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SERVICES FRANCAIS D'INFORMATION (MINISTIRE DE LA JEUNESSE, DES ARTS ET DES LETTRES) Direction de la Documentation 14-16, rue Lord-Byron, Paris (8'). LA DOCUMENTATION FRANCAISE MINISTER DES AFFAIRES ETRANGERES BULLETIN PRESS 5 mars 1947. QUOTID ETRANGERE Nouvelle Serie No 610 I. PRESS BRITANNIQUE Revue de la press brilaninique du 5 mars 1947 Comme un signed assez caract6ristique des habitudes de la press britannique, on peut noter qu'aujourd'hui dans tous les journaux, sauf le' Daily Worker, la tcmpdte de neige de la nunit derniere cst le sujet auqu'el les manchettes sont r6servecs. A part l'alliance franco-britannique, la chroniquc ext6- ricure est pen fournie. La question grecque perd de son importance; notions toutefois l'envoi d'une note du gouver- nament grec anu Departement d'Etat, demandant aux Etats- Unis d'apporter de toute urgence une aide financisre i la Gr6ce. Le correspondent du Times announce i cc susjet que le general Marshall a declare que la .crise grecque etait d'une importance essentielle pour les Etats-Unis et qu'il 6tudiait les moyens de venir en aide a ce pays. Stuart Gcl- der, correspondent du News Chronicle, announce de sqn c6td qule les Etats-Unis consid6reront la Grande-Bretagne comme. responsible des repercussions poKtiques. que pourra avoir 1'evacuation de ia GTrce par les troupes britanniques, tant dans le domaine de la politique interieure grecque que dans celui des relations internationales. 11 ajo'ute que le gouiver- nemehnt amdricain desire vivement le maintien du gouver- nement green actuel et craint qu'un afferm:nssement du con- tr6le sovi6tique dans la p6ninsule grecque n'oblige la Tur- quie A entrer dans l'orbite sovi6tique et A edder sur la ques- tion des Dardanelles. I.e Daily Worker, de son c6td, attaque le gouvernement britannique au sujet de l'ancienne armde polonaise en course de demobilisation, et il pursuit d'autre part sa campagne contre le gouvernement grec; !il announce sous une man- chette important qu'une nouvelle vague de terreur sevit en Gr&ce et que de nombreux d4mocrates out 6t6 amends en exil dans les lies de la mer Egde. Le Times public une depiche de son correspondent parti- culier h Jerusalem annongant de nouveaux actes de terro- risme au nord et au sud de la region de Tel Aviv qui so trouve soumise i la loi martial. Enfin, le correspondent particulier du Times i Was- hington signal que offensive des communiistes chinois en Mandchourie a completement echoue. ALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE Tout en ne lui reservant pas ses manchettes, 1'ensemble de la press, accord cependant une place important h la signature de l'alliance franco-britannique. Seul le Daily Express, s'efforgant encore de minimiser les 6venements, et le Daily Mirror lui accordent une place nigligeable. Cepen- dant, cc dernier, ainsi que le Titnes, cl Daily Worker, lej News Chronicle et ck Daily Telegraph reproduisent des pho- tos dr la ceremonie, et notamment celle de la poign6e de mains change par M3I.. Bevin et Bidault. Les titres cherchent ," presenter l'evincment de d'ffdrente faqon. William Forrest, dans le News Chronicle, ecrit : < Le pelerinage de Dunkerque scelle une nouvelle alliance >. Victor Thompson, dans le Daily Herald, intitule son arti- cle : < M. Bevin rassure la Russic A Dunkerqeu!e. Walter Farr, dans Ic Daily Mail, ecrit de son cote : << Le trait6 de Dunkerque tanit pcrdu on l'a recherche pendant vingt minutes et il est sign maintenant pour 1'dternitd ,. Dun- can XWebb, dans la Daily Graphic, in'istc sur I'accueil rd- serv6 h MI. Bevin par la population de Dunkerque. Le corres- pondant diplomatiqule du Daily Worker le pr6sente sons le titre < Traite de 50 ans avec la France >. Le Times donne le text du traits ct le fait su vro d'une declaration commune des gouvernenients britannique et frangais dans laquelle coux-ci experiment l'espoir que cctto alliance sera prochainement compl6tde par la signature d'un accord quadripartite. II public les discours 6changds et les texts des messages de M. Vincent Auriol au roi et de M. Bidault a M. 'Chrchill. Son 6ditorialiste analyse les dif- firentes clauses du traits. (Voir l'editorial pips loin.) Le Daily Telegraph, tout en reproduisant les details de la cerdmonie, met en vedette les declarations faites par M. Bevin h un journalist beige lors de son passage A Bruxelles, dans lesquelle" il a emis 1'espoir qu'un trait semblable popirrait tre signed avec la Belgique et les pays de l'Europe occidentale. L'dditorialiste de cc journal, qui reserve i alliance un accueil chaleureux, et refuse les arguments des sceptiques selon lesquels ce traits serait non seulement inutile, mais encore superflu. (Voir 1'6ditorial plus loin.) Aiprrs l'articlc chaleureux de M. Walter Farr dans le Daily Mail d'hier, l'dditorialiste de ce meme journal voit dans ce trait < le premier ilot de stability dans le monde en ruiln de l'Europe occidenrtale >... (Voir l'article plus loin.) Le Daily Herald, qui, comme nous l'avons dit, met en vedette les paroles de M. Bevin destinies A rassurer la Russie ainsi que la declaration de MM. Bevin et Bidault dans la- quelle ceux-ci ont imis l'espoir que cettq alliance sera'it bient6t complete par la conclusion du traits qiuadripartite, critique dans son editorial I'attitude adopt6e par le Daily Express depuis le debut des negotiations (notons que le Daily Express de ce matin ne reserve aucun de ses ed!to- riaux A la signature de alliancec. (Voir 1'article plus loin.) Le Daily Graphic insisted particulierement suer l'accueil chaleureux riserv6 i M. Bevin par la population de Dun- kerque. (Voir l'article plus loin.) Enfin, le Daily Worker, qui accord une place important DE __ I _ _ 2 BULLETIN QUOTIIDIEN DE PRESS tTRANGtRE it I'Cv6nvmennt, ]c transpose sur le plan 6conomique et p.li- tique. Selon cc correspondent diplomatique. le but de M. Bevin aulrait ete double : Oludcr les dcnmandcs franqa'ses de charbon en offrant h ]a place un accord general de rin- quante an.s ct, 'n mAme temps, rcdonner dir la force aux socialiste, franais en leur offrant un triomphe diplomatique facile. En outre, M1. Bevin aurait vih tans cette alliance un moyen d'amener la France a appuyer cortaines de ses de- mandes it la Confdrence de Moscou. Ce mcme journal met en rel'cf le fait que 1'alliance frangaise cst limnitic t la Charter des- Nations Unics. a) .LE' TIAXITE DALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE. 1. Times (5/3) : << La Grandie-Bretagne a accord sa garantie contre toute aggression allemande, independammient de l'a tti- tude americaine. Mais si la Grande-Bretagne s'est rap- proclhec de la France, les Etats-Unis, die leur cote sc rapprochenl de i'Europle. I1 est toutefois important de mettre l'opinion publique en garde contre I'id6e que l'alliance effacera automati- quement les .divergences qui pourraient surgir entire la Grande-Bretagpe et la France. Des diverences sulsis- teront, surtout au Sujet de l'Allemagne, et il ne faut pas perdre de vue que leur persisiance pent conduire a plus de malentendus que si le trait n'existait pas. La France pourrait l'interpreter d'une facon trop rigide. Aussi, elle pourrait consider l'article trois c:nime une adhesion de notre part A toutes ses revendications 'co- nomiques a 1''gard de l'Allemagne, alor-s que 1'Angle- terre interpr6terait le trait d'une facon plus large. De mbime, la definition des termes ( politique d'agres- sion > et facilitant -une politique d'agression >> pour- rait donner lieu A des difficulties d'interpr6tation qui ne sont pas de nature A tran(quilliser ceux qui se sou- viennent des discussions sinlilaires qui se sont dirou- 16es aprbs la derniere guerre. Mais la Grande-Brctagne et la France sont deux na- tions qui se connaissent, parent le mnime language pioli- tique et font honneur A leur parole quand les circons- lances ct le devoir les appellent. Ces vieux amis ne perdriont pas leur temps A ergoter sur Ies terms d'une proniesse don't la porlie est claire, et l'appui mutuel est assure aussi longtemps que << l'amitie cordiale et ]'&- troite association d'int6r&ts > mentionnees dans le preamnbule seront maintenues. Ce qui imported beaucoup, c'esi que l'opinion publi- que de l'Angleterre comprenne franchement que la Grande-Bretagne a pris hier un engagement grave dans l'interet de sa propre s6curite, de celle de 1'Europe et du inon:ie. > 2. Daily Teleqrrcaph (5/3), conservateur : << Dfu point .de vue militaire, ce serait prononcer un jugement superficiel que de d6clarer que l'Allemagne, aneantie et impuissante auipurd'hui, le restera pendant toute la duree du traits. L'alliance n'est pas superflue, car I'O. N. U. n'a pas encore sa structure definitive et n'a pas encore W4t mise A I'epreuve. On objectera peut-Rtre que nous nous enchainons a une France faible et incertaine. La premiere r6ponse que l'on peut fair est que nous sommes 6galement plus faibles qu'avant. 4La deuxibme 'est que, si la deuxieme guerre nous a enseign6 quelque chose, c'est bien que ceux qui ont des id6es communes sur la democratic, la liberty, la civilisation, doivent rester ensemble. II est vrai, naturellement, que les traits, pour 6tre efficaces, doivent 8tre le reflet de v6riths; de toute evi- dende, .ce traits constitute un beau geste. el non pas un geste 6ph6en re. I1 y a cc bain de sang common et pass el i'opinion commune des droitss de 1'homme ; il y a les economies largement complementaires que recon- nait In clause economique du trait. Ce sont la des rai- sons slides pour permeftre cet espoir clue le marriage entire une nation empirique et une nation logique sera hcureux et durable. >> 3. Daily Maiil (5/3), conservateur : a Ce Iraite crec le premier ilot de stability dans le nmonde en ruines de 1'Europe occidentale. Esperons qu'nne plus large sphere d'interets pacifiques pourra se former dans cette region qui, sans menacer per- sonne. sera ouverle A tous ceux qui veulent s'y intbgrer. L. France et la Grande-Bretagne, gardens de la civi- lisation clhrtienne, ont routes les qualit6s requises pour career ce mouveinent. Leur premier objectif est d'emp&- cher le retour de I'agression allemande qui, par deux fois en vingt-cinq ans, a plong6 les foyers des cinq continental dans la niisere et la crainte. Mais, au delay de cel objectif immndiat, les deux nations poursuivent I'extension de leur commerce reciproquc et une paix durable cnire les nation:. > 4. Di..ly Herald (5/3), travailliste a Notre nouveau trait avec la France est aussi sim- ple qu'il es' sincere. Les deux pays qui ont et6 deux fois units conire la nation allemande s'engagent a agir de c)inceri si I'Allemagne devait attaquer l'un d'eux au course des 50 proclhaies atnnes. Lie Daily Express clbr"e l'ivinenIent par une manifestation intempes- tive d'isolationnisme. 11 dit que la valeur militaire de 1'alliance est < obscure >... Est-ce que le Dcadly Eanpress croit vrainment que si 1'Allemagne attaquait la France une fois encore, nous p.ourrions nous tenir A l'6cart du conflict ? Mais, a part les obligations quc nous assu- mons dan Ice cadre de la s6curite gOnerale, notre propr4e security ni-cessite la collaboration total et immediate de nous-m.nies et de notre voisin. II se peut que les perspectives dune aggression alle- mande ne se pr&senteni plus jamais, imais 1'alliance a ine valeur slide en lant que symbol de la .confiance nmuluell qui exisle entire la Grande-Bretagne et la France. En outre, clle )erniet la collaboration 6cono- niqoe- qui pourra avanlager grandement les deux pays. > 5. DaJly Gratphic (5/3), travailliste : c Jnamais auparavant Ia Grande-Bretagne et la France n'ont t6 aussi solidement unies et aussi d6cid6es A marcher nl main dans la main vers l'avenir. Les holiimes qui ont signed ce trait ont df le faire en ayant conslamment present A l'esprit le* souvenir de cette course distance qui les separait des plages his-- toriques (I'ol les troupes britanniques se sont embar- quoes au milieu de l'enfer pour reprendre le combat pour la France et ]a liberty. > b) LA SITUATION POLITIQUE EN ALLEMAGNE AVANT LA 'CONFRaENC~E DE MOSCOU (COtinelntl Daily Mail, 5/3) : << II est navrant de constater que les Soviets appuient de plus en plus les elements qui, A l'interieur de I'Alle- magne, sont partisans de 1'etablissement d'un gouverne- ment central. 11 est 6galemnent navrant de voir comment on denonce avec violence, come une menace r6ac- tionnaire et dangereuse pour l'exihtence nime de 1'Al- lemagne, toute opinion avanche par ces puissances no-- BULLETIN QUOTIblEN DE PRfSSE IfRANGARE 3 -cidenrtales et par divers parties allemands, selon laquelle la d&mocratte allemand'e aurait plus de chances de s'affermir, et selon laqtulle la menace allemande, qui renait perpituellement centre la paix europ&enne, serait minimisbe par un syst6me de f6edralisme d6eentralise. Les slogans qui circulent sur l'unit6 de la mere-patrie sont lances par le parti socialists unitaire, inspiration sovi6tiijue, a une echelle qui n'a rien a envier a la propagande nazie, et c'est preciskment le genre d'appels auquel les Altemands sent le plus sensibles. Soutenir ouvertement ce sentiment traditionnel allemand, c'est, penseat beaucoup d'Oceidentaux, jouer avec le feu. Bi'en plus, l'opposition la plus bruyante, la plus natio- naliste, dirigee centre toute modification des frontibres oceidentales, administration de la Sarre on un centr6'le international de a: Ruhr, est toujours venue de ce parti soatenn par les Busses, et c'est 1A un signe de plus du eo'nflit sirieu x qui oppose les Russes et les Occidentaux sur ]a facon d'envisager I'avenir de l'Allenagtre. II. PRESS AMERICAINE Revue de la press amcricaine du 4 mars 1947 1. LA POLITIQUE 'TRANGERE AIMERICAINE La controversy de poiitique ktrangBre soulev6e par la de- mande anglaise d'aide h la GAeo continue & alimenter les discussions h la radio et a occuper la. premiere page des journaux. Tons les articles et 6ditoliaux reconnaissent i'im- portance de la division que devra prendre le Gouvernement ambricain. Consid6rant que cette demand britannique re- met eno discussion la majeure parties de la politique 6tran- gre a6mericaine, res iditorialistes se demand'ent g6nfrale- ment : I* Si les U.S.A. ne devront pas appuyer la politique an- glaise dans toutes les regions d' globe; 2" Si PAm6rique a les moyens de le faire. Lippman estimant que la decision que doit prendre lo gouvernemeant americain est d'une importance capital, de- mande qu'elle soit prise apres un examen approfondi de la situation mond'ale qui permettra a M. Truman de dL- terminer les points du globe oh 1'Amerique devra faire sentir sa puissance et r6partir ,& bon eseient los moyens don't les U.S.A. disposent A cet effet. Le liberal P.M., le Chicago Sun et le journal conserva- teur Washington Post, recherchent une solution du pro- blAme, non pas dans la slbstitatcon de, la politique am6- ricaine & la politique anglaise dans les regions menaces par l'a faiNesse finaniriere britannique, mais dans nne politi- que ta'hlie sous 1'Agide de l'Organisation des Nations JUnies. Les correspondents de prese an Capitole rapportent les ddelaratlons des s6nateurs et des membres du Congres qui refletent ggalement les graves prnecupations que cefte con- troverse engendre chez eux. C'est ainsi que Ic senateur George aurait delare qgue si les U.S.A. prenaient A leur charge les engagements contracts par Ies Britanniqpes pas de la politique anglaise. Le s6nateur Taft, president du Comnr:t ripublicain du Sinat. qui portststit 'ne champagne de reduetiions budgitaires, a declare qu'il' ne voyait ancane rai- son de modifier le budget actnel, et qu'au besoia on pourrait fair une nouvelle ripartition des sommes privues a, titre de secours h 1'6tranger, de faVon a venir en aide' la Grice. D'aufre part, Ic Comit6 financier de la Chambre, qui 6tu- die Ia proposition du President Truman de consacrer 350 mil- lions de dollars au scours des pays europeens, a d4cide de suspendre ses travaux en attendant de connaltre quele sera la decision gouvernementale concernant 1'aide a la Grace. Selon LIppmanni, In preamiee chose que les U.S&A. dOivent rconnoirtmae est que, bieng que les prohiAmes. pos6s, dans les regions menaees de I'Europe .et de l'Asie ne puissent pas 6tre rmsolus sans une intervention iconomique important des U.S.A., il es'ste egalernent des considerations stqatigi- ques et militaires. Intervenir en Grlce, par exernple, nest pas simplement une question d'argent. C'est unt Agagernltt militaire, mnme si les troupes station~ioes en G oe Conti- nnent i e6tre des troupes britanniques, car I'appni a dolnier a ces troupes engagerait Ia responsabifit6 de FAmiriq4i& au- tant que leur enforcement s' celti-ci Btait nucessaire : les F.tats-Unis devront maintenir le bastion grec a In Itumibre de tous lears engagements militaires dans le monde, cat ils sont 6galement engages en Allemagne, an Japon, en Italie, en Corde, aux Philippines... et la measure dans laquelle ils peuvont faire face i ces engagements ne depend pas de l'importance de leur revenue national mais, des effectifs mil'taires don't ils disposent. Lorsque les U.S.A. envisagent dans quelle measure ils peuvent faire face A leurs respon- sabilitis, ils doivent consider si, lorsqu'ils cherchent A contenir 1'expan.sion sovi6tique, ils doivent et penvent le faire en des points comme la Grace, la Cor6e et la Chine, ott les effeetifs mrilitaires russes, qui sont bien sup-ieurs aux americains, peuvent intervenir faeilement et A ben, compete. Les U.S.A. sent surtout une puissance naval et aerienne et leurs troupes se tronvent stationnies dans des endroits oi leur puissance pent s'exercer sans so trouver confront, directeinent avec les masses inf6prisables de 'in- fanterie resse. a Nous dcvrions, pursuit Lippmann, itudier avec un tries grand scin toutes nos obligations militaires sur le continent eurasien, en des points situds a fai- ble distance de 1'Union Sovi4tique... II est imposti- bleA de renfiorcer tous les thlitres militaires et do combler tous les vides, en m6me temps que de res- tazter la vie dconomiquo de i'Europe et de i'Asie. o L'&ditorialiste dcrit que les U.S.A. doivent choisir non sCu- lement li oi is doivent tenir, mais egalement li oft Jls devrent eoder et determiner oit ils devront coinmene- r A reconstruire. Le problem est mondial. Le besolA d'aide est aussi mondial... a II vaut mieux fire tout ce que nous pouvons 'pow rnass'ir par example en Grande.Bietagne, en France et en Europe oecidentale, que de fire un petit peu cl pas a.sez partout dans le monde. , Je sais que 1'Eipire britannique, 6erit Max Ler- ner, dans P. l., est on train 'I1 s'ecrolter ct q'a,, par- tout of ii s'croule, ii laisse un viTI2. Je safs qu'en GrAce, les forces pro-rnsses rentplront cc vide. Je considdnerais cormme anssi regrettable en Gr&te in rd- gime communist et a la Police dEtat que le regime fasciste actuel, mais je ne crois pas qu'il soit nccs- saire de choisir entire les deux. , L'auteur dC Farticle pursuit en assarant que. accord pourrait se fair entree I'U.R.S.S. et la Grande-IRsetagne sur la formation d'un gouvcrnement repr6sentant les intedrts des diffdrents parties, sous 1'6gide dc 1'O.t.U. C-est aussi une . palix sous Ygide de I'O.N.U. > quie rnclame lc Cricafo Sun. Aprbs avoir examine la situation en Gr6ce, l'dittorialiste du Washirtfon Post ecrit qu'il est d'nne importainlce su- pr6tme qnue l Comit& de FO.N.U. pour les Balkanst laisse stir place uine Commission ayant Pautoiit6 Tndessadre pour sur- veilier les frontifres en attendant que le rapport dt Co- mit6 des Balkans ait 6it eamini par le Conseil de. SAenite. Cet editorial rappelle ensuite les r6sultats obtenus en Iran et & Trieste grAce- i 1'O.N.U. et conclut que des risultats semblables peuvent etre obtenus en GrAce si l'on emploie les m&mes moyens. L'isolationmiste Chicago Tribune protest aujourd'hlti con- Ire l'idie de remplacer Pinfluenee britannique an Gi6ce par l'influence amiricaine : a Si noun nous jetons dans cette venture. iI n'y aura aucune raison logiqae d me pas con- tinuer h renforcer la domination britannique n Italk,, en Palestine, A Gibialtar dans les anciennes colonies italiennes de 1'Afriqe da, Nird' en Egypte, et partout alilleus oih la Cmrande-Bretagte taBlit son influence a. 4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRfANGIRE 2. LE VOYAGE DU PRESIDENT TRUMAN Toutc la press reprend en premiere page les 4rlicles rrla- tifs an voyage de M. Truman i Mexico. Le New York Herl'id Tribune ct lc New York Times publient le discours du Prd- sident a son h6te le Prisident Aleman. M. Truman repdla ;i l'occasion de sa visit dans la capital mexicaine (qu le gouvernement am6ricain poursuivait sa politiquc de bon voisinage dans l'hemisphlre amdricaine et rappela q(ue colli politique ,, comprend spccifiquement la doctrine de orn- intervention >. 3. NonvEGE Une information d'Oslo rapport que lc Parlementl nor- v6gien a repoussi par 101 voix centre 11, ulne d.emande russe pour 1'Ftablisscment de bases miYtaircs au Spitzberg. 4. COMMERCE AVEC L.ENNEMI La press announce que les licences d'exportation ddlivtees jusqu'a present par la Trdsoreric americaine pour le con- mnerce avec l'Allemagne et lc Japon seront supprimies a partir d'aujourd'hui. Le commerce avec ces pays demeurcra cependant soumis i un systinm de licences qui seront dili- vrbes par des commandants militaires allies en zones d'oc- cupation. Selon le New York Times, le D6partement d'Etat aurait ddclare qu'il n'y avait aucun changement dan, la politique interdisant les nouveaux placements strangers en allemagne. 5. ITALIE Une d6p6che A. P. de Rome declare, de source proche du MinistBre des Affaires 6trangeres italien, que le general Marshall < a confirmed que les U.S.A. donneraient un appui limit aux demands italiennes pour un adoucissement des terms du trait de paix italien ,. Gette indication aurait dt6 donne par le g6n6ral Marshall a I'ambassadeur italien a Washington. a) L'ALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE (New York Herald Tribune, 4/3) : < La signature du trait franco-britannique est un rayon de lumidre i travers les nuages qui couvrent 1'Eu- rope Occidentale. Il y a sept ans, lorsque les armies britanniques el francaises vaincues, .6vacuaient la place 'd6vast6e de Dunkerque, personnel n'aurait pu prevoir et les Allemands victorieux moins que tout autre que les liens qui unissaient ces deux d6mocraties seraient res- serr6s en ce m6me lieu symbolique. > b) LA DEMISSION DU GENERALISSIME STALINE DE LA DIREC- TION DES FORCES ARMEES DE L'U.R.S.S. (New York He- rald Tribune, 4/3) : c Les Russes, comlme les autres peoples, pensent da- vantage aux problems de la reconstruction civil qu'h la preparation d'une autre guerre. Celte d6mission n'a pas caus6 ine grande surprise. Lorsque le g6n6ralissime avait pris en mains la direc- tion de l'arm6e sovietique, on y avait vu essentiellement un geste Idestin6 A symboliser 1'unit6 national plut6t qu'a apporter un changement quelconque dans le meca- nisme du gouvernement russe. > .C) LE PROBLEM PALESTINIEN (New York Herald Tribune, 5/3. Ed. europ6enne). < La decision britannique de soumettre les problems palestiniens aux Nations Unies a 6t1 prise exactement un an trop tard. Si le gouvernement britannique avait soumis l'examen 'de son mandate sur la Palestine aux Nations Unies lorsque la nouvelle organisation inter- nationale a 4t6 .6tablie tout id'abord, et insist& pour la prompted creation du Conseil international de tulelle, on aurait pu trouver ,maintenant une solution just et definitive pour r6gler l'ensemble du diff6rend. On au- rait .6vit6 les tragedies amBres et inuliles des derniers mois. On pourrait offrir aujourd'hui aux centaines de milliers 'de rl'ugies Juifs qui d6pirissent maintenant dans les camps de concentration europ6ens un refuge el la certitude d'etre -A l'avenir en s6curilb. La situation qui existe en Palestine est sans au-cun doute une menace pour la paix mondiale. A moins que les Nations Unies n'entreprennent rapidement une ac- lion decisive, des influences 6trangeres.pourraient bien- t6t se montrer aussi vives en Palestine qu'elles le furent en Espagne, pendant les annees de guerre civil. Le Conseil ,de sccurit6 a pleinement le droit, en rai- son de 1'autorit6 don't it est investi, en application de la Charte, de s'enquirir inmmdiatement de la situation en Palestine et de demander au Conseil international 'de Tutelle de ipr6coniser une solution qui sera soumise plus lard A. I'Assembl6e gen6rale. 11 pourrait bien se faire qu'on ne puisse trouver de solution pratique que dans une forme quelconque de partage et dans la creation d'un Mtat purement juif, ayant des resources appropri6es pour assurer sa pros- perit6 economique, et don'tt l'etendue soit assez vaste pour pouvoir servir de refuge aux Juifs sans foyer d'Europe. La nature de la solution A trouver est heureusement ,devenue. maintenant une question de decision interna- tionale. I1 est essential cependant de ne pas attendre encore ind6finiment a cause d'opinions pr6concues, 'du goit Ipour les atermoiements montr6 par M. Bevin, ou a cause de details techniques sans aucun sens. II est absolument necessaire de prendre des measures imme- diates pour mettre fin i la trag6die palestinienne. Si le gouvernemennt britannique maintenait son refuse de porter la question devant le Conseil 'de s6curit6, les Etats-Unis devraient prendre imm6dialement une telle initiative..II n'y a pas de meilleure facon pour le gou- vernement am6ricain d'cxpier le manque de courage et de perspicacity don't il a fait ipreuve I'an dernier en ce qui concern la Palestine. > (Sumner Welles). III. PRESS SOVIETIQUE Revue de la press soviitique du 4 mars Les rubriques de politiquc &trangbre sont presque uni- quement consacrees h des informations donn6es hier deji par la Pravda qui ne parait pas aujourd'hui. 1. QUESTIONS D'EXTREME-ORIENT Tous les journaux reproduisent le d6menti oppose par 'Agencce Tass aux bruits lances par I'Associated Press, dl'apVis les declarations du g6enral Hodge, selon lesquels- 500.000 Corseeis auraient t6 engagess dans I'armde sovid- tique. (Voir Annexe.3 On rclive, en outre ; a) Dans les depbches Tass, un t6e1gramme A Tchang Kai Tehek; propositions au parti socialist faites par le part communist japonais; b) Dans la chronique syndicate international de Trud, une note sur le movement unitaire chez les travailleurs nippons. 2. -- BATAILLE POUR LA DEMOCRATIC DANS LE MONDE Dipeches Tass : le message ide la Federation ddmocratique des femmes A l'occasiou de la Journe international de la BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE 5. femme de 1947: c6elbration 4 Rotterdam du 29e anniversaire de I'armie soviftique; ]a Iprotestation en Gr6ce contre le project d'nide americaine; dans la chronique syndicate de Trud, developpement sur les pourparlers entire 1'A.F.I. et Ie C.I.O. qui, id'apres le journal, (i confirment les craintes qu'0prouvaient les milieux progressistes des U.S.A., I savoir que les lead's d'A.F.I. se bornaient a sp6culer sur le mot d'ordre d'unitd organique tout en poursuivant des buts fort diff6rents; la trag6die de la classes ouvrirre en Grece et les protestations qu'elle soul6ve i 1'6tranger. 3. QUESTIONS ALLEMANDES C'est le th6me Ie plus copieux dans les d6p6ches Tass : La loi sur la liquidation de la press; les parties de droite en zone anglaise; les declarations de Robert Borel sur le complot nazi on zones occidentales: 1'Avanti d6nonce Schu- macher. Deux commentaires formant un tout : de Vtorov, dans Izvestia, sur la politique allemande des Anglo-Ameri- cains; de Ilin. dans I'Etolle Rouge, sur l'unification des zones. L'un ct I'autre montrent comment la politique 6cono- mique separatiste anglo-americaine tend a reconstituer une Allemagne capitalist puissante. rivie au fameux bloc occidental ,. Revuoe de la press sovidtique du 5 mars 1947 La press de ce jour public Ic communique suivant : e Le President du Soviet Supr4me de I'U.R.S.S. a donn6 satis- faction i la demand du President du Conseil des Ministres de I'U.R.S.S., le camarade Staline Joseph Vissarianovitch. d'etre relev6 de ses fonetions de Ministre des Forces armnes de I'U.R.S.S., en raison des surcharges qu'ellcs out fait subir a son travail principal. Le Soviet Supreme de I'U.R.S.S. a nommi6 Ministre des Forces armies de 1'U.R.S.S. le general d'arm6e Boulganine Nicolas Alexandrovitch. , LA POLITIQUE ANGLO-AMERICAINE EN ALLEMAGNE 1) LES PROJECTS DE REFORME FINANCIIL!RE (ICvestia, 4/3): << Les projects anglo-am.bricains de reform financiere restent vagues, mais parent Itous du principle que la ,circulation fiduciaire doit 6tre ramen6e an niveau de la circulation des marchandises. Cette r6forme serait limitee aux zones occidenlales de l'Allemagne, mais les Iprojets ne disent pas un mot d'une aide financiere Cventuelle. ni de ses modalit6s, ni des moyens qui seront employes pour stabiliser la nouvelle monnaie. Ces projects sont issues des .divergences plus ou moins grades entire les int'r&ts du capitalism an- glais, et du capitalism am6ricain. Neanmoins, leurs buts fondamentaux sont identiqies : briser I'unite eco- nomique 'de l'Allemagne, opposer les'regions occiden- tales d'occupation a la zone orientale, faire dipendre la monnaie allemande du dollar et de la livre, subor- donner toute l'economie de l'Allemagne occidenta-le aux interets du capital anglo-americain par la stabilisation 'des monopoles. Bref, ]a nouvelle unit monetaire doit etre 'la chaine d'or qui rivera l'Allemagne au fameux bloc occidental. > VTOROV. 2) L'UNION ECONOMIQUE DES DEUX ZONES OCCIDENTA- LES, (Etoile Rouge, 4/3) : La press anglo-amnricaine s'efforce de ipretendre que le souci d'alleger les impots qui pbsent sur les peuples anglais et ambricains a mepe les dirigeants de ces deux pays a conclure 1'accord d'union 6conomique de Icurs zones Wd'occupation. Les credits qui, grice a cet accord, seront allouds aux industries allemands permettront d'augmenter leur production au point d'assurer le paie- ment des products alimentaires et des matieres premie- res import6es. Comme ces credits sont inferieurs aux dipenses des 'deux gouvernements pour 1'Allemagne, l'accord doit done entrainer une diminution de l'imp6t.. L'accord pr6voit 6galement que les credits diminueront' progressivement jusqu'en 1949, date A laquelle ils ne seront plus n6cessaires. En fait, la situation est bien differentt. Le but essential de l'union des deux zones, est de faire de l'industrie rhdno-wesphalienne le patri- moine des nmonopoles americains et anglais. Les credits accords A l'industrie allemande sont garantis par la transmission d'une part important des actions des fir- mes alleman'des aux capitalistes anglais et amnricains qui ont des vues sur l'Allemagne. L'accord est congu de telle facon, que le gros des benefices reviendra aux grands capitalistes des U.S.A. et de la Grande-Bretagne, alors que le gros des frais de l'occupation sera supportN par les masses 'de ces pays. En r6alit&, il s'agit de r6ta- blir le potential de l'industrie .de guerre allemande, de soustrai.re au contrIle allir toute 1'economie de la Ruhr et de les utiliser dans les interets du capital americain et des consortiums allemands, ce qui est en contra'dic- lion avec les decisions de la conference de Berlin. ILINE.. IV. PRESS SUISSE a) L'.ALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE. 1. Gazette de Lausanne (5/3) : Pacte de security, et qui s'inscrira dans le cadre de 'arlicle 52 de la Charte de San Francisco, pr6voyant des arrangements rbgionaux, I'alliance franco-anglaise, dirig6e contre 1'Allemgne, ne devrait pas offrir de pri- ses aux critiques russes. Aussi se borne-t-on dans la, press sovi6tique a denier toute utility au pace en .d6- clarant que la Grande-Bretagne a voulu s'assurer une allite docile avant la conference de Moscou. La docilit6 mise A part, cette appreciation n'est pas d6nuee de fon- dement et pourrait aussi etre faite a 1'6gard du second parlenaire, la France. L'alliance prend en effet toute sa valour avant les deliberations qui doivent d6cider de l'avenir de l'Allemagne, Les theses franchise et britanni- que sur le sort de l'ancien Reich se sont si bien rappro- chees que les repr6sentants des deux grands Etats occi- dentaux, arrivant A Moscou li6s par une recent ali liance, seront plus influents dans les d6bats. L'alliance franco-britannique a aussi une pori6e g6nd- rale et permanent considerable. L'Angleterre prend cette lois des engagements fermes a l'egard de l'Europe. Les voisins de 1'Allemagne peuvent penser qu'ils ne se- ron.t pas seuls a supporter le choc d'une 6ventuelle aggression allemande. Et c'en est fini de P'isolement bri- tannique. C'est un gage important pour l'avenir de 1'Eu- rope. 2. La Tribune de Ge,nVve (4/3) : Les deux puissances occidentales s'engagent A arr6ter d'un common accord les nmesures opportunes si 1'Alle- magne a-doptait une politique aggressive ou venait a manquer aux obligations qui lui ont 6td imposes ou qui le seront. Ces dispositions paraissent avoir &t6 dic- tees par les experiences faites en 1935 et en 1936, ainsi que par la situation delicate qui fut cr6ee par 1'occupa- tion francaise dans la Ruhr, que 1'Angleterre n'approu- vait pas. Ces deux derni6res clauses, onen conviendra, risquent fort d'etre d'une execution beaucoup plus dif- ficile que celle qui a trail aux obligations militaires. 6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE Le Gouvernement de Londres, lors de:la remilitarisation de la Rhenanie. aurait peut-&tre adopt une attilude plus energique si 1'ltalie, engag,'e a' fond dans nl con- qukte de I'EtLhiopie, n'ivait, cree une situation tendue danBs le bassin mediterraneen. Qui peut assurer qu'au moment propice unne action energique, l'une ou l'autre des puissances colntractanles ne sera pas genbe par quelque complication dans sa liberty de movement ? Pbur l'instant le danger allemand n'est que theorque. V'alliance est conclue pour une duree de cinquante ans. Celia nons porte a la fin du siecle tragique qui, s'il ne change pas bient6t die physionomie, mi4ritera infininent plus que son devancier l'epithlte de a stupiide >. La jeurne g6niraliY n actuelle pourra seulenent temoigner de.la valeur du traite de Dunkerque. Que l'on pard )inne a, la garden descendmante d'etre un brin sceptique. Le ci- metiire des accords diplomatiques est si vaste ! b') LES CONSEQUENCES DE LA CRUISE DU CHARBO> EN GRANDE-BRET:AGNE (Journal de GenIrve, 5/3) : Une crises sans precedent secoue 1'Empire britannique jusque dans ses foundations. Les restrictions severes im- posees aux entreprises industrielles a la suite du nan- que de carbon ont mis sur le pave trois millions de chinmeurs et port un rude coup a l'exportation. L'Angleterre paic aujourd'hui la lourde rancon du premier pays d'Europe ofi s'est effectuue la revol ition industrielle. Les installations minibres sont vieillts et d6suites, le materiel n'a pas ete mo'dernis6 depu.s de nombreuses annkes et les condition's de travail des mi- neurs sont cxtrimemenic precaires. Leg consequences de' la crise anglaise se font sentir sur 'e plhn de la politique exti'rieure, et M. Bevin, avec un courage auquel it convent d'e ren.dre hommage, a d6clar6 aux Cimmunes que si 'Angleterre ne pouvait plus exporter de charboin, son, influence en Europe di- nrinuernit d'autant. La situation econoomique de la grande-BreFagne, depuis la guerre, ne permet plits, ni sur 'e plan budg6taire ni sur le plan militaire, 1'(,ntre- tien de troupes nombreuses au delay. ,des mers. Se sol- dais, I'Angleterre en a besoin dans ses fabriques et dans ses mines. Son budget militaire, elle dolt 1'ufiliser pour assurer son ravitaillement. Cett'e situation explique le retrait des troupes b itan- niques des Indes, annonc6 par M. Attlee pour juin 1948. iEl'e explique 6galement la decision du Gouvernciment britannique de porter la question palestinienne devant 1'O.N.U. C'est dans le mnnie esprit qu'il convient d'in- terprtfer' le prochain retrait des troupes britanniques de Grice ainsi que les signes de d6tenie entire la Giande-Bretagne et 1U.R.S.S., iu course de ces derniires .emaines. (S. TELLING MICHAID.) f) LES ET TS-UNIS ET L.' VACATIONN DE L'INDE (Busler Nachrfichten. 4/3 ed. soir : Peut-il etre inldifferent aux Americains que l'Inde de- vienne une d~oixieine Europe. qu'elle soit dechiree par de sanglantes guerres religieuses, raciales, ou hier pro'- voquties par des intf.rfts ecnomiques et par de, am- bitions politiques, qu'elle tombe sous I'influence iildolo- gique dn cnommunismne russe ? La decision du Gouver- nenienit anglais d'ivacuer I'Inde dans un peu plus d'un rnr, oblige I'Amnri'qne hi prendre serie.usement position en face du probleme i'ndien. Le' Gouvernement anglais a diclare qu'il ne salt pas encore a qui il remettra le pouvoir dans la grande p6ninsule. Mais cela signifie : en tout cas, pas an parti du Con'grks tout seul. 1l n'y aurra pas ine Inde,.mais plusieurs. L'Ambrique appuie- ra-t-elle Nehru qui a des tendances pro-rushes ? Osera- t-elle adopter une attitude hostile aux Musulmans en se desinntressant de la reaction des Turcs et des Arabes ? Pour Famour des dogmes r6publicains, se d&clarera- t-elle l'adversaire des princes indiens ? L'envoi du vi- cotnie Mountbatten ne permet pas de conclure que les princes et les Musulmans auront le dessous. Peut-6tre les Hindous regretteront-ils bient6t les < maitres >> bri- tanniques. .L'Am6rique devra adopter une politique indienne, et dn peut prevoir sans tmn4rite qu'Am6ricains et Anglais front en conmmun une politique pro-musulmane de Stamboul a Calcutta en pasant par Bagdad. Comment pourrait-on autrement endiguer le flot russe ? (Du correspondent des Basler Nachrichteni A Washington.) ANNEXE a) Analyse de 1'article de M. Ivanov dans les Izvestia (3/3) siur les difficuFtis econominques de tI France. Apr6s avoir oppose d'.une part les efforts couronnes de succes des ouvriers francais pour augmenter la pro- duction, et d'autre part la gravity de la situation 6cono- mique (baisse du franc), menaces d'inflation, augmen- tation de la dette publique, augmentation du nombre des billets en circulation), M. Ivanov caract6rise ainsi les causes de cette crise : l'opinion publique d6mocra- tiqtfe et la press ouvriere franeaise en voient la cause essentielle dans les manoeuvres < des deux cents families, qui disposent encore te resources 6normes et de puissants moyens d'action sur la politique de 1'Etat. En jouant avec le franc, l'inflation, le credit, et 'augmentation des prix, les manitouts des finances ou bien met- tent en 6chec les measures prises par l'Etat ou bien leur donnent l'orien'tation qu'ils d6sirent. Ils s'efforcent de presenter la situation difficile du pays come le r6sultat immediate de la politique d6nocratique de nationalisations, de la limitation de la liberty de l'initiative privee et des opera- tions commercials et bancaires avec strangerer, et come la consequence de salaires trop Rleves et d'imp6ts excessifs sur les benefices et les re- cettes. >> Puis 1'auteur cite quelques examples de la facon don't les gros industries fraudent le fisc, et il aborde ensuite 1'experience Blum de diminution (tes prix. Mais il op- pose A cette measure les propositions de la C.G.T. et du parti communist visant a transformer radicalement ]'Cconomie de la France. Enfin il relive que le pro- gramme de restauration de 1'economie francaise suscite un bien plus grand intlret dans les milieux financiers ct industries des U.S.A. et de 1'Anglcterre qu'en France. Citant ensuile ie muntant des importations amnricaiies en France pour I'annee 1946 et le rapport des changes coimnerciaux francro-;nglais en 1938 et en 1946, il y volt o un danger pour 1',conomie francicise de devenir une parties de I'economnic des U.S.A. Go de I'An- gleterrc >. Nannmoins, sa conclusion est optimist : Malgre ]'attaque acharnee d'e la reaction on peot affirmer hardiment que les masses populai- BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETnANGtRE 7 res et la classe ouvrirce, les organizations syndica- les et les parties democratiques constituent une force assez puissanle pour assurer le relbvement et la renaissance de la France. Tout depend de uniti6 de la classes ouvriere et du degr& de coh6- sion de touts les forces democratiques du pays. >> b) Le rupatricment des prisonniers japonais d'U.R.S.S. La press du 3 mars a public Ie conmmuniqu6 < Tass > suivant : < A propos du rapatriement des Ja- ponals, le correspondent de < Tass > s'est adress6 au service du delegu6 du Conseil des ministres de 1'U.R. S.S. pour les affaires de rapatriement, au sujet du rapa- triement des Japonais des territoire.s de 1'U.R.S.S. En reponse A la question du correspondent, l'administra- tion competente a communique cc qui suit : le Gou- vernement de l'U.R.S.S. a d6cide en octobre 1946 de commencer le rapatrienient des prisoners de guerre japonais et des civils de nationality japonaise detenus en U.R.S.S. Ies civils sont raIpatries suivant le principle du volontariat. L'execution du-rapatriemient depend du .d6l6gu6 du Conseil du niinistbre de 1'U.R.S.S. pour les questions de rapalriement, Ie colonel-general F. I. Go- liko. En cc qui concern le rapatrielnent des Japonais, une convention a 6t6 conclude avec l'elat-major amnri- cain des arnees d'occupation au Japon dans laquelle a -tc fixs, par un accord mlutel, le quota inensuel des rapatries. Ce quota depend des possibilities techniques et de transport. Au 15 fevrier 1947, plus de 145.000 Ja- ponais onl 6t1 renvoyes de I'U.R.S.S. et des territoires qu'elle conlrtle vers le Japon. La press d.e ce jour public le demenili < Tass > sui- vant : < II y a quelqde temps, l'Agence sur une declaration du general Hodge. commandant des arnimes ame6ricaines en Corte du Sud, reproduisait des communications pretendant que I'U.R.S.S. recrulerait dans V'armee sovi6tique 500.000 habitants de la Corke du Nord. < Tass > est autoris6e a declarer que de tilles coinnmnicalions n'ont aucun fondement 2t ne sonl que de ridicules invent ns. > S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.300'1 |
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