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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00036
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SERVICES FRANW(S
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSB,
DES ARTS ET DES LETTAES)


Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8*).





BULLETIN



DE PRESS


13 f6vrier 1947.


QUOTIDI EN-W



ETRANGIRE


Nouvelle 86rie N 593


I. PRESS BRITANNIQUE


euvue de la press britannique du 13 f vuier 1947

1. LA CRISE DU CARBON
Toutes les mnanchettes et premieres pages des journaux
de ce matin sont exclusivement reserves :
1 Aux peines encouirues par ceux qui ne se conforme-
raient pas aux measures edictaes par le Gouvernement au
sujet de la consommation de courant electrique. Ces pei-
nes pourront aller de 100 livres L trois mois de prison.
2 Aux nouvelles measures prises po-ur acc6lrer 1'achemi-
nement, le d6chargement et I'extraction du carbon dans
les grands centres industries. Ces measures concernent
notamment la suppression 6ventuelle de trains de voya-
geurs et de marchandises, l'utilisation de tons les docks de
Londres qui n'avaient pas At6 reservAs au d6chargement du
carbon, 1'emnploi des vWhicules* militaires.
30 A l'extension des restrictions A toute la Grande-Bre-
tagne.
4 A la diminution 'de 1'eclairage des voices publiques.
5 Aux repercussions de la'crise sur certaines branches
de 1'economie %Nenurie prochaine de cigarettes, interdiction
formelle des courses de levriers, aventuelle non-validite
dos bons de textiles, reduction de la pression du gaz).
6 Au ch6mage croissant caus4 par la fermeture de nom-
breuses entreprises.
Le Manahester Guardian reproduit A son tour les decla-
rations de M. Lehman, publides hier dans le Times, qui
invitatt le Gowvernement amnricain A envoyer immddiate-
ment du carbon en Angleterre.
A ce sujet, le correspondent special du Daily Mail A
Washington 6crit que I'Am6rique est prete a diriger ses
cargo de carbon qui se trouvent en haute-mer et qui sont
destines A d'autres pays europdens, vers les ports de
Grande-Bretagne. Un porte-parole britannique a dmis cer-
taines reserves sur ce project, en ddclarant notamment que
les pays A qui ce carbon 4tait d'abord destiny devraient
atre consults et que la Grande-Bretagne n'etait pas en
measure de payer ce carbon en dollars. Elle pourrait ce-
pendant le rendre tonne pour tonne A une date ulterieure.
D'autre part, un accord serait intervenu entire les compa-
gnies de navigation amdricaines et britanniques, sur ]a
question du carbon de soute. Le corre'spondant particulier
du Manchester Guardian signal que la press amdricaine
reserve une grande parties de ses colonnes A la rise britan-
niqae et que ea o rganes cpnservateur eon font retmtnber
la re'sphhbftlit. srw Ic Gihtetre'dnit t'rtrlTTifte.


2. BULGARIn
Les journaux annoncent que le Gouverncment britanni-
que vient de reconnaltre de jure le Gouvernement bulgare.
Le Times reproduit le texte de la note britanniqu6 remise
au MinistBre des Affaires Etrang6res bulgare.
Lc correspondent diplo.matique de ce journal ts~ouve dans
vette decision la preuve du desir qu'a la Grande-Bretagne
de voir 1'Europe revenir A des conditions normales et la
Bulgarie jouir d'un regime vraiment d6mocratique.
Le correspondent diplomatique du Manchester Guardian
se montre sceptique sur l'influence de la note auprBs du
ouvernement bulgare qui, selon lui, continue A violer
Ioutes les libertds et L etouffer toute opposition.
Le Daily Telegraph et le Daily Worker mentionnent 4ga-
.ement cet'e nouvelle, le premier tres bribvement *et le se-
cond en la commentant : le gouvernement bulgare demand
A la Grande-Bretagne de se rappeler avant de la critique
pour ses actions passes et presentes, dans quelles condi-
tions a et5 cr66 le u front de la patrie v.

3. S'cURITr AMfRIcAINE
Le Times, le Daily Mail, le News Chronicle, le Daily Wor-
ker, annoncent que les Etats-Unis et le Canada se sont mis
d'accord sur la standardisation de leurs armaments etsur la
collaboration &troite dans le domaine militaire et P'utilisa-
tion r6ciproque de leurs bases terrestres, navales et aArien-
nes. Le Secretariat general de l'O.N.U. a etd inforxmn des
intentions des deux gouvernements qui estiment que leur
collaboration militaire contribuera A la stability mondiale:
et A la creation d'un reseau de security efficace.
Le Times reprodait une ddp& he Reuter selon laquelle
accord serait absolument distinct des conversations actuel-
lcment en course entire la Grande-Bretagne et los Etats-Unis.

4. CONFERENCE DES SUPPLANTS
Le Times donne un expose tres detaill des propositions
britanniques sur la participation des petites puissances A
la redaction du trait de paix avec 1'Allemagne et aucnn
commentaire n'accompagne cet exposed.

:, Si le Gouvernement allemand, precise le Daily
Telegraph, acceptait, au moment de la redaction d-i
traitS, 11 se verrait accord le droit d'exprimer son
opinion. >
5. ALLEMAGNE
Herbert Ashley, corresp-ndant diplomatique du Daily Tel'.
graph, public un article intituld : c Les q7atre pgni ges
neuvent-elles convenir d'une pJtiique coaummntw VA1-
leidmrWneI ? '. :voitr det rtl*fe ptc s iVRi.)


LA DOCUMENTATION FRANAISE


MijlNtlil







2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


6. ITALIE
Le correspondent diplomatique du' Times announce qge la
Grande-Bretagne a r6pondu favoablcment aux dem ndes
italiennes de revision du traike et qu'elle en a inform les
Gouvernements allies.

7. FRN.CE
Le correspo-ndant parisien du Daily Telegraph intitule son
article : Vague de gives en France-- le Cab.net refuse
les demands d augmentat.on de salaires ,. II declare que la
gre\e des journaux s tcndra pobailenemLncr L tou: le pays ct
que les syndiants entende.,t se -ervir de la grive pour f'aire
pression our ic Gouvencenen;. II s.gn.ie des gievc. dans le
co.ps cnscignaut tie Ptais. chez ccrtain s onctionnaiile des
postes (et au.res minis'nrei) et clhz lc. garag.s.cs.

8. ALLIANCE FRANCO-ANGLAISE
Un court article du correspondent du Times est consacrd
1 l'examen par la Commission des Affair's itrangrns., de
l'Assembl6e du project 0 alliance franco-anglaise. La rt:sulu-
tion a .te auop.c, colitre ls vues commn.s cs. pout que
ce:te alliance sot signCe avant la Cjonfrence de Moscou.
Toutcfois la Commission a envoy une DcQegation aupics de
M. B.aau.t, alin de lui d.mandr. que ia Fraice obtienne des
ga.a.at.es es a.n .e.es pour sa scuit6 enu ce qui conceine le
prub.6me ailemand.

a) I.ES AI.LIES ET L'ALLEMAGNE (Daily Telegraph, 13/2,
conservateur) :

c Les Elats-Unis, la Grande Bretagne et la France ont
faith connai.re d-puls longtcmps leur point d. \ue A
propos de 1'A.lemagne. Le prem.er expose iormel 6ma-
nant de la Russie a 6i6 lait seu.emrnt vendredi dernier
A ia Conierence des Suppleanis a Londres, par l(s re-
pr.6,enlants ukrainiens.'
M. Byries a unaii ia politique ambricaine lors du
discourse qu'ii prononca A S utigar., alors qu'il 61ait
encore SecrCtaire d'E.at. A cette occas-on, ii decara
que l'occupation aliibe en Allemagne dcvait se pour-
suivre pendant une longue p6riode, mais qu'un gpu-
vernement provisoire devrail itre 6tabli pour rediger
une Constitution f6d6rale pour I'Allemagne. II ajouta
que les fron.ieres polonaises deva-ent 6tre revisves et
que les revendicalions IranCaises sur la Sarre devaient
6tre satisfaites, mais que la Ruhr et la Rh6nanie re de-
vaient pas lire d6tach6es de 1'Allemagne.
La Grande-Bretagne se prononce en laveur d'un gou-
vernement federal en Allemagne, tout en r6servant cer-
taines functions A une auiorit6 central.
La France veut I'internationalisation de la Rumr, le
d6tachemeht de la Rh6nanie, et la creation en Ailema-
gne d'un certain nombre d'Etats f6dratix, don't clacun
serait represented dans une Assembl6e cen:rale. En ce
qui concern la Sarre, elle propose que celle-ci reste
politiquement allemande, mais fasse parties du syditme
Bconomique de la France au moyen d'une union doua-
niere et monetaire.
La Grande-Bretagne est prete h accepter ces propo-
sitions, sous'reserve que des ajustements soient appor-
tBs au montant des reparations dues A la France. Elle
contest, par centre, les demands frangaises relatives
a la Ruhr et A la Rh6nanie.
A exception de l'expos6 ukrainien, la Russie n'a
soumis aucun memorandum A propos de P'Allemagne.
Les Ukrainiens veulent voir s'6ta-blir en Allemagne c un
Etat d6mocratique unique >, avec des provinces auto-
nomes, et un gouvernemental central < 61u par !e peu-
ple .
I1 est -regrettable qu'aucune des puissances occiden-
tales'ne sache r6ellement ce que veut la Russie. Veut-
uell# qt" i'All tmngnitl s" redrts'V oMi rest unt lautlis ? Eh


depit de l'invitation fai:e par les U.S.A. et la Grande-
Br'tagne A << d autres puissances > de se joindre A leur
podi.,que de fusion des zones, faut-il admtire que cette
fusion des zones britannique et ainm6rcaine signifle que
la zone orientae de i'Aiemagne est perdue pour les
puissances occidentales ?
La Russie 6.ant un pays communist, il est raisonna-
ble d'admettre qu elle desire voir se r6pandre parmi
les Alemands, l'opinion que les Britanniques et les
Am6ricains ont 6chou6 dans leur zone et que les Alle-
inands doivent turner leurs regards vers 1'Est, d'oi
leur viendra i'aide don't ils ont besoin. Ce n'est plis
p jr riea qje M. Byrnjs a lanc6 I'avertissement que
< ,'A., mjgne ne doll pas dcve.ir un p.on dans une
lut.e einre iEA et I'Ouest et le satellite dune puissance
que.conque >.
La situation d2 l'A;lemagne est grave. I1 est A esp6-
rer qui les ministres des Affaires e6rangeres seront
as.cz sages pour se meidre d'accord en premier lieu et
rapidmnent sur une politique propre A assurer un
,edressenient conomique g6n6rail dans ce pays. Si un
te, reau.ta. ne peut ere ob.enu avec l'appui sovi6tiqde,
il faudra essayer de 1'ob.enir sans cet appui. o
(HERBERT ASHLEY.)

b) LA CRISE DU CARBON EN GRANDE BRETAGNE.
1. Times (13/2) :
< Les socialisles ont pr6tendu qu'ils savaient pr6voir
et laire des plans a I'avance ; le caracitre special du
parti travainiste, c est qu'it repose sur la contiance des
.syadicaLs. Les ministres peuven.-ihs maintenant mettre
sur pied et appiquer le C6vere programme de redres-
semniL qui est necessaire ? Peuveat-ns obiiger les syn-
d.caLs a tourjir [omae alie possible de la part de tous
leurs meinbres pour soutenir la champagne en faveur du
rcinuemnt / S'iSs a'attaquent a cete tache, a I'exciusoon
d. Luue au.rc, Ls peuvent eire suirs d'avoir la con-
fiance et I'appui de tous les citoyens, et, s'il en est
ainsi, nul n'a besoin de d6se-p6rer de i'avenir. >

2. Daily Telegraph (13/2, conservateur):
e Maintenant qu'a .6t6 ressenti le premier choc r6sul-
tant de la prise soudaine de measures d'excepton rigou-
reuses, ii est 16gitime et mime indispensable de com-
menter indirectement ce qui vient de se passer. Le pu-
blic se chargers lui-m6me de rendre le jugement, mais
it a le droit de demander et il le demand, du reste
comment on a pu laisser pareille situation se d6ve-
lopper. Une situation exceptionnelle, qui r6vele dans
chacun de ses aspects un manque total de pr6voyance
et de directives, a surgi en d6pit de la presence A la
Lte du pays d'un gouvernement pass maiire dans 1'art
du dirig.sine. >

3. Daily Express (13/2, conservateur):
< A partir d'aujourd'hui, c'est une faute punissable
de prison que de se servir de l'electricit6 pendant les
heures interdites.
Mais une limited devrait ctre fixee A cette decision d6-
testable, aussi ncoessairc qu'elle soit. Car si clle dure
indefiniment, elle d6truira la bonne volont6 don't la
vaste majority des citoyens raisonnables a fait preuve
h 1'6gard des autorit6s dans cette crise. >

4. News Chronicle (13/2, liberal):
a Le Cabinet s'occupe maintenant de la rise du
oharbon de la meme faqon qve s'il s'agissait d'une ope-
ratitll mHlittnirt'. Un Colni~t cepttil 1 tlirecion a eti








, BULLETIN QUOTIDIAN DE PRESS ATRANGARE


cre6 et des decisions seront prises dans le minimum
de temps. Une decision semblable est essentielle pour
un plan Bconomique directeur qui devrait comprendre
tous les aspects de la main-d'osuvre et des resources
productive du pays.
Lorsque les lampes et les feux fonctionneront A nou-
veau et que l'industrie sera remise en route, le gouver-
nement devra A tout prix emp6cher la nation de retom-
ber dans l'6tat de coma qui a pr6eced cette crise. Le
m6me sens de l'urgence doit continue A regner dans
le pays pfndant de nombreuses ann6es. Le gouverne-
ment doit donner a la nation un plan directeur et
cro6e. l'organisme central chirg6 de l'appliauer. Un
plan britannique quinquennal ? Ces mots, seuls, attire-
raient attention du people. Le moment est venu de
passer A Paction. >

5. Daily Worker (13/2, communist) :

o Les nouvelles decisions du gouvernement doivent
recevoir l'appui cordial du people entier. C'est une
crise national, et c'est une obligation pour toute la
nation d'y faire face avec toutes ses resources.
Rien ne pourrait dtre plus encourageant que la bonne
volont6 du citoyen moyen de faire face aux difficulties
qui sont'in6vitables et de r6pondre aux appeals qui lui
sont faits pour des restrictions n6cessaires.
C'est une nouvelle preuve du fonds in6puisable de
resolution et de bonne volont6 qui est A la disposition
de la communaute. >>



II. -- PRESS AMERICAINE



Reiue de la press americqine du 12 fdvrier 1947

1. RELATIONS ENTIRE LES ETATS-UNIV ET L'U. R. S. S.
Les relations entire les Etats-Unis et 1'U. R. S. S. font en-
core 1'objet de nombreux articles dans la pressc- amricaine,
qui relive aujourd'hui un certain nombre de problems qui,
dit-elle. crgnt une tension entire Washington et Moscou.
Krock, correspondent politique du New York Times a
Washington. constate que cette tension a des effects sur la
Spolit'que interieure americaine et qu'elle est i la base de
la lute que rnmnent certain rdpublicains centre la nomina-
tion de M. Lilienthal au posted de president de la Commission
de I'Sne'rgie atomique. Elle serait igalement une des raisons
de l'opposi'ion des ripublicains A la roconduction de la loi
permcttant au gouvernement am rricain de signer des accords
commcrciaux avec des pays strangers sans les soumettre h
la ratification du Senat. Ellc serait aussi la cause de l'oppo-
sition rl'un group important du Congres is de nouvelles re-
ductions du budget federal.

2. CONFRENCEn DIE Moscou

Stanford, correspondant du Christian Science Monitor a
Washington, ucrit que la prochaine conference de Moscou
fournira l'occasion au g$niral Marshall d'avoir des conver-
sations avec le marechal Staline. II rappclle que M. Byrnes
avait reussi en quelques jours, en dccmbre 1945, h resoudre
un certain- nombre de problimcs arrmr!cano-russes. II espere
que Ic ge niral Marshall pourra faire de mrme. II pense que
cce dernier scra amenA is traiter : 1 la question du Lend-
Lease russe que le gouvernement de Moscou s'est refused.
jusqu'h present. A discuter ; 2 le probleme de ]a Coree oh
les relations am6ricano-russes ont about A une impasse;
3 de la Chine ct de la Mandchourie ; 40 des questions stra-
tegiques. comme cells des Dardanelles et dnu Spitzherg.
Enfin, d'autrcs sujets, tels que la question polonaise, desar-
moment et contr6le atomique.


Crise brflannique.
Un editorial du Wa.shington Post trai'ant de la crise an-
glaise se fait 1' cho des inqui6tudes manifestoes hier par
Lip.pmann et conclut en ces terms : o Comme Lippmann le
dit, ce qui se passe en Grande-Bretagne aura une repercus-
sion vitale sur nos relations internationales. ,
Anne Mac Cormick, dans le New York Times, considi b,
elle aussi, que la situation financiere de la Grande-Bretagne
est h la base de ses difficulties et qu'ellc ne pourra pas en
particu'ier continue h jouer un r6le en Allemagne si elle ne
dispose pas des devises n6cessa-res. Elle ajoute a Ainsi,
rien que pour I'affaire allemande, il est important pour nous
que la Grande Bre'agne soit capable de jouer un r6le impor-
tant dans le r6tablissement de la paix. L'alternative serait
une reduction de notre influence et un aceroissement de celle
de la RuEsie. *
Alsop. de son c6t6. se demand si l'aile americaine a la
Grande-Bretagne a 6'6 suffisante et si ectte dernisre pourra
continue a assumer ses responsabilitds. Sinon, dit-il, nous
aurons un vide politique en Europe et en Asie et cette 4ven-
tualit6 pose la question suivante : avons-nous eu raison de
marchander avec une tell Aprete avec nos allies ?

3. PROJECT FRANgAIS SUR LA RUHR
Un editorial du ChristPan Science Monitor declare que la
France mer'te la gratitude des Allies pour son important
contribution i la Conference de Moscou. II estime que les
Americains et particulirement les Russes doivent 6tudier
, sdrieusement n les plans frangais. Ces plans, conclut 1'ar-
ticle, constituent un programme positif don't les objectifs
secont compris et approuv6s par de nombreuses personna-
lit6s internationales.
Dans le Washington Post, Andr6 Visson d4c1are uoe les
plans franqais sont les plus concrets et les plus d6taillis qui
aient ete jusqu'ici soumis par les Allids. Washington ct
Londres se rendent toutes deux compete que le so'-disant pro-
blime a'lemand qui est on fait, le probl6me de I'Europe
commence en France et que lc barrage le plus efficace
centre la vague communist en France est la disparit'on du
mecontentement social. grace au redressement economique
'et Sa l'limination cer'aine de tout -danger allemand.
De La Haye. Hoffman icrit au New York Times que les
propositions franca;ses d'6tablissement d'un contrOle inter-
national sur les industries de la Ruhr ont ete favorablement
accueillies en Hollande. II ajoute toutefois aue le transfer
Sla France d'une parties de la production sidsrurgique do la
Ruhr n'est pas anprouve par les Hollandais, parce qu'ils dp-
sirent clue l'industrie sidururgique .e la Ruhr soit en me-
sure -de fair concurrence sur leurs marches avec celle do
la France. la Belgioue et le Luxembourg s. Ce cprrespondant
declare par ailleurs que les Hollandais sent -enti6rement
opposes aux n1ans britanniques de nationalisation des indus-
tries de la Ruhr :
1 Parce qu'ils en possident une parties ;
2" Parce ou'ils es'iment quo les Allies risqueraient davan-
tage d'en perdre Ic contr6lo.
Enfin, Hoffman rapporte que I'accueil fait par les Bri-
tanniques au Dr. Schumacher a cause une trss vive impres-
sion en Hollande oh l'on declare que la Grande-Bretagne
n'a pas la moindre notion du vrai problsme allemand.

a) LA SITUATION EN FRANCE (New York Herald Tribune,
13/2, edit. europ,'enne) :

< L'insistance de M. Ramadier a bloquer les salaires
est la principle cause du malaise actuel.
Les dissensions ,an sein du Cabinet Rqmadier sont de-
venues extremement marquees, les miniqtres commu-
nistes soutenant une augmentation des salaires, et les
socialistes et les mod6r6s defendant la politique de
M. Ramadier. Mais A c6'6 de l'opposition communist,
M. Ramqdier se trouve place devant la menace de greve
de la C.G.T. et de ses 6 millions d'adh6rents, et de
l'Union G6nerale des Fonctionnaires, qui group
1.500.000 membres. >
(SYDNEY KELLER.)








4 BULLW:'IN QUOTIDLEN DEL PRESSE EBIANGkiRE


b) APRES LE MEMORANDUM FRANCAIS SUR LA RUHR n(New
York Herald Tribune, 13/2, edit. europ6ennel :
< Devant opposition de l'Union Sovietique, des
Etats-Unis et de la Grande-Bretagne A tout ce qui rap-
elle, mime de loin, la separation politique de la Ruhr
u reste de l'Allemagne, les Frangais ont dd se con-
tenter d'un contr6le international 6conomique auquel
ils participeront. Mais leur these n'a pas change. Ils
pensent toujours qu'aussi longlemps que.la Ruhr sera
parties int6grante de l'Allemagne, la pression des Alle-
mands sur les Allies, la tendance des Allemands A la
dissimulation, et les dissensions entire les Allies eux-
mimes, conjugu6es avec le redressement de l'Allemagne
et la propaganda pro-allemande dans les pays allies,
rendront peu A peu le control international moins effi-
cace, jusqu'a ce qu'il finisse par disparaitre complete-
ment.
Le danger de l'6dification d'une nouvelle machine de
guerre allemande peut sembler purement acad.-mique a
ceux qui ne voient dans la Westphalie, province du
carbon et de l'acier, qu'un people affame et des rui-
nes. Mais dans peu d'an.nbes, l'industrie allemande,
peut-6tre avec le concours de capitaux strangers. aura
achev6 le travail de reconstruction dans la vallee de
la Ruhr. II a fall quatre ans et des milliers de vies
alliees pour reduire celle-ci A neant. Ses richesscs na-
turelles sont encore intactes. Le redressement de 1'in-
dustrie europ6enne depend en parties de sa reconstruc-
tion rapide. Mais le r6armement de l'Allemagne en de-
pend aussi. Le.probl6me qui se pdse A nous (st de
savoir comment on peut realiser l'un sans 'autre. >>
(GEORGE SLOCOMBF.)

c) LA PENURIE DE CARBON EN GRANDE-BRETAGNE (New
York Herald Tribune, 13/2, edit. europ6enne) :
< Le gouvernement travailliste, aux prises avee la
temperature glaciale, le blizzard et les tempktes, perd
du terrain dans sa lutte pour constituer des stocks de
carbon dans les centrales 6lectriques du pays et dans
un miller d'usines A gaz.
En plus de la paralysie qui gagne rapidement les in-
dustries nationals, le nombre des ch6meurs connu
hier deuxieme jour des coupures dans la moiti6 du
pays s'elevait A 1.812.000 d'apres les chiffres officials
publics par le MinistBre du Travail.
Jusqu'A maintenant, le r6sultat exact des coupures sur
la vie industrielle du pays est impossible A d6terminer,
mais on salt d.6j qu'il est extremement grave. >
(NED RUSSEI.L.)

d) APRiS IJ PREMIERE CONFERENCE DE PRESS DU GENE-
RAL MARSHALL.
1. Baltimore Evening Sun (11/2) :
< L'impression la plus marquante que I'on garde de
la conference sans parler de la fa.on don't le nou-
veau Secrtlaire d'Etat a tenue celle-ci --- est que la con-
linuit6 de la politique ilrangere de ce pays est assuree.
11 est evident A present .que les principles de notre poli-
tique ne subiront pas de changement. Les autres na-
lions et le people ambricain sont de nouveau assures
que les Etats-Unis resteront pen6trks de leurs rospon-
sabilites et fiddles A leurs engagements en tant que
grande puissance mondiale.

2. Washington Star (11/2) :
c Les remarques qu'a faites M. Marshall au course de
sa conference de press sur la paix et le d6sarmement


sont un excellent resume de la politique constant des
Etats-Unis. Bien plus, quoiqu'elles aient 6tB adress6es
au people des Elats-Ujnis. elles pourront 6tre ktudiBes
avec profit A l'Ftranger, oif l'on y verra une definition
de ce que les U.S.A. consid6rent comme les conditions
necessaires de la construction d'un monde meilleur.
Comme le volt tres bien M. Marshall, il ne peut y
avoir de paix r'elle sans d6sarmement, et point de d6-
sarmement sans paix... L'6nergie atomique, les arme-
ments et l'6tablissement de la paix sont des.problemes
qui restent presque aussi epineux que jamais. Mais,
malgr6 toutes les deceptions, les Etats-Unis, en meme
temps que les autres nations, doivent poursuivre leurs
efforts pour trouver une solution. Ceci est une n6ces-
site imperieuse. It est 6galement indispensable, comme
le dit M. Marshall, que pendant cette p6riode incer-
taine, la politique am6ricaine soit appuyeye par la force
americaine, notamment par un system de service mili-
taire obligatoire. Rien ne pourrait appuyer plus effica-
cement les efforts que faith notre nation pour guider les
autres vers une paix durable. >

3. Washington Posit (11/2) :

< Le contr6le de l'Cncrgie atomique est un defi qui
doit etre relev6, un probl6me qui dolt etre resolu de
fa.on claire, precise, et applicable A cette arme seule.
Si aucun progrds n'est fait dans ce sens, tout espoir de
voir le desarmement s'effectuer sur une base plus large
restera chimerique.
De plus, le problem de la limitation et du contr6le
des armelnents est tres etroitement associe au genre de
paix que les grandes puissances 6tabliront en Europe.
II est 6videmment impossible d'arriver a une solution
satisfaisante tant que ]es grandes puissances n'auront
pas decide de l'avenir de l'Allemagne et que l'on n'aura
pas trouv6 un moyen de soumettre l'6n.ergie atomique
au contr6le international' M. Austin et M. Marshall ont
tous deux montr6 avec une parfaite clart6 que les Etats-
Unis n'ont pas l'intention de d6sarmer seuls pour don-
ner l'exemple. La tache la plus important qui nous
income A present est sans double de fire comprendre
cette politique aux autres nations, afin de rendre pos-
sibles les tapes ultricures, qui seront pabcourues en
leur temps. >>



III. PRESS SOVIETIQUF



Revoe de Ilk press s'ovitique du 12 fLurier 1947

Les rubriques de politique dtrangere marquent toujours la
preoccupation dominant des politiques anglo-ambricaines.
On peut grouper les textes sur les themes suivants :

1. -. LA POLITIQUE AN,CjLO-AMRIRICAINE EN ALLEMAGNE
Tous les journaux reproduisent sous de grands titres une
copieusc dpeche de Berlin de I'agcnce Tass, relative aux
i. actions unilattralees ies autorit6s niricaines de Berlin
i I'egard du movement syndical allemand. L'agence soviW-
tique relve A ce sujet, en conclusion :

En raison de l'intervention de certaines autorit6s
d'occupation dans les questions syndicales intdricures,
la menace de scission est devenue une reality, et on
comprend l'inqui6tude qui se manifesto dans le tnon-
vement ouvrier allemand. ,

L'Etoile Rougie reproduit une announce public ldan le
Frauen Kische Presse :









BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ITRANGIRE


o Si vous voulez etre d6nazifie, adressez-vous a nous
avec confiance, succ6s garanti. Vous aurez seulement
A rd.pondre au questionnaire suivant : personnel (deux
suffisent) vOns ayant vu A l'eglise entire 1933 et 1945,
bref compete rendu de vos hesitations au moment d'rn-
trer au part, citez des temolns (deux suffisent) A qui
vous avez dit que la guerre strait perdue. ,

L'organe de l'armee rouge conclut :

Cela illustre assez joliment le style et la nature
de la dsnazification A laquelle il est proc6dd dans ]es
zones occidentales.

La Pravda reproduit sur pres d'nne demi-page une etude
sur la question du niveau de la production industrielle en
Allemagne. (Voir Particle plus loin.)

2. LES DIFFICULTBS ACONOMIQUES EN GRANDE-BnETAGNE
Tous les journaux reproduisent une sdrie de depoches de
l'agence Tass relatives A la crise du carbon en Angle:erre.
sur les declarations du premier ministry Attlee aux Com-
munes le 10 f6vrier et son allocution radiodiffus6e du meme
jour I la B.B.C., et indiquant la suppression des hebdoma-
daires 'politiques et litteraires entire le 15 f6vrier et le
1"e mars. Les Izvastia donnent une 6tude d'Oxanov sur quel-
ques question's de la politique interieure des travaillistes :
apres avoir mis en lumiere l'ampleur du movement de
revendications sociales qui a amend la victoire du parti
travailliste e 1945, l'auteur enumere les prob.emes qui res-
tent encore & rdsoudre : le logement, l'indemnite de ch6-
mage, l'egalitd de salalre entire les sexes, la lutte centre la
renaissance fasciste. La p:us grande partic de son analyse
est concentree autour de la question des nationalisations :
concernant la nationalisation des houilleres, Oxanov montre
que, si elle n'a pas soulev6 d'opposition de la part des pro-
pridtaires, c'est que 1'induslrie extractive traverse actuelle-
ment une crise et que les indcmni. s verses constituaient pour
eux un baenfice. Concernant la nationalisation du chemin de
fer et de la m6'allurgie, ii expose que la question a dte prati-
quement retiree de l'ordre du jour en raison de l'opposition
soulev6e. Concernant la nationalisation des banques : a) les
i big five n'ont pas det touchees ; b) la Banque d'Angle-
terre a subi simplement un a changement de systime dc
eomptabilit6e et les compensations verses ont suscitd une
serieuse inquietude.

3. INCIDENCES DIVERSE DES POLITIQUES ANGLO-AM]:RICAINES
Tous les journaux donnent d'amples comptes rendus et
reproduisent de copieuses d6peches de Belgrade sur les trou-
bles survenus le 9 et le 10 A Pola, notamment sur l'attentat
au course duquel le gdndral commandant la 13e brigade bri-
tannique a dtd tue. Les journaux communiquent le texte dec
l'appel A la population lance par le colnite de liberation de
la ville d6nongant l'anarchie qui rgnie dans le secteur. Dans
plusieurs journaux, on peut lire des dep6ches de l'agence
'Tass sur : ]es projects .de grande Syric, la guerre civil en
Chine, les troubles de Changhai. La presse reptoduit dgale-
ment un compete rendu de I'ouverture du proccs du V .n a
,Lublin, et notamment les declarations de l'accus6 Kazi-
merczak touchant les relations du correspondent briaian-
nique Salby avec les terrorists clandestine et en particulier
de I'allocution encourageante qu'il leur aurait adressCe au
course d'une parade militaire organiste en son honneur.

a) LEs ELECTIONS soviIrTIQUES.

&. Pravda (12/2) :
a La champagne electoral s'est terminee par un
triomphe compiet de la d6mocratie socialist. Les r&sul-
tats des 6:ections ont demontre les preponderances du
r6gime sovi6tique sur les regimes d6mocra;iques d'autres
Pays. Les propagan.distes 'des pays capitalistes ne peu-
vent rien opposer au fait que tous les electeurs de
I'U.R.S.S. se sent prononces i l'unanimit6 pour les can-


didats des communists et des sans-parti. Les dernieres
Clections ont prouv6 an monde entier que toute la na-
tion soutient notre gouvernement. Combien cette una-
nimit6 est diff6ren;e des 6.cctions qui ont eu lieu dans
'd'autres pays. Au ours des elections par.emenlaires en
Grande-Bretagne en 1945, ip.us de 25 % des .electeurs
n'ont pas participe a la champagne 6lectorale. Au course
des dernieres e.ections au Congris americain, 37 % du
nombre total des Blecteurs n'avaient pas pris part A
ces elections.
Elant donn6 les r6sultats obtenus par les d6mocraties
parlementaires, il nous semble que la nation sovi6tique
est en droit d'expriner son enthousiasme A I'occasion
'des resultats obtenus par nos elections. Dans toutes les
r6publiques f6ederes, le camarade Staline a etB A l'una-
nimitl d6sign6 comme premier depute. La nation so-
vi6tique a d6montr6 de nouveau combien elle 6tait at-
tach6e a la personnel de notre grand chef, le camarade
Staline, inspirateur de toutes nos victoires. Tous les
electeurs des r6publiques f'd6rees ont fai.t le serment,
au course des dernieres elections, de butter avec ardeur
pour les principles de L6nine et de Staline. Les grandes
masses des electeurs ont soutenu avec un enthousiasme
complete les grands militants de notre parti >.

2. Izvestia (12/2) :
< Voici les paroles pronounces par Staline pour quali-
fier les 'dirigeants du gouvernement socia'iste : < Nous,
inembres du comite central du Parti, membres du gou-
vernement, nous n'avons pas d'autre but que la lutte
pour notre ideal, pour le bien-etre de toute la nation.
Nous consacrerons nos vies pour apportPr ]e bonhenr
A des mi lions d'ouvriers. > Aprbs avoir aneanti les
forces agressives, la nation sovietique s'est egnsacr6e
tout entire a la tAche .d'6ducation paciflque. Notre but
principal est\d'organiser notre economic et ngtre vie
culturelle. Les deputiess sovi6tiques doivent' posseder
toutes les qualities indiqu6es par le camarade Staline. Ils
doivent etre capable de mener a bien les tAches pra-
tiques de l'organisation rationnelle du travail. Tous
leurs efforts doivent tendre vers le but final qui est
la reconstruction et le relevement de noire vie econo-
mique et culture'le. Lorsque nous atteindcrons ce but,
anous pourrons clore la periode socialist 'de notre pa-
trie et inaugurer l'cre nouvelle I.'Wre du communism
integral >.

b) LE NIVEAU DE LA PRODUCTION tE L'INDUSTRIE ALLE-
MANDE (Pravda, 12/2) :

< Des delais suffisants se soat 6coul6s actdtllement
pour dresser les bilans des resultats obtenus A la suite
des measures prises par les allies dans le domdne de
1'economie allemande. Ces bilans sont d'autant p'us
imiporlants que la decision du Conseil de contr8'e alli6
qui a fix .le niveau de la production allemande, pre-
voyait une revision des potentiels de 'diff6rents domai-
nes de Ia production allemande.
Les chiffres ,de la production damontrent que les
measures prises par les Allies dans les zones o"cidentales
n'ont en rien contribuf au re'!veinent industrial an
niveau pr6vu par le contr6le alli6. Les principaux plans
'de production n'ont pas etc executes en zone occiden-
tale Le grand expert en maticre aconaomique, le com-
mentateur britannique Ballot. jcrit dans le Times :
< Les zones am6ricaine et brithnique ne peuvent pas
Mtre appel6es autrement que des zones en banqueroute. >
Une autre objection nous prouve facilement que cette
situation catastrophique est cr66e arificie'!ement par les
milieux capitalistes anglo-saxons, lesquels font tout pour
mettre la main sur 1'industrie de l'Ouest de l'Allemagne.








6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS 5TRANGARE


Ce n'esi que pour cette raison que les autorit8s a.iiies
dans ies zones occidenlaies unt reoolu de garder intaAte
industries e de guerre et de freiner par tous ies nioyens
le deve:oppement de l'industrne de paix. Si Yon prend
aussi en consideration le sabotage vo.ontaire des car-
le.s ang.o-americains que les auorit6s d'occupation font
semblant de ne ,pas remarquer, on se rend parfai ement
compie que les measures qui unt pour r6suitat I'arret
'de la production industrielie dans *'Ouest de 1'Allema-
gne constituent une parties du plan strategique de:; auto-
rites ang o-saxonnes.
Quels sont les buts de cette strategic? Ii nous semble
que c'est principa.ement de compromettre l'i'd6e de la
centralisa'ion 6conomique preconis6e par I'accord de
Potsdam et de prouver an mondeentier que le 'demem-
brement economique et poitique de I'Allemagne ne peut
t.re 6vit6.
La disorganisation &conomique des zones occiden-
tales constitute un moyen .de pression des capitalistes
anglo-saxons sur les industries al!eman'ds qui seront
forces 1lt ou tard de cder leurs entreprises pour des
prix dirisoires.
Violant la d.6claration de Potsdam, certain milieux
ang'o-ambricains tentent par les proc6d6s mentionn6s
ci-dessus, 'de faire admettre leur idee de l'unite euro-
peenne qui comprendrait 1'Ouest de 1'Allemagne >>.
(MARININE).


IV. PRESS SUISSE


Les trlaifs dui 10 fvrieir (Journal de Gen6ve, 13/2) :
<< Tdis ces actes diplomatiques ne resteront pas
comme des moables de cairvoyaince et d quit. Ils
sont i&friit de p6nmbles nigociaLions qui se soni pour-
suivies 'durant se.ze mois dans quatre capita.es; et les
textes souvent imprlvus, les comprom s don't ils foi-
sonnent, t6moignent de l'antagonisme qui se manifeste
entire les Ang.o-Saxons et les Russes. N'ayant pas une
id6e commune sur I'organisation de 1'Europe, sur la
res'auration d'un ordre de droit, les Alli6s on: essayP
de sauvegarder .eurs propres int6r6ts, .de s arracher 'des
concessions mutuelles. Ce fat une s6rie de marchan-
dages sur les details, et non pas l'appication le prin-
cipes valabcs pour tous, tels que ceux don't la Charte
de 1'At.antique apporta l'espoir au monde. I1 serait
oiseux de revenir sur les 'dispositions particuiires .do
ces instruments diplomatiques Pour ne citer qu'un
exemplt, on se demande pourquoi l'4talie, aver 45 mil-
lions d'habitants, ne pourra mainlenir qu'une armbe
de 20(.000 homes, tand.s que la Roumanie avec 13
millions, en conservera 120.000. Mais ces anomalies sont
peu de choses en regard du reglement des reparations.
Les pays vaincus 'devront, en r6g.e g6n6rale, liver des
marclandises pour une some de 300 millions de dol-
lars aux prix mondiaux de 1938. Comme ces prix ont
plus que doublee, la charge g:obale 'devient d'aulant plus
lourde que les pays occup6s ont dGja fourni 'd'inormes
contributions. La Rountanie, par exemp'e, est presque
exsangue. II parait hien difficiLe que cet Eiat, le meme
que la Finlande et la Hongrie, soient en mesur:, de s'ac-
quitler reguli iement de leur du; les r6paralions de-
viendront ainsi un moyen de pression po.itique qui
permectra au vainquqpr d'intervenir dans les affaires
inl6r:eures de ses d6biteurs...
Le principal inconvenient des traits de 'raix trop
durs et b:cssants pour le sentiment national, c'cst qu'ils
discrnditent les gouvernements qui les signent II serait
plus indiqu6 ,d'en charger les regimes qui ont d6clench6


ia guerre que ceux qui leur succedent. La R6publique
'de Weimar est more de la champagne menee contre la
paix de Versailes. Pour la jeune d6mocratie italienne,
le document que M. de Gasperi et son Cabinet se ,sont
rnsignes h parapher constihue ,une uourde hypotheque.
Et ii est A craindre que, par les longues servitudes qu'ils
imposent aux vaincus, les traits qui vont enter en
vigueur ne favorisent l'6closion .de courants nationali<-
tes. En tout cas, tels qu'ils sont congus, on a peine A
croire qu'ils accei6rent la -pacification et le redresse-
ment de l'Europe a
(RENR PAYOT).



ANNEXE

a) Dl claration de M. Ramadtir an New York Times. -.
A iance franco-americaine.
Sous eI titre : < M. Ramadier desire conclure un
traits avec les U.S.A. ), le New Yoirk Times reproduit
une interview exclusive donn6e par le Premier Minis-
tre francais A son correspondent, M. Sulzberger.

< Le gouvernement francais d6sirerait conclude
une alliance avec ies U S.A. dans le cadre des
Nations Unies, comp.6tant ainsi le :pojet francais
de traits entire les gran'des Puissances, teis que
l'alliance franco-sovi6tique et I'accord imminent
qui dolt se fire entire la France et la Grande-Bre-
tagne >>.

M. Ramadier aurait reconnu toutefois que la perspec-
tive d'une tell alliance est assez Bloign6e puisque les
U.S.A. ont toujours 6te adversaires de semb.ables al-
liances. II aura:t ra'ppel6 que des ouvertures, pour un
pace de ce genre, n'auraient pas about ,pr6cdemment.
Le correspondent ajoute :

< M. Ramadier ne laissa en aucune fagon en-
tendre que la France avait approch6 Washington
en vue de discuter une alliance, cependant il a
manifcsl6 un grand enthousiasme pour cette i'd6e
si les Etats-Unis s'y montraient favorables ,.

Le President aurait alors d6clar6 que la France serait
cerlainement d6sireuse ,de conclure ce traits qui s'ins-
crirait 'dans ie cadre des Nations Unies au mime titre
que les pactes franco-sovi6tique et franco-britannique
qui, nous 1'es'prons, sera bientat realise; cela complW-
terait ainsi notre programme d'alliances et serait avan-
tagcux et pour notre politique et pour notre position.
M. Su zberger remarque que l'opposition ambricaine
aux traits .d'alliance subit une entorse quand M. Byr-
nes proposal un pacte de defense intutl:e ia Staline
contre l'Allemagne et le Japon en decembre 1945. Il
ajoute que M Ramadier lui a fait remarquer qu'il detail
impossible .de decider pour le moment qui devrait
pren'dre l'iniiiative d'une alliance franco-am6ricaine
sans avoir auparavant (tudi6 un tel project.

Alliance f'ranicno-br'iannique

M. Ramadier aurait ajouti -

< Je suis tres optimiste au sujet du trait fran-
co-britannique. Il n'y a plus de difflcult6s nota-
b'es qui s'opp'osent A sa conclusion et j'espere
qu'il sera r6a:is, avant le commencent de la Con-
f6rence de Moscou >.








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANGERE 7


Indochine

Parlant de la situation en Indochine, M. Ramadier
aurait rappe,6 que le gouvernement frangais a kt& vic-
time 'd'une aggression prme6dit6e et que, dans ces con-
ditions ;

c Nous ne pouvons pas trailer avec les forces
de Ho Chi Minh avant de recevoir des garanties
ad6quates que les engagements seront respects
II serait difficile d'entrepren.dre des n6gociations
serieuses dans de teles conditions et avant que
nous ayons regu d'autres iniormaions sur ies
Bv6nements d'indochne et sur les d.6veloppe-
ments int6rieurs du parti du Vietminh. Nous avons
fait toutes les concessions possibles. Nous sommes
preis et resolus a tenir les promesscs que nous
avons faites au people annamite, mais avant .de
chercher un r6giement, nous devons savoir qui
parole v6ritablement pour ce people. Nous devons
obtenir 'des garanties que ies engagements scront
honors. En attendant, nous devons continue nos
efforts militaires. Ceux-ci donnent maintenant des
r6suitats positifs : Hanoi a 6t6 largement netioy6e
et est en liaison avec la c6te. En consequence,
nous avons maintenant un certain nombre de ba.
ses. Il n'est pas dans notre intention de recon-
qu6rir le pays, mats nous voulons contrBler un
certain nombre de bases pour nous permettre ,de
nous assurer que les garanties eventuelles seront
efficaces >.

Politique interieure'

M. Ramadier aurait promise qu'il n'y aurait pas
d'augmentation en masse 'des saiaires et il aurait ajout-
que le parti communist 6tait d'accord sur cette d6ci-
sion. II aurait cependant remarqu6 que les salaires
6taient anormalement has et devraient &ire relev6s, mais
que cela n'6tait pas en contradiction avec le principe
pr6c6dent.

b) Le service de presse i I'Ambassade biritkanique cmnm-
muuique (11/2) :

Mise au po'nit suir Ia mission militaire poilontciase
de Ifiquidation

II y a eu, dans la press, certain articles donnant
une fausse impression de la situation concernant les
troupes polonaises en France. Les faits sont en r6alit6
les suivarits :
1 Apres la liberation de la France, un grand n-om-
bre de' Po'onais 6taient restBs en France, parmi les-
quels se trouvaient des homes qui avaient pris part
A la R6sistance, des .e16ments de l'arm6e .du g6n4ral Si-


korski, et 'd'autres qui ont 6t6 lib6r6s des diff6rents
camps de prisonniers allemands.
Le War Oifice britannique a autoris6 la creation d'une
Mission militaire polonaise pour le recrutement de sol-
dats parmi les hommes sus-mentionn6s, et parmi des
6migr6s polonais en France, don'tt il y a plusieurs cen-
taines de milliers, afin de les envoyer a des formations
polonaises en Italic et en Grande-Bretagne.
2 A la fin 'des hostilit6s, le reorutement a cess6;
mais il y avait naturellement un grand nombre d'hom-
mes (environ 12.000) qui 6taient encore dans les camps
militaires en France. La Mission militaire polonaise est
restLe pour s'occuper de administration de ces camps.
3 Lorsque ie gouvernement britannlque a oess6 .de
reconnaire le gouvernement polonais de Londres, la
Mission militaire polonaise a change de nom pour de-
venir la Mission militaire polonaise 'de liquidation, et a
6t6 charge de liquider ce qui restait de P'armne polo-
naise en France.
4 Depuis cette date, le nombre d'hommes s'est re-
duit de 12.000 a 5.500, ce qui est le nombre de Polo-
nais actuellement dans les camps de La Courtine et
de Lide, beaucoup 'de Polonais ayant it6 rapatri6s eln
Pologne. Ce rapatrement continue toujours. Ceux qui
ont decide de rentrer en Pologne soume.tent leur nom
et sont rapatries en petits groups, des que les arran-
gements n6cessaires peuvent &tre effects par les auto-
rites britanniques.
5 Certains de ceux qui 6taient domicili6s et qui tra-
vaillaient en France avant la guerre, ont le drot, une
fois .d6mobilis6s, de reprendre leur travail en France.
CeLte 'd6mobilisation continue toujours.
6 II est possible que les autres soient admis dans le
Corps de Rehabilitation- en Grande-Bretagne (Polisi Re-
set.lement Corps), des que ce Corps sera a mine de les
recevoir.
7 La majority du 2 Corps polonais en Italie a d6ej
dt6 transf6r6e en Grande-Bretagne pour rejoindre le
( Re-settlement Corps >, mais il en reste encore a trans-
f6rer d'Italie, 'du Proche-Orient et d'Allemagne.
8 La Mission militaire polonaise de Liquidation s'oc-
cupe uniquement des Polonais en France et en Be.gique,
et nullement de Polonais en Allemagne ou en d'autres
pays. Elle recoit ses ordres des autorit6s compktentes
britanniques.
9 Une fois que les hommes des deux camps sus-
mentionn6s auront kt6 dirig6s de la fagon d6ej d6crite,
la Mission militaire polonaise de Liquidation sera, com-
nie son nom l'in'dique, dissoute.
10 Finalement, il est a souligner que les troupes po-
lonaises qui restent encore en France ne sont pas et
n'ont jamais &t6 sous le commandement du general
Anders, qui n'a command que le Corps polonais en
Italie.


1P. U limp., 27, rud NicAltf, Varis 31.eOI9