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PRESIDENCY DU CONSEIL SECRETARIAT D'ETAT Direction de la Documentation 14-16, rue Lord-Byron, Paris (8*). LA DOCUMENTATION FRANQAISE BULLETIN DE PRESS 3 fevrier 1947. INISTFERE QUOTID ETRANGERE Nouvelle S6rie No 584 1. PRESS BRITANNIQUE evoue de la pressed brilannique du 2 fivrier i1947 1. PALESTINE De nomibrux coinnuentaires se rapportent i la question palestinienne. D'apr&s le correspondann politique de I'Observer, un nouveau plan de partage scerait soumis i l'exanmn du Cabinet. M. Bevin et M. Attlec ne voudraient pas qu'il soit applique immidiatement, car son approba- tion par 1'Assembl6e gendrale de I'O.N.U. ne pourrait avoir lieu qu'cn septembre. Le Gouivernement Britannique soumet- tra en tout 6tat de cause son plan h 1'Assemblie. L'dditorial du meme, journal riclame une direction politique minnmdiate ct reproche au Gouvernement do n'avoir pas agi en ,automnc. Le Sunday Pictorial traite de la censure en Palestine, tandis quc le Sunday Express et le Sunday Times riclament une politique de la renonciation an Mandat, selon la formula de M. Churchill. 2. ALLEMAGNE L'Observer public le premier article de Lord Beveridge sur 1'Allemagne, oh l'auteur decrit .a situation dans les diffircn- tes zones. (Voir P'article plus loin.) 3. FRANCE, GRANDE-BRETAGNE Le Sunday Times public une correspondence de son repre- sentant A Paris qu'i donne une image favorable des debuts dn Cabinet Ramadier. Son correspondent politique fait un compete rendu des progr6s et entretiens franco-anglais sur la coordination des plans 6conomiques. L'Observer, sous la plume de son correspondent diplomatique, dcrit qne le traits d'alliance franco-anglais sera, selon toute probability, sign avant la Confirence de Moscou (Voir l'article plus loin). Le m8me journal public une dipiche de Paris relative a la note francaise sur la Ruhr qui ne mentionnerait pas le d6ta- chcment de cette region. Quoiqu'il fasse itat des d6clara- tions officielles selon 'lesquelles la 'politique francaise de- meure inchang6e, le journal' estime que la France a renonci A sa these primitive qui scrait en contradiction avcc le plan que M. Bidatult doit dkifendre ia Moscou, concernant I'organi- sation fiddrale de l'Allemagne. Le rddacteur estime d'ailleurs que la thise primitive de la France scrait rejatde par les trois autres pulissances. Le Sunday Times et le News of the World font etat du pr&t de bl6 demanded par la France aux Etats-Unis A prdlcver sur les allocations britanniques. Revue deo la presse britannique du 3 fivrier 1947 1. PALESTINE L'&vacuation des femmes et des infants do Palestine a com- menc6. Le correspondent special du Times et celui du Man- chester Guardian consacrent i cet i6venemen.t des articles extr&mement d6taillds et font notamment ktat d'une conf&- rence de press tenure par Mme Meyerson, porte-parole de 1'Agence Juive, as course de laquelle .celle-ci aurait signal l'impossiblite pour les Juifs de Palestine do .suivre les consi- gnes du Gouvernement britannique qui tendaient a fair vivre des espion.s a l'interieur m6me de leur propre pays. Mmne Meyerson a toutefois inis l'espoir cque le Gouvenemeni britannique n'instaurerait pas une politique de repression don't les seules victims scraient lcs Juifs qui reprouvent eux- inmmcs les menies des terrorists. A co sujet lc Daily Herald announce que la F6ddration sio- niste de Grande-Bretagne a adopt une resolution demandant aux sionistes de Palestine de condamner les terrorists. Le Dally Mail, le Daily Herald, .le Daily Worker, annonceni 6galement que le Gouvernement britannique soumettra la question palcstiqicnne a I'O.N.U., si aucune solution n'inter- vient dans in aVenir proche. Scion les journaux, la Confe- rence de Londres pourrait, en raison de I'irreductibilit6 des thbses qui s'affrontent, Wtre d'un moment it 1'autre sruspenduc. 2. -- .MEMORANDUM FRANQAIS SUR LA RUHR Le Times et le Daily Telegraph annoncent, ,sans l'accom- pagner d'auncun ommentaire, la nouvelle que le Gouverne- Inent franyais doit fair auj'ourd'hui une declaration impor- tante sur le m6moranduum remis samedi dernier aux ambas- sadeurs des trois grands allies. Le correspondent particulier du Daily Te'leyrauph done un bref resume de ce memorandum. Entre autres, le corresponidant 'diplomatique du Times signal qu'un autre imemorandunm frankai's relatif i 4a Ipro- eddure pour 1'elaboration du trait allemand a 6td soumis an Seordtariat du Conseil des Quatre et qu'il fera i'objet d'une discussion i Lancaster-Housae au debut de cette so- maine. 3, PRnSONNIERS ALLEMANDS EN FRANCE D'apras le correspondent diplomatique du Times a Paris, la question du sort des prisonniers aHlcnands en France prioccu-, perait gravenent le Gouvernnement frangais, en raison des be- soins urgents de main-d'oeUvre de la France. Selon cc corres- pondant, le G6enral Hildring, sous-sec'r-taire d'Etat adjoint pour les territoires occupis, aurait diclard au course d'oan conference de pressse qu.e ,le Gouvernement aminricain avait accept& les propositions franyaises tendant h laisser le choix aux prisonniers de guerre allemands entire le rapatricmcnt et le statut des travaileurs libres en France; mais cette declaration ne userait pas encore parvenue h Paris. 4, INDOCHINE Le correspondent particulier du Times public un article relatif au replacement' 6ventuel de 1'Amiral Thierry d'Ar- genlieu an post de' haut-commissaire en Indochine. Le General Leclere se serait recus6. M. O. Lapie strait un des successcurs possibles de 1'Amiral d'Argenlieu. Le depart BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE de I'Amiral d'Argenlieu serait di .au fait q'ntil n'a pas su so concilier les .elments mod6res annamites, ni trounve le moyen d'instaurer un Gouvernement autre que celii du Dr. Ho Chi Minh. Selon ce correspondent, l'extrm.e-droite, en France, serait scule favorable A une guerre colonial longue ot cootenuse. Le News Chronicle reprodulit une longue dipeche Reuter annongant des succes militaires frangais h Nam-Dinh et l'arrivee de renforts francais sur l'Ile.de-Franroe. Ces succ6s militaires francais sont ,igalement mentionn6s dan~s le Daily Worker. 5. -- RELATIONS INTERALLIEES Les correspondents sp6ciaux du Times et du Daily Tele- graph font 6tat de la surprise causee :vant-hier par la publication dans la Taegliche Rundschau, organe di 1'Ar- m&e SoviCtique, du texte conplet d'une dAclaration faite vendredi par le G.indral Kotikov. Dans. cette declaration, celui-ci expose le disaccord qui rigne entire les represen- tants allies sur la question des elections g6n4rales de la federation des syndicats allemands. Le correspundant du. Times rapproche cette affaire tdes rdcentes accusations lancees par le Mar6chal Sokolovslii con. tre' les reprssentants britanniques et amnricains au Conseil allied de Berlin et vent y voir un effort d6libhrd des IRusscs pour discrediter les, allies aux yeux des Allemands et con- vaincre ceux-ci que ce sont eurx les seuls gardens die la democratie. Le correspondent diplomnatique du Daily Worker se plaint de son c6t6 de ce que le Gouvernement britannique ne cherche pas i acc61drer la revision du trait anglo-:;ovi6- tique. 6t. -- CHINH Sans en indiquer la date ni la source, lc Daily Worker reproduit une nouvelle selon laquelle 500.000 hoinmcs di' Kuomintang, sous le coinmandement ,en chef du Gdend- ral Chen Theng, auraient lanc6 une attaque centre la nou- velle 4" armec communist, sur un front de 80 kms, al sud de Changtung. a) Vers uone conclusion prorchaine ,re l'dlliairce fri'ncco- britannilqua (Observer, conservateur, 2/2) : < II y a anaintenant de fortes chances pour que le trailt, d'alliance franco-b'ritannique soit sign avant l'ouverture de la Conferencc do Moscou. Sans computer la valour 'do celle alliance pour aniener un certain equilibre on Europe, la signature du irait6 perinettra d'arriver a une entenle anglo-frangaise plus etroite sur des problbmes courants, en parliculier ceux qui sont lies au rbgle.ment de la question allemande. Elle donnera a ]a France cette garantie que .si une Alle- magne relev6e adoptait a nouveau une attitude agres- sive, la Gran'de-Bretagne serait aux c6t6s de 1.a France < sur l'heure >. Cette assurance, qui n'avait pas 6et 'donn6e aprbs 1918, prendra vraisemblablement plus de valeur encore aux yeux des Francais avec l'adoption immediate de la conscription en Grande-Bretagne, alors qu'en 1939 cette measure est venue trop tard po'ir se rev,1er efficacy dans la defense territorial d&' la France. Avec un tel engagement A long lerme d'assislt nce militaire, assistance don't la mise A 1'6preuve, esiime- t-on gen.6ralement, pourrait avoir lieu en 1960 plut6t qu'en 1950 la France peut se montrer moins inquiete a la perspective d'un redressement 6conomique de 1'Al- lemagne entire temps, bien qu'elle s'efforce naturelle- 'ment de veiller A ce que ce redressement ne pernlette pas la reconstitution d'un potential de guerre >. b) La Id:ctsiloin ,de la France srir les prlisonnniier:, de y genra allemialtds '(Times, 3/2) : < On s'attend a 'd'intlre'ssants d6veloppements ca ce qui concerned le slatul des prisonniers de %uerre alle- mands en France, don't le nombre s'eleve a environ 00U.000. Parani ceux-ci, 426.OUU0 ont 6t6 captures par 1 armnte anericaine, et < prdtes > a la France; le gou- vernement amcricain qui conserve a leur regard une rcsponsabilte technique, a delmand6 au gouvrnnement francals 'de ies rapatrier d'ici le 1" octobre. Le gouvernement fran(ais, qui a un besoin aigu de main-a'oeuvre, vient de proposer un inoyen qui per- mcitrait a un grand nomure de ces prisonniers de res- ter en France come travailleurs libres, ceux qui pre- ftrent rentrer dans leur pays y 6lani autorises. I ne fait aucun doute que beaucoup de ces prisonniiers ac- cepteront de roster en France, miais la perspective du rapatriement d'un grand numbre de ces prisonniers sera bien accuellie par i'Aliemagne pour ies raisons econonuques aussi blen que pour des inoltis lainani- taires. Le novel arrangement esquiss6 en France devrail inciter le gouvernemen't britannique A examiner sa position a 1''gard de ce probibme. Sans tenir compete de l'aspect human 'de la ques- tion, le travail de ces hommes est aussi 'ncessaire en Alemnagne qu'ailleuars. La population allemande qui s'es, trouvee 'inormmanent gontlee par l'afflux de popu- lations expulsees des regions orientales est trop 6levec. Mais, du point de vue economique, c'est le manque d'equilibre dans 1a repartition de cette population plu- t6t que son importance qui est le facteur inqui6tant. Tout d'abord il existed un grand exdcdent de popu- lation feminine par rapport A la population 'masculine. En second lieu, on constate une grande .p6nurie de tra- vailleurs productifs et un gros exoedent de population improductive, exc6dent qui s'est trouv6 aggrav6 par la forte proportion de personnel Ag6es, femmes et en- fants, parmi les millions de personnel expulsees 'de Pologne et de Tchecoslovaquie. En consequence, tout plan visant A provoquer une migration de population allemande et limitant cette migration aux seuls tra- vaillours productifs 'serait nuisible et non utile A 1'6co- nomie allemande. L'6migration est une chose desirable mais il faut qu'elle se realise d'une manirre equitable, c'est-A-dire que les travailleurs devraient 6tre accom- pagnes 'des personnel places isous leur dependance; ou alors il faudrait donner l'autorisation aux 6migranis d'envoyer A leur famille des sommes d'argent en mon- naie 6trangdre. Le nouveau plan frangais pr6sente un trbs grand interdt, car il offre le seul d6bouch6 A 1'"mi- gration allemande qui ait d6t ouvert jusqu'ici. Mais s'il ne tient pas comnpte des observations ci-dessus men- tionnees, il sera 'd'un advantage douteux pour 1'Alle- magne >. c) La pioliltique des Franngais datns lear zone d'accu- pution (Observer, conservateur, 2/2) : << Tandis que lles Britanniques ont perdu en nmoyenne dans leur zone 80 millions de lives par an et que les Americains ont enregistr6 un deficit annual de quelque 50 millions de livres, les Frangais ont r6alis6 'dans leur zone un 16ger ben6fice; en outre, ils ont permits A un nombre important de Francais de vivre en Allemagne d'une imannire peut-6tre plus comfortable qu'ils ne l'au- raient fait chez eux. Mais ceci a entrain6 un niveau tres has du standard de vie des autochtones, celui-ci etant inf6rieur A celui des autres zones, en particulier pour la population 'des villes. La politique des Frangais 'dans leur zone n'est natu- rellement pas 6laborde dans leur zone, mais A Paris. On ne peut pas s'empdcher .de souhaiter qu'elle soit modiflAe A certain .gards. Le maintien des lignes d,& demarcation qui s6parent les anciens Etats du Wur- temberg et 'de Bade en deux parties constitute 1'un des BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE ncilleurs moyens .de slimuler le nationalism allemand et de rendre les Allemands de toutes cal gories moins disposes A accepted le sysltme fd'&ral que la France, plus que toute autre nation, desire voir s'ttablir en Alle- magne. Le maintien d'un si grand nombre 'de prisonniers allemands dans les houill&res frangaises alors qu'ils produiraient beaucoup plus .comme travailleurs libres dans la Ruhr, et que leur place pourrait &tre prise par des Polonais ou autres travailleurs qui ne peuvent bien travailler en Allemagne, tout cela constitute une poli- tique qui se condamne d'elle-mime. Enfin, les Francais dans leur zone, a l'encontre 'des Amdricains et des Britanniques, vivent en parties sue les resources du pays. Cette politique implique natu- rellement tout un systime de requisitions, appliques a une population qui r6sisle avec violence a>. (Loan BEVERIDGE). d) Les rapportls oaitlo-mvoiicliques (Tribune, travaillisle, 31/1) s Ii est clair quc le marechal Staline cherche a se a r6assurer > cen adoptant une politique double de mcilleures rehla.ons avee Ia Grande-Bretagne ct les Etats-Unis, et en liquidant quelquces-uns 'des engage- ments de I'U.R.S.S. dans 'les pays exotiques comime en Perse. Voici certaiiement une occasion pour le gouverne- ment travaillisle britannique de monlrer par son exem- ple, en passani sur toutes les differences politiques el ideo'logiques qui Ic siparent du gouvernement sovie- tique, qu'il est prit A apporler aussit6t toute son aide - sous quelque forme que ce soit pour aider les autorit.s soviiliques i combattre les perspectives re- doutables d'une famine g6ndralisde, sans chercher en contrepartie de ce geste 66limeniaire de solidarity h fair,- une e affaire > di.plomatique. Les Russes out un besoin tes plus urgent d'un pret amiricain important qui leur permettrait d'acheter les machines qui leur sont necessaires. Les bons offices 'de la Grande-Bretagne auprds du gouvernement de Washington pcurraient faciliter la realisation rapid ,de ce project. Cette crise dans l'Union Sovietique a donned aux puis- sances occidenlales l'occasion de montrer clairemeni que les suspicions russes A propose de leurs intentions sont sans fondesment. Si elles n'accomplissent pas cec geste, ils convaincront les Russes que leurs craintes 6laient justifies >>. e) Les relklaionw entree, les Ainglo-Am.iricains eit la Po- lognue (bObserver, conservateur, 2/2) : < Pour plusieurs raisons, la champagne anti-am6ri- caine se pursuit avec moins de vigueur que celle qui a t.16 d'eclench6e centre les Anglais. La Pologne esp6re encore obtenir de 1'argent et des credits de 1'Amirique, .-oit directement soit par I'intermidiaire de la Banque International. Les Polonais out aussi plus de raisons fd'en vouloir laa Grande-Brelagne qu'aux Etats-Unis. On ne peut tirer qu'une deduction de l'attitude agres- sive et mime 'd6daigneuse que les Polonais adoptent en ce moment i i' gard. de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Les Busses et les Polonais vont forcer la Grande-Bretagne et I'Amnrique A changer de comporte- mnent et a faire bonne figure A un gouvernenent polo- nais qui leur deplait, ou bien ils les obligeront A rompre franchement avec ]a Pologne, ce qui priverail l'Ouest d'une fen6tre sur l'Europe orientale. Dans un cas cnmme dans l'autre, l'influence de Moscou se main- tien'drait en Pologne et celle de l'Ouest diminuerait; et le Kremlin n'aurait pas A s'engager dais des difficultiess directed avec ses allies occidentaux ,). f) Lee Etats-Unis et c a Ohine (Manchester Guardian. liberal, 31/1) : < Le premier acte du general Marshall en tant que secretaire d'Etat a 6t,' d'abandonner toute tentative de mediation entre les commnuniists et le Kuomintang et d'ordcnner le depart des troupes americaines qui res- taient en Chine. C'est une sage decision. Comme les autres pays, la Chine doit forger elle-mime son propre ivenir, I'intervention am6ricaine, aussi bien intention- Iee qu'e'lle ait bth, a probablement fait plus 'de mal que de bien. Mais on ne isait pas encore si la Chine aura dans l'avenir le regime preconise par le general Tchang Kai Check, ou si elle deviendra un Etat communist, on encore, comme nous l'esperons, si elie n'adoptera pas un compromise 'liberal entire ccs deux conceptions. Etant donned qu'i'l s'agit de la Chine, nous devrons pro. Ial),)siment atcendre longtemps aIvanl 'd'ere lixC6 o. II. PRESS AMERICAINE Reivue de la praisee amilicaine du 1'''' frier 1947 1. ALLEMAGNE Dans une dipeche Ide Paris au New York Times, Callender donne des details sur 'le m4morandumn concernant la Ruhr que la France doit remettre iprochainement aux U.S.A. let a 1'U. R. S. S. Scion cc correspondent, la France proposera quu 'les industries du carbon, de l'acier devienn'ent la pro- priitd de toutes les nations signataires du trait.l de paix avec 'Al'lemagnc, mais qu'elles soient administrtes uniquement par les nations directemen t intre's''is, c'cst-h-dire par les grandes puissances et les voisines .de 1'Allemagne. Calenmder derit, par aillcurs : Les Francais estiment quc leur plan et les iddes britannique's sc rapprochent beaucoup plus, maintenant que les demands ant'rieures de la France pour le ddtaehement Ruhr-Rh6nanie out etc abandonnides dans ]e nouveau mei6morandum. > Les propositions faites par la France a la Confdrence de Londres au sujet de la participation des petites puissances h la Idiscussion du trait d'e paix avec I'Allemagn.e recoivent line large publicity dans le New York Times et l'e New York Ierald Tribune. Matthews, correspondant du New York Timiel a Londres, reclve que ces propositions de compromise c sont conforms an rble traditionnel tde la France dans les affairs internationals. , De son c6td, Russel, correspondent du New York Herald Tribune, 6crit que les propositions frangaises paraissent de nature hi mettre fin h la querelle des Quatre an sujet du r8le 'des petites nations dans la -discussion du prob'lime allemand. Ce correspondent fait remarquer que : < Le plan frangais ne compromet pas .le principle . scion lcquel les grades puissances doivent avoir le dernier mot dans al rddaetion du trait'e. , Les propositions, belges sur le traitelnent de I'Allemagne, exposees t ila Confe'ence de Londres par le baron Degruhen, sont rapporties dans la press qui met particulibrom'ent en valeur i'occupation de longue durne prdconisde par la Bel- g'ique. Les condemnations de Fritzsche et de Hoffman sont rapport6es dans tons les journaux en tris bonne place. Tou- tefois, -elles ne font encore l'objet d'aucun editorial. D'aprs une d6pdche de Francfort an Ballimore Sun, signde 4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS PTRANGkRE Whitcomb, les Amnericains ont 'ett extrtmement 6tonnns des critiques formulas par Maurice Schumann au sujet des fetes organisdes, a ''occasion de Noel pour les petits Alleniands, par les autorit6es! am'bricaines d'oecupation. Whitoombi expose ainsi 'la politique des Americains, a qui sont ins.tinctivement ceertains que la prevention d'une nouvelle guerre par l'Allemagno ne dpend, pas de la punition des infants com:me Schumann pa- rait l'avoir pr6conist -mais plutSt de la creation de millions de liens intimeos d'amitiM entire les Amtiri- cains et les Allemands qui, dans trente ans, gouverne- rodn leur pays. , Anne Mac Cormick consacre un long article, dans cl New York Times, i la miscre des refugids, en Allemagne. Elle fait observer que les quatre cinquitmes de ces rifugids sont chre- tiens et prrconisce que les U. S.A. prennent l'initiative des inesures a prendre pour les tirer 'de leur misere actuelle et leur donner un pays. Elle suggere que les U. S. A. admettent 400.000 ,de ces r6fugids au colurs dest quatre prochaints a:n- nees. La revelation qu'Hitler avait ordonnt la dmmobilisation; de la plus grande parties de la marine allemande nouvelle qui fut largemment raupportit dans la press fait I'objet d'un editorial au New York Her(ad Tribune, qui reloev,: qu.e cette decision constitute une grave erreur pour I'Allemagne. I1 ecrit que le petitinombre de navires de guerre alleniands rests en service ont immobilist des forces navales adrienne.s allies oenisiddrables et constitutrent iune source con.tante d'inquietude pour les Allids 2.- TcHECOSLOVAQUI E Les journaux rapportent la declaration suivante q'ue Steinhardt, ambassadcur des U. S. A. h Prague, anrait faito a son arrive hier a New-York : I1 n'y a pas 'de ridenau de fer en Tchceoslovaquie. Les correspondents 6trangers sont libres Ide vo:.ager cormme ils le desirent dans le pays et d'decrire ce qui leur plail. Le people ne craint pas sd'ex'pri'mni seo, opinions. . 3. POLOGNE i,'hostilit6 croissant que le gouverncment polonais rour- rirait actuellement centre les puissances occidentales et par. ticulitrelneont contre la Grande-Bretagne cst rapportee dans des dtptches de Varsovie au New York Times et A I'Evening Star. Cruson cAble an .New York Times qu'un porte-paroilr du minister des Affaires 6trangnres polonais critique viveme'nl les missions en league polonaise de la B. C., dtlo ralnt q'u'elles constituaient, < ule excitation au mcurtre >. ,t Les declarations de cc porte-parole, icril Cruson, soulignent la crise qui existed depuis plusieurs moit dans les relations entire la Pologne et les ddemocraties occidentales. Jamiais cees relations n'ont iti pires, par- ticulibrement cells entire la Pollogne t la Gra:ide- Brel agne. , De son coti, Dorothy Thompson rapport, dans l'Eve,;ting Star, les diolarations d'un autre porle-parole tdu gouvcrne- ,ment polonais, Jacob Berman, sous-sceritaire d'Etat, < ..:hcf tie liaison du gouvernement polonais avee Mooscou >>. Solo.i cc correspolntant, Berman aurait accus,6 Mikolajczyk de servir d'agenl de liaison entire l'opplosition clandestine polonais. et Irs inlirtts occiderntiux. < 11 est clair, 'dit Thompson 'en conclusion, t'aiprbs les declarations de Berman, que Ic gouvernement con- sidtc qutie ,sa plus grande victoi're scrnit la rupliure dtes liens poliliqlues avoc l'Ou'esl. > 4. INDOCHINE Solon une depecche de Paris au New York Timts, on d-, clare dans les 'milieux gouvernimentaux qne, lorsque les n6d- gociations reprendront aver le Viet-Nam, elles auront lieu sur des bases cntierement nouvelles, car les accords pr'icedentts so:it consicd6ts colmme nuls, en raison du soulevement anna- mite. On ajoute, toutefois, que la France n'entend Ipas reve- iir stur sa promesse de donner aun people d'Indochine P'iudd- pendanee dans le cadre de 1'Union frangaise. Cette ddpeohe rapporte, par ailleurs, qu'on regrette vivement, dans ces m&mes -milieux, que les U. S. A. ne pa.raissent pas comprendre le vrai caL :etere idu Viet-Minh. c I1 s'est impose par force aux Annamites, dit la d6piche, cet si Ies Frangais partaient, des massacres auraient lieu... < On est profonddmnent didu ici de cc qu'on consi- dire comme le manque ie comprChension des U. S. A. ah l'egard des difficulties coiloniales de la France. Les dirigeants franquis estiiment que 'les Amdri'cains con- fondent la nouvc'!e politique frangaise Id'autonomie croissante et d"ind .oendance finale avec 'le colonia- lisme ddimode d'autre'ois, alors qu'elle resemble essen- tiellement ia a politique des U. S. A. aux Philippines. > 5. PITROLE Sclon une dpirche de Humphreys an New York Herald Tribune : L'es 'intir&ts p6troliers britanniques auraient dd- cide d'appuyer les demands du gouvernement frangais en faveur d'une participation 'plus grande dans Ie pi- trole du Moyen-Orient. , 6. MANOEUVRES EN ALASKA Des manoeuvres de l'armsne ainm'ricaine qui se dtroulent actuellement i Adak, une Ides lies alioutiennes, font l'objet d'un.e d.eipche de Graham an New York Times. Ce corres- pondant rap'porte que les elements mnotorists qui participent 1 ces manmceuvres s sont rivyl6s inefficient en raison de la nature glissante du terrain. 7. AUTRICHE P.'a. announce que von Schusclmigg dolt arriver aux U.S.A. .mardi, ohi ii entreprendra une tournde dc confdrenees. u) LE PLAN FRAN(AAIS SUR LA RUHR '(New York Herald Tribune, 2/2) : < On pourrait expliquer de fagon diplomalique touted la parties kconomique du memorandum sur la Ruhr, en disant que la France a pris ses precautions pour le cas oil ses collggues des Quatre Grands refuseraient de re- connaitre son point de vue dans la parties politiquet du project. C'est en consideration du faii que les Etats-Unis, ]a Grande-Bretagne et la Russie Sovietique sont encore, dit-on, hostile A un partage politique, qu'on a expliqu' que la France avait d6cid, de dtployer ses forces. La theorie franchise, de ce point de vue, serait celle- ci : si l'on refuse a la France de satisfaire ses revendi- cations politiques, il lui restera toujours une bonne niarge de s6curit6 dans les clauses conomiques. Jus- qu'ici, le project francais est encore le seul qui nit 6et sounis a propos de la Ruhr, bien que les autres asso- cies des Quatre Grands soient favorables, dit-on, A une certain former do contr6le industriel international >. (WILLI.AM J. HUMPHREYS..) b) LES ETATS-UNIS ET LA CHINE. 1. New-York Herald Tribune (1/2) : < On a critique le retrait des membres aimricains des Commissions de mediation existant en Chine, sous pi)1texte qu'une lelle action eclipse la puissance amtri, caine et ouvre la vole i la domination russe sur la Chine. C'esl tlne critique qui scenble pluiot naive. Les BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGERE D AmBricains des Commissions do mediation et les soldats utilis6s pour les ravitailler et les proteger ltaient en nonbre trIs limit. Ils 6taient dans l'impossibilith de livrer un combat d6passant 1'importance d'u.n petit en- gagement, m6me si loans avaient 6et rassembl.6s au mnme -endroil. Ils 6taient 6videmment lI come un symbol de puissance. Mais il rest d'autres symbols du pouvoir am6ricain en Chine, et la puissance ameri- caine a une existence relle da.ns les proches territoires du Japon, d'Okinawa, et de Guam. On devrait aussi insisted sur ce fait evident que les intentions russes concernant la Chine et les pays limi- trophes de celle-ci sont quelque peu contradictoires. En Mandchourie territoire chinois les Russes lais- sent entendre qu'ils ont I'intention de conserver leurs advantages en matiire d'economie et de transport dans tous les cas ofi ils le pourront sans parler de leur base militaire sur la Mer Jaune. Dans le territoire con- tigu de la Mongolie exitrieure, la situation est touted dir- ferente. On relve des contradictions similaires dans les re- lations des Russes avec les communisles chinois. II n'existe aucune preuve que les Russes aient apport! une aide mat6rielle aux communists chinois. Rien ne done A penser qu'ils aient mrme l'intention de le fire. L'Extreme-Orient est une parties du monde ofi les in- ter&ts russes et amiricains s'opposent directement. On dolt tout Iaire pour essayer d'6claircir la situation. > 2. Baltimore Sni (31/1) : << Les buts de notre politique n'ont pas change ; nous avons simplement abandonn6 les procides ([ui nous g6naiien pour les atteindre. Ceux qui prBvoient une intensification de la guerre civil en Chine oublient que les homines du Kuomin- tang, qui ont pouss6 h la guerre A'tout prix centre les communists, percent du terrain du fait de noire nou- velle politique. MAme si Tchang Kai Check continue A leur ceder, come ccrtains le predisent, les difficult Oconomi- ques actuelles de la Chine rendront leur champagne de plus en plus difficile. On insisted A l'interieur de la Chin.e c'est le cas des businessmen de Cha.nghai et de Canton par example, sur lesquels compete le gouver- nement pour une grande parti.e de ses recettes fiscales pour qu'une solution soit apportee aux problmineo 6conoitiques. Ces gens se rendent trbs bien compete do l'imporlance repr&sent6e, pour un redressement 6cono- inique, par un emprunt d'un demi-milliard de dollar'-. ?lais nous avons bien precise que nous n'en;amerions pas de negociations pour cet emprunt, tant que ies mi- litaristes coniinueraient A dominer In politique dn Kuomintang. n 3. Chilcagqo Sui (31/1) : < Notre polilique, en Chine come ailleurs, doil con- sister a Mviter une scission fi:ale entire les parties extremes en encourageant un progressisinm modr". Nous esp6rons que le prochain expos du secrblaire Marshall sera un net avertissement qu nous ns 'accor- derons aucune aide a la Chine, ni dans l'ordre'. cono- mique, ni dans I'ordre militaire, tant que le gouverne- ment n'aura pas prouv6 par des actes, et non par des mols, qu'il reprbsente vraiment le people chinois. > III. PRESS SOVIETIQUE Revuie de La prose soviBiique du 1"e frier 1947 A part quelques ]revoes informations relatives h la utte pour la dianocratie en Europe (lis ddbats au iParlem'nt d'Ath'nes, la situation politique en Roumanie et en Hongric etc.), les rubriques; dtrangbres de la press sovi6t'ique s'inte- ressent principalcment h la politique anglo-am6ricaine. 1. LA POLITIQUE AMERICAINE D'ARMEMENTS Tons lies journaux reproduisent avec de grands tires 1'ar- ticle de M. Wallace, dans, le New Republic, consacre h ia main-mise ,des milieux militaires armaricains: sur la recher- che scienotifique. 2 -- LA POLITIQUE EXPANSIONNISTE ANGLO-AMERICAINE HOURS D'EUROPE Toute la press public !es ddpbches Tass relatives an project de voyage du President Truman nu 'Mexique et dans la mer des Antilles. Les Izueslia analysent les rov'&lations de la Tevue amiei- caine Timek; au sujet de l'achat 6ventuel diu Groenland pac les U. S. A., declarent qulon voudrait tenir cette negociation secrete et expliquent doe la sort tout le bruit que l'on a fait ia propose de la question du Spi.tzberg dant le but de ditour- ner I'attention de 1'opinion pulblique no'ndiale. (Voir Particle plus loin.) Les Izvestia consacrcnt ,egatlement un article a la polio, tique du general Mae Arthur au Japon. Le journal met en lumibre o'opposition qui existed centre ies ides de I'Etat-Major ambricain et cells de -la Commission id'Extreme-Orient en cc qui concern le movement syndical japonais. Par aillcurs. tous les journaux annonceent que le gdiral Mae Arthur a interdit la grbve gni,6rale qui devait etre *dclenchle par les syndicats nippons. (Voir Particle plus loin.) A propos de la poilitique anmericaine en Chine, les Izvestia cherchent a expliquer quel sens it convent de donner au depart des -U. S. A. de la Commission de conciliation. Elles montrent que 'le but de ceotte commission dtait simplement ade masquec intervention am6ricaine idans les, affairs chi- noises, aux c6ths dkes r'eactionnaires du Kinomintang. La poll- tique amdricaine, ignorant les changemre.nts qui se sont pro- duits en Chine, a faith faillite, ainsi que l'a reconnu le g6nd- ral Marshall avant de quitter s'on post. L'org'ane sovidtique se dcnmande dans sa conclusion si les milieux amiricains sauront tirer les consequences de cet rchec, ou si leur inter- vention va pren.dre de nouvelles formecs. La politique d'expansion britannique nhors d'Europe occupe moin,s -de place. Seule, 'la question birman'e reticent attention de la press et fait l'objet td'une Etulde historique detai.llke 'dans 1'Etoite Rouge (feuilleton de Plysheusky) et d'une dd- piche du correspondent particulier de Ia Pravda a Paris 3. LA POLITIQUE ANGLO-AMERICAINE EN EUROPE Tous les: journaux annoncent la formation dans la zone d'occupation amiricaine en Allemagne < d'unn part national- d.inocratique >, anti-socialiste. La press reprodui.t, avec de granids tires, les aceusalions de Ja press yougosilave contre I'administration allide en Ilalie, a I'occas'iomn de 'e'assass'inat de fonetionnaircs youg:o- slaves. et puUlic un dimenti concernant les declarations fails h un correspond:niit itde 'A.F.P. par un porte-p:arle de 'Etat-Major allied. a) La situtaiondm politiq/ e en France (Moscou soil, 28/1): e La dernibre decade en France a et6 marquee par des developpcmients poliliques de grande imporlancOr pour I'avenir du pays. Ils ont rbv6lA une fois de plus la repartition des forces politiques du pays et ont sou- 6 BULLETIN QUOTIDIAN DE PRESS ATRANGtRE lign6 l'importance de la limited d'action des d6mocrates. Les forces r6actionnaires qui repr6sentent les int6r6ts des magnats du capital font tout pour saper la d6mo- cratisation du pays et en finir avec les r6foriiies so- ciales d6jA r6alis6es nationalisationn d'une serie d'en- treprises, replacement de la Constitution de la II1' R6- publique' par une Constitution plus d6mocratiquc). Leur tactique pr6f6rde est celle qui consisle A diviser la classes ouvriere .et les couches progressistes du peu- ple. La vie politique agit6e de la France, depuis sa lib6- ration, a montr6 que les forces democratiques et les parties communist ei socialist, lorsqu'ils out agi de concert, ont toujours obtenu la victoire sur les forces de la reaction. Au contraire, pendant les p6riodcs d'he- sitation et de compromise du part socialist avec les parties de droite, en particulier avec le M.R.P., les forces de la d6mocratlie ont 6t& vaincues. I1 en a 6t6 de d mme cette fois-ci. Le problem e de la formation du gouvernement a encore 6et plus aigu. Les parties de droite et d'extlrme-droite 6taient partisans de la prolongation des pleins pouvoirs du gouvernement socialist, sous pr6texte qu'il 6tait le seul capable de poursuivre l'exp6rience du cabinet Blum. Le parli com- muniste se posa en partisan de la creation d'un gou- vernement de large concentration d6mocratique. Le parti socialist, au dernier moment, se range tussi A l'id6e de la creation d'un gouvernement r6publicain de coalition. La reaction fut oblige de c6der. En depit des intrigues de la reaction, un gouvernem.ent r6publi- cain de coalition fut cree ; ce qui a e16 obtenii, c'est une grande victoire de lia d(mocratie. Celle-ci a devant elle des ltiches importiatles et dures. Mais la dimocra- tie pent regarder l'aveni avoc conflance, car l'exp6- rience a montr6 quo si ses forces sont unies, la vic:oire sur los forces de la reaction est assureo. > (KuzN v'isov.) b) Le movement ouvrier au Jtapon (Izvestia, 1/2) : < L'action des syndicats japonais correspond pleine- ment A une decision recent de la Commissior d'Ex- trame-Orient touchant au principle du syndicali:me au Japon. Gette decision precise que les associations syn- dicalistes doivent 6tre autorisees a participer A ;a poli- tique et doivent etre encourages dans leaur travail pour la dlmocratisation du pays. Mais touts sorts d'obsta- cles ont 6te souleves centre cette decision. hiqui&ie, la reaction a decide de recourir a la terreur. Des holnmes de main du part Sinlitaisioto onu alteni' i la vie (du president du Congrbs des syndicats, M. Kikunamii. Le caractrre fascist de l'affaire suffit a meltre on i" vi- dencc que 1'Apuration n'a pas ite complete. \ ais au lieu d'aider A l'6puration tclle qu'elle avait 0tA prevue a la Conference de Potsdam, les autorites d'occupation americaines soutiennent la these r6aclionna:re de M. Yoshida sur ce que celui-ci appelle << les 616ments ill6gaux a. L'agence Central News vient d'annoncer que le gienral MacArthur a prvecnu les dirigeants d .i mou- vement gr6visie qu'ils pourraient Atre arnrets s'ils met- lent leur project A execution. Cette measure n'est pas seu- ltmient une violation grossibre des droits d6n'ocrati- onis des masses ouvriires japonaises, mais olsl va a l'encontre des principles de Potsdam concernant la dO- mocratisation du Japon, car une d6mocratisalion est inconc',vable sans une participation active des masses populaires h la vie politique du pays. Ceite inesure consti:ue aussi une violation de la decision de la Com- mi-ion d'Extreme-Orient, (concernant !e monuoement sy.ndical ao J.apon. Elle mnc:ice cifin les bases times du jeune movement d6mocratique japonais, renfor- cant les 6elments r6actionnaires qui font obstacle A In liquidation du militarisme nippon, et veulent emp&cher que lc pays ne devienne une d6mocratie. > c) L'auchipel dit Spitzberg et le Groaiiland (Izvestia. 1/2) : a Dans son dernier numero, la revue am6ricaine Time reproduit une grande carte du Greenland et ex- plique en detail l'importance strat6gique de' ce terri- toire. Cet article montre les avantages particuliers quo pr6sente I.e Greenland pour la construction de bases abriennes, de stations m6 eorologiques, de plateformes de lancement pour les V2. Apr6s cette description, l'au- tour de Particle 6crit : < Les milieux militaires de Washington pensent .que loe moment est venu d'acheter le Groenland. > Et l'auteur explique que le Danemark ne peut fire de difficulties, les Etats-Unis disposant d'un moyen de persuasion effectif : la pression econo- mique. II est difficile de faire la lumiore plus cynique- ment sur une affaire que l'on cherche si soigneusement A dissimuler dans la brume du Spitzberg. Les aulorit6s amtricaines et danoises d6mentent qu'il y ait des pour- parlers au sujet du Groenland. Mais si l'on se rappclle que les plans publibs par le minist6re de la Marine des Etats-Unis comprennent ]e Groenland dans le riseati de leurs bases, ]'information du Time explique facilement le bruit faith autour du Spitzberg. Les intentions ame- ricains sur le Groenland commencent A se d6voiler net. tement IV. PRESS SUISSE a) Les relations franco-britanniques (Neue Ziircher Zeitung, 31/1, 6dit. de midi) : < Trois groups de questions jouent un role dans les nAgociations actuelles de Londres : la s6curitd de la France, qui dolt Otre garantie centre une aggression alte- mande grace A la promesse d'un appui militaire ; en- suite, les int6rets coloniaux; enfin, la constitution A l'ouest de 1'Europe d'un foyer de puissance don't l'ac- tion ne serait pas limited an probieme allemand pro- prement dit. En cc qui concern le future trait de paix avec l'Allemagne. la France a visiblement renonc6 A une rigidity excessive et ii lui suffit d'un rapproche- ment de principle entire les theses de Paris et de Lon- dres, tel qu'il s'op6re depuis quelques semaines. Dans le domain de la politique colonial, il est facile de comprendre que les Frangais ont advantage A voir la Grande-Bretagne adopter au moins une attitude bien- veillante : que l'on song aux troubles d'Indochine, oh une s6rie de success locaux ne garantit pas. tant s'en faut, que le conflict ne va pas s'6'erniser. Quant a la constitution d'un bastion d'Europe occidental, qui ne manquerait pas d'exercer sa force d'attraction sur la Belgique et la Hollande, et peut-t.tre aussi quelque jour sur l'Espagne et 1'Italie, c'est la une question A laquelle In France ne doit pas montrer trop ouvertement qu'elle pprte de l'interRt. En Angleterre. oh l'on ne trouve pas comme en France un hon quart du corps electoral et du Parlement pour se r4clamer du communism, on pent vider son sac bier, plus librement; et c'est une raison pour que l'id6e d'une alliance soit sensiblement plus populaire au-delA de la Manche qu'en France. Djia, au course de la quatriome decade de ce siccle, le premier minis're Baldwin avait lanei la fameuse for. BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE - mule : 4 La frontiere de' I'Angleterre est sur le Rhin ., Le moment est venu de prendre cette affirmation, au serieux. >> b) La poliltique awndricaine d I'gard de la Chine (Bas- ler Nachrichten, (1/2) : SLa Chine revoit cet avertissement : < Aide-toi, l'Am6rique t'aidera a Mais d'abord vient l'imp6ratif , - Aide-toi >. II faut naturellement supposed qu'une tierce puis- sance ne mettra pas obstacle a la volonti americaine d'aider la Chine, ou a la volo-nt6 de la Chine de s'aider elle-m6me. Ainsi done, larealaisation de 1'idylle sino- am6ricaine n'est concevable que si la tierce puissance, c'est-a-dire 1'U.R.S.S., n'a point dessein de la trouble. Peut-6tre attitude optimiste du secr6taire d'Etat Marshalll dans cette question s'explique-t-elle par des assurances de bonne volont6 qu'il aurait rescues recem- ment de 1'U.R.S.S. La situation ~tait tout autre au mois de decembre encore, lorsque les autorit6s sovietiques du port de Dairen chassaient un navire ameri.cain afin de porter un coup au prestige des Yankees dans tout l'Extrmme-Orient. II se peut qu'un changement soit in- tervenu depuis lors. Tous les rapprochements interna- tionaux ne sont pas obliges de se produire en plein air. Cependant, on ne saurait attribuer au nouveau secr& taire d'Etat americain ]'idie naive que I'U.R.S.S. lui abandonne gratis pro Deo la premiere place en Asic orientale. Mais alors, oh faut-il chercher la contre- partie ? En Europe ? Nous aurons peut-Stre des 6clair- cissements sur cette question lors de la conference des ministries 'des Affaires 6trang&res qui se tiendra a Mos- con au mois de mars prochain. > a. P. L Imp.. Sq. rue Nicola, Paris 81.8000 |
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