).
2) Gazetce i'd LauIstuu (28/3).
< Sur les neuf membres ,du Conseil, deux seuleinent,
I'U.R.S.S. et la Pologne, s'oppos6rent A l'adoption de
la solutionn qui rendait l'Albanie responsible des inci-
dents qui ont eu lieu au mois d'octobre dernier dans
Ie d6troit de Corfou. C'est alors que M. Gromyko para-
lysa la.d6cision qui venait d'6tre prise en usant de son
droit de o veto ,.
L'usage qu'a fait de ce droit le dBl6gu6 sovi6lique
dans le litige anglo-albanais done de quoi surprendrol
II pourrait laisser s'accr6diter l'impression, p6nible que
ce droit deviendrait, aux mains de 1'U.R.S.S., qui ne
dispose pas de la majority des voix, une arme pour
tenir en suspens le d6veloppement de l'O.N.U. dans lc
sens que souhaiteraient les d6mocraties d'Occident.
Avec un usage aussi abusif du droit de ( veto >, I'O.N.U.
risque fort de perdre une parties de son prestige et de
s'enfoncer progressivement dans l'o6rni6re oh s'enlisa
jadis la S.D.N., victim elle-meme de la loi d'unani-
mit >>.


S. P. L Imp., 27,


& PRESS tTRANGIIIZ


BULLETIN AUVOT