<%BANNER%>
Bulletin quotidien de presse étrangère
ALL VOLUMES CITATION SEARCH THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00077027/00029
 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00029
 Related Items
Succeeded by: Articles et documents

Full Text





PHESIDENCE DU CONSEIL
SECRETARIAT D'ETAT


Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8*).


BULLETIN




DE PRESS


5 fevrier 1947.


A- D ATO FNsiA N IS THER
LA DOCUMENTATION FRANCAISE DES AFFAIRES ETRANGERES


QUOT


ETRANGtI E

Nouvelle 86rie No 586


I. PRESSE BRITANNIQUE


Revue de la press britanniqtre du 5 fcviier 1947
1. PALESTINE

Sir 1'6evcuation des femines et des enfants britanniqucs
de Palestine, la plupart des journaux donnent des comptes
rendus d6taill6s et certain d'entre cux critiquent trcs suvb-
rement l'accueil reserve aux rdfugies par les autorites fran-
qaises lors de leur scale en France.
Michael Wilson dans le Daily Express et Farr dans le
Daily Mail se plaignent des tracasseries subies par leurs
compatriotes au moment de lear passage h la douane fran-
gaise, des difficulties qu'ils ont cues a se longer et h trouver
du lait pour leurs enfants.
Le correspondent special du Manchster Guardian so dc-
mande, de son c6t6, quel effet produira la note britannique
dans la Communaut6 juive de Palestine. I1 estime pour sa
part qu'cllei aura pour r6sultat de rapprocher la population
mod6ree juive du camp des terrorists et qu'il faudra en
fin de compete avoir recours i la force arm6e.
Par ailleurs, la Conference de Londrcs est arrive a une
impasse en raison de l'opposition formelle des Arabes au
partage de la Palestine. Cette opposition que mentionne
l'ensemble de la press rend plus urgente encore la decision
britannique.
Le correspondent politique du Manchester Guardian d&-
clare que le Gonvernoment anglais est convaincu de la n ces-
site d'une decision rapide, mais qu'il est impossible de dire
si cette decision interviendra, comme l'annonce notamment
le correspondent diplomatique du Daily Teleyraph et dul
N.z s Chronicle dans les deux prochains jours.
Le Daily Mail public en deuxieme page un article de son
correspondent b New-York Don Iddon, relatif aux reper-
cussions que peuvent avoir leis 6venements det Palestine sur
lcs relations anglo-am6ricaines. Le poison palestinien,
icrit-il, commence h corroder ]'association anglo-amnd-
ricainc et de nombrcux juif- d'Am6rique accurmulent
s l''gard des Britanniques des reserves de miconten-
tement et de coldre comparable a la haine que ]es
Irlandais ressentaient i notre 6gard. ,
2. ALLEMAGNE
A la veille du debat sur 1'Allemagne qui dolt avoir lieu
nux Communes, le Timesi public un long article de son cor-
respondant particulier i Berlin relatif aux conditions d'exis-
tence extremement pinibles qui suvissent en zone britanni-
que et au an4contentement croissant des Allemands & l'4gard
des autorites d'occupation.
ILe correspondent du m6me journal s New-York signal
que l'armDe amrricaine s'attend a une recrudescence des
movements subversifs en raison du r6tablissement des
moyens de communication.


Le G6n6ral Clay a toutefois d6elar6 que les forces armies
:inmericaines seront a m6me d'empecher cc movement sou-
terrain de gagner de l'importance. La press sovi6tique con-
tinue a critiquer la politique anglo-saxonue en Allemagne.
Le Times signal que le journal Pravda, dans unel s6rie
d'articles recent a accuse la Grande-Bretagne et 1'Amerique
d'abandonner leur zone a influence des milliers d'hommes
d'affaires anglo-ambricains.

< Si le but de ces attaques, declare ce correspon-
dant, est d'obliger les puissances occidentales a ad-pter
une attitude defensive lors de la prochaine conference
de Moscou, leur extravagance et la violence de leur
ton suffit a leur faire manquer leur but. >

Cependant Arthur Bailes announce dans le Daily Mail
qu'un nouvel accord anglo-americain vient d'etre sign h
Berlin aux terms duquel

des fires 6trangeres sont autorisEes a negocier des
contracts avec les fabricants allemands dans le plus
brief d6lai possible. >

11 announce en outre que le Gouvernement militaire am6-
ricain va publier dans plusieurs langues un guide s pour
les hommes d'affaires se rendant en Allemagne.
Le Daily Worker public un article de son correspondent
intitule < Le novel empire allemnand est en train de se
faire.
II critique violemment la politique anglo-saxonne en Alle-
magne qui tend a restaurer l'economic allemande avant
celle des pays hlberds. Selon lui cette politique ne differc
pas de celie qui a et6 suivie par l'Anglcterre et 1'Am6rique
.Avant la guerre et qui a permis a 1'Allemagne de s'assurer
une position predominante en Europe tant au point de vue
uconomique que politique et militaire.
II est notable, oependant, continue Franck Piteairn, qu'apres
l'entrde en guerre de la Grande-Bretagne, et beaucoup plus
tard, des Etats-Unis, i'Allemagne s'est efforc6e de remedier
h I'absence temporaire des capitaux anglo-saxons en adap-
tant I'industrie et l'agriculture francaises, aux besoins de
1'Etat allemand. C'cst ce dernier fait qui donne une impor-
tance particuliere a 1'attitude adopted par la France devant
le problem allemand.
Le correspondent accuse ensuite les puissances anglo-
saxonnes de favoriser la naissance fa'un nouveau schaohtis-
me, c'est-h-dire I'emploi de capitaux rangers en vue do
l'asservissement economique des pays voisins de I'Allema-
gne. I1 reproche 6galement i la Grande-Bretagne et 1'Ame-
rique d'encourager les hommes d'affaires a restaurer 1'Em-
pire allemand.
3. -- POLOGNE

I.e Manchester Guardian signal que les observateurs de
Grande-Bretagne et des Etats-Unis n'ont pas assisted ii P'ou-
verture de la DiUte polonaise. Gette absence aurait rempli


I
_








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS rTRANGARE


de consternation des milieux politiques polonais ct I'on se
demandait s'il s'agissa:l di la part des gouverncmen s :;in-
ricain et bri'annique d'un desaxveu de ces pays ou Ie point
de d6part vers la rupture des relations diplomiatiqm' .
De son c6te, Forrest, correspondent special du New,; Chro-
nicle en Pologne decrit, dans un assez long iaricle, 1 'a:nos-
phbre de fraudc et de conirainte dans laquelle so, sont de-
rouldes les 5lctions polonaises.
Enfin. plilsieurs journaux publient en bonne pl] ie des
d6p&ch.es de Washington indiquant que le Prisident' runman,
A I'nocainn de la premise des letlres de crianee du novel
bni-l- a' i :Ie Poloe naux Eta:.s-Unis, a fai* a cel;:i-ci
S ..' n "uj, t tcds conditions dans lesque' er les
LS lit eu lieu'.

4. CONSEIL DE SICURrFi"
iLa pi:: so faith :tat dos po'lrparlier: qui out on iu niu
Clinseil rl: Sic'erit# en vue d'eiaborer u n connprom-i entree
les th&ses :;ovietique ct ainericairie sur le con'r6'e de l'i::r-
gle atomique et sur Ic disarinement. Cos nigociations ont
fourni hI MI. Baruch 'occasion de r6affirmer que la Russie
etait on possession de secrets sur la bombe atomique.

G. -- STANDnRDISATION DES ARIMES ANGLO-AMERICAt NES
En p'emiiere page, sons un gros titre, len DanF; '.i :rkci
pu'bic ies declarations d'un expert mili'aire sovi6tiqu., selon
lequel la standardisation des armes anglo-amiricaine!; cons-
titue line menace pour I'inddpe.ndance de la Gran l;:-Brc-
tagne >. La constitution d'un commandement unique. ame-
ricain scrait une prouve supplhimenanire de l'emprisc croi:,-
sante exercei par 1'6eonomie et industriese americaine sur la
Grande-Bretagne.

a) QUELLE SERA LA STHIUCTUi'I; IPOLIT'!QUj )1)C I.A ,!.iiIA-
GNE ? (Timets, 5/1) :

< 11 reste h d6lerminer la structure ideale a (:onner
& 1'Allemagne. Une conf&deralion, une f6d6ration on
un Elat unitaire soni les possibilities mises en av;int et,
en general, la Russie et Ics pays de I'Europe or entale
sont favorable A un Etal unitaire, landis que le, pays,
de 1'Europe occideniale preconisent une fd&raiion ou
line confed6ration.
Les vues orientales semblenl etre plus realisles et
plus raisonnables. La r6alisation de i'unit6 allemnande
date de 1870 bien que le d6sir en soil antiriear de
plusieurs siecles. Tout ce qui est arrive depuis 1870,
et en Iparticulier les 6v.6nements survenus au couirs de
ces quatorze dernjires anndes, ont renforc6 Ic d6sir
allemand d'unit6.
Tous les parties ayant I1ne cerlaine imiportano donns
I'Allemagne Wd'aujourd'hui sont d'accord sur oe point,
inme s'ils ne le sont sur aucun autre. On pent ronsi-
d6rer cette unanimity dtc sentiment come r:grei!ab'e.
mais c'est une realitUI qu'il serail stupid d'ignorer.
La < federation lachec recoinimand6e par la F 'ancc,
ct la confCdBration preconisce par ]a Hollandc, nL
pourraient durer qu'aissi longileinips quc les Allii'-, in-
lerviendraient.
L'unit6 allemande est un plhnomnne Ina urei. C("Ii-ci
pent 6tre dangereux, mais s'efforcer d'y parer p; r des
demi-mesures constitutionnelles, dans un trait. eo fe-
rait que le rendre plus dangereux encore. La veiitable
garantie reside dans une entente solide entire les puis
sances qui se r6unironl bientit A Moscou. >

b) LE MEMORANDUM FRANCAIS SUR ILA BUHtl.
1. Times (4/2) :

< Si des concessions oun bien Wte faites, c'cs'. )iull
dans un sens qui perImctrail de confer aux Allemands
administration locale de la Ruhr bien que ccux-ci
ne soient ipas repr6sent6s dans les Conseils d'un gou-
vernenient ccntrnl Ivenuel, si6geanI A Berlin. \'6an-


moins bien que M. Alphand ait pris la precaution
de n'en rien dire les nouvelles propositions donnent
a penser quc les Frangais recherchent un compromise
salon sequel un detachement politique serait possible
a la seule condition que le conirOle des Nations Unies,
en revanche, soit total.
Ce memorandum va plus loin qu'un plan de simple
contr6le, car ii recommande de soumettre l'adminis-
tration des industries du carbon et de l'acier a l'exer-
cice direct d'organismes in;ernationaux composes des
representains de ceux des membres des Nations Unies
qui son, con-,ideres comme e.ant < directement inti-
ie,sds -- ormuae qai aera precise a ia Conierence
de Moscou, a ajout. M. Alphand. Tandis que tous tes
iIgna.aire. du traiti avec I'Aiiemagne auraient la fa-
cule de naire vauoir ;eurs droits sur les industries pla-
cees sous control international, seuls les signataires
directement interesses prendraient part A leur adminis-
tration. >
(Du correspondent du Times A Paris.)

2. Daily Worker (4/2, communist) :

< On peut s'oipposer au memorandum frangais sur la
Ruhr, parce qu'ii implique un partage de 1'Allemagne
et crait le jeu des milieux dirigeants de Grande-Breia-
gnc el des Etats-Unis qui veuient placer la Ruhr sons
leur con.r6le et en fire I'arsenal d'un bloc occidental,
ou des << Etats-Unis d'Europe >, ainsi que Churchill et
sa petite clique de lib6raux et de travaillistes prefe-
rent I'ap'ipeler.
Mais les Francais, semble-t-il, sont parfaitemenl
conscients de la menace que reprsenterait I'adoption
d'une tel!e solution pour la Ruhr. ,

c) LES RAPPORTS ANGLO-SOVItTIQUES (Conlinental Duily
Mail, 5/2) :

< I1 est peu probable que Slaline accepterait un n1ou-
veau trait qui se contenterait d'6carter la clause seioo
laquelle I'alliance acluelle pourrait etre supplanted par
la Charte de I'O.N.U. Ce point a dejA 6t6 6clairci par
1'6change de lettres. Staline desire de toute evidence
nie alliance A effel de r6ciprocite, jouant centre touo
< agresseur > et non pas seulement centre l'Allemagne.
11 espere contrebalancer 1'6troite collaboration ameiri-
cano-britannique par une collaboration aussi ttr'oite
entire la Grande-Brelagne et 'Union Sovietique. 11 y a
de forces chances pour qu'une telle alliance soit con-
clue entre la Grande-Bretagne et la Russie. Les deux
pays oni naintenant precise les frontiercs approxima-
tives de leurs < spheres d'influence >. Les Soviets sc
sont retires de leurs positions avanc6es dans le Moyen-
Orient, cl ]a Grande-Bretagne ne les provoquera plus
en Europe orienlale et dans les Balkans. S'ils peuvent
parvenir A un accord sur leur influence respective en
Allemagne, leurs spheres d'influence pourraisnl tlre sta-
bilis6cs. >>


II. PRESS AMERICAINE


Re'ui'e dc lat press(i amrti'ailiie du 4 fdvrier 1947

1. ALLEMAC.NE
Le project frangais d'organisation tconoinique de la Huhr,
tel qu'il fut e..pose hier par IM. Alphand, fait 1'objet de
nombreuses dipeches de Paris, largement reproduites dans
la press et gindra'lement en premiere page. Les titres font
ressortir que la France pr6conise pour la Ruhr un rginme
plac6 sons le contrale 'e l'O.N.I'. Dans une d6dpche de Paris










BULLETIN QUOTIDIBN DE PRESS ETRANGARE


au New York Times', Callender met particuli6rement en va-
leur le caractere international du regime 6conomique prdco-
nis6 par la France pour la Ruhr. 11 declare que le project
frangais privoit une rdpartition fixe du charhon de la Ruhr
entire la France et les autres pays importateurs. Le corres-
pondant souligne, par ailleurs, que, selon M. Alphand, it
serait << dangereux d'autoriser un accroissemcnt substantial
de .la production -d'acier de la Ruhr. La France voudrait que
cette production soit limited i six millions de tonnes par
an environ.

a Cela signifie, poursuit Callender, que le trait
imposerait le transfer du gros de la production euro-
peenne de l'acier h la France, i la Belgique et au
Luxembourg don't les hauls fourneaux seraient ali-
ment6s principalement avec le mineral frangais et le
carbon allemand. ,

Le correspondent 'souligne, comme le font d'ailleurs ses
colleagues du New York Herald Tribune, du Chicago Tribune
et du Batimore Sun, que le project frangais pour la Ruhr
est 6minemment inspire par le ddsir d'as'surer en permanence
la s curitd centre toute nouvelle aggression allemande et de
faire de la Ruhr en quelque sorte un arsenal pacifique >.
Tous les correspondents relhvent que le project frangais n'in-
dique pas clairement quelles sont les nations qui participe-
raient t administration de la Ruhr. Le correspondent du
Chicago Tribune, notamment, se demand si les U.S.A. se-
raient compris parmi elles.
Comme Vfsson, hier, dans le Washington Post, 'I6ditoria-
liste du Christian Science Monitor ddelare que le plan f/an-
gais concernant 1'organisation pollitique ect iconomique de
l'Allemagne et celui de M. Dulles rev6tent un caractere
extrimement important, et doivent servir de base aux con-
versations de Moscou.
Une depcche A.P. de Washington signal que Sumner
Welles preconisa i ila radio, diminche, la creation e d'nne
F6ddration allemande d'Etats autonomes 3, suivant les li-
gnes assez analogues i cellos du plan frangais. Selon cette
dtp6che, I'ancien secr6taire d'Etat declara quc :

< Si l'on permettait i 1'Allemagne de s'unir et d'&ta-
blir de nouveau un gouvernement centralise6, les Alle-
mands cr6eraient une fois de plus une police d'Etat
dominie par les militaristes allemands qui serait en
niesure de rdigimenter toute la population et de la
pousser de nouveau a I'agression. ,

Welles aurait critique le discours prononc6 i Stuttgart par
SM. Byrnes et fait 1'Aloge des propositions frangaises de fIdd-
ralisation :de 1'Allemagne.
Dans une depeche de Londres au P. M., Kuh declare avoir
appris de source sare que les U.S.A. rejetteront en parties la
proposition frangaise concernant la constitution alllemande
ct qu'ils priconiseront la creation d'un government central
alllemand < dou6 de pouvoirs reels et auquel les Etats s6pa-
ris alilemands seraient subordonans >. En d'autres terms,
dit le correspondent, les diplomats americains preconisent
pour l'Allemagne une constitution similaire a celle des U.S.A.
Selon Kuh, ,les Ambricains reprochent au project frangais de
tendre an d6membrement de l'Allcmagne. Us rejettent les
dispositions de ce project donnant aux Etats allemands le
droit de nouer indiviluellement des relations diplomatiques
avec les puissancei itrangbres. Ils sont partisans d'uni
Reichstag 6lu par le people. Ces vues americaines, va jus-
qu'i declarer le cocrespondant, so rapprochent des vues
suvi6tiques. En fait, dcrit Kuh, les U.S.A. et 1'I.R.S.S. veulent
un Reich puissant pace qu'ils esperent chacun l'attirer dans
leur camp.
Sellon une ddpcehe de Munich a Boston au Daily Globe, le
docteur Hans Ehard, ministreo president de la BaviBre, :dd-
clara aux journalists americains qu'il espdrait, ainsi que
son gouvernement, que 1'Allemagne serait reconstruite dans
le cadre d'une federation.

,, Un gouvernement fIddral en Allemagne, d6clara-
t-il notamment, constituerait la meilleure garantie qui
soit d'une Allemagne et d'une Europe pacifiques. Si
nous avions eu un gouvernement federal dans eI


IIIp Reich, tla Bavibre et les autres Etats n'auraient pas
permis h Hitler de mener le pays h la guerre. ,

Le New York Herad Tribune announce l'organisation, le
6 mars, a New-York, par Mme Roosevelt et Edgard Mowrer,
d'une conference destine it l'etude du problem allemand,
A laquelle seront invites cinq cents personnalit6s' amdri-
caines parmi lesquelles Bartley Crum, Richard de Roche-
ment, Albert Einstein, Henry Morgenthau et Sumner Welles.
Une nouvelle dpieche de Berlin au New York Times est
consacrde laI controversy entire 'le gienral Kotikov et le
colonel Howley au sujet d'une election syndicaliste alle-
mande. Elle declare que les Americains ont portW .la question
devant les Allemands par l'intermddiaire de la press alle-
mande.
Le New York Times' signal de Moscou un nouvel article
de la Pravda accusant les Amiricains ct les Britanniques de
tenter par des placements massifs de capitaux en All'emagne
occidentale d'amener celle-ci sous leur tuteille economique.
Selon une d6piche A.P. de Francfort, les autoritis ambri-
caines envisageraient de rdduire leurs forces d'occupation
en Allemagne a moins de neuf mille homines et A cent
avions de chasse en 1948.

2. ENERGIE ATOIIQUE e

La crainte exprimee par Baruch dcvant la Commission du
Congris que la Russie ait reussi h obtenir certain des
secrets sur la bombe atomique est rapportee dans toute la
press en premiere page et sous de gros tires. Blle fait
l'objet de longues ddpkches de Washington, mais aucun
editorial ne lni eat encore consacrd.

3. CHINE

D'apris ine ddepche de Washington au New York Herald
Tribune, le Dr. Stuart, ambassadeur des U.S.A. en Chine,
serait prochainement remplac6 par le gnderal Wedemeyer.

<< On croit savoir, dit la de6pche, que Marshall dd-
sire, par ce changement. marquer la rupture avoc la
politiqu de de 'annde passe.

'1. -- INDOCHINEr

Les d6piches de Saigon et de Paris au New York Times
annoncent l'arrivie tde nouveaux renforts et le succs des
operations franqaises de nettoyage dans' la region d'Hanoi.
Le Christian Science Monitor consacre un editorial A la
question d'Indochine. (Voir P'article plus loin.)

5. QUESTIOhNS FRAN(AISES

D'aprBs une ldpitche de Paris au XNew York Times, le cabi-
net a 6tudid nu course de so derniere reunion les measures A
prendre pour poursuivre l4 politique de M. Blum en matiere
de reduction des prix.
Le Wall Street Journal public une depiche de son corres-
pondant A Paris, Hargrove, sur cette question. Selon cette
depiche, les premieres measures de Blum ont eu pour resultat
de paralyser le march, los acheteurs s'abstenant de toute
operation dans I'espoir d'une nouvelle baisse. Dans les mi-
lieux d'affaires, poursuit'la ddpeche, on se montre 'en gdnral
sceptique quant au succis final de la champagne, en raison
essentiellement du dusdquilibre budgitaire.
Le New York HeraldJ Tribune signal un article public
dans son edition continental sur la situation 6conomique et
financiere de la France (e 1946. I1 relive particuli&-ement
que la p6nurie ie combustible et l'instabilit6 mon6taire ont
constitud les principaux obstacles au redressement economi-
que de la France an course de cette period.

'a) VERS UNE NOUVELLE BAISSE DE 5 % EN FRANCE (New
York Herald Tribune, 5/2)

q M. Ramadier n'a encore faith aucune communica-
tion officielle au sujet de la late d'entrde en vigueur
de la prochaine baisse, mais les graves en course et cel-
les qui m'enacent, ainsi que le movement g6nbral pour


_ __ U~I_ _~~_ __


_I_









4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ETRANG*RE


le rel6vement des salaires, imposent d'une maniere im-
p6rative de nouvelles measures.
Selon la politique inaugur6e par M. Leon Blum du-
rant sa breve carribre de Pr6sident du Conseil, le gou-
vernement s'est engage A bloquer les salaires *et a r6-
duire les prix. Chacun se rend compete que les salaires
sont beaucoup plus bas que ne le justifient les prix
actuels et le gouvernement a fait tout ce qui 61ait en
son pouvoir pour apaiser les travailleurs sans accorder
en fait des augmentations de salaires.
Le r6sultat de cet ensemble de faits est qu'on se
trouve en presence d'une course entire le gouvernement,
avec son programme de reduction des prix, et les sala-
ri6s, avec leurs demands d'augmentation de s;laires.
La premiere baisse de 5 % a 6eti ge.nralement obser-
v6e dans le commerce 16gal, mais elle n'a eu que pen
d'effet sur les innombrables operations du march noir.
Les prix sont si l6ev6s qu'une second diminution de
5 % ne constituerait pas une difference appreciable
pour la plupart des Francais. >
(JOHN O'REILLY.)

b) LA SITUATION EN INDOCHINE (Christian Science Mo-
nitor, 4/2) :

SUne, France 6conomiquement forte est essentielle.
non seulement au relivement de l'Europe, mais ii celui
du monde.
Les chefs du Viet-Nam, comme les dissidents indo-
n6siens, devraient comprendre qu'ils n'ont rien a ga-
gner en prolongeant la lutte dans un but assez obscur
et qu'ils ont par centre tout A gagner d'un compromise
qui aurait pour r6sultat certain d'am6liorer le standard
de vie du people indochinois et de le faire progresser
vers son ind6pendance total. >

C) L'INDEPENDANCE DE LA BIRMANIF.

1. New York T7ime's (3/2):

c L'ind6pendance accord6e A la Birmanie est sem-
blable A cell, qui a 6t6 accord6e A l'Inde, mais la Bir-
manie peut s'av6rer plus aipte que 1'Inde A avoir un
gouvernement autonome. Naturellement les Birmans
sont divis6s en parties, mais en g6n6ral ils s'accordent
davantage entire eux et 6prouvent moins de ressenti-
ment contre la Grande-Bretagne que les Indiens. Avant
tout, 11 n'existe pas entire eux de divisions religieuses
irr6m6diables. >

2. Saint-Louis Post cDispatch (3/2) :

< L'offre faite' A la Birmanie esl analogue A l'offre
faite par le gouvernement travnilliste i l'Inde. On or-
ganise un Empire conform6ment aux revirements de
l'opinion mondiale qui se declare centre le colonia-
lisme. La ipolitique du president Attlee A I'6gard de
1'Inde et de la Birmanie confond ceux qui predisaienl
,que mmee si le gouvernem'ent travailliste pouvait chan-
ger la politique int6rieure de la Grande-Bretagne, il
poursuivrait la politique de Churchill 'i l'6gard d( l'Em-
pire.
11 se pourrait bien que, au lieu de liquider 'Emnpire
britannique, M. Attlee forge des liens plus durables que
les lourdes chains du colonialism. La cohesion du
Commonwealth britannique lui-meme est assure par
des liens de soie. Le Canada, l'Australie, la Nouivelle-
Z6lande et l'Afrique du Sud sont des nations ind6pen-
dantes et cependant font passionnement preuve de
loyaut6 envers leur m6re patrie.
En Orient et ailleurs, le temps est revolu oit Ics peu-
ples (quelle que, soit la couleur de leur peau) pouvaient
se montrer satisfaits de la dominalion imperial.


RelAcher les liens de l1Empire, quoi qu'en pense
Churchill, peut s'av6rer en fin de' compete le seul moyen
de le perp6tuer.

3. Baltimore Evening Sun (3/2)

< I1 y a encore beaucoup A fair, avant que l'ind6-
pendance de la Birmanie devienne un fait accompli,
et le people de Birmanie doit encore decider s'il vent
demeurer au sein du Commonwealth britannique avec
un statut de dominion. Mais ce qui est encourageani
dans le nouvel accord, c'est que le principle de l'auto-
nomie a Wtd accept sans 6quivoque. >



III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press sovidtique du 4 fdvrier 1947

Tous les journaux paraissent sauf la Pravda. Les autres
organes d'ailleurs reproduisecnt la plupart des informations
d6jih donn.ees hier par oe journal.
Les textes in~dits refletent tous la preoccupation des
politiques anglo-ambricaines dans le monde.

1. LA POLITIQUE BRITANNIQUE HOURS D'EUROPE
Deux grandes depiches Tass : critiques du Reynolds News
a propos du choix de l'Afrique du Sud comme but de voyage
des souverains britanniques ; extraits de press egyptienne
d6nonqant les projects de la Grande-Syrie.

2. LA POLITIQUE INTERIEURE AMIRICAINEI
Une s6rie de d6p&ches Tass sur les sujets suivants : ls
militaires maitres de la Commission atomique aux U.S.A.:
Protestations des savants amiricains centre l'intiroduction
da savants allemands aux Etats-Unis; Le senateur Oanahony
dinonce I'influence de la Standard Oil dans le monde ;
RBvlations de Rodge sur une personnalit6 que compromet
trait son rapport sur les liaisons hitl6riennes aux U.S.A.

3. LA POLITIQUE ANGLO-AMIEHICAINE EN EUROPE

Tous les journaux publient une d6epche de l'Agence Tass.
sur le voyage de Schuschnig aux Etats-Unis relevant qu'il
est invite par une association -qui avait pr~ecdemment inter-
view6 Otto et Felix de Habsbourg. La conference de press
de Smoldaka A Rome touchant l'assassinat de de Glount-
chitch fait l'objet d'un copieux compete rendu. La press
donne 6galement de large extraits de l'audience du, process
de Skomlje mettant en lumi6re les liaisons qu'entrete-
naient les inculp6s avec la Gr6ce et un consul hritannique.
En cc qui concern les relations ext6rieures de la Yougo-
slavie, tous les journaux publient une note premise an
Vatican touchant les criminals de guerre yougoslaves qui,
d'apres des informations britanniques notamment, y auraient
trouve refuge. Enfin, le Vorwaerts donne de large extraits
touchant les formations militaires allemandes en zone bri-
tanniqu'e.

a) Le rdle de Iai Ruh' .(Temps Nouveaux, 3/2) :

< Comme le montrent les statistiques officielles,
5 millions de tonnes .de carbon ont 6t6 exportees de
la Ruhr dans treize pays ed'Europe durant le 1" semes-
Ire 1946. Beaucoup de ces pays ont un besoin aigu de
carbon pour leur econohie ruinee par l'occupation
allemande; le plus gros de ces importateurs est natu-
rellement la France. Cependant. elle ne reqoit qu'un
peu plus que les autres pays. Si en juin 1946, 950.000
tonnes furent exp6di6es.en France, l'exportation tomba
a 62.000 tonnes en novembre. Actuellement, .d'aprbs les
information's de la press, elle continue A diminuer.








hJULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS iTRANGARE
~" ^ __ -^ - - __ -i ii T -^- _______________ ^ _


Au course de la visit de M. Blum it Londres, lit-on
dans la press, on d6ciara qu'il 6tait impossible d'ac-
croitre ]es exportations de 'la Ruhr. NLanmoins, simulta-
nement, de nouveaux pays firent leur apparition sur
la liste .des importateurs de carbon de la Ruhr : Gr&cc,
Suisse, Portugal. Le Portugal recoit ipresque deux fois
plus de carbon que la Yougoslavic.
Si l'on fait attention a la 'direction de '1'exportation
du carbon de la Ruhr, on se repr6sente le tableau
d'une diplomatic d'un nouveau genre, la diplomatic .du
carbon. On ferait mieux de chercher le moyen d'ac-.
croitre l'extraction dans l'inltret de i'economie alle-
inande et europ6enne. Mais tune solution aussi simple
n'est pas avantageuse pour ceux qui veulent utiliser
le carbon de la Ruhr come un instrument de la
diplomatic.
Le carbon a aussi sa place dans ,'arsenal de la po-
litique de force. VoilA pourquoi jusqu'ici les pays de
I'Europe occidental ne reCo'vent pas 'de carbon au
titre des reparations et doivent le payer en ,devises, el
voilA aunssi pourquoi la quantity de carbon obtenue par
cux ne r6pond pas a feurs besoins essentiels. La ques-
tion de la Ruhr ne doit pas etre resolue du point de
vue charbonnier.
La Ruhr est le bien conmmun .de toute l'6conomnie allc-
niande. Certes, l'Allemagne ne dolt pas itre transformed
en pays agraire arribre et on ne peut pas la faire reve-
nir A son .tat d'il y a deux si6cles. Son economic et
tout d'abord son industries doivent 6tre d6militaris6es
ct servir A des besoins ipacifiques. Pour i'execution dde
cette tAche, le carbon possdde line importance capi-
tale. L'ordre qui' r&gne dans la Ruhr prove que les
autorit6s anglaises d'occupatio.n ne peuvent pas ou ne
veulent pas assurer une restauration normal de l'in-
dustrie charbonniire de la region. C'est une polilique
qui viole le principle proclamnI A Pots'dam de l'unitC ero-
nomique de l'Allemagne.
La restauration de ,a Ruhr come base id'une eco-
nomie allemande pacifique et l'intreit des pay's d'Eu-
rope qui ont besoin de carbon, exigent 1'6tablissemenl
d'un control interalli des Quatre Grandes Puissances.
C'cst ce que le gouvernement sovi6tique avait demand'b
aver insistence il y a plus d'un an >.
(ILINE).

h) La p'neiadtivoul di capital cangltias et (amirflclin dk0is
l'i'lndustlie all'emanldle (Pravda, 3/2) :

< Les capilalistes anglais vsulcnl a leur tour netllre
la main sur les postes de commander de l'industrie alle-
mande. Dans ce but, ils ont recours a une s6rie .de ina-
nowuvres afin de career une siagnalio.n artificielle dans
la vie 6cononmique de 'a zone d'occupation brilannique
on Allemagne,
En mmnie temps qu'elles reduii'niit I'exltraclion tdu
carbon dans Ic bassin de la Hulrr ainsi quI lia pro-
duction d'acier et de fonte, les autorilts britanniques
freinent encore davantage le d6veloppement de '1'indus-
trie 16gire, qui n'est pourlant pas contraire aux deci
sions des puissances allies.
Les administrateurs britanniques fixent des contin-
gents redluits ih ia vente des products fabriques, ce qui
aboutit souvent i la fermeture des entreprises.
En zone britannique, on cxtrail 35 % de la qpuantile
de carbon extraite avant guerre et la production de
l'industrie legere ne se silue toujours qu'A 20 % dun
niveau de 1939 >.


IV. PRESS BELGE


Coiirovcrs'es sir Le C on scil de ia RIdi;blique (La Dcr-
niire Heure, liberal, 4/2) :
< Les premiers pas .de l'Asseimbice qui sigec an
Luxembourg sont I'pccasion pour les < senateurs > de
ieprocher aux groups de gauche de vouloir < sidri-
ser '> itl Con:.oeii, faule ,d'avoir pu l'eClupi 'i- er ie nailre.
C'est ainsi que 'le M.R.P. s'-ievc conlc rea Icanalive faite
pour priver du droit d'cnqueite Iles cominUissiois dll
Conseii. On a recherch 6,galeimnt i contesier aux con-
.iillers le droit de poser des questions aux ministres.
Enfin, alors qu'un conseiller M.I.P. proposait tile mid
thode ide travail et demaondait di rechercher les ques-
tions qu'on pourrail poser ai prcsideni, un commu-
nist6 a rep'ijqub qu'il n'y avail qu'i attendre les textes
de lois qui parviendraient par la voie normal e de 'autre
Assemble.
II est vrai que, prise au pied de la l.ellre, la Cons-
titution n'accordp guBlre de droits h la deuxibime As-
seniblee et que 'es groups de gauche peuvent deman-
der que, sir ce point, ies lois fondamentales soient
respeclees. Toutefois, on fait reimarquer que le Conseil
de la H publique a an moins la possibility de prendre
I'initiative des lois. Dans ces conditions, on pense que,
finalement, un modus vitvenidi sera trouve entire les
conseilers de la BRLpubllique partisans d'Llendre leurs
prerogatives et ceux qui entendent s'cn tenir i la
lettre des textes, pour ties raisons 'de lroit. I1 n'en rcsle
pai; moins qu'une pariie Aics menibres de l'Asseiiiblec du
Luxeminbourg peut Eire considbrie couine I'adversaire
de cette Asseimble, cc qui est assez' piquant.
Enfin, dans ceriains milieux, on reproche anu gouver
naimen! de boudctr le Conseil de la RCpublique; M. Lcon
Blum, alors qu'i' 6tait ipisident du Conseil, y a fail
une apparition, mais, depuis lors, les ministres sem-
blent s'ilre d6sinteress6s des debats du Luxembourg a.

(Du correspondent de La Dervibrie iHene
ai Paris).



V. PRESS SUISSE


I,/ jm':iiliqise a i:opi''lne des Ekils-Unis (Basler Nach-
richlen, 4/2, tdilion du soir) :
<; Les Etuls-Unis d'Europe n'est-ce pas un cnuple-
uiisnme qui couvre le pa-iiage dce 'Europe? Oh le croi-
rait presque. Dans le Coilic Magazine, M. Winston
Churchill a parle, en son temps, tde 2 a 300 millions
d'Europiens. M. John Foster Dulles, directeur tde
conscience des r6publicains en niatiLre de polilique
6trangre, 'donne le chiffre de 200 millions.
La ConlnunauL6 de l'Atlautique devait engiober tous
les riverains de l'Oc6an du m6ime nom, tons it l'excep-
tion de l'Allemagne, pour laquelle on conseillait t.ne
n6buleuse neutralisation. C'esi ici que parait r6sider Ja
difference essentielle entire I'ancienne et la nouvelle
conception. MM. Churchill et Dulles veulent incorporer
l'Allemiagne A cc bloc, on pour Ltre precis, la plus
grande parlie possible de l'Allemagne : ii s'agit en r6a-
lite de cr6er un equilibre des forces a I'echelle mon-
l'iale au point de vbe militaire. Ni l'Angleterre, ni
l'Amerique, ne sont traditionnellemenl des puissances
de terre ferme, et elles ne d6sirent point le ddevenir.
L'Anglcerre se sent ah 'aise sur mer, et le domain de









6 tittLETIN QUOTIDItN IDE PIESSE TtANGfRSE


l'A'merique c'est 1'espace a6rien; mais pour tenir la
Russie en 6chec, ill faut aussi une arm6e de terre en
Extreme-Orient et sur le continent europ6en...
Ceux qui, A la suite de la victoire Blectorale des re-
publicains, craignaient un retour A l'isolationnisme, peu-
vent maintenant constater que la nouvelle majority du
Congres e.st 'd6cid6e A poursuivre vigoureusement la
po'litique inaugur6e par M. Byrnes dans son 'discours -de
Stuttgart. Les Allemands voient ainsi s'offrir a eux une
chance qu'ils ne doivent pas seulement au respect
qu'inspire partout leur valeur militaire, mais aussi A
I'incertitude qui semble encore subsister touchant les
perspectives francaises. Certes, i'Amerique continuera a
faire des efforts pour remettre la France sur ses pieds
car elle est persuade que le communism surgil. sur-
tout quand les -estomacs sont vi'des; mais elle *croit que
ces investissements .de capitaux comportent certain
risques. M. Herbert Hoover se rend en Allemagne et en


Autriche pour voir s'il est avantageux d'investir de
l'argent 'dans ces pays. A priori, on est g6enralement
dispose a l'admettre, bien qu'en raison des circonstances
particuiieres dans lesquelles elles se sont deroulees, les
elections alieman'des jusqu'A ce jour n'apparaissent pas
come entibrement probantes.
En ce qui concern la France, on tend a croire dans
la capital 'des Etats-Unis que les saines forces de re-
sistance A la pouss6e communist peuvent lui opposer
un barrage efficace. 11 est significatif que les Polonais,
les Hongrois, les YougosTaves, les Bulgares affames de
liberty qui vivent en exil sur le so' americain mettent
leurs espoirs dans ]a bolchevisation de la France. A
ce moment-1l, disent-ils, les Anglo-Saxons -se mettront
en movement. Le discourse de M. Dulles prouve que les
Anglo-Saxons ne veulent pas atten'dre jusque-la. Its
font entrer en action I'artillerie des dollars. Euram&-
rique contre Eurasie ).


S.P.L ap. .ru KsS. ere- 3.809Pix 6


a. L mNV.. 2W. rw NMholo. Pwr 81.3009


Prix : 6 fr.