|
![]() |
|
| UFDC Home |
myUFDC Home | Help | RSS
|
|
ALL VOLUMES
CITATION
SEARCH
THUMBNAILS
PAGE IMAGE
ZOOMABLE
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Citation | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
STANDARD VIEW
MARC VIEW
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Text | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
PRESIDENCY DU CONSEIL SECRETARIAT D'ETAT Direction de la Documentation 14-16, rue Lord-Byron, Paris (8*). LA DOCUMENTATION FRANCAISEI MINITTERE DES AFFAIRES ETRANGERES D'INFORMATION "ftPRESSE BULLETIN DE PRESS QUo0 ETRA ERE 16 janvier 1947. Nouvelle S6rie No 569 1. PRESS BRITANNIQUE Revue de la press britannique du 16 janvier 1947 Toune la press donne une importance primordial aux entret.ens franco-bri anniques ct comment le communique qui a ei6 public i'issue de ce, entretiens. L'annonce dune prochaine alliance centre la France et la Grand-bi.etiagaue est reproduate pa, tous le, journaux en p.emere page. Le Daily Mail lui iiterve mime une manchette sensa ionneale : SBilum, Attice, Bevin forget le plan de la paix. Alliance avec la France >... Le premier object esL dempch'er 1'Allemagne de declencher une nouvelle guer-e ,. Le Daily Express present I'devnement sous cet e forme : < Alliance to a.e avec la France >. Le Daily Miraor insisted, dano sa manchette, sur l'aspect economque des entretiens et crn' : t La Grande-Bretagne et la France s.s mettent d accord pjur lier leurs economies. Seuls, le Daiiy Worker, tou- en fai- sant figure la nouvelle en prerm.re page et sous une man- che.:te assez impor'ante, met l'accent sur l'absence de date precise pour la signature de coete alliance. Les trois grands journaux : Times, Manchester Guardian, Daily Telegraph, soulignent la pleine russite du voyage de M. Blum. a Londres est sati.fait ,, erit le correspondent du Daily Telegraph. Celui du Manchester Guardian es'ime que les a risultats soni plus que satisfaisants a, t celui di Times declare a que les e.poirs qu'on avait mis dans ces entrctiens sont plus que complex >>. En outre, les journaux consacrent a cet ev6nement un -grand nombre d'6ditoriaux (Times, Daily Teleltraph, Daily Heraid, News Chronicle, Daily Mail, Dady Graphic) et in- sistent sur le fait que les E'ats-Unis et 1'U. R. S'. S. ont 1t6 tenus au courant. Le r6dacteur diplomatique du Times ecrit A ce sujet : t La visit de M. Blum a cu des r6sultats bien plus important qu'on n'osait l'esp6rer iquand elle a et6 propose. Mais, come le monte le communique of- ficiel, les ministres britanniques se sont trouvis d'ac- cord avec M. Blum sur taut de points et particulibre- ment sur l'Allemagne, que la decision de commencer les negotiations officielles en vue d'une alliance a 6te la consequence logique. Apris avoir rappeld que les gouvernements amiricain et sovidtique avaient 6t tetnus au courant des entretiens et que le trait d'alliance serait conclu dans le cadre de la Charte des Nations Unies, le correspondent pursuit : Depuis de nombreux mois on a reconnu des deux cAtes de la Manche la nlcessit6 de complete le trian- gle des alliances fondamentales europeennes en liant l'un P'autre Londres et Paris. a Ce correspondent fa:1 ensuite l'historique des relations franco-angia.ess ae ces deux dcrniices annteo e. Cds dfti- cu'.ties (qiii e sonl uresecs cntri' lIs ueux pays : a Maintenant les diffrcents parts politiques fran- :nis qui de.sctrauient vo.r ia liuhr ct la iti:amanie s- pardes de I'Allemagne do.vent se rendre compete, mal- g r' eLu, qU auiu. au .'Ce pu.ssanice ; -c.i -i..i. Lue I..ic s dparLt.J. Ln cc qu, coLCOrniL ncf, b.-uons de la 'lian-c C. enla.bo., M1. iJ11um a recollnn qu 0o lie pou- \'at pa, exporter pour I'.notan: de la Huar unr plus G.'anld quautite de chuiLon, mais il a ilt aux cor- ire-jpoadants qu il tait p.ir :cu.irmin-.lt leureux l avo.r pu s'ausur!i' ce ( les exjpo ta..ollns :!nu,ra,n.a - r.ent au mime rythme que criui de la pro,,ution. Anssi, 11 cunsiddrait cela comme urne aosmance pi6- c. use pour l'aveair de la France, p.us interes ante cv!ece que la simple promesse immediate d'une aug- men at.on des exportations en avril prochain. n Le correspondent du Times i Paris reserve aux entretiens franco-anglais un article de plus d'une colonne : c L'annonce que des conversations vout hientAt comnmncer pour conclure u'ae alliance entire le Royaume-Uni et la France rijou:ra le coeur de ceux qui ont longtemps pcnse que le pac'e franco- oviti- que et le pace anglo-sovi.:ique dcmanda'ent a &tre contrebalances par un pacte avec la Grande-Bretagne si l'on voulait que la pol'tique de la France jouht le r6le de pont centre PEst et l'Ouest de 1'Europe et que le triangle de la security europdenne centre l'Alle- magne ffit d6finitivement fermi. n L'acceptation de la poli::ique britannique du char- hbn dans la Ruhr sera difficile a accepted poumr 'er- tains, surtout apres les arguments qui lui out Wtd si frequemment opposes par les gouve.nemenm.s ante- rieurs. Certains verront en cela une concession unila- tirale envers la Gran le-B:ctaisn? et soupconncront M. Blum d'avoir sacrifice a l'intodrt du par'i socia- li te. M. Blum, just avant de qui.ter Paris pour Lon- dres, avait rencontrd M. Bogomolov, il avait cerfaine- ment dL lui erpliquer avec a .ez de soin et de d-tail le hut de sa prochaine vis'te A Londres pour dissiper dans 1'esprit de l'ambassadeur sovid.ique l'idee que I'ampleur de ses prochaines conversations impliquait une nonvelle tentative de formation d'un blo ,rocci- dental on mAme d'une entente purement occidental. I.a France a bien trap besoin que la Russie accepted ses rcvendications snr la Sarre pour courier le risque de s'alidner le Kremlin, ddjh peu spontand dans son appni. Les conversations de M. BluBm aveo M. Bogomolov _ I BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANOARE et avec M. Attlee et M. Bevin et l'accent qu'elles met- tent sur I'avenir de 1'6conomie allemande, la recons- truction frangaise et britannique, doivent Utre con- siddrees comme une tape d'une tentative har.lie de la France en vue de trailer l'Europe come un tout. Si M. Blu'm avait encore quelques semaines a rester a la tdte du gouvernement, un observateur pourrait prddire avec confiance que qon voyage A Londres serait suivi d'un voyage h Moscou. Apres avoir fait 6tat des difficulties que rencontrera le nouveau President de la Republique pour nommer le Pre- sident du Conseil, le correspondent a declared : a Si ce nouveau President demandait h M. Blum, au nom des Frangais, de rester :.on post as:ez de temps pour r6aliser la politiqu-e economique et etran- gede qu'il vient d'inaugurer, il est certain que son profound patriotism et sa ]oyautd iddologique ne lui pdrmettraient pas de refuser. , Le correspondent conclut : L'amitid personnelle et politique qut le lie an chef britannique a enrichi les chances qu'a do inees a son pay, le gouvernement socialiste francais d'ou- vrir un nouveau chapitre plus cordial et plus ;on- tand des relations anglo-frangaises d'apres-gu.re. z Plusieurs journaux du soir reservent au suocis du voyage de Blum des manchettes enthousiastes. < Nouvelle pn-eve de la valeur marchande pour le people frangais de toute politique d'entente franco-anglaise >. De son c6ti, le Manchester Guardian 6crit : L'inattendu s'est produit, le Premier Ministre et le Ministre des Affaires Etrangires britanniques ont r6ussi a convaincre M. Blum qu'il fallait davantage qu'un accord sur le carbon pour parvenir A uri ac- cord sur la politique. La route d'une entente sitr une base ferme et large est d6sormais ouverte. II rest maintenant a d6velopper cette alliance. > Apr6s avoir rendu hommage aux chefs britanniques qui out su rendre possible le suce6s du voyage, le correspon- dant pursuit : c Ii faut esp6rer que les Frangais comprendront dgalement notre situation et que cette comprehension aboutira a la fin non seulement i la conclusion d'une alliance, mais igalement i une collaboration Ilans tcus les domaines. Ii conclut enfin : I M. Blum, cc grand chef francais peut rentrcr a Paris satisfait du resultat de sa mission. II lui in- combe maintenant, a lui et a ceux qui I'entourcnl, de fixer les prdliminaires d'une collaboration anglo-fran- gaise comme base de la sdcuritd de l'Europe et des allies. , Ce correspondent signal 6galement que lcs Etats-Uni, et la Russie ont dtd tenus an courant ides negociations et en- visage notamment l'aspect militaire de la prochaine alliance. a Le nouveau traits aboutira au mdme principle cque les deux qui existent ddja et entrainera une aide mi- litaire dans le cas d'une menace d'agression par 1'Al- lemagne, on d'autres puissances associles a I'Alleina- gne. . De m6me que son coll6gue du Times, le correspondent parisien du Manchester Guardian fait ttat de I'accueil fa- vorable qui a dte reserve a Paris aux rapport sur les conversations de M. Blum. PQas le Daily Telegraph, le correspondent diplomatique signal a son tour qui !a prochaine alliance franco-britan- nique completera le systeme ddfensif de l'Earope et declare centre autre : On estime A Londres que cet accord est -le bon augure pour les conversations de Moscou sur 1'Alle- magne. On estime 6galement que sur la question des fournitures de carbon allemand, le point de vue bri. tannique a itd accept avec l'espoir que d6sormais les deux pays pourront organiser leur politique sur la question g6ndrale de l'industric de 1'Allemagne occi- dentale. t Dans le Daily Herald, selon M. Ewer, les negotiations en vue de la signature d'une alliance franco-anglaise ne doi- vent pas presenter de grandes difficulties, a car on a I'in- tention de suivre 6troitement le module du trait anglo- isovi6tique de 1942, qui est 6galement celui du dernier trait franco-zovi6tique n. Ewer insisted 6galement sur le fait que ce nouveau trait6 compl6tera le system de la s6curitd europdenne. Dans le News Chronicle, R. Waithman rappelle lui aussi les difflcultis qui se sont dresses entire les deux pays de- puis l autre guerre pour arriver en temps voulu A une al- liance defensive et estime que la satisfaction de M. Blum est largement fondue, non seulement en raison des avan- tage, s rategiques et dconomiques de cette alliance, mais 6galement en raison de ses repercussions. politiques. Apres avoir note que la promesse d'une augmentation des livrai- sons de charnon a la France pourrait career ine ccrtaine inquidtu'de en Grande-Bretagne, oh la question du carbon retAe la preoccupation essenticlle, Waithman comment les consequences qu'aura le voyage de M. Blum sur son avenir politique. Scion lui, M. Blum veraail son prestige si accru actuellement qu'il pourrait fort bien dtre A i mme de for- mer un gouvernement satisfaisant tou's les parties et ayant des chances de stability. Dans le m&me journal, Stone declare que le communique public a I'issue des entretiens a &te accueilli avee beau- coup de plaisir a Paris. Le Daily Mail, sous la signature de W. Broadbent, derit que I'accord obtenu i Londres enforce la position de M. Blum aupres de ses concitoyens et que du point de vue economique I'alliance envisage permet une collaboration 6troite et, il faut 1'esperer, permanente. tell qu'on ne l'avait jamais imagine auparavant. I1 rapproche, dans un contrast saisissant, Pattaque lan- cee par la Prauda contre M. Bevin oh celui-ci se voit accuse de vouioir rompre ie traits anglo-sovietique. Broadbent rap- porte I'opinion qui prdvalait A Londres hier, selon laquelle ces reactions russes indiquent que I'U. R. S. S. savait diJa cc qui allait sortir des discussions anglo-frangaises. Bill Greig insisted sur 1'aspect economique des entretiens. On croit que les deux gouvernements ont l'intention d'al- louer la production de certaines marchandises aux indus- tries du pays qui peuvent le faire de la facon la plus economique ct la plus efficace. Cela permettrait un meilleur ncmploi de la main-d'oeuvre. La Grande-Bretagne serait ainsi ii jnnme de rdduire ses d6penses en dollars en s'arran- geant avec la France pour la production de certaines mar- chandises qu'elle ne peut trouver maintenant qu'en Amd- rique et pour lesquelles elle ne peut pas consacrer de main- d'oeuvre. Le correspondent du Daily Worker erit notamment : < En tant que proposition pratique, le communi- qud n'a rien modified, et en fait il n'a presqu'aucune signification... Sans aucun doute le commnniqud sera exploit i Paris pour ce qu'il vaut. Mais hier soir, mIme les milieux tris proches du Cabinet avouaient qu'il ne valait pas grand chose. L'appel urgent de M. Blum pour obtcnir plus de carbon de Ig Ruhr en vue d'aider la France a surmonter ses graves diffi- cults economiques a ete vain. , (Voir ci-dessous les editoriaux consacies dans la press britannique a cette mlme question.) BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE 3 VERS UN PACTE FRANCO-BRITANNIQUF, 1. Daily Herald (travaillisEe, 16/1) < La visit a Londres de M. Blum a Wt6 brive, mais elle a donn6 des r6sultats plus que satisfaisants. L'id6e 'd'une alliance anglo-francaise inspire, comme l'allian- ce ang.o-sovi6,ique et ceile qui unit la France & I'U.R. S.S., par la n6cessit6 de se premunir contre toute ten- tative 6ventuelle d'agression de la part de l'Allemagne dans I'avenir n'est -pas nouvelle. Elle avait W6t discut',e par MM. Churchill et Eden avec le g6n6ral de Gaulle m~me avant la liberation de la France, mais il y avait toujours eu des obstacles. Maintenant M. Blum, M. Attlee et M. Bevin out 6carte ces obstacles dresses par Teurs pr&'dcesseurs. Les n',- gociations doivent commencer immediatement. Leur success est certain. Sans doute certains penseront qu'une alliance for- melle n'est pas indispensable entire deux nations qui ont At6 amies et partenaires pendant plus de quarante ans. Mais cette alliance ne concern pas seulement les deux nations, elle complete le systmme de la s6curite euro- peenne. Elle donnera confiance aux Detites nations )>. 2. Times (16/1) : a La br&ve visit 'de M. Plum en Angleterre a permis apres tout d'aboutir a des decisions d'une grande por- te, bien que celles-ci n'aient encore 6t1 formuldes qu'en terms g6ndraux. Des deux c6tes de la Manche, on accueillera avec une gale satisfaction le communique qui souligne une in- tention commune de preparer des bases solides pour une nouvelle entente. VoilA qui ranimera -- et il en 6tait bien besoin la chaleur des relations anglo-francaises. Cet accord, auquel on a about h Londres, apparaitra pour M. Blum comme un triomphe final. Le project auquel il est fait allusion dans le commu- nique d'aujourd'hui doit recueillir I'approhation des autres parties francais, si l'on se rapporie A leurs pro- fessions de foi antdrieures. Mais la question qui deman- de encore une r6ponse c'est de savoir si le gouverne- ment qui succidera a M. Blum suivra avec la mdme decision ses initiatives autorisdes. Une fois 'de plus, ce don't la France et ses amis ont-besoin, c'est d'un gou- vernement francais bien assis. Le premier but de cette alliance est n6cessairement europ6en. En lui-m&me, il ne pr6sentera qu'un aspect d'une cooperation plus large, qui sera ainsi rendue pos- sible, comme le reconnait le communique, entire les deux puissances contractantes. La situation international actuelle impose aux hommes d'Etat francais et anglais I'obligation d'envisager les relations entire les doux pavs dans leurs aspects les plus 6ten'dus. Mais le facteur d6cisif de la cooperation ainsi envi- sagee, ce sera la tache plus positive, et plus promet- teuse, de d6velopper les aspects compl6mentaires de 1'6conomie francaise et de 1'6conomie britannique. C'est par la mise en commun des resources, des marches. des techniques et des entreprises, qu'on peut arriver A 'des progrds communs. C'est uniquement par un travail concer!i et construc- tif, entrepris pour augmenter la production et develop- per le commerce, qu'une entente 6conomique peut per- mettre A une alliance militaire de prendre corps et d'avoir toute sa force >. 3. Daily Telegraph (conservateur, 16/1) : < 11 est evident, d'aprds le communique official, que les conversations tenues par M. Attlee et M. Blum se sont ddroulees dans une atmosphere d'extrdme cordia- lite. Nous sommes persua'd6s que cette cordiality ne s'amoindrira jamais plus entire nos deux pays, et que les points d'animositd qui out marqu6 Ia p6riode de l'entre deux guerres ne se renouvelleront jamais. On doit se souvenfr que M. Blum est le chef du part qui a probablement les sentiments anglophiles les plus puissants et il ne peut engager ses successeurs qui sont en passe d'dtre nomm6s au gouvernement d'ici quelques jours. II est probable que ce project d'alliance recueil- lera les suffrages-'d'une large majority, mais que les communis:es qui se sont toujours opposes (suivant en cela Moscou) a la formation d'un bloc de 1'Europe occi- dentale, se d6clareront centre lui. Ceci suffit A expli- quer pourquoi on n'a pas encore mis an point ou sign de document official. M. Blum a, semble-t-il, acquis la conviction que les plans britanniques concernant l'Allemagne ne laisserit pas pr6voir une renaissance dangereuse de l'industric allemande, ni un d6veloppement 'de cette industries dans un sens qui en fasse un satellite de l'industrie britan- nique; ,on ne laissera l'industrie allemande se reliever que jusqu'A un niveau qui lui permette en fin de compete des exportations suffisantes y compris pour le carbon. Il faut esp6rer que M. Blum pourra r6pandre cette con- viction dans son pays, car elle pourrait conduire A un alignement 'de la zone francaise et des zones anglo-am6- ricaines, et, dans un autre domaine, garantir qu'une action utile suive ces conversations cordiales . 4. Daily Mail (conservateur, 16/1) : Le project d'alliance militaire et 6conomfque anion- c6 par Downing-Sireet hier soir r6jouira tous les amis de la paix. II s'agft d'une des plus importantes initiatives en po- litique 6trang6re que la Grande-Bretagne ait prises de- puis longtemps; elle devrait s'exercer avec efficacity pour emp6cher les erreurs et les malentendus qui out eu 'de si tragiques consequences dans le pass. Dans 1'avenir, le doute ne sera plus permis : la Grande-Bretagne et la France marcheront la main dans la main. Les conditions du nouvel arrangement seront tres voisines de cells qui caraci6risaient l'offre d'union anglo-francaise lance par M. Churchill en 1940. II en- trainera pour nous des rapports plus 6troits que ceux que nous entretenons avec n'importe quel autre pays en dehors de 1'Empireq Ce pace sinserera 'dans le cadre des traits anglo- russe et franco-russe et il est prdvu qu'il constituera le chainon d'un accord regional dans l'esprit de la Charte des Nations Unies. I1 n'y.a Ih aucune menace pour la paix. Au contraire, cette alliance servira A poser les foundations d'une Europe stable, ce qui est le besoin le plus pressant du monde aujourd'hui >'. 5. Daily Express (couservaleur. 16/1) : a lUne alliance franco-anglaise ne sera pas consi- 'd6r6e dans l'un et l'autre pays comme le seul et mrme le premier objectif d'une politique a une p'oque oi l'on s'efforce laborieusement de reconstruire la paix. Au-dessus de toute autre consideration plane aujour- d'hui le besoin de maintenir et de renforcer l'entenfe avec la Russie. Tous les autres projects doivent ceder le pas devant dt objectif >. 6. News Chronicle {(liberal, 16/1) : L L'annonce qui a 6td faite la nuit deFntere que les gouvernements britannique et francais doivent com- mencer des. n6gociations sur le champ dans le but de conclure un trait formel 'd'alliance sera accueillie avec 4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGARE quielqu surprise par I'opinion publique des deux i6t6es de ia Manche, mais n'en sera pas morns sa u'e avec joie. Les r6sultatL de cct important 6v6nement pourront avoir, pour les affaires int6rieures 'de la France, une porthe plus imm6dia.e que dans les questions interna- tionales. C'cst iA un fait qui pourra arreter la tendance qu'a la France de se turner vers les par.is politiques extr6- mis.tes. En entrant en relations plus Btroites avec la France, la Grande-Bretagne met en relief l'importance de son vrle en tant que pu:ssance europeenne. Ce'a devrn ]'obli- ger nadmct re ce qu'elle n'a jama:s tout A fait aimis pendant les deux guerres qn'elle ne peu s'empr-her d'1lre une parties integrante de I'Europe. En poursui- vnnt son oeuvre en 6troile cooperation politique et cco- nomique aver an France, cPile for ifiera largemenl ses, mnnyens de poursuivre une po!i ique ind6pendante en Europe el dans Te rest -de l'univers >. II. PRESS AMERICAINE Revue de la pAesse amiricatne du 15 jdnvier 1947 1. LE VOYAGE DU PRiSIDENT BLUM Les dipkches de Londres annoncent le sncc6s des premiers entretiens du Prdsident Blum avec M. Attlee rt M. Bevin an sujet d'une cooperation dconomique plus dtroite entire la France et la Grande Bretagne. Cer'ains corresnondants, ins- pid-s disent-'ls par I- Foreign Off;ce, declarent que la voie est maintenant ouverte unne alliance et ,peut Atre mbme k une union douani6re entire ]es deux pays. 2. LA CONFERENCE DE LONDRES L'ouverture de la Confdrenc' de Lond-es fait l'ohiet de d&p&ches largement reproduites dans la press, oui signalent la confusion oui aurnit marqud la premiibe stance et mnet- tent en va'eur le cn'-act&re partieulirement ardu 'e la tiche qui attend les dpl4cues des Quatre. Le memorandum du gouvPrnement hollanrais an sujet du fraitement de I'.lle- nmane est nalnim-nt s; nal6 dans la press. Une deipche de Londres an New York T:mes relive one le point de vue hollandais se ranproche heanconn rde celui de la France. Elle note aum le gonve-nement hollandais part favorable aux rervndicinns francai'es sur la Snre et ari'en ee qui con- cerne la RhPnan;e et la Ruhr il nr^conise un regime seAarr nonl- assE-"'r le control des industries et une longut occupation al'ie. I.e NewP York Times public ue deMinche de Sulzberger da- th re e Rome annoncant qla ronhaine nlblication- nar le ComitW Interna'ional d'Etude des Questions Europdennas a t'un ranp"rt sur le dancer allemand. Ce rapnort soul' ne lo sucrPAs du programme d6mogranhioue nazi qui, en d pit de la ddfaite, asrur-rnit 1'avenir de 1'Allemagne. L'rhec de In dua7nf;ieation dans la zone amTricaine est signalA dans iRne denpche de Bterlin an New York Times oui en fait retomiber la resnonsabiliti slr les au+or ,'t6 annmri- eaines d'occunation. Cet 6chec s-rai* d6 dit la d:epkche, A une apnlicatin- tron libhrale du principe d'nap-s lequel les Alle- inann"'s dnivent se Fluvernor eux-mimes et an d-sir des Amndricains d'assurer le success de la fusion economique der zones anqlo-sqxonnes. disir Gui leur fa't conserver aux postes imnottats dpc nzi,. nn-pe qu'ils sont des administrateurr Oih des technicians de valeur 3. SPITZBERG Une dfeAcbe 'oTails anlnnoncr! ou,- la R',scie et la Nors Age son+ d'nci-rr no ;,,,wrr rr conin ;itmf nt 11 dr!pfnse du Sn itz- bper fait I'objet de r06ncheh de Londres Inarrment reprodui- tes dans la press. Toutefois, aucun editorial n'est encore gonsacr6 A cetie question. 4. ITALIE octroioi 'par la Banque Import Export d'un prkt de cent millions de dollars A 1'Italie regoit une large publicity dans leP journaux qui signalent, par ailleurs, que le Dipartcment de ]a Guerre a donn6 des ordres ,pour que six navires de bl6 se trouvant actuellement a Br&me soient envoys d'urgence en Italie h titre de secours. 5. QUESTIONS FRAN)gAISES Les elections de MM. Auriol et Champetier de Ribes a la prdsidence de l'Assemblic national et du Conseil de la IRpublique sont annoncees dans toute la press. Les opdra- tions militaires en Indochine et notamment la champagne entreprise pour digagcr Hud sont signalees dans les depb- ches dc Paris. Un diepkche A. P. d'Hanoi s'inquitte it ce pro- pos du sort de la population civil du quarter indigitne au eas oh les Franqais lanceraient l'attaque centre les forces Adu Viet-Nam qui y sont retranchdes et qui refusent d'6vacuer. Les declarations d'un porte-parole du Departement d'Etat dimentant que celui-ci ait rejet6 les protestations tde la France au sujet du pdtrole du Moyen-Orient et annongant qu'au contraire la question faisait actuellement 1'objct d'un examen tr6s attentif et qu'une nrponse serait remise I M. Henri Bonnet, sont rapportees dans la plupart des jour- naux. Par ailleurs, le Journal of Commerce declare que la protestation du gouvernement frangais est considdr&e avec beaucoup d'attention par les companies amnricaines intA- rcssdes >>. II ajoute que celles-ci front tous leurs efforts pour parvenir a un arrangement donnant satisfaction aux Frantais s. 6. GRiCE Les vues de M. Sofianopoulis pour mettre fin h I'instabiliti, polit'que de la Grece sont mises en relief dans le journal P. M. qui announce par ailleurs que, selon les d6p&ches d'Ath6nes, le cabinet Tsaldaris est h Ia veille de tomber, ayant perdu I'apipui de M. Gonatas, chef du parti national lheral. 7. POLITIQUE ACONOMIQUE AMERICAINE Les diverse tendances qui se sont rdcemment manifestCes parnl les republicans au sujet des relations economiques des U.S.A. avec les autres pays sont clairement exposes dans un editoriall du New Yok Tinmes qui relive avec regret que cer- taines d'ent're elles menacent la politique des Achanges multi- latiraux inaugurde par l'adinilitration du President Roose- velt. a) ,F VOYAGE DE M. BLUM A LONDRES ET LES RAPPORTS FRANCO BRITANNIQUES (New York Herald Tribune, 16/1, edition europdenne) : < Le fait qu'on soit parvenu A un accord pour ntgo- cier ce trait represente un triomphe considerable pour M. B;um et M. AtJee, aussi Iien que pour M. Bevin. L'id6e d'un tel arrangement, qui, en particulier, envi- sage c l'examen de toutes les difficultis pouvant s'le- ver entire les deux pays >, a dt6 lanc e bien des fois au course des 'deux-dernieres ann6es, mais elle a tou- jours ete combattue A cause des divers points de friction qui tendaient les relations entire la France et la Grande- Bretagne, notamment les differends qui les opposnieni A propos du Levant et de l'avenir de la Ruoir el de la Rhinanie. Une consequence de cet accord, c'est que M. Bluma pourra retourner demain A Paris avec une position no- tablement renforc6e pour lui-mbme et pour son parti >. b) LE PRORLEME GOUVERNEMENTAL EN FRANCE (New York Herald Tribune, 16/1, edition europienne) : < Apris toutes ce elections, la lutte politique pour la possession du pouvoir en France va reprendre. Al. Blum va reme tre au president sa missionn et celle de son Cabinet de transition, probablement le lende- main de P'lection. Le president d6signera alors un BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGERE nouveau premier ministry don't la tAche sera de former un Cabinet qui soit accept par 1'Assembiee natonaale. Cela signifie qu'apres '61ec.ion prCsidcntiel.e, les parties politiques opposes repar.iront du point oi' ils en etaient avant Facceptattion du Cabinet socialiste in,6- rimaire de M. Blum. Bien qu'on s'a.tende A la forma- tion d'une sor.e de coalition, personnel ne pouvail pr6- dire la nuit dernibre quels homes ou quel part cons- titueraient le premier gouvernement de la IV' Repu- blique ,. c) APRPS LA PROTESTATION FRANCAISE SUR L'ACCORD PA- TROLIER ANGLO-AM.ERICAIN (.VW' IYr'k leru (l Tri bune, 16/1, edition europeenne) : < Selon des nouvelles 6manant de source privbe. re cues 'de Londres, les directeurs de 1'Irak Pe roleum Com- pany se r6uniront demain en conference, et i'on pense qu'iis prendront en consideration la protestation fran gaise. Ceci revet la forme d'une action intentee centre d'au:res associ6s de l'lrak Petroleum, y compris la Standard Oil de New Jersey et Ia Socony Vacu.m, pour empecher 1'excution de l'accord sur tes petro:es 'de l'Arabie seoudite. Le bruit court avee insistence d'une reconciliation avec la France. qui s'effectuerait sans heurt >>. d) LA CONFERENCE DES SUPPLE.ANTS A LONDRES. 1. Baltimore Sun (15/1) : a La Conf6rence qui s'est ouverte le 14 janvier a regu la charge de s'attaquer A la tAche la plus impor- tante: celle de tracer le plan de la paix. En effrL, les supplants doivent preparer les travaux du Con-eil des Quatre sur le plus grand prob:'me qu'il ait A rksou- dre : I'avenir de 1'Allemagne. C'est a eux qu'incombe la tfche de r6gler I'ordre des discussions du Conseil et aussi de recueillir les opinions des divers gouverne- ments << in:6ress6s : : Be:gique, Danemark, Luxem- bourg, etc., sur les projects de traits. Il est A peine besoin de faire remarquer que le Ira- vail pr6liminaire des supplants sera d'une grande im- portance. Le succ6s de cet e Conlrrence, combine 1de celles des Ministres des Affaires 6:rangeres, depend toujours, dans une certain measure, du serieux et tde l'efficaci:l des travaux prl6iminaires. Ceci est parti- culi~r.ement vrai dans le cas d'un prob'&me aussi c m- .plexe et difficile que le trait avec l'Allemagne, qui d6- terminera non seulement le sort de ce piys, mais affee- tern profond6m.ent toute 1'Europe occidentale. > 2. New York Times (15/1) : < Diff6renle en cela de 1946, I'annee pendant laque'le it a fallu preter attention A quantile de prob &nmes di- vers dans le domain international, I'annCe 1947 s.ra vraisemblablement domin6e par un seul prob'eme cen- tral, don't depend la solution ultime de tous les au'res. Ce probl6me. c'est celui du IraiIl de paix avec I'AI- lemagne, qui d6terminera non seulement le sort de ce pays, mais aussi celui de l'Europe et de la d6mocratie europeenne. Ce probl6me dolt 6tre trait6 par le Conseil des Mi- nistres des Affaires 6trang6res qui doit se r6unir A Moscou A partir du 10 mars. Ses pripar-tiFs soni d';A commences, A la fois en nmatibre de politique miiilair' et de politique economique. Alors que chceun rec'n- nait la n6cessite de d6truire comD'6tement ce ani fit la machine militaire la plus puissante du monde. il subsiste encore beaucoup de divergences d- vue- sur tous les autres aspects du probleme, en're les Eti s- Unis et la Grande-Brelagne d'une part, et Ia Rissie de I'nutre, la France rendant la situation plus compliquee encore en .pours.-vant sa propre polilique d'annexion ma'gr6 les trois au'res pui sauces. Le raite do paix avec l'A"em 'gie tourne nulour de troi pr b:) mes essenties : celui des frontieres, celui de l'unification de I'A:emagne et ce ui des r6p riions, prob:6mes qui porent 6galment sur la capacity in- dustrialle de l'AlIcmagne e les m yens do subsistance qui sernnt lais; s au people allemand. Pui que I'A'le- magnv a longtemps 6tt I'a e ier de l'Furope et son plus grand march, le rig'ement dr ces que tions doil aussi :Iv)ir nne pro onr'e infl ience sur la proispirie: ct done 1'6vo'ution pi'i ique des autres pays europeens de 1'Europe e' di moid?. Tint q'ie I'Al'emagne, le grind pr duc'eur et arhe- teur de l'Europe, ne stra pas rtablie beonomiqnumenl. l'6cinorpie du rest de l'Europe ne pourra se remetlre sur pied. Les pet:tes nations de l'Eurape le savent et deman- dnnt A 6tre en'endues. II est vrai 6g.ilemn' qu'e I'A'lemnvge res'erq une menace pour la paix. Mais une occupation prolonged ne fern pas des Allemands un people pacifirq e de- mocratique. Nous devons prendre et consarver des me- sures -efficacs coitre une renaissance de !a puis ance militaire de I'A'lemagne jusq'i'A ce qu'e'lle puisse pren- dre place parmi les nations pacifiques du mncde. La s'lu'ion de ce prob'Pme est done que 1'Allemagne soit unifi6e 6conomiquement e! en m6me temps d6cen- tralisee sur le plan politique. ) III. PRESS SOVIETIQUE Revue de la press sovidtiquie du 15 janvier 1947 Les rubriques 6trang6res occupant une page et demie en movenne. La politique des puissances occidentales constitute le th6me principal. 1. LES RELATIONS DE L'U.R.S.S. AVEC LES PAYS LIMITROPHES Deux communiques officials, transimis par I'agence Tass, sent reproduits dans tous les journaux : 1 I'arr'vee i Mos- c ,u d'une mission comm rcia'e rouma'ne, compose du ministry des Finances et du m'nistre des Inr'ustries extrac- tives de Bucarent : 2 un communique sur la question du Spitzberg. (Voir annexe.) 2. LA POLITIQUE D'OCCUPATTON EN ALLEMAGNE ET EN AUTRICHE DES PUISS\NOES OCCIDENTALES Tous les journaux publient une demi-pag- d'informations sn- -' suje;. On relve nonamment : 1 die large extraits de I'Vd'to-ial dfu Neuom Dcutschland sur les concept ions britan- niques en mntiEre de reparation : 2" 'e laIn'es extracts rm- prunt.s an mcme journal sur I'artivite des hommes d'affai- res americains en Al'emagne ; 3 de larg s extraits d'un an'ile de la Berinner 7e' n-g sur le plan de refo-me moni ta're drans les ones oc'dentales et le danger qu'ii pris nte pour l'unite 6conomique allemanc de 4 un resume de Par- ticle du' meme journal sur Ia stagnation des entrep-ises industrie'lls dans les secteurs anglais et frangais de B rlin ; 5 un resume de Particle .du journal britanniquc Tribune, en date du 13 sur la baisse de l'extraction du carbon dans la Ruhr 6 les revelations du journal yougoslave Borba sur le bon accueil don't btenficient 1,s fascistes en Autriche de la part des autoritds anglaises, franqaises. americaines et n','rih:ennes : 7" le recit d'un attentat commis en zone angla'se centre des officers yoiugslaves, d'apres le N'ues Lei'schland. 3. LA POLITIQUE BRITANNIQUE Presone tons les journaux rep-oduiscnt les infomatioins su'vnntes : le3 dcla nations de M Svolos s'" Inr rcsions:dhi'it? bri'anniqc' an su.ct de la situation n Grece, !es declara- tions de MM. Cripps et Shinwell sur le manque de carbon a BULLETIN QUOTrDIEN DE PRESSE ATRANGARE en Grande-Bretagne, la gr6ve des chauffeurs A Londres, une mission militaire anglaise en Arable seoudite, comment le quotidien Jour de Beyrouth traite ironiquement le discours du roi de Transjordanie A Ankara, etc... La politique de la Grande-Bretagne, particuli6rement en te qui concern ses rapports avec 1'U.R.S.S., est 6tudide dans un article de la Prauda, signed N.N. Le journal commiente ie passage du Broadcast de Noe1 oH M. Bevin declare c:ue < In Grandc-Bretagne n'est liWe avec personnel ; et intitule son article : M. Devin .ddsavoue le pacte anglo-sovitiique > (Voir annexe.) 4. LA POLITIQUE FRANCHISE Tous les journaux publient deux grandes dpechrs Tass sur les elections des presidents de I'Assemblee national et du Conseil de la Ripublique et sur le voyage de M. Lonu Blum A Londres. La press sovietique reproduit, a ce propos, les informa- tions des agencies Reuter et A.F.P. d6clarant qu'il s'agit de 1'examen de questions touchant les intfr6ts de !a Franc. e' de l'Angleterre et < que cette visit entire dans le cadre, des relations economiques entire la France et la I;rande- Bretagne ,. a) M. Bevin idrsavoue le trail~ anglo-soviciique (Pravda, 15/1) : < Dans son message de Noel, M. Bevin, pour r6pon- dre aux s6rieuses accusations port6es centre lui A I'in- t6rieur du parti travailliste, a jug6 utile de d6clarer: La Grande-Bretagne n'est li6e A personnel, sinon par les engagements qu'elle a pris en vertu de la Charte de I'Q.N.U., et je consid6re que ce que je viens de dire de no:re politique more que nous agissons dans un esprit d'ind6pendance et en fonction de nos propres buis. > Cette declaration de M. Bevin ne .peut utle pro- voquer de la perplexity, elle laisse dans I'ohscurit6 la question de savoir comment M. Bevin consider es en- gagements internationaux de I'Angleterre. Nul ne dis- cu.e le droit de ia diplomatic angaise d'clre pendante .et de < poursuivre ses propres buts >. Mais dans le dimaine des relations internationals, chaque home d'E at, s'il respecte son people et son pai s, res- pec e aussi les engagements internationaux que son pays a assumes. Lorsque M. Bevin souligne que la Grande-Bretagne n'est li6e A personnel, sinon en raison des engagements qu'elle a pris en vertu de la Charte de 1'O.N.U., une question se pose : est-ce que M. Bevin a oubli6 que 1'Angleterre est liBe a l'Union Sovi6tique par un trait d'alliance dans la guerre, ainsi que d'assis- tance mutuelle apr6s la guerre ? 'Est-ce que M. Bevin a oubli6 que c. trai.P a 6tW sign le 26 mars 1942, i n Lon- dres, pour une dur6e de vingt ans ? M. Bevin ne peut pas l'avoir oubli6, car il y a quel- que t'mps a peine il avai, propose au Gouvernement sovi6tique de porter a cinquante ans la valid.6e de ce pacte. Neanmoins, sa declaration touchant le faith que la Grande-Bretagne n'est li6e a personnel subsiste. I1 en r6sulle ceci : M. Bevin a propose de porter a cinouante ans la validi:- du pacte anglo-sovi6ique. Aujourd'hui, il ignore l'existen.ce de ce fait. On voit mainienant quel cas il conviendra d'attacher a la proposition de M. Bevin de porter A cinquante ans la validity du pacte anglo-sovi6tique. C'est une proposition qui n'6tani pas serieuse ; elle ne traduisait pas une volont6 effective de resserrer les relations entire les deux pays. Apr6s le miss-,ge de NoE' de M. Bevin, on peut, bien entendu. npprecic; d'ffer mniie'it le v6r',able sei: de la 'o!i i- que 6 ra.igbre pre en e de ta Grande-Bretagne, .-n se r pp Ii.i qc.e cls paroles de M. Bevin ne correspou- d ,'I p' t i j:urs A ia r6alit6 de la politique 6trangere britannique. Mais une chose est devenue parfaitement 6viden a la suite de cette declaration : M. Bevin d savoue 7e pacte anglo-sovi6tique. a b) La question dil Spitzberg (Agence Tass, 15/1): < Dans la press norv6gienne, ainsi que dans celle d'un certain nombre d'autres pays strangers, ont paru des informaiions concernant des pourparlers entire les gouvern-ements sovi6tique et norv6gien au sujet du Spitzberg (archipel de Swalbard). A propos de ces pourparlers, des milieux sovi6tiques autoris6s ont com- munique a l'Agence Tass ce qui suit: z A la fin de 1944 et au d6but de 1945, des pourparlers ont eu lieu entire les gouvernements sovi6tique et norv6gien au su- jet des lies du Spitzherg, au course desquels, du c646t norv6gien, a 6t1 pose la question de la n6cessit6 do la revision du trait du Spitzberg .conclu le 9 f6vrier 1920 a Paris. Ce trait (qui apportait des changements essentials dans le statut des iles du Spitzberg, consid6r6es jus- qu'alors comme < no man's land ,, alors que 'ile de ]'Ours, qui faith parties du Spitzberg, 6tait en fait une ile russe) avait 6tB sign sans l'accord de 1'Union So- vi6tique et -sans sa participation. Etant donn6 que parmi les signataires du traits se trouvent des Etats qui ont combattu les Allies, ce texte ne peut dem.eurer en vi- gueur ; ce trait ne tient absolument pas compete des int6r6ts de la s6curit6 de 1'U.R.S.S. dans le Nord, non plus que des interets 6conomiques de l'Union Sovi6ti- que. En ce qui concern la question de la s6curit6 de I'U.R.S.S., comme l'a particulierement montr6 la se- conde guerre mondiale, les iles du Spitzberg, par of passe la route vers I'Oc6an Atlantique, ont a cet 6gard une importance exceptionnelle pour 1'Union Sovieti- que. Sous le rapport 6conomique, I'importance de l'ar- chipel du Spitzberg pour I'Union Sovi6tique est iden- tique, du fait que jusqu'A la second guerre mondiale les regions septentrionales de I'U.R.S.S. et la flotte so- vi6tiqne du Nord utilisaient du carbon qui 6tait extriit par d.es orgnisations sovi6tiques des iles di Spitzberg, soit 400.000 tonnes par an, la production total du carbon 6tant de 600 A 650.000 tonnes. Au cours des pourparlers sovi6to-norv6giens don't il vient d'6tre question, on s'6tait mis d'accord sur la n6ces- sit8 d'une defense commune des iles du Spitzberg. II avail 6t6 6galement pr6vu que 1'on consulterait les goii vernements allies int6ress6s au sujet d'une revision des accords de 1920, mais les pourparlers n'ont pas C16 menss A bonne fin. En novembre 1946, lors de la ses- sion de l'Assembl6e de I'O.N.U. a New-York, un change de vue sur la m6me question et dans le meme 6tat d'esprit a eu lieu entire le ministry des Affaires 6tran- gares de I'U.R.S.S.. M. Molotov. et le ministry des Af Iaires 6trang6res de Norv6ge, M. Lange. > IV. PRESS POLONAISE '/annec 1919 se rgipterail-elle ? (Zycie Warszawy, 14/1, ind6pcndani) : < Le climate politique de 1'Europe d'il y a vingt-huit ans et sa situation actuelle ont d6jh fourni plus d'uni fois matirre a comparison. S'il est vrai que dans l'His toire cer ains 6v6nements peuvent se r6p6ter, avec quelques modifications n6g'igeables, a un quart de si&- cle d'intervalle, c'est pricis6ment a l'Allemagne de 1919 et A celle de 1947 que s'ap.piqueraient aujourd'hui d'6tranges concordances et analogies. Ainsi, ap.rbs la premiere guerre mondiale, les Alle- I iULIETImN QUOTIDIEN DE PRESSE THANGaORE 7 mands avaient d6ji utilis6 avec succ6s la menace de la revolution, afin d'obliger les Alli6s a diverse con- cessions en leur faveur. lEt M. Schumacher, a Londres, n'a-t-il pas agit6 devant les yeux des hommes politi- ques anglais une perspective semblable, en 6voquant en premier lieu le danger d'une renaissance de l'hitl6- risme, sans n6gliger pour autant les autres courants susceuptibles de gagner < l'Allemagne affam6e > ? Mais les Allemands ne seraient pas ce qu'ils 6taient et ce qu'ils sont, s'ils ne parvenaient pas a convertir cctte crainte des Alli6s d'un < Berlin en r6volte >, en actes plus positifs et des plus avantageux pour eux- m6mes. 11 en fut ainsi en 1919, quand la diplomatic alle- mande r6ussit a exploiter le sang d'un Liebknecht et d'une Rosa Luxemburg, et aussi le haio d'une r6volu- tion au-dessus de Berlin, pour obtenir de substantielles concessions mat6rielles. Ce qui imported done, c'est que l'on comprenne it Londres qu'Erzberger et Schumacher ne signifieut pas seulement une analogie de m6thodes. C'est une lecon qui decoule d'une faute, d6ji une fois commise et com- bien ch6rement pay6e C'est l'obligation d'intensifier la vigilance a l'6gard de tout ce que projette l'ennemi vaincu pour d6tourner de lui le chitiment qu'il m6- rite. V. PRESS BELGE Le rapprochement franco-britaituique et le carbon de la Rauhr (Le Soir, 15/1) : c Dans les milieux brilanniques, on a l'impression qu'une declaration formelle d'amiti6, peut-6tre sous la forme d'un trait d'alliance, ne serait bien accueillie en France que si ce pays recevait- de la Ruhr tout le carbon don't il a besoin. Lors de la visit a Londres de M. Moch, ministre des Travaux publics et des Transports il y a une di- zaine de jours les obstacles qui emp6chent la Grande-Bretagne d'accorder actuellement a la France une quantity plus considerable de carbon de la Ruhr furent expliqu6s. II faut que I'Allemagne n'exporte pas de carbon pendant quelque temps, pour qu'ell.e puisse en produire davantage plus tard. Bien que les ministres et les hauts fonctionnaires britanniques d6sirent vivement inviter M. Blumn a uie conversation g6n6rale, ils ont tenu a lui faire remar- quer a nouveau que tout espoir d'obtenir du carbon semble tr6s 6loign6. Les Frangais m6me, qui acceptent plus au moins le point de vue britannique, A savoir que le carbon alle- mand dolt rester, pendant quelque temps, a l'Allema- gne, demandent combien de temps ce nouveau regime dolt durer, et jusqu'i quel point les autoritks britan- niques et amrricaines ont l'intention de restaurer l'in- dustrie allemande. C'est de la r6ponse qui sera faite a ces questions que depend, pour la France, tout espoir de recevoir du carbon dans un d6lai assez court et en quantity suffisante. Les declarations officielles qui ont 616 faites, a Paris comme a Londres, donnent a penser qu'on s'efforcera, en ordre principal, a 6tablir entire les deux communau- t6s nationals des rapports plus 6troits et plus harmo- nieux. Le Comit6 financier et economique franco- anglais, qui est d6ji arrive a quelques accords, limits mais utiles, en vue de l'augmentation du volume des &changes, doit tenir tres prochainement une nouvelle reunion a Paris. On estime, a Londres, que rien ne pourrait mieux aider ce Comit6 a poursuivre efficace- ment ses trava4x que de nouvelles directives, plus fer- mes, plus 6tendues que ceiles qu'il a revues nagu6re, et qui, oette fois, 6maneraient directement des chefs des deux gouvernements. Tout project tendant a rapprocher les deux pays au point de vue Bconomique dolt peul-6tre manquer de precision, i l'heure acuuelle, puisque le Gouvernement britannique ne possdde pas encore un plan d6laill6 comparable au plan Monnet. Il n'en est pas moins vrai qu'on peut arrkter, d6s a present, les grandes lignes de la cooperation a venir. Enfin, on insisted, A Londres, sur le fait qu'aucune question nest bainie de la ds- cussion. Ce.oe-ci pourrait dune cau.er de, surprises, tant au point de vue poli,ique qu'au point de vue 6co- nomique. > VI. PRESS SUISSE Les problkmes autrichien et allemand (La Tribune de Gengve, 15/1) : < Les adjoints des ministres des Affaires 6trangBres sont charges d'6Lablir, dans un d6.ai de six semaines, un rapport sur I'Ahemagne et sur l'Autriche, apres avoir pris connaissance des points de vue de dix-nuit pays, don't onze nations europ6ennes. Dans le cas de I'Autriche, ,'entente pourrait se fire assez rap dement. Elie serait d6ja lai.e si Moscou n'avait int6r6t a prolonger l'occupation de ce pays, et par consequent celle de la Hongrie elt de la Roumanie. L'Autriche ayant 66i prociam6e en 1943 e prrm.bre victim de I'agression hiti6rienne ), ayant regu i main- tes reprises l'assurance d'6ire consid6r6e comme pays lib6r6, il devrait en d6couler naturellement que son in- t6grit6 territorial et son ind6pendance doivent 6&re resiaur6es, qu'aucune reparation ne saurait lui 6tre impose et qu'elhe est apte a figure au nombre des Na- tions Unies et a exercer les droits reconnus a celles-ci. En r6alit6, les choses ne vont pas si facilement. II faut notamment r6gler le sort des biens allemands en Au- triche et assurer l'existence 6conomique de la R6pu- blique, ce qui pose la question de la liberty du traffic danubien. Enfin, on ne peut tout a la fois pr6tendre reliever l'Autriche et lui imposer le fardeau de l'occu- patio.n. Et sur ces diff6rents sujets, les c Grands : dif- e1rent d'avis. N6anmoins, la question autrichienne ne donne pas lieu aux difficult6s que soul6ve le cas de 1'Allemagne. Celui-ci se confond avec le problmme europ6en, et per- sonne n'a la candeur de croire que les Quatre Grands aient des id6es communes en la matibre. Sur le but a atteindre, on est d'accord: l'Allnemagne dolt 6tre mise hors d'6tat de nuire ; elle ne doit pas 8tre a charge aux autres nations, mais elle dolt apporter son tribute i la reconstruction du monde. La s'arr6te 1'unit6 de vues des vainqueurs, qui, pour le rest, ont chacun lcur id6e. Pour la France et les petites nations occidentales, il s'agit de reparations et de security ; pour les Anglais, de s6curit6, mais aussi de prosp6rit6 6conomique et de p6dagogie d6mocratique ; pour ies Am6ricains, il im- porte surtout que les Allemands se liennent tranquilles et ne soient pas conduits a souhaiter une revanche qui troublerait le repos du monde; pour les Russes, le souci de leur s6curit6, la reparation des dommages qu'ils ont subis et la volont6 de r6pah~dre le commu- nisme priment tout, a commencer par les preoccupa- tions ethniques. a (JEAN-JACQUES CHOUET.) S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 313009 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| MILLISECOND | CLASS.METHOD | MESSAGE |
|---|---|---|
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Application State validated or built |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Navigation Object created from URI query string |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.display_item | Retrieving item or group information |
| 0 | sobekcm_page_globals.get_entire_collection_hierarchy | Retrieving hierarchy information |
| 0 | sobekcm_assistant.get_entire_collection_hierarchy | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | Found item aggregation on local cache |
| 0 | item_aggregation_builder.get_item_aggregation | Found 'all' item aggregation in cache |
| 0 | system.web.ui.page.page_load (ufdc.page_load) | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor.on_page_load | |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_style_references | Adding style references to HTML |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Reading the text from the file and echoing back to the output stream |
| 24 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Finished reading and writing the file |