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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00055
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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTIRE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)


LA DOCUMENTATION FRAN(AISE


Direction de la Diocumentatton
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8').


BULLETIN


PRESS


10 mars 1947.


QUOTIDI


ET RANG E RE



Nouvelle S6rie N 614


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de'la press britannique du 9 mars 1947
A c6t6 de commentaires s'ur des incidents locaux, la press
dominicale a consacre principalenent ses commentaires a la
crise economique aggravee par le mauvais temps et a Ia
Conference de Moscou. Les journaux annonceht que le d6bat
aux Communes sur la situation Iconomique sera precled6e
d'une reunion du parti paVlementaire socialist au cours de
laquelle M. Attlee, selon l'Observer, sera appele a pr6ciser
sa position en cc qui concern la main-d'ceuvre ct le nombre
d'hommes maintenus sous les armes, mais n'aura h craindre
aucune manoeuvre de rebellion. Le Sunday Times, dans un
19ng editorial d'Wn ton assez e6cve, demand la formation
d'un gouvernement national. La reunion, mardi prochain,
par 4e ministry de l'Int6rieur, des dirigeants sportifs pour
ittudier la possibility de supprimer les courses et marches
qui ont lieu pendant les jours ouvrable, donne lieu' A des
commentaires tris souvent hostile.

1. Palestine
Le correspondent i Washington de I'Obsrver rapport
que les sondages de M. Trigve Lie sur l'affaire palestinienne
ont eti accueillis favorablement par les G inq Grands i
1'exception des Etats-Unis qsui adopteraient une attitude rdso-
lument dilatoire.
2. Conference de Mostcou
Tous les journaux rapportent les declarations faites par
M. Bevin A Moscou et M. Marshall i Berlin. Le correspondent
diplomatique-du Sunday Times cstime que la position prise
par les Americains en Hongrie, le renversement de attitude
des Russes sur la question de, 'energie atomique, 1'evolntion
de l'affaire grecque, P'accueil assez froid reserve au trait
franco-britannique A Moscou ei les apprehensions marquees'
pAr les Russes t propose des possibilities de constitution d'un
bloc occidental font qu'e la Conference s'ouvre sous de moins
bons auspices qu'on aurait pu l'esp'6rer. The People, d'autre
part, ecrit que la Russie va marquer un rertour an system
des zones d'influene, incluant dans la sienne non seulement
les Balkans, mais la Grece, ce qui provoquerait une reaction
tr6s ferme de la part des Etats-Unis, encourageant de lewa
part la Turquie.
3. A'lemagne
A Student of Europe, dans l'Observer, estime que la ques-
tion allemande ne pourra pas 6tre r6solue come celle de
Trieste, par example, par un compromise. (Voir l'article plus
loin.)


Pour Spectator, dans le Sunday Times, la Russie a ex-
ploitd sans scrupule les concessions tue les Alli6s lui avaient
faites h Potsdam pour 6viter un partage de l'Allemagne :
Elle a, en particulier, inond6 les zones occidentales indus-
trialisdes d'une foule d'expulses qu'elic aurait pu nourrir
dans sa zone agricole et elle cherche. par ses demands de
reparations en nature, h s'opposer h la reprise de l'industrie
allemande. Les Etats-Unis ct 1'Angleterre s'accrochent tou-
jours ah principle dg I'unitt economique, mais esprrent que
cette fois-ci, dans le dIsir de la Grande-Bretagne de rialiser
son ideal toujours fuyant, elle ne 'va pas, com'me elle P'a
fa.it A Po.tsdam, faire des concessions qui mettraient grave-
ment en danger administration de sa propre zone. Scrutator,
en concluant, signal comme element important de I'unit.d
6conomique de' l'Allemagne le problem de l'unit6 mon6taire.
Dans le Sunday Pictorial, Lord Vansittart souligne la dif-
fdrence profonde de conception qui sIpare les Alli6s sur
l'Allemagne et demand qu'elle soit franchement" discutee.
A.lors que les All16s occidcntaux veillent une Allemagne 6co-
nomiquement prospere et politiquement faible, ce qui com-
porte le risque de la fair trop puissante au point de vaue
economique, les Russes 1d veulent 6conomiquement faible
et politiquement forte. L'idde russe prlsente trop de danger et
constitute une politique a court vue, son triomphe enllve-
rait touted valeur,_- quelque trait que ce soit qui inter-
vienne entire la Russie et 1'Angleterre.

4.- Traild franco-britannique
II r'y a gurre quea l'Observer qui consacre quelques lignes
a'u trait signId A Dunkerque. (Voir Particle plus loin.)

-Revue de la press brilannique dj; 10 mars 1947
L'ensemble de la press announce qu'un grand d6bat va
avoir lieu cette semaine i la Chambre des Communes sur la
politique dconomique du gouvernement et sur le Livre Blane
de 1947. Elle announce d'autre part que la situation alimen-
taire de la Grande-Bretagne risque de s'aggraver au course
des deux prochains mois. La press continue A donner de
nombroux details, sur les minutes du Penjab et sur les
measures entreprises par les troupes britanniques pour r6ta-
blir Pordre. Le terrorism en Palestine continue a faire
1'objet d'articles. En fait, toutes les questions qui consti-
tuaient ces derniers temps le centre dint6rdt majeur cedent
le pas i la Conference de Moscou. A'ce sujet, ii faut noter
que le Manchester Guardian reproduit e18 paroles de con.
finance prononcees par M. Bidault i son arrive dans la capi-
tale sovi6tique et insisted sur 1'accueil particuli6rement amical
qui lui a et6 reserve par la fouloe de cur eux qui se pressait
sur son passage. La France elle-meme ne fournit matiere
qu'A de courts entr(filets.


DE


_ i









2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


1. Conftrence de Moscou

La press, en plus des details materials sur 1'arrivle des
dl6~gations allies, se borne, dans l'ensemble, a risumer la
thche qui attend les reprdsentants des Quatre Grands.
Le correspondent diplomatique dui Times lui. consacre un
long article dans lequel ii passe en revue 1es difficulties qui
devront dtre surmontdes au course des nigociations. II ne
croit pas que l'elaboration du trait allemand puisse ldpas-
scr, cette fois encore, Ic stade prdparatoire malgr6 its tra-
vaux execute's par la Conference des supplants et le Conseil
allied de Berlin dent les rapports seront remis aux Quatre
Grands.
II fait etat de 1'opition de curtains observateurs qui es-
timent que le d6lai necess.aire a 1'dlaboration de cc traiti
serait de 1'ordre de deux ans et rappelle ic ce sujet les
paroles .de prudence prononedes rdcemment par M. Bt:vin a
la Chambre des Communes. En revanche, il pense que le
traits auntrichien pourra etre conclu plus facilement.
En d6pit des difficulties d'ores et ddjA prdvisibles,
Alexander Werth, correspondent du Manchester Guardian,
croit savoir que des progres sensibles pourront dtre ri alsds
gr,ce Ah 'attitude moins reticente adoptee par les Russes et
les Franqais, qui vont jusqu'i' affirmer que 1a C6nf:rence
doit etre couronnde de su'cces.
A ce sujet, A. Werth announce que 1'accueil vi;servL par les
reprcsentants russes I M. Bidau!t a &tc particaiieremen: ami-
cal et empreint d'une atmosphere optimist. A cet optimism
il .oppose la reserve ide ,M. Bevin. L'ensemble de la irecsse
met surtout en relief le -ddsir manifesto it Moscou d'u ae si-
gnature prochaine d"une pacte quadrilateral tel qu'il avait
6t& propose l'annCe dernibre par M. Byrnes.
Le Times signal i cct c gngard qu'on attache beaucoup d'im-
portancb aux declarations faites a Mi. Bevin par le g :ndral
Marshall dans lesquelles celui-ci a affirmed que si un pact
de 40 ans pou'vait dtre signed enitae les quatre grands. d:Ins le
but d'emp6eher touted renaissance de la puissance militaire
allemande, toutes les difficulties qui g6nent I'elahoration ices
traits allemand ct autrichien pourraient disparaitre Ju du
moins dtre attinudes.
Dc son cBtd, Norman Clark, correspondent du News Chro-
riidle h Hambourg, 6crit que les Allemands se refused 1nt A
signer tout trait et prdf6rcront qu'il leur soit impost.
Denis Weaver, dans cc minme journal, estilne 6galement
que 90 % des Alleman.ds se refuseront A signer ui treitt ct
,que si un rgglement de 'la question allemande n'intervient
pas au course de ces anndes, une nouvelle former de naliona-
lisme (c'cst-h-dire un novel hitldrisme) renaitra.
t UncI des tAches que devront assumer les quatre
grands i Moscou. estime le conrespondant du Times,
est la revision de 'accord de Potsdam qui se revle
impraticable a de nombreux 6gards. Cette revision,
nvec les ddsirs contradictoires des quatre grands ne
manqucra pas d'etre tres difficile. )

II est intiressant de noter que le Daily Mail ne consacre
anucun artT ee h la Conference de Moseou et que le Daily
Express donne sur toute une colonne' des details ma n riels
sans faire mention des prochains travaux de la Confirence,
En revanche, le News Chronicle lui reserve sa manchette
e insisted sur le d6sir des quatre grands de signer un pacte
de 50 ans.
Le Daily Worker fait .6tat d'un article de la revue sovid-
fique Les Nouveaux Temps, selon laquelle M. 'Hoover au-
rait declared que le rationnement alimentaire ne devrait pas
dtre plis mauvais en-Allemagne qu'il ne Pest dans les au-
tres pays ddficitaires id'Europe. Il en profit pour accuser
les Anglo-Saxons, sous la direction de l'A-miriquc, de vou-
loir r6tablir une Allemagne puissante en complete opposi-
tion avec la politique definie i Potsdam.

2. Politique extdrieure amrniicaine.

Un long article d'Alister Cooke est consacrn dans le Man-
cM/ster Guardian i la politique extirieure des Etats-Unis.
Celni-ci signal les diffdrentes influences qui s'exercent sur
le Department d'Etat et notamment celle de M. Summer
,Welles qui l'avertit du danger que repr6senterait la crda-
tion d'un gouvernement central allemand, celle de IM. John


Foster Dulles qui prdconise uiie Feddration de l d'Europe
occidental et une industries allemande puissante ct, enfin,
celle de M. Walter Lippmann qui conseille au. Departement
d'Etat de contenir l'expansionnisme russe >> au, points
ndvralgiques : Allemagnc, Europe occidental. Turquie, Ja-
pon. II ecrit encore qu'ayant soudainement drcouvert, a
1'occasion de la crise qu'elle vient de traverser, la faiblesse
profonde de 1'Angleterre, les Americains ne la regardent
plus come une gale.

3.- Grice

Le correspundant du Times A Washington announce que le
president Truman va communiquer un message au Congrds
sur la question d'aide anmiricaine h la GrAce. II se peut
mime qu'il prdfere fire une declaration radiodiffus&e au
pays. Cc correspondent cstime qu'une parties de I'opinion
americaine s'opposera ai ce que les Etats-Unis viennent en
aide a la Grrce parec que cela rcviendrait a prendre part
pour 'Europe occidentale centre la Russie. Ii est vrai,
ajiute-t-il, que la Grece elle-m&me a demand de 1'aide au
moment o, la Grande-Bretagne a annoned qu'elle ne pou-
vait plus faire face i ses engagements. Mais on ne pent
douter que cette situation sera interpr6t4e par de nombreux
Am6ricains come une demand dttournee ide soutenir
i'Empire hritannique. II fait Egalement etat des bruits qui
circulent en AmCriquc scion lesquels la Grande-Bretagne
s;erait sui le' point d'emprunter encore deux milliards de
dollars a ce pays (alors que la Grande-Brctagne favoriserait
bien davantage les prets amrricains it le Belgique, la France
et la Hollande afin d'augmenter les disponibilitds de ces
pals en dollars)
Dans lc m6mc article (u Manchester Guardian, A. Cooke
signalsc qiu'une parties important de l'opinion americaine
considrce l'affaire grecque comme la decision la plus im-
portante que. 'Amnrique Ait a prendre depuis la charte de
la Louisiane. En effet. l'aide ambricaine aux pays d'Europe
ne se limiterait pas A la Grece et serait suivie immanqua-
blement d'une aide a Ja Turquie.
A cc sujet, John Brough, correspondent special du Daily
Mail cable de Washington que la Turquie vient de deman-
der aux Etats-Unis de 1'aider a ddfendre ses frontieres con-
tre la Russie l'armee turque dcvrait 4tre rdduite et la fron-
titre russo-turque en parties d6militarisee si 1'Am~ rique
n'6tnit pas prete h lui venir en aide.

4. Hongrie.

Le Times, Ic Manchesler Guardian, le News Chronicle, le
' Daily Ilerald, le Daily WIorker annoncen* que le gindral Svi-
ridor, president sovi6tique de la Commission de contr6le
allide en Hongrie, a rdpondu A la note americaine relative
A une intervention de I'U.I.S.S. dans les affaires intirieures
de la Hongrie par une fin de non-recevoir. Les Russes esti.
ment que l'arrestation de M. Kovacs 4tait n6cessaire pour
4'touffer les activities des services alldmands et hongrois
hostile I 1'armde sovidtique d'occupation. La commission
d'enqu6te interallide proposed par la note amnricaine repr6-
senterait precisdment une intervention directed dans les af-
faires int6ricures de la Hongrie.

-- Traite polono-tchbque.

Le Times, le Manchester Guardian annoncent qu'un traitde
di'amitii ct d'assistance mutnelle sera sign aujourd'hui a
Varsovie entire les repirseiitants tcheques et polonais. Du
cot6 polonais, des concessions seraient accorddes a la Tchd-
coslovaquie relativement h la navigation sur 'QOder et i
l'utilisation des ports polonais 4e Stettin et de Dantzig.
Du c6td tch6que, touted revendication serait abandonnee
sur les diverse regions de Silesie occupies par les Polonais
pendant la retraite allemandc.

G. Relations hungaro-tchlques.

Le correspondent du Times i Budapest announce que la
delegation hongroise n'a pas pu parvenir i se anettre d'ac-
cord avec le Gouvernement tch6que sur application de l'ac-
cord relatif a l'echange des minoritis, accord qui avait 6td
signed il\y a un an.






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


7. France.
La continuation de. la grdve de la press es' ncntionnl
par le Manchester Guardian et 1e Timns qui fait 6tat pa
ailleuirs des declarations de M. Andrd Philip dans lesquclle
-celui-ci a d6clar que" la France devait encore supporle
deux anndes difficiles avant que .son economic puisse dtc
retablie.
8. Tanyanyka
Une depeche Reuter, reproduite par Ie Times, announce qut
d'anciens residents allemands au Tanganyka .out delninLd
aux Etats-Unis d'intervcnir afin d'cmpecher le Gouverne
.ment britannfque de les rapatrier en Allemagne. Cette pro
testation sera Rtudiee lors de la premiere session du Con
alil des Trusteeship.

9. Birnmanie.
Le Times reproduit une depeche Reuter faisant 6tatr de!
declarations du Dr Ba Maw selon lesquelles le recent accor~
anglo-birman retarderait I'avenement de l'ind6pendance bir-
mane.
10. Palestine.
Le Daily Express announce en premiere page, sous une
manchette important, que 18 marines amiricains vont com-
paraitre domain devant le tribunal de Haiffa pour avoir fa-
ciliti l'arriv6e ill6gale de Juifs en Palestine.
Le correspondent particulier du Timtes a J&usalem si-
gnale d'autre part de nouveaux actes de terrorism et 1'arri-
vde h Haiffa d'un nouveau batcau ayant I bord 600 immi-
grants porteurs d'une carte d'identitd ddlivrde i Paris et
date du 20 f6vrier 1947. Gettq carte d'identitd mentionnait
que le porteur dtait digne de idevenir citoyen de la Rdpubli-
que hebraique et dtait delivree par le Comitd h6breu de
Liberation national.

11. Yougoslavie.
La press signale que le Gouvernement yougoslave a re-
tir6 la i-atiobnaitd yougoslave au roi Pierre et a confisqui
tous ses biens ainsi que ceux de sa famiile.

a) AVANT LA CONFERENCE DE MOSCOU.

1. Reynolds News (travaitliste, 9/3) :
I1 est important de bien comprendre la significa-
tion du probl6me atlemand. En discutant 1'avenir 'de
l'Allemagne A la Conf6rence de Moscou, les quatre mi-
nistres des Affaires 6trang6res aborderont en fait un
probi.me beaucoup plus important le problmre qui
consist A normaliser leurs rapports entire eux et a
trouver un nouvel 6quilibre des forces par suite de la
d6faite de l'Allemagne. f
Ce qui est particulierement important dans le cas 'de
1'Alleaiagne, c'est qu'elle possede 80 millions d'habi-
tants et qu'elle occupe une position central au coeur
de 1'Europe, et, de' ce faith, son avenir #oit affected cet
quilibrp des forces.
Si les grandes puissances ne parviennent pas at se
mettre d'accord sur lc probl&me allemand, 1'6quilire
est impossible a r6aliser et le Uanger d'une prochaine
guerre demeure sCrieux.
La Conference de Moscou montrera si les puissances
s'orienteront vers un accord ou si elles permettront
h leurs divergences de vues de diviser 1'Europe en
deux blocs opposes, chacun d'eux luttant pour la pos-
session d'une Allemagne renaissante afin de servir 'de
,bouclier centre 1'autre >.
(DAVID RAYMOND).

2. Saulday Times (conservateur, 9/3) :
11 n'est pas surprenant que ni M. Bevin, ni M. 'Bi-
.dault,, ni le g6enral Marshall n'aient expriman beaucoup


3


d'opli.inisnie sur ies resultats de la Conference de Mos-
cou.. Is esperent au inieux parvenir L un accord sur
l Ies questions fondamentales du problem allemand qui
s d-vront ktre examinees soigneusement par la suite et a
r un reglement du trait de paix 'avec 'Autriche.
e La Russie n'a pas exprimin son opinion sur ce qu'elle
atlendait des conversations et son point de vue ne peut
tIre coninu que par ses attaques continuelles contre la
politique britannique et americaine ).
S (Du correspondent diplomatique (lu Sunday Times).

3. Sunday Express (conservateur, 9/3) '

< Les Russes se rendent bien compete que cette con-
ference est tout a fait.'diff6rente de celle qui s'est tenue
Si Paris. Ii ii n'est pas question de voir la Russie mise
Sen minorile par .une r6p6tition m6canique d'un scrutiny
de 15 voix centre six.
Sur ceriaines questions il est possible que la France
puisse se trouver en minority par une voix. Sur d'autres,
I'U.R.S.S. et la France se trouveront probablement en
accord d'une maniere substantielle.
Quand le moment viendra d'entendre les opinions
des autres Etats europeens, les Russes pensent que leur
attitude ne manqucra pas de recueillir l'adhesion de
tons ceux qui out 6td envahis par I'Allemagne.
II est encore trop t6t pour fire le decomple des
voix, niais on peut estimer que la these russe sera ap-
prouvee non seulement par la Pologne, la Yougoslavie
et la Tchecoslovaquie, inais aussi par la France, Ia
Norvege et le Danemnark >.


4. Observer (conservateur, 9/3)

< Aussi longtenips que les Etals de !'Es et de 1'Ouest
se consid6reront r6ciproquement combine des ennemis
eventuels, ils pourront, au prix *de mille difficulties,
arriver a un compromise sur des questions annexes tel-
les que Trieste oun les reparations italiennes, mais ils.
ne peuvent esp6rer'se mettre d'accord sur le problem
alleman'd.
Le pacte a quatre aurait ]a imeme iiuportance par
rapport au future riglement de la question allemande
que le trait de Chaunmont en 1814 par rapport A l'aote
du Congres de Vienne en 1815, c'est-A-dire qu'il re-
presenterait la c paix entire les Allies > qui dolt pre-
c6der, necessairement une paix veritable entire 'des en-
nemis.
Le caracture r6vol-utionnaire du pacte a quatre resi-
derait naturellement dans le faith que 1'.quilibre des
forces serait realise pour la premiere fois avec la par-
ticipation permanent des Etats-Unis dans les affairs
europgennes. Ce "serait dans I'hisloire americaine le
premier, engagement specifiqe. et a longue. echmance
pris par les Etats-Unis en Europe; e strait 6galement
le premier trait sp6cifique qui uairait les Etats-Unis et
IPUnioa sovi6tique, trait qui les lierait egalemeat a
la Grande-Brelagne et a la France. Si ce project de pacte
a quatre devenait une r~alite, it pourrait dissiper *du
meme coup les trois sujets de m:fiance qui s'opposent
A la convalescence de 1'Europe et a la pacification du
monde : la crainte manifestke par les Etats de 1'Europe
occidental et orientale a I'6gard 'de 1'Allemagne; la
crainte de la Russie qui existe en Allemagne et dans les
Etats de PEurope oriental; et enfin la crainte manifes-
tke par les Rnsses A 'l6gard de l'Allemagne et de I'Ame-
rique. Ce traits pourrait *devenir la veritable u Gra;nde
Charte >> de la paix europeenne i notre 6poque D.






4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGtRE


5. Manchester Guardian (10/3, liberal).
< La 'Conference de Moscou commence aujourd'hui.
C'est la reunion la plus delicate des Alli.ts depuis Pots-
dam. Noous ne devons pas etre presses pour oblenir des
resullats. Les .Russes sont leIns et leurs tiactions a
I'agard des strangers ./e traduisent par 'ie la mefiaince.
Nous pouvons Otre certain que M. Bevin et Ie ,&eni-
ral Marshall ne partiront pas sans avoir abordi les
*principaux problenes interessant les relations iiler-
nalionales. 1 n'y a aucune raison de supposed qu. les
Russes ne sont pas profolidinent d6sireux de par enir'
A un.accord. Ils onl de bones raisons pour dher;..her
a diminucr les causes 'de tension. La situation interieure
en Russie n'esi pas bonne i ie ravilaillement esi anaigre,
la reprise industricile est lenteet se trouve genie par
la penurie de carbon.
11 est possible que la Grande-Brelagne soit moins
forte qu'elle ne ]'a It ; *T'Anmrique a des dollars a
prior la Grande-Brctagne n'a pas d'argt-et nt 'a mnine
pas de carbon it vendre. Cependant, les interits bri-
tanniques et animricains en Europe 'demeurent A peu
pres semblables. Les deux pays desirent voir la reprise
aconomique de 1'Europe ils desirent que i'Allenmigne
soit privee de sa puissance offensive, mais qu'ellk se
suffise a elle-minme et contribute au bien-6tre g&nral.
Ils sont decides h ne pas continue a fournir des sub-
sides ai une Allemagne actueliement pa.uvre poul le
senl ben6fice de voisins rapaces.
L'accord 'de Polsdam doit &ire revise et interprele a
nouveau. Le rgglement definitil de la question allemande
esl peut-Etre encore iloigne, mlais sa forme generale
doit en etre d6lerminee, sinoun l'Ouest et 1'Est doivent
continue A suivre leurs propres directives. >

b) APRAS LA SI(;NATURE DU TRAITE ALLIANCE FRAN.CO-
BRITANNIQUE.
1. Observer (9/3, conservateur).
Ce Iraiti6 nelfait rien de plus que de seller de
faoi9 fonmelle la. comimunaut6 d'inl6erts et de points
.de vue en matiere de politique international qui existed
d'i6j et qui est inevitable entire les deux pays. Et pcur-
tant, on ne pent dire a quel point I'atmosphere se Irouve
eclaircie apres cette conclusion naturelle. La voie est
maintenant libre pour le d6veloppement de relations
franco-britannique encore plus 6troites dans bien des
domaines, ce don't les deux pays doivent in6vitablement
lirer profit. Une decision que celte alliance devrait lo-
giquement amener A prendre, c'est la fusion progressive
des forces armees francaises etbritanniques. >

2. Econolmist-(8/3 liberal).
< Par la signature .du trait de Dunkerque, la France
'redevient, dans des buts. 'diploanatiques, une grande
puissance europeenne. Jusqu'A maintenant dans les
discussions internationales qui ont pris place depuis
la guerre, les repr6sentants frangais avaient eu du mral
a trouver une place. Maintenant ils occupent une place
de choix. M. Bidault n'a plus besoin de se contender
d'un r6le de m6diateur : fl se rend a Mosiou, avec la
conliance qui lui vient d'etre alli6 avec ce que les Rus-
ses appellent les inter6ts anglo-saxons.
Ce qui avait Cet refuse a la France de Clemenctau
et de Poincar6 a 6et accord a la France de Blum et
.de Thorez. La Grande-Bretagne s'est engage pour cin-
Squanle ans A discuter de 1'action commune A suivre
avec la France pour resister a toute menace d'urie
aggressionn allemande, et contre tout manquement de la
part des Allemands dans I'application des clauses du'
Traite.


Si. beaucoup de Francais acqueillent favorablement
le Trait die Dunkerque,' c'est surtout faute de mieux.
Its esperaient beaucoup plus. Du point de vue britan-
nique, I'un des principaux m6rites de ce trait. c'est
que la clause pr6voyant une action commune contre
toute aggression allemande affaiblira la force de la thsse
irangaise selon- laquelle salsccurite est mieux assuree en
iaissant l'A!lemagne pauvre, divisbe et faible. En con-
sequence, la these brilannique en faveur d'un rLglement
hlumain gagnera en force, en particulier si l'obstination
des Busses oblige les puissances occidentales et les
Ainiericains a adopter leur propre r6glement temporaire
sur labase de la fusion des trois zones. De plus, non
seulement le contenu et la forme du trait. sont 6tablis
pour carter in nm fiance des Russes La 1'gard d'un
bloc occidental et empecher un abandon des accords
de sec.uriite des Nations Unies, mais ils devraieni aussi
convaincre Moscou que la politique britannique, ne sou-
tiendra pas la resistance ou la defiance allemandes. Si
le trait ne serl qu'a cela, la decision de M. Bevin de
se rendre a Moscou via Dunkerqule sera implement jus-
tifife. >>

3. News Stltey'man an d Nation (8/3, travailliste).
< La ceire'ionie tie Dunkerque n'avait que peu de
significalion en elle-aneme. La collaboration fralco-bri-
tanhique, combine la collaboration niiglo-aiinricaine et
anglo-russe, ne d.'pend pas en dernier resort de lrait6s
d'alliance officials, inais du rapprochement graduel des
systems politiques et economiques. La Grartde-Bretagne
et la France ne sont plus ni l'une ni I'autre en measure
de conserver ieur einpire et leur in'dependance au
moyen de leurs scules resources. A eel 6gard, elles se
Irouvent maintenant sur le imnie plan que les petiles
nations europennes.,
Le trait de Dunkerque, s'il a un sens quelconque
pour I'avenir, sbuligne la determination des gouverne-
mients britanniques et francais d'empecher la division
de l'Europe en spheres d'influence. Pour parvenir A ce
but, chactn 'des .deux pays dolt arriver A avoir un
certain degree d'independance A l'egard de l'alli qui
domine maintenant sa politique. La Grande-Bretagne,
tout en consideranf une guerre contre les U.S.A. come
inconceivable, dolt rejeter clairement le postulat selon
lequel elle peut assurer la s6curit6 contre le commu-
nisme en se reposant sur la bombe atomique amiri-
caine. La France, tout en reconnaissant I'impossibiliti
g6ographique et politique de 'd6fier 1'Armee Rouge, dolt
etre pr&le A difendre les inthr&ts de 1'Europe, mnme
lorsque Moscou pense qu'il mettent en danger la s6cu-
rite de la Russie. DivisBes, la France et la Grande-Bre-
tagne deomeureront les deux plus grands satellites des
'deux puissances mondiales les plus.importantes ; en-
semble ils pourraient encore preserver 1'unit6 de l'Eu-
rope.
Ce qui se passera a Moscou depend dans une large
measure de 1'habilete de M. Bevin et -de M. Bidault &
transformer la formality de Dunkerque en 'une associa-
tion active. /


II. PRESS AMERICAINE


RHrevn de la press aimdricaine d nI 8 mars 1947
1. Aide amniricaine it ',a Grece
o'us les journaux reprennent en premiere page et avec-
de gros tires, la decision soudaint prise hier pa le Pr6-
sident Truman de remettre i plus tard sa cro.isiere dans







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE I


les Caraibes, afin de pouvoir consulter les leaders du Con-
gris sur l'aide que l'Amerique doit apporter i la Gr&ce.
Les correspondents de Washington annoncent qu'une r6u-
nion aura lieu lundi I la Maison Blanche a laquelle parti-
cipcront le's Chefs des groups parlemehtaires et les Pre-
sidents des principles Commissions du Congris. Elle aura
pour but ide faciliter la redaction d'un message que Ie Pre-
sident Truman adressera probablement le mardi au Congres
pour lui demander d'accorder un emprunt it la Griecc du
montant de 250 i 350 .millions de dollars, afin qu'elle
puisse renforcer son armite et r6tablir ,sa, situation econo-
mique. Dans leurs comnientaires, les correspondents poli-
tiques notent qu'il n'est pas question de remplacer les
troupes britanniques en Grieo par les troupes americaines
et que malgrne une certaiine opposition parmni les milieux
r6publicains du Congrns. il est probable que celui-ci accep-
tera de fournir a la Grece des armes am6ricaines de sur-
plus pt du materiel de transport qui se trouvent actuelle-
ment en i uo-ope,. principalenent en zone americainon d'oc-
cu]pation en-Allemagne, La controversy soulev6e par la note
anglaise sur la Gr6ce continue it alimenter tqute une series
d'articles et d'6ditoriaux qui, pr6conisent gnralemelcnt une
aide financi're h la Grece et l'envoi de products alimentaires
it cc pays. L'idde que 'Anm6rique reprenne it sa charge cer-
taines des responsabilit6s anglaises dans le monde, est
longuement d6battuc, Ic plus souvent idu point de vue des
relations russo-am6ricaines, mais, 'la plupart des articles
prIferent ne pas tirer dt conclusions avant d'e connaitre les
explications que Ie Pr6sideint Truman donncrd Ia semaina
prochaine au Congres.

2. Allemagne
I)Des d6p&ches de Leipzig. bien ireproduites par la prcsse.
signalentque les reprdsentants des trois parties antifascistes
allemands, riunis a Leipzig. out adopt it F'unanimnit6 unc
resolution demandant aux Alli6s de restaurer l'.uniti dco-
nomique et politique de l'Allemagne ct d'autoriser la for-
mation d'un Gouvernement allemand, afin decpouvoir con-
clure ]a paix ct de donner au people allemand la possibility
de se d6mocratiscr.
Helliot, le corrcspiondant du Xew York Herald Tribune,
ecrit que :
< Cette demonstration est la plu1 iniprcssionnantec
qui ait cu lieu in Allimnagne it la veille .dc:, la Con-
f6rence de Aloscou. ,
Pick, Grotewohl et Kaiser sont les auteurs dle cette reso-
lution.
Saint-Louis Post Dispalch reproduit un long article de
M. Herriot, defendant la these franaaise sur l'Allnmagne.
Cet article est distribun par L'Overseas News Agency.

3. La tisite. (tilI dntral Marshall M s I' Paris.
Les dt6phels des Agences de Paris signalent 'Ficcueil
enthousiaste fait par le people frangais au Gen&ral Mars-
hall, en particulicr ih l'Arc de Triomphe. Une d6p&cl.e A. P.
note la presence de M. Billoux A cette e6rmonie, tandis que
le New Yoik Times, sous la signature de Warrep, public en
premiere page et sous un 6norme titre, un article qui rel6ec
que *M. Thorez n'a pas assisted au diner officiel donn6 en
l'honneur du Gendral Marshall et signal l'absence de
toute representation communist aux ceremonies organiskes
en son honneur. En titre. on peut lire :
< Les communists francais 6vitent le -Genral
Marshall, alors que la Nation lui rend lioimmage. -
I. Thorez est absent du diner offert par le President
de la Republique. >

4. La admission de Pmcnleri.
La presse announce la admission de M. Edwin Pauley.
qui avait 6t6 charge par li President Truman de repreisen-
ter l'Am? rique h la Commission alliee des reparations.

5. Honjgrie.
Les correspondents americains i Budapest signalent que


le Gouvernement hongrois interdit la publication de la
note anglaise addressie a Moscon et au Gouvernement lon-
grois. I -

AVANT LA CONFERENCE DE MOSCOU (New York Herald
Tribune, 9/3, 6dit. europ6enne) ,:
< Les observateirs politiques de Berlin ont 6te parti-
culi6remenl encourages par les entre'tiens de M. Mars-
hall avec les Francais. Les repr6sentants francais A
Berlin ont fait echec pendant les derniers 18 mois A
totes les tentatives des Aunbricains pour appliquer les
clauses de Potsdam relatives i I'unification 6conomique
de l'Allemagne. Le point de vue des Francais, qui
n'dlaient pas repr6sentes a Potsdam et qui, par cons6-
quent, ne s'6taient pas engagbs i appliquer les decisions
qu'on y avait prises, 6tait qu'ils etaient opposes a l'uni-
fication parce qju'elle pourrait contribuer a la renais-
sance de I'Allemagne en tant que ipuissance militaire et
economique.
Mais si le I pacte A quatre > tie s6curit6 contre l'Al-
lemagne peut btre conclu a Moscou, ceci pourrait -
d'aprbs 1'opinion des observateurs a Berlin conduire
Jes Francais at modifier leur position a l'6gard de l'uni-
fic.ilion economique et polititue de l'Allemaglie. Les
fonctionnaires animricain. de Berlin pensent que' le
pacle h qualre de s6curite. tel qu'il 6tait expos par
M. Marshall, a intiress, les personnalites officielles
franchises'. >
(MARGUERITE HIGGINS.)

Avmlis LEm DISCOU S uD PniisilnE 'r TIUMAN A NWACO
(New-,. York Hetld.l 8/3) :

< Jeudi, A Waco, le Pr'isident Truman a explique pa-
ticmmeii nt ei en detail les objectifs fondanientaux de la
phase econno)ini(iue de la polit'quc itrangbre amnricaine.
Les facteurs ideologiques ct les r6alitbs mat6rielles
de l'economie d'apres guerre acheniinent progie'ssive-
ment le monde vers l'institution d'un contrbie severe
de l'Etat sur le commerce. l'itablissement de barriers
douanirres, l'adoplion de decisions concernant 1'em-
bargo on le conlingentement d'iiportations, I'octroi de
primes et de facilities d'cxportation. la constitution d'un
reseau etouffant de rbglements et de licences, ainsi que
vers la restauration du vieux system mercantile, qui
divisait le vieux monde, en zones conmerciales nette-
ment dblimil6ees et engendrait des guerres. Ce system
esl exactement I'inverse de tout ee que les Am6ricains
considtrent come 6tant la liberal d'entreprise. Mais
M. Truman nous avertit que si Irous ne prenons pas
resolument des -mesures dans le sens voulu, < un tel
systbmne sera le module don't on s'inspirera dans le
sibcle prochain >.
Les Etats-Unis ne peuvent esprer .s'opposer : ce
courant par leur seule force, si grande soit-elle. Selon
totes probabilit6s,. on ne pourra changer totalement
la direction de ce courant. Le mieux que l'on puisse
esperer est de voir freiner celui.ci; on peut egalement
enlrclenir 1'espoir que les Etats-Unis parviendront A se
fire ouvrir une zone-d'ltendue raisonnable oi les so-
ci6tes amnricaines pourront commerce en ne se heur-
tant (u'a un minimum de restrictions. Le pire de tout
serait une r6glementation du commerce extlrieur d'a-
pris laquelle 'les Etats-Unis seraient obliges, par auto-
d6fense, de maintenir la surveillance la plus strict sur
toutes les transactions et de s'engager dans une politi-
que de represailles en fixant des 'contingents pour I'a-
chat el la vente.
Le programme adminislratif destine a ,viter la n6-
cessitl de lelles niesures comprend naturellement
l'abnissement des tarifs dnuaniers sur une base de r6ei-








6'BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE
_> (_________________,___________ ___


ro.citL et ia conclusion d'accords bilateraux tels qu.e
waeux qui 6taient inclus dans le prt "i la Grande-Bre-
iagne. Mais ce qui est encore plus important, c'est ce
que M. Truman appelle ti un coe de conduit econo-
muique > pour les nations. La tiiche consistent a inettre
au point cet instrument qui serait ia a base de l'Orta-
nisation Commerciale Inlernationale et constituerait
pour l'rconomie mondiale l'equivalent de cc qu'est la
Charte des Nations Unies dans le domaine pulitique,
sera realisee, scion M. Truman, a .la prochaine con.'e-
rence economique de Geneve. Ce code servirait be, u-
coup pour rbprimer des actes d'agression economi-
que > et amener les nations a se reunir pour disculer
les politlques et les problems economiques. >


L
III. PRESS SOVIETIQUE




RI.'voe, IT 'al press soviulique du 8 nIors 1947

Les quct.wions dlir'ngjeres dans la press sovidtiqlue
diu mars.

Tous le' journaux reproduisent la fin du discours de G o-
mayko, It 5 mars, au Conseil de Securite. Les autres d6;)o-
ehes ct nouvclles de strangerer n'occupent gil re cqu' ne
4emi-page :
r) Un groui. i de tdlgrainmes con~erne la politique in-
glaisc : Extraits de la declaration du travailliste Ph:its
lills ia la Chanibro des Communes sur le problem de ]a
Carinthie Slovcne. ; visit i Londres du Ministre de la l)ui-
lense national Idlge ., noi officiellement lide aux pIlns
de standardization des armements entree les deux pays ;
article du News Chronicle sur les troupes polonaises en
Angleterre ; les depenses anglaises en Grbee et en Palestine
et presence du Commandant des Forces Anglaises en Greec
& la derni&re reunion du Conseil grec de la Defense ; nomi-
nation d'un nouvel ambassadeur anglais it Varsovie.
b) Plusicurs dtpdches out trait it la lutte contre le fis-
iisme : echo du procs des criminals de guerre i Tokjo ;
i16lgrammes dc Berlin stigmatisant 1'indulgence en zones
inglaise et americaine h 1'6gard des hitldriens, et de New-
York risumant la protestation de la u F6deration anmlri-
caine des savants > centre 1'utilisation de sp6cialistes lit-
I riens aux U.S.A,; ouverture it Varsovie du procl du Ctm-
anandant d'Auschwitz.
c) Quelques nouvelles de Pologne : Retour h Varsovie de
la ddligation polonaise qui etait Ah Moscou; resume lies
declarations du iMinistre des Affaireos dtrang&res Modze-
levski sur les relations polono-tchbques.
d) De Bucarest, on announce la fete du deuxieme anniver-
satre 'de Iinstallation du regime d6mocratique en Roiu-
manic.

2Presse siNOtique di '. ma-'.rs 2947

Le. rubriques die politique etraingire, sont n.ettement Iminiis
ainimces qu',l n'est d'usage le dimanche; la chronique inlir-
zationale habituelie de la Prada ne ,parait mnme pas. On
peut relevQr quatre preoccupations domiinantes :

1. --- Les relations c.rl[rieurls de I'Ul.R.S.S.

*it' Tous Ils journaux reprodu~isenten premiere page. le
texte du tili gramme adressd A M1M. Stallne et Molotov par
M. Cyrankiewiez, qui exprime sa profonde .reconnaissance
pour P1accucil qu'il a recu ia Moscoua et apprecie les r,,-ul-
tats des pourparlers qu'i'l y a menis come un serieux pas
en avant vers le dEvelappementt et approfondissement de
I'alliance polono-sovidtqiue.
b) Tous les journaux donnent 6galement le, communiiqui
Ae 1'Agence Tass reproduisant I. texte de la lettre adre,;s e
Xu general Swiridov, vice-president de la Commission deO
ontrb6e interallie par le gn&-ral Veams, repr6sentant arne-


ricain, et la rdponse qui lui a &t6 faite pal le destinata re
(voir en annexe Ic texte de cette reponsc).
c) Unc brhve dpecche, de 1Ageunce Tass announce envoii i
M. Molotov, par Ie president du Gouvernement indien, d'une
Iettre remeraeant fe Gouvernement sovietique, pou'r avoir
soutenu la ddel6gation indienne a I'O.N.U. dans la question
sud-africa'ne.

2. La bataill/pour la dmnzocralie dans I mnonide
C'est Ir theme Ie plus implement developpi dans les in-
formations de l'Agence Tass, que reproduisent la plupart
des quotidiens. On relive notamment l'interview de la pr6-
sideune du Comit6 antifasciste des feinmes sovidtiques A son
retour de la Session de Prague, Ic depart de Changhai
et de Nankin de la representation du p'arti commun.:ste chi-
nois, appreciationn portme sur la situation en Grc&e par
I. Thomas, le discours de Gottwald a Prague, le
procs de de Brinon h Paris, le jugement rendu par la
Cour Supreme amiricaine dans l'affaire du' Syndicat des Mi-
neurs, les contradictions it rintdricur du parti Miko-
lajezyk, les critiques adressies i la politique, financirre
du Gouvernement japonais par Ic leader communist To-
kuda. les ddelarations de journalists strangers a leur
retour d'Indonesie, etc...
Trud donne -galement une note anonyme d'information
sur Ic mouvement unitaire qui se d6yeloppe dans les syn-
dicnts hollandaise.

3. -- Les reunions internationales

0) La discussionn au ConsAil de Securitd de ia demand
americaine de trusteeship sur, les iles sous m:indat japo-
nais, 'ait 'objet d'un compete rendu de l'Agence Tass.
b) Se refdrant h la session di C eonil des ministries de
Affairs 6trangdrrs, on relive tout d'abord en premiere page
dans tous les journaux, le comNunique traditionnel, avee
photographic et le text e de allocationn de bienvenue adressco
a M. Bevin.'En liaison avec les questions qui seront dis-
cut6es a la Conference, Melnikov public dans I'Etoile Rouge
un article qu'il intitule :' Le role de 1'Autriche pendant
la guerre ,. La thise d6veloppee est ainsi expose par son
auteur : Comme on le sait, l'Autriche n'a pas pris la
declaration de 1943 come un appel, mais comme un aver-
tissement; sa lih6ration est venue du dehors : c'est I'armeo
rouge et ce sont les armies allies qui ont ddlivrd P'Autri-
che. Et pourtant, les milieux dirigeants de ce pays font
maintenant tons les efforts pour d6former la vdrit6 histo-
rique et pour dissimuler le vrai rBle de l'Autriche pendant
la guerre. Ces tentative ne reposent sur aucun fondement;
les faits d6montrent irr6futablement que ce pays, du debut
a la fin du conflict, a Wtd l'allid de 'Allemagne. 11 a mis
a la disposition des envahisseurs allemands ses reserves en
honmmes; touted son economic a etd au service des puissances
de l'Axe. Aprds avoir eombattu coude a coude avec 1'ALle-
magne hitlirienne centre les Nations Unies, l'Antriche ne
peut pas 6luder 'a responsabilit6 qui lui income dans le
tort colossal que les agresseurs fascists ont caus6 aux peu-
pleas &pris de liberty.
4. Incidences diuerses des politiques anglo-amnricaines.
Tous les journaux reproduisent des t6ldgrammes de se-
cond plan '. props de l'accord anglo-americain snr le pe-
I role, ainsi que sur La dinmissiun de Pawley, vt Ic proiet de
loi sur la reaction d'un fonds dr- la rechirehi scientifique
aux U.S.A.



IV. PRESS BELGE


SAVANT LA CONFtRENCE DE Moscou, (Lu Librc Belgique,
10/3, catholique) :

C'est sur la Conference de Moscou quc .se centrent
tous les regards. DWja l'on prepare l'opinion a de nou-
veaux atermoiements. Les homes d'Etat responsables
donnent a entendre qu'on n'arrivera pas, au course de









BULLETIN QUOTIDIEN BE PRESS ETRANGERE I


la session qui commence, A jeter les bases d'un Trait6
avec I'Allemagne. Notre Ininistre des Affaires 6trangeres
a mime formula' publiquement le souhait qu'on ne fasse
pas des A present la paix avec les vaincus, car la situa-
tion de l'Ailemagne est encore, selon lui, trop chao-
tique pour qu'on puisse trHiter avec elle, Peut-6tre. Mais
le meilleur, sinon le seul moyen de la sortir du chaos
.e serait-il pas precis6ment de se mettre enfin d'ac-
cord sur son statute de demain ? >
(PAUL STRUYE.)


V. PRESS SUISSE


LA C3NFPRENCCE DE ,MOSCou (B(:ler Naclhrichten,
8-9/3)
< Dans l'ensemble, le monde accueille l'ouverture de
la Conference avec fort peu d'optimisme. Des esprits
,sceptiques estiment m6me.que les puissances partici-
pantes d'evraient d'abord faire une bonne fois la paix
entire elles avant d'essayer de I'imposer A leurs. enne-
mis vaincus. Mais si .elles voulaient suivre ce conseil,
ii en r6sulterait un retard extrem.ement long pour la
liquidation de la guerre. Et c'est 1A un travail urgent.
Lorsqu'on tAche de s'l6ever au-dessus des difficulties
particulikres et de d6couvrir la racine du mal, on cons-
tate qu'il provient de l'absence presque complete d'une
< foi international >. Une telle croyance n'existe que.
negativement, en ce sens que tout le monde est per-
suad6 que l'Allemagne -doit Ctre maintenue a terre pour
toujours... En 1919, a Versailles, 1'6tat d'esprit etait
passablement'different. A peu pros tous les repr6sen-
lants des puissances au Congres de la Paix croyaient
possible d'emp6cher de nouveaux conflicts en organi-
sant une 'Gommunaut6 des peuples... Apres la second
guerre mondiale on a bien cr66 I'O.N.U., mais elle a tit
intoxiqu6e '*ds le berceau par le droit de veto des gran-
des puissances victorieuses qui risque pr6eis6ment de
la paralyser en cas de danger reel. Aussi, sans avoir tti,
mise pratiquement a 1'6preuve, 1'O.N.U. a-t-elle deji
perdu de son credit dans des proportions inqui6tantes.
Lorsque les forces vivantes manifestent leur carence,
il nest pas 6ton'nant ,que des profondeurs du passe re-
montent les fant6mes, les revenants au sens exact du
mot frangais. VoilA pourquoi, moins de deux ans apres
l'armistice avec l'Allemagne on Se remet A parler si
abondamment ddu vieux systeme d'assurances garantis-,
sant la paix, que l'on tenait pour perimb depuis long-
temps. On ose par example ce61brer de nouveau
I 'equilibre europeen > ou le partage -du monde en
< spheres d'influences >> entire les grands Etats ; il est
question d'tune < Union europ6enne a decoupbe de tell
ou telle facon it y a, quel'ques semaines encore
c'6tait une Europe a la Churchill qui comprenait 1'Al-
lemagne, maintenant c'est plut6t une Europe a la Van-
sittart sans 1'Allemagne.
La resurrection du systime des alliances internatio-
nales fait parties du msme ordre de ph6nomenes... Mais
le triangle Londres-Moscou-Paris est dirig6 contre I'Al-
lemagne et n'a pas -d'adutre objet que de la tenir en res-
pect. A cela pres, il n'6tablit entire les trois puissances
aucune communaut6 d'objectifs politiques...
Que les alliances europiennes d'apris-guerre puissent
ou non se transformer plus tard, lorsque 1'Europe en
imposera suffisamment, en un Pacte A Quatre par Fad-
h6sion de 1'Amerique, il n'en reste pas .moins qu'au


moment of s'ouvre ia Conf6rence de Moscou les quatre
grande puissances ne possedent encore aucun prg-
gramme common.


ANNEXE


REPONSE SOVIF.TIQUE A LA .NOTE DE PROTESTATION
AMEIRICAINE RELATIVE A IA HONGRIE
(Presse sol ifliquc, 9/3),
Le gnir'al Sviridov -vice-president de la Commissidn
de Contr6le alli6e en Hongrie a adress6 la note suivante
au representant amnricain a cette Commission :
Fn r6ponse A votre lettre du 5 mars courant dans
laquelle vous exposez le point de vue de votre gouver-
nement sur les 'derniers evenements politiques en Hon-
gris, j'ai 1'honneur de vous communique ce qui suit :
< C'est un complot anticonstitutionnel et antir6publi-
cain qui menacait ie regime dmoocratique et le gouver-
nement hongrois ct non les part's de la minority, 'qu'il
n'y a aucune raison d'accuser de vouloir priver du pou-
voir ligal le parti des petits propri6taires terriens et
de vouloir 6tablir une dictature de la minority, car ils
existent sur la base de la constitution hongroise. L'exi/-
tence d'un complot anticonstitutionnel et ]e danger
qu'il representait pour la jeune dimocratie hongroese
ne sont pas ni6s par le parti des petits propri6taires.
qui I'a reconnu a plusieurs reprises dans la press aidsi
que par la boucche de son chef. Le fait qu'il y avait p]r-
mi les conjures de nombreux nmembres iminents ,Iu
parti des petits proprietaires terriens don't des diput6s
au Parlement, n'est pas hlfaufe de la police ni'des par-
tis du bloc des gauchos. Le parti des petits propri6-
taires terriens a lui-mime reconnu coupables tous les
conjures qui faisaient parties de ses membres et a con-
senti spontanenent a ce qu'ils soient priv6s de leur
immunity parlementaire et traduits en jugement. Aussi"
votre declaration selon laquelle les parties de la mifio-
rit6 ont essay de m.ler au complot des repr6sentants
du parti des petifs propri6taires est-elle d6epourvue 'de
tout fondement. L'instruction, come. on le salt, a d6jA
it6 termin6e par les autoritis hongroises et c'est main-
tenant le tribunal d6mocratique ind6pendant de la r6-
publique hongroise qui examine le cas des conjuress.
Aussi je ne puis 6tre d'accord sur la proposition d'ihs-
truction en common que vous proposed, car cela cofs-
tituerait une intervention flagrante dans les affai'es
int6rieures de la r6ptiblique hongroise et une violation
grossibre des droits 16gitimes du tribunal populaire
hongrois.
<< Je ne puis-considArer votre intervention dans l'af-
faire Kovacs autrement que comme une tentative pour
porter atteirite aux -droits 16gitimes des autorit6s d'oc-
cupation sovi6ti'ques de d6fendre leurs forces armies
qui se trouvent sur le territoire -de la Hongrie. Aussi
je ne puis consentir A cette intervention de la part'du
government des Etats-Unis. L'arrestation de Kovacs
pour des crimes dirig6.s centre les troupes d'occupation
sovi6tiques' ne peut pas etre consird6re comme une
Intervention des autoritis d'occupation sovi6tiques dans
les affaires int6rieures de la Hongrie. J'adresse en
nieme temps une copie de la pr6sente lettre au chef de
la representation britannique a la Commission de Con-
tr8le allibe. >
Cr. Note amnricaine du Bulletin Quolidien de Prese
Mtrangire, n 613). .


S.P.I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


S '


BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tITRA'NGARE