<%BANNER%>
Bulletin quotidien de presse étrangère
ALL VOLUMES CITATION SEARCH THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00077027/00039
 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00039
 Related Items
Succeeded by: Articles et documents

Full Text



SERVICES FRkANI;Ai
D'INFORMATION
(MnISTARn Dn LA JEUNUBse,
DBS ARTS T DRS LWTTRBB)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8*).


BULLETIN


DE


18 fevrier 1947.


SMINISTERI
A DOCUMENTATION FRANCAISE DES AFFAIRES ETRANGERES
__________________ _____.


QUOTIDI


ETRANGERE


Nouvelle S6rie N5 97


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la presse brittrnnique du 18 fivrier 1947
1. LA crISe DU CARBON

La crise du carbon continue a etre la preoccupation
essentielle de la press de ce matin si bien que l'arrivee de
la family royale au Cap, l'accueil enthousiaste qui lui a
6t6 r6servd, les paroles d'amiti6 changes entire le roi et
le premier ministry de I'Union, n'apparaisseni en g4ndral
qu'en place secondaire.
On announce une augmentation sensible des stocks de
carbon et il semble que la press s'inieresse moins a
cette question pro-prement dite qu'l celle de la *main-d'ceu-
vre. Guy Eden, dans le Daily Express, announce en man-
chette que le Gouvernement va probablement organiser
I'immigration de milliers de travailleurs strangers pour re-
midier a la p6nurie de main-d'oeuvre ,dans les puits. Cette
measure ne manquera pas d'avoir des repercussions sdrieu-
ses pour la reconstruction, parce que tout l'effort devra se
porter sur la construction de baraquements destines a cet
apport de main-d'oeuvre 6trang6re et non sur celle de mai-
sons pr6fabriquees destinies i la population sinistrde de
Grande-Bretagne.
De son c6t1 Broadbent announce dans le Daily Mail que
1'Angleterre cherche a travers toute l'Alllemagne des experts
et des spdeialistes a engager.
A ce sujet, Peter Zinkin, correspondent politique du Daily
Worker, prevoit de violent remous au sein du movement
travailliste et un vif mecontentement chez ceux qui depuis
longlemps avaient conseill la demobilisation rapide des
forces armies comme le moyen le plus efficace de remedier
au manque de main-d'oeuvre.
Sur le carbon proprement dit le News Chronicle public
un article de G. Co.x dans lequel celui-ci declare que le cou-
rant l6ectrique sera en parties rendu aux entreprises indus-
trielles dans un d6lai assez proche mais que les coupures
continueront inddfiniment pour la consommation domesti-
que. DBjh certaines usines ont rouvert leurs portes, 35.000
ouvriers ont repris le travail dans le Landshire, 2.300 aux
usines Marconi, 8.000 a la Vickers. Toutefois il reste encore
plus de deux millions de personnel sans travail.

2. FRANCE

Le correspondant particulier du Times h Paris prevoit
que la grbve des employs de la press pourra durer plu-
siaurs semaines. II mentionne avec ses collogues des autres
journaux, l'inoident qui s'est product au siige de l'Bana-


niit et au course duquel les membres communists de
ce journal ont chasse les grBvistes de l'immeuble. I1 men-
tionne dgalement que certain journaux belges pr6tent leurs
equipcs de travail i certain journaux frangais et que nime
certain de ceux-ci out ddcidd d'avoir recours aux impri-
meurs londoniens.
Quant au Daily Worker, il voit dans cette grdve une ten-
tative des trusts pour rLuiner la press issue de la R6sis-
tance.
3. ALLIANCE FRANCO-ANGLAISE
Le Daily Worker intitule son court article sur cette al-
liance c Pacte franco-anglais. Contre qui ? >. II fait etat
d'une depecher Reuter precisant que cette alliance est avant
tout dirigee centre 1'Allemagne et quelle sera dtablie sui-
vant les principles du pacte franco-sovid'ique. Une diffe-
rence important entire ces detux pacts est que ]'alliance
franco-anglaise est place dans le cadre de I'O.N.U. et ne
pr6voit qu'une vague collaboration eoonomiquc entire les
deux pays. De m6me le Daily Graphic announce que cette al-
liance defensive de 20 ans sera signde avant la Conf6rence
de Moscou.
4. INDOCHINE
Le correspondent particulier du Times B Paris ainsi que
celui du Daily Telegraph reproduisent 1'cssenticl du com-
muniqud du Quartier Gendral des forces frannaises d'Indo-
chine.
Le correspondent du Times met en relief le fait que lo
Viet-Nam incendie systdmatiquement les habitations indi-
genes.
5. CONFERENCE DES SUPPLANTS
Le correspondent diplomatique du Times donne un bref
compete rendu des negociations en course sur le trait alle-
mand. II signal que les ddldguds frangais, britanniques et
sovidtiqucs se sont mis d'accord en principle sur la c-dation
d'une commission permanence de consultation et d'i-Vor-
mation au moyen de laquelle les Gouvernements allies
pourraient participer A 1'l6aboration du trait allemand. La
question qui est restee en suspens est celle de la composi-
tion de cette commission.
Les deleguds franga!s et britannique estiment que les
repr6sentants des quatre grands et ceux de tous les autres
Etats interesses doivent en faire parties. Le Ddelgu6 sovid-
tique s'y est oppose en d6clarant que fi cette Commission
devait Vtre 1'organisme des ministres das quatre grands et
les membres en 8tre d6signcs par eux, seuls les quatre
grads devraient y 6tre repr6seatis.


PRESS


-- -P----~ -- U
- I- I- ----








2 BULLETIN QUOTIDIEN DE P1ESSE ETnANGEiIH


Le News Chronicle reproduit une depeche BUP selon la-
quelle les huit reprdsentants allemands des zones britan-
nique et ambricaine auraient decid6 de refuser de signer le
trai:4 de paix si on le leur demandait et de paraitre a la
ConfBrence de Moscou s'ils y 6taient invites.

6. INDES
Le correspondent particulier du Times A Paris .,nnonce
que le Gouvernement frangais et le Gouvernement de l'Inde
ont decide d'echanger des repr6scntants diplomatiques. (Voir
Particle plus loin.)

7. RELATIONS RUSSO-AMERICAINES
Une d6peche A.P., reprodui'e par le Times, announce que
le General Marshall a envoy une note au Gouvernement
sovid:ique pour ripondre aux accusations portics, par celui-
ci centre M. Acheson. Ce journal, ainsi que le Manchester
Guardian, reproduit une d6peche de leur correspondent ia
Washington, signalant que les Etats-Unis ont inauguie hier
leur mission radiodiffusee pour la Rusic. Le Gouverne-
ment soviktique a Wte inform de cette decision et n'a jus-
qu'a present fait aucune objection.
Le Manchester Guardian souligne que cette emission ne
pourra 6tre captie que par 500.000 rdeeptceurs dans l'ensem-
ble du territoire russe.

8. PALESTINE
Le correspondent du Times A J6rusalem reproduit mne de-
claration de 1'Ageno e juive selon laquelle celle-ci ai'avait
pas l'intention d'abandonner la lutte. Elle se preparv'rait a
d6fendre sa thBse devant I'O,N.U. et n'admettrait pas que le
fait de porter la question palestinienne devant ce Tilbunal
international soit une nouvelle measure dilatoire.
D'autre part le Daily Herald announce que les Arabcs ne
sont pas alsposds a se soumettre sans condition aux deci-
sions de I'O.N.U.
9. VENiZUELA
Le correspondent diplomatique du Times signal que le
SV6nizudla est disposed recevoir 15.00-0 personnel ddpla-
cees.

a) Les rapports entire la France et I'Inde (Times, 18/2):
< Le Gouvernement francais et le Gouvernement in-
dien ont d6cid6 d'6changer des repr6sentants diploma-
tiques et de donner a leurs missions respective le rang
d'ambassade.
On peut rapprocher cette information des decisions
similaires prises par les Gouvernements amdricain,
russe et chinois. La decision qui vient d'etre prise est
une consequence naturelle de l'ind6pendance de l'Inde.
En dehors de relations commercials et autres rap-
ports directs avec 1'Inde, les Francais ont un besoin
constant de garder une liaison 6troite avec le Gcuver-
nement indien A cause de l'Inde francaise : les cinq
comploirs de Pondich6ry, Chandernagor, Mah6, Ya-
naon, Karikal. L'intBr&t 6norme don't ont fait preuve
les divers organismes nalionalistes indiens a l'6gard des
dv6nements d'Indochine est une raison de plus qui
explique pourquoi les Francais d6sirent avoir aussitlt
que possible des moyens de communication directs
avec le nouveau gouvernement int6rimaire de Delhi.
Jusqu'A maintenant, le seul moyen de communication
6tait constitute par 1'ambassade de France A Londres.
(Du correspondent du Times A Paris.)

b) Le conlrdle de 'de nergie atomique (Manchester Guar-
dian, 17/2, liberal) :
< Le Conseil de S6curit6 a adopt une ligne de con-
duite engageante au course de ses d6bats sur le d6sar-
mement. Aprbs des semaines de discussion qui ne sem-
blent mener A rien, il s'est fix6 un delai limited pour


parvenir a une r6alisation quelconque. En consequence,
il s'est arrange pour pubher pour le 31 d6cembre le
rapport de la Commission de l'6nergie atomique, et
s'est fix6 la semaine dernibre deux autres c objectifs ,...
Ii est encourageant de noter que M. Gromyko semble
avoir adopt une autre habitude, d'un genre nouveau
et remarquable, en s'abstenant de voter sans faire
usage de son droit de veto. II serait imprudent de con-
clure d'apres tous ces signes que I'O.N.U. va enfin abor-
der le problme du d6sarmemen.t. Mais, au moins, le
Conseil de S6curil6 met de l'ordre dans ses idees et a
re6usi a separer ces trois domaines : le d.sarmement
general, le contr6le de l'6nergie atomique et l'organi-
sation des forces armies des Nations Unies. II est re-
grettable que l'atmosphdre soit actuellement obscurcie
par les nuages de la a guerre civil am6ricaine qui
s'est d6clench6e autour de la nomination de M. Lilien-
thal comme president de la Commission de 1'energie
atomique, ce qui fait douter de la bonne foi du parti
r6publicain au sujet du plan Baruch. >

c) Les rapports entire liberaux et conservaceurs (News
Chronicle, 18/2, liberal) :

c Vers la Libert6 ,, tel est le titre d'un manifest
r6dig6 par un group de liberaux et de conservateurs
qui out essay de realiser un accord entire leurs parties
et qui sera pubii.e demain. Ce document trailed des prin-
Scipes gensraux qui d'apris ce group devraient
etre appliques aux problems sociaux et 6conomiques
de l'heure.
Nous n'avons nullement 1'intention d'engager une
chasse A I'hdresic centre une fraction quelconque des
liberaux. Le parti a beaucoup trop souffert dans le
passe des rivalites sectaires. Si des conservateurs qui
consid6rent avec amertume le bilan de leurs activities
passes et l'impuissance actuelle de leur propre parti
souhaitent lutter pour des principles lib6raux, la mar-
che A suivre pour eux est claire. Ils devraiefit adherer
au parti liberal, car c'est le seul moyen effectif de
transformer ces principles en actes. Ce fut l'attitude
qu'adopttrent un certain nombre de d6putes et de can-
didals conservateurs (et parmi eux M. Churchill lui-
meme) lorsqu'ils se trouv6rent places devant un di-
lemme semblable il y a plus de quarante ans.
Le parti liberal accueillerait 6galement bien les mem-
bres du parti travailliste. Maiss les lib6raux ne pourront
jamais oublier A quel point les pactes ant6rieurs onl
W6t d6sastreux pour l'esprit de leur parti.
A cette 6poque de confusion politique et de doute,
nous pensions qu'il imported que le parti liberal ne se
tourne ni vers la gauche ni vers la droite pour con-
clure des alliances, mais qu'il r6tablisse sa position
dans chaque circonscription 6lectorale, de facon a se
trouver en measure de fournir un gouvernement possi-
ble A la nation. Toute autre measure impliquerait, a
notre avis, I'aanantissement du parti. >


11. PRESS AMERICAINE


Revue de la press amdricaine du 17 fuorier 1947
1. LES RELATIONS AMERICANO-SOVIETIQUES
La protestation du gouvernement sovietique, adress6e par
M. Molotov A 1'ambassadeur des Etats-Unis I iloscou au su-
jet d'une declarationn que le sous-secretaire 4'Etat Acheson
aurait faite a la Commission senatoriale de 1'Energie ato-
mique, provoque des commentaires dans les 6 dtoriaux et des
articles en premodre page portant sur divers as ects des rap-
ports russo-americains.








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE 3


Solon le New York Times, M. Acheson aurait dtd amen6
& declarer, h la suite d'une remarque faite par le s6nateur
Me Kellar:

< Je suis conscient du fait que la poli'ique etrangbre
sovi6tique est une politique agresrive et expansion-
niste. Je pense que Pun des princ'paux efforts que
chacun doit faire a I'O.N.U. est de chercher les moyens
de rdsoudre les probl6mes ide cette sorte. 3

Le Philadelphia Inquirer declare dans son editorial inti-
tul6 : La pure v6ritd est une pilule ambre pour Moscou :

I1 est peut-etre regrettable, atant donnd la posi-
tion elev6e qu'occupe au DNpardement d'Etat M. Ache-
son, qu'il ait fait le faux-pas diplomatique d'appeler
les choses par leur nom, mas 'si M. Acheson ou toute
autre personnel a declare que fa politique suivie par
I'U.R..S. depuis la fin des hostilities de la deuximme
guerre a 0t6 aggressive et expansionniste, il ne fit que
constater un 6tat de chose... >

Le BaHtimore, Sun, dans son editorial, constate que beau-
coup de senateurs considerent que M. Acheson n'a fait qu'ex-
primer une vrite, mais il ajoute qu'il ne fait aucun doute
qI'au course des derniers mois la politique sovietique fut
plus moder&c que par le passe. II conclut en souhaitant que
les Etats-Unis restent fiddles h l'engagement qu'ils prirent
do liver du materiel pre-'bail d'une valour de vingt-cinq
millions de dollars A l'U.R.S.S.
Les correspondents a Moscou du New York Time*i et du
New York HeralId Tribune signalent les attaques des Izvestia
centre le recent discourse de IM. Dulles qu'elles accusent de
, fomenter avec la Grande-Bretagne une attaque militaire
centre la Russie b.
Dans unte tude de la question allemande vue de Moscou,
Middleton, correspondent du New York Timen;, estime que
l'attitude sovidtique hA regardd de la question allemande s'est
sans doute raidie A la suite de deux Avdnements r6conts :
l'unification des zones d'occupation amiricaine et britanni-
que et la publication du plan Dulles. Middleton remarque
que les Soviets craignent de voir imposer au people alle-
mand un avenir qui ne sera pas de leur gout et prcconisent
une participation de ce peuiple a sa future organisation. Cela
entraine, dit-il, la reconnaissance du fait que les Russes
consid6rent que les forces d6mocratiques et progressistes en
Allemagne sont actuellement capable de travailler h cette
rdorganisation. Middleton relive 6galement les craintes
russes de voir les industries allemandes tomber sous la
coupe du capital anglais et am6ricain.
Une d6peche United Press de Washington declare que les
Etats-Unis, afin de renforcer un gouvernement europeen
amical et non communist, viennent d'accorder un second
credit de 15 millions de dollars A la Hongrie pour acheter
des surplus de materiel de guerre amiricain.
D'autre part, ]es journaux annoncent qu'A partir d'aujour-
d'hui, 1'Amdrique dirigera sur la Russie un programme en
russe de radiodiffusion par ondes courts, afin de faire
connattre aux auditeurs sovi6tiques le point de vue ameri-
cain dans les affaires mondiales.

2. QUESTIONS ALLEMANDES
Une d6p&che de Berlin au New York Herald Tribune et
une de Londres a la mime feuille signalent une recrudes-
cence de l'csprit nationalist allemand. La premiere cite une
declaration de Hugo Buschmann, ancien administrateur de
la zone d'occupation russe indiquant que

< le chauvinisme en Allemagne existed apartout et
qu'il est p'us rampant qu'avant la guerre. )
La second depeche cite l'avertissement donn6 par le
ComitA international pour 1'6tude des questions curopeennes
que,
c si les dv6nements con'inuent A suivre la tendance
actuelle, un giant pourrait trbs bien apparaitre dans
quelques annaes, dans une Allemagne renaissante ,.


Par ailleurs. une c'i6pche de Berlin au New York Times
signal que 'n champagne de recrutement ,de mrneurs pour
la Ruhr ne donne pas de hons rdsultats dans la zone d'occu-
pation amrica''ne ois les A'lemands montrcnt peu d'cmpres-
sement A 'ravaillcr dans les mines.
Un Adi'orial du Chicago Sun rcnd hommage au plan fran-
gais pour la Ruhr, d6clarant que l'Al'emagne ne punrrait
ipas devenir a un pion dans la lutte entire la Russie et
l'Ouest >, si la suggestion franCa'se de placer les inurustries-
clefs de la Ruhr sous l'autorit6 des Nations Unies 6tait
accepted.
Un editorial de Boston, dans le DaiPly Globe, constate lui
aussi que le plan francais cherche A eviter

a une scission entire 1Est t et'Ouest qui donnerait
a P'Allemagne un allied et entrainerait A nouveau une
catastrophe >>.

L'dritor'al sympathize avec attitude frangaise A l'gard
du Reich. Dans le Washing"on Post de dimanche, Andr6
Vinsson passe en revue I'attitude des Be'ges et des Hollan-
dais Ah l'gard du plan francais pour la Ruhr. II constate
qu'ils sont favorables aux theses politiques soutenues par
la France, mais qu'ils ne sont pas en faveur d'une partici-
pation sovietique au contr6le de l'Ouest. Ils verraient egale-
ment, avec crainte, un tra'tement s6vre de l'Al'emagnc qui
ferait disparaitre les invcstissements financiers ou'is nossi-
daient avant la guerre dans cc pays c'est ponrquoi. ils se-
raient rgalement opnosCs << Ia socialisation des industries
allemandes u proposes par les Bcitanniques ct h < l'inter-
nationalisation > de ces industries proposed par les Francais.

3. SITUATION INTERIEURE FRAN.AISE
Une ilepuche de Cal'ender au New York Times faith ressor-
tir la situation difficile ou se trouve l'agricnlture franchise
par suite des geldes et l'aide que la France attend de l'Ame-
rique, princinalement en semences.
Anne Mc Cormick, dans le New York Times, prcconise une
aide americaine continue A la France et f la lGraide-Breta-
gne qui traversent dit-elle, des crises economiques. El'e con-
sidere qne ]a position amerinoine cst plus forte si ces d6mo-
craties demeurent bien etablies.
Par ailleurs. ds depnches de Paris au New York Timers
indiquent oue le gouvernement se trouve nlac6 devant le
grave pro.bl6me de 'augmentation des salaires. Callcnder
ecrit :

g Dans les milieux officials, on est convaincu une
les communists ne veulent pas forger une crises, mais
qu'ils veulent demeurer dans le cabinet pendant la
conference de Moscou... Cette thdorie fai' annaraltre
l'espoir d'un compromise sur la question des salaires.

a) La cruise dr charboix en Grande Brelagne (New York
Herald Tribune, 17/2) :

c La question essentielle est de savoir si le g6nie
politique du people britannoque. qni a soutenu l'esprit
de ses ins'ilutions avant les violent courants doctri-
naires qdi ont dE er' sur le monde A des epoques
troubles. peut suonorter ce novel assist.
En mettant les chose au m;eux, In Grand-Bretagne
aurait toujours 6e oblique de faire face A une epreuve
supreme dars cette p6riode dc I'anrcs-guerre. Son peu-
ple est fatigue pres.que jusqu'A i'6puisement ; la struc-
ture de son Empire et de son 6conomie est Abranle
jusque dans ses fondements. Mais elle a tirn parti de
*ses resources d6clinantes avec courage et discipline ;
elle a adopt, de nouveaux principles qui ne constituent
pas une rupture avec le cnracfdr, de leur graind- tradi-
tion. Des prob'dmes et des difficult6s rroi auraient en-
voy6 d'autres pDeinles sur les bmrr'cades. on otui les
anriient nmends A s.? nlcc"r sins la pro'ec-innr i"luvolre
de la dictature. ont A'I r6g'6s aux urnem, daqis des dis-
cussions publiques at au Parlement. Et teant que la








4 BvwLLnF QUOTUIZXN' Ds 12131SX ATwIGa*l


Grande-Bretagne demeure un symbole de stability, mal-
grd ses difficutl6s, il y a de 1'espoir pour les autres
nations qui se trouvent places devant les sombres pro-
bl6mes de I'apr6s-guerre.
Ce symbol si n6cessaire pour le monde est d6fendu
dans des bureaux gouvernementaux 6clair6s A la bou-
gie et dans des mines recouvertes de neige. Et les Bri-
tanniques sont en train de reporter leur lutte centre
le d6sespoir et la violence, malgr6 le froid, comme ils
'ont remport6 sous les bombes. Mais ils meritent que
l'on fasse preuve de sympathie et de comprehension
A leur 6gard dans cette 6preuve sympathie pratique,
quelle que soil la facon don't elle puisse le mieux s'ex-
primer, et comprehension du r6le que la Grande-Bre-
tagne doit jouer pour fair revivre le bon sens en
Europe-'et dans le monde:

b) Les Etats-Unis et I'Ammrque latine (New York He-
rald Tribune, 18/2, edit. europeenne) :
< Si l'ambassadeur Messersmith regoit la pleine ap-
probation de Washington pour continue la politique
qu'il a WtB primitivement autoris6 A suivre, la solida-
rite interamdricaine sera restauroe et le systbme r6gio-
nal des Etats d'Amerique pourra de nouveau fonction-
ner. Par centre, si l'on permettait A ses adversaires au
sein du gouvernement de poursuivre leur champagne
actuelle, il deviendrait impossible de mener cette tache
& bonne fin.
Les membres de la Commission des Affaires 6tran-
gBres qui estiment necessaire une prompted restauration
de l'unild de l'hlmisphere et de ]a conclusion rapide
.d'un trait de defense pour celui-ci traite qui n'est
pas encore conclu du fait de la politique r6cente du
D6parlement d'Etat), rendraient service A la nation
s'ils examinaient tous les details de cette situation
pour 6tablir avec certitude quels sont les individus et
les influences qui sont responsables d'une champagne
qui va a 'encontre des interets les plus important de
ce pays et de tous les Ambricains. ,

(SUMNER WELLES.)


m. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press soviitique da. 16 fivri r 194';

Tons les journaux publient un communique du ministbre
-des Affaires 6trang6res de I'J.R.S.S. suscit6 par un jugement
de M. Acheson sur la politique 4trang6re de la Russie.
A l'occasion de la publication des textes des traits de
paix avec les ex-satellites de l'Allemagne, les rulb-iques
dtrangrres prennent, dans les grands quotidiens, des dimen-
sions inusitdes.
La politique anglo-am6ricaine demeure toujours nne des
preoccupations predominantes. Les journaux en ,d6noncent
les tendances dangereuses et l'etudient : 1 sons I'espct de
la politique ,aenrale et 20 de ses rapports avec l'Allemagne.
Dans sa chronique, Viktorov signal les fausses nouvelles
anti-sovi6tiques.

1. -- LE COMMUNIQUE DU MINTSTIRE DES AFFAIRS TRHANGfiRES
DE L'U. R. S. S.
Le 10 fevrier 1947, lors de l'examen, par le SBnat des
U.S.A., de la question de la nomination de M. Lilinthal
comme president de la Commission de 1'energie atomique, le
senateur Mac Kellar, s'adressant au secretaire d'Etat adjoint,
M. Acheson, s'est permits de demander : c Ne pensez-vous pas
que la Russie s'emparerait des restes de 'Europe et du
monde, si elle possddait la bombe atomique ? En reponse
A cette grossiere attaque du s6nateur Mac Kellar portde


centre l'Unlon Sovi6tique, .M. Acheson, serrdtaire d'ltat ad-
joint, a declare : a La politique ext6rieure de la Russl* est
aggressive et expansionniste. Le compete rendu de cette
seance du Senat contenant les declarations ci-dessus repro-
duites de M. Acheson a 6td public, le 11 fevrier, par un
certain nombre de journaux americains (Washington Post,
New York Herald Tribune, etc.), ainsi que par l'agence United
Press. Le 14 fdvrier, le ministry des Affaires etrangeres de
I'U.R.S.S., M. Molotov, a address& A 'ambassadeur des Etats-
Unis a Moscou une note dans laquelle il indique que le
gouvernement sovietique attire attention du gouvernement
des Etats-Unis d'Amerique sur la conduit inadmissible de
M. Acheson qui s'est permis, sans 6gard pour sa situation
officielle, de faire au Senat une declaration grossierement
calomniatrice et hostile & 1'iJnion Sovidtique. Le gouverne-
ment des Soviets demand aussi, dans la note, que ce qui a
ete expos plus haut soit portd6 la connaissance du gouver-
nement des U.S.A.

2. LA SIGNATURE DES TRAITS DE PAIX
AVEC LES EX-SATELLITES DE L'ALLEMAGNE
Les Izvestia, la Pravda, l'Etoile Rouge entreprennent la
publication des textes des traits de paix avec les ex-satel-
lites de 1'Allemagne et donnent, pour commencer, le texte du
trait signed avec l'Itakie. Les m&mes organes consacrent leurs
editoriaux de la page I A commenter la signification de ces
actes diplomatiques. On relieve, en outre, dans la chronique
international de Viktorov (Pravda) un d6veloppement cob-
sacrde I'interview accord6e & Paris par le plenipotentlaire
Itallen.

3. LA POLrr~QUE ANGLO-AM RICAINE
Celle-ci est etudiee d'abord sons son aspect 6neral. Au
compete rendu analytique donnd par la Pravda des discus-
sions qui ont eu lieu au Conseil de Securit6 touchant le pro-
blame de la reduction des armements, tons les journaux
ajoutent le texte du discours prononc6, a cette occasion, par
M. Gromyko.
En outre, une contre-offensive est nettement entreprise
centre les accusations d'impdrialisme lancees centre 1'Union
Sovietique aux Etats-Unis d'Am6rique. Tous les journaux
reproduisent le communique du minister des Affaires etran-
geres de I1U. R. S. S. relevant la protestation que le gouver-
nement sovidtique a formulee centre les rdcentes assertions
de M. Acheson touchant le caractere expansionniste et agres-
sif de la politique de 1'U. R. S. S.
Dans les Izvestia, I'acad6micien Tarle denonce la manoeu-
vre tentde par M. Dulles en vue de faire passer les U.S.A.
pour un rempart centre les appetits sovidtiques.
C'est ensuite la politique anglo-americaine a l'egard de
1'Allemagne qui retient attention des journaux sovi6tiques.
La Pravda reproduit Particle que, dans le numdro 7 de la
revue Navoie Vremia, Rubinstein a consacrb au transfer des
brevets d'lnvention allemands aux trusts anglo-ambricain.
Dans la chronique international du meme journal, Viktorov
souligne le bien-fondd des revendications prdsentdes, I la
Conference des Adjoints, par les ddelgu6s de 1'Ukraine et de
la Russie Blanche. II relive notamment que ces pays ne
reclament ni I'aneantissement de l'Allemagne, ni son dimem-
brement. mais sa transformation en un Etat pacifique et
ddmocratique qul serait prive de la possibilPi de redevenir
une force aggressive. 11 oppose A ces vues claires et concretes
les tentatives de la revue britannique l'Economist pour di-
viser, au sujet du problbme allemand, les puissances entire
PEst et l'Ouest.

4. LES FAUSSES NOUVELLES ANTI-SOVIATIQU'ES
Les fausses nouvelles anti-sovi6tiques constituent le theme
des deux derniers d6veloppements de la chronique de Vik-
torov.
Le premier traite de la diffusion par PA.F.P. de la nou-
velle d'un partage d'influence anglo-sovidtique dans le
Proche-Orient. A cette occasion, la Pravda rappelle que c'-
tait devenu une tradition pour P'agence Havas de lancer des
canards anti-sovi6tiques et ajonte que, sur 'c point. l'agence
France Presse suit l'exemple de son at&ne.






BuLLn1D *UOTYafT Bi Pr8sn *tiAn@x1e 2 5


L* ea-ond signale 'annonce, par I* Manchester Guardian,
de I'arrivde de 200.000 ressortissants sovittiques en Bulgarie
< pour y assurer influence russe et se borne A demander
ce que le Manchester Guardian va bien inventer, la prochaine
fois, pour faire rire ses lecteurs.

a) LA SIMILITUDE DES POINTS DE VUE DE MMI DULLES ET
CHURCHILL (Isvestia, 16/2) :
c Rarement des hommes politiques ayant une cer-
taine responsabilit6 se sont exprimes avec autant de
franchise que le leader r6publicain John Foster Dulles,
dans ses dernieres declarations, et en particulier dans
le discours qu'il a prononc6 A l'assembl6e national
des 6diteurs A New-York. Le discours de M. Dulles,
c'est l'6cho du discours de M. Churchill A Fulton.
Churchill masquait a peine sa pensee en disant en
substance : Unissez-vous vite a 1'Angleterre, et dB-
clenchez une attaque militaire contre la Russie pen-
dant que les Russes n'ont pas encore la bombe ato-
mique. 3 M. Dulles, masquant a peine sa pens6e, lui
aussi, r6pond : c D'accord, M. Churchill. Nous, repu-
blicains, sommes prets A active la chose. 3
II n'est pas possible d'interpr6ter autrement les d&-
clarations de M. Dulles, expert official du parti r6pu-
blicain pour tout ce qui concern la politique inter-
nationale.
II attribue a l'Union Sovi6tique l'intention de vou-
loir dominer le monde, et declare que : la solidarity
de P'h6misphere occidental est A la veille d'une dure
6preuve ,par suite des succ6s de la propaganda effec-
tive de 1'Union Sovi6tique. II pretend kgalement que
c les movements r6volutionnaires en Indochine fran-
gaise et dans les Indes n6erlandaises sont encourages
par des dirigeants sovi6tiques ,. Et M. Dulles pr6conise
le moyen de combattre ces < calamit6s ,. Ce moyen,
c'est la formation rapide d'un bloc militaire compre-
nant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France (ce
n'est pas par hasard qu'il avait mentionn6 l'Indochine)
et, en g6enral, tous les Etats europ.ens qui desirent
prendre part A cette croisade. Un fauteur de guerre ne
peut pas oublier l'Allemagne, et naturellement M. Dul-
les recommande t le developpement du potential in-
dustriel de l'Allemagne occidentale dans l'int6ret de
1'Europe occidentale, don't fait parties 1'Allemagne >. Ce
qui veut dire qu'il faut transformer les zones d'occu-
pation ambricaine et britannique en une place d'armes
solide, en une base industrielle pour les armies du bloc
anti-sovi6tique.
(TARLE.)

b) APRAS LA SIGNATURE DES TRAITS DE PAIX AVEC LES
EX-SATELLITES.
1. Pravda (16/2) :
< L'analyse des traitBs d6montre qu'ils sont justes.
Ils ne laissent pas impunie la participation A l'agres-
sion hitlerienne, et donnent satisfaction aux revendi-
cations legitimes des Etats qui en furent les victims.
Rien, dans les textes des trait.,s, ne fait obstacle A la
souverainet6 de l'Italie, de la Roumanie, de la Hongrie,
de la Bulgarie ou de la Finlande. Leurs clauses assu-
rent a ces pays leur ind6pendance territorial et 6co-
nomique. 3

2. Krasnata Zvezda (16/2):
1 II va de soi qu'il ne sufflt pas seulement d'applau-
dir la signature de ces traits, mais qu'il faut veiller A
ce que leurs clauses solent reellement appliquese.
L'Unibn Sovibtique, qui a tant insist pour une signa-
ture rapide des tiait6s, luttera avec non moins d'insis-


lance pour que ces textes se traduisent eompl6temen.t
et effectivement par des faits, en particulier en ce qui
concern l'elimination du fascisme.
Dans les pays qui participerent A la guerre aux c6t6s
de l'Allemagne hitl6rienne, les traces du fascisme sont
encore sensibles. C'est pourquoi il convient d'accorder
une attention particulibre aux clauses des traits pre-
conisant l'abandon des principles fascistes et le renfor-
cement des bases d6mocratiques. >

3. Izuestia (16/2) :
e Les milieux imperialistes ont voulu se servir des
traits de paix comme d'un instrument pour affermir
leur influence economique dans les pays vaincus. En
fait, ils voulaient qu'on revint aux conditions d'avant-
guerre, au temps ou les petits pays 6taient une mon-
naie d'echange dans le jeu des interets imp6rialistes.
A la Conference de Paris, et aux reunions du Conseii
des Ministres des Affaires 6trangeres, les d6lgu6s de
l'Angleterre et des U.S.A. ont tout fait pour revenir
aux conditions de Versailles. Ils voulaient assurer A
leur pays des privileges. Ils insistaient pour faire adop-
ter des clauses 6conomiques qui auraient pu equiva-
loir A l'asservissement des satellites. Dans toute une s6-
rie ,de cas, les repr6sentants des puissances anglo-
saxonnes s'efforcerent d'imposer leur volont6 aux peu-
ples qui avaient bravement combattu 1'ennemi com-
mun. ,


IV. PRESS POLONAISE


a) La politique anglo-amldrtcaine vis-a-vis ide I'Alle-
mcagne (Rzeczpospolita, officieuse, 16/2) :
< Depuis les recentes declarations formul6es par des
personnalites marquantes -du parti republicain sur la
politique MtrangAre des Etats-Unis, on n'ignore plus que
les capitalists am iricains et anglais ont un int6ret de
plus en plus grand au maintien, dans les zones occi-
dentales de l'Allemagne, de I'industrie allemande qui
devient du reste peu A peu leur p'ropriWte. De lA la
tendance A s6parer 1'Allemagne de l'ensemble econo-
mique allemand, A fragmenter pour cela 1'ancien Reich
en plusieurs entities, A eviter enfin les differen:ds pou-
vant s'6lever en matiere de reparations. II apparait de
plus en plus clairement que la politique des Etats-Unis
vise A faire de l'Allemagne occidentale une colonie plus
ou moins camouflAe du capital ambricain. A cela se
rattache le rachat en course des entreprises industrielles
allemandes par les AmBricains.
Le fait cependant qu'il existe de telles ten'dances
n'indique en aucune fagon qu'elles doivent 6tre cou-
ronnees de succ6s. En verite, la politique .trang6re des
Etats-Unis, quand elle passe de la phase theorique et
des programmes A celle des r6alisations, subit des alt&-
rations continuelles, parce qu'elle se heurte alors A la
politique 6trangbre -des autres pays, politique qui A son
tour se trouve Wtre 1'expression 'des interAts des dits
pays.
Le 10 mars s'ouvrira A Moscou la Conference des
ministres des Affaires etrangBres. Chacun .des quatre mi-
nistres represente un pays ayant son programme, ses
interAts et ses objectifs propres.
La tAche de la Conf6rence sera d'atablir la r6sultante
des ides ida ivergentes ainsi que le minimum necessaire
A la prise dtune decision commune. Ce minimum, c'est
I'admission du principeque les pays Id6truits 'par 1'Aille-
magne doivent gagner sur elle la course 6conomique.
Le d6tachement de 1'Allemagne occidentale et son assi-






6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE


milation 6conomique, base sur une combinaison quel-
conque de l'ouest europeen, ne rentre en aucun cas
dans le cadre de ce minimum ).

h) L'O.N U. ert la question diu disormment (Robotnik,
socialist, 17/2) :
( Avec le plan de desarmement qui doit 8tre 6labori
par 1'O.N.U. 'la question se trouve transfl6re sur un
plan plus concrete. D6sarmement veut dire A l'heure
actuelle, non seulement I'aneantissement des espoirs de
tous ceux qui competent sur une troisimme guerre, mais
aussi le retour A une activity economique normal de
centaines de milliers de bras. Si on consider, par
example, le cas de I'Angleterre, on pent dire que le d6-
sarmement signifie pour elle quo plus de 2 -millions
d'Anglais qui idemeurent jusqu'h present, soit dans l'ar-
mne, soit dans les usines d'armement, reprendraient
une occupation normal, s'integrant ainsi dans le cycle
de la production.
Pour ce qui est de la Pologne, le Pr6sident du Con-
sell, M. Cyrankiewicz, a declare que dans le courant
ie fevrier et de mars 1947 de nouvelles measures de
demobilisation allaient intervenir. La Pologne d'apres-
guerre a dejA fait .connaltre A plusieurs reprises qu'elle
est partisan du desarmement le plus large. Et c'est pour-
quoi nous nous rejouissons chaque fois que l'il'e du
dssarmement faith *un nouveau progres sur le plan inter-
national >>.


V. PRESS SUISSE


LE PROJECT DALLIANCE FRANCO-BRITANNIQUE.
1. Nere Ziircher Zeitung (17/2, edit. du martin :
< Ces jours derniers des milieux britanniques auto-
rises ont pr6cis6 leur position au sujet de la signature
du trait; A Londres, on ne desire pas attendre plus
longtemps, an cas oh la France serait prite A signer...
Que s'est-il passe pour que les Ang:ais se soien. sentis
depuis peu beaucoup plus d6sireux de voir les n6go-
ciations s'acc6l6rer? D'abord on se rend compete dansl
ia capital britannique qu'a Pai-is l'initiative praise par
M. Leon Blum n'exercera peut-6tre pas ind6finiment ses
effects. En reprenant son ancien portefeuille, M. Bidaull
a bien d6clar A Al'ambassadeur de Grande-Bretagne qu'il
avait l'intention de poursuivre dans la voie oil M. LAon
Blum s'est engage. Mais les -deux grands parties, commu-
nistes et M.R.P., ont deja rappel6 que, ,comme par le
passe, ils entendaient faire d6pendre une alliance de
concessions britanniques dans la Ruhr et en Rhenanie.
Sans doute un examen plus attentif montre-t-il que les
chefs de parties ne projettent pas reellement 'de mettre
cette menace A execution et que, Vdans le fond, ils sont
disposes aujourd'hui encore A laisser conclure sans op-
position une alliance avec l'Angleterre. Toutefois, cet
etat de choses pourrait se riodifier en quelques semaines
on en quelques m.ois dans la chaleur des luttes int6-
rieures.
Ensuite, la Grande-Bretagne ne craint plus, come
au debut, que l'Union Sovi6tique ne voie dans un trait
l'alliance franco-britannique le germe d'une c fed6ra-
tion de l'Europe occidentale >, qui pourrait etre dirig~e
contre elle. En effect, la France travaille A une alliance
avec ia Tchlcoslovaquie; et, d'un autre c6te, les conver-
sations anglo-russes ont dejA commene6 dans les co-u-
lisses. En outre, au course des derni6res semaines la
propaganda sovi6tique a de nouveau administer aux
Anglais une legon de tactique en matibre 'de politique
et de diplomatic, qu'ils ne pourront ais6ment oublier :


les Russes leur ont montr6 que des concessions faites a
leur pays ne seront guere de mise aussi longtemps que
celui-ci n'aura pas envie d'en faire de son c6l6. Tout
compete fait par consequent Londres est entidrement
dispose aujourd'hui a signer le trait d'alliance avant
la Conference de Moscou >.
(Du correspon'dant
de la Neite Ziirciher Zeitung a Londres).

2. Basler Nachrichten (17/2, edition du soir) :
< La conclusion et surtout I'application .d'un trait
d'alliance efficace entire la France et l'Angleterre n'iront
point sans peine. Bien qu'un accord sur les questions
allemandes ait cess6 d'etre une condition pr6alable, cet
accord n'en d6terminera pas moins le sort !du trait.
Comme pour le pacte franco-sovi6tique, la defense
contre une attaque de l'Allemagne figure au centre des
preoccupations. Des examples classiques montrent que
la volont6 de conjurer un danger lointain ne fournit
pas un contenu suffisant A un trait d'alliance. L'Angle-
terre et la France sont de grandes puissances coloniales
et, A ce titre, elles sont aux prises avec des embarrass
ccmmuns don't e'les peuvent mieux triompher unies
que s6p-arees. Mais comment la France 'd'aujourd'hui
pourrait-elle contractor et remplir des obligations dans
ce domaine? Certaines difficulties ext6rieures avec la
crise int6rieure qui en r6sultera ne seront-elles pas in-
surmontables? M6me sur le plan economique, l'harmo-
nisation des interets est une oeuvre rien moins qu'ais6e.
Mais si le nouveau pacte comporte seulement une assu-
rance centre un danger allemand tr6s loign6, il ne
fera qu'enrichir la collection des parchemins st6riles >.
(Du correspondent
des Basler Nachrichten a Paris).



ANNEXE


a) Inte!view de M. Ramadier tm correspoaidant de l'Uni-
led Prcss (13/2) :
La press ambricaine donne une large place a l'inter-
view accord6e par M. Paul Ramaldier, Pr6sident du
Conseil des ministres de la R6publique Francaise, a Jo-
seph Grigg, correspondent de ''United Press A Paris.
Nous reproduisons ci-dessous 1'article de Joseph
Grigg.
13 fe rier.

Dans une intervi.-w exclusive accordee A l'United
Press, M. Paul Ramadier, Presildent du Conseil, a affirm
que jamais encore depuis la fin de la guerre les chan-
ces de paix n'avaient 6t6 aussi favorables qu'actuelle-
ment, et a exprim6 l'espoir que la Grande-Bretagne, la
France et 1'Union Sovi6tique, feraient, apres la conclu-
sion prochaine d'une alliance franco-anglaise, une d6-
claration tripartite commune affirmant leur amiti6 et
garantissant leur assistance mutuelle.
Le chef du dernier gouvernement francais de coali-
lion a regu le correspondent de 1'United Press dans
le salon de l'Hotel Matignon qui sert actuellement de
bureau aux premiers ministres frangais. En raison de
la p6nurie de carbon qui rbgne en France, le bureau
etait A peine chauff6, bien qu'il gelit dehors.
Interrog6 au sujet de la possibiiit6 d'un resserrement
des relations politiques entire les Etats-Unis et la France,
M. Ramadier a r6pondu :







13ULLETIN QUOTIDIEN DIE PRESSE 9TRANGtRE 7


( Cela ne depend pas de nous seuls. Mais nous
sommes prkts a nous mettre d'accord avec les
Etats-Unis en vue d'une cooperation plus 6troite
aussi bien avec ce pays qu'avec tous les autres
pays pacifiques. Le mot alliance n'est pas le mot
just. On devrait parler plut6t de pacte d'amiti6,
et un tel pate n'est pas exclu de notre horizon
politique. Je ne crois pas que les Etats-Unis aient
jamais sign une alliance avec un autre pays quel-
conque, mais do notre c6te, it n'y aurait aucune
difficult6 au sujet d'un pace d'amiti6. o

M. Ramadier a declare qu'il ne croyait pas possible
la conclusion d'une alliance tripartite anglo-sovi6to-
frangaise, mais a ajout6 :
< On est en droit de souhailer que 'a conclu-
sion de alliance franco-anglaise soil couronnee
par une declaration commune des trois puissan-
ces. Ce serait un facteur d6cisif pour la paix euro-
p6enne. >

Le President du Conseil a declare qu'A son avis la
tension entire la Russie So'vi6tique et les puissances oc-
cidentales avait sensiblement 'diminu6 ces temps -der-
,niers :
c On peut dire actuellement qu'il exisle une
r6elle detente et une volont6 de rapprochement.
La Russie s'efforce d'obtenir des relations plus
6troites avec la Grande-Bretagne, et la Grande-
Bretagne a une attitude identique a l'6gard de la
France; et je suis persuade6 que les recents efforts
faits par M. Leon Blum A Londres en vue de la
conclusion d'une alliance franco-anglaise abouti-
ront A de tangibles r6sultats.
Ainsi des points ont 6t6 jets entire I'Ouest et
I'Est; les relations deviennent plus 6troitcs et il
n'y a pas de conflict en vue. Sans doute toutes les
difficulties n'ont pas k6t surmont6es et l'on ne peut
dire sans mentir que toute trace de m6fiance a
disparu. Mais l'atmosphbre est nettement moins
ten'due et il n'existe aucune 6ventualit6 de conflict
ni volont6 de conflict de part et d'autre. >

Interrog6 au sujet de l'attitude de la France au course
de la prochaine conference des quatre ministres des
Affaires 6trang6res qui se tiendra i Moscou, M. Rama-
dier a r6pondu franchement que la France 'demanderait
avec insistence que soit accepted l'id6e d'une f6d6ra-
tion souple des Etats allemands,'la Ruhr 6tant 6cono-
miquement s6par6e du reste de l'Allemagne et le bassin
de la Sarre 6iant compl6tement int6gr6 A 1'6conomie in-
t6rieure frangaise.
< Notre recent memorandum sur la Ruhr a tent6
de concilier l'ide6 de la separation 6conomique
de cette region et de son maintien dans l'orbite
politique de l'Allemagne. Mais le point sur leqpel
nous insistons absolument est l'internationalisa-
tion Bconomique de la Ruhr. I1 est evident qu'il
doit y avoir une interdependance en're le statut
politique et le statute 6conomique de cette region.
Pour que nous puissions 6tre certain que la Ruhr
ne sera pas a la disposition d'une future Allema-
gne aggressive semblab'e a l'Allemagne hitl6rienne,
il est indispensable de placer cette region sous
un regime 6conomique special, et cela entrainera
6videmment des consequences polili-ucs.
Nous ne demandons ni l'annexion de la Sarre
ni son incorporation dans l'Etat frangais. Nous
demandons simplement qu'elle soil incorpor6e A
1'6conomie franchise. Cela aurait aussi des roper-


cussions politiques; mais cela ne revient pas i
une annexion. Nous ne demanderons pas d'an-
nexion et aucun gouvernemcnt francais ne la de-
mandera jamais. >

Harcel par une nouvelle vague de groves et par les
menaces qui se sont manifestoes centre sa champagne
< pour sauver le franc >, le President du Conseil a
accord la prscente interview dans ses moments libres
entre les conferences avec des dirigeants politiques et
des chefs du monde du travail.
Comme le corrcspondant de l'United Press lui de-
mandait s'il pensait pouvoir cmpecher une hausse des
salaires tout en continuant a baisser les prix pour 6vi-
ter une inflation g6n6rale, M. Ramadier a r6pondu par
l'affirmative, manifesiant a cet regard une grande con-
fiance.
< Je suis persuade que nous pouvons poursuivre
avec succ6s notre politique aceueile des prix et
des salaires. II est certain que les travailleurs qui
ne gagnent pas assez pour vivre qui ne peu-
vent assurer leur pain quotidien doivent rece-
voir le necessaire A leur existence. Mais la poli-
tique du gouvernement concernant les salaires
maxima et la baisse des prix doit cire poursuivie
jusqu'h son terme. Et je suis fermement convai.ncu
que la France peut 6vilcr uine inflation effr6nde
et la faillite du franc ct qu'clle le fera. >
Le correspondent de l'United Press a demand alors:
< Pensez-vous que la France peut devenir communist,
comme la crainte en a WtL exprime it l'6tranger, sur-
tout aux Etals-Unis ? >

M. Ramadier a r6pondu :
< Je crois que la France prend de plus en plus
conscience du faith que les communists francais
ne sont pas un corps 6trnnger dans la nation,
mais au contraire un linment de la nation come
les autres parties.
< En rcconnaissant leur influence, qui est jus-
tifi6e par la force numinrique, nous verrons le
probl6me comnmunistc sc transformer progressi-
vement et cesser d'tere co qu'il etait avantla guerre
et surtout il y a une quinzaine d'annses. Nous ne
d6siruns pas exciure los communisles de la nation
pas plus que nous ne voulons 'qu'ils s'en excluent
cux-mimes. Mais nous devons leur demander une
collaboration loyal et sincere. Je me felicite que,
dans mon government, ils aient faith preuve de
comprehension et de moderation. >

Interrogi au sujet de cet autre important problem
frangais d'aujourd'hui la guerre d6clar6e dans les
riches territoircs francais d'Indochine, M. Ramadier a
dit qu'il n'cxistait pas i I'heure actuelle de gouver-
nement vietnamien avec lequel la France puisse traitor.

( Tous les accords 6crits o.nt 6t rompus par
l'agrcssion vietnamienne, suivie par les odieux
massacres et les acles de cruaute ct de barbaric,
et par les destruction syst6matiques incroyables
a notre 6poque. L'excmple le p!us lypique de ces
destruction a Wte sans doute I'an6antissement de
l'Institut Pasteur h Hanoi.
Pour que nous puissions n6gocier, nous devons
avoir affaire A un gouvernement libre, repr6sen-
tant un people vietnamien libre. A l'heure ac-
tuelle, il n'existe pas de gouvernement de ce genre
avec lequel nous puissions traiter.








8 WIULLrnN QVOTWIEN OR PFIRME tMThA-N AE


Nous affirmons, comme nous l'avons toujours
fait, que la France est pr&te i accepter un Viet-
nam libre dans le cadre d'une f6edration indochi-
noise et de l'Union frangaise. La France n'a pas
le moindre d6sir de r6tablir en Indochine un pro-
tectorat ou un regime colonial. En reprenant Ha-
noi et Hue, nous avons manifesto notre force ;
mais notre but est aujourd'hui de nous 6tablir
comme conseillers centre les-divers peuples ind6-
pendants de 1'Indochine. La France ne veut 6tre
ni maitresse ni tutrice, mais institutrice et con-
seill6re. J'esp&re que les Vietnamiens le compren-
dront lorsqu'ils se seront rendu compete de 1'inu-
tilit6 de leurs actes de violence. >>

b) Interview du President RBnmadier au correspondent
de I'Associated Press (15/2) :
Interrog6 sur la politique exterieure de la France au
course d'une interview qu'il a accord6c au correspon-
dant de l'Associated Press, M. Paul Ramadier, president
du Conseil, a declare que cette politique, basee sur le
principle .de la mediation entire 1'Est et l'Ouest, demeu-
rait sans changement. a Nous ne la changerons pas,
a-t-il precise, parce que nous ne pouvons pas lp chan-
ger. >>
Apres s'6tre refuse a prendre au serieux les bruits
selon lesquels la France avait l'intention de se placer
aux c6t6s de la Russie et centre la Grande-Bretagne
et les Etats-Unis h la prochaine conference de Moscou,
M. Paul Ramadier a ajout. :

Nous n'attachons pas moins de prix a l'amilie
britannique et americaine qu'i l'amitie russe. A
Moscou, la France s'emploiera a rechercher une
synth6se centre les divers points de vue qui pour-
ront se fair jour parmi les Allies au sujet du
traite allemand. >

On a dcmande h 3I. Ramadier s'il poursuivrait dans
lcs conferences internalionales la politique de neulra-
lit6 tell tlu'elle a kte fixCe dans ses grandes lignes
par le g6ndral de Gaulle et poursuivie cnsuile par
M. Georges Bidault. M. Ramadier a rdpondu :

< Nous no pouvons pas avoir d'autre po itiquc.
Nous sommes en Europe, places centre l'An:irique
et la Russie. Peut-6tre si nous 6tions en Afrique
ou en Amnrique latine... >

Sans completer la phrase, le chef du gouvernementc
a poursuivi :

Pcnsez a la Belgique, A ]a Hollande, a la
Suede, A la Suisse. Tous ces pays se trouvent pla-
ces, come le n6tre, entire deux grandes puis-
sances. >

Revenant sur l'attitude de la France A la conference de
Moscou, le president Ramadier a faith remarquer qu'un
alignement de la diplomatic frangaise sur celle de la
Russie 6tait hors de question parce que, a-t-il dit, la
politique allemande de la France

a ne coincide pas cxaclement avec la politique
allemande de la Russie, pas plus qu'avec celle des
Etats-Unis ou de la Grandc-Brctagnc. >


La politique etrangere de la France est-elle condi-
tionn6e en premier lieu par sa situation geographique
et sa vuln6rabilit6 aux invasions terrestres ou par la
crise iconomique qu'elle traverse et qui rend indis-
pensable pour elle l'aide des nations anglo-saxonnes ?
A cette question, le President du Conseil a r6pondu :

( La position geographique de la France en Eu-
rope est un facteur invariable de notre politique.
Ceci ne veut pas dire, toutefois, que nous soyons
condamnds A une alliance exclusive avec la Rus-
sie. La crise dconomique est un facteur variable,
'qui peut imposer a notre politique 6trangBre des
changements d'accent exig6s par les circonstan-
ces. >


Nous avons demand au chef du gouvernement
gais qui est un gouvernement de coalition -
presence de repr6sentants de parties si nombreux
divers au sein du gouvernement ne rendait pas
cile la tAche de fixer les directives de la politique
rieure. Sa r6ponse a 6tC :


fran-
si la
et si
diffi-
exte-


a Bien au contraire. Ce qui devient difficile,
dans un cabinet de coalition, c'est de changer les
directives de la politique etrangBre une fois qu'el-
les ont 6t6 fixes. Si je voulais changer I'orienta-
tion de notre politique exterieure dans un sens ou
dans I'autre, meme avec le concours du ministry
des Affaires 6trangeres, je ne pourrais pas le
faire.
Non, je ne crois pas qu'il y ait contradiction
dans le fait qu'un traits de defense mutuelle con-
tre l'Allemagne soit A l'6tude entire la France et
1'Angleterre au moment oi les Allies sont tous
d'accord pour recoiiaitre que l'Allemagne ne doit
jamais retrouver la force qui lui permettrait de
menacer a nouveau ses voisins :,

a repondu le President Ramadier a la question qui lui
a 6tC pose A ce sujet.

< Ces pactes ont pr6cisement pour but d'em-
p6cher un rctour offensif de la puissance alle-
mande. >
Le correspondent a demand finalcment au President
du Conseil s'il partageait l'opinion de nombreux Fran-
gais qui croient que la politiquc britannique et ame-
ricaine tend a reconstituer une Allemagne puissante.
Sa r6ponse A ceite question a 6t6 quelque peu evasive :
q Je ne peux pas croire, a-t-il dit, que la Grande-
.Bretagne et les Etats-Unis songent A la reconsti-
tution d'une Allemagne puissante.
El il a ajout6 :
< Nous ne savons pas ce:que sera demain la
politique de la Russie.
(ROBERT C. WILSON.)


ERRATA
Bulletin quotidien, n* 596, page 6, colonne 2 : a Les
diverse repercussions de la politique anglo-amdri-
cainc >, 13" line, lire :., Chacun sait qdui r&ve...
Bullelin quotidien, n' 596, page 8, annexe, ligne 1,
lire : a les relations amirticano-sovidtiques. >


S.~-"-- P.-- I. Imp. 27, ru NcooPri -31309Prx fa


S. P. 1. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31-3009


Prix : 6 frazes.