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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00038
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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION DOCUM
(MINISTARE DE LA JEUNESSB,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8').






BULLETIN


PRESS


15 favrier 1947.


ENTATION FRANMAISE


MINISTER


QUOTIDIEN-



ETRANGERE



Nouvelle S6rie No 595


1. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la press britannique du 15 fduricr 1947

Toute la press de ce martin se plait A mcttre en vedette
les efforts des mineurs, cheminots et dockers pour aider le
gouvernement a surmontcr la crise du carbon. Elle signal
notamment que les mincurs du Pays de Galles travaillent
dimanche de m6me que lea dockers et un certain nombre de
corporations intAressdes a la solution de la crise actuelle.
Elle donne 6galemcnt une grande importance A la reponse
qu'a faite M. Attlee a I'offre de M. Truman. Le Premier Bri-
tannique a remercid les Etats-Unis do leur geste et a declare
qu'il ne voulait pas priver les nations d'Europe d'un char-
bon qui leur dtait tout aussi n6cessaire qu'i la Grande-
Bretagne. Dans l'ensemble, on a l'impression d'une to~s 16-
gere amelioration. Les attaques centre Mi. Shinwell se sont
apaistes, cc qui, d'ailleurs, ne prdjuge pas de reactions pro-
chaines. La crise domine encore la vie britannique. Elle dc-
meure le principal sujet do l'intkret de la press.
La chronique etrangre est tres peu fournie. Les journaux
signalent que la Grande-Bretagne va soumettre la question
palestinienno a 1PO.N. U. et que les supplkants vont 6tudier
cet apres-midi le memorandum fraunais sur 1'Allemagne.

1. ALLIANCE FRANCO-ANGLAISE
Quatre journaux seulement signalent 1'echange entire les
gouvernements britanniques et franqais des projects respectifs
pour le trait d'alliance ; ce sont le Times, le Daily Tele-
graph, 1e Manchester Guardian, le Daily Mail.
LB correspondent diplomatique du Times croit savoir que
le project francais ne depend pas d'un accord prealable sur
l'Allemagne. (Voir l'article plus loin.)
Selon le rddacteur diplomatique du Manchester Guardian,
qui le laisse entendre, la France proposerait que les deux
gouvernements engagent des negociations distinctes sur une
politique commune A l'dgard de 1'Allemagne, n6gociations
qui se d&rouleraient en meme temps que celles relatives aI
l'alliance. Ii en conclut que la signature du trait d'alliance
en sera facilitde.
Le correspondent du Daily Tdfegraph announce que Ics
conversations anglo-frangaises commenceront la semaine pro-
chaine, et Walter Farr, dans le Daily Mail, informed ses lec-
teurs qu'un pacte franco-anglais, garantissant la cooperation
militaire, diplomatique ct economique des deux pays pour
une vingtainc d'annees an moins scra publiCd la fin du
mois.


2. CONVENTION FRANCO-TCHECOSLOVAQUE
Cos m6mcs journaux annonccnt a la suite de leur article
sur 1'alliance tranco-angiaise que des conversations von
commencer enlre les gouvernements ftan ais et tciecosio-
vaque afin de renforcer lts liens qui existent entire les deux
pays. Scion le corrcspondant ou limes, ccs negotiations se-
raient conduites cans I esprit de la odciaration tranco-.c1eco-
aiovaque du 22 aout 1944, aux terms de laquelic les deux
gouverunements considtralent 'accord de Munich et routes
ses consequences come nut et nori avenue.
Le Madlchester Guardian reproduit une dpS&che de Reuter
daie de Prague, scion laquelle M. Mazarick aurait declare
que :
< Bien que les points de vue tes deux gouverne-
ments frangais et tch6coslovaque sur certain aspects
du problem allemand no soient pas les memes, ils
avaient cependant asscz d'int6rdts communs pour: que
les discussions aient une ,grande importance ,pour
I'Europe. >
3. ACCORD CULTURAL FRANCO-POLONAIS
Les correspondents pavisiens des quatre journaux ddjh
cites annoncent egalemcnt que les gouverinments francais
et polonais out decided de signer un accord cultural.
Le correspondent du Times ddolare :
Les changements important effectuds dans la vie
et dans le territoire polonais rendront plus difficile
le rdtablisscment de 1'amitid franco-polonaise. Ccl
accord cultural en est la premiere tape. >

4. FRANCE
Les correspondants particuliers a Paris du Times -et du
Manchedier Guardian, ainsi que du Daily Telegraph, du
Daily Herald et du News Chronicle donnent des competes
rendus assez d6taillds sur les grvecs symboliqucs qui ont cu
lieu hicr a Paris ot mettent en relief l'appel lance par
M. Ranmadier pour mettre un term A ces manifestations qui
risquent de neutraliser les efforts du government.
Le correspondent du Manchester Guardian 6crit A cc sujet :
i< Les deux syndicats qui causent le plus d'ennuis-
actuellemcnt sont ceux des imprimeurs de journaux
et des fonctionnaires, c'est-i-dire ceux qui, prcisd-
nmnt, ne sont pas contr6lds par les communists.
C'est li un fait d'une importance politique considd-
rable, car il souligne les services que peuvent rendre
les communities s'ils veulent maintenir la discipline
dans los syndicate qu'ils contrOlent.
.* 1'v


DE


'----------
------~'
-----~- -"'









BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


a) AVANT LE TRAIT D'ALLIANCE FRANCO-BIIT.ANNIQUE
(Times, 15/2) :
( Les projects anglais et francais relatifs au prochain
traits d'aliiance contre une nouvelle aggression aleman-
de ont Wt6 Bchanges hier au Foreign Office.
Ces deux traits semblent etre a'ssez courts et au point,
ils sp6cifient la portee et les terms du trait, et expri-
ment le .desir d'une continuity de cooperation eatre les
deux pays. Le project frangais a W4t approuv6 par le
Cabinet de M. Ramadier le matin; et, suivant des d6-
peches en provenance de Paris, ce traits est incon'di-
tionnel, c'est-a-dire que sa conclusion ne depend pas
d'un accord ant1rieur concernant I'Allemagne. Cepen-
dant, le gouvernement francais espere encore que des
conversations entire les deux pays sur toutes les ques-
tions allemandes les interessant directement seront hi-
t6es. De puas, il ne souhaite pas que l'on consider que
ce traits puisse se substiluer A tout accord relalif A la
r6partition du carbon de la Ruhr, au contr6le des in-
dustries de cette region, ou a la security des frontibres
Irangaises.
Du point de vue britannique, on ne consider certai-
nement pas ce traits come un g accord de remplace-
ment >, mais comme ia base manifeste d'un accord suur
I'ALJemagne. En v6rit6, 'des le moment oft la Grande-
Bretagne signera le trait, s'engageant ainsi A agir en
cas d'agress:on contre la France, l'interUt qu'elle devra
prendre aux measures envisages pour accroitre la secu-
rit de la France et pour hlter son redressement se fera
beaucoup plus .direct >.
(Du r6dacteur diplomatique du Times).

b) LE PROBLAME PALESTINIEN.
1. Times (15/2) :
< I1 y aura beaucoup d'avantages a voir evoquer le
problbme palestinien dans toute son 6tendue 'devant les
Nations Unies; on aura ainsi I'occasio'n d'6claircir les
malentenidus actuels et les jugements portes A faux sur
les activities britanniques, et de mettre en lumicre les
propositions concretes des autres puissances. La deci-
sion -de d6f6rer le problbrme aux Nations Unies ne dolt
ccpendant pas emp6cher le gouvernement d'assumer la
responsabiliti 'd'61aborer une politique.
S'6tant sp6cifiquement engages A promouvoir l'indi-
pendance des petites nations vivant actuellement sous
un regime de protection, les Nations Unies accorderont
sans doute toute leur sympathie A la demand arabe.
Celle-ci suggere que l'indepen.dance soit d6sorniais ac-
cord6e A la Palestine en tenant compete 'des d6sirs de la
population qui l'habite actuellement. Cette deinande
obtiendra sans doute I'apipui de toutes les nations orien-
tales; elle s'harmonisera avec les courants id6ologiques
qui, ainsi que le general Smuts l'a r6cemment constate,
sont si puissants dans l'Assembl4e; clle sera enfin sou-
lenue par les puissances qui estiment que l'influence du
Commonwealth s'6tend trop largement i la surf ice du
globe.
Les Arabes de Palestine vont se trouver places 'dans
une position solide. Leur pr6tention a l'ind6pendance
est en elle-meme incontestable. Combiner cette ind6pen-
dance avec la survivance d'un home national pour les
Juifs, tell va etre maintenant la tache que devront af-
fronter les homes d'Etat des Nations Unies >.

2. Daily Hetrad (travailliste, 15/2) :

< L'ensemble de la question palestinienne va 6tre
soumis a I'Organisation 'des Nations Unies.
Cltte decision n'a caus6 aucune surprise. Depuis long-


temps, on estimait que faute d'accord entire les Arabes
et les Juifs, le problem devait etre resolu par I'O.N.U.
et non par une puissance isolde.
Le gouvernement britannique, tout en se consid6rant
comme prrt A continue A exercer les obligations inh&-
rentes a son mandate, n'essaierait certainement pas
d'imposer une solution definitive par la force.
Un problem d'importance mondiale est maintenant
pass sous la jurisdiction 'd'une organisation mnondiale >.
(W. N. EWER).

3. Daily Express (conservateur, 15/2) :
q C'est une sage decision que de soumettre le dilem-
me palestinien A I'O.N.U. II serait plus sage encore de
le soumettre A 1'O.N.U. comme un probleme extr6me-
mcnt urgent.
Car ia Grande-Bretagne a 'dijA porter trop longtemps
sans aide 'son lourd fardeau. I1 est temps, il est grand
temps, que l'on confie formellement le reglement du
probime A l'organisme auquel cette tAche revient nor-
malement : le Conseil 'des Nations.
IU faut bien se rendre compete que la Grande-Bretagne
fait autre chose que de se d6charger d'un probl6me in-
teressant sur d'autres esprits peut-ktre plus ing6nieux.
Elle cesse .de prendre des relsponsabilitbs don't I'agita-
tion et le fanatisme l'empechent de se d6gager sans en-
trepren'dre une guerre contre des peuples avec lesquels
elle n'a aucun diff6rend D.

c) LA CItSE DU CARBON EN ANGLETERRE (Daily Express,
conservateur, 15/2) :
< II est ridicule de consider que la situation ac-
tuelle *de la Grande-Bretagne puisse s'ameliorer de fagon
quelconque avec !e retour d'une tenmprature plus cl&-
mente.
La situation actuelle demand une reorganisation
complete et une nouvelle fagon d'envisager les moyens
don't on peut sortir des difficulties oft nous nous trou-
vons. II faut cesser de nous leurrer et de croire que la
plus 16g6re augmentation dan's la production du char-
bon nous apporterait la moindre security. II faut ap-
prendre a vivre sur nous-mimes et sur l'empire britan-
nique >.

d) LE LIVRE BLANC SUR L'ARMEE (Times, 15/2)
< Jamais on n'a demand avec plus d'insistance une
politique 6tranglre ferme mais prudent. La strategic
mon'diale et la defense du Commonwealth n'ont jamais
presented plus de difficulties et de complexity6 et n'ont
jamais eu A rtre discutees .dans des conditions plus
changeantes.
On a pr6tendu trop vite dans certain milieux qu'un
allegement des charges militaires 6tait aun rembde op-
portun pour faire face A la p6nurie 'de main-d'oeuvre.
Une tentative qui viserait A stimuler le commerce ext6-
rieur, don't depend la prosp6rit6 du pays, en affaiblis-
sant la defense .des routes commercials ne signifierait
rien d'autre que de voler Pierre pour payer Paul.
Une nation qui vit .de son commerce ext6rieur et qui
- quelle que soit 1'itendue de sa 'd6tresse actuelle -
poss6de encore et contr6le beaucoup de products que le
monde envie, ne peut se permettre ,des rem.des de ce
genre. D'ailleurs, la puissance du Royaume-Uni et ses
chances de vivre dependentt dan's une large measure de
ses liens avec le Commonwealth et 1'Empire. En les reli-
chant, nous contribuerions d'abord A l'affaiblissement
des autres nations du Commonwealth, et peu A peu nous
en affaiblirions toute la structure, ainsi que la Grande-
Bretagne elle-mime >.







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE


II. PRESS AMERICAINE



Reve de la press amrienainie hd 14 fuorier 1947

1. LA DEFENSE NATIONAL AMvrfRICAINE

L'opposition de M. Truman i toute reduction du budget
de la D6fense national est rapportde dans toute la pressed.
M. 'ruman dclara A sa conference de press que le gdndral
Eisenhower et le gdndral Mac Arthur sont d'avis que les
reductions prdconisdes au Congrbs e constitueraient une
invitation au ddsastre I1 ajoute que M. Pattersbn estime
dgalement qu'elles risqueraient de ramener < au deuxi6me
rang la puissance adrienne amdricaine.
Commentant dans le Washlington Post ces demands de
reduction budgdtaire, M. Lindley 6crit :

i Un des objectifs les plus dvidents de la politique
sovidtique est une reduction de la puissance militaire
des U. S. A. Dans la proportion oh cette puissance se-
rait diminude, notre influence dans le monde s'affai-
blirait et la puissance militaire sovietique... s'accrot-
trait sur le continent eurasien.

2. NOMINATION DE ;M. LILIENTHAL
M. Truman a pris la defense de M. Lilienthal don't la no-
mination an poste de president de la Commission atomique
est vivement combattue au Sdnat. Le President a declare a
sa conference de press que M. Lilienthal 6tait parfaitement
qualifi6 pour ce post et a ddmenti qu'il eCit des tendances
communists comme Pen avait accused le sdnateur Me Kellar,
son plus grand adversaire. Ces declarations sont largement
reproduites dans la press.

3. ELECTION .PRESrDENTIELLE DE 1948

Le President Truman, interroge A sa conference de press
pour savoir s'il se considdrait candidate a la nomination
ddmocrate i la Pr6sidence des U. S. A., en 1948, rdpondit qu'il
continuerait i assumer les functions actuelles a sans s'occu-
Ver do sa carrier politique >. Les correspondents inter-
pr6tent gdndralement cette declaration comme indiquant que
M. Truman ne refuserait pas cette nomination si elle lul
etait offerte.

4. DIELARATIONS Dn PRESIDENT 'RAMADIER SUR L'INDOCHINE
Elles sont rapportdes dans la pres-se qui met en vale\ir le
fait suivant lequel la France ne reprendra pas les nego-
ciations avec le Viet-Nam et qu'elle poursuivra ses opdra-
tions militaires. Les d6dpches de Paris relovent d.galement
que le Prdsident du Conseil a condamn6 en terms tres
sdv6res les atrocities commises par les rebelles.

5. GPnfmvE DES JOUnNAIUX EN iFRANCE
La grdve des journaux ainsi que la menace d'autres con-
flits du travail sont consid6rees comme mettant en pdril
le programme d6flationnaire du government par les cor-
respondants de Paris qui leur consacrent d'assez longucs
ddptches. Celle d'O'Reilly au New York Herald Tribune est
intitulde : < La France est menacee d'une ,grave crise idu
travail la grdve arrCte la parution do tous les journaux
parisiens l'agitation provoqude par les prix 6ievds s'ac-
croit ,.

6. PRISONNIERS ALLEMANDS
Selon une d6epche de Paris an Chicago Tribune, le cabinet
franqais a examined, hier, la question des prisonniers de
guerre allemands et en est arrived it la conclusion que < la
liberation de ces prisonniers comme Washington l'a deman-
dde placerait la France dans une situation Conomique im-
possible >>.


a) LES ETATS-UNIs ET LA CRISE DU CARBON EN GRANDE-
BRETAGNE (New York Times, 14/2) :

< Tout Amdricain raisonnable approuvera la propo-
sition de d6tourner vers l'Angleterre certain's des char-
gements de carbon actuellement en route vers 1'Europe.
Ce no sera pas grand'chose 6ltant 'donin6 la gravity de
la penurie, mais du moins les Anglais sentiront qu'ils
ne sont pas plus isol-ds aujourd'hui que le jour ooh leur
ile assiegee format le Iseul rempart de la resistance a
I'agression allemande.
L'offre .de secours faite par le president Truman est
significative. C'est en effet un geste spontan6 par lequel
le president se faith I'interpr6te fiddle des sentiments
du pays.
La crise 'du carbon a fail comprendre aux Britan--
niques combien leur position dconomique est vuln6ra-
ble, 'maintenant que la guerre a priv6 la Grande-Bre-
tagne de la plupart de ses avoirs et pr6cipit6 la dislo-
cation de 1'Empire.
La plus grande menace centre la d6mocratie reside
dans le d6couragement des peuples 'democratiques. Si,
en raison des difficultis actuelles, le people britannique
perdait courage, si les forces de la dImocratie en
France, en Scandinavie, en Italie, en Allemagne renon-
caient au combat, :alors la cause 'de la dhmnocratie serait
irs'm6'diablement affaiblie. Les Etats-Unis ne peuvent
pas le permetlrc.

b) AUTOUR DE LA CONFERENCE DE MOSCOU. .

1. New York Times (13/2) :

e Par la nature mnme des n6gociations qui porteront
sur le problime crucial du trait de paix avec I'Alle-
magne, la Conf6rence de Moscou sera de beaucoup da
plus important de toutes les conferences sur les trai-
tds.
Si le government sovi6tique ne pouvait logerl les
correspondents, la Conference si important pour la
ipaix et la s6curit6 du monde aurait dfi avoir lieu ail-
leurs.
Il ne fait pas de 'doute que les logements sont &
Moscou aussi rares que les marchandises et les autres
facilities. Mais il ne fait pas de doute non plus selon nous
que des logements de fortune (aui besoin des baraque-
ments de bois) pourraient 6tre trouvds pour 53 journa-
listes amdricains de plus si le gouvernement sovi6tique
le voulait vraiment. De plus, il' ne fait aucun doute
selon nous que la veritable raison de la stricte limita-
tion 'du nombre des journalists est Ie ddsir russe bien
connu de lever le rideau de fer aussi pen que possi-
ble >.

2. Wcashzinf < Le 11 '6vrier, A Chicago, le Secr6taire d'Etat ad-
joint, M. William Benton, a prononc6 un intbressa'nt
discours sur la liberty d'information.
Au course de ce discours, il a pos6 cette question :
Pouvons-nous esp6rer que le temps est venu de tra-
duire en actes notre champagne 'de declarations sur la li-
bert6 d'information? La rpons.e est oui, et la meilleure
occasion qui puisse se presenter au D6partement d'Elat
de commencer i le montrer, e'est de persuader la Russie
de respecter un engagement sur la liberty .de la press
nu course de la prochaine conference des ministries des
Affaires ,6trangdres A Mosco'u.
It est trbs important que le Dbpartement d'Etat ne
laisse pas penser au people am6ricain que dans les
relations avec la Russie, la < r6ciprocit6 > ne joue que
dans un sens et que seuls les Etats-Tnis sont obliges
do respecter leurs engagements >.


_ I____ __I~I______~_~__ _I


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4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANGARE
veopmn paif-iqu tlercoprtonanceae


Il. PRESS SOVIETIQUE



La signature des traits de paix avec les anciens satel-
lites Ide l'Allemagne (Novoe Vremia, 14/2) :

Le 10 f6vrier s'est deroulec A Paris la c6remonie offi-
cielle de la signature des traits de paix avec l'Italie,
la Roumtanie, la Bulgarie, la Hongrie et la Finlande.
* Par cela mime, une tape important a 6te franchise
dans la voie de I'organisation du monde d'aprBs guerre.
La conclusion de ces trails de paix ouvre la voie a la
normalisation de la situation economique et au releve-
ment de ces pays ce .qui, indubitablement, aura ule r6-
percussion des plus favorable sur 1'ensemble de l'6co-
nomie europ6enne.
L'Alaboration des traits de paix a dur6 plus d'un an.
Les armistices existants ont servi de base pour la mise
au point des traits de paix. Ces armistices compor-
talent, en plus des clauses militaires, plusieurs dispo-
sitions d'une extreme importance du point de vue des
conditions pr6alables A l'6tablissement de la security
international, de la liquidation, du fascism et de la
democratisation des regimes des anciens satellites de
l'Allemagne. a
Malheureusement, comme on le salt, toutes les parties
interessees a I'l6aboration des traits n'aspiraient pas
dans la mime measure a cr6er des bases v6ritablement
d6mocratiqces.
Dans leurs grandes lignes, les textes d6finitifs des
traits de paix sont conformes aux int6erts de la paix
d6mocratique don't 1'Union sovi6tique s'est failed le
champion. Les cinq traits component des clauses obli-
geant les Etats intfress6s h ne pas tolerer la renais-
sance d'organisations politiqucs militaires ou para-mili-
lairps don't le but serait de priver les peuples de leurs
droits democratiques. Etant donn6 les recenles lenta-
tives pour faire renaitre le fascism, ces clauses sont
d'une actuality particulierement brfilanle. Les conplots
fascists d6couverts en Hongrie, en Italic, en Bulgarie,
les d6pots d'armes d6couverts en Finlande, les mani-
feslations fascisantes \qui ont eu lieu A Rome I. jour
de la signature du traitA de paix, tout cela prouve de
facon eloquente que, bien que le fascisme ait tc66 erasd,
tous les fascismes n'ont pas encore d6sarme. Les
forces ultrn-rCaclionnaires dans les pays de i'ancien
bloc hitllrien ne cessent de tranier leurs intrigues. Ils
ne se heurlent plr' toujours, lant s'en faut, A une riposte
serieuse des autorit&s de ces pays qui cherchent l'aide
des milieux imp)rialistes de certaines grades puis-
sances. Les peoples et les gouvernemnenis des a, ciens
salelliles de l'Allemagne doivent encore purer I'nppa-
rcil adminiislralif et Lconomique el dctruire la puis-
sance ccononiique des groupcenents qui onl conslitub
le principal appni du regime fascisle dans les pays en
question.
Les inl6rils esscnliels des peuples qui Isplirenatl une
paix slidee exigent la mise en oeuvre des causes qui
prenncnt la defense des droils d6umocraliloues des peu-
ples et s'i6lvent centre routes les lenlalives de renais-
sance des organizations fascites, sous quelques former
que cc soil.
Les Irails de paix donnent de serieuses responsa-
bililds aux Elats vain is. 11 va de soi que les pays qui
onl pris part A I'agression au,: cet6s de I'Alleniagne
doivent ripondre des cres ris perplrmds. Cependant, les
clauses des trails de paix dInvivenl tre la base Ile la
r6organisalion dem6ocralique de ccs pav.i pour Icur dC-


veloppement pacifique et leur cooperation amicale avec
les autres peuples. i


IV. -- PRESS POLONAISE


a) Les taitds avec les satellites de l'Axe (Polska Zbroj-
na, armee, 13/2) :
( La veille encore de la signature des traits de paix
avec les satellites de 1'Axe, certain organes de press,
dans les,pays de l'Ouest europ6en, alarmaient 'opinion
publique en r6pandant la nouvelle que plusieurs pays
refuseraient d'apposer leur signature au bas des traits
de paix. On laissait A entendre surtout que la Yougo-
slavie ne signerait pas le trait avec l'Italie.
Or les traits ont about, mais grAce seulement aux
compromise et aux concessions mutuelles. Les plus gran-
des, les moins proportionn6es A ses sacrifices pendant
la guerre, ont 6t6 demandAes A la Yougoslavie : le re-
noncement A des territoires qui lui reviennent ethni-
quement. Et la Yougoslavie a consent A une nouvelle
immolation sur l'autel de la paix.
Les traits ont 6t6 signs. La paix, dans une s6rie
de points n6vralgiques de l'Europe, est devenue effec-
tive, malgr6 les 6normes difficulties qui s'6taient accu-
Iulecs sur son chemin. Nous pouvons envisager I'ave-
nir avec confiance en esp6rant que bientBt une paix
durable s'6tablira sur le monde et permettra aux na-
lions de progressed en security vers un meilleur len-
demain. >

b) LA GRACE PRESIDENTIELLE.
1. Rzeczpospoli1a, officieuge (13/2)
< Un des premiers documents sous lequel le nouveau
president de la Republique polonaise a appos6 sa signa-
lure a tCd l'acte graciant le conspirateur Rzepecki et-ses
complices. Ce geste met en evidence la ligne politique
de la Pologne nouvelle.
Revenue a la vie dans les conditions p6nibles que
I'on salt, aguerrie dans la lutte et se retrempant par le
travail, la Pologne ne se laisse pas guider par des sen-
timents de vengeance. L'acte de grace du.president est
uri temoignage de la force de la nouvelle Pologne. La
d6mocratie victorieuse ne redoute pas les intrigues sou-
terraines. >

2. Glos Ludii, parli ouvrier (13/2)
< On se rappelle les conditions dans lesquelles le pro-
Idlariat polonais a dfi mener le combat cntre les deux
gierres mondiales. En ce temps-la, les condemnations,
dans les process des communists, 6taient prononc6es
ponr fails d'organisation, diffusion de tracts, groves,
propagande poli!ique. On chercherait en vain, dans les
dossiers de cetle epoque, des cas d'assassinal de mili-
lants du clan gouvernemental, de vol et de pillage, d'cs-
pionnage militaire. Le movement communist illegal
d'alors Mtait loin de tout ce qui sali t ensanglante au-
jourd'hui la clandeslinitA polonaise. Et malgrn cela, le
journalist S. Cat-Mackiewicz 6crivait alors textuelle-
uenl : s Nons devons denser autour de chaque potence
ah I:quelle se balancera le corps d'un communist polo-
nals. >>
II seraif bon ie se demander ce qu'il adviendrait des
liberals politiques en Pologne, si les gens de la clan-
deslinith actuelle s'emparaient des leviers du pouvoir.
Un r6actionnaire 6migr6 n'a-t-il pas (lit : < On fusillera
cent ou deux cent mille personnel et on aura la paix >?









BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGERE


La greve des journaux frangais (La Tribune de GenBve,
n4/2) :
< Sans parler des consequences ordinaires, la grAve
qui vient de se d6clencher peut avoir des repercussions
particulierement graves et d'une portee incalculable,
non seulement au point de vue financier, mais encore
au point de vue politique. Certains journaux risquent,
si la cessation du travail se prolonge, d'etre accules A
la faillite. On n'ignore pas que plusieurs d'entre eux
luttent A grand'peine contre les difficulties sans cesse
croissantes. Une Apreuve supplbmentaire est de nature
A entrainer leur perte. Ce serait d'autant plus regret-
table que, dans le nombre, se trouvent des organes n6s
de la liberation et qui se distinguent par leur ind6-
pendance et leur franc-parler. Pr6cis4ment, on se de-
mande si la gr6ve, en definitive, ne favorisera pas les
manoeuvres de certain capitalistes qui r&vent de remet-
tre la main sur quelques gros journaux don't ils feraient
les instruments de leur politique. Ils y reussiraient
d'autant plus ais6ment que le regime de 1'autorisation
pr6alable touche A son terme.
11 y a 1A un danger tres reel qui n'6chappe pas aux
observateurs perspicaces. La press asservie a la grosse
industries et aux grandes banques a fait jadis beaucoup
de mal. La liberation avait fort heureusement assure
aux journaux une large ind6pendance morale. On dB-
plorerait un retour aux erreurs du passe, surtout en un
temps of il imported ,que 1'opinion publique soit ren-
seign6e d'une maniere A la fois ample et objective, afin
de collaborer utilement avec les pouvoirs publics. &
(Du correspondent de la Tribune de Gendve
A Paris.)


Une declaration du Prisident Truman


L'offre d'envoi de carbon americain A la Grande-
Bretagne, annoncee hier par le President Truman a sa
Conference de Presse, occupe la premiere page des
journaux et est favorablement commented. M. Truman
d6clara notamment :

< Le Gouvernement americain est pr&t A faire
tout ce qui est en son pouvoir pour aider le peu-
ple britannique dans sa crise actuelle de combus-
tible. Bien que nous n'ayons recu aucune demand
d'aide de 1'Angleterre, j'ai donn6 les instructions
au capitaine Granville Conway pour qu'il d6ter-
mine quelle quantity de carbon peut ktre d6-
charg6e dans les ports britanniques ct dans quel
delai, le plus court possible.
...II y a dans le voisinage des iles britanniques
un certain nombre de navires qui transportent le
carbon a d'autres pays europCens. Peut-6tre est-
il possible de d6tourner certain de ces navires
vers les ports anglais. En raison de la crise ac-
tuelle en Angleterre, le repr6sentant des U. S. A.
A l'Europcan Coal Organization, qui sirge A Lon-
dres, a recu pour instruction d'appuyer toute de-
mande de changemcnt de destination des envois
de carbon actucllement en mer si tel est le d6sir
des Britanniqucs. >


S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


V. PRESS SUISSE


ANNEXE