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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00048
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SERVICES FRANCAIS
.__._ .-.ioLMATION ....
(MINISTf~AE DE LA JEUNESSE,
":: DS 'ARTS ET TDES LET.TRES)


SDirection de Ia Documentation
,14-16, rue Lord-Byron, Paris (8').


- LAUOCUM4EITATION PFRANcQAI' -- MINISTER
- R~OWU~ _: -DES AFFAIRES.ETRANGERE,

SERVICE D'INFORMATION-


ET DE PRESS


BULLETIN



DE PRESS


1" mars 1947.


QUOTID



ETRAN


Nouvelle Srie No 607


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la press britannique du 11" mars 1947.
L'ensemb.c de la prosse reserve ses manchettes au' com-
muniqud du government d'apts lequel touted la Grande-
Bretagne se remettra lundi au travail. Les restrictions im-
poscds a la consommation domestique re.teront en vigueur.
Sur le plan ex'6rfcur, il donne la vedette a 1'annonce de la
signature prochaine'de I'alliance franco-britannique ct i la
question grecque.

1. L'ALLIANCE FRANCO-ANGLAISE
Tous les journaux de ce matin annono-nt la signature
prochaine de l'alliance franco-britannique. I's lui rdservent
Ln gtndral une place prdpondirantc. Scul le Daily Express
ne lui consacre qu'une court diepche, d'aillcurs pr6sentie
sous la forme .ronque.
< Les parlementa're, franga!s, dcrit-il, applaudissent
de joic une prem'nre fois pour salucr announcee du
pace franco-anglais ct une dcuxibme fois pour ap-
prouvcr une note de protestation envoyde par la
France au gouvernemont britannique au sujet des
mines de la Ruhr. ,
A part cette exception et un article du correspondent
diplomatique du Daily Worker qui irsis'e sur les d'ff'-
cultes quoe les deux gouverncments ont ucus I se mettre
d'accord sur la question doe 'a'de reciproque en cas de
menace d'agression allemande, tous les journaux soulgnent
l'accueil chaleurcux qui a 4te reserve des deux c6tes de
la Manche aux declarations de M. Bevin ct de M. Bidault.
Ils citent lcs paroles de M. Eden qui a salu. Ic procha'n
pacte au nom de tons les parties britanniques et les decla-
rations de M. Herriot i Pari;, slcon lesquelles e l'accueil
chaleureux et unanime de l'Asscmbl6e national a exprime
les vrais sentiments du peup't frangais chez qui cette nou-
velle soulivera un dlan d'effusion pour la nation qui s'est
revdlec le champion de la liberty .
Le chaleurcux accucil ayant 6t soulign6 par l'ensemhle
de la press, certain journaux cxposent, avant qu'ellcs ne
soient renducs publiques, les grandes lines de P'alliance.
M. Ewer, dans Ic Daily Herald, resume ainsi les princi-
pales clauses : 1 La Grande-Bretagne et la France pren-
,dront toutes les mesures necessaires pour dliminer touted
menace de guerre ; 2 si l'un des deux pays 6'ait victim
d'une agress on de la part de l'Allemagne, l'aut'e lui pr&-
terait imm6diatement toute son assistance militaire.. poli-
tique et iconomique; 3 les deux gouvernements se consul-
teront pour empbcher l'Allemagne & revenir A une poli'ique


d'ag:cssion; 40 les deux pays n'cntreront pas dans une
nouvelle alliance dirigde contre une tierce pu ssance; 5 ils
s'aideroat rd.proquement de tous leurs moyens 6conomiques
ct politiques pour hA.er leur redrc.,sem nt.
Enfin, le News Chronicle (voir Particle plus loin) ct le
-Daily Giaphic souligncnt 1 importance cqu rev6t cette
alliance. Le Da ly G.aphic dcrit :
O Quand sera achevie la ccdrmonic de la signature,
la F:ance ct la Grande-Bretagne auront conc.u pour
la prem-.rc fois on temps de paix une alliance .aux
terms de laquelle elles s'cnggeront a s,- preter mu-
tuellcmjnt assistance dans lc cas d'une future agies-
sion de l'Allcmagne. u
Au sujct des rapports entire cette alliance ct le systime
g6n6ral de seomrit& curopicnlce, curtains journaux don't le
Manchester Guardian font ressortir que c.-.l-ci pourra fort
bien cntrcr dans le cadre du' pactc quadripartite cnvisag6
1'annii dcin ere par Ml. Byrncs. Le corrc_po;ndant d pl!oma-
lique du Times pcnse qu'en rtdigeant les terms de l'allance
les n&gociateurs britamniqucs n'curont pas cu :culcmunt
p.6:ent h Icesprit la revis:on prochaine du t.ai6l anglo-Eovid-
tique, mais 6galmecnt le plan plus g6dnral propose iann.e-
dcrniBre par AI. Byrnes pour a1: creation d'ua pact dest.,ni
a empCcher unn aggression en Europe.
M. Bevin y a fa:t allusion dans son discour; de jendi lors-
qu'il a rappele quc Ic gouvcrnement bri:annique s'dtait cn-
gagS A y souscrire.
D. son c6td, le Daily Graphic erit qu lan nouvellc
alliance compete le grand triangle de trails centre les tro:s
principals puissances cu'ropeennes : Grandoi-Bretagne,
France, Russic, sur le quels reposont les meilleurs espoirs
de I Europe en une pa:x et une s6curite durables.
De memc, le coriespondant diplomatique du tManchester
Guardian souligne qu'"a aucun point de vue les relations de
la Grandc-Brctagi.2 avec I'Union Sovietic-ue ne scront aTc-
tees par le pacte franco-britannique commair le soupgonnaicnt
curtains observateurs A Londres et i Moscou. En fait, dcs
relation; anglo-francais.s stables augmcnteront toujours les
chances de collaboration curopecnne avec l'Union Sovid-
tiqne.
Sur les rapports du nouveau pacte avec l'O.N.U., cc memc
corrcspondant ccrit quo sans aucun doute ce trait entire
bien dans le cadre de 1'O.N.U.

2. GnrcE
Le correspondent particulicr du Daily Telegraph h Was-
h'ngton announce quo la Grando-Brctagne aurait demanded aux
E'ats-Unis de pa-tager avec elle la charge de vcnir en aide
h la Grace au point de vuc economique et financier. tUne
note aurait "te re:nise I cot effect par Lord Inverchapel an


_ __









OUJLLETTN QUCOTInh1ON De FPTSS3E tTRAXGfEI


gkenral Marshall, expliquant les raisons pour lesquelles la
Graade-Bretagne n itait plus A meme de finance -eule la
restaurat.on 6conolmique apria le 31 mars. Gette noce, p:'-
cis2 le correspondent du Daily Telegraph, ne faisait pas
mention d'un retrait 6vcntuel des troupes br-tanniques, mais
elle soulignait que les Etats-Unis devaient partager le far.
deau g.cc .'.Is ne voulaient pas voir s'effondrer lc regime
actuei grec avec tous los dangers que cela ferait courier a
l'6quilibre des puissances en Europe.
S. Geldar, cor.espondaut du News Chron'cle I Nrw-York,
ecrit A ce sujet que le desir de M. Truman et de ses con-
seillers de repondre favorablement A lappel britanniquo est
df entiirement I la crainte malttresse de l'Amerique : 'ex.
tension du communisme en Europe.

3. PALESTINE
Le correspondent .pdcial du Times A Haifa et plusieurs
aut;es journaux annoncent qu'une bombe a explosde la
Banr"c Barclays A Haifa hier apres-m:di. II signal 4gaie-
meInt que des dchauffourecs se sont produ tes dans la bale
di Haifa entire :es immigrant's juifs clandestins ct les ma-
riA4 briLann:qucs qui Lichaient de les empecher de debarquer
en ?alcstinc. uls :,ou.ignent que le baleau sur lequel se
trouvaient ces immigrants battait pavilion ambricain.

4. FRANCE
Le correspondent du Times A Par's reserve de courts arti-
cles h la decision prise par le gouvcrnement de fixer pour
tous les salaries de Paris un sala're minimum de 7.000 fr.
par mjis. c Ain,i le gou,'ernemect, ecrit-il, a reconnu le
princip- du minimum vital dcmandd par les synd cats. ,,
Le coa espond.int signage 6gal:.nmnt que le Comit6 central
de la C G.T. n'est pas satisfait de la decision goucmrnemen-
tale qui ne prevolt pas le rajustement de tous les salaires,
ma's qu'il n ava:t pas intentionn de fa re pour octte quo-.
tion une 6preuve de force entire la C.G.T. et le gouvernement.
5. ALLEMAGNE
Le Times annonce quo les reprdsenta ts britanniques et
ambri~ains an Conseil de Berlin out rcpondu aux protes-
lations diev6cs pan Il marochal Sokolovsky centre In fusion
dcnoinique des zones anglaie ct amcrica'nc. S r S. Doug!as
a dmenr.ti qu< ccttc fusion a't uin caractere politi uno on
qu'e.L2 ait affect la politique de. reparations. L'Union Sovid-
tique Ctait libre d'entrer dans un 'el accord ct .a partic'-
pat'on assurcrait precisdment une distribution equ table des
products dcmandde par le marechal Sokolovsky. II a aussi
commontd d6fa\o:ablement la publicity donnee par le mar-
chal S'okolovsky h ses griefs illusoires qu'i ne peuvent que
nu.re a l'a'mosph're de la Conference de Moscou.
Le g6ndral Clay rdpond de s.on c6t6 aux allegations russes
scion lesquelles les puissances occidentales essaieraicnt de
crder des monopolies strangers en Allemagne.

6. INDONESIE
Le correspondent du Manchester Guardian a La Haye
nnnonce que les negotiations entire le gouvernement hol-
landais ct la rdpublique indon6sienne .,ont arrives ians
une impasse en raison d'un raidissement de l'altitude du
gouvernement de La Hayc.

a) L'ALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUB.
1. Times (1/3) :
La cooperation franco-britannique qui avait cess6
en 1940 doit maintcn-nt 6tre renouve.6c pour 50 ans.
C'est cJ qui resort d'un communique cfflciel frangais.
L'articie de la d6claraiion franco-brilannique concer-
nant le maintien de la pa:x et de la s6curit6 laisse en-
tendre que le nouvcau trait, c..mme las trai: s anglo-
sov:Ctique et franco-sovi6tique don't il est le comp 6-
mcnt, pzrmnttra, sans s'cn trouvcr affab i, la conclu-
sion d'un accord p us general pour la paix europeenne
et mondiale, dans lequcl ii se trouverait englobb.


La signature de ce trait par les ministres qui sont
en roult pour M.ascou perme.tra A la prochaine conf6-
rence de debuter sons d'heureux auspices. Chacune des
grandes puissances europbennes est maintenant assure
qu'elle ne sera pas seuie a supporter le poids d'une
aggression al.enande.
Dos .dp&ches regues de Paris au course des n6gocia-
tions ont soulign6 i'importance que l'on attache du c6te
frangais au type d' aggression > ique le traith a pour
but d'empecher. La France, qui a di subir 1'expbrience
de deux guerres, ne pouvait avoir l'impression que sa
sbcurite 6tail garantie par un traits aux terms duquel
elle aurait pu ri ter expose aux premiers effects de
l'attaque allemande pendant que son alliie preparerait
ses forces. C'est un dilemme qui n'est pas nouveau et la
n6cossit6 dune comprehension franche et entire est
pr-mordiale. Chaque allied doit fire connaitre claire-
ment la nature et les limites des engagements qu'il peut
prendre. Aucun trait dirig6 specifiquement centre 1'Al-
Im.agae ne constituera en lui-mnme ceite a reaffirma-
lion des liens d'amiti6 qui unissent la Grande-Bretagne
et la France, i laquelle M. Bevin a fait allusion hier.
Une tell reaffirmation dolt reposer, comme reposait
SEn:ente Cordiale A ses origins, sur 1'6limination de
toutcs les causes de malentendus, sur une definition
note de la politique commune qu'on poutrait envi-
sager principalLment A propose de I'Al.emagne -
et sur les measures adopt6es pour tenir les engagements
qui out Wte pris de part et d'autre avec M. Blum pour
empecher tout confAit ou toute concurrence entire les
p litiqucs industrielles et commercia.es des deux al-
lies >.

2. Daily Telegraph (1/3), conservateur :
c Quoique les clauses de I'allidnce soicnt encore te-
nues secretes officiellement, il est a peu pres sir
qu'co.es suivent les grandes lignes de notre trait de
vingt ans conclu avc la Russie,-traiIl qu2 M. Bevin
cspere voir transformer A MoJcou en une alliance de
50 ans, en y apportani des m. difications sur lesquclles
on doit encore se metire d'acc..rd. Le gouv-rnenmnt
frangais, semble-t-il, est deja prit a s'engager aussi pour
50 ans, mais ce n'est pas en fait l'a dur6e de 'aJliance
ni peut-&tre mnme ses details qui ont autant d'impor-
tance que I'esprit dans sequel elle est inlerpr6l1e. Les
aven'ures que nous avons traverses en commun en
temps de paix et en temps de guerre avec notre voisine
la p us pr.,che servant uniquement A souligner le carac-
tere indispensable d'une association 6troite.

3. Daily Herald (1/3, travailliste) :
< II est vraiment heureux que le trait dalliance fran-
co-britann*.lue soit signed a Dunkerque; il n'y a pas
d'cndroit sur terre qui symbolise mieux les relations
6tro:tes qui unissent nos deux pays.
Le trail[ lui-m6me devicnl part.e inltgrante du nou-
veau systime de s6curil6 qu'on est en train d'l6aborer
dans le cadre de la Charle des Nations Unies. II se rat-
tache au trail franco-sovi tique et au nouveau trail
anglo-.oviktique don't la revision faith acluellcmenit 'ob-
jet de n6gociations.
Voili dedj p'us de 40 ans que la Grande-Bretagne et
la France sans lirc 16cs par aucun trai;6 official -
sont allies enscmb c et unies par une fraternity d'ar-
mcs qui s'cst manifesl6e au course d de deux plus grander
gucrres de l'histoire. Il est bon que ces relations soient
renducs 6videntes aux yeux du monde par un trait so-
lennel.
Ma:s la base r6elle de ces relations est p'us profonde
qu'une formalile quelconque ne pourrait le d6montrer.









bULLETrN QUOTIMDIiN D0 PRESS ATRANG*RB 5
._-6.


ETe reside dans I'amitid des dcux peuples et dans le
fatiu'As sont unis par une communau.6 d'int6rets du-
rable' ...

4. News Chronicle (1/3, liberal) :
a La cre6monie de Dunkerque constituera un v6ine-
ment don't la signification ne sera pas limitee i la
France ,et h l'Angleterre. Mais de totite fagun, c'esl un
aete qui aura des consequences historiques A la fois
potur 4es Francais et pour nous-mimes.
:.Pdur la premiere fois, il exislera une solide alliance
ei temps de paix entire nos deux pays, don't les desti-
n4es ont Wt1 e6roitcmcnt lies pendant des si6cles, et qui
ont.combattu ensemble au course de d-ux guerres.
SJusqu'A maintcnant, il n'y a rien eu de plus positif
qiie'.'Entente cordiale qui a conduit la Grande-Brelagne
atx c.tes de la France en 1914, et les obligations que
l'Angleterre a accepltes au trait de Locarno et qui cnt
bt,' emplies en 1939. Ainsi ne subsistera plus aucun ds
doutes qui out envenime les relations franco-britanni-
ques antericurement.
(Dd- correspondanV du News Chronicle d Paris.)

b) LA GRAVE DE LA PRESS PARISIENNE (Manchester
'Guardian, 28/2, liberal) :
*, La gr6ve des imprimeurs, qui a laiss6 Paris prati-
quement sans journaux depuis le 13 f6vrier, a d'autrcs
causes que le rajustement des salaires. Elle constitute
ule cruise don't la repercussion se fail sentir dans toute
PI'rganisation de la press frangaise d'apres guerre, et
il..'y aura probablement qu'une modification radical
de .cette organisation qui puisse rescudre le problem.
Apres la liberation, les Francais, pouss6s par le louable-
d6sir d'empicher les milieux financiers et industries
de saboter la liberty de la press, ont limil6 I'exercice
dei cette liberal en exigeant une autorisation prba'able
pour la parution des journaux. Ce sysidme devait .re
abandonn6 au ler mars, cette annee, et jusqu'A present
oh n'a rien 6tudi6 pour le remplacer. 11 est n6cessaire,
en effect, d'exercer une sorte de contr6le tant vu'on
manquera de pnpier. Mais entire temps ce nouveau sys-
t.me a entrain6 la dispari.icn de la p'uparl de.s j.tir-
naux parisicns d'avant guerre et la crba'ion d'un si
grand nombre de nouverux organes que pen d'entre eux
oni~ pu cbuvrir leurs frail. D'aprBs les estimalions du
journal suisse Neue Ziircher Ze.'tung, la dette contracted
pir les jo.urnaux envers la Soci,'tt Nationale d's Entre-
prises ,de Pre se s'6W'verait & 800 millions de francs.
Le-s journaux, qui sent d6ja ende'tes, so heurtrnt
raintenant aux exigences d-s typogranhes qui r6cla-
ment i.ne augmentation de salsires de 25 %.
iO a avanc6 que certain 6diteurs d'avant guerre se-
raient i 1'origine de cette greve, esperant ainsi qu'en
ey;naant auelques-uns des nouveaux venus, ils aur'ient
topte facility pour ren'rer en scene. Toutefois, il res-
sort clairement que tous les efforts faits pour maintenir
la.I!ibert6 de la press dans un certain domaine ont sB-
rieusement entrav6 cette m~me liberty dans un autre
domain .,


II. PRESS AMERICAINE


.Repue de la press amiricaine du 28 foirier 1947
1. RAPPORT oD PRdSIDPrNT IIHOVEB
La press reproduit de large rxtralts du rapport sounmis
aifF:'sident Truman par le Prssident Hoover sur la situa-
tiuA:6conomique allemande. Tous les Bditoriaux qui parais-
*-: :a~~. ~: ....... ~.:.


sent & cc sujet Boii favofrabis h I'adopjion des soluton$
preconisdes p.r 1 ancient Presldent de nla Rpub.ique. Trols
preoccupations prihcipales parais ent inspire;' cette rdaclion :
1 la premiere. (e caract,.e human.taire, la population alle-
mande souffre d'un manque de nourriture ; la responsabi.itd
que les U.S.A. pottent en Allemagne com:naand qu'ils lui
viennent en aide ; 2 le cdsir de rdduire les charges que
l'occupa:ion americaine en Allemagne impose aux conti-ibua-
bles americains ; 3 enfin, une consideration d ordre g6nd-
ral : c'est que la paix dans le monde ne saurani pas d.re
rdtablie et maintenuc d'une fagon permanent si 1'Alle-
magne continuait a etre une plaie au centre de 1'Eu ope.
Dans son rapport, M. Hoover refait tout d'abord Ihistori-
que de la siLuation allemande d&puis la capiculat'on. II
constate que les resources liquides ce l'Allcmagne qui
furent sais'es ,ervirent de reparations aux Al.ies, Ia popu-
lation est ainsi d6pendante en grande parties pour sa subsis,
tance des armies d occupation, et i1 relieve l'augmentation
considerable (e la population allemande dans la zone unified
depuis la fin des hostili:es, les condicnion trds d fficiles of
vit la population allemande : absence d'habitations, les ra-
vages de guerre, l'expansion de la tuberculose, la p6nuiie de
carbon, lcs communications bouleversdes par le froid, la
pro::uction agricole tr6s infdpicure h la production d avant
guerre et la faible ration alimentaire 1.5Jt calories. Le
rapport ajoute : a Ces conclusions sur la nutrition sont
bases sur une enqu8te faite par le Dr. William Sobrell, du
Service de santi amCricain, qui 6ta:t member de la mission.
A la demand du Prdsident, le Dr. Sebrell a visited Cgale-
ment I'Italic, la France, la Belgique, la Ho!lande et 1'Angle-
terre pour dtudier la situation alimentaire dans ces pays
e, les compare A celles de l'Allemagne. II rapporte que les
conditions alimentaires dans ces pays sont presque les
memes que cells d'avant guetre, tandis que les groups
allemanes sont dans une situation bien infdrieure aux au-
tres nations. M. Hoover prdconise 1'ouverture des soupes po-
pulaires pour lessenfants et I'envoi de c6erales ct de pom-
imes de terre de secours afin d'dlever la ration calorique
quotidienne pour des cen;aines de categories d'Allemands.
II propose ega!ement un programme d'importation de pro-
duits alimentaires, d'engrais, de grains de semences, d'es-
sence pour I'ann6e fiscal 1947-48, d'un montant total de
951 millions de dollars pour la zone unified, les U.S.A.
devant prendre la moitie de cette some h leur charge.
II ajoute que certaines economies pourraient &Ire realisdes
dans cc programme si l'on mettait h la disposition re I'A'le-
magne 75 ILiberty sh'ps qui seranint months par .des 6qui-
pages allemands et si l'on pre'ait h 1'Allemagne des bateaux
ce peche afin d'accroitre l'aporov! ioni.cment en poisson.
Enfin. il demand un dlargissement des restrictions imposees
aux exportations allemandes par les diverges lois ameri-
caines du temps de guerre. En vue du remboursement des
avances que le gouvernement ambricain ferait aini A I'A'le-
magne, Hoover suggere qu'elles sont considdrres comme de-
vant avoir pr'o ite sur tous les paiemcnts quo I'Allemagne
pourrait fair h 1'etranger. II rappelle A ce sujet qu'apres
l au're guerre, 1'Allemagne avait rembours& par priori:I sur
les reparations les d6penses que les Allids avaient contrac.des
pour porter secours h sa population.
Les reactions de la press sont les suivantes : le New
Yo.'k Dmry Mirror est'me que le rapport Hoover e:t un
Sdihef-d'ceuvre, en tant que document : la guerre a eV6
gagn6e, mais on a entrepris aussi une operation ondreuse
qu! maintient les imp6ts amdricains : un niveau elev6 a.
Ils pourralent demeurer e6ev6s pendant des decades et mmme
une generation, si le people americain devait continue h
nourrir un people qui devrait se nourrir lui-msme ,... Ce
.programme, t tous les Am6ricains devraient 1'nccepter ,.
Le New York Times demand que les populations des deux
zones anglo-!axonnes solent nourries normalement et pro-
du'sent d'une fagon raisonnable. Elles ne le sont pas A prd-
sent... la situation alimentaire allemande A I'Oue.st ne scrait
pas i si ddsesspdre si la Russie n'avait pas arretd les envois
de products alimentaircs qui viennent no-malement r'e 1'Est
agricole s, mais M. Hoover, ajoute l'article < ne semble pas
penser que nous devons exprimer notre indignation devant
cette situation en permettant qu'un grand nombre d'Alle-
mands.meurent 4e faiim I.











AtrLLMNIW QUOTMIEfW DU PRflS5E *TThAHt(tB


Pour le New York Herald Tribune, 11 s'agit d'un a tableau
elair sinon agr6able .
Lo Wall Street Journal ecrit : Quarante millions d'Alle-
mands vivant dans la misere arriveront rapidcment A inven-
ter un syst6me politique qui ne manquerait pas de combiner
les pires traits du nazisme et du communism. 3

2. ~ONP AsENCE SECRnTE A LA MAISON BLANCHE
M. Truman a conferd hier avec le general Marshall, le
sots-secnetaire d'Etat Acheron ct une dizaine de leaders du
Congrbs parmi lesquels les rdnateurs Vandenberg et Con-
nally. La nature de ces cntrctiens a Rt6 tenue soigneusement
oach6e.
Le correspondent du New York Times I Washington
estime que la conference a rev8tu un caract6re extremement
important. II ecrit qu'au course de la reunion :
a Un tableau tr6s sombre aurait ete dressed, que les
legislateurs furent profond6ment impressionn&s et
qu'on prevoit un e6vnement prochain don't la nature
toutefois ne fut pas revedle. On indique egalement
que les entreticns auraient port sur des d&penses
Inattendues. a

3. PALESTINE
Selon des dpech&es de Washington, le general Marhall
aurait suggceL nu gouvernement britannique que la question
de Palestine soit examine par I'O. N. U. avant la reunion
de l'Assemb'ec gendrale qui dolt se tenir en septembre pro-
chain. Les correspondents estiment que la question de Pales-
tine pourrait etre poree devant Pun quelconque des trols
organisms suivants : Conseil de Se:uritd, une commission
apeiale on une commission de tutelle.

4. ALLEMAGNE

Le New York Times public une depeche d'une colonne de
son correspondent h Berlin, Clark, rapportant les d6clara-
tions faites. mardi, h In Commission de cnntr61e alli6 par le
marichal Sokolovsky. Selon le correspondent, le c'l6lgu6t so-
vietique aurait aitaque avec une vigueur sans preredent
la politique allemande de la Grande-Bretagne et des U. S. A.
II aurait accuse ces puirsances de chercher It rcaliser Ftnn!td
politique de leurs ones, de d6tacher l'Al!emagne occiden-
tale du rest de cc pays ct de monnpoliser le march int6-
rieur allemande. Le marbchal Sokolovsky auralt demand
l'unification politique et kconomique immediate de toute
l'Allemagne..
Le New York Times consacre nn editorial a la proposition
-de M. Bevin cn faveur d'un traitE quadripartite pour main-
tenir l'Allemagne .desarmce. 11 ecrit one le princinal obstacle
A un r6glement satisfaisant du probl6me de l'Allemanne et,
par consequent, h la paix curopdenne, est le man-ue de
confiance mu'uelle des pacificateurs. II est vrai, ajoutc-t-il,
que les accords supplementaires ne peuvent pas aller au delf
des obligations prises par tous, envcrs les Nations Unies.
II est vrai e qu'il n'v a pas de s&curite colPective ,. Mais, si,
dans ce passage difficile de la guerre h la paix, des assu-
rances suppl6mentaires peuvent Stre trouvecs dans tout un
ensemble de traits, pactes et engagements. a ce resserre-
mcnt de confiance centre les principaux Allies -ne pent pas
etre consider comme superflu u.

5. ALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE
Les depeches de Paris nnnoncent que les negotiations en
vue de la conclusion d'une alliance franco-britannique sont
h la veille de se terminer. E:lcs rapportent les declarations
faites par M. Ramadier t une conference de press expri-
mant P'espoir que le trait sera sign c dans un avenir
proche *.
Le President du Conseil aurait, par ailleurs, declare que
les negociations en course entire Londres. Paris ct Norcou
pourraient se traduire par la conclusion d'une triple entente
franco-anglo-sovieique, par laquelle les trots pays signa-
taires s'engageraient -prendre des measures communes
centre l'Allemagne en cas de menace d'agression de cc pays
et non pas seulement apres l'agresion.


Lea d6p6ches signalent par anlleurs les declarations d*tn
Sporte-parole du Ddparteinent dementan't .les -lnfdima'tuons. L.
selon lesquelles l'alliance franc-bhritannique prevoirait la..
standardisation des armaments des deux pays.

6. FRANCE
Scul, Callender signal <'ans une depeche au New York
Times le debat A l'Assemblee sur la politique etrangice. II
kcrit que ce debat fut remarquable non seulement en raison
de l'absence de discussion sur le pacte, ma's au'si en raison
des critiques abondantes a l'dgard de la Grande-Bretagne et
des U.S.A. et 1'absence total de critiques h I'dgard de la
Rusrie, qui furent emises meme de la part des conserva-
teurs. Les puissances occidentales a furent cri'iquees paree
qu'elles n'accordaient pas attention qu'il convent a la
revendication de la France sur la Ruhr et a ses demanded
de carbon et de reparations *... Ainsi que l'exprima Paul
Reynaud, la France, en fait, ajoute Callender, declara aux
Britanniques et aux Americains : u Vous etcs incorrigibles s.
e Au lendemain d'une guerre hcrolquement gagnee, votre
seule preoccupation est de refaire 1'Allemagne aussi forte
que possible .... Paul Reynaud ajouta que, si la France
n'obtenait pas de reparations, c'etait parce que le g6n6ral
Clay en avait decide ainsi, d6clarant :
e Les Allemands sent en train de mourir de falm
et les usines doivcnt travailler pour les nourrir, puts-
que les U. S.A. ne veulent pas payer pour ]a subsis-
tance d'un people vaincu. >
II declara enfin que la France devait obtenir la Sarre et
tout le carbon de celle-ci sans en donner au Pool a alli&.
Sulzberger consacre un long article au general de Gaulle
declarant que ses partisans sont convaincus qu'll sera rap-
peld au pouvoir pour tirer la France de ses -diffinclts
aeluelles.


a) AVANT LA SIGNATURE DE L'ACCORD FRANCO-BRITANNIQUE
(New York Herald Trilbune, 1/3, 6d. europ.)
o Une Alliance franco-brilannique valuable pour 50
ans sera sign6e le 4 mars A Dunkerque.
M. B:dauil n'a donn6 aucun detail A l'Assembl6e fran-
iaise sur I'accord militaire. Mais op a rapporl6 de
source autoris6e que cel accord contenait deux clauses
principals. La premiere, dit-on, c'est que la France et
la Grande-Bretagne se consulteraient sur 1'action com-
mune a entreprendre si l'Allemagne montrait des vel-
16il6s d'agression. La deuxieme serait d'apporter A ce-
lui des deux al;i6s qui serait victim de l'agression alle-
mande toute l'aide militaire possible. Le fait que la
Grande-Bretagne admelte que l'Allemagne puisse cons-
tituer une menace pour la paix europ~enne a 6te co'n-
sid6r6 ccmme de premiere importance pour la France,
bien que la Grande-Brelagne ne soit pas oblige d'en-
treprendre une action militaire immediate A la suite de
ces consultations. Toute la po'itique frangaise de. scu-
rilt depuis la Liberation repose sur celte conviction que
l'Allemagne, bien que maite et ravage par la d6faite,
constiLue encore la principal menace centre l'ordre
mondial.
La clause relative A cetle t menace est 6galement
important d'un autre point de vue. On pense que les
clauses de alliance franco-britannique serviront d'
base aux n6gociations qui se d&roulent entire la Grande-
Bretagne et l'Union sovi6t:que pour la revision du trait
de vingt ans conclu centre les d2ux puissances en 1942.
Ainsi les Francais esperent que la clause qui faith de
cette alliance une measure effective dirig6e centre 1'Al-
lemagne, au lieu du u vague : accord que l'on attendait
A Paris, figurera dans le pacte anglo-sovieli.ue.
D'apres les observateurs frangais, un accord anglo-
sovi6tique de ce genre supprimerait les anciennes 'con-
ceptions britanniques d'equilibre des forces pendant de










BULLETIN .OIOflP!B D .73V.0E1SE 1TIANRE -
r*..7 L .. -lCIII'mUp


U" trM nombreuses annies, sln on de facon durable. L'l6a-
boration d'une alliance r6digee dans le but d'empicher
l'Allemagne de se livrer A une nouvelle agression ferait
. de. la Grande-Bretagne et de la Russie les deux scu.es
grandes puissances en Europe. La France, on 1'admet,
serait pendant longlemps trop faible pour goner ce pro-
jet.
L'alliance franco-britannique represente un certain
nombre de concessions de la part des deux parties. A
Porigine, les Frangais demandaient que ce. pacte soit
semblabie au trait franco-sovi6tique. Le project actuel
plait davantage aux Franaais, Cant donn6 qu'd pr6voit
une action mililaire commune en cas de a menace
d'agression ,.
(WILLIAM J. HUMPHREYS.)

b) LES RELATIONS ANrGLO-AMERICAINES APRAS LA DECLARA-
TION DE M. BEVIN SUR LA PALESTINE.


1. New York Times (27/2) :
< La colbre du ministry britannique a 6t. provoqu6e
par les attaques que lance centre lui l'opposiion en
Grande-Bretagne, et par les critiques qu'on lui a adres-
sees de ce c6t6-ci de P'A.lantique, lorsqu'il a et6 prouve
qu'il ne pouvait Lrouver ie moycn de soitir da la pile
impasse od le parti travailliste se soit trouv6 acculd.
Cet A, assur6ment, un Bchec regrettable, mais il est
difficile de comprendre ce que M. Bevin pouvait gagner
en rejetant le b.nme sur le PrBsident Tnuman. On a
deji monir6 trop de col6re et trop pcu de sagpsse poli-
tique A propos de cette tragique affaire de Palestine.
La decision britannique de remettre le mandate aux
Nations Unies imposera.6 notre pays de prcndre plus
de responsabilit6s en cc qui concern la Palestine que
nous n'avons jusqu'A present voulu en accepter. >

2. Wtshington Post (27/2) :
A lire le discours de M. Bevin, on s'imag!nerait que
le President Truman no s'cst decide i indiquer sun
opinion sur l'immigration que le 4 octcbre dernier. Le
fait est, come le montre ciairement la d6clarat.on de
la Masan: B.anche en date du 26 f6vrier, que des le 31
aoft 1945 (A i'occasion du rapport de M. Earl H. Har-
rison, ancien commissaire a l'immigralion, aprcs son
e-quete en Allemagne), le President Truman a demand
que les portes de la Palestine soient ouvertes. Assur&-
ment, la declaration du 4 oclobre sentait un peu la
champagne 6lectorale. Nous-m6mes, nous I'avons affirm
en commentant la declaration du President A la veille
de la fete du Yom Kipur, mais en realit6 le President
Truman ne faiaiit li que r6afflrmer un point de vue
qu'il avait dijh exprim6 deux fois auparavant. Dire que
la d6claralion du Pre ident a g:;ch6 > les n6goc'ations
entreprises par M. Bevin est absurd. Il ne pouvait y
avoir de v6ritablcs n6gociations si M. Bevin essayait
d'esquiver le problcme de l'immigration.
II est parfaitement cair que le par.i travailliste, avant
d'arriver au pouvoir, 61ait opp is aux restriction iA
I'immigration imposes par le Livre Blanc de 1939 et
consid6rait qu'on trahissait les Juifs pour flatter les
Ar: bes. Pourtant, M. Bevin declare d'un ton agrcssif que
le Livre Blanc continuera de servir de base a la poli-
tique de la Grande-Brelagne vis-h-vis de la Palestine.
Le faith que le parti travailliste all violet les engagements
qu'il avait pris doit done 6tre beaucoup plus grave pour
l'aile gauche de ce parti que la demonstration qu'a vculn
faire M. Bevin de son ind6pendance vis-h-vis de 1'Ame-
rifue. On ne pourrait imaginer un discours plus mala-
droit que cclui de M. Bevin. UI met M. Bevin dins une
.situation difficile vis-a-vis de tout le monde, sauf ces


Sfidele~ .du Grand Mufti qui ont fait tout ce qu'ils pou-
valent pour provcqu'er la ddfaife de la Grande-Bretagne
lorsqu'e.le 6tait le plus en p6ril. ,

3. Washington Star (27/2) :
c Personne dans cc pays ne manquera de montrer
une certain sympathie A M. Bevin, qui doit faire face
i une tifhe difficile ct qui, nous devons l'avouer, a
rc9u jusqu'a present plus de conseils que d'aide r6elle
de la part des Elats-Unis. ,

.c) LES PROBLEMS CHINOIS (New York Heirtid Tribune,
1/3, ed. europenne) :
< II est c'.air que la dissolution du Quartier G6n6ral
Ex&cutif de P6kin, qu'implique le retrait total ou pres-
que du personnel nuitaire americain stationn6 dons le
SNord de la Chine et en Mandchourie, aidera a consti-
tuer une base mcilleure pyur une comprehension am6-
ricano-russe en Extrnime-Orient. C'est, eni effet, la pr-
scnce de fusillers marines .americains de Chine du Nord
qui e.ait la principa.e cause des soupcons de la Russie.
11 est evident egaiemcnt que les Rushes ont consid6r6
avec mefiance l'entree en Mandchourie du personnel
militaire americain qui devait aiderr A faire respecter
la trove ordonn6e par le Quartier g6ndral ex6cutif. Ces
points de fiicltin vent disp.railre.
La division centre nalihnalistes et communists esl
devcnuz telle que tout espoir d'un reglcment rapid
s'cst 6vanoui, a moins de porter la question sur le p:an
intcrnaticnal. A d6faut d'un tel reg.cment, on aboutira
a une guerre d'uure total. La len.eur de l'avance na-
tion.'liste et la nouvelle viguzur que montrent les com-
munistes dans le Shantung, le Honan, le Shansi et la
Mandchourie ont d6montr6 qu'il etait bien improbable
que les armes apporient une franche decision dans un
avenir prochain. Lcs communists paraissent convain-
vus de pcuvcir force les nalionalisles A accepter un
ccmprom.s dans les six mois;'mais is admetlent que la
rea.isa'icn de Icurs provisions depend dr toute cessa-
tion de l'assistance :-mricaine an gouvernement de
Nankin et d'aulres conditions qu'il est difficile de prk-
voir.
(A. T. STEELE.)


III. PRESS SUISSE


LA POLITIQUE ITRANGERE DES ETATS-UNIS (Journal de
Genave, 1/3) :

c Sous la d'reclion de I'ancicn chef d'Etat-Major des
forces armees, le State D2partement n'aura qu'une po-
liiique, et I'on ne verra plus se reproduire ces opposi-
tions entree d-ux p litiques contradictoires, comme cc
fu: le cas ih I'gard de la Chine, d. l'Argenline et du
Japon.
Le second principle qui inspirera la politique du
g6ndral Marshall es: le principle de la s6curit. Ce sera
probabl2mcnt la principal ligne directrice de la poli-
tique 6trang6re du secr6taire d'Elat. Scs declarations et
l'activitd politique ambricaine depuis l'entr6e en fonc-
lion du g6ndral Marshall laissent enlendre qu'il cher-
chera A fixer plus clairement 1' t assiette mondiale ,
de celte politique. C'est pourquoi il a insist sur la
necessile de renforcer I'Organisalion des Nations tJUnies;
c'c.t pourquoi il voudrail h5ter la solution du probl6me
du desarmcment au sein du Conseil da Securit6.
I1 esl difficile de dire sur quels probi6mes r6gionaux









BULLETfl OUQUOTiDN I Ew 0&*t SZ tMANG"~E


ie gn6tral Marshall va concentrer son attention et met-
tre 'accent. It est possible qu'il chcrche a maintenir
un certain dquilibre dans la politique 6trang6re am6ri-
caine entire ses aspects europ6en, asialique, africain et
pan-americain. II est possible, aussi, qu'il deplace le
centre de ceite politique vers ]'Extr6me-Orient, si la
politique sovidtique devait se d6placer dans le meme
sens. Le retrait des troupes ambricaines de Chine nous
a paru 6tre un indice d'un tel deplacement, peut-6tre
seulement momentaon.
En effet, il semble probable, en d6pit des inter*:s
considerables des Etats-Unis en Extreme-Orient et dans
le Pacifique, que 1'Europe demeurera un des centres les
plus important de la politique 6trangere americaine,
pour un certain nombre d'anones du moins, non seule-
ment a cause de la presence en Europe central de
FIUnion SoviBtique, mais aussi A cause de la situation
de 1'Allemagne, qui res:era precaire plus longtemps,
peut-tre, que celle de I'Empire nippon.
(S. STELLING-MICHAUD)



ANNEXE


M. BEVIN ANNOUNCE AUX COMMUNES
LA CONCLUSION DU TRAIT DALLIANCE FRANCO ANGLAIS
Londres, 28 rfvrier.

Voici le texte de la declaration de M. Bevin aux Com-
munes :
c Je suis tries heureux de pouvoir annoncer
qu'un accord vient d'etre mis au point entire le
gouvernement britannique et le gouvernement
francais sur l1s terms d'un trait6 d'al.iance.
Quclqucs amenagements sont actuellcment ef-
fec:u6s.
Ce traits sera, je l'espere, signal par le ministry


:des Affaires 6trangbres francais etramoi-m6mei le
4 mars a Dunkerque.-Son texte sera.ens.ite Isu-
mis aux Communes des que possible.
Les Dominions ont W66 tenus pleinement au
au courant.
Je suis sfr que la Chambre partagera la pro-
fonde satisfaction qu'6prouve le gouvernement
britannique au sujet de l'heureux rdsulat des n6-
gocialions et qu'elle accueillera chal'eureusement
la r6afflrmation des etroits liens d'amitid qui unis-
sent notre pays A la France., ,
De son c6t6, M. Eden, parlant au nom du parti con-
servaleur, a d6clar6 :
e Nous attendons avec intfrct de connaltre les
terms du trailed. Au course de ce siecle, les rela-
tions entire notre pays et le pcuple de France ont
pris une signification particulibre des deux c6t6s
de la Manche.
Nous avons passe ensemble par de telles 6preu-
ves jusqu'A la victoire finale, que tout traitA
exprimant les sentiments d'amitie sincere qui
nous lient a la France doit Vtre accucilli favora-
b'ement en Grande-Bretagne comme c'est le cas,
tres certainement.
Les relations 6'roites entire la France et la
Grande Bretagne apportent une contribution A la
paix du monde. Nous accueillons avec satisfac-
tion les paroles de M. Bevin. Nous lui souhaitons
bonne chance pour son voyage & Moscou et se-
rons de cceur avec lui & Dunkerque.
Ce'te declaration a dte salute par les acclamations de
la Chambre des Communes qui s'est ensui:e ajournke.


ERRATA
Bulle:in Quotialien n0 606, page 5, colonne 2:
c La gr6ve des journaux frangais >, derniere ligne,
lire : ... aux desastres que le gel a causes... >


S. P. 1. Imp., 27, rue Niculu, Paris 31.3009


kr--


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Prix : 6 fr.