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SERVICES FRANCAIS D'INFORMATION (MINISTARE DE LA JEUNESSE, DES ARTS ET DES LETTRES) Direction de la Documentation 14-16, rue Lord-Byron, Paris (8e). BULLE DE MINtSTtim1 LA DOCUMENTATION FRANCAISE DES AFFAIRE ES SERVI FORATI TDg PRESSE TIN QUOTIDI PRESS 3 mars 1947. ETRANGEiRE Nouvelle 6Srie N* 608 I. PRESS BRITANNIQUE Revuee de la press britcanique du 2 mars 1947 Le dernier attentat en Palestine est 1'dvencmcnt qui do- mine dans la press de dimanchc. I1 est annonce par d'6normes Litres dans tous les journaux. Pour leur part, l'Oterver et le Sunday Times cammentent longuement la signature prochaine du trait franco-britannique. La press s'intiressc en outre aux affaires de Grece ainsi qu'aux pro- blimes 6conomiques et politiqucs engendris par la crises charbonnicre. 1. LE TRAITE FRANCO-ANGLAIS Souls, l'Observer et le Sunday Times commentent assez longucment le trait franco-anglais qui doit 6tre signed le 4 mars i I)finherque. Pour le' Siunday Times l'interot du traied reside dans 1l fait qu'il scrvira de modle au nouveau traild anglo-sovid- tique don't M. Bevin aurait l'intention d'entreprendre la nd- gociation pendant son sdjour h Moscou. Le cocrespondant a Paris du mnme journal rend compete de 1'accueil chaleureux que la Chambrc a reserve A MM. Herriot et Bidault qruand ces hommcs politiques ont an'nonc6 la signature prochaine du trait. (Voir la fin de cet article plus loin.) De son cote l'Obsrcnver consacre de.ux articles de fond au trait anglo-frangais. Dans son editorial le journal expli- que Ic Irait6 franco-anglais represents, apres l'accord anglo-ami ricain pour la fusion des zones d'occupation en Allemagne, la scconde grande decision en matikre de poli- tique cxtkricure. (Voir article plus loin). Sur le mime sujet, D.W. Brogan public un long article dans lequel il analyse les elements de cc qu'il appelle ( un marriage -de convenance dans lequel ni P'un ni 1'autre des conjoints n'apporte de dot mais oft leur association permet- tra sans doute aux intdresses de fair face i leurs pr6sentes difficulties. 2. LA PALESTINE Le dernier attentat en Palestine qui a fait 14 victims est comment6 avec beaucoup d'6motion dans la press de dimanche. Les journaux laissent cntendre que la loi mar- liale va 6tre proclam6o incessammcnt. 3. LA Gniics Les correspandants a Washington des divers journaux do- minicaux annoncent que le Ddpartemcnt d'Etat a donna son accord de prifcipe a un emprunt grec. Les journaux preciscnt que le 24 fdvrier l'Ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis a fait savoir au Secre- taire d'Etat que si aucun secours americain n'dtait fourni i la Gr6ce, I Angleterre devrait evacuer ce pays le 31 mars. La rdponse americaine confirmerait l'octroi h la Grice E!'ur prit de 250 millions -de dollars. 4. LES ETATS-UNIS ET L'ALLEMAGNE L'Observer announce que le General Marshall passera un uu deux joars a Paris, avant de gagner Moscou, pour exa- miet a uv.c les d.rigeants du Quai d Orsay s'lu peui se met- :re a accor, avec ces derniers -ur la question de la luhr. Le journal precise que le Secretaire d Etat america.n aurait repris ntLigralement, en ce qui concerns 1 Allemagne, les plans ktablis par M. Byrnes. Le Secr6taire d'Etat resterait fidl.e au principle .d'un Gouvernement central A pouvoir li- mit6, Olu, non pas au suffrage direct, mais par les l6gisla- tures des diff6rents (, Iinders >. a I1 est possible, kcrit l'Observer, que les Frangais continent a s'opposer A ce que la Ruhr entire dans cettc federation germanique '. En coc qui concern Ic problhme des reparations, le gdndral Marshall s'en tiendrait fermement t la position definie par M. Byrnes et s'opposcrait formellement i la thise sovidti- quc demandant que Ics reparations soient prdlevees sur la production courante des zones d'occupation autres que la zone sovietique. Revouc de la prcsse britannique du 3 malrs 1947 A ipart Ie Daulij Mail qui done la vedette a la diminu- lion de la ration de pain an cas of la mission de M. Stra- chcv an Canada cchouerait, tous les quotidiens r6scrvent Icurs manchcttcs 4 la question palestinienne. Ils donnent (galement une grande importance a la reprise du travail dans I'industrie. Mais c'cst la politique extericure qui, avec I le prolileme de assistance amnricaine en Grece, l'approche de la Conf6rence de Moscou et I'alliance franco-britannique, fournit matiero au plus grand nomble d'articles. 1. PALESTINE La loi martial a 6te d6critWe dans certaines regions de la Palestine, habitues par les Juifs et, notamment, a Jeru- saleml, Tel-Avis, Rama-Gcn ct Petah Pikva, aprbs les acts de' terrorism perp6tres au course do ce week-end et qui ont caus6 la mort de 19 members des forces britanniques. Les journaux nctlcent cn relief la s6virite des measures envisa- gics par les autoritis gouvernementales, notamnment lc faith que its sentinelles out recu l'ordrc de tirer sans sonmmation sur touted personnel qui circulerait aprcs le couvre-feu. Ils annuonent, d'autre part, que le plan Montgommery destined a cxtirper completement le terrorismre va Mtre mis a ex- cutiou 2 MIULLETIN QtI OTIDMIN DE PRESS ITRANGARE 2. Gn fCE L'assistanco que les Etats'-Unis apporteraient dans Ie da- malne conomique de la Grande-Bretagne alin d'aider cellc- el i faire face A ses engagements enGrkce, fait 'crbjet d'un grand nombre d'articles et de quelques editoriaux. Le correapondant du Times a Washington signale que les troupes aJldricaines ne seront envoyees en aucun cas en Grece pour reliever on completer les troupes britanniques qui y sont stationnees et que le maintien de celle-.:i depend de I'appui 6conomique aes Etats-Unis et de l'envoi d'armes am6ricaines aux troupes gouvernementales grecques. Le anontant de cette alme e se ibie pas encore tres .*recis. Le Daily Telegraph lestime it 100U.U0.000 ue uvres sterling, Ic Daily Mail a 62.500U.UU0, le Daily Worker a 50.00 ..000.. De aombreux jourpaux font eLat des dii'f6ents courants d'opinion qui se manitesten't aux ELats-Unis A la taveur de la question grecque. Le correspoutant du Dadl: lierald croit savoir que Ialde a la Urande-liretagne demanadee pro- chainement par le Presiuent Truman au Gongres, ue ren- contrera pas une opposition trop vive en raison de la crainte qu Oprouve 'Amerique A l'egard des intentions rus- ses et aussi parce que le refus de oette aide pou'rait pro- voquer, par centre coup, un triomphe des commuoistes en France et en Italic. Toutefois, Arthur Webb estime qu'il s'agit en 1'occur rence de savoir si les lLats-Unis sont preis a participcr activement aux affaires europeennes an lien de continuer a cmettre des conseils sans prendke de responsabilii;s. ,Une' telle decision entrainerait, ecrit-lI, un changement dos bases m6mes de la poliLique etrangere de I'Amerique. > Le NeMs Chronicle ne croiL pas non pius que 1a Congrss' s'oppose v6ritablement A la proposition du Presicint 'irn- man, mais il time que 'aide envisage sera !:,snine a fortifier les positions de la Grande-Bretagne en Grece ct non pas celle du Roi ou de son Gouvernement. Le correspondent particulier du Daily Mail it Washington s'attend t ce que cette question dechaine un violent orage au Congris. II croit cependant que le (ouverneinen grec re- cevra quelques armes de l'Amerique. Ce meme journal fait egalement 6tat d'une declaration di sienteur de Georgie, Ri- chard Ruffel, selon laquelle-la Urande-Bretagne ne serait plus en measure de defendre ses lines impdriales et que Ja premiere measure que devront prendre les Elats-Unis on .Grace, au moment oh ils assumeront les obligations de la Grande-Bretagne, sera de renverser-le Roi qui a &.6 impose an people. 11 aurait m&me avance l'idde que 'l.urope sc desagr6geant, 1'Angleterre, I'Ecosse, 1'Irlande et It Pays de - Galles devraient entrer dans la communautd amt(iicaine. Le correspondent particulier du Times ecrit de son co6t que, malgre opposition de certain Amiricains qui refu- sent d'h6riter des obligations militaires et 6conomiques de 1a Grande-Bretagne, a le problem de la s6curit6 amdri- caine ne consist pas moins a faire ichcc a l'cxpausionisme s.ovidtique -. Maigr6 certaines manifestations hostiles, lo people amnricain dans l'ensemble, s'est apergu que la Grande-Bretagne dtait le pays le plus digne de confianco et le plus fiddle at ses engagements ,, mais les compiles rendus pessimists qui'circulent en Amdrique sur la situation en rande-Bretagne retardant le d6veloppement de relations etroites entire les deux pays. Pour ce correspondent, Fin- terAt que porte 1'Amerique a la question grecque ct, plus lar- gement, aux problems de 1'Europe oriental el diu Proche- Orient, ne fait pas de doute: S1II a dejit t6 d6muonitr par I'cuvoi de in tes aint- ricaines sur les D6troits au cours de l;inuce der- niere. La Turquie verrait d'ailleurs d'un tril favora- ble une aide ambricaine en Grece. * Le correspondent du Manchester Guardian iludji: les reac- tions de l'opinion amr-icaine devant ces probl6nies. Selon lui, I'opposition viendra des communists qui craignent la creation d'un nouveau cordon sanitairo contre I'U.R.S.S.; elle viendra egalement des ailments de gauche non com- munistes pour lesquels toute measure susceptible de renfor- cer I'auitorite du Roi est a priori condamnable ; elle vien- dra ensuite des isolationists et enfin de ceux qui sont mi- contents des charges dejh lourdes impo-sdes aux contribuables amnricains. Mais tous ceux qui, en Amdrique, craignent une expansion de l'influence russe, voteront en faveur du project. Le correspondent particulier du Dailly Telegraph interpr6te la question grecque come un prelude i une inlcrvcntion analogue de 1'Am6rique en'Turqnie. 3. L'ALLIANCE FRANCO-rrITANNIQUE L'eiismnble de la press 6tudie cc martin encore Ife: claun., de I alliance franco-britannique. Le correspondent diplomatique du Times ne veut pas voir en celle alliance une measure destinde a former un bloc occidental ; en fait, il y voit une alliance compl6mentaire i .tout pacte quadripartite tel que celui qui a. 6t proposed par M. Byrnes. Les clauses dconomiques de ce trait ne rcprd- sentent, pour ce corresponaant, que la consecration dcs travaux du comlie econoulque tranco-anglais. ,i insisted egalement ,sur ie lait que route action cuire- prise par la uranue-Bretagne on la france en vti.ii d1 i. Lrait6, uevra toujours 6tre en harmonic avec la Charte des Nations Unies. Ce point de vue est dgalement partag6 par le correspon- dant politique du Daily Mail. qu signale les riacitol, la- vorabies idu l'opinion irangaise ; ces reactions, d apres i corresponuant particulier du Mianchester Guardian, I au- raient pas dte adeetLees par les divergences de vues des dcu. pays sur la question du carbon de la Ruhr et I: pcuple irangais verrait aans cette alliance la preuve que bou pays a repris dclinitivement sa place au rang des grandes puis- eanccs. 11 note l'accueil favorable r6serv6 i cet vencaineint par les communistes, et surtout par les socialists qui uut - ait tous leurs efforts depuis plus d'un an pour rapprochir la Granie-Brctagne de la France. Les. autres journatx nuin- ncnt des details' sur la cdrdmonle de demain. Its annonceiut que Dunkerque est pavois6 aux couleurs iranco-hritanni- 4. -- RUHR Le Dailyj Tcegal'Qp signal qu'il n'a pas cit posmibie aux gouivetauements itranai.s ct britanniqu.e de s'entenclrc ,uir la queclion nu charbon do la Ruhr, ni sur celle des rcpara- lions. 1I mentionne les declarations de M. Bidaull, scion lesquelles une augmentation de la capacity, industrielle de l'Ailemigne serait envisagee favorablement h Paris, a con- dition qu'eile favorite 'industric siderurgiquc franlaisc. 5. REPARATIONS ALLEM3ANDES POUR LA FRAMNC Le conitsipondant pariiculicr du Dail! Telegraph annonel que les autorilds frannaiscs s'appretent A transf6rer cerLai- nes usines de berlin (La Rhein Metal Borsig entire autres) cn Sarre, au titre de reparations. Ce transfer a dtc auforis6 par Ic Conseil de Colntlile allii. (6. IFRANci 1.e correspondent particulier du Times a Paris annoncc que M. Laurencie quitter son post au Ministire ides Colo- nies pour se rendre an Conseil des trusteeships des Nations Unies oil il assumera d'importantcs functions. c M. Lauircn- cie, ecrit ce correspondent, a grandement aide a dieclopper la cooperation colonial frauco-anglaise ,. II announce en outre, que la France vient de recevoir 40 Jocomotives du Canada sur los 140 qu'elle a commanders. Le Daily, Mirror reproduit une du6pehe selon laquclle le Gouvernement compete presenter un project do loi i IAAs- sembl&e aux terms duquel les fonctionnaires risquent le renvoi s'ils sc mcttent on .grive, ne serait-ce que pendant une here. 7. INDOCHINE Le Times et le Manchesier Guardian publient de courts dep.ches annongant des ,succts militaires francais a l'ouesl d'Hanoi. a) AVANT IA SIGNATURE 1)L T'rAITE" FHANCO-UII1TANNIQUE. S1. Observer (2/3), conservaleur. < Le trait d'alliance franco-britan'nique sur lequel on s'est maintenant mis d'accord est la deuxieme tape BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS iTRANG* 3 important que la Grande-Bretagne a franchise depuis la fin de la guerre dans la voie d'une situation meil- leure. La premiere tape a kt6 marquee par l'accord conclu avec les Etats-Unis sur la fusion economique des zones d'occupation en Allemagne. Acucun de ces arran- gements n'ktait dfi exclusivement a l'initiative britan- nique. Le principal honneur revient pour la fusion des zones A M. Byrnes et pour l'alliance franco-britannique A M. Blum. Notre plus grand espoir a .Aech6ance lointaine - de lesser d'etre le dUbiteur 'de l'Ambrique et de devenir son associ e repose sur la realisation d'une entente 6troite avec nos allies 'continentaux, et ii faut esperer que V'Alliance franco-britanniqu6 en constitute la pre- miere i.tape. Mais l'importance que nous' garderons aux yeux de l'Amtrique comme a ceux de 1'Europe reside aujourd'hui, come en 1940, dans notre resolution de mainlenir notre position mon'diale en dapit de tlout. Quelle allies representerait.pour la France une Grande- Bretagne d6sarmn e ? El sans celle alliance, quel espoir pourrait-on fonder d'arriver A une cooperation 6cono- mique plus 6troite avec la France d'abord et ensuite avec les autres pays occidentaux ? La nation est maintenant disposee t faire face aux realit6s. II cst bien de regarder froidement les fits, mais uniquement quan'd on les considere comme uil obstacle A surmonter. De tous les remedcs que nous pou- vons appliquer pour reliever notre economic malade, le dernier, h consider est l'nbdication. Et on ne peut craindre qu'on le considtre scrieusement. Dejai, avcc alliancece francaisc, notre voice devient plus claire. 2. Retynolds News (2/3), Iravaillisle : < Le nouveau traiti d'alliance franco-brilaniiique sera sign mardi, a la veilfe de la conference 'de Moscou, et il ne sera pas sans avoir uine certain repercussion sur le course de celle-ci, car il traite du problmne alloman<,l. II est possible que la France, don't .on a apais6 les crain- los, se laisse convertir Inaintenant et accepted le plan anglo-am6ricain tandant a lever le niveau de produc- tion de industriese alleman'de. C'est pour cette raison que beaucoup de gens considerent la nonvelle alliance comnme une manoeuvre pour faire de la France unc allite centre la Russic auix eutreliclns de MoAscon. C'cst li one consequence possible,; mnis (qi n'est ricn moins quc fatal, car la question n'est pas tout a faith aussi simple. Les Russes, de leur c6te, acceptent de voir relever le niveau de la production allemande, pourvu qu'on prenne certaines precautions et qu'on pr6leve les reparations kur la production courante. 11 est tout A faith vraisemblable que la France sout- tienne la Russie sur cc point, car clle-meme desire des reparations; et le d6bat de politique ctrangire de mardi dernier I l'Assembl6e montre que certains dirigeants francais sont enclins t adopter le point de vue russe de permettre un relAvement de la production si une parties de celle-ci peut servir de reparations. > (DAVID RAYMOND.) 3. Sunday Times (2/3) : " < Ce serait evidemnment se faire des illusions que de supposer que le trait d'alliance franco-britanniqde af- lectera la resolution francaise de d0fendre les interils francais. II y avait quelque chose de paradoxal dans le fait que la France et la Grande-Bretagne avaient 6tP unies A la'Russie Sovie6ique par des liens formels plus etroits qub- ceux qui existaient. ontre elles deux. Celto situation va Otre arrange maintenant et lcs Franqais esprrent qu'A la suite de ce trail les Anglais adopteront une attitude plus comprehensive et front preuve de plus de bienveillance dans l'examen de leurs besoins et de leurs revendications. > (FRANK MAC DERMOT.) b) AVANT LA CONFERENCE DE MOSCOU (Daily Herald, 3/3, travailliste) : < Avant tout, 6claircissons un point. Cette conference des Quatre Grands ne va pas tenter de ridiger un trait de paix avec l'Allemagne. Seules les pr6linrinaires d'un trait avec 1'Allemagne figures a l'ordre du jour. C'est une tache 6norme et les possibilities de 'accom- plir entibrement au rcours d'une seule reunion qui doit durer environ un mois sont faibles. Le premier article concern Jes affaires allemandes : les problkmes politiques et 6conomiques de I'Allemagne sous le contrBle alljc. A l'heure actuelle, il existe sur chacune de ces ques- lions des divergences profondes entire les Busses et les allies occidentaux. Les ministries des Affaires 6trang6res pourront-ils parvenir h un accord qui permettrait de partir sur do nouvelles bases et moetrait un terme A la tendance qui menace do divisor 1'Allemagne en deux ? Ou devront-ils abandonner carrnment les bases qui ont 6t6 jet6es a Potsdam ? On quel compromise pourront-ils encore trou- ver ? Le cdeuxiide article est 6troitement li au premier. 11 consiste A decider de la forme d'organisation poli- lique -i adopter en Allemagne pendant la p6riode de contrBle. L'> encore. il existe un conflict profondentre les Rus- .sc.s (qui d6sirent la centralisation) et les puissances oc- citlcl ales (qui 1prf'reCnt un system federal). Le I'ulir ir;ili uc vient qu'en troisinme position sur la listc. A ce sujet, les ministres devaient examiner dl'abord los recommendations de leurs supplAants rela- lives a .la procedure, mais il n'y a rien a examiner dtani donn6 que les supplants n'ont pu se mettre d'ac- cord sur aucun point. Ainsi, les ministres devront s'attaquer des le d6but au probl6me .6pineux qui consist A savoir comment et dans quelle measure les petites puissances allies parti- ciperont aux travaux. Ils n'ont pas l'intention d'aller plus loin dans IPla- boration du trait& de paix. 11 serait, en fait, surprenant qu'ils arrivent jusque-lA. Le quatrieme article, c'est la proposition de M. Byr- nes d'un trait h quatre pour imposer le *d6sarmement et la d6militarisafion de l'Allemagne pendant vingt-cinq nns. M. Bevin defend chaleureusement ce plan. Les Rus- ses, pour des raisons qui n'ont jamais et6 tres claires, ne le tiennent qu'en pi6tre estime et ont meme refuse pendant neuf mois de le discuter. En cinquieme position vient l'examen du rapport des experts sur la r6partition du carbon de la Ruhr. Enfin, figure l'61aboration du trait avec 1'Autriche. Sur ce point, on devrait pouvoir parvenir a un v6rita- ble accord, bien qu'il y ait certain problimes ardus -- par example celui de la future frontiere austro-you- "oslvce --- sur lesquels les supplants n'ont pu ,s'en- lendre. Mais si a~ problem autrichien dolt Atre regl6, on no peut attendre que tous les autres points aient'6tW discu- t6s et cela implique que les premieres difficult6s seront probablement soulev6es sur l'ordre dans lequel' il fau- dra examiner les questions A l'ordre du jour. Tel est le hilan. Six questions importantes sur cha- 4 BULLETIN- QUOTIDIEN DE PRESS kTRANGERE cune desquelles n'existe nmme pas un semllant d'ac- cord. Meme si tous les participants font preuve de la mcil leure volont& du monde, cette conference promet des difficultCs. Et quelles que soient ses realisation. elles devront certaincinent etre examines au c6urs die r6u- nions ultrieures. De grands espoirs ne peuvent amener quo e grades desillusions. i (W. N. Ewrvn.) .c) LiE PlHOIBLME PALESTINIEN. 1. Daily Herald, 3/3, travailliste : < Un nouveau coup vient d'etre port A la cau;e sio- niste du fait de la reprise du terrorism juif en Pale.,- tine. Exposons done franchement les faits. Une bande de terrorists organisms attaque les troupes et les adninis- trateurs britanniques don't la seule faute est d'av ir ac- compli avec courage et moderation leur tache extre- mement difficile qui consiste A maintenir ]'ordre en Palestine et a permettre Pinmmigration de 1.500 Juifs par mois. Le gouvernement accepte cette responsabilit6 parce que, en tant 'que puissance mandataire, nous somhbes obliges d'agir ainsi jusqu'A ce qu'on soit parvenu a un nouvel accord international. De plus, apres avoir 6puis6 toutes les chances d'un accord Ah 'amiable entire les Juifs et les Arabes, !a Grande-Bretagne a maintenant soumis l'ensemble de la question A I'O. N. U. de facon qu'elle trouve une solu- tion que ces autres pays puissent h Ia fois appr uver et imposer. > 2, Doily Express (3/3), conservaleur : Quelle que soit la procedure offi.cielle, lors'qie la Grande-Bretagne a d6cid6 publiquement de souniettr: aux Nations Unies le problem palestinien, elle a trani- mis i cet organism les responsabilit6s de la polilique A adopter et elle est devenue elle-m6me gardienne de' la paix dans cette region jusqu'h ce que les Nations Unics aient trouv6 une solution et 1'aient mise en appli- cation. Tout acte do terrorism perpetr6 actuellement en Pa- lestine est un defi non pas a la Grande-Bretagne, inais aux Nations Unies. > 3. Daily Mail (3/3), conservateur : c II est fort possible que le moment soit venu d'em- plover des measures plus 6ncrgiques. Si l'on agit ainsi, les Jluifs les' plus pacifiques, auissi bien que .les thrro- risles, n'auront qu'iA s'en prendre ia eux-nminles. Le people britannique, don't les fils ont [ei tuCs tn si grand nombre et tdans des conditions tells qu'on les rapport aujourd'hui, se deniandera pourquoi ces me- sures ne sont pas prises ininmdiatement. On nous dit que la loi marliale a 61t mise en vigneur dans un quarter .de Jerusalem el dans qulcflues villas et districts environnonts. Aux yeux die beaucoup, ccci ne .seiblern qc'une demi-nesure. 11 serail cerlaincientIc preferable, si la loi marliale doit I1re impose,. de l'in.. poser A tout le pays et de Iraiter les lerrorisles come doivent 1'~tre les terrorists. Le people britannique r6pugne ii 'idce d'appliquer la loi martial, mais si la loi martial est la scule solu- tion (comme ii lc semble maintenance alors qu'on 'ap- plique el dans tout le pays. La Grande-Bretagne a t1,cid6 de sounmelire lc pro- blenm paleslinien aux Nations Unics. Disormais, la comn- nunauth juive devra -done exposer sa thbse devant cette Assemble et non pas nniquenment devant ai justice bri- tannique. En tout cas, il ne faut n6gliger aucun effort pour aee6l6rer Ia procedure. > 4. Daily Telegraph (3/3), conservaecur : ( Une action rapide et 6ncrgique est l'unique moyen de conserver le contrBle de la situation. Et la respon- :sabilit6 de cette action income A la puissance man- dataire. La reprise du terrorisme dans sa formnc la plus vio- lenle a suivi ie pres les declarations de M. Bevin re- c.onnaissant que le gouvernement britannique avait i61 incapable de trouver une politique quelconquc et men- tionnant que le transfer du problbme Inl jurisdiction des Nations Unies impliquait un long delai avant qu'un reglement n'intervienne. Le laps de temps qui s'ecou- lera avant qu'une decision soit prise fournit I'occasion ia des hoinmes-qu'anime le (dIsespoir de rechercher par la force une solution qui leu? cunvienne. Devani un tel t'at d'esprit, il n'y a pas place pour la discussion. It faut repondre h la force par la force. Une lourde tache p6se sur les epaules des aulorit6s responsables; ce!!e li;che leur r6pugne, mais ellcs ne peuvent cependant s'en d6barrasser. > 5. Times, 3/3 : < Jusqu'a ce que les Nations Unies dicident de I'ave nir de la Palestine, la Grande-Bretagne n'a pas le droit. meme si elle en avait l'intention, de souvenir les int&- rCls d'une communaute aux d6pens de Fautre. La Grande-Bretagne dolt s'abslenir de toute action qui pourrait porter prejudice a l'6quilibre instable don't les Nations Unies doivent bicnt6t s'occuper. On avait es- phrb que les terrorists, comprenant celte situation, s'abstiendraicnt de violence qui noP peuven avoir main- tenant aumnn efTel. Leurs actes ont dttruil cet csp-)ir. > II. PRESS AMERICAINE Rerite de, la press anmlricaiine dil 2 mars 1947 1. ALLIANCE FRANCO-lIlITAN.\NIQU La conclusion de l'alliance franco-hritannique annoncee par M. Bidault A l'Assemblee ct par M. Bevin aux Commu- nes est rapporfie .dans toute la prcsse ; celle-ci souligne la chalcur des applaudissements qui, dans ccs dcux Assembles, ont salu6 cette nouvellc. Calender 6crit dans le, vew Yor/k Times que I'annonce de la conclusion du pacte constitute la p6roraison triomphante lu discours de 'M. Bi- daut sur la politiquc 6trang re avant la Confirencc de Moscou, discourse qui dura une lieure et qui fut suivi d'un vote unanime e coriiance >>. Bien que les negociations aient 6te hates en raison de la Conference, Calender estime .qu'on a pris toutes les pr6- cautions ndcessaires pour rdaliser une alliance qui soit ac- ceptable pour 1'U.R.S.S. C'cst ainsi que l'approbation des communists franaais a cc pacte a 6t6 obtenue. Ainsi, bien que le trait soit ronsidcr6 come rapprochant davantage la France et la Grande-Bretagne, tout an moins officiellement, < il ne change pas la position de la France qui se penche advantage vers l'Oucst que vers 1'Est >. Le eorrcspondant cite, assez longuement, le discours ,de hi. Bidault soulignant particuli6rement ]e passage d6clarant que la politique de ]a France I l'6gard de la Ruhr n'n pns change. Pour IHunmphreys, dans l N.ie Yorl. Ilerald, le falt que Ics Anglais aient admis, BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE 5 4 ainsi que l'implique l, trait, que l'Allenagne peut encore constitucr une menace pour la paix euro- peenne est considered comme tres important ppur les Franvais >. Une ddpeche de Londres nu New York Times declare que la conclusion da pact a caus6 une profonde satisfaction i Londres. Elle signal lcs acclamations qui ont accucilli les declarations de M. Bcvin relevant qu'elles sont venues de tous les parties 'ct que M. Eden. an nom des conserva- tours. a felicitd vivemcnt M. Bevin. Aucun editorial n'cst encore consacr6 1i cetlc alliance. 2. POLITIQUE iCONOMIQUE DES U.S.A. I.e secret qui avaient entouri jusqu'ici aI Confdrence te- nuc avant-hier t ]a Maison IBanche parait avoir 6ti t pierce et les journaux reproduisent, en premiere page, toute une sirie d'articles de leurs correspondents hi Washington an- nongant que le Gouvernement amnricain ctudic acluellement les moyens de venir en aide i la Grece. Une note britannique envoy6e A Washington, ll y a quel- qucs jours. aurail attire l'attenlion du Gouvernement am6- ricain sur Ic faith que l'Angleterre n'dtait pas en measure d'apporter l'aidc financiore qu'elle consider indispensable 5 la stability de la Gr6ce. Scion les correspondents, le Gou- vernement am6ricain envisagerait de preter 350 millions de dollars A la Gr&ce au course des trois prochaincs annees. Reston, correspondent du eNew York Times, pense que les U.S.A. sonu arrives it un point critique cdans leur politique a l'dgard de la Grandc-Brctagne et de 1'Utfion Sovi6tique ct dans les efforts tenths :pour aboutir a la paix ct A la sta- bilit6 mondiale. En consCquence 'de la cruise economique de la Grande-Bretagne et de la situation economique, politique et militaire on Grece. le Gouvcrnement Truma n enst ar- riv4l i se demander s'il doit assumer la plupart des enga- gements financiers de la Grande-Bretagne en Grice ou ris- quer de laisser ce pays tomber dans l'orbite sovi6lique. C'est, en general, ccette crainte de l'expansion russo dans les Balkans qui inspire les correspondents et certain, comme celui du BaA imore Sun, envisagent mnjme une aide cconomique amcricaine h la Turquic. La reaction parmi les memlbres dir Congrcs parait etre g6ncralcment favorable, mais les s6nateurs r6publicains insistent pour avoir dcs pIt- cisions sur la situation en Grbce ct sur les intentions poli- liques amdricaines. Par aHllirs, Lippmann public un nouvel article sur Ie Livre Blanc public cette semaine A Londres, il conclut qu'il est difficile so voir comment le people britannique peut faire face A ses dcficiences dconomiques et maintenir P'essenticl de. libert6s de ses travaillcurs s'il ne regoit plus d'aide de nous, quc cc que nous lui avons promise. Cest de cette faqons concrete qu'cst soulev6i. la question de savoir si la liberty peut etre maintenue dans une grande partic du monde oil olle existed .dd'i. Sous le titre < Vers l'impirialisme ou In Paix >>, Padover dans P. M., considLre que. lIs << 6v6nements catastrophi- ques qui se sont d&roulcs en Grande-Brctagne au mois de fcvrier ont amend une situation tell queu les U.S.A. doivent prendre une decision d'importance capital. c Allons-nous contre-assurer lcs crrcurs morales, militaires ct financiircs d'uin empire on banqueroute ou bicn allons-nous trouvcr une noivelle situation international ? , Padover cite le cas de la Grice et propose que los troupes britanniquoes soicnt retires, que Moscou soit prdvenu que le Gouvernement amnricain ne tolerera p Ias une intervention L-tcrieure on Grece, quoe 'O.N.U. nomme une Commission international de contrule en Griec et que l'on apporte uno nide 6conomique afin de soulager la mistre dnl people grcc. Une fois, dit-il. que nous aurons r6tabli le pr.- rcdent on faisant savoir quef nous nous consid6rons comme les successeurs de la Grande Breta.gne dans los regions en proie a des troubles, nous ne pourrons plus nous arrrter. o II envisage, ce moment, la possibility pour les U.S.A. de reprendre les charges britanniqucs dans le Fmonde, < la decision capital que les Britanniques, les Russes et les U.S.A. doivent prendre, c'est cello de savoir si on doit per- petuer le v eux syst6me de rivalit6 ct de domination on si on dolt trouver no nouvelle solution grace aux Nation., Unics i. Un editorial du Washington Post, int tul6 < La crises nondiale >, resume la situation olt 1'Amerique se trouve place et les difficulties qu'offrc celle-ci an Gouvernement amiricain come au Congres. ,, La disintegration est en march dans tons les pays qui partagent notre croyance en la sorte d'ordre mondial que nous cherchons ih tabilr, ecrit 1'ddito- r, aliste. Des cinq grades puissances, trois sont, pvi- demnment, prostr6es. L'inflation, en meme temps quo la guerre civil regnent en Chine. La Grande-Bretagne et la France souffrent toutes deux d'une c anomie > qui les empiche d'assumer les responsahilites mon- dilces... Les Britanniques doivent quitter la Grece si l'aide amtricaine ne vient pas. Scion 1'Pd:torialiste, d'autres regions sont en course d'iva- cuation parce que ces pays, avec leurs int6r6ts disperses dans le monde, cherchent h r6duire leurs engagements h la me- sure dc leurs moyens diminues. La Grande-Bretagne et la France ont dCji beaucoup a faire pour faire face a leurs troubles intCricurs sans computer les engagements qu'elles ont h l'6tranger. Dans ces circonstances, le destin de l'Eu- rope ne parait pas d6pcndre de la Russic et de l'Am6rique. SC'est une mauvaise situation quand deux titans n'ayant pas de politique commune ticnnent les clefs du pouvoir mondial n, mais, l'auteur de 'article croit fermement qu'il y a peu de difference centre la faiblesse de la Russic ct la faiblesse des autres allies des U.S.A. En d'autres terms, ceux-ci sont, actuellement. Sle scul Titan du monde moderne... Nous sommes grands en raison de notre systime politique. Nous sommes grands en tant que Nation, mais non pas en tant qu'Etat. La Russic. an contraire, est un grand Etat, mais une Nation faible ,. Et I'6ditorial s'en prend ensuite au Congres qui, dit-il. n'a fait qu'une < politique de marchand do cacahubtes > au cours de cette session et ajoute : D, D rbarrassons-nou s ces craintes paralysantes et slupides que nou's avons de intervention ou .de ,'im- pira'lisme. On soit savoir partout que les U.S.A. sont hostile & l'agression. I1 y a une tache it rmplir et nous sommes le soul pays qui puisse la remplir. , I1 cstime que ce programme de secours devrait fire I olbjet d'une lIgislation rapid : la Banque Internationale I orrait, d6s maintenant, s'occuper de la demand fran: caiso d'cmprunt. On devrait aider la Chine a retourner i l'Ltalon argent et les U.S.A. prendra'ent a leur charge les engagements anglais en dollars quand coux-ci ont pour but dli mintenir la paix, ils devraient, 6galcment, encourage le plkin rendement des industries, clefs de 1'Europe, c'est- a-die,. de la Ruhr P. 3. LES DECLARATIONS DE 3I. HoovEn La press reprcnd la deposition faite par M. Hoover de- vant la Commission des Affaires 6trangtres de la Chambre, au course de laquelle il a propose que les U.S.A. organscnt ties sccours pour les populations affamdes (di globe. M. Hoover esiima centre 1.200 millions de dollars et 1.500 mil- lions do dollars, l mo i(llant ties drmandcs de scours clui pourront ttre addresses aux U.S.A. pendant 'ann6e ifiscale acluellc. II posa tgalement le principle qui devrait regir la distribution de ces secours : I" Aucune aide, autre quc de la nourriture, des products pharnaceutiques, des grains ct des engrais ne devrait etre fourni'e a titre .de secours. Dans certain cas, on pourrait y comprendre des .quantitds limitdes de v6tements; 6 BUlf.TETIN QUOTIDIEN DL PRESSED 9TRANGPRE 2" Lcs products de secours devraivnt rtre des. prodiiils anmiricains et leur transport devrait Mtre 6galrment assure par les Americains (< nous ne devrions pas employer de dollars amniricains pour ncheter ac a 1'6tranger ); 3" Aucune parties de ces fonds ne devrait ctre employee, pour les pays qui sont capable de payer comptant on dohb- tcnir des credits oit products nicessaires par d'autres moyens. On note, rgalement, que ces secours nC devraient pas i'-lr emlployes dans nn but do pression politique. EnLin, les pays qui rei'oivi nt ces secomlrs devraienl s'engag'r i Iles r 'n- bourser. -1. LEs QUE'STIrON IIANUAISES La situation fran'aisc faith I'objet de plusieurs di6p&chs. Srul de tonic I.a pressed, Ic Saint Louis Post Dispottff piulic uu tlilor;al alarmiste sur la situation frantqais.' 11 estilme qu'' mrins que le goirvernement rdpublicain ne prove ra- pidemnenti son efficacil, cn France il y a danger de giurre ci\vile 'nntre 1'exltrnle-ldroite el I'extr inle-gauchre. Ceri pollur- rail aboutir 'i un Etat rolunnniste >>. Le journal assure que Ia liplomatie sovi6liuct tIravaille on FIrnce avce i'fi- cacit6 ct dans q un but fatal ,,. Cclle des U.S.A. se m.in-i festorai it pine. Elle represcnte si pent de chose qu'un < dtes derniers pays qui soil encort republican est dans otne situation in e'rl'remi.s ... ,a plis rii he et la ilus pii r- sanut des rdpubliques acluellcs sc pIorlera--l-ele au secouirs de la France ? > 5. PnlsoNNIrms DE, CIinutll; Sclon une dipipche de Paris an .New York Herald Tribune, Ic gouverneinent vient d'adresser Inle note it I'inmbassade des U.S.A. deilarant qu le nonlbreti des prisonniers allcinands n'6tait plus, iaintenant, que([ dI 1'27.00( 1 au lieu de 7-10 11000 qui avaicnt 6 'ld renis par les U.S.A. it la France et cqui la diffdrenc ent cre ces deux chiffres ieprdsente lt noiltbre de captifs qui furent lib6rds or rapatriis, qui s'cchapperent on qui sont morts ,. La d6pWche rapporte, par aill'urs, les d6claralions suivantes d'une personnalil6 olficielle amnri- ceine : l Avant d'accorder aux Frans.ais 1'autorisation de conserver plus longtemps captifs les Allemands, nous you- lons que Ic rapatriement ait commence. Actuellement, ious ne savons pas combien de temps prendra cotte operation. >> Scion la mime d6piche, on croit savoir que la position ami6- ricaine sur cetto question reflste les d6sirs de divers grolp'es amiricains : hnumanitaires, rel.igikux et d'origine allemnaede. Les n6gociateurs amiricains i Paris s'efforcent de les satis- faire sans, toutefois, rien fire qui pnisse comprometlr Il redressement 6conomique doe la France. AVANT LA C(;ONrii.:'NCF 1E: i '[Moscoii (.\''10 York' Iferi'li Trib nie', 1/3) : << M. lHoover peril parlor tie I'aide ;nie ri'eine eln tenainl c, cnplte (du dsir del 'Ainmrique de voir son ilr a- peau rcjprsenle'r davanlage qul'ilne siiiiple (Olllini:nil iin en Allemnagne. Ptour ha (Grande-liretagne, I'occipa;tiot. de( ]'Allemagne dans les conditions actuelles est un l'arden l d6isagr6lable, un I'ardeau dont io ne peutt aitgmenie r Ic pnids el doll, on doi t in souln r le plus possible. Les .Elnls-Unis pourraient s'opposer, puiur des raise ins de politique g6nbrale ou par sagesse 6ionomique per- sonnelle, au paieinent de rbparalions allemandes qui seraient pr6lev6es sur la production courante (du mOins aussi longlemps que la Grande-Bretagne et les Elats- Unis devront consentir des prcts A lion's zones d'occu- pation). Mais les Anglais fondet'nl urs objections sur Ies nceessitls pr'ssantcs auxqtelles ils dtrivent I'lire face. Qunnl la iFrance, les rdcipar:liiins sinlblent '.nlls- liluer son selt espoir actual td remonilir au nmanqnlue de matibres premirest. La question des repnarlliiils niontre bitln ceninnent tine parties des discussions di Moscou sera influeri ce par les dures rbalit6s economiques qui preoccupent deux des allies tie 1'Amerique ; clle montre comment les probl6mes que les Etats-Unis pourraient border avec objectivity ct presque avec d6tachement, reprK- sentent des avantages mat6riels (ou leur absence) pour Ies proches voisins de 1'Allemagnc. Les decisions qui seront prises : Moscou sent pour la France et li Grande-Bretagne des questions urgentes de la plus grande importance pratique, et rev6lent mmne une si. gnifica'tion beaucoup plus grande que pour les Etats- Unis en cc qui concern l'ensemble de leur economic et les preoccupalions primordiales dle leur politiqun 6lrangere. C'est pour celle raison mime, a cause de la signifi- cation nmajeure que pr6sente la conference de Moscou pour 1'Europe, que les Etats-Unis ine peuvent se per- mieltr die consider la prochaine conference come quelquc chose de mnoins important que la source de tois les espoirs ld'lablir un ordre mondial. L'Amb- rique ne peti done se presenter avec dcs theories abstraites ol avec ties solutions toute faites qui pour- raient d'une facon conceivable s6duire les historians dans cenL ans. Elle client dlans ses mains l'cxistence Ineime t'un continent enter et, le plus tragique tie tout, c'cst que -- dt mnoins officiellement -- elle a faith bien peu pour dissiper le brouillard qui menace d6jh d'assonmbrir eI ciel des dbhats de Moscon, bien pen qui soil le signe Wd lle poilili(ne ri'Ilisle. III. PREISSE SOVIETI.1:1, Reiie (i. Ia pre'sse s iiiiieliquer du 28 ]',trier 1917 En raison de la publication des decisions de la reunion plnire du Comit6 central du parti communisle sovi6tique, les rubriques de politique. itrang're ,sont rdldit important est celle de la Pravda qui. encore qu'elle soil uniqutement informative, iclaire les contradictions int'ernes du monde anglo-am6ricain. Sa majeure partic est en effet consacrd6e nu discours de AM. Bevin sur la question palestinienne don't I'ample coinpto rendu qu'elle donne se trouve su'vi du texte de la misc au point de la Maison-Blanche, regrettant << I'impression mal- hI'reu'se ic que les dtldals aux Communes ont pu suscite'r. C'c:,L 6,glalceient it c ie liime geinral des contradictions internes du inonde a;inglo-amlricain que se ri6fere. dans la reoinne voisiine un resume dte I'agence Tass sur la discus- sion a:i Conscil. de Seicurit die la demanded amiricaine lon- clinitl les ilh's sous nlaindal ll Pacfique. I. ricslt des inforlimations se partage en ideilu Iliines : a) .a lIll Trlllllan sur ]'unification ies forces armecs: nmanleuvres de 1: premiere eseadre tactique; declarations de M. Attlee 'sur hi defense de 1'Inde. IReti',te de la press soviliique du 1~r mars 1947 I.es rubriques etrangeres redeviennent plus amples : elles comprennent une page d'informi''ton en moyenne. Les chro- iiiqlue internationals danrs It.: l,'vestia ct I'Etoile Rouge .ont titrdes, ce qui constitute une innovation. Dans Trud, on relive quelques commentaires relatifs & la preoccupation de I:h politique anglo-americaine en liaison avec le probl6me .i'nicral ties conditions de paix qui reprend son r61e domi- inau. On peit rlasser I'cnscinble des lextes cn trois groups. A. I ,\ PIi.irIQI I- i'.L'0n.11,AfN orn: DF. IA ( G ~RXN II-BRETAGNE 1. -- C'cst cet thli'inm qui cccupe la premiere place dans les informations Tass que reprodnisent la plupart des jour- naux : sur une demi-page, 1'analyse du discours de M. Bevin BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGBRE aux Communes sur la politique etraugiei' de Graude-Brc- tagne le 27 fevrier; sir un quart de page, le conlpic rendu de la discussion de la plainte anglaise au Gonscil de S`6cu- rit6; sur une demi-coloncn, une :'ric de tidphcs Tass rela- lives A l'alliance franco-anglaisC; Ians tous cls jourlaux, des t66lgrainmes de Paris ct dr Londres annon. ant sa signa- ture pour Ic mars; dans l'Eloile Rouge, Ini ltl1granimm de New-York relatant les revelations de Bough dans Ie Chi. clgo Suin it propose des accords d'uilification des arinemcnts preparis par la Grandc-Bretagnur avcc lit France, la Belgique et la ItolIandc, aver rfCrcncc tidu ijournalisl a:Ix rIen se ignc- Iments rculls d P'aminbass;ade de I'rance aux IU.S.A. Danls I'Etoitc loutig igalcicnlil i l: suilt dlu prr.d'denll ttl- graimine de Paris rcproduisaii lih dtmenti ui lpoPs' par I'A.F.P. a c's allegations sur la la i dtle dOclaraltions tlall Ics imilicux gouvernceientalux de Paris. 2. Ie tlieime est moins atiplemenlt IraIiti daus lcs coinm- mtcintairels. O5n rcl't'i', sculelment, dlails la chronique inter- nationale de Volgine (Etoile Rougei) uu assez long rdsumeI ies declarations de M. Attlec sur ]'Inde soulilgnant 1in- quitude soulev(rc dans l'opinion indienne par le carac- tirc svaguc c t iiiddlini des prtoposiliots brila niillqui s. Bi. -- LA iHATAILLI. I'H t I.,\ lJtMOCtriHA5ItI lNS I.I: dMONDE 1. -- Le lii'e t'occu'pe qu'utnli place seconidaire dans les iforlllnations Tass. On relive sculunient, ct pas tdans tous Its jou'rniaux, le proces de Budapest, un extratt de New) Zeil' sur Ic problnme de la dinazification, la Cofiirence des par!is comnlunistes de 1'Empiro britannique, la question du fritnt cornuilliu syndical aux U.S.A., etc... 2. -- 11 ct, en rivainc:li. aniplemenlllt traits dians dcs coull- menutaires de Trutd qui public un artllcl d'Alexandrova siur li situation syndicate ent Iran cl souliigne la rcaclion quc I's attaques drigtcs contre le lials s i ot Il rovo)(l(iquC dc la part de la F.S.M. La chroniquc inticrnationale dis Izvcslti crnsacre son premier d6velop)penient aux < success ie la dtliuiorailiic c Pologne aux rusullals lds ilccl)lots .'l ]a prcliiurc sessiml ti' la I)ikte cl soil deixic&ime a titIer lIa lkIon (ui sc dtgage de I'assistance quc lcs didmocrafies bal- ianiques s'apportcenll Fune i l'autre (accords bulgaro-rou nain et accords yougoslave-albanais). La chronique iutcirnational e lc 'Etoilc Rlolne ,'altaclic danstl snll premier deviloppemenlt a digager la .signilficaionl des, demonstrations qui ont marque it l'ctrangcr le 2)" anni- versaire de 1'Arm6o Sovidtique, relevant, nlotamnuent, que Ja press d6imocratique s'cst -souvenue :i cette occasion des insistanlccs dc l'U.R.S.S. In imalire ec dcsarinmeniitl h 1'O.N.U. ct de 'cxelNriplc personnel de dtsarnmcient qu'clle donne, par la restriction qu'clIcl apporte dans son budget dc 1!417 i sbs dcpenses inilitaires. La 'imine clironiquc dctgage, d'autrc parl, 1'euscignemicnt ii tircr de la di'ouvcrle dti comnplot nazi dans les zones anglo- amncsricaiines. (Voir P'article plus loin.) (:. -- LSI CAMP'AGNES ANTI-SOVIIETIQUlES (c sujct 'cest traitL que danis lcs chroniques internalio- aIles. Celle de I'Etoile Rolug s'cn prcnd dans son dernier d6veloppement, aux assertions du correspondent du New York Herqld Tribune t Ankara, Stuart Olson, qui a lance la .nouvcllc d'un raid de 200 Arminiens sovietiqucs dans les regions de Kars et d'Ardahan. It s'agit, explique le jour- nal sovidtique, d'empoisonner 1'atmosphere A la veille de la Conference de Moscou. Mais < Olson n'y reussira pas, il est trop connu ,,. Dans son dernier developpcment galement, la chronique international des Izvestia denonce les fausses nouvelles lancees par les correspondents des joirnaux americains en Ohine concernant assistance que 1'U.R.S.S. :.rterait aux communists chinois. Elle y voit un rideau de destiny i masquer le maintain des troupes ambricaines en Chine et elle souligne c l'illogisma e, pour ne pas dire plus, de cc maintain, dtant donn6 1'aveu qu'e le gouvernement des U.S.A. lui-mbme a faith de l'inutilit6 de cette politique. AliI,:s LA DEUCOUVEIIRTE DU COMI'LOT NAZI EN ALLEMAGNE (Etoile ,Rouce, 3/3) : < Cerlaines explicalion.s loninenit. Le Times tl le Sltr comprennent parfailcrient que seul l'cspoir de la disconde entire les AlliCs a pu no'iurrir Ies rives de re- vanche des rejetons de l'litlerisime --- nais cela n'eii- peche pas I'un ct I',autre d'assurer que la cause de I'ap- parition du fascisme cndllestin dtoil etre cherchee dans les conditions oil vivent les Allemandts. Or, celles-ci tipendeni dtIns le lare i nesur'e des aIltoISrils d'oc- cupationi, eL lis deux joirinalux p;asstIn sons silence le fait indiscutable que seule uiie di6nazilication resolue i tous les echelons de I'cionoluic et de l'adminislra- lion, line d6Iltlilitarisation total, I'aniailisseiment des Irusls allenlan-ds, c'est-t-dire la nmise a execution des decisions de la Ctiiferencic dre Berlin, peuvenl garan- lir id la remiaissatncc Ict lascismell. > IV. PRESS BELGE IA CONCLUSION N DEl I.ACCOIRD IFH.NC) lIllTANNiQUI: (LU Libre Icelgitque, 2/3) : < la niiuii\ lle de la signiial iir loilc proclithe du Lrail6 franc(o-brilanniique a pro(,vo(iqub i 'ne vive salisl'aetion duns les mlilitex francais. Jrudi soir d'jat, au cotirs tie dtlals de I'Assembible Natlionle sur la; politique Cran- g're francaise, .ioinlbr'eux ilaicnl Ics (d6pults inodi rci fde ]'ol)ppisilion qui ;:ilii(1ubrenl le goutverneilen it cause dtt rieard apporl- it la signature du ditl rait*. CcIte ne vent point dire, d'ailleurs, quc ces deputies ne sotilnt p] s d'aecord avte iR li.tne gni6r1 le de ia poli- tique l'ral(aisist l''gai'd dt l'AllcinMagne'. Celle politique, ils I'apprvouII venl Iout ('()] lnles at-Ires, imais, it lIur avis, il sera bI'oucoup plus facile tie c inserver les posi- lions respiclives francalises et brilainiques vis-I-vis de I'avenir (iu Reich en ayant un Iraile d'alliance franco- ianglais q(u'en n'en ayanil 1)is. I)'aillcur.'., disenl-ils, )uiis- que, de Ioute fictfati, la tueslitio alliemande nr doit.plas eL inc pent pas ctre rcsolue par ce Iraild d'alliance, ai (tlMi jion 'ni rciati'rdte la signaltre '? CO n'esl done, en somnme, (que tl'une question tic nimlhode cqu'il s',git et ide riein de plus. 11 viaul cerlainement niieux, pour la France coiiimme potur l'Aniglelerre, que les deux pays hagissent a Moscou en lant q'aIlliis. LIcurs inlerils vi- Inux sonl ilroitelnent liis ct, coiniic inous venons de le dcmo1nlrer, 1oul -afraiblisseinenl de l'Empire britan- nique ne saurail crCer, en definitive, que des dilficultls de louels sorts i la] France. > (1)n correspondent die La Libre Belgique i Paris.) V. PRESS SUISSE ll) L.\ I'OlIrilQUEl 1)U GOUVERNEMENT RAMADIEI (Jo11,'nal de Geninve, 2-3/3): << I1 est certain que, quelque rude qu'elle puisse pa- raitre, i condition qu'elle s'aceompagne, d'un accrois- sement de la production, est la scule qui puisse emp&- cher un ecroulement du sysl6me 6conomique et mone- taire, avec routes les consequences politiques ct sociales qu'il entrainerait. Le budget prepare par M. Schuman pour 1947 prevoit un deficit global de 490 milliards 8 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE qui pourra, par le blocage de cerlaines d6penses, &tre' ramene6 360 milliards. Celte solnme es't d'autant plus impressio,nnante que Ic monlant des imp6ts attcint deja 550 milliards el que le Tresor sera oblige de fair lar- gement appel t l'cniprunl, c'esl-a-dire a la confiance de la population. Mais 1'6pargnant ne rlpondra qui s'il consulate ]a volonte du gouvernement de r6aliser des Economies, de reorganiser des entreprises nalioialisecs dontl les deficits considirables sont dus a une lnau- vaise gestion, et d'all6ger 'Tappareil administratif ]leau- coup trop lourd. Ce n'st que par une action coordonna dcans lous les domaines qu le I gouvernement pourra assurer le succ6s de l'exp6rience qu'il Lente actuellemnent. Elle im- pose au pays un regimle d'auisterit, mais on ne voit pas d'autre m6thode susccplilble de redresser la situa- lion. On pout inille dire que la IV" Republique jouc son destin .sur le plan economique ct financier, ct que la stability politique d6pcend de la reiussite du pro- gramme donl M. Ramadier pursuit I'application. (RLNL PAYOUT ) b) AVANT LA CONFERiBNCE DE MOSCou (Nalional Zeitullu, 1-2/3) < Le discourse de AI. Bevin a miiiitre clairement que 1'Angleterre reconnait, bien ,lu'A son corps defendant, le faith accompli resultant de la politique polonaise des transrerts de populations ; la frontiere Older-Neiss. ne sera done mise en discussion a !a Conf6rence de Mos- cou (lu'i des fins tacliques, tel on pour oblenir un re- sullal positif ; I'allilude britannique sur ce point est principalement conditionne par les revendicalions qu'a I'Ouest ]a France pr6sente pour sa security et que M. Louis Marin vient de souligner brutalenient une fois dc plus. La critique severe que l'on dirige centre le systlmie d'organisation de la paix et contre les pactes s'applique bien aux exigences enonc6es par MM. Marin et Reynaud, car elles resultent d'unl go'isme nationa- liste et font passer un imnp6rialisme condamnable avant le droit et la validity des accords internationaux. Lcs conscils quc M. Bidault a retus de l'Asscmbice Natio- nale franchise a la veille de son depart pour Moscou apparaissen.t come le sympt6me inqui6tanti d'une mlenlalile surannee ct empoisonine par ]a m6fiance, l'in'luiitu(de ct la perplexite, avce eel ctat d'esprit, on ne conslruira pas iun monde indivisible ct pacifi- que. La critique strait justifi6e si clle etait compensee par des projects posilifs en vue d'organiscr une vIritable paix ct de jetcr les bases d'une conliance inutuelle dans les conversations internationales ; en effet, 1e nouveau system d'alliances europ'eennes que M. Bevin vient d'esquisser peut inaturellement etre atlaquc en lui- nimec parcel qu'il ne rssulte pas de la foi en une bonne solution 61abor6e en conimmun pour fire sorlir l'Occi- dent tdu chaos, et qu'il s'appuie au conlraire sur l'i(de d'une Sainte Alliance dirigee, come colle de Metter- nich, contre un danger virtual. Meme si I'U.R.S.S. adhL- rait a ce Pacte des quatre puissances qcue M. Byrnes suggerait en son temps, les divergences entrle l'Est el I'Oucst (que Ic ministry des Affaires etrangeres de Grande-Brctagne a essay cette fois-ci d'ignorer, n'y reussissant d'ailleurs qu'a moitie) ne seraient pas 6li- min6cs pour autant. De tels palliatifs ne peuvenrt rem- p)lacer ine solide organisation de la paix. Qu'ils soient envisages en ce inoment mnime, que la nouvelle En- Icnic cordiale entire 1'Angleterre et ia France c inslilue line premiiere't realisioni, ce n'est pas necessairmcin ti uni presage positil pour la Conrf6tenc( dei Moscou. On vaudrail crier aux houiines d'Elat du nmonde enticr ccs mots de Zwingle : < Pour l'amour de Dieu, accomplis- sez enfin un acte couragcux >> S.P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009 Prix : 6 frs. |
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