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Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Physical Description: dl. : ; 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publisher: s.n.
Place of Publication: Paris
Creation Date: 1947
Publication Date: 19XX-
Frequency: regular
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063
System ID: UF00077027:00021
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PnR.SIDENCrE n CONSEIL
SECRETARIAT D'ETAT

Direction d laI Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (80).


LA DOCUMENTATION FRAN(AISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES


SERVICE
ET


BULLETIN


DE


PRESS


27 janvier 1917.


QUOTID



ETRANG


Nouvelle Serie No 578


1. -- PRESSE BRITANNIIQL

1. FRANCE
Reiue de la preie brilannique du 26 janvier 1947
La situation politique cn France ne faith l'objet de com-
mentaires q;:. dains le Sunday 'Tnes. Frank Macd:'inmt, le
corr-spondant parisien de cr journal, estiinm que le premier
problem e .1 colui de la solidaritC ministdrielle. Le journa-
liste britannique announce la nomination prochaine d'un
Hau: Commnislaire a la dis'ribution en soulignant que ses
functions scIont coniiUes i. un haut fonetionnaire, autun
humme politiquc ne voulant Iencomirir I'impopularitd qui s'at-
tache au responsible du ravitaillement. Macdermot fait re-
marquer que M. lnamadier a tcnu, avant d'etre inves'i par
l'Assemblc, un iangagr qui efit it6 qualified de reactionnaire
si son discourse avait did prononci par lc M1..P. on un mo-
dfer come Sir Sialtiord Cripps. Le PirCident du Conseil
franqais a inonic deIs v6riites pcu ag'eables sur l'inmprtancc
de la production, sur la p)litiquc des prix et de salaires
et sur la niecssiti de ie pas aller Irop vite en ina'.ir, de
nationali;.ation. Scion cl rciprcsintani du Sunday Times, les
conmunistes ont accept ces vdritis, tout h la joie qu'ils
dtnicnt de voir di.paraitic le gouvenrrnlennt Blum et d'avoir
ob'enu Ile iniisltre de la DI)i'nse Nationale. Touefl'ois, 1e
journal Franc-Tircur a protest' ct il semble que les coinmu-
nisles so.nlt m6contents des plans concernant I'organisation
fVdira!e de l'Allenimgne. (Voir plus loin des extraitb de ccl
article.)
2. ALLEMAGNE
.omnimentant hriibvment les plans franqais relatirs Ah 'Alle-
niagne, I'Obscv;er souligne que c s pli~s, liven que pcu con-
formes aux idWes c'es socialists, ont 0te presents par le
goiuv\eirneent d(I M. 13nlli et qu'il.s reueIlicunt Papprobation
unaninle des pa:lis. (\oir I'I;ticle plus loin.)
Le danger allmand e.t d'aillcurs presrntd sous une forme
sen .ationiiile p;ar d' 16rents journaux. notainmicnt le Sunday
Dispatch et le Sunday Express. Ces organs publient avec de
nominrciix details el sous de grosses mai:chlet'es des infor-
mations relative, au rapport adressC aux premiers minis-
tres ct aux ministres des Al'Taires C.rangercs allies par un
Comitc ine rnat'onal dont font parties notamment Lord Van-
sittall t e Edouard Herriot.
On soi'ligne la riorgianssation d'un puissant mouveinent
nazi elandestlin et les di posi ions p;isvs dcis "vannl In eapl-
tulntion du Iliclih, grAce auxque!les des technicians et des
ciionomites pnurraienl de I'Clraiger travailler au relcve-
ment de l'AIlclmagne et h la preparation de la revanchc.

3. RELATIONS RIISSO-BRITANNIQUES
L'4lchange de messages centre M1. Bevin et le mareclal Sta-
line est accu 'illi avenr satisfn'ation par le Reyqnold News. Ce
journal y voit le point de depart d'une rdelle amelioration


de; relations entire la Grande-Bretagne et I'U.R.S.S. Pour ces
deux pays, les raisons de collaborer et de s'entendre dCpas-
sent de beaucoup les diilircices ilddo)og(i:cs qui sicprcnl le
communlisine du socialisine. Le correspondent diploma'icue
de l'Ob.:erver estimne' que Ics losses voudraient pr1'oc'd! tir dit
iliaiven' e n ii une revision du trait avec la Grandc-UBrtag;:ii.
11 convent done de demander au gouvernement sovi4tique
quels amrnagements il est desircux de voir apporler a ce
trait.
L'Ob"erver souligne qu'" la difference du trai' polono-
sovii6ique alliance entire la Grande-Bretagne et I'U.I.S.S.
est purcment, defensive e; ne jouerait pas au cas oh l'Alle-
inagne allaquerait une liecer pauissancL'e. Cetle tvcnlualil'
u'e.t pas plausible pour le moment et d'&v.rntuelles modifi-
cations ou traiies ne sont par cans6qu nt pas urgenis. Tou-
tefois, des conversations a ce sojet ne eauraicnt manquer de
fire apparaitr la coimmunaute d'intirts qui doit conduire
les deux pays A I'cntente et A la collaboration.

4. LA RUPTURE DES NEOOCIATIONS ENTIRE L'EiYPT8
ET L'ANGLET'EIRE
CElle-ci e;t rappor.-e sans colnmmn'aires. L'Observer et le
Sunday Times publient la declaration de 1'ambassadeur bri-
tannique du Caire.

5. LES ELECTIONS IOLONAISES
Ellcs dinotent, icrit Scrutalor dans lc 5uwndau Times, un
Rtat de choses que la Grnnde-Bretagne ne satlUail admettre
sans une veritable abdicn'ion de ses principcs. Mais que
laire ? Revenir sur la reconnaissance de la froniicre ger-
manu-polonaise de la ligne Oder-Neis.e parait impraticable.
II faut qu'e le Foreign Office tro;ve une autre chose et
Scrutator espere que la press fera preuve de discretion
pour ne pas g~ier la diplomatic britannique.
Revue de la press britannique du 27 janvier 1947
Touted la press rerve :cs manclliles et ):i pup:.rt d(! ses
tdi.oriaux A l'accident d'nvion dans lequel 22 personnel
dunl ire Prince Guslave et la cantatrice Grace Moore unl
trouvI la mort. Ccpendant le Times, le Manchester Guardian,
le Daily Worker consacrent encore d'importan's articles ii
In question des relations centre la Grande-Bre'agne, la France
et la Iu. sic. Dans le domain imperial, I'attention de la
press se con-acr sur la rupture des negotiations anglo-
dgyptiennes et les (venicnients de I'a!csline.

1. RAPPORTS FRANCO-ANGLAIS
(Vuir plus loin P'articlc du correspondent (!d Times.)

2. RELATIONS ANGLO-SOVl~TIQUES
Ce mime eprre .pondant 6erit ensuihe : a Apres ce pinible
malentendu, l'air est de nouveau plus clair et 'on espbre du










SltM1!TIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANCOfnE
a


c6t6 britannique que si des difficulties devaient surgir &
l'avenir, le parti qui s'estime les6 pourrait fort bien se
sentir encourage a trailer 1'incident par la voie diplomatique
normal. >
Le correspondent du Times i Moscou declare : e La plus
profonde satisfaction r6gne dans les milieux sovi .iques en
raison des a' nran'ces si claires et si fermes donndes des deix
c616s que Ic trait, don't une partic cessera automat qucinent
de jou'r quand sera ri~gl6e la paix avec l'Allcmagie et ses
anciens allied d'Europe, est considered comic la base sur
laquelle con'inucront h s'edifler les rapports futurs entre la
Giande-Bretagnc ,t l'Union Sovidtique n.
e Bicn qu'on a't ici, ajoute ce correspondent, une -onliance
cro ssante dans les Nations Unies en tant que moycn de
rcgler les affaire- noidtialhs.... Ic traij. anglo-soviitique
n eci c:s pas moins con.,dlere comme un instrument vfficace.
Iiitcrpr'er sans doute la pleine efficacitL de 'alliance
dans sa 'fornie actlucle conimmn n mann.,uc de confiance dans
Irs Nations Ilni's flr;it valo:r une idle anus.e des mobiles
sirviCl.qucs. Poui la premiere fois pcut-dtre dans sa longue
hislo.r, la Russie d'aujourd hui sant qu'clle pourrait icpre-
stn er ulin force suoli .ante pour contnir I Alilcagne iA
I ELt. Ses inquiltutes au sujet du pace anglo-soviet:lue peu-
vent fort bien naitre de son desir de voir le probline alle-
mand dclinitivementi rsoulu en liant sa puis.ance a cell
de la Grandc-Bretagiie dans une alliance drstinee i r..ister
a toutes les manoeuvres et at aques de ses adversaircs. ,,
Le corre.ispndtliii di Times a \Vashiintor. decr:t I'opinion
des circles politique, anitricains sur les relation, anglo-
sovietiques : o On se dcmande, icrit-il, si la revision espdCde
par M:oscou ne serait pas dcst:nbe i affaiblir les rapports de
la Grande-Bretagne avec les Etat.-Unis. Ce n'est I;as pour
rimn que les rep.-6'sn.ants du Dl)paitement 'l&Fl l declr'ar
h:er soir i qui voutiail I'entendre que les agents de propa-
gande ru:se donnent une fauise image ties Etats-Unis alin
de poursuivre leur hut en Europe occidental et en Chlinc. ,
D'altre part, le corre.pondant du Times a Paris fait Rtat
de I atli.ude ie la press franqaise sur cctte question : Tout
ee qiii puen tendrc L evitrr la creation en Europr ou dans le
mondee d deux blor.s hustiles entree lesquels la France scra
t6t ou lard appel6e a choisir est accueilli ici av.ec f; veur et
c'est A prenriure e u l'e prit dans lequcl on intnrprete
J'eliang ie e lectures entire Bevin et Staline.
Enlin ]e correspondent du Daily Worker 6crit : 4 Tout
dI6end de la rapidlti et du serieux avec lequel le gcouverne-
mient brianniquc cst prutL a. liminer les laiblesses m6mes
du trait ,.

3. RELATIONS INTERALLIEES

Le Manchester Guardian reproduit une d6p6che A.P. scion
laquelle le gi6niural .Marslall proposerail i la Confliince de
Aloicoii un trait(' dc 40 au.- entre les quatre Grands pour lo
culotr6le de 'Allcluagime.

4. ALLEMAGNE

Do nombreux journaux, notamnment le Daily Telegiaph, le
News. Chronicle, signalent que Ic parti nazi en Allemagne est
en train de se r6organiser e qu'il s'cflorerait de se rendre
maitre des poses creis par les allies.
La presi.e signal d'aulre part que Irs journaux sovi -
tiqucs out puhlie une drlaration du general Sokcloysky,
membre sov:6tique du Conseil de control alli6 I Berlin
scon lequel les repr6senlants britanniquoS ct amniricains
s'cfforceraient te shbo!er le rapport sur I'Allemagne dmand6
pan, Ie Conseii des minris'Pes des Affaires etrang:res pour leur
prochlt ine coafdrence de Aloscou. l.a press reproduit Je texto
sans le commenter.

5. INDOCHINE ..

Sons le titre ,"Stigmates de guerre au Tonkin. Aucun
espoir de tr:ve ,, suivi du souk-titre : c Vaine clmence
de la France o, le corresplndant s'icial du Times en Indo-
chine public un long arti ll..r la.situatiou militaire et
politique au Tonkin. (Voir Ilarticle plus loin.)


a) LES DEBUTS DE LA IV" RAPUBLIQUE (Economist, 25/1,
liberal) :
< Ce sont les parties du centre que le succ6s a favo-
rise aux elections pour la presidence de la nouvelle
RWpublique et de l'Assemb:6e Nationale, aussi bien
que dans le choix d'un Premier Ministre. Avec l'acces-
sion au pouvoir de rette qquipe d'hommes reprbsenta-
tifs el qualifies, on a que'que espoir de voir la vie poli-
tique d la nouvelle Republitlue d6buter dans une
atmosphere de jusle measure el de responsabilit-.
Quelles sont les raisons qui ont fait adopter cette atti-
tude nouvelle et raisonnable, apres tant de mois de poli-
lique parlisane irr6fl6chie et d impasses parlementai-
res ? II est bien possible que lous les parties, penetr6s
d'un esprit fonciirement d6mocratique, aient lir6 la le-
con du dernier referendum, par lequel le Francais moyen
- ct la Francaise moyenine onl mnon.re a quel point
ils etaient fatigues ct d6cus par toute la procedure poli-
tique. En 6mme temps, le g6n6ral de Gaulle a fail res-
sortir avec plant d'evidence le caractere profond6ment
an:iconstitutionnel de son opposition a 1'egard des
parlis, que mCme le M.R.P. ne pouvait s'en:endre avec
lui. Les communists semblent avoir vu le danger a
temps. ils on: marchand6 avec discretion et consent
A des concessions considerables, abandonnant par
exemp'e leurs rcvendications en tant que parti le
plus important pour le posle de Premier Ministre,
et denindant qu'on leur confie le minis Are d la DB-
fense nalionale, pour donner une grande preuve, sem-
ble-l-il, de leur patrio:isme total et de leur dignity.
Lors de la formation du Cabinet, its ont fail preuve
de beaucoup de soup'esse et d'abn6galion. Mais le nou-
veau visage de I'Assembl6e et la place pr6pond6rante
occup6e e. g6enral par les parties du centre, el en par-
ticulier par les socialisles, sont avant tout I'oeuvre de
M. Blum. La lulte qu'il a declenchee centre l'inflalion,
I'adoplion du plan Monnet, sa visible A Londres, ont
donn6 I'impression qu'on se trouvail en presence d'un
gouvernement solide. Pour la premiere fois, un Cabi-
net nouvellement form a le sentiment que son pr6d6-
cesseur lui laisse un heritage de valeur. En permettant
de sortir de l'impasse poli.ique, I'adminis:ration mod6-
r6e de M. Blum a aide A creer de nouveau l'opinion
qu'il 6tait possible d'allier A la moderation l'efficacit6
du gouvernement. C'est une opinion qui sera soumise
A une dure 6preuve au course de la prochaine session,
Imais son existence aura du moins permis a la nouvelle
Assembi6e de d6buter de fagon raisonnable.

b) LE PROBLME DE LA SOLIDARITY MINISTIRIELLE EN
FRANCE.

1. Sunday Times (26/1, conservateur) :
a Le prob!6me crucial, don't dependent presque tons
les autres, est celui de la solidarile minist6rielle.
L'avenir est incertain si le Premier Ministre n'im-
pose pas des le d6but la discipline n6cessaire et ne la
maintient a tout prix. Aujourd hui il announce que. par
measure d'6conomie, il ne sera pas d6sign6 de sous-
secr6taires d'Etat.
La raison exacte de cette decision reside dans les
divergences d'opinions qui r6gnent entire les diff6rents
parties po>litiques quant A l'attrbution des fonclons des
sous-secr6laires d'Etat; un certain malaise a 616 caus6
par le fait que M. Ramadier n'a pas pris le laureau par
les comes et n'a pas nomm6 les titulaires qu'il es;imiait
les plus capable, sans consulter les parties.
II resle a voir si la collaboration total que I'on
escomple voir s'6tablir A 1'i n'.rieur du gouvernement
deviendra une reality. ,








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGPRE


2. New Statesman and Nation (25/1, travailliste) :
e Pour le moment, la demonstration d'unile est splen-
dide; mais il rest a voir comment le, propositions
pratiques des mini.tres communists de la Reconstruc-
lion e; du Travail s'accorderont avec celles du minis-
tre des Finances M.R.P., conservateur par definition.
Le minister de M. Blum, qui 6iait essentiellement
socialist, est mainlenanl devenu une coalition qui est
certainelnenl suffisamment large. La seule question est
*de savoir si un si grand nombre de lendances opposes
et de dosages a respecter ne rernnt pas obstacle h la
r6alisa:ion du programme d6fini don't la France a
besoin. ,

c) LES RAPPORTS ANGLO-SOVIITIQUES ET ANGLO-FRAN(;AIS
(Times, 27/1) :
t M. Bevin est resolu a tirer le meilleur parti des
nouvelles possibilities qui s'offrent de r6gulariser les re-
lations britanniques avec 1'Union Sovi6.ique el avec la
France.
Les deux series de n6gociations, qui participent
d'origines el de raisons difefrentes, et qui par hasard
se derouleront ensemble, auront certainement des r6-
percussions les unes sur les au.res. La possibility de
voir les relations anglo-sovi6tiques se renouer sur la base
d'un trait solide dcvrail, pense-t-on A Londres, favori-
ser les discussions franco-bri:anniques en dissipant les
soupcons d'aprbs lesquels une entenie plus 6troile en-
tre,la Grande Brelagne et la France impliquerait un
affaiblissement des liens avec la Russie. )
(Du r6dacteur diplomatique du Times.)

d) APRtS LE MEMORANDUM FRANAIS RET.ATIF A L'kLLE-
MAGNE (Observer, 26/1, conservateur) :
t La France se considered comme la viclime d'agres-
sions perpl6uelles venant d'oure-Rhin.
Cel 6tat d'espril es le r6sultat d'exp6rience; ambres.
Sous leur influence, it est nalurel que Irs raisonnemenns
id6ologiques s'effondrent. Le plan frangais consistanl a
faire de I'Allemagne une fI6dration dL peti s Elats
sem;-independ'nts, lelle -ql'elle e ail I'Cpnque dn
e Sturm und Drang ,, peut apparaitre comme etant
d6mode cl simp illin exag6r6mecnt le proti,6me, mais
ce plan a I'approbation de tou:es les nuances de l'opi-
nion polilique.
II conslilue la maniere de penser du M.R.P. sur la
question allemande et il esl en opposition direcle avec
la poli ique socialist ; cependanl, c'est le dernier gou-
vernement socialiste Ini mu'imne qlli a envoy lan note
franqaise aux trois gouvernemnts allies. et M. IBdault
aura I'appui du gouvernement Ramadier (A prCdnmi-
nance socialisle) quand il le d6fendra a la Conference
de Moscou. :

e) LA SITUATION EN INDOCHINE (Times, 27/1):
< Chaque jour on voit de nouvelles families fran-
gaises et annamiles depouill]es, de nouveaux villages
bri'an: A I'horizon, de nouveaux champs, de nouvelles
digues lais cs i l'abandon. Un foss6 plus large s'est
creus6 entire les peuples fraincais et annnmite, et des
blessures plus profondes, mora:es, psycholog'ques et
matkrie'les. Le sou'6vement annamile, b'en qu'il ait '
pr6pair long cmps A l'avance et d6c'ench6 au moment
opportun, n'a p:s rteusi a faire abandonner aux Fran-
cais les hu;t poiiits c6 qu'i:s occupenl, el, avec I'arri.
vce dss ren'or.s, l'occupatioin sera renforcee. Tout ce
que les chefs annamiles peuvent faire maintenant -
cl c'est ce qu'ils ont jur6 de faire est de mener une
guerre de guerilla don't les premieres victims seront


les paysans miserables qui, meme en temps normal,
m6nent une existence pr6cnire. 11 n'y a pas d'espoir de
treve : les Francnis sont essenticllement sur la d6fen-
sive et its ne peuvent pas arr6'cr le combat avant
d'avoir faith capiluler le pirti du Viel-Nam ou avoir
accept de quilter l'Indochine. Deux choses qu'ils ne
sont pas pros de faire.
C'est .Iux chefs du Viet-Nam qu'incombe la respon-
sabili' de fire ces-er le combat et de placer lou!e
l'affaire sur Ic plan de la n6gociation. Les Franceis ont
commis des erreurs a la fois politiqeics et militaires,
ninis, dans l'ensemb'e. ils ont fail un effort sincere pour
collaborer avec le Viet-Nam selon les principles 6lablis
A In Conference de Dalat.
Les ev6nements onl monlr6 qu'aucune espbce de col-
laboration n'Clait possible avec le part annnmite qui
avnil pris la Iele du gouvernement nalionalisle du Viet-
Minh. Pour les Franciis, il ne saurail y avoir de re-
prise fructiieuse des n6gociations avec le pnrti du Viet-
Minh, si le Gouvernement francais ne se decide pas A
reme'lre toules ls regions annamiles (y compris la Co-
chinchine) A un r6ginm communisle qui n'n pas seule-
menI monire qu'il elail incapable de remplir ses enga-
gements, miis a atlaqu6 traitreusement les Frannais et
a manifes'6 les pires sympltmes d'un regime lotali-
taire.
II est impossible de reprendre les n6gociations avec
le Viet-Minh. A quelle autre aulorile s'adresser ? Le
Vi-t-Minh a 6limin6 impitoyab!ement routes les sources
possib'es d'opposi:ion et en declenchanl la guerre il d
cr66 cette uni.e qui anime tout people engage dans une
lulle A mort. II existed 6vidcniinent une opposition, nimis
elle esl en grande par ie lerroris6e et imnpuissante. Trois
choses sont n6cessaircs pour donner A cctle opposition
I'occasion de se minift-ster : 1 to u (l'abord de nou-
V!es troupes franchises pour cr6er des zones sires oif
les Annaniles puissent pirlcr libremenl ; 2" de grands
efifr's sur le plan maltriel, pour que Ics conditions de
vie du c46 frangais soient imeilleures que celles qui rc-
gnenl d ins les zone du VieI-Minh; 3" une notuvelli
fa:ion d'envisager le prob'eme, qui permettra nux chefs
nalionalisies, en suivant la vnie des n6gnciations et de
In discussion, de mo tr-r h !eur peup'e un meillcur r,-
sul al (lue ceux donI les communisles, partisans de la
violence et du massacre, pourraient fire Mtat.
Cet e polilique pout reminderr plus;eurs ann6es avant
de por:cr ses fruits. Elle exigera des sacrifices mil6-
riels e; une grande constance de In part des Franq;iis.
Mais en definitive, lc Gouvernemncnt Irannais pourrail
e:re en mnme temps que le r6g me annamile le vrai
repr6scntant des inl6ro's du peup'e onnamite. nvee
sequel il pourrait signer un Iraile d'alli'ance come le
font deux peup!es souverains. >
(Du correspondent du Times A Saigon.)



11. PRESS AMERICAINE


Revne de la prdsse amdricaine du 25 janvier 1947.

1. LE PLAN FRANQAIS SUR L'ALLEMAGNE
Ce plan fait l'ohjet de nombreuses depkehes di, Paris qui
reqoivent une grande puhlicilt dans la prcsse americaine. Cos
dPp6clies e: les titrcs sous lesquels el.l s sont reproduiltes sou-
1'gncnt que la France propose en Allemagne un regime f&!e-
ral don't la caracteristique essentielle est la ctntrcilis'at ''n
6conomique ct la decentralisation po'itique. Cerlaines cepe-
ches, notamment celle de I'Associa'ed Press. relevent les dif-
fdrences entire le plan frangais et celui de M. Byrnes. Aucun
editorial n'est encore consacrd aux propositions frangaises.








4 BUILLETIN QUOTIDIEN 0e PRESS iTRANGMRE


2. LE TRAITt ANGLO-SOVItTIQUB

Les lettres echangees par M. Bev'n et le mar6cha! Staline
au sujet du trait anglo-sovi6tique sont signalees en premiere
page dans :oute la press. Toutifois, seul, le New York Times
leur consacre un editorial dans leque.l ii se demande ii quell'es
reserves Staline peut bien faire allusion dans sa lettre.

3. LES REPARATIONS ALLEMANDES
Un article de Monin dans le journal sovietique Les Temps
Nouveaux, accusant les allies anglo-saxons de saboter le plan
de r6para'ions allemances, est longuement rapport dans une
dep6che de Moscou an New York Times.

4. LA CONFERENCE DE MOSCOU
Tou.'e la press met en relief le communique du DIparte-
meni d'Etat annongant que le g6enral Marshall assistera A
la Conference de Moscou. Cette nouvelle n'est pas commentee.

5. L'ITALMI
Le Washington Post signal que le President Truman vent
d'envoyer une le'tre au President de Nicola exprimant 1'es-
lpir de voir s'6tablir en Italie un regime a pacifique et
dmnocratique >. e Cette lettre indique, ajoute le journal, que
le government americain appuiera une administration i'a-
1:enne fondue sur des principles democratiques et non extre-
inisles.

6. INDOCHINB
Une depiche de Paris au New York Herald Tribune an-
nonce la decision de l'amiral d'Argenlieu d'imposer une cen-
suie sur toutes les depiches de press. Elle declare que cette
neisure indique une aggravation de la situation in Indochine.
Le New York Times public plusicurs photos de solda.s fran-
cais en action en Indoch'ne et une deptche de Paris decla-
rant que les operations entr prises pour d6gager Hue Se sont
ralen ies consid6rablcment et que 1'acivit6 des guarillts
s'acroit en Indochine.

7. LE CABINET 1AMADIER
La press continue i publier des articles et des editoriaux
comnmen.ant ties favorablemnent la constitution du cabinet.
Danis un article qui tient toute une colonne dui New York
Times, Anne Me. Cornmick souligne 1 importance de cet vdCne-
inent. i La majority des Americains, erit-.lle, ne se rendent
pas conpte de l'importance de cet evdnement dans 1 evolution
difficile de I'Europe. ,
Le Washing',on S!ur sE demand si le gouverneinent sera
durable mais le Philadelph:a Evening Bulletin et le New
Yolk Sun consid6rent, au contraire, que son caractlre de
large coalition lui assurera une grande stability.

La nouvielle polilique frangBre de la France (New York
Herald Tribune, 26/1, edition europ62nne) :
e L'acceptalion par M. Bidault du minis'ere des Af-
faires 6trang6res dans le gouvernement de coalition
de M. Ramadier signifle (si loutefois elle a une signifi-
cation quelconque) que son propre parti, le M. R. P.,
a A pzu pres la m6me notion des in'6r6ts de la France
A 1'&tranger que son associ& sociadiste.
En 1944, le g6n6ral de Gaulle misa sur une alliance
entire la France et la Russie qui, A son avis, donnerail
A la France, dans l'6'al de faiblesse morale et militaire
oi elle se trouvait imm6diatement aprbs la Libe alion,
une position plus forte pour affronter ses anciens alli&e
a la conference de la Paix.
Pour conclude imindiatement un trait& avec I'tlnion
Sovl6tique, le g6n6ral de Gaulle remit A plus tard la
discussion d'un trailed aver la Grande-Bretagne.
Ses ilusicns ne dureren! pas lngienips. Ni les Etats-
Unis, ni la Grande-Bretagne, ni la Russie ne voulaient
a'ccorder un r6le aussi important A la France qui se


d6battait encore dans les affrcs de la Liberation et qui
6tait industrielilcncnl et nilitairement trop faib.e pour
jouer un r6le comparable a celui qui lui incumba na-
lurallement au lendemain de la premiere guerre mon-
diale.
M. Georges Bidaudt, comme M. Leon Blum, pense que
la veritable grandeur de la France ne reside pas dans
sa pui.sanc2 militaire, mais dans son audace poiti;que,
dans son ideal g6nereux et human. La France est le
leader natural des Elats du munde don't l'ind6pendance
et la s6curit6 ne repcsent ni sur la richesse indu.srielle
ni sur les armenmeis, niais sur des princ-pes de justice
et de liber.e s'appuyant sur une tongue tradition de
civAlisation et de progr6s p.liiique. L'offre faite par
M. L6un Blum de n6gocier un trat1 d'alliance avec la
Grande-Brelagne dans le cadre de la Charle des Nations
Unies impique l'abandon virtuel de la politique etran-
g6re du general de Gaulle. M. Leon Blum el son sue-
cesseur, M. Rainadier, comprennent tous deux que la
France ne pent jouer le r6le d'inlermediaire entre deux
blocs puissants et M. Bidault et le M. R. P. ont accept
cc:le situation.
M. Bidau.t se rendra A Moscou avec une position plus
forte, parce qu'il jouira dans une certain measure de
I'appui et dans tine large measure de da sympathie de
deux des quatre grands donl le general de Gau.le n'avait
pas tcnu couple oi n'avait pas voulu pressenLir, dans
sa recherche de succes rapides et de rcnversements sen-
sationnels.
La France n'est plus seule dans de monde. Elle a
franchi une grande Clape sur la voie du redressement
6conomique. Elle a rccor:uis la libc:btie et la dem.,cra-
tie. S-s nouvelles instiluious fonclionnen!. Elle est re-
devenuL le leader iniellecluel el p:ulilique de l'Europe
continen:ale, la ciladelle de la liberal& imoicralique.
M1me au Kremlhn, habiluW depuis longicmps A ne juger
que d'aprls la force, la lueidit. I'llumanilc6 et I'audace
des hominies d'Etal ddmocratiques frangais a encore une
influence formidable. >
(GEORGE SLOCOMBE.)



ill. PRESSE SOVIETIQUE


Hevite de la preCe sovidtique du 25 janvier 1947
Lrs rubriques 6trang.;ecs occupent uni, page et deinie en
inoyenne et conticnnent surtout des informa.ions. La poli-
tique drs pi:ssances occidentales rcste la preoccupation do-
minante.

1, -- LA LUTTE POUR LA DEMOCRATIC DANS LE MONDE

Les 6eections polonaises son& au premier plan. Un reportage
.de Polevoy, dans la Pravd.a, commcntc, sur le mode iroiilque,
hi confidence de pressed dte M. Mikolajc.yk. La ehronique
internaltionale dlrs Izves :ia m.t en lumiire la vicloire rent-
por de par les forces d6mocratiques et souligne que a de
nombrcux sceptiques ont dil reconnaitre l'honn6tete du
scrutiny el conelut : < Le 19 janvicr, le people polonais a
confirmed qu'on ne rcvicncdrait pas sur le passed. v
Plusieurs ddp&chrs sont consacrees A la grive des fonction-
naires en Grece et a la constitution du nouveau cabinet
Maxiinos.
Un long talcgramme a trait h I'attentat dirig6 centre le
president des syndicats japonais.
Une course dep6che signal l'indulgence don't banlficient
les fascists dans la zone < A :, etc...

2. LES RELATIONS SOVIfTO-BRITANNIQUES
Tons Ics journaux publient en dcuxieme page une series
de conimiuiiquis dlr I'agence v'ass l
a) L'6change de lettres entre M. Bevin et le generalissime









iTiliiLTTN QUOTTnTFP TR PRESSn *rRANOfntR 1


SStaline B propos de l'interpretation qu'il convient de donner
au discours prononce, le 22 dbeembre, par le ministre des
Affaires dtrang6res britannique.
b) Une note Tdjs relative aux informations concernant
1'6change d'officiers propose par le marechal Montgomery.
c) Un dementi concernant < le compete rendu fallacieux
public par la revue amdricaine New Week sur les conversa-
Tious entre S:aline et Montgomery ,.
Les Izvestia denoncent la champagne orchestrie par certain
milieux britanniques en faveur d'une union occ:dentale et
de la constitution des Etats-Unis d'Europe. (Voir article plus
loin.)
3. LA POLITIQUE AM1RICAINE
Tous les journaux publient les informa:ions Tass relatives
aux sujets suivants : la conference de press du Prdsident
Truman du 24 janvier, .1'epuration dans la zone d'occupation
amdricaine en Allemagne, la politique ammricaine au Japon.
Dans la PraIda, Marinine etudie les difficulties economi-
quLs des U.S.A.

a) Autour du projel de federation europdenne (Izvestia,
25/1) :
: Le 17 janvier. le vicomte Templewood a prononc6
un discours dans lequel il a r6clame la creation d'une
Federation eurcopenne pour r6pondre Ai a balkani-
sation des continents ,. Le m6me jour, A Londres, I'il-
lustre Comit6 pour l'union europ6enne, que dirige Chur-
chill, a recommence de fonctionner avec beaucoup de
publicity. On ne peut que s'6tonner du manque de flair
politique et de tact don't t*moignent ceux qui, dans les
circonstances actuelles, lancent ces mots d'ordre depuis
longtemps discredit6s. De quelle unit de I'Europe par-
Int done le vicomte Templewood, M. Churchill et leurs
mis ? N'est-il pas evident qu'une veritable union des
peuples europ6ens ne peut 6tre obtenue que sur la base
de la d6mocratie ?
Ce n'est pourtant pas de cela que r6vent les protec-
teurs du parti du Khi et de la phalange espagnole. Pour
eux, le noyau des futurs Etats-Unis d'Europe doit 6tre
l'union des Etats occidentaux. c'est-A-dire qu'il s'agit
d'une r66dition des anciens plans de bloc occidental
et il est d6montr6 'que les auteurs de ce plan sont pr6ts
A donner une place A l'Allemagne dans ces Etats-Unis de
1'Europe, ce qui n'est pas sans rapport avec les plans
-de f6d6ralisation qu'ils projettent. II est difficile de
croire que cette tentative puisse computer sur un plus
grand success que les precedentes. Les promoters de
celte id6e ne comprennent pas qu'essayer d'isoler
1'Union sovietique de la participation aux affaires eu-
rop6ennes constitute aujourd'hui un anachronism his-
torique qui rappelle simplement le pacte A 4, ou Munich
de sinistre m.moire. Il est inutile de souligner que tou-
tes ces tentatives, sous quelque forme qu'elles se ca-
chent, sont en contradiction avec le principle de la coo-
p6ration europ6eidhe. >

b) Le traits turco-transjordanicn (Izvestia, 24/.) :
L'opinion publique des voisins arabes de la Trans-
jordanie se monire trbs inqu:ete de ''accord turco-
transiordanien. ,L'opinion publique d'avant-garde de la
Syrie et du Liban a toutes les raisons de craindre que
la visite du roi Abdulla en Turquie et la declaration
d'amiliU turco-transjordanienne n'aient eu pour but
d'amener Abdulla au tr6ne royal de la Grande-Syrie, qui
engloberait 'Irak, la Transjordanie et ces deux r6pu-
bliques. Les journaux syriens et libanais declarent A
ce sujet qu'ils ne d6sirent pas changer leur regime r6-
publicain pour un regime monarchiste ayant A sa tWte
le roi Abdulla, combinaison qui entire dans les plans


des colonisateurs imp6rialistes au Proche et au Moyen-
Orient.
Des journaux arabes ont souvent signal, ces temps
deimners, qu ii 6eali question de la creation an Moyan-
Orient a un bloc or.Lnal qu'unirait les Elats arabes
ainsi que I'lran et i Alglianistan sons I'egide de la Tur..
quie. En 1945 et en IV46, I'idee de ce bioc fit faillile,
inaigre que 1'epouvaniarl du danger suvietique eut e61
agile. Pourtant, certain homines poliUquts uu pays du
Proche-Orent, toiu conime Abduia, initLenccs pair cer-
tains nlllliux iunperiaii.tes etrangers, i abandonnerent
pas l'idee de la creation d un bloc ues pays du A toyen
et du Proche-Ori.nt, des pays du pace de Saadan et
de la Ligue arabe.
Mainuenant, Abdulla cherohe A rdaliser un bloc unis-
sant I lIak, ia Transjorcanie et la Palestine. Un tel pian
est faciiie par ie lait que I'Irak et la Transjurdanae out
a ieur lete d.s suuveraans de la inme dynastie ei que
ces aeux pays ont signed le '.U novembre lu4u un accord
de col.aburalton dans tous les (doniaines (accord qui leur
donnera une armee, un service dipdomatique, un regie-
ment douanier, etc., cominuns). L'irak it ia 'Tuquie
unt egalement conclu'un traite d'amini6 en mars lu46,
et cunune c'est un trait6 analogue qui a 6t1 sgn6 r6-
ceminunt a Ankara par Abduha, on en conc.ut lacile-
ment que routes ces measures ont pour but de cr6er le
fameux bloc des Etats arabes sous la direction de la
Turquie, et les journaux turcs le reconnaissent eux-
m6mes. Mais si cela represent les r6ves de ia Turquie,
il est doueux que dans les pays arabes it y ail ueau-
coup de gens qui r&vent au reLour aux temps et aux
moeurs de i'Empire ottoman. Les milieux prugressistes
arabes comprennent que cela freinerait 1'evolumion des
forces d'avant-garde, raientirait le deveioppemeni de la
conscience national et supprimerait les droils des sou-
verains arabes.
Inspires par les milieux imp6rialisles anglais, propo-
s-s par Abdula et cerlains homm.es politiques arabes et
turcs, les diff6rents projects de bloc ont avant tout pour
but de detourner l'alteulion des ;ials diu ~oyen-Orieol
de leurs interets nationaux et vitaux. L'une des idCes
essentielles de tons ces projects est de semer la defiance
et la dissension entire les pays arabes, d'opposer Ics
pays unis sous la dynastie des Hach.mintes a I Arabie
Seoudi.e, la Syrie et de Liban A l'lrak, et mimne a
l'Egypte en p.agant a la tete de la Ligue arabe les diri-
geants de la Grande-Syrie. Les pays arabas n ont pas
bzso n de discussions ni de haine, juais de colaboraluon
mutuelle.


IV. PRESS BELGE


Les debuts de Ma IV' RNpublique (La DerniBre IIeure,
liberal, 25/1) :
( La IV" RBpublique a choisi des homes experimen-
tes pour mettre en march szs institutions. Le prisi-
dent de la R6publique, M. Vincent Auriol; les pr6si-
dents des deux Assembles, M. Herriot et M. Champetier
de Ribes, et le president du gouvernement, M. Rama-
dier, sont tous quatre des parlemenlaires chevronn6s,
qui ont faith une longue et brillante carriere sous le r-
gime que l'on vient de remplacer.
Us ont tous dkpass6 la soixantaine, et il est assez frap-
pant que, parmi les g6n6rations plus jeunes, personn'e
ne soil en measure de dispute la pamine aux anciens.
C'est un phenombne qui affecle d'ailleurs tous les parlis.
On est tend de voir dans cette faiblesse des jeunes
parlemlentaires une heureuse circonstance, du moins










a 1h11.11IJTIN QOII(TrnrrN 1W)F P nIFS9I IkrnANClnni


pour Ie prbsenl. Elle facility la transition. Des mains
exp-rles guidcront les premiers pas du novel Eiat. >
(Du correspondent de ia Dernibre Heure id Iuris.)



V. PRESS SUISSE


a) .L plan frangais d'organisation de l'Allemagze (Bas-
ler Nachriohlen, 25, 26/1) :

a Les indications que l'on possde A l'heure actuelle
donnent I'impression que les auleurs de cc plan out
grand'peur de l'Alicmnagne, mas qu'i.s discerncnt fort
ial comment le futur Eal peul devenir soil un danger
permanent, soet un &16mnl pr6cieux dans le c.idre de
la communautl europecnne. Le speclre de 1 smarck
joue encore un r6ie excessif, bien que sa b:aguc te ma-
gique, la puissance militaire prussiennc, ail &16 d6triiite
En d6pit des measures brutales cnvisag6es, on ne tient
pas encore pleinement compile de .l',mpoilance d.s ques-
tions economiques. II est caracliristique que, (lan; les,
passages du plan qu'on a cilEs, des mots tels que <* doua-
nes s ct ( monnaie a n2 figurent nmme pas. El ccpen-
dant, un coup d'oeil sur V'histoire allcn.andc au 19' si6-


cle monlrerait que ce n'est pas Ic robuste bras de Bis-
marck qui a fond& r6ellement le Reich, mais bien 'in-
telligcne bureaucratic prussicnne : lo:sque le ler jan-
vicr 1834 e.le cr6a le Zllverein, eile jelait les bases de
Icul ce que la puissance poliltique edifia en Aliemagne
au course des decades suivanles. Grace A B.smarck sans
dou;e, mais aussi grace uine Europe inconsciente du
danger et d6sunie. ,

bt L'ieanr du ministire Ramadier (Na:ional Zeitung.
25/1, martin) :
< II est certain que le minisi6re Ramnadier ne pour-
rait &1re que difficilement rumplac6 par un autre. Sous
UI, domination du :r.partism2, I'ho,ti.il6 mutuelle Blait
finalmi2int parvenue h un point tel qu'au seln du cabi-
net les ministres se r2gardaient cinune des cnnemis.
Les dissensions inltslines toules ne parvenaient pas
vb a c, nnai-ssance du public current pour con.squence
que, dcpuis les sections 16gislatives du 10 novembre,
la crises etait la!ente. M. Ramadier a r6ussi a y m..tre
fin, et n: n sans peine. On ne la rouvrira pas sans rai-
sons absolumenl imp6ricuses. Car, tout compile fait,
I'Cqu'ne de M. Ram:irier sail qu'elle est cmbarquee sur
un in mne navire. Le lnavire poss d.'I un pilote came et
Lxp(e'.m.n.e. Imai; dr vio.cnt. remons 'Pexposeraient au
p.us grand dangc'. >


. .. I A4MJ.. Jt. UC Ad lU, U. -fl. 6JL.UJno


Prix : a ir.


.~. -.