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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00045
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SERVICES FRANrAIS -
D'INFORMATION LA DOCUt
(MINISTIRE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8').





BULLETIN


DE


PRESS


25 fUvrier 1947.


MENTATION FRAN19AISE


MINISTE1I E
IDES AFFAIRES ETRANGERES

SERVICE E k ATo_


QUOTIDI


ETRANGERE



Nouvelle S6rie N 603


1. PRESS BRITANNIQUE


Revuc de la pIre.se britannique du 25 feurier 1947
Toute la press met en relief la reouverture prochaine de
certaines usines ainsi que lo chiffre record de la production
de carbon au course de ]a semaine dernidre. Elle rappelle
egalement que les plus stricles measures d'economie restent
ndcessaires tant que les conditions atmospheriques continue-
ront A itre aussi rigoureuses, et certain journaux. comme le
Daily Express, le Daily Telegraph, font 6tat de l'inquidtude
causic aux Etats-Unis par la crise britanniquc actuelle.
MNichael Foot, dans le Daily Herald, intitule son article :
< L'Amerique comprendra-t-elle a temps ? II demand la
revision des conditions dmises par les Amiricains h l'en-
prunt britannique.
C'cst I'Allemagne, avec la dcouvcrte du complot nazi, les
discussions h la Confdrence des Suppleants, I'ach&vemncnt du
,rapport du contr6hc allied et l'abolition de 1'acte sur le com-
merce avec l'ennemi qui occupent ]a place la plus impor-
tante dans la chronique extdrieure. Sur la France, notons
un article important dans Ic Manchesler Guardian. Les jour-
naux se bornent i Irproduire l'essentiel des declarations de
M. Ralnadier sans les accompagner d'aucun commentaire.
On rcmarque toutefois, dans Ie Timer, un article sbir la ques-
tion d'Indochinc.
1. ALLEMAGNE
La plupart des journaux annoncent en bonne place que
de nouvelles et nombreuses arrestations out iet effectuecs
par les services de renseignements americain ct britannique.
80 % des chefs de ce movement seraient maintenant en pri-
son et ]'on pense que I'opdration de nettoyage sera terminde
tries prochainement.
Le correspondent particulier du Times h Herford croit
savoir que l'origine de cc movement remote a uno ppoque
ant6rieure h la chute d'Hitler. (Voir Particle plus loin.)

2. RELATIONS ANGLO-ALLEMANDES
Le Timef et Ie Daily Telegraph annoncent l'abrogation de
la loi sur le commerce avec l'ennemi pour le 4 mars. Cette
measure, qui sera 6galement prise par scs Etats-Unis, per-
mettra A tous les commergants particuliers de Grande-
Bretagne de traiter dircctement avec les firms allemandes
de la zone anglo-americaine. Pour I'instant, toutefois, la
firm exp6ditrice devra reccvoir i'autorisation d'un orga-
nismc 6conomique local cn Allemagne pour potivoir exporter
les products qui doivent dire destinds en premier lieu f la


reconstruction de '1'conomie allemande. De mume, la poste
aerienne et les services tbligraphiques seront retablis aussi
rapidement que possible.
3. RAPPORT DU CONSEIL ALLfE DE BERLIN
La press announce que les quatre representants au Conseil
alli de Berlin viennent de terminer leur rapport destiny a
la Conference de Moscou. Denis Martin, dans le Daily Herald,
met en relief Ie fait qu'e des divergences de vues subsistent
notamment sur la question de la ddnazification ct sur la
reorganisation territorial de l'Allemagne. Le general Clay
n'aurait pas cache son m6contentement a ce sujet. Nean-
moins, Denis Martin fait remarquer que des accords substan-
tiels out dt& realisis et que cc rapport facilitera la tache
des Quatre Grands.

4. CONFERENCE DES SUPPLANTS
En plus d'un article sur les travaux de la Conference des
Suppliants, le Times public un long article de son corres-
pondant diplomatique sur les progress realis6s par les Allies
dans la preparation de la Conference de Moscou. Ce corres-
pondant expose une fois de plus les divergences ,de vues des
Allids sur I'avcnir politique de l'Allemagne, la participation
des petites puissances A la Trdaction du trait de paix et la
question des reparations. Cependant, il estime, lui aussi,
que, malgrd ces disaccords, la Conf6rence de Londres consti-
tue une tape tris important dans l'6tablissement de la
,paix qui, dans le cas de 1'Allemagne au moins, n'est pas
encore pr&te d'etre rdalisde.
.5. RELATIONS ANGLO-POLONAISES
Lc correspondent particulier du Timels a Berlin signal que
lc gouvernement polonais va signer un accord cultural avec
la Grande-Bretagne comme il vient de le faire avec la
France. Celui-ci pourrait Ztre realisd des que les relations
entire les deux pays se seront amliorCes. D'autre part, le
gouvernement polonais envoic cette semaine Londres une
dkligation afin d'entamer des ndgociations cmmerciales.
Selon cc correspondent, on attacherait en Pologne beaucoup
d'importance is cette visit et l'on espdre que cela encoura-
gera de nombreux Polonais, actuellement it la charge du
gouvernement britannique, a rentrer en Pologne.

6. INCIDENT DE CORFOU
L'ensermble de la pressed rend compete de la position prise
par la Russie dans le diffdrend anglo-albanais. Cette posi-
tion, faith remarquer le correspondent du Times a Lake
Success, constitute davantage une tentative ,ppur excuser 1'Al-







2 BULLETIN QUOTIlIEN UE PRESSE ETHANGUAHI


banie plut6t que pour la disculper. M. Gromyko a declare
en effet que l'incident avait 6td caus6 parce que l'Albanie
s'6tait vue refuser par la Grande-Bretagne le droll de dra-
guage de ses propres c6tes. Les bateaux britanniques et
dragues entraient done dans ics eaux albanaises oi-disant
pour effectuer ce travail, cc qui, en soi, constitute une viola-
tion du droit interntnational et de la souverainet, albanaise.

7. INDEX
Touted la prcsse dionne une grande importance aux dv6ne-
ments de l'Inde et de 1'6tat de confusion qui y regne. Le
Daikiy MaiW, dans un article de son correspondent :,p6cial t
New Delhi, announce que la Communautd Sikh est en train
de constitucr une arnmee dans le Punjab pour contrcbalanceri
l'influence des Musulmans. II announce quc les troupes bri-
tanniques ont dit intervenir it Amritsar, ville sainte des
Sikhs, pour rdtablir i'ordr.c.
Scion le correspondent du T'imes, I'appcl A la concorde
land par le Pandit Nehru apres les declarations de .I. Attlee
ne reccvrait pas partout un aecueil favorable. L'ant.agnisme
entire Ic Co'ngres et la Ligue musulmane continuerait ft tre
aussi violent.
Le correspondent particulier du Times announce, centre
autre, qu'un grand debat aura lieu prochainement i la
Chanibre des Lords. Il mentionne A ce propos les paroles
de 'M. Templewood accusant le gouvernemnent de mettre en
danger la paix et la prosperity de l'Inde ,,.
Le Daily Telegraph reproduit un article de son ccrrespon-
dant Colin Read qui croit savoir que le Congris d6sircrait
signer ult6rieurement un trait d'amitid et d'allianoe avec
la Grande-Bretagne une fois que 1'Inde serait devenue indd-
pendante et ne ferait plus partie* du Commonwealth bri-
tannique.
Notons un article de Ralph Izzard dans le Daily Vail qui
met notamment 1'accent sur les dangers du fascism dans lea
Indes.

8. PROCHE-ORIENT
Le Times ct le News chronicle annonccnt que le Foreign
Office a demand au Quai d'Orsay comment il a]' faisail
que le chef arabe Sawzi Koukji, connu pour ses attaches avec
1'Allemagne nazie, avait pu quitter la France pour s; rendre
en Egyptc. Le Quai d'Orsay a rdpondu que le Cono'iil allii
a Berlin lui avait accord son visa de sortie. Le rIlour de
Koukji en Egypte .et I'annonce de son prochain d6part pour
Beyrouth ont cause au Caire la meme impression que Far-
riv6e du Mufti de J6rusalem. On se demand s'il eot arrived
en Egypte avec 1'accord tacite des Britanniques, puisqu'il
represent un des chefs des movements arabtl anti-
sionistes. Ses antcCdeints pro-hitlirieus sont facilement
passes sous silence, car les Arabes, ecrit le correspondent du
Times, d6testent encore plus les Juifs que ceux qui nt, par
leur barharic, favorise le ddveloppeientii du sionisinm. o

9. FINANCE
Le Manchester Guartilitn public un long article sur la
France et 1'impression qu'a cause dans cc pays la crises du
charbon britannique. Solon cc correspondent, la France sc
ferait desormais une autre image de la Grandc-Brtagnc :

'Colle-ci ne serait plus la plus grande puissancei
industriclle du monde et la situation actuolle risque-
rait d'avoir des consequences incalculables potr l'ane-
nir des relations anglo-franqaises. ,,

Ce correspondaillt rIAfter, a uu arlicle (tsi NotuwelEs Eco-
nomiques cdans lesquelles il est dit e quc le plan mlonllt.
ne doit pas servir it sauver le plan Morrisson ,, et que 'PAn-
gleterre cherche avant tout en Europe occidental unt sphlire
d'int6r6ts qui conmpnserait la perte d'une grande parties de
son empire ct un rempart centre le retour de i'agrression
allemande. Or, la France, qui prend de plus en plus con-
fiance de son redressement, en le comparant avec la situa-
tion actuelle de la Grande-Bretagne, n'a pas le mime intirit
qu'elle i signer i tout prix une alliance immediate.
Le Times et le Dadly Telegraeih, ainsi que le Daily Express
et le News Chronicle reproduisent plus ou moins britvement
0


les passages essentials des dCclarations do M. Ramadier rela-
tives h la nouvelle tentative de reduction des prix. Us ne les
accompagnent d'aucun commentairc.

10. INDOCHINE
Le corresp)ondant particulier du Times t Paris announce
l'arrivde en Franc e de admirall Thi.erry d'Argenlieu et ]e
dt(part de 'M. Jean Sainteny de Saigon. Celui-ci serait consi-
dird par le Viet-Nam come un instrument du colonialism
franfais, bien qu'il ait, aupgravant, dti un des vocals de
la politique de conciliation. Quant i l'amiral Thierry d'Ar-
genlieu, ecrit le correspondent :

Sos prdjugds lpolitiqucs qui lui ,ut aliCnd la favour
de nomnbreux dl6ments qui auraient pu anutremnenlt col-
laborer avec lui ne doivent pas fair oublier son cou-
rage et son esprit de decision auxquels tout le monde
est prdt A rendro hommage. ,

a) Apri's la 'decouverle d'un complol en Allemulne'
(Times, 25/2) :
< Tandis que les autoritls americaincs se conten-
talent de classes I'affaire commne < enveloppde de nys-
tere > ties enqudles menees rapidement aupt s des pri-
sonniers, et la saisie de documents dans la zone bri-
tannique rev6lent plusieurs aspects nouveaux d'un
mouvenment qui si absurdes et curieuses que soient
ses intentions serait devenu dangereux dans 1'etat
actuel de chaos oil se trouve I'Allemagne.
I1 est probable que les premieres menees clandesli-
nes .qui devaienl aboutir A une tell conspiration re-
montent a une Cpoque antdrieure a I'effondrement du
regime hitlerien. 11 n'est peul-htre pas inutile de rap-
peler que I'amiral Doenitz, durant la br6ve pdriode oil
il occupa les fonclions de Fuehrer, donna au corps des
officers allemands des directives dans lesquelles il leur
enjoignait d'obeir du bout des levres aux allies occi-
dentaux, afin d'cffectuer ultdrieurement leur tache de
restaurer les frontidres orientales du Reich et c'est
prdcishment ce bul que visail on gros le complot
actuel. >>
(Du correspondanl du Times h Herford.)
`T-~
h) .La reprise des relations commercials entire la
Grandde-Bretagnc et I'Allemiagne (Daily Telegraph,
25/2, conservateur) :
S11 n'y. a aucune tendresse dans la decision quo
vient de prendre le gouvernement britannique d'encou-
rager les exportations allemandes. Cette measure signi-
fie seulement que les Allemands dcvront se priver do
leurs products manufactures pour se procurer des vi-
vres c'est dejh en faith ce qui se product. Les puis-
sances occupants ne gagneraicnl rien a laisser I'Alle-
magne dans un etat de division el de mishre ; en fail,
la situation actuelle de 1'Allemagne ne fait que freiner
les progrds de 1'Europe vers son redressement general.
Le mcilleur plan, c'esl de permettre a l'industrie alle-
mande de s'dlever jusqu'h un niveau qui lui permette
d'exporler suffisamment pour compenser ses importa-
lions dc prermiirc n6cessitt el payer quelques r6para-
lions au imonde. >

c) Le probltmne ,p(le.tlinien (Daily Herald, 25/2, trd-
vailliste) :

< On pourrait presque affirmer que c'esl la premiere
fois qd'une grande puissance a sounis un probl6me de
politique international important et tris controversy
h I'O.N.U.
Si, en definitive, on pout arriver A un rgglement sa-
tisfaisant par cette methode, et le faire respecter grice






BUT.LETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETIANGBRE


Ih 'autoritl de I'O.N.U., il est possible que le prec6dent,
qui serait ainsi cri6 marque une tape vers la forma-
tion d'un gouvernement international. 11 pourrait re-
v6tir une signification beaucoup plus 6tendue que ne
l'implique la solution du probleme palestinien lui-
meme.
Pour les critiques, il est naturellement facile de dire
que.M. Bevin aurait bien pu prendre cette decision il
y a dix ou douze mois. Mais peut-on dire qu'il n'a servi
de rien pour la Grande-Bretagne en tant que puis-
sance mandataire avant des obligations internationales
qui ne jouaient pas dans le cas de 1'Inde, de la Birma-
nie on de 1'Egypte de montrer jusqu'au bout son
d6sir de r6aliser un accord amiable avec les deux par-
tis ? Et le plus faible espoir de parvenir A un tel ac-
cord ne valait-il pas la peine d'etre poursuivi ?
Et si elle avait fait appel trop tot A l'autorit6 inter-
nationale, n'aurait-on pas pu objected que la Grande-
Bretagne aurait d&f d'abord tout tenter pour r6aliser
un accord amiable, et n'aurait-on pas rappel6 que
]'O.N.U. est destine a r6gler en dernier resort des
diff6rents inselubles et non de se substituer au proces-
sus normal de libre n6gociation entire les peuples ? >>



II. PRESS AMERICAINE


Revne de la prestse rami'rfaine des 23 et 24 f[onrfer 1947
1. LA SITUATION ALLEMANDE
L'arrestation par les forces am6ricaines et britanniqucs
d'un certain nombre d'Allemands qui complotaient une
guerre bact6riologique centre les troupes d'occupation cons-
titue l'une des plus importantes nouvelles du jour et se
trouve reproduite en premiere page des journaux sons les
titres qui rappellent que la resistance allemande se
reorganise sou's la direction d'anciens chefs nazis. Depuis
quelque tenps d6jh, les correspondents dans les zones am--
ricaine et britannique avaient attire attention de leurs
lecteurs sur 1'etat d'esprit qui se manifesto dans une grande
parties de la population allemande et qu'ils d6crivaient
conmme un melange doe cynisme, de deception et$ de haine
centre les allies. C'est ainsi que Morrow signalait un rapport
des services de contr6le de information en Allemagne
adressd au gou-verneur militaire anglais qui indiquait que
<< 65 % de la population est prtte h suivre un leader encr-
gique qui po.urrait sortir des 10 % de nazis non convertis >.
Hartrich signalait an New York Herald Tribune qu'un bon
nombre de jeunes Allemands consid6raient encore que la
!L'arrestation des conspirateurs allemands est presentee dans
la press come une measure preventive puisque, dit-elle, le
complott a 6t6 dicouvert avant m8me que ses auteurs aient
;pu agir centre les allies.
La situation 6conomique du Reich fait 1'objet d'articles
similaires des correspondents anmericains qui relovent en
particulier les declarations faites par le general McNarney
avant de quitter BerTin .critiquant Ie Conseil de contr6le
allied pour n'avoir pas 6tabli les agencies centrales prlvues
par l'aecord de Potsdam.
Un des correspondents du Wall Street Journal, Evans, fait
porter la responsabilite de la situation allemande sur les
allies qui, dit-il, sont animes d'un tel esprit de meflance
rsciproque qu'ils ne parvicnnent pas i tomber d'accord sur'
les solutions A apporter au problime allemand. I1 ajoute :

S'il existait la .moindre bonne vo.lontC, il ne serait
pas neecssaire d'insister avec une tell vigueur sur la
denazification, la d6militarisation et la d6sindcustriali-
'sation, activities d'ordre n6gatif. L'dchec des allies a
permis i l'Europe de se cristalliser dans son systim'e
ancien de nationalism violent et de haine mutuelle,
d'ot seule 14 guerre, et non une paix durable, peut
s.ortir. .


Le New York Times, dans son editorial, constate lui aussi
la renaissance du nationalism allemand. I1 estime que < le
danger reel reside dans l'6tat mental du people allemand -.
Comme remi&de centre cc danger, il propo-se qu'on elabore i
Moscou,. lors de la conference, une combinaison si formi-
dablee e forces qu'une resistance allemande appararalr sans
espoir. mmtme aux plus fanatiques d'entre eux, et que l'on
permette h leurs energies de s'exercer au service de la re-
construction allemande et europ6enne et de leur montrer la
voice de leur propre r6habilitation...

< Ocs deux buts ne peuvent Otre atteints que grace
Su'ne paix qui preserve l'unit6 allies et permette i
l'Allemagne de vivre. Cependant, jusqu'A present, les
allies victorieux n'o.nt pas seulement et6 incapable
de r6aliser la paix, mais n'ont pas r6ussi non plus A
preserver leur unitU, ni A faire beaucoup pour la
rehabilitation de I'Europe et de l'Allemagne. n

L'editorialiste rejette la responsabilite de la confusion
Sactuelle sta les allies en general et constate que tant que
cetto situation durera, les Allemands auront un espoir de
redevenir une puissance mondiale A occasion d'un conflict
entire les allies. Le journal liberal P. M., dans un editorial
de Victor Bernstein, critique la visit que le cardinal alle-
mand Preysing fait actuellement; aux U.S.A. I1 rappelle que
les Av&ques catholiques ont, des juin 1933, approuv6 l'ac-
cession d'Hitler au pouvoir, qu'ils ont ensuite fait voter
q oui dans le plebiscite rh6nan. Le cardinal Preysing lui-
mTme demand t la jeunesse catholique allemande, le
9 septembre 1936, de' se tenir au service de la Patrie et, dans
une lettre pastorale des dvques allemands de 1937, ils se
sont engages A soutenir Hitler dans sa lntte. < Ce passed,
ecrit Bernstein, montre clairement que le cardinal Preysing
a favoris6 le syst6me autoritaire dans le domain poli-
tique. >
Une ddpeche de Paris au New York Herald1 Tribune signal
les declarations fates par Manrice Schlumann sur le trait
allemand et sur la liaison qui devrait exister centre 1'inter-
nationalisation de la Ruhr et celle nu Danube.


2. RELATIONS ENTIRE LES UT.S.A. ET L'U.R.S.S.
Les declarations de la radio sovi6tiqne annongant que le
rejet do la note amnricaine au sujcet de l'incident Acheson
sont rapportics dans les depeches de Londres largement
reproduites. Bien qu'aucune declaration officielli n'ait et6
faite A Washington i la suite de cc rejet, I'impression g6n6-
rale des correspondents est que e gouvernement amdricain
ne prolongera pas ia controversy et considirera I'incident
comme cos.

3. POL'OGNE
Solon une d6peche de Varsovie au New York Herald Tri-
buoe, le ministry de 1'Indu'strie a declurr que le gouverne-
ment polonais serait heureux d'accucillir des capitaux amd-
ricains dans certaines industries polonaises en vrue d'aider
a'u relvement 6conomiquc du pays. II ajouta qu'e des garan-
ties scraient donnees centre touted confiscation de ces capi-
taux ou- de lears dividends.

4. SCOURS AMN1RICAINS A L'ERnoPE
La prcsse announce de Washington quo M. Truman a de-
mandd au Congres de voter 350 millions de dollars dc credits
pour l'envoi de secours aux nations libhl'ees, probablement,
disent les correspondents, is la Gr6ce, ih 'Au'riche et A
l'Italie. Ces credits viendraient s'ajouter h 300 millions de-
dollars prevus dans le budget du Departement de la Guerre
pour le secour.s aux pays occup6s : l'Allemagne, le Japon,
la Core.
5.- PATROL
Selon/une dcpeche du Caire au New York Times, la cons-
truction du pipe-line de I'Arabie Saoudite f la Mediterrande
vient d'etre confine A un group de cinq companies am6ri-
caines. La construction commencerait au debut de 1948 et
durerait environ deux ans. Le pipe-line aura trente pouce*








4 IBIVIAAIN QUOTIDIEN DE PRESSIE ETRANGtRE


de diamntre et coftera plus de cent millions de dollars. Sa
capacity sera de 300 mille I 400 mille barils par jour.

6. QUESTIONS FR4ANgAISES
Les correspondents americains de Paris continent a
adresser de nombreuses d6peches h leurs journaux sur la
situation en France et notamment sur le froid, les groves
et le bli. Ils montrent que la plupart des difficulties actuelles
du gouvernement proviennent du froid et de ses cons6-
quences ainsi quc des demands d'augmentation de salaires.
Michol donne au Chicago Daily News un apergu de cette
situation sous un jour pessimis:e que no refl6tent pas avec
la meme vigueur les d6pdches des autres correspondents.
Les declarations faites par M. Tho.rez a Toulon fon l'objet
d'une assez longue dep&che de Paris au New York Times.
Elle met en valour que le vice-pr6sident a d4fendu le pro-
gramme dflationnistc du gouvernement et qu'il s'est plaint
de ce que < plus les Frangais accroissaient leur propre pro-
duction de carbon, moins ils en recevaient de la Ruhr >.
< M. Thorez, pursuit la d6peche, diclara que le gouverne-
ment demandcrait < I'internationalisation de la Ruhr, qui
pe:'mettra an moins, i la France d'obtenir du carbon, ainsi
qui le rattachermcnt 6cono.mique de la Sarre la France ,.

7. INDOCHINE

Lt New York Times public une dlepiche de Saigon rappor-
tant les declarations d'tn des chefs annamites de 1'oppo-
sition clandestine > sur les conditions auxquelles le Viet-
Nam serait prAt h n6gocier avec la France. Ces conditions
seraient les suivantes : 10 la France devrait traitor avec
Ho Chi Minh; 20 les negotiations pourraient avoir lieu par
1'intermediaire soit des ludes, soit de 1'ancien Empereur Bao
Dai. Apr6s scn abdication et avant de se rendre A Hong-
Iong, Bao Dai aurait W6t conseiller politique de 10o Chi
Minlh et aurait particip6 h la formation du Viet-Nam. D'un
outre c6te, e it y aurait beaucoup d'affinit6 et de sympathic
centre Ho Chi Minh et le Pandit Nehru; 3" le chef annamite,
dit la depeche, indiqua une formula politique qui strait
acceptable aux Viet-Namiens. Selon cctte formula, le Tonkin,
1'Annam et la Cochinchine seraicnt places sons ua gou-
vernement central, mais disposeraient individucllement de
pouvoirs tres 6tendus, sans toutefo.is Ctre complhtement auto-
nomes. II d&eira :

e II faut qu'il y ait un gouvernement central, mais
nous ne voulons pas d'un Etat unitaire. L'autonomie
des subdivisions politiques est impossible, mais des
pouvoirs locaux tros 6tendus seraient accords. Ac-
cepter I'autonomie des provinces serait permettre a la
France do soulever ccs provinces les unes contre les
antres et de continue ainsi sa politique de diviser
pour r6gner. o

Dans une d6p&che de Pnom-Penh au New York Times,
Trumbull rapporte les declarations dp Prince Youtevong
du Cambodgeoau sujet des Issaraks. < Le Prince, dit ]c cor-
respondant, d6clara que cc movement de dissidence est dfi
a la propaganda siamcise ainsi qu' I1'ignorance des conces-
sions d4mocratiques djh accords en principle par la
France. > I1 ruv6la que les Cambodgiens ct les Frangais envi-
sageaient de ramener les Issaraks dans la communaut6
cambodgienne en leur accordant une amnistic.

8. EGYPTE

Une, ddpclhe du Caire au New York Times annonce l'ar-
river en Egypte, venant de Paris, de Fawzy El Kawukji.
Kawukji aurait declared qu'il x atait A la disposition de la
nation arabe ,. La d6pache ajoute : << Kawukji passa rEcem-
ment de la zone russe a la zone frangaise et se rendit en-
suite h Paris apris que la Ligue Arabe et les gouverne-
ments arabes eurent fait des representations pour sa mise
en liberty. D'ici, Kawukji doit se oandre au Liban pour voir
sa famille et en Syrie.
Une autre deptihce de Jerusalem signal que l'apparel qui
le transportait fit. un atterris-sage en Palestine ct que les
autorites anglaises ne l'emp&cherent pas de continuer- son
voyage.


a) La France el les prisonniers de guerre allemaids
(New York Herald Tribune, 25/2, 6dit. europ.) :
< Le ministry des Affaires WtrangBres a annono6 hier
que la France a demandC aux Etats-Unis de lui accor-
der un delai pour la liberation et le rapatriement des
quelque 440.000 prisonniers allemands prates par les
Etats-Unis A ]a France pour ses travaux de reconstruc-
tion.
Cette demand des Francais entire dans le cadre des
efforts d6sesp6r6s qu'ils font en vue de garder en France
assez de main-d'a'uvre pour assurer l'ex6cution du
plan Monnet, qui prevoyait I'empioi des prisonniers de
guerre allemands lorsqu'il a 6te Ctabli. Le Quai d'Or-
say, qui a essays de proc6der h 1'embauche d'ouvriers
strangers depuis que le retrait des prisonniers a et
prBvu, estimait la semaine derniere que les prisonniers
employes dans les mines produisent maintenant 25 % du
carbon du pays. Des milliers de prisonniers sont aussi
employes dans des usines frangaises, dans des fermes,
et a des travaux de reconstruction.
L'un.e des raisons sur lesquelles les Frangais ap-
puient leur demand pour ajourner la liberation des
prisonniers de guerre, c'est qu'ils ne pensent pas pou-
voir obtenir avant le 1" octobre la main-d'ceuvre 6tran-
gcre don't ils ont besoin. Mais si le recrutement d'ou-
vriers en Allemagne commence cet 6t6, ils espbrent
avoir A leur disposition suffisamment de main-d'oeuvre
pour combler les vides laisses par le dGpart des pri-
sonniers.
Les Etats-Unis ont djjh donn .satisfaction a une au-
tre demand de la France qui visit i donner aux pri-
sonniers allemands l'occasion de rester en France
come travailleurs libres. Les sondages officieux effec-
tuts dans les camps ont montr cependant que la plu-
part des Allemands d6sirent rentrer chez eux, et les
Francais ne competent plus gucrc obtenir de nombreux
travailleurs grace A cette source. >
(WILLIAM ATTWOOD.)

b) La decouverte d'un complot en Allemagne (New
York Times, 24/2):

I L'arrestation de plusieurs centaines de personnel
entire autres des officers supirieurs SS -, le fait
que la conspiration avait des ramifications dans les
autres zones et que les conspirateurs pensaient se ser-
vir de < l'arme bacteriologique > contre les Alliis, tout
cela prouve qu'il s'agissait d'un movement englobant
toute l'Allemagne et beaucoup plus s6rieux que celui
qui avait Wtd 6prim6 au printemps dernier. Le mou-
vement de r6sistan'ce olandestin et les manifestations
ouvertes de mecontentement sont des donn6es avec les-
quelles les Allies doivent computer.
Les auteurs de ce complot doivent 6tre severement
punis, de facon A d6courager ceux qui voudraient les
imiter et a garantir la s6curit- des Allies. La r6pres-
sion dolt etre d'autant plus sevbre que le movement
a Wt organism par des SS, don't l'organisation a Wt6 con-
damn6e A Nuremberg. Les conjures ne sont que des cri-
minels en fuite, qui ont Wte surprise alors qu'ils perpe-
traient un nouveau crime. Des elements de ce genre,
qui refusent de reprendre une vie normale,-posent un
grave probleme aux Allies. Ils sont toutefois trop pen
nombreux et trop peu puissants pour 6tre v6ritable-
ment dangereux. Le vWritable danger reside dans 1'etat
d'esprit du people allemand, qui en fait une proie fa-
cile pour de tels chefs. I1 ne s'agit pas lh Wl'une simple
question de morale ou de r66ducation. C'est un pro-
bl6me politique don't la Conference de Moscou devra
s'occuper. o









flULLTI'IN QUOTIDIEN BE PRESS LTItIANGRI1 5


c) Les parlis amdricuinls cl a polilitiqe ciira nlbre (New
York Herald Tribune, 24/2) :
< Dans le discours qu'il a prononc6 samedi a Prin-
ceton, M. Marshall n'a pas each que les Etats-Unis
pourraient avoir A fair face a des dangers extericurs.
I1 a mis en garden les Etats-Unis conire un retour a
q une attitude de passivity >> qui, apris la premiere
guerre mondiale, nous a faith manquer un grand nonm-
bre d'occasions et conduits h la catastrophe.
Cet avertissement n'a pas 6tC fait h la leg6re et il
r6pond A une necessild. Au course des d6bats qui ont
port au Congres sur le budget et sur la nomination de
M. Lilienthal (pour ne citer que les questions les plus
sujettes A controversies l'ancienne et mortelle inertie,
la vieille repugnance A voir 1'Am6rique prendre ses
responsabilit6s, et les anciennes suspicions renaissent.
Elles sont rarement exprim6es de facon nette (l'isola-
tionnisme esl un mot impopulaire et un isolationnisme
declare constitute aujourd'hui une attitude impopulaire),
mais des attaques de flanc lances contre les principles
et les personnalitis qui favorisent la cooperation inter-
nationale cr6ent une atmosphere qui differe fort peu
de .celle qui caractdrisait les d6bats de la SociWt6 des
Nations vers 1920.
Aucun des grands parties n'est a i'abri de cette con-
tagion, aucun ne peut se permettre de l'ignorer. Mais
les Republicains, qui out la majority A la fois A la
Chambre des Repr6sentants et au Congres, porteront la
plus lourde responsabilit si une politique retardataire
triomphe de nouveau aux Etats-Unis. Ils doivent prou-
ver qu'une direction sense et profitable des affaires
du pays n'est pas incompatible avec une politique
etrangere courageuse. Le cas Lilienthal est decisif pour
leur avenir et, s'ils font preuve de mesquinerie, d'iso-
lationnisme i moiti6 cachk, ils se front beaucoup plus
de tort que tous les discours que le parti d6mocrate
pourra prononcer d' i novembre 1948. >

d) Autour de la nomination de M. Lilienthal d la prd-
sidence de la Commission de I'Energie atomique
(New York Herald Tribune, 25/2) :
SII faith peu de doute que le refus de ratifier la no-
mination de M. Lilienthal i ce poste, a la suite des atta-
ques lances par M. Mc Kellar, aura des consequences
f cheuses. L'int6ret national, envisage tant du point tde
vue militaire que du point de vue civil, exige que cc
pays ne reste jamais en arribre, mais aille au contraire
toujours de l'avant dans le d6veloppement des recher-
ches sur l'energie alomique, qu'il s'agisse des recher-
ches pures ou de ses applications scientifiques.
La realisalion de ces objectifs ne depend pas seulc-
ment de notre richesse et de notre habilite technique,
mais, en definitive, du travail de creation intcllectuelle
sous sa forme la plus 6lev6e.
On ne peut y arriver uniquement en y consacrant les
sommes n6cessaires, ni en ordonnant d'agir dans cc
sens. L'imagination creatrice est une chose delicate et
subtile, ct tous les homnimes parnissent un peu bizarre
lorsqu'ils sont sous son emprise. Le SCnnt n'a pas beau-
coup a s'occuper d'holmmes de cctle sort. Mais 1'ltat
d'esprit cri, par le s6inateur Me Kellar a le mime effect
paralysant, sur le type d'intellectuel le plus 6ecvr,
qu'une gel e sur la plante la plus fragile. >
(WALTER FIPPMANN.)

e) La Intelle des miles dii Prcifique (New York Times,
23/2) :
< Aux terms du project propose par les Etats-Unis,
ceux-ci seraient charges d'administrer ces territoires


dans des conditions qui nous garantiraient 1'exclusivitC
des droits militaires, maritimes, aeriens, aussi bien
qu'6conomiques; ces conditions feraient de ces miles
une parlie int6grante du territoire americain. II ne fait
aucun double que ces propositions sont parfaitement
justifies du point de vue moral, etant donn6 le prix
que nos soldats ont pay6 pour la possession de ces iles,
et la tencur des accords de tutelle signs dans certain
cas.
Mais on l66ve quelques doutes sur les consequences
pratiques que .pourront avoir pour nous, et pour le
monde en general, certaines des clauses de la proposi-
tion am6ricaine.
Cette proposition est motive avant tout par des con-
siderations de s6curite, et personnel ne songera A refu-
ser aux Etats-Unis le droit do se prot6ger centre une
nouvelle attaque qui serait lance A partir de ces iles.
C'est pour cette raison qu'on dolt leur accorder les
droits militaires qu'ils r6clament.
Mais ceci ne r6gle pas le probleme de savoir si ces
memes considerations de s6curite exigent vraiment que
cette region tout entire soit class6e comme < strat6-
gique >, ce qui la placerait sous la jurisdiction mili-
taire, ou si au contraire il ne serait pas possible d'ar-
river aux memes fins de security par I'application d'un
programme un peu moins ambitieux, englobant I'ile d-
Guam, qui est un territoire am6ricain, et d'autres miles
jugees n6cessaires. Etant donn6 que la proposition ame-
ricaine n'a pas de caraclire d6finitif et obligatoire,
toules les suggestions que jugerait bon de fair le gon-
vernement des Etats-Unis, ainsi que le Conseil de Sb-
curit6, sont done possibles. >>



111. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la presse sovittique di 23 fIvrier 1947
La press sovitique du 23 f6vrier public le communiqu(d
Tass suivant, relatif h la c< declaration hostile de M. Ac:i-
soil >> :
Ainsi qu'il a dtejh et annonce, M. Molotov, ministry des
Affairs dtrangieres de I'U.R.S.S., a adress6, le 14 fivrier,
a M. Smith, ambassadeur des U.S.A., une note au sujet de
la declaration hostile h l'Union Sovietique faite par
M. Acheson, secr6taire d'Etat adjoint des U.S.A.. Le 18 f'i-
vrier, M. Molotiov a requ uine lettre du secretaire d'Etat C'c;
Etats-Unis, M. Marshall, dans laquelle il dtait indiqu t que la
declaration de M. Acheson ne pouvait etre qualifi L d'inad-
missible, car clle correspondait i ses obligations, et qu'il
fallait attribucr cette declaration de M. Acheson i la fran-
chise ct non l'hosiilit6. Le 20 f'vrier, M. Molotov a adrosst
a M. Marshall une reponse dans laquelle il exposait que
la rdponse de M. Marshall relative i la declaration hostile
de M. Acheson n'dtait pas convaincante et quo le gouverne-
ment sovictique pcrsistait dans son opinion exprimie dans
]a note de M. .Molotov en date du 14 fivrier.
Les rubriques ftrangbres demeurent comprimdes par
l'abondance des texte.s relatifs aux reunions du Soviet Su-
prime. On peut classes ces textes en trois groups :

1. A LA VEIILE DE LA SESSION DU CONSEIL DES MINISTRIES
DES AFFAIRS lBTRANGERES
a) La chronique international de Marinine dans la Pravda
relieve, dans son preambule, qu'en d6pit des 6videntes diffi-
cultis lies ii la solution du problem allemand, il faut faire
entrer en line de compete le fait que le Conseil a accumulh
une sdrieuse experience, et qui enseigne notamment a qu'avec
de la bonne volonte. on peut trouver des solutions concertees
repondant aux int6mrts des pays pacifiques, qu'ils soient
grands ou petits >, c'est pourquoi, ajoute le commentateur,
t 1'atmosphere de pessimisme que s'efforcent de crder & l'a-








(6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRkANGERE


va:lcc des organs de la pIcsse cirallngre est nui sibile h :1use
de la paix >, hien que cc soil a 1a tendance a m notdc tlans
les journaux ractlionnaires anglo-saxons ),. Par ailleurs. une
autre tendance se manifeste : < Jetez par-dessus bord les
decisions de la Conference de Berlin >, h premiere vue,
< c'est difficile t comprendre >>. mais, en reality, il ,'agit
d'une manoeuvre pour fair obstacle a la polilique de coo-
peration entrc les grande puissances ,.
b) Les problems allemand ct autrichiin en liaison avicc
I'ouvcrture de la session d.u Conseil des minislres suscitent
quelques informations Tass. Tous les journaux reproduiscnt
notamment le texle du communiquI A.F.P. relatif a la dc-
couverte d'un complot a Fresnes, ainsi que.les notes yougo-
slaves au Conseil des affairs autrichicnnes incidentss de
front rc), et annoncent installation d'Allemands deplaces
dans les sectcurs autrichiens limitrophes de la Yougoslavie.
En outre, la lettre de Berlin reproduite dans les IzeLstia
discute des plans de socialisation dans la zone anglaise
d'Allemagne. (Voir Particle plus loin.)

2. LA. BATAILLE POUR LA DEMOCRATIC DANS LE MONDE
a) Les dipeches Tass, copieuses, traitent de la session du
Conseil de la Federation d6mocratique des femmes i Prague,
de la defense de Kovatch Bela par le parti des petits pro-
pri6taires hongrois, de la cl6ture de la session de la Diete
polonaise, de la lutte syndicate en Iran, du project de rcforme
agraire en Autriche, etc...
b) Parmi les commentaires, on relive : un bref developpe-
ment de la chronique international de la Pravda sur les
plans de liquidation du movement de partisans pour le
gouvernement grec. Dans le meme texte, une autre court
note sur la crise economique en Chine, accom-pagnee d'un
r.doublement d'activit .contre les communists a pour jus-
fifier la ligne politique du Kouomintang >. Dans Trud. une
Iongue etude de la press chinoise par Alexandrov, h propos
de la crise economique en Chine.

3. LES INCIDENCES DIVERSE DES POLITIQUES
ANC-IO-AMERICAINES
a) Dans tous les journaux, on relive une d6peche de
New-York sur l'accord amiricano-canadien, relevant notam-
ment que la forme donn6e a ce texte permet d'en 6viter la
ratification par ]e Senat ct de prolonger a sine die l'acti-
viit des organs militaires communs institutes en temps de
guerre. II strait question de completer cc text, grfice h la
convocation de ]a conference latino-americaine qui liabore-
rait le programme g6n6ral de defense de I'hlmisphrt occi-
dental.
b) Un dernier d6veloppement de la chronique internatio-
nale de ]a Pralda, t propos des < mensonges lances par
Pawley, touchant la politique sovi6tique en Mandchourie,
expose les scandals recents auxquels celui-ci a 06td mi6.i.

Les plans de o.cialisali;on des industries d ins la zone
britannique (Izveslia, 23/2) :
< Les autorit6s militaires britanniques en Allemagne
avaient declare en 1946 qu'elles avalent l'intention de
placer ( sous un regime de possession et de contlrle
publics > les industries fondamentales de leur zone.
Ce plan de o( socialisation > est en liaison etroite
avec le plan anglais de contlrle de la Ruhr. Les anteurs
de ce plan voudraient que cette region fasse parties de
la f6d6ration westphalo-rhenane et que les mines et les
usines de cette f6d6ration soient mises sous << ]a utelle
publique allemande >. Une commission international
de contr6le que les Anglais espbrent diriger conipren-
drait << les Etats voisins intcresses >. C'est a dessein
que le plan anglais passe sous silence la question de la
participation de I'Union Sovi6tique au contrble inter-
national.
Le problem de la ( socialisati-on > a fait I'objet de
discussions entire les repr6sentants des U. S. A. et de
]'Angleterre, Jors des conversations en vue de la fusion
des zones anglaise et am6ricaine. Ce probleme causa


cerlaines friclions. Ainsi I'Anglelerre proposal la < .so-
cialisalion > des mines du consortitun Siemens, mais
les Elals-Unis s'y opposbrcnt, prutextant que la plus
grande partic des biens de cc consortium avaient d6ja
det r6quisitionnes ct que, juridiquement, ils leur appar-
lenaient. Ne parvenanu pas a un accord avec les Ame-
ricains, les Anglais d6clarrcent alors que la <( socialisa-
tion > etait I'affaire du people allemand > et laissbrent
l'examen du project aux soins des parties polittques et
des organs adminislratifs de ]a zone anglaise.
A l'heure actuelle, chaque parti politique de la zone
anglaise 6lahore son plan de < socialisation >. Mais il
ne faut pas oublier que d'autres plans ont 6tc 6labor6s.
Le part communist a notammient propose la (t natio-
rialisation > des industries fondamentales allemandes
par une expropriation sans indemnity en faveur du
people allemand. Le plan du parti communist a iWt
favorablement accueilli par la population de la region
weslphalo-rh6nane.


IV. PRESS POLONAISE


La li d'am:nislie en RaPolne (Roholnik, socialist, 23/2):
'a La Diete constituante a vote A l'unanimit6, aul mi-
lieu d'un tonnerre d'applaudissements, la loi sur l'am-
nistie. Le faith que cette loi soit la premiere qui ait 6t6
soumise au parlement par le premier gouvernement sta-
ble et constitutionnel de la R6publque d6mocratique
restaur6e confire v6ritablement a l'6v6nement l'i6o-
quence d'un symbol'e.
< Dans la p6riode de ses triomphes, le fascisme a
toujours W6t des plus sanguinaires. Victorieuse, la d1-
mocratie pardonne et about. > Ces paroles, pronon-
cees du haut de la tribune de la Diete par le porte-
parole du group parlementaire socialist, comporte
une v6rit6 profonde que vont 6prouver directement dans
quelques jo'urs plus de 45.000 .d6tenus et autant de per-
sonnes qui s'(taient rendues coupables des m6faits
mime les plus graves, pour peu qu'elles fassent preuve
du d6sir sincere de reprendre une vie honnete et une
activity utile pour Ic pays.
Le gouvernement, qui avail pris l'initiative de cet
acte important de cl6mence et d'acquittement, fera cer-
lainement tous ses efforts pour que l'amnistie soit r6a-
lis6e dans toute son extension.
Le front du progris en Pologne a choisi pour pierre
angulaire de son programme le principle du depart 6gal
dans la vie politique pour tous les Polonais, sans dis-
tinguer entire ceux qui avaient compris imm6diatement
la portle et la fbcondit6 des transformations r6alisces
par le pouvoir d6mocratique et ceux qui ne le com-
prirent'que plus tard. >



V. PRESS BELGE



a) La pioliliqne etrangere francaise i(La Lanterne, 24/2):
< Peu de jours avant la reunion de la Conf6rence de
Moscou, on semble assisted A une action de la diplo-
matic franchise en vue de gagner aux theses de la
France un certain nombre de puissances a int6r6ts dits
secondaires, et notamment un certain nombre d'Etats
de l'Europe Orientale. C'est ainsi que M. Georges Bi-
dault a profit .de la r6cente signature A Paris des trai-
t6s de paix avec les Etats ex-satellites de F'Axe pour
s'efforcer de ramener A la France la clientele des pays.








lhtiLLU'lN QUOTID'IiN DE PRESS ETHANGtRE 7


de 1'Europe Orientale qui lui 6tait acquise avant in
guerre.
Fort adroitement, la France a exhumI le trait& d'al-
liance militaire entire la Pologne et la France de 1921,
qu'aucune des deux puissances n'avait d6nonce, pour
demander a la Pologne de proc6der a un alignement de
l'action des deux pays en ce qui concern la politique
a suivre A 1egard du Reich.
Les Polonais ne peuvent pas se d6rober A cette invi-
talion. d'autant plus que 1'alliance franco-polonaise si-
gn6e en 1921, au lendemain de la guerre russo-polonaise,
avait une pointe nettement dirig6e conlre 1'U. R. S. S.
L'accord cultural conclu entire la France et la Pologne,
quri permit a la France de rouvrir la plupart des ecoles
et institute francais qui exislaient en Pologne avant
1939, peut marquer une reprise tres netted de l'influence
franeaise dans un pays qui est, aujourd'hui plus que
jamais, un balcon sur l'U. R. S. S.
I1 serait Gependant erron6 de conclude des consid6-
rations qui pr6cedent que ces diverse manoeuvres sur
1'ecliquier diplomatique inciteront la Pologne A recon-
sid6rer son attitude A 1'6gard de l'Allemagne. RWpktons-
le, I'accord cultural franco-polonais ne fait que donner
aces. A la France sur .ce balcon 'que constitute la Polo-
gne. Mais en politique, aujourd'hui, on est souvent obli-
gi de se contenter d'un fauteuil de spectateur avant de
pouvoir monter sur les planches et jouer les premiers
roles. >>
(Du corresplondawl de La Lanterne d Plaris.)

b) La polilique colonial de la France (La Libre Bel-
gique, 25/2, catholique) :
< La nouvelle France ne semble toujours pas poss6-
der de politique d'outre-mer bien d6finie. Cette triste
r6alit6 vient d'etre mise particulifrement en relief dans
1'affaire indochinoise ofi, comme nous I'avons soulign6
A maintes reprises, attitude des parties moderns differe
lotalement de celle des communists et d'une certain


fraction des socialisles. Ces divergences ont. naturelle-
mnent, des repercussions fichvuses sur 1'ensemble de ]a
politique gouvernementale vis-a-vis de 1'Indo.chine et
I'on peut mnme aller jugqu'A se demander si une poli-
tique pareille peut r6ussir en general. Tiraill entire
deux tendances tout opposees, le gouvernement francais
n'a pas encore 6tabli une polilique ferme et claire dans
ce problime de toute premiere importance.

(Diu correspondanl de la Libre Belgique
t Paris.)



VI. PRESS SUISSE


L'duacuation de 'I'nde (Gazette de Lausanne, 25/2) :
< La decision du gouvernement travailliste risque
d'entrainer de nouvelles dissensions chez les Indiens,
si ce n'est une guerre civil. Quel sera A ce moment
le r61e des masses, parias et autres intouchables, qui
sont priv6s du droit de vote ? Une autre cons6quefice
de la decision du 20 f6vrier est de disloquer 1'Empire
britannique et de rompre le syst6me des communica-
tions imp6riales. A cette politique qui tend A donner
satisfaction aux revendications des autochtones, -on ne
volt plus qu'une exception : le refuse de modifier le
statut de Chypre. Elle parait injustifi&e, puisque toute
la valeur de Pile mediterraneenne reside dans le fait
qu'elle est la << clef de ]a route des Indes >, selon l'ex-
pression consacree. Enfin, la declaration Attlee pour-
rait nuire au prestige des EuropBens en Asie; elle risgue
d'affaiblir la position de la France en Indochine et des
Pays-Bas en Indon6sie. En revanche, elle pourrait gran-
dement profiter a 1'U. R. S. S. qui, dans le conflict qui
oppose les Anglais aux Hindous, a jou Icl rOle du tor-
thiumn fudeInsC )


S. P. 1. Imp.. 27, rue Nicolo, -aris 31.3009