<%BANNER%>
Bulletin quotidien de presse étrangère
ALL VOLUMES CITATION SEARCH THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00077027/00047
 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00047
 Related Items
Succeeded by: Articles et documents

Full Text




SEVrWTCF S MANCAIS
D'INFORMATION LA DOCUM
(MINISTtRE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8").






BULLETIN


DE PRESS



27 f6vrier 1947.


ENTATION FRANQAISE


MINISTE1ib
I)LS AFFAIIE'S EXl.L


QUOTIDI


ETRANGERE



Nouvelle Serte N- 605


1. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la prasse britaninique du 27 fevrier 1947
L'ensemble de la press donne encore la premiere place
a 1'6tablissement du tiuvail de nuit dans une grande parties
de lindustrie. Elle souligne les difficuAtu s crimes par ces
measures et le bouleversement qu eLes provoquent dans la
vie de millions de citoyens britanniques. Eile announce egale-
ment que le gouvernement I:utie de nouveLes nmeures de
restrictions du carbon, du gaz, de l'l6ectricitd pour la con-
sommation domestique et notamment la creation de bons
de combustibles.
La chronique exterieure est tout entire domin6e, d'une
part, par le d6bat qui s'est termine hier a la Chambre des
Lords sur la question indienne et au course de laqueile Lord
Halifax a prononce un discours tres remarqu6, et, d'autre
part, par la r6ponse de la Maison Blanche au discourse de
M. Bevin sur la poltique britannique en Palestine. Le pro-
bl6me du trusteeship americain sur les Iles du Pacifique
oocupe dgalement une place assez important. Notons, dans
!e Times, un article sur l'alliance franco-anglaise.

1. INDo
Lord Halifax a prononed hier, a la Chambre des Lords, un
important discours de ton t&s modr6 qui a permis d'6viter
sur la question indienne un vote qui eiut Wtt peut-6tre assez
hostile au Congrbs indien. II a rendu homage au courage
du gouvernement britannique accabld par des teaches 4cra-
santes et d'innombrables soucis et a declare que la solution
adoptee par le gouvernement 6tait la meilleure qu'il pflt
concevoir.
II a dmis 'espoir que la Grande-Bretagne et 1'Inde conti-
nueront i cooperer pour la sauvegarde des interits communs
quand les troupes et les services' britanniques arriveront an
terme de leur mission.

2. PALESTINE
Toate la press announce que la Maison Blanche a rdpondu
at discourse dc M. Bevin dans lequcl celui-ci la rendait res-
ponsable en grande parties de l'6chcc des pourparlers sur la
Palestine. La press met 1'accent sur les vives reactions qui
se font jour dans l'opinion americaine et dans certain mi-
lieux politiques.
Le correspondent particulier du Manchester Guardian A
Jerusalem fait etat, de son c6te, de la reaction des milicuax
sionistes de Palestine aux declarations de M. Bevin. Le pr:n-
cipal reproche qu'ils lui adresseraient serait que M. Bevin


refuse de reconnaltre le caractere national de la Communautd
juive et qu il en ait envisage unqucment l'a.pect conven-
tionnel. Ce meme journal expose dgaement le point de vue
du portc-parole de l'Agence ju.ve, ie D.. Nahamn lo.dman,
qui, au course t'une conference de press, a d6c.ard hier que
les Juifl se rcfu:.aieni i la creation de 1E.at uniaire pro-
pos6 par M. Bevin dans lequel les At abes nuraient la majo-
ried. La solution la p.us equitable sera:t, selon le Dr. Gold-
man la creation d'un Elat souve,'ain juif, ftt-ce ians une
parties 'eulmment de la Pa.estine.
Le Times announce, de son c6ti, que la Communau:d ju've
de Palestine serait ditposee i appuyer de nouveaux eniorls
de M. Bevin en vue de parvenir a un accord cn2re les Arabes
et eux. Ce meme journal public un long article de son cor-
respondant i Jerusalem sur la Palestine.

3. ALLIANCE FIANCO-ANGLAISE
Le correspondent particulier du Times i Paris reserve un
de ses articles A la prochaine alliance franco-anglaise. (Voir
cet article plus loin.)

4. FnANCB
Le Mancliester Guardian reproduit deux d6peches Reu'er,
l'une, sur les manifestations qui ont eu lieu a Paris centre
le transfer des Messageries frangaises i une firme priv6e et,
l'autre, sur les pertes infligees par le gel aux recoltes de
I'automne dernier.

5. PACIFIQUE
Le Times announce que le Conseil de S&curit6 a entendu
M. W. Austin sur la question du trusteeship americain sur
les i!es du Pacifique placees anterieurement sous niandat
japonais:
A cc sujet, le correspondent diplomatique du Manchester
Guardian cherche a savoir les mobiles qui ont pouie 1'U.R.
S.S. A adopter une attitude plus conciliante. Il hsite entire
plusieurs raisons : l'approche de la Confirence de Moscou,
le d6sir de la Russ'e de ne pas avoir mis en question ses
droits sur les Kuriles, son espoir d obtenir de nouvelles
concessions en Europe et, d'autre part, en Eetreme-Orient,
enfin, la poursuile de sa politique anti-britannique. II expose
la position de la Grande-Bretagne en face de l'attitude ru se
et ecrit : c La Grande-Bcetagne ne s'oppose pas h cette idWe
en principle, mais elle pense que l'affaire devrait etre rigl6e
apr6s l'etablissement d6finitif de la paix en Exlreme-Oi .ent.
Les intentions americaines demandent des eclaircissements.
La security dans le Pac:f'que ne corcerne pa: seulcment les
trois grants ; la Chinc, I'Austra'ic, la Nouvelle-Zilande
doivent pouvoir aussi faire entendre leur voix. >


_ I_ ~II~_ _
I __ __







2 BULLETTIN QUOTTI)TEN DIE PnESSE ITRAANGt*Rh


Le correspondent du Times h Tokio announce que lc g6n6-
ral Mac Arthur s'est dec ar- partisan d'unie nature rapide
d'un traitR de paix aver It Japon. II cnvisagerait le future
Japon come Ic center -dr rayonnement de la d6enocratie
amdricaine et du christianisme.
6. DAIREN
Le correrpondant parliculier du Times A Washington croit
savoir que Is forces gouvernementales chinoises en.rcront
prochaineencl a I)airrn A la suite d'un accord ei tre le
gouvcrnement g6ndral chinois ct le reprdsentant russe

7. AUSTRALIE
Le correspnndant du Times i aimcberra a'rapclle let paro-
les du DrU Evatt iclon Ileaue.les le l61r de t'Australie serail
devenu d' au.a n plus Iinporiantl en ELxlreme-Orient que
lavtnir du people austrlahin ecliappe d' p us ef p.us an
conr6 e tcs pui sarices occidentales. Le Dr. Evalt aurait
Egalemcinl imis I espoir en une signature a)pic;e du trai.d
japonais el en la rialisa,ioln d aspiratiofts indicinnes au
,e n C'u Cominionweallth Ilriianniquc.
Enf;n, il a decjaic x iv Ihs trai. ci de paix recemiment
signs avec :cs ex-.atelli ts dc l'Alleinagne Ilas uraicaL pas
une paix durable, mais sauvegardaicnt Its intlerts iiir.ldiats
de I'Australie.
8. BELGIQUZ
La press signal lrs manifestations qui ont cu lieu iher
h Bruxelles au course desquelles, d'aprls le Daily Telegraph,
50.000 et, d'aprks les au.res journaux, quel(ques mi.liers d an-
c'ens prisonniers ('e guerre se sont lhurtis A la police et
ont assiegi le Parlement.

9. NOUVEL AMBASSADEUn DES ETATS-UNIS
EN GRANDE-BRETAGNE
La press reproduit une declaration du nouvel am:)assa-
deur des Etatk-Unis en rGande-Brctagne, M. Lewis W. Dou-
glas, sur la crise que traverse actucllement la Grande-hercta-
gne. Ses declarations constituent surtout un homage an
courage du people britannique.

10. U.R. S.S.
Le correspondent particulier du News Chronicle a Moscou
announce i'introduction de la clause de l'habeas corpus dans
le Code civil criminal russe.

11. CONTROL INTERALLIE EN ALLEMA.CjNE
Le correspondent diplomatique du News Chronicde announce
que le marichal Sokolowski vient de se livrer A de nouvelles
attaques contre I'adminIstration anglo-americaine en Alle-
magne. II accuse la Grande-Bretagne et les Etats-Unis de
vouloir crder dans leur zone un Elat capit'aliste afin d'em-
p6cher la formation d'une administration central allemande.
Le correspondent fait 6galement etat des campagnc-s de
press et de radio menees .par Moscou contre Londres et
Washington et croit savoir quj le but des dirigeants russes
est de crier un climate tel que toutes les concessions lu'ils
seront amends a faire h la Confecence de Moscou prendront
une valeur extraordinaire.
11 se fait aussi I'echo de certain observateurs qui soup-
gonnent les Soviets de vouloir amortir le choc que subira
le people allemand lorsqu'il se verra arracher ses territoires
orientaux au profit de la Pologne.

a) Les ndgociations franco-britanniques (Times, 27/2) :
i AprBs une p'riode de pessimism, les milieux offl-
ciels frangais croient de nouveau A la possibility tl'une
signature rapide d'un trait d'alliance franco-britanni-
que. Dans l'Ntat actuel des choses, les differences centre
les textes britanniques et frangais sont si lig6res qu'il
y. a.tout lieu d'esp6rer 'que l'alliance sera signee avant
l'ouverture de la conference de Moscou. 2,
(Du/ correspondent du Times d Paris.)


AVANT LA CONFERENCE DE MOSCOU.

1. Daily Telegraph (27/2), conservateur.
e Le d6bat solennel sur la politique 6trangrre qui
a lieu aujurd hui A la Chambre des Communes mar-
quera la derniere apparition en public du minis-re des
Alraires 61rangBres avant sn depart, mardi, pour la
conference de MAoscou, qui sera pcu,-etre, A certain
6gards, la plus decisive de toutes les conferences d'apres
guerre.
M. Bevin va A Moscou pour rencontrer ses colleagues
americain, frangais el rusee A un moment ou les cir-
con.lances sont telles qu'il y a aulant de chances, ou
presque, de voir la situation international s'am6.iorer
ou s'aggraver.
A mon avis, M. Bevin part pour Moscou dansun 6tat
d'cspril cnciia A fonder des e.,pjirs mod6rds. C'est dans
le menie 6eat d'esprit que n;us observerons ici le d&-
vjoppement des d.scu.sions de Moscou.
Qucl.es sent les n6cesAites pliiiques imp6rieuses dans
le m rnde d'aujourd'hui ? It taut Blendre et affermir
I'aulori.e des Nations Unics, ce qu'(n ne peut r6aliser
que si ses membres font r6ellement preuve de loyaut6;
arriver progressivemnent A une reduction g6n6raie des
armaments et, en particulier, A un conlr6le internatio-
nal de 1'onergie atomique; conclure un trait just et
construclif avec l'Aulriche; s'accorder sur le traitement
A imposer A 1'Allemagne dans l'avenir imm6diat, que
ce traitement soit formula dans les causes d'un trait
formel ou dans quelque autre forme d'accord et, par-
dessus tout, 'dvelopper un esprit de compr6hlensiof
p:us forle et plus cordjale entire les trois grandes puis-
sances du monde, la Grande-Bretagne, les Etals-Unis
et la Russie. Tout depend de la realisation de ce dernier
point.
C'est dans ces conditions que les conversations le
Moscou vont s'ouvrir. It est heureux dans I'ensemble
qu'elles aient lieu dans la capital russe, car ceci per-
mettra des contacts personnel qui seront susceptible
d'abriger les discussions et de faciliter l'adoption de
decisions. Si l6ev6e que soit la place de M. Molotov
dans la hierarchie sovi6tique, le mar6chal Staline reste
le chef supreme.
La revision du trait anglo-sovi6tique et son exten-
sion possible dans le temps sera un des premiers soucis
du ministry des Affaires 6trangrres durant son s6jour
A Moscou. Des consequences incalculables peuvent en
decouler. On peut en effect consid6rer cc trait come
le pivot de toutes les discussions qui auront lieu. Car
si, A la suite d'un accord rapid dans ce domaine res-
treint (bien que ce ne soit pas I'habitude des Russes
de se mettre rapidement d'accord), on peut dissiper les
suspicions sovi6tiques don't certaines sont bien en-
racinees, si fantaisistes qu'elles soient la voie qui
menera a d'autres accords, relatifs A 1'Allemagne, A
l'Autriche, an d6sarmement et A la bombe atomique.
pourra se trouver aplanie. On peut affirmer que M. Be-
vin est pleinement conscient de la responsabilite qui
pbse sur lui A cet 6gard.
(WILSON HARRIS, redacteur en chef du Spectator.)

2. Manchester Guardian (27/2), liberal :
< IL semblait, au mois de decembre dernier, qu'oi
pouvait esperer voir diminuer la tension existant entire
la Grande-Bretagne, les Elats-Unis et 1'Union Sovieti-
que. On a conclu les traits de paix avec les anciens
satellites de l'Allemagne et on devait commencer les
travaux pr6paratoires A la Conf6rence de Moscou, mais
nous devons reconnaitre en toute honn8tet6 4lue les
perspectives se sont de nouveau assombries,






BULLETIN QUOTIDIEN DE PnESSE &TEAN'GtRE


Nous nous trouvons places devant la p6nible cons-
tatation que 1'Union Sovi6tique se d6robe devant nos
offres d'amiti6 et n'y repond pas.
Le mar6chal Staline a bien souligne l'importance
qu'il attachait au maintien du trait anglo-russe, mais
nous ignorons encore quelles sont les conditioils qu'il
pourrait bien formuler. II se peut qu'elles soient diffl-
ciles A accepter.
Au course de la Conf6rence des Supp!6ants de Londres
et des reunions des qualrC puissances A Ber'in, la poli-
tique russe a consist 6, tergiverser et A retarder la
prise de decisions concernnnt 1'Allemagne et I'Autriche
jusqu'A la conference de Moscou.
Dans le domaine de la propaganda, on a remarqu6,
au course des six dernieres semaines, une intensification
des attaques centre la Grande-Brelagne et les Etats-
Unis.
Si la Russie desire vraiment la paix et la cooperation
politique et economique, ce sont lA d'6tranges proc6des
de rapprochement.
La conference de Moscou sera la reunion la plus
lourde de consequences depuis Potsdam. Elle doit d&-
cider de F'avenir de 1'Allemagne, et avec lui du destin
de 1'Europe et des relations entire 1'Union Sovi6tique
et la Grande-Bretagne pendant les prochaines ann6es.

c) Les dWbats sur I'nde d la Chambre ides Lords (Times,
27/2) :
a C'est surtout grAce A une sage intervention de lord
Halifax, que le d6bat de deux jours qui s'est terminW
hier a la Chambre des Lords a 0t6 profitable.
La question de savoir si le gouvernement a agi sage-
ment en choisissant le facteur temps comme 1'element
essential de leur programme et de leurs estimations sera
r6solue par le course des 6v6nements. Mais ignorer com-
pl6tement ce facteur, comme certain orateurs qui ont
pris part au d6bat ont tent6 de le faire, et insisted sur
le fait que les propres conceptions de la Grande-Bre-
tagne peuvent encore ktre imposes A toutes les tapes
du transfer du pouvoir, c'est ne pas tenir comp'e des
realites de la situation actuelle dans l'Tnde. Il est heu-
reux en fait que le discours de lord Halifax ait reussi
A montrer les v6ritables questions en jeu dans l'amitie
indo-britannique, non seulement pendant les mois cri-
tiques qui nous attendent, mais aussi pendant les lon-
gues annues d'aide et de conpr6hension mutuelles qui
les suivront, et cela que l'Inde choisisse de faire
parties du Commonwealth ou de rester en dehors. ,

d) La s6ciritd dans le Paciflique (Times, 27/2) :
On enregistre des progres notables vers I'etablis-
sement d'une paix durable dans le Pacifique grAce A
I'acceptation total par la Russie des demands am6ri-
caines de Trusteeship sur les Iles anciennement sous
mandate japonais.
Le nouvel ordre instaur6 actuellement dans le Paci-
fique est symptomatique du changement 'qui va s'op6rer
dans la r6partition des forces. La puissance ne rayonne
plus sur le monde A partir de l'Europe Seule et il est
devenu impossible de l'exercer sur tous les oceans grAce
A la domination de la marine d'un seul Etat. L'auto-
rite don't jouissent actuellement les Etats-Unis dans l'e
Pacifique est la preuve la plus remarquable de cette dis-
persion de la puissance, mais la position de tous les
Dominions en est aussi affect6e. Comme le Dr Evatt
l'a soulign6 A maintes reprises, leur position leur per-
met maintenant de participer A la defense jadis assure
par le seul Royaume-Uni.
En assurant la paix dans le Pacifique, la Grande-Bre-
tagne, le Canada, 1'Australie et Ja Nouvelle-Z~lande ont


des responsabilites parlicu'ieres don't ils vont s'acquit-
ter en common, 'd'une part, et avec le concours des
Etats-Unis, d'autre part. >


11. PRESSE AMERICAINE


1. DECLARATIONS DE M. BEVIN
Les declarations de M. Bevin faites h'er a la Chambtre
des Communes sur la Palestine accusant M. Truman d'avoir
ruined en octobre 1946 les perspec.ives d'un accord palesti-
nien apparaisent sous de gros litres, dans les journaux.
Les correspondants de Washington signalent les reactions
produites par ces declarations dans les milieux du Con-

gres. M. Bloom, ancient Pr6sidcnt de la Commission des
Affaires ,trangeres de la Chambre, les a qualified e s snu-
pides ) et le representant Celler les a d6nonedes comme
e un mensonge Chonte I.a Maison Blanche s'est refuse h
tout commen!aire.
Le New York Herald Tribune, est jusqu'h present le seul
journal A y consacrer un editorial. (Voir' cet article plus
loin.
2. ILES DU PACIFIQUE
'L'approbation par les Soviets du project de tutelle amri-
caine sur les miles du Pacifique revoit une tres large publi-
citi dans la press. Les correspondents de Washington rap-
portent que le G6neral Marshall a annonc6 i la press que
cette acceptation russe 6tait continue dans une note rescue
de Moscou.
c Le Gouvernement Sovi6tique, ecrit le New York
Times, estime qu'll est entierement just de confer aux
U.S.A. la tutelle des iles, autrefois sous mandate japo-
nais. < Ce gouvernement ticnt compete du fait que no-
forces armies jouerent un role decisif dans la victoire
sur le Japon et dans la guerre du Pacifique. D

Les correspondents d6clarent que le Gdndral Marshall se
montra vivement salisfait de l'approbation russe. Mais la
press manife tant ine fois de plus sa mefiance constant
A 1'dgard de I'U.R.S.S., se demand ce que cache cette appro-
bation. Caract6ribtique, a ce sujet, est l'dditorial du Phila-
delphia Inquirer. 11 declare :

Etant donnd qu'il devint si rare que I'U.R.S.S.
accepted la politique americaine... sans tergiverser et
-airs discuics. la r6acion inevitable A une co'diale
approbation donnec. par Moscou au plan pour le con-
trble amdricain des iles du Pactique... et de se de-
mander quel est le jeu des Soviets. Peut-etre est-ce 1I
une attitude injuste. ,

Les journalists se livrent d'ailleurs h des hypotheses.
Hulen ecrit de Washington au New York Times que, dans
les milieux diplomatiques on exprime l'opinion que les
Soviets ont pris cette position, primo soit dans le but de
diminuer la tension L la veille de la Conference de os-
cou secundo, soit pour Ctablir un pricident et s'en servir
ensuite a la Conference de Moscou ou dans d'autres
occasions au course tde 'mois 1 venir pour demander des
concessions de nature militaire en Europe.
Reston, correspondent du New York Times h I'O.N.U. es-
time de meme que l'approbation sovietique
a Est destine a influence non pas tant les devne-
ments dans ie Pacifiqueue qe le reglement g6enral des
questions europeennes. ,

I1 fait trois hypotheses : primo, les Russes cherchent
avant la Conference de Moscou a renforcer leur position en
faveur du maintien de fronti're oriental de l'Allemagne
sur la line Oder-Nicsse ; secundo, ils cherchent A cl'er un
precedent qui leur facility 1'Ltablissement d'une tutelle so-
vidtique sur la Tripolitaine ; tertio, ils visent A emp6-
cher l'unit6 anglo-americaine, la Grande-Bretagne n'etant
pas d'accord avec le project amdricaln de tutelle,






4 AttILLPTIN QUOTIDIRN DE PRESSE ATRANGARE


3. ConEe
Les declarations du Gendral Hodge rnminent la ques-
tion de la Corde an premier plan des prdoccu'nat ons de
I'opinion dditor'aliste. C'est ainsi iue lr New Yorl Times
lui consacre aujourd'hui un editorial et un article de Anne
tMCormick. IVs d6clarcnt que tous les efforts frits par les
U.S.A. pour mcttre en prnti-ve les dec'ara'ion du Caire de
1943 en fave-ir de I'et.iblissement d'une Cor&e libre et in-
depen'ante et accord re Mosc.u d d6cem!).'e 1945 rr in
crdat'on d'un Gouve-nement provi-oire cor6en sont rendus
ster'kls par I'atlitude sovidJique etan' dcnnd que tons les
efforts amiricains pour rdaliser ce programme ont r'd ren-
dus vains par l'insistance de I'U.II.S.S. d'exclure ct de -up-
primer tous les 6elments cordens qui prennent s6rieisemcnt
a cceur l'ind6pendance de leu:" pays. Et tou'es les Idgocia-
lions... sont suspcndues depuis dix mori.. L'ediLorial conclut
en exprimant I'espoir que la question de Corde sera soule-
vWe par 2e Gendral Marshall A Moscou.

4. POLITIQUE AMERICAINE A L'EGARD DE L'ALLEMAGNE

La press repr-nd les declarations faites hier par le
Gne6ral Marshall, ind:quant que ]a politlque amn ricaine h
1'dgard de l'Alleinagne. ne subit aucun changenment dcpui., :e
discou.s prononc par M. Byrnes A Stuttgart le six sep-
tcnmb;e dernier ct qu'elle dcniure conforme aux engage-
ments pris par les U.S.A. a Postdam. Le SecrdLaire d'Etat
se serait refuse i laborer sa declaration. II aurait par ail-
leurs donned la composition de la D6dlgat:on amrrica ne qui
se rendra A la Confirence dti Moscou.. On note les nomi de
M3, I)ulles, Murphy, le Gindral Clark, MM. Cohen et
Erhardt, ministry americain en Autriche. La presence de
M. Dullles dans cette dielg'ition est considere par les jour-
nal se3 common un signed de continuation de la collabora-
tion republicaine dans la determination de la pol:tique
etrangSrc amiricaine.
Le New York Herald Tribune note dans son 6ditor!al qie
M. Dulles ne peut pas parlrr, come M. Vand'nbherg, pour
le; Sdnateurs rdpublicains et que ses concep'ions d'ure paix
base sur la coopCralion 6troite des pays occidcntaux ne
peuvent avoir de sncc6s que si les Russes y donnceit leur
consentement. c C'est la partC! difficile du probl6me inais il
est improbab'e qu'une scule reunion puisse fire progres-
s;er cotte idie ,.
En conclusion d'une sidie do trois articles consacris a la
si'uat'on allemande, Evans 6crit notammecnt dans h1 Wall
Street Journal rue ce qui parait ndcessaire 5 I'l'hore an-tuolle
ce n'est pas ine force d'occupation important ni une ma.
chnec. -ureaucratinre de Gouvernement mi isaire mais p'nut't
un petit group d'experts pour guider et con'rAler I( Gou-
vernement provisoire allemand don't la creation est la neces-
site la plus urgente en Allemagne d'aujourd'hui.

5. INDE
La press reproduit le texte d'une declaration du I)Dpar-
tem-rnt d'Eta' a l'occasion de I'arrivie aux U.S.A. du pre-
mier Ambassadeur des Indes Asff Ali. Le gonvernemcnt ame-
ricain declare considdrer conmme a uno just base de coopd-
rat;on le plan p.:escnt6 par le gouvernement britannique
pour la federation de 1'Inde.

6. POLITIQUE ETRANGaRE AMERICAINE
Trois articles attirent encore aujourd'hui attention des
lec'eurs americains sur le choix d'une politique exte'ieure
americaine conform aux nouvaulle responsabilitds que les
U.S.A. d6couvrent dans le monde.
Joseph Alsop, dans son article quot'dien, Mme Porter
dans le New York Post et Me Clellan dans le Foreign Po.
lice Bulletin s'inquiitent en particulier de la situation
anglaise et se demandent si l'Amdrique ne devrait pas
rdviser dans un sons plus liberal sa politique d'aide finan-
c 6re A la Grande-Bre'agne. Alsop ecrit notammrent quoe la
Banque international doit sortir de sa catalepsie actielle.
Le Cons'il d'AdministEntion de Export Import Bank dolt
comprendre que son r6!e est de servir la po'itique a nerf-
caine. Quelque part dans l'Administration on devrait con-
cen'rer I'autoritd n6cessaire pour faire face A toutes les
crises qui se produisent t l'dtranger et former une sore


d'cquipe de secours pour dteindre les feux politico-econo-
mil ies.
Mme Porter ecrit que la Grande-Bretagne se trouve dals
un e'au economique qui se resserre continuellement. Elle
regrette que la banque international n'ait pas encore agi
et demand si In solution de la ci .e anglaise ne dolt pas
dtre recherchde dans un nouvel emprunt amdricain.
Me Clellan, apr6s avoir passe en revue les difflcultes
interiecu:-s ct impdriales de la Grande-Bretagne, se demand
lui aussi s'il n'est pas temps de fournir une nouvelle aide
flnanciere a ce pays.

7. TAITis CoMMERCIAUX AMERICAINS
La pres-.e public le ddcret pres'dent:el ddfinissant les nou-
veoles conditions dans le-quelles se'ont conclus les traits
commerciaux bilateraux. Tout nouveau trait devra com-
prendre une clause de sauvegarde permettant aux U.S.A.
c en cas d'dv6nements imprdvisibles : de negocier une mo-
dification de ce trait.
Des corrcspondan's de Washington notent que ce decret
s'inspire de la proposition fate par les s6nateurs Vanden.
berg et Milliken qui, du rests ont accueilli avc satisfaction
le decret prCsidentiel. CGs correspondents estiment que les
objections ripubl'caines, a la politique commercial de
Cordell Hull seront ainsi lirnitie- La reconduc'ion de la loi
autorisant le Gouvernement a signer ces traits sans la ratd-
fication du S&nat qui expire en juin prochain, se trouvera
facilities.

8. QUESTIONS FRANgAISES
Tous les correspovdants de Paris reprennent la nouvellI
ddjA announce hier par 1 United Press que la France demand
aux U.S.A. de no lihbrer les pri.onniers de guerre alle-
mands qu'en 1948. Ils relivent que le nombre de ces pri-
sonniers ne s'6:6ve plus qu't 440.000 sur un total de
74)0 10 rui avaient Ct i remis a la France par les U.S.A. ;
la difference rep-dsentait le nombre doe prisonniers qui sont
dcdddes, qui furent lihbdrs et surtout qui s'6vaddrent.
Selon une diepche de Parii & A.P., un officicr amnricain
exprima une vive surprise de ces chiffres et laissa entendre
qu'il douta't qu'un aussi grand nombre de prisonniers so
solent echappds.
Selon une autre di6pche A.P. de Paris, la France projet-
te d'irnporter 400.000 travailleurs d'Italie, d'Allemagne et
d'Alg6ric.
Kuh cble de Londres au P. M. et an Chicago Sun que la
Franc-, ia Belgique et la Hollande sont en voice de standar-
diser leuris -rmements avec ceux de ]a Grande-Bretagne et
des U.S.A. II ecrit :

< J'ai appris a l'Ambassade de France que les
plans ce standardisation des armemen's brithnniques
et franCais scraient nigoeids lorsque I'alliance fran-
co-britanniquc aura 6t6 sign6e. ,

Une courte ditedcha A. P. de Paris announce que M. Bidault
a 6et nommC Pr6sident de la dbl6gation francai.e A la
C nl'c .ei- de Moscon, d' nt front egalement parties le
Gdndral Catroux, MM. Couve de Murville ct Alphand.
Callender ecril de Paris au New York Times que M. Phi-
lip priconise une reduction de; prix beaucoup plus grande
rie celle die"6'de par le Gonvernenment. Sclon son pro-
gramme; les prix de certain products subiraient des r6due-
t o-"s llnnt jusqiu' 50 c,.
Humphreys dcrit de Paris au New York Herald Tribune
que les pouvoirs extraordinaire de temps ce pierre -oi-
f6rds au Gonvernemcnt ont 6td prolongs jusqu'au premier
mars 1948 par 1'Assembl6c.

c Une des principles' entreprises touches par
cette imeure dit-il, :ont les journaux puirque les
pouvo'rs extraordinaires do Gouvernement l'autori-
sent h rontr8ter la rdpnrtition du paper journal et
par consequent, le nombre de journaux qui peuvent
6tre publids.

L'ouverture du procis Baudoin est annoncee dans des
depiches de Paris qui signalent par ailleurs la prochaine







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGOiRE


mise en jugement de 13 autres vichystes et notamment de
Chautemps.
Edgar Mowrer 6crit dans le New York Post que
< L'avenir du monde occidental et notamment des
U.S.A. depend de cc qui se passera 'en France. n
II fait allusion i la situation politique, expliquant que si
la France devient communist, toute 1'Europe suivra et les
U.S.A. seront menaces. It pr&conise done une important
aide americaine h la Frantce pour empecher que les Frah-
gais se tournent davantage vers le communism.

a) Les dcppports franco-siovUtiqules avunt la conference
de Mioscou (New York Herald Tribune, 27/2, edit.
europ6enne) :
< Comme la fin. de la Conference de New-York appro-
chait, M. Molo'ov sonda le repr6sentant francais, l'ha-
Sbile C.mve de Murville, et lui proposal un niarch& avant
la Conference de Moscou.
Les clauses de ce march etaient simples. M. Molotov
fit comprendre c'airement i M. Couve de Murville 1que
si la Frarice soutenait l'Union Soyi6tique dans la ques-
tion des reparations, 1'Union Sovietique appuierait les
revendications de la France sur la Sarre. II laissa
entendre que les deux pays verraient leur position ren-
forc6e par ce changement d'attitude.
Etant donn6 la crainte naturelle des Frangais A 1'P-
gard de l'Allemagne, on imagine difficilement qu'ils
puissent jamais se rallier au point de vue sovi6tique
sur les reparations. Mais il nest pas impossible de les
voir soutenir une severe polillque de reparations qui
n'impliquerait pas un rel6vement substantial du niveau
de production de 1'industrie allemande. Apres tout ce
que Ics Francais ont souffert du fail des Allemands,
il serait tentant pour eux d'adopter la position selon
laquelle I'Allemagne devrait payer les dommages qu'elle
a cau.ss, et cela si desastreuses qu'en soient les con-
s6quences pour elle. I1 n'est pas impossible non plus
que les Soviets accordent un certain appui au plan
francais vicant i l'interna'ion'lisation des industries de
la Ruhr. Etant donn6 la crain.te 'qu'ils ont de voir la
Ruhr tomb:er aux mains des Anglo-Americains, il serait
tentnt pour eux de soutenir toutes propositions qui les
feraient participer au contr6le de cette r6gion-cl6. >
(JOSEPH ALSOP)

b) Les Allies et les problemes interna"ionaux (New York
Hera'd Tribune, 27/2, 6dit. europ6enne) :
< II est evident que les Etats-Unis seront obliges d'as-
sumer de nouvel'es responsabilit6s, 6tant donni que
l'empire britannique en Asie se d&sagrege. Mais per-
sonne ne sait encore comment nous d6flnirons nos res-
ponsabilii6s et comment nous nous en acquitterons, car
nous ne pourrions pas remplacer la puissance britan-
nique par la puissance americaine, m6me si nous d6si-
rions le faire, La notion selon laquelle l'autorit6 d6c'i-
nante de la Grande-Bretagnc peut Mtre sauv6e par des
renforts amiricains et par une << transfusion > de sang
et d'or des Etats-Unis, est un indice de panionue et de
d6sespoir. Les Etats-Unis ne peuvent fournir et ne four-
niront pas les troupes et 1'argent don't manque I'empire
britannique. Si nous essayions de le fair, nous n'h6ri-
terions pas de I'empir'e, mais seulement des inimities
qu'il a fait naitre.
L'argument qui milite en faveur d'une tell action,
c'est que le d6clin de l'au'orit6 imp6riale britannique
cr6e un vide que 1'Union sovi6'.que pourrait chcrcher
A remplir. La veritable question, cependant, est de sa-
voir si le moyen de parer A cette &ventualitB est de
remplir .ce vide en essayant de soutenir les divers r6-


gimes qui se trouvent & la periph6rie de 1'Union sovi6-
tique.
L'autre moyen est de trailer directement avec Mos-
cou pour savoir s'il faut exploiter les d6sordres et les
divisions qui regnent 'en Europe, au Moyen Orient, dans
l'Inde et en Chine, ou s'il faut au contraire les arreter
et les r6gler par un accord. Le vide existed. Il ne fera
que s'accentuer. Ou bien la Russie et les Etats-Unis en-
gageront une gigantesque bataille diplomatique pour
obtenir la suprematie dans ces regions, ou bien ils
se mettront d'accord sur le fait qu'il existe un qnuilihre
des puissances qui les retient tous les deux.
Un tel accord refletant 1'equilibre des forces consti-
tuerait le cadre dans leque. les Nations Unies pourraient
esp.6rer travailler .avec un certain success, non seule-
ment en Palestine, mais dans tout le Moyen Orient ;
c'est dans ce cadre que l'on pourrait au moins empe-
cher les divisions existent en Chine et dans l'Inde de
menacer la paix du monde et -que 'on pourrait envi-
sager un rbglement du problem allemand dans une
sort de sys:eme europden quelconque. >
(WALTER LIPPMANN.)

c) Ml. Dulles fera partie de la delegation amo ricaine et
Moscou (New York Herald Tribune, 26/2):
< Le fait que M. Dulles fasse parties de la d616gation
americaine souligne que nos politicians penchant de
plus en plus pour une solution essen-tieilement < occi-
dentale > : 1'Allemagne sernit autoris6e a metire en va-
leur scs resources dans des huts pacifiques au bIne-
fice de tous, pluti6 que r6duite A un d6nuement d6sa-
vantageux pour lous. Mais cette solution est vouee a
l'6chec, A moins qu'elle n'obtienne 1'assentiment de la
Russie, par une reconnaissance dotale de ses interests
lbg'times. Et 'c'est lh que reside la diFficult&. 1I est pen
probable qu'une seule conference puisse la r6soudre.
Mais la presence de M. Dulles parmi les membres de
la dl61gation est une preuve rassurante qu'on n'a pas
abandonn6 la < conception bipartite > qui nous avait
si bien servi, et que cclle-ci est maintenant susceptible
de se transformer en nne conception < non par.isane >>
suffisamment forte et coherente pour pouvoir survive
malgre les temples et les difficultls qu'elle rencon-
trera. >

d) Aprts I'exposl de M. Bevin sur la Palestine (New
York Herald Tribune, 26/2) :
< 11 est evident que les h6sitations de M. Bevin ne vont
pas hiter le reglement de la question palestinienne.
II se tronvera beaucoup de gens pour lui dire avec ai-
greur qu'il n'etait pas du tout si pres d'un riglement,
en octobre dernier qu'il ne le croit maintenant ; mais
combien de personnel se rendront-elles compete du
faith qu'une simple pression emanant des Etats-Unis
(que celle-ci soit exerc6e par le Pr6sident, par d'autres
hommnes politiques ou par les organizations juives ami-
ricaines) ne pent con'ribuer en rien au r6glement tant
qu'une telle pression ne s'appuie pas sur lb d6sir de la
nation d'assumer les responsabilites correspondantes ?
En octobre dernier, nous pensions et nous disions
qu'on pouvait discuter pour savoir si M. Truman avait
contribute on non A-hfiter le riglement, ou mIme s'il
avait obtenu satisfaction pour sa demand de laisser
entrer en Palestine un plus grand nombre d'immi-
gran's. Les evenements ont du mains prouv& la justesse
de nos appreciations. Le prob!&me.passe maintenant
de la Grande-Bretagne aux Nations Unies. Mais les Na-
tions Unies seront aussi impuissanales que les Britan-
niques, a moins qu'on amnae les Etats-Unis A donner






6. iULLXETIN QUOTIDIAN DE PaiiMSE ATHANOARE


leur, accord- non seulement sur des paroles, mnais h une
politique qui aurait I'appui de administration, du
congrbs et du people. >



III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press souvilique du 24 flvrier 1947
Scule, aI Pravda parait aujourd'hbui et elle consacie une
place .trbs restreinte f la rubrique de politique 6trang6re.
Celle-ci, en outre, traite A peu pres uniquement des competes
rendus r'e la cl61bration A 1'etranger de la journCe de l'ar-
mee sovi6tique.
La place restante est oqcup6e par des tdl6grammes de
l'agence Tass se ref6rant essentiellement i la bataille pour
la d6mocratie : guerre en Indon6sie, provocation h la fron-
tibre a-lbanaise par les fascstes grecs, le complete anti-gouver-
nemental en Hongrie, l'opposition des milieux militaires
ambricains h une reduction des dipcnses militaires, etc...

Revue de ia press .sovidiquic du 26 fevrier 1947
Les rubriques de politique etrang6re sont toujour, tres
reduites. E:les sont toutefois un peu plus d6veloppies dans
Yes Izvestia.
1 L'espace principal est occupy par le compete rendu de
l'agence Tass sur la stance du 24 f6vrier au Conscil de
S6curitd (plainte britannique centre I'Albanie). La Pravda
reproduit intdgralement 1'intervention de M. Gromyko.
2 En vedette : d6mentis des milieux sovi6tiques de Vienne
aux informations de l'agence United Press ; le texte precise
que le correspondent de l'agence Tasts A Vienne s'6tan't
adress6 aifx milieux sovi6tiques comp6tents pour obtenir des
explications, 11 en a requ les informations suivantes tou-
chant aux nouvelles rdpandues par United Press ct repro-
(ru~tes dans le Journal americain Wiener Curier :
a) ti confiscation d'importantes usines metallurgiques
<1epuis la Conf6rence de Londrles est entibrement inv'ntie.
Les ex-entreprises allemandes en question etaient passees
ous Ie control sovi6tique des I'6t6 de 1'annee derniere.
b) La confiscation de l'autostradeu de Vienne-Brno est
invent6e de m8me facon. '
c) L'interdiction d'approvisionner le marchM intdrieur est
un mensonge irresponsible comme tout le rest.
d) Les intentions de ddmontages pret6es h l'administrition
':ovi6tique sont, de mine, toutes entierement fondees sur
ine invention.
Tass ajoute que, de I'avis des milieux sovietiques. ces
informations mensong6res font partie- d'une champagne de
propaganda lance A des fins politiques pr6cises.
3 Une assez grande place est r6serv6e aux nouvelles rela-
hives i la bataille pour ]a d6mocratie dans le monde : les
f6tes de I'anniversaire des armies sovi6tiques A l'dl'anger ;
le discours de Togliatti A la Constituante italienne. ]es arres-
lations a P6kin, le movement syndical japonais tendant a
s'unifier, le procis des criminals de guerre japonais. A pro-
pos des attaques continues dans le plaidoyer de Kioze. Tass
relive simplement qu'clles ont i6t grossieres, mais s'itend
longuement sur le blame adress6 par le president au journal
Stars and Stripes pour avoir reproduit ce texte et celui d'un
nutre avocat qui n'a pas 6t6 autoris6 A lire son discouri.
En premiere page : communiques habituels h l'occasion
de l'arriv6e de M. Cirankevitch et reproduction de la d[cla-
ration faite par le premier ministry' polonais h la gare.

11. Pawley est fiddle t lui-meme (Pravda, 23/2) :

c M. Pawley a un pass fameux. Comme on le sait,
sa carrier gouvernemen:ale aux Elats-Unis s'est a:Ihe-
vee par un 6norme scandal. En janvier 1946, il a 6t6
nommm vice-ministre de la Marine, mais cetle nomina-
tion souleva des protestations et en mai elle fut rap-


portie, car on d6couvrit les relations de Pawley avec
les flrmes p6trolieres don't il servait les inteirts au d6-
triment de ceux de 1'Etat. Comme l'a declare a la stance
de la Commission du SBnat I'ancien ministry de 1'In-
t6rieur, M. Ickes, Pawley lui proposal un arrangement
avec les firms p6trolieres I condition que le gouver-
nement federal renonce au contrBle des gisements p6-
troliers situ6s sur les rives du continent.
Les manifestations de Pawley sur le plan internatio-
nal ne sont pas moins scandaleuses ; il passe pour &Ire
un sp6cialiste des problems se rapportant aux repa-
rations. Voici djiA quelques mois qu'avec une ardeur
qui meriterait un meilleur emploi, il r6pand i travers
le monde des menso-nges sur les soi-disant pr61lve-
ments 6normes effectu6es par l'Union Sovi6tique sur
l'industrie de la Mandchourie,
Comme un perroquet, Pawley r6p6te le chiffre, qu'il
prend sous son bonnet, de 2 milliards de marks."
Pawley en a besoin pour faire tort aux intf6rs 16gi-
times de l'Union Sovi6tique dans la solution du pro-
bl6mp des reparations avec le Japon et accaparer en
m6me temps le droit douteux de se poser en tuteur de
la Chine. Les me6hodes de travail employees par
Pawley aux Etats-Unis se sont r6v6eles inacceplables.
Elles ne devraient pas non plus trouver credit sur
1'arene international.



IV. PRESS POLONAISE


a) AprNs Londres et avant Moscou (Rzeczpospolita, offi-
cieuse, 25/2) :
< Si, sur beaucoup de points de detail on a pu abou-
tir A un accord, en ce qui concern par contre les
questions fondamentales. les plus importantes, la confe-
rence de Londres a fait apparaitre de s6rieuses diff6-
rences de points de vue et des interpr6'ations tellement
liverses du prohl6me de la s6curit6 future, que 'on
pourra d6ji s'estimer heureux si une maniere de plan
de base est trace Moscou et surtout si on r6ussit A
determiner si ce plan. doit 6tre un trait de paix sign
avec l'Allemagne ou un acte unilateral flxant le statut
d" 1'Allemagne et. enfin, si l'Allemagne constituera en
definitive une f6d6ration ou un Etat unitaire.
Mais avant taute autre chose, la conference de Mos-
cou doit, en vertu du rapport du Conseil interalli6 de
contr6le, se Drononcer sur la aues'ion de savoir si les
obligations d6cmolant des accords de Potsdnm ont bien
te6 ex6cultees. D'npres l'opinion g66nrale, elles ne l'ont
pas 6t6. Ft comme on ne pent attrihuer ce fait unique-
ment I'inaplitude des autorit6s d'occuna'ion et que
les causes en sont plus profondes, l'accord entire les
points de vue en presence ne sera certainement pas
facile a r6aliser. >

b) La dCcouverte di, comnplot rtzi en Allemaqne (Zycie
Warszawy, ind6pendant, 25/2) :

< Le r6sultnt de la battue effectu6e en Allemagne
n'aurait pis dO surprendre les Services de renseigne-
ments britanniaue et am6ricain, attend que les rap-
ports de la Commission international pour l'etude des
affairs eu-on6ennes avawint dbei, fourni des indica-
tions peu 6cuivoques A ce sujet, ainsi que I'interven-
tion du mnr6chil Sokolovski, A qui avait r6pondu en
personnel le general Rober'son, chef des autorit6s mili-
taires anglaises d'occupation.








LI S


Ce sont precisiment les points de vue de diverse
personnalitbs anglaises, auxquels s'ajou:e la propa-
gande en faveur de 1'Allemagne, menee depuis long-
temps en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, avec les
banquets en l'honneur de Schumacher lequel mena-
Cait, hon pas, certes, de la guerre bact6riologique, mais
de la c colbre du people allemand qui ont pro-
voqu6 I'alarmant Blat de choses, d6voil6 par la plus
grande battue intervene en Allemagne. >)



V. PRESS BELGE


Les n(gociations franco-britanniques (La M6:ropole,
catholique, 26/2) :
Le parli communist, qui avait d'abord manifesto
une vive hoslilit6 pour le trait rranco-britannique, sur-
tont pour sa signature avant la conference de Moscou,
signature qui priverait, selon lui, la France do sa liberty


d'aclion, a change d'avis et ne s'oppose plus aux nego-
ciations de M. Bidault. II est possible qu'il se soit rendu
compete que ce traits n'aurait, en definitive, aucune in-
fluence sur la conference, n'6tant pour le moment
qu'une simple formalitI, un cadre oi il fpudra. encore
meltre un contenu. Ce sera le pendant du trait franco-
sovi6.ique et du trait& anglo-sovi6tique, et l'on salt que
ce dernier n'a pas beaucoup influence les relations
entire la Grande-Bretagne et I'U.R.S.S. Mais il se pour-
rait aussi qu'il y etit une autre raison A cet acquiesce-
ment des amis de M. Thorez. D'aprBs des informations
qu'on a lieu de croire s6rieuses, la discussion entire
'Londres et Paris portrait sur la clause de la menace
d'agression. La Franpe voudrait que 'alliance jouAt
non seulement dans le cas d'une aggression effective,
mais dans celui d'une simple menace. Le trai:6 franco-
soviktique de d6cembre 1944 est rbdig6 dans ce sens,
tandis que le traitR anglo-sovi6tique ne content pas
cette deuxieme clause. Le gouvernetnent britannique,
jusqu'A present, se refuserait A 'introduire dans le nou-
veau trait. >,
(Du correspondent de La Metropole Paris.)


S. P. 1. Imp., 27, rue Nicolo, 'aris 31.3009