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PRESIDENCY DU CONSEIL SECRETARIAT D'ETAT Direction de la Documentation 14-16. rie Lord-Byron, Paris (8e). LA DOCUMENTATION FRANQAISE MTNTSTERPi DES AFFAIRS ETRANGERES BULLETIN DE PRESS 14 janvier 1947. QUOT ETRANGERE Nouvelle S6rie No 567 1. PRESS BRITANNIQUE Revue de la predsse brifanique du 14 januoier 1947 La press de ce matin reserve ses manchettes h la crise des 'transports. Les trois marchds de la vianae (Smithfield), des legumes et des fruits (Covent Gaiden) et du poisson (Bil- linsgaie) ont Btd paralysis par la greve jusqu'au moment ofh la troupe a df intervenor pour supplier aux grdvistcs. Dans le domain extdrieur, c'est la visit dde M. Blum i Lonares qui tient la vedette. (Voir plus loin les articles trai- tant de ce sujet.) La situation politique frangaise fait egalement I'objet de deux longs articles dans le Dadiy Mail et le Daily Herald. 1. FRANCE Le Times public un article de son correspondent parisien intituld Semaine d elections en France ., suivi du sous- titre a Marchandages entire les parties >. Le correspondent prdvoit 1 election de M. MaIrane h la Pr6sidence du Conseil de la Rppublique, de M. Herriot h celle de 1'Assembide, et de M. Vincent Auriol a l'Elys6e. Le M.R.P. obtient la pr6si- dence du Conseil. En ce qui concern les communists, ceux- ci seraient, estime ce correspondent : a trop r6alistes pour sc lamenter vainement sur ce que represente en faith leur exclusion de 1'Elysde, et ils se contenteront volontiers, en retour, de posters substantiels dans le prochain gouvernement... , Au sujet de la reconduction possible du gouvernement Blum, le correspondent du Daily Telegraph ecrit : < Le parti socialist serait heureux de voir iM. Blum former un gouvernement de coalition et les commu- nistes d6clarerit qu'ils y souscriraient. * Sous le titre : ArriBre-plan i la crise frangaise ,, le correspondent parisien du Daily Worker public un article sur deux tiers de colonne, consacrd, a la situation ginBrale de la France et au probldme d'Indochine. Ce correspondent insisted sur la necessity pour la France d'accroitre sa pro.- duction pour donner plus de force h la champagne de reduc- tion des prix. Il ne menage pas ses critiques h l'6gard de la politique frangaise en Indochine. (Voir la conclusion de cet article plus loin.) En revanche, Walter Farr, dans le Daily Mail, ecrit un long article intituld : a Cette semaine, la France prend un nouveau depart ,. Il rend un chaleureux hommage h la per- sonne de M. Ldon Blum et rappelle aimablement que son gouvernement a regu en France le surnom de a Gouverne- ment du P6re Noel .. Le Pr6sident Blum est 1l'homme des xpiracles ,,. Cependant, Walter Farr emct quelques reserves sur le caractere durable de la politique actuelle du gouvernement Blum, et il fail dtal des dilliculds que la France rencontre dans son Empi.e el dans le lediement de ses probh.mes sociaux. (Vo.r un extrait de cet article plus loin.) i ausre par, it. Mat.hews dans le ua.,y Hr:.aid, :ntitule son long artiir.e 5ur la 1 ranch. : 4 Les tren.e et an jours v. Lui aus i rni d bo dub homage A la pe.sonne inlme .da citf cn gouve nemcntc ; il race I'historique de la cruise qui a mend V1. Blum ai saisir Ies renes du gouvcrnemeut maigrd sa propre voloute. I( Eh bhin, le 17 decembre, MI. Blum a accepted Ic pouvoir et il a rdfldchi longuement. I1 est arrived A la conclusion que, si l'on ne voulait pas que ie franc s en ailifl en fumde, il falla:t r6duire les prix. Sa decision prise, il s assura qu'il ne pouvail y avoir (e fuite... et une vague gigantesque d'optimisme dans 1 avenir de i] France et au franc sembia balayer .t pays. c Simultandment, d'autres measures furent prises et quand Ldon Blum remettra sa dem'ssion au premier President de la IV' Rdpublique a la fin de ces trente et un jours, non sculement il aura m6ri d, mais il aura acquis ia reconnaissance de tous les Frangais. a Ii aura dgalement acquis la gratitude du parti socialist qui, avant qu'il ett le pouvoir, avait ten- dance h se consitalcer romme une armed. d6faite, con- damnde i disparaitre entire les grands blocs rivaux : communis'es et M.R.P. Le parti socialist, si les elections avaient lieu remain, pourrait fort hien, malgre ses partes de un million de voix aux dernieres elections, se retrouver une fois encore le part le plus fort de France. Qui. sauf Blum, pourrait succeder A Blum quand seront echus les trente et un jours ?... a Quoi que 1'avenir nous reserve, il ne fait pas de doute que seulement le sabotage volontaire par rIextreme droite on extremee gauche pourrait faire sortir la France du droit chemin oh l'a rnise son pre- mier ministry de 74 ans. , 2. INDOCHIN On troupe aujourd'hui encore quelques comnlpttaires sur l'Indochine. Walter Farr, dans le Daily Mail, lui consacre quelques lignts dans l'article mentionn6 ci-dessous. a Les Franqais commencent a dire que cc soulevc- ment, cause dde violent combats, pourrait conduire i la ddsintegration rapid de 1'ensemble de 1'Empirc frangais. a Le corrcspondant parision du Daeily WOrker critique la politique du gouvernement Blum en Indochine et accuse M. Moutet de s'dtre laiss6 prendre en- mains par le gnderal __ __ a BULLETM, g'UO'flIME DE1 PRESSE TMANIG*HrR Lcclere et 'namiral d'Argenlieu et de n'avoir pas pris en consideration les avanccs de Ho Chi Minh >>. Dickson Brown, correspondent special du News Chronicle, trace un tableau tres sombre de 1 6tat dans lequel se trouve la ville de Hanoi. Scion ce correspondent, la capilalc in'st plus qu'un amas do ruines, les magasins ont B,~ pills, les reservoirs d'eau ont atteint un niveau alarmant. La poli- tiquc du Viet-Nam serait celle de la terre brfilee. Les .priuvcs s a.cumu.ent que Ho Chi Min.h ne strait plus a mine do contr6ler son gouvernemen.. I1 est doulcux quil soil per- sonncllement responsible du gouverncment. Depu s son ritour de FLance, il aurait 61 le jouet d'une cliq',. i)cpuis es nmols, prCcise ce correspondant, il ne so a pius ibre; il n aurai. plus I auiorisa.ion d avoir des .. p so. ln av'Cc .es agi n consulair-s qui. iupa- ra\an,, ava.ent coutume de le runcontrer tou.es les semaines. 3. CONFERENCE DES SUPPLANTS Ccitt conference fournit matire A quel-ues articles, no- La.nien. dans le Manches er Guardian, le News Chron.c.e, Ic Du,ly Wo,'ker. L. MuiLntester Guardian fait 6tat d'une ddp&che de Reiuter se:ou laquei.le e gouve.ncment tcheque essaierait dap.auir Luus les d;iftren.s qu elle a avec la Pologue pour que les c.d.dgations tchbque et polonaise pussiint adop er uuc atti- tude commune h i'igard Ie 'Alleinagne. 11 sigaale 6galement que la Grande-Bretagne est disposee h admectre les vu-s d& 1 Au:riche, pace qu'cle consi.die celle-ci comme une com- plice involontaire du RLich. Les autres journaux se bornent A donner des renseigne- men.s d ordre nmariel sur l'ouverture de la confdrcnce. 4. BIRMANIE La press rcproduil, soit iin erxenso (Times), soit en parties, les paoles qui ont &t6 changes entire M. Attiee et le chef de la d68:gation birmane, lors e l'ouverture de la Conference de Londrcs qui fixera le sort de la Birmanie. Le Daily Express fai, mention dune protestation adress6e au gouvernement b'itannique par le capitaine R. Derhannes, otficier Ce liaison aupr&s de la 147, armec pendant la 'cam- pagni de Birmanie. Le-ui-ci rappelle au government que certain membres de la delegation birmane actuellemert i Londres ont collabole avec les forces japonaises et que Aung San, chef de la di66gation birmane, a ite d6cord par les Japonais de 1'ordre du Soleil Levant. 5. ACCORD SOVIETO-AFGHAN La press signal qu'un accord a 4te signed entire le gou er- nement russe et le gouvernement afghan pour la delimitation des frontieres communes enre les aeus pays. a) LA VISIT DE M. BLUM A LONDRES. 1. Times (14/1) : e Cette visie la premiere qui a W6t rendue par un Premier Minislre frangais depuis 1940 a e&. propo- ske par M. Attlee. M. Bium et lui sont des amis person- nels de longue date. Piusieurs en:reliens et changes de lettres avaient prepare cette visit. II y a quinze jours, M. Blum avait eu une longue conversation avc e M. Duff Cooper, au course de laquelle il avail souligne son d6sir de d6velopper les relations d'amiti& entre la France et la Grande-Bretagne, mais il avait insis:~ 6ga- lement sur les besoins de la France en carbon. L'im- pression qu'en retirent les Britanniques, est qu'une de- claration d'amitie, peut-ktre au moyen d'un trai'6 d':cl- 'liance, trouverait son plein echo en France seulement dans le cas oi ses besoins en carbon seraient satis- fails grace au carbon de la Ruhr. Quand M. Mocli, ministry des Travaux publics, se trouvait ici il y a d x jours, on lui expiiqua la raison pour laquelle il 6:ait difficile d'allouer A la France davan.tage de carbon de 1 Pt.uhr. Le charbon doit rester en Allemagne un cer- tain temps, afin qu'on en puisse produire davantage p.us .aru... Ceia ne signifie pas que la quLstion du carbon aera exeae des diccassioas. Mais ies Francais, qui admettent a regret ie bien-fondc de 1 argument bri- lannique, seton lequel le carbon doit rester en Alle- niagne pendant un certain temps, se demandent quel sera ca de6ai et dans queie mneoure les auturnt6s briian- niqucs e, amer.caines enteadent reconsiruire l'indus- trie atiemande. De la response qui leur sera faite dB- pendent ies e-pJirs des 1'radais de recevoir assez ra- p.dlment uea qanLal su,fi~Late de carbon. De teiies quiS.,CbJ'II Siroit sans dou.e soulevees dl.sl ies jours q-. vinimie.-. lJ_ ieur coti, .es miin.sre, briianniques c'.itc.u.i. tLuies e, sLagg2.:oJins .ranlaiSLs e. s'cfatr- ccrjit d'asdsrer aa iv''auce qa elle recevra toue sa pari' qIalti uae qaanLtld p,us graiide de carbon sera disponibie. L, dec.arations officiellcs, tant A Paris qu'A Lon- dr-s, solt d'accord pour lais.scr eateanctr qu'on e.u- d.aer partica.ierLement es poisibiiit6s d une harmoai- sa.ion pius 6tri,e ties deux Cconumies. Le Comiit fi.iancier et ecoanou.que co.ijoint anglo-trangais, qui csti.eja arrived a u es accords tres precieux pour a'aug- menCahion da irafic cainmerclal, doit se reunir bientot a Paris, et rien (pen-e-t-on A Londres) ne pourra aider dvanlage son travail que de nouvelies direcives - pius precises et plus coump:.-s que celies du pa>s& - des chlfs des gJuverneenties. II se peut que des pro- jets Lendant A rapprocler plus 6troilemenat les deux economies lmanqdeuit pour l'inslant de precsion, parce que ie Gouavrneilent brilannique ne possede encore aucun p.an synierique du plan Monnet. Mais, meme de cc te lagon, une forme de cooperation future pourra e.re fixee. Enfia, on souligne a Londres que rien n'est exclu des discussions. E.les pourront r6erver des surprises, tant poiliques qu'~conomiques. , (Du r6dacleur diplomatique du Times.) 2. Manchester Guardian (14/1, liberal) : Il est probable que M. Blum renouvellera les ef- forts dBjA accomplish dans le pas.e par le parti socia- lise Irangais pour attenuer les divergences de vues entire la Franc.e ei la Grande-BreLagne A l'egard de I'Al- lemagne. Les Frangais, qui pensent que la nomination di general Marshal indque que les Etats-Unis ont I'in- tention de se concenLrer sur le Pacifique, considerent comme extremement important que la France et la Grande-Bretagne conna.ssent leurs positions respective an moment ou ii faudra discuter le sort de l'Allemagne avec I'Union SoviBtique. Elant donn6 que la visit de M. Bium a lieu deux jours avant sa d6mission, il faut la consider comme la preuve qu'il pourra permettre A son successeur de recueillir les fruits de ses entre- liens, ou bien qu'll envisage de rester A son pose quel- que temps encore apr6s sa d6mission officielle. malgr6 ses declarations anterieures. 3. Daily Telegraph (14/1, conservateur) : < La France a 6te m6contente de la part du carbon allemand qui lui est allouae et elle s'oppose vigoureu- sement a toute politique ;endant A accroitre le potential industrial de l'Allemagne. Bien que le Gouvernement britannique considire avec inltr6t les vues franqaises, il ne peut, en raison de la fusion des zones brilanni- que er americaine, accepted aucun engagement sans consulter les Eta:s-Unis, qui seront tenus au courant des conversations. , (Du r6dacteur diplomatique du Daily Telegraph.) BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE 3 4. Daily Mail (14/1, conservateur) : < TTn des buts essentials de M. Blum, h Londres, est d'nbtenir du carbon de M. A:tlee. Les Francais nous sou.ponnent de vouloir reconstruire l'Europe autour d'une Allemagie ressuscitee. Ils veulenl obtenir une quantity plus grande de carbon allemand et s'assurer que le res'e de l'Europe, y compris la France, est mis a mime de restaurer son Pconomie ; aprBs quoi, ils se- ront prets A discuter de l'entr6e de 1'Allemagne dans la famille europ6enne. >> (WALTER FARn.' 5. Daily Express (14/1, conservateur) : < M. Blum discutera avec les ministres britanniques sur l'Allcmagne. II plaidera en faveur des interets fran- gais en Sarre. II soulignera le danger de permcttre A la Ruhr de devenir une menace pour la paix. Les Frangais se trouvent devant une grave crise en Indochine. De violents combats menacent d'affecter les in:lrits britanniques et americains en Extreme-Orient. M. Blum, pense-:-on, essaiera d'expliquer la politique francaise et examiner dans quelle measure elle peut 6:re harmonis6e avec celle des autres puissances occi- dentales. mm (GORDON YouNG.) 6. News Chronicle (14/1, liberal) : < II se peut qu'il y ait un change de vues sur F'ave- nir de l'Allemnagne, bien que cette question, comnme le savent les deux Premiers Ministres, constitute un pro- b:'6in intlressant les qua-re puissances et devant etrc r6gl6 a Moscou. M. Blum pourra 6ga!ement avoir quele que chose A dire au sujet des dernieres measures fran- caises en Sarre et du but final de la France dans ce territoire. Mais tout semble montrer que le plan Mon- net constitute pour M. B'um son premier centre d'in- tre8:. Pour entreprendre son execution avec des chan- ces de success, le Gouvernement francais devra aug- menter ses resources en matieres premieres. Or, de toutes les matieres premieres don't la France a besnin, ]c rharbon est de loin la plus important' et la plus urgente. (ROBERT WAITHMAN.) 7. Daily Worker (14/1, communists) : c On sail que le chef socialist du Gouvernement provisoire de la France esprait que le gouvernement travail iste aurnit < un geste > part:culier en sa faveur, en accedant A sa demand de carbon de la Ruhr. i 8. Daily Herald (14/1, travaillistel : < M. Blum ne demandera pas Avidemment de char- bon briannique, car il salt qu'il n'est pas possible d'en avoir. II demandera une augmcn:ation des exportations du carbon de la Ruhr vers la France... Mais cela aussi est plus que difficile. , (W. N. Ewnn i b) LA SITUATION POLITIQUE EN FRANCE. 1. Daily Mail (14/1, conservateur) : < Jeudi prochain, le system republicain que le r- gime pro-allemand de Vichy essay d'abolir il y a six ans va re'prendre vie. GrAce un home, A un seul homme, il y a d'ex- cellentes chances que le depart s'effectue brillamment. Cet homme, c'est le President Leon Blum, AgC de 74 ans; hier, il a soudainement 'dcided de partir par avion pour Londres, en vue de conf6rer avec le Gon- vernement hritannique. Blum, offrant en cela un contras'e marque avec la plupart des cabinets francais forms depuis la libbra- tion (y compris les cabinets diriges par le general de Gaulle), a agi avec rapiditW pour eviter la banqueroute don't la France 6lait menacee a la suite de la course entire les salaires et les prix. Blum agit, nu lieu de dblibrcer. 11 avait cependant devant lui peu d'encouragements r6els A I'action. II pst encore trop t6t pour dire que le miracle a 6t0 accom- pli, mais son plan, qui peut se resumer ainsi : < Da- vantage de travail et moins d'argent >, a certainement abou'i A des resultats miraculeux. Si Blum revient au pouvoir, la ,plupart des Francais ont la certitude que son plan pour sauver le franc rBussira. > '(WALTER FARR.) 2. I)aily Worker (14/1, communist) : < Nous sommes maintenant confronts avec le spec- tacle bizarre d'un 'gouvernenmenJ socialisle 6tabli sans le soutien de la classes ouvriire, qui se voit prie par les journaux les plus r6aclionnaires de res!er au pou- voir. L'objec'if de la droite est d'isoler les socialists afin de les d6truire plus facilement par la suite, et en mnme temps d'6loigner les communists du pouvoir et de laisser la crise ouverte. Car c'cst sur la prolongation de la crise et de PIins- tabilil6 que compete la droite pour detruire la fiddli6: du people A l'6gard de la d6mocratie et pour revenir une fois de .plus au pouvoir. > (Du correspondent A Paris du Daily Worker.) C) LA REUNION A LONDRES DES DELEGUES DES MINISTRES DES AFFAIRS ETRANGERES. 1. Times (14/1) : < Les d616gu6s des ministries des Affaires 6trangBres, qui se rencontrent aujourd'hui pour la premiere fois, se trouvent devant deux tfches bien dis:inctes l'une de l'autre. Elles le sont et devraient le rester. Le regle- inent de la question autrichienne ne depend en aucune facon du regl-ment de la question allemande. L'6bauche d'un trait avec I'Au'riche existe deja et les principaux 6'6ments de son statute fu.ur ont 1et longtemps un terrain d'enlente common aux Allies. L'&laboration du trail de pnix avec l'Allemagne fail encore pariie d'un av-nir 6:oign.. Le but actuel des d6l6gubs se limile A la preparation de rapports qui seront soumis a la reunion du Conseil des Ministres des Affaires 6trangeres, en mars. Des pr&- para:ifs de grande importance pour le reg'ement de la question allemande se font 6galement A Berlin, oif le Conseil de contr6le travaille A la preparation d'autres rapports pour la conference de mars. Toutefois, la reu- nion qui se tient aujourd'hui A Londres marque le de- but d'une nouvelle tape pour ce qui est des affaires allemandes. L'une des premieres conditions pour parvenir A un r6g'ement stable doit 8tre de brosser un tableau clair de l'avenir de 1'6conomie allemande. , 2. Daily Herald (14/1, travailliste) : < Les de16gu6s des ministres des Affaires etrangeres se r6unissent aujourd'hui A Londres, pour avoir des entretiens preliminnires sur les traits de paix qui se- ront conclus avec l'Autriche et 1'Allemagne. Les quatre puissances : Grande-Bretagne, Elats-Unis, Union Sovietique et France, y prendront une part 4 BULLETIN QUOTIDIEN DB PRESS ATANGfBRE effective ; mais elles pren'dront connaissance des vues exprim6es par les nombreux autres E.ats int6re.isss A la question. Ce sera certainemenl une ische difficile que d'arriver A conc.lier les int6reis rivaux que met en jeu 1'avenir de ces deux pays el particulirement l'Alemagne. Mais la n6cessit& d'arriver A cet accord demeure toujours le centre des efforts de paix; et le d;ai que F'on apporie A la conclusion de ce; accord est en grande pariie la cause de la tension persitantc. Potsdam nous a fourni un arrangement provisoire pour l'occupation de ces deux derniires contrees, et l'esqu-sse d'un plan 6conomique pour les reparations et le d6sarmement industrial de 1'Allemagne. Les pro- b:'mes politiques essen.iels restlrent sans solution. D6ji, cependant, le plan economique a fait faillite; i'occupa'ion est devenue un fardeau pour les puissan- ces occupants. Pour la plupart des gens, en Grande- Bretagne, la continuation de l'occupation mililaire en Autrlche semble eire revenue un fardeau qui pese sans necessile sur nos resources en main-d'ceuvre. Dans le cas de l'Alemagne, les discussions seront sans ;ucun doute beaucoup plus longues et beaucoup plus diffi- ciles. 11 faudra substituer aux propositions de Potsdam un nouveau plan 6conomique. Une measure a W6t prise en ce sens, avec la fusion Bconomique des zones britan- nique et amnricaine, qui a pleinement r6ussi, et l'of- fre que pourrait faire la Russie de se joindre a cette association serait exe:rmement bien accueillie. On doit reviser le plan initial pour qu'il permeate un niveau plus l6ev6 de production et une embauche accrue, de facon a ce que le pays puisse se suffire a lui-meme. II est devenu Avident qu'il n'est pas possible de gou- verner l'Allemagne avec efficaci 6 sans l'adminislr ition central allemande que proposait l'accord de Po:sdam.> II. -- PRESS AMERICAINE Revue de la pressie amW&icaine du 13 janvier 1947 1. DISCOURSE DE MM. BYRNES ET VANDENBERG Les discours sur la politique americaine prononces an Fo- rum de Cleveland par MM. Byrnes et Vandenberg sont i'objet d'une tres large publici. Les grands journaux en publient integralement le texte, soulignant leur caractere de discours-prograrcmmi et insistent sur I'un!tL de vues des deux hommes d'Etat qui sont les porte-parole des deux grands parties amiricains. 2. ALLEMAGNE A la veille de I'ouverture A Londres de la Conf6rence des supplantt., des dpteches de France, d'Angletcrre, de Russie, d'Allemagne prcsentent les vues de res pys A 1'cgard du probl6me ailemand. Dans une d6peche de Paris au Newi York Times. Sulzhergcr souligne les declarations faites par M. Bidault au cours d'une interview. L'cx-PrPsident du Con-, seil a expo:.e de noiuvcau la thise franchise du ditachement de la Rh6nanie, de la Ruhr et de la Sarre. II a insisted sur le danger que l'Allemagne continue de presenter pour la France et sur la resolution de ce pays de s'opposer i toute poli- tiqus tendant s In ertation d'une Allemagne unie et pulis- sante. I1 a declared que les Frangais ne desespCraient pa1 d'amcner.-leius all s i comprendro leur point vd rue g Ins1 .ret certaines declarations etonnantes come cells faite s recemment par Ie general Clay >>. AI. Bidault a di. que la France etait favorable a unie Allemagne fed6rde, mais il a souiignP la nd6ctsitl de regler les questions frontibres do l'Allemagne avant d'aborder celle de son regime politicue. Danielle cihbl de Londres au New York Times qu'il est pen probable |que les deinndes de France en faveur dsu dtahlie- ment de la Rubn et de la Rh6nanie trouvent un appui quel- conque de la part des autres puissances. Les autres d6peches de Iondlres an New York Times d6clarent : Dans les milieux officials britanniques, on consi- ai'cr maintenant comme admis que les adjoints des Quatre et plus tard ces derniers vont s'efforcer de pre- parer tin < statut de paix > pour l'Allemagne qui res- semblera plus a une revision et a un d6vetoppemeni de l'accord Potsdam qu'h unn trai'e de paix tradi- tionncl. n Dans une 'Apeche de Moscou au New York Times, M. Mid- dleton resume ainsi ]a politique sovidtique a I'dgard de I'Allemagne : SD6nazification et d6militarisation. ContrBle .de la Ruhr et augmentation des niveaux de production pour re territoire. UnitS economique et politique. Continua- tion des tran-,ferts de materiel industrial des zones occidentales ii I'U.R.S.S. A titre de reparations. , Une autre dpiche de Moscoui au New York Times signaled Particle de Monin paru dans le journal sovidtique Lea Temps Nouveaux, soulignant la n6cessite d'unifier 1'Alle- magn'e politiqucment et 6conomiquement pour Cviter la divi- sion de cc pays en spheres d'influence. La dpcrche ajoutn que cctte declaration < est consid6rde par les diplomats Strangers A Moscou comme une des opinions les plus impor- Inates qui aicnt 6t6 exprimdes en U.R.S.S. sur le probl6me ellemand o,. Enfin, d'apres uine d6ppehbe de Berlin an Neri York Herald Tribune, Jakob Kaiser, president de 1'Union chr6tienne d6mocratique, preconise que le trait de paix avec l'Allemagne soit sign par les ropr6sentants des prin- cipaux parties politiques allemands, puis ratified par le p.-uple allem.and dans un referendum. Le Kaiser estimerait qu'une trlle ratification cmpechernit dans l'avenir qu'un parti nazi on militariste fasse retomber sur la republique d6mocra- tique allcmande de domain la responsabiliti d'avoir signS 4 une paix de honte et de defaite ,, D'aprBs une dtepche de Paris an New York Times, la France va remetire a la Conference des adjoints une propo- sition de trait avec l'Autriche conform dans ses grades lines A la proposition britannique. Les Frangais voudraient ritablir les fronti6res .autrichiennes de 1937. Les clauses eco- nomiques du project frangais. et notamment cells concernant la libre navigation sur le Danube, sont similaires a cells des traits danubiens pr6par6s par les Quatre i, New-York. Le Christian Science Monitor public une depeche de Huid date de Baden-Baden declarant que administration de la zone frangaise d'occupation eh Allemagne done un b6n6fice a la France. D'aprbs le correspondent, ce rssultat est dfi en grande parties h l'habilet6 de cette administration. D'apr&s une d6epche A.P. de Paris reproduite dans le New York Time's, I'agence France-Presse a d6menti que la France pro- cedait A des transferts d'dquipement indus:riel do diff6rentes parties de sa zone d'occupation on Sarre et en Alsace. Selon une de6p6che de Washington au New York Times, la FedS- ration amdricaine du Travail vient d'adresser un message a M, Bevin et au president des c Trades Union Congress * protestant centre la decision qui aurait it, prise par lI World Federation des Trades Unions en faveru diu travail force dans lcs mines de carbon de la Ruhr. 3. INDOCHINE ;D'apris une d6pache de Paris au New York Times, L6on Boutbien, qui accompagnait M. Moutet dans son voyage en Indochine, a dMclarf a sa dcsceitf d'avdin que les Frangais et les Vietnamiens 6taient 6galenient responsables .es trou- bles actuels d'Indochine. II a dit qu'apris avoir conf6r6 aver les leaders vielnamiens, il 6tait convaincu que les incidents d'Haiphong qui ont cause le sou'lvement 6taient le resultat d'erreurs commies par les Frangais. Une depiche announce par ailleurs ie partt de l'lle-de-France avec renforts pour 1'Indochine. D'apres une d6peche U.P. de Paris, M. Moutet a annone6 quo la France BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE q a conciu un accord avec des 6l6ments indochinois autres que les rebelles vietnamiens 2. 4. L'EXPERIENCE BLUM M. Hymphreys dans le New York Heziald Tribune et M. Warren dans le New York Times rendent homage i M. Blum pour les measures < audacieuses qu'il a prises pour arrbter la hausse des prix et sauver la France. M. Hum- phreys inttuTe son article : Geste magnifique de Leon Blum. >> M. Warren relieve la vigueur de la champagne entre- prie par le Pr6sident : e La France, dit-il, n'avait pas vu une Iclle encrgie de la part d'un gouvcrncment depuis la Libdration. >> M. Hargrove, corrspondant du Wall Sreet Journal, rend bgalement homage A < l'denergie et conviction a don't M. Blum a fait preuve dans sa croisade ,a Bonoinique. Mais il prdvoit que experiencece Cchouera en raison du chef socia- Jis%:e. 3. PIuSONNIERS ALI.EIANDS Le Chicago Daily Tribune public une nouv.llo "dlpich,, die son correspondlant a Paris, Henry Wales. sur les conditions de vie des prisonniers allemands en France. La ddepche est intitulde : & Ag6 de seize ans seulement, 'un Allemand est prisonnier depuis pres de deux ans ii est trop jeune pour fumer, ,mais i! cst miuffisamment agd pour etre rdduit a 1'Ptat d'esclave ,. 6. CHINE D'apres une dclpechc de Shanghai au New York Herald Tribune, les rddc;arations du g6ndral Marshall sur la Chine ont eu une heureuse influence dans ce pays ot 1'on note une amelioration de l'atmosph&i-e politique ,. La d6peche ajoute que les nouvelles offres de paix aux communists chinois scraient en preparation dans les milieux nationa- listes. M. Durdin. correspondent au New York Times h Nan- kin, declare qu'au course d'une interview Tchang Kai Chek 'a fait l'loge du g4ndral Marshall pour ses declarations sur la Chine, nmiis a rejetd sur lcs communists la responmsabilit& de In situation actuelle. a) Le voyg ge' ide 3. Blunt i Ljadoles (New York Herald Tribune, 14/1, edition europEenne) (< M. Leon Blum est arrive a Londres cet apres-midi pour discuter de questions economiques et oommerciales avec les leaders gouvernementaux britanniques. La pos- sibilit6 que ces conversations puissent servir de point de depart un trait d'amiti6 anglo-frangais n'6'ait pas 6cartde ce soir par le Foreign Office. Un porte-parole du Foreign Office a declare qu'une alliance entire la France et la Grande-Bretagne 6tait < dans l'air a depuis que'lque temps et quand M. Blum prendra contact avec le Premier Ministre .Atilee ct le ministry des Affaires dtrangcres, Ernest Bevin, a ajouti le porte-parole, il est possible que la question d'un lei pacte soit soulev6e. Ces conversations qui dureront deux jours et qui commenceront demain par la rencontre de M. Attlee ct 51. Blum seront vraisemblablement consacres en parties -1 examiner 'la demand de M. Bium en vue d'obtenir une attribution plus grande de carbon a l'industrie francaise. Certain de ne pouvoir obtenir davantage de carbon de la Grande-Bretagne elle-mime, M. Blum in- sis'era sans doute pour une augmentation des exporta- iions de carbon de la Ruhr vers la France, bien que les autoritds de la zone britannique en Allemagne so soient trouvbes r6cemment dans I'obligation de rdduir, les exportations de carbon de la Ruhr. Au course de P'entretien qu'il aura avec M. Bevin; M. Blum abordera sans doute la question de l'Allemagne dans son ensemble en se ref6rant en particulier i'ave- nir de la Ruhr et.de la Rhbnanie. A ti:re de ininistre des Affaires etrangeres, ii discutera vraisemblablement aussi de l'action que la France a entreprise le mois dernier en 6tab'lissant une frontiere douaniere entire la Sarre et I'Allemagne. II est probable que la visit *de M. Bium faite sur l'invitation de M. Attlee comprendra des discussions avec Sir Stafford Cripps, president du Board of Trade, qui dirige la champagne pour accroitre les exportations de la Grande-Bretagne. Au course des derniers six mois. les missions &conomiques francaise et britannique se sont rencontrees pour laborer un plan commercial juxtaposant 'les efforts 'des deux nations; les progr6s r6alises A la suite de ces pourparlers seront passes en revue et la line de conduite future sera tracee. Les observateurs qualifies A Lonrdres d6elaraient au- jourd'hui que M. Attlee 6tait trbs d6sireux de discuter de la formation 6ventuelle d'une union Aconomique anglo-francaise et en particulier d'un arrangement doua- nier. La visit de M. Blum est consid6rke A Londres come opportune en raison de 1'identit* des vues des gouver- nements socialists de France et de Grande-Bretagne; on considbre la visit A Londres de M. Blium comme tr6s opportune. Les observateurs diplomatiques entre- voient quune attenuation des diff6rends entire les deux pays a propos du reglement final 'de Ia paix avec 1'Alle- rnagne sera un des rbsultats A attendre des pourpar- lers >. b) Ex;tihats du discorrs Ipronon~e prr M. Bfyries d Cle- ne1mned. < ...Nous avons fait clairement comprendre que, quoi- que nous ayons l'intention de r'duire le fardeau de l'occupation, et lorsque nous le ferions, nous ne cher- cherions pas An chapper A nos responsabilitds. Et nous avons aussi fait comprendre clairement que tant que nos allies maintiendraient des troupes en Allemagne et en Autriche, les Etats-Unis feraient de mnme. Nous nations d6terminds A apporter notre contribution A l'etablissement de la paix dans un monde fatigue t'de la guerre, et nous n'avons cherch6 aucune excuse si plausible qu'elle fut, pour nous drober A nos respon- sabilit6s. Les traits avec 'Italie et avec les pays ex-satellites de l'Axe, tels qu'ils ont 6t6 finalement r*tdiges aprAt des mois de nbgociations et de 'discussions intermina- bles, na sont pas parfaits; mais ce sont des traits aussi bons nque nous puissions espdrer d'en faire en cherchant A arriver rapidement, ou tout au. moins dans un laps de temps raisonnable, A un accord g6n6ral. Ces traits marquent une Atape 'du relour a la paix. Le fait que les allies aient pu se mettre d'accord sir ces cinq traits laisse esperer qu'ils pourront bien'6t se mettre d'accord sur les terms d'un trait avec 'Au- triche et i'Allemagne. Ceci .permettrait de mettre fin a l'occupation militaire de tous les pays de 1'Europe, y compris l'Allemagne, et soulagerait des millions 'de gens du fardeau de ]'occu- pation militaire... La lutte pour Atablir la paix est une lutte pour faire r6gner le droit et la justice. C'est une lutte incessante. Le droit et la justice ne peuvent se d6velopper et Atrc appliques qu'au moyen des institutions existantes, ca- pables de vivre et de croitre, et ces institutions doivent jouir de l'appui 'd'une force assez grande pour prot6ger les nations qui respectent la loi centre les nations tpq I'enfreignent... Si nous voulons contribuer pour notre part A 6ta!lir le rbgne de In paix par la loi, nous devons drne garder levant les autres nations la force militaire q'li nous est n6cessaire si nous voulons nous acquitter de no.s a BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSI1E E i3ANGIERE obligations. La force ne fait pas le droi', mdis nous devons compren'dre que dans ce monde imparfait la force, aussi bien que la raison, affecie les d cisions internationales. La Charte impose certaines responsabilit.s aux grades nations paree qu'elles possident la puissani3c militaire n6cessaire pour maintenir la paix si el;es veu- lent vraiment maintenir la paix. Leur force relative est telle qu.'aucune d'entre elles ne peut impuneinent alten- ter A la paix si les autres restent unies et pretes a dri- fendre la Charte. Nous nous sommes unis A nos allies des Nations Unies pour supprimer la guerre. Nous nous sommes engag6s avec eux A ne pas nous servir de la forct. si ce n'est pour 'dfendre la loi. Nous tiendrons cet engagement. En tant que grande puissance et membre permanent di. Conseil de S6curit6, la responsabiit6 nous incombc, que le veto soit en vigueur ou non, de veiller a ce que les autres nations ne se servent pas de la force si ce n'est pour d6fendre la loi. Nous devons nous acquit er de cette responsabilite. Et nous devons cotnprendre que I'Organisation des Naiions Unies ne pourra emp&cher Ta guerre que si les grandes puissances sont non .eri- lement pretes A respecter la loi mais aussi pretes a la defendre activement... Dans le passe, la loi international s'est trop occupee des regles de la guerre dt trop peu des regles de la paix. Je m'interesse plus aux falcons 'd'empecher la guerre qu'aux moyens de faire Ia guerre. Si nous n'Lta. blissons une loi international commune qui d.efinAsse clairement des regles de conduite sur lesquelles nous serons tous d'accord, semblables aux regies qui gou- vernent les decisions du resort de la Cour interr. dio- nale de justice et telles que celles sur lisquille. nous esperons pouvoir arriver A un accord pour le contr6le de 1'energie atomique, les problimes internationaux qui se posent entire les Etats souverains devront etre rtso- lus par des accords entire les Etats souverains. Les Etats-Unis ont pris l'initiative de proposer le contrble et l'6limination 'des armes atomiques et des autres armes de destruction massive aux terms d'une loi acceptee de tous. Cette loi doit comprendre des garanties claires et adequates qui protegent les Etats qui la respecteront des 'dangers de violation et de sub er- fuges. Ces garanties devront etre assez explicites et pr6- cises pour empecher un Etat qui viole la loi d'entraver toute action rapide et effective destinee A faire respec- ter la loi. Si une nation accepted, par un traitM solennel, un p an de contr6le des armes'atomiques et accepted que toule violation de ce trait soit punie, j'ai peine a comprendre pourquoi cette mime nation ne peut renoncer a exercer son 'droit de veto, si elle 6tait accuse d'avoir v;ole le trait .qu'elle a signed. En 1921, alors que j'etais membre de la Chambre des Repr6sentants, j'ai propose que le President r6unisse une Conference en vue de limiter les armements naval. Par la suite, le President a bien r6uni cette Conf6rence. Ce qui s'est passe ensuite influence ma fagon de voir A~e maintenant. Alors que 1'Amerique demantelait des *cuirasses, le Japon mettait au rebut 'des plans de na- vires deji construits. L'Amerique ne fera plus cetle faute... Nous avons propose avec insistence une limila- tion g6nerale des armements, mais nous ne d6sarmerons pas pendant que les autres resteront arms. Et nous devrions veiller a ce que tous les gouverne- ments respec:ent l'engagem-ent qu'ils auront pris de de- sarmer. Nous avons demanded avec insistence que 1'on >e mette 'd'accord en premier lieu sur Ie con'r6le d.es armes atomiques parce que celles-ci sont de toutes les armes les plus destructives, parce que nous avons tra- vaill A cette resolution pendanL p.us de six mois, et parce qu'eiie pose de facon r6aliste le problem des inspections et do, conir6le international. Nous sommes persuades que si un accord est possible sur ce proble- me, l'accor'd pourra se faire sur le contr6le des autres. Arms principles et sur une reduction g6nfrale deo armements. Mais le rtgne de la loi international dans un monde pacifique eL amical doit reposer sur quelque chose de plus qu.e de simples regles, quelque chose de plus que la force, et quelque chose 'de p.us que la peur. Nous devons le fonder sur ie d6veloppement d'une commu- .naute de sympathies, d'interets communs A tous les p-eu- ples de ce monde. C'est parce que nous avons su career une communaut- de sympathies que la politique de bon voisinage a ete efficace dans les deux Amtriques. C'est cette commu- naut6 de sympathies qui a rendu possible I'accord de Chapul.epec... c) Exriidt dLt liscodi:ls piTonanlc6 plr le Senice:lear Van- denberg & Clevelantd. c ...Nous ne tramons point de conquites. Nous ae reconnaitrons point les conquLtes des autres; noii na fermerons pas les yeux sur elles. Nous ne demandons rien pour nous-m6mes, si ce n'esl que 1'on soit loyal envers nous comme nous le sommes envers les autres... Nous faisons de notre participation aux Nations Unies le cen re, le noyau de la poliique etrangere unie, et non partisan, de I'Alnirique. Nous res:erons fideies A la lettre et a l'esprit de ces obligations. Je crois pour ma part que cela est vrai, quel que soit 1e gouvernement' qui si&ge h Washington; et que cela sera vrai, 'dans la mesure of les Nations Unies elles-mimes, resteront fi- deles a la Charle. L'O.N.U. n'est ni parfaite, ni infaillible. Comme toutes les autres institutions humaines, elle peut commettre des erreurs. Elle dolt apprendre a l'exp6rience. Elle doit m&riter de survive. 11 est certain qu'elle court cer:ains dangers. Par exem- ple, la clause qui rend necessaire 1'unanimite des cinq gran'des puissances est a la fois une source de faiblesse et de force. C'est line source dr force parre qu'unies. ces grandes puissances sont invincibles. C'est une sour- ce de faiblesse parce qu'u.n usage excessif du veto dans le r6glement des disputes peut 'faire une farce du sys- teme tout entier. I1 est encore beaucoup trop tBt pour parler d'une operation chirurgicale importance sur la Charte elle-mtme. Mais nous esp6rons que touts les grandes puissances se nmettront toutes librement d'ac- cord sur une notivelle interpret at.on de la Charte afin de liberer de l'entrave du veto routes les negociations qui visent A un reglement pacifique des conflicts. Je fais de sette interpretation un critcre 'de la bonne foi inter- nationale... Nous ne devons pas &'re imipalients. 11 a iallu cinq: annies pour diviser le monde en ses parties composan- 'es. 11 ne serait pas surprenant qu'il nous faille au moins aussi longtemps pour l'unir de nouveau... Nous sommes pr6ts A dsarmer : 1 dans la measure mnme oif les autres puissances soit sincerement pretes Q d6sarmer de fagon permanent et -effective; 2 et 'dans la measure oi l'Organisation des Nations Unies et sa toice de con:r6le remplaceront efficaceiment la force' militaire. C'est lI notre reve le p'us cher. Mais nous ne d6sarmerons pas seuls. Nous ne nous fierons pas A la vqleur de notre example no-ir nrs'uader les au res. Une fois dans le pass nou, .vons essay cette me. thode. Nous tien'drons desormais compete de la r6alite.. BU4LiTIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATIANS RE Mais nous serons heureux de rivaliser avec les plus grands efforts que front sincrement les autres titans du monde pour disarmer, s'il exis e des reglements qui nous garantissent contre la mauvaise foi. > d) Apr-e la dkicours de M. Byrnaes et Ide M. Vandenz- berg d Cleveland (New York Herald Tribune, 14/1;. ,c Samedi, A Cleveland, le secrLtaire d'Etat Byrnes a prononce un discours d'a'dieu empreint de force et de bon sens, tandis que le sdnateur Vandenberg a done au monde I'assurance effective que l'unit* et la conti- nuit6 de la politique 6:rang6re resteraient in.actes m.;- gr6 le changement de majority au Congres et le depart 'de M. Byrnes. Cette unanimity d'opinion chez les Ami- ricains sur les questions de politique 6trangere esscn- tielles est incon:establement l'une des bases de la poli- tique 6trangere .que M. Byrnes legue au g6n6ral Mar- shall >>. IH. PRESS SOVIETIQUE Revue de la presse souidtique du 12 janvier 1947 Las journaux publient aujourd'hui un tr6s grand nombre de commentaire3 qui ont trait, pour la plupart, A la poli- tique anglo-amdricaine. Quelques articles sont relatifs L la politique franchise. Si on except les comptes rendus sur eI dipart du mar6chal Montgomery et la tongue analyse de PAgence 2'Tas, eonsacrde a la stance du 10 janvier au Conseil de security (question de Trieste), on peut classer les textes en trois groups : l'orientation general de la politique amo- ricaine, les repercussions diverse dr. la politique de la Grande-Bretagne et des U.S.A., la politique frangaise. . 1. L'ORIENTATION DE LA POLITIQUE AMIRICAINE Tous les journaux accordent une place de choix aux rC- sum4s de i'Agence Tass relatifs au message du president Truman sur les questions budg6taires amiricaines. A propos de la admission de M. Byrnes, Leontiev pose dans la Pravda la question de I'orientation-future de la poli- tique etrang6re des U.S.A. Sans r6soudre ce problem, il souligne la gravity des probl6mes internationaux que Ia politique amirieaine devra r6soudre, notamment au sujet du d6sarmement. Sans faire allusion A la d6mission du Secretaire d'Etat, les Izuestia se posent la ,m.me question et oppo-sent Ie recent broadcast < pacifique > de M. Austin .au rapport qui a et6 pr6sent6 A la Chambre des Reprisentants sur extension du r6seaui des bases americaines dans le Pacifique. Le Journal indique que ies fles Kouriles, bien qu'itant une possession soviitique figurent dans ce r6seau. Un autre article des IzvestYa cherche a expli4uer la dmis- sion de M. Baruchl et s'efforce de imontrer le r61e jouui par celui-ci en tant que repr6sentant des nilieux preeon:sant la diplomatic atomique. L'organe du Soviet Supreme reproduit enfin une depeche de l'Agence Tass annongant la nomination de M. Austin eomme d6ligui des U.S.A. A ]a Commission doe conlrl!e de P'inergie atomique. 2. LES RtPERCUSSIONs DES POLITIQUES ANGLAISE ET AMIERICAINF Tous les journaux feproduisent le d6menti suivant de I'Agence Tass : < Le journalist am6ricain Drew Pearson, parlant ces jours-ci h la radio et utilisant des rensciguements fournis par l'attach6 militaire amiricain A Ankara, a annonce que l'Union Sovi6tique concentre des troupes A ]a fronti6re turque. L'Agence 7ass a recu tons pouvoirs pour di'mentir cette nouvelle qui est un mensonge et une provocation. , Toute la press public avee les titres suivants o La TFrance est mncontente des accords anglo-amierieafns sTur le pe'role L'accord anglo-am~ ricain sur le pitrole eat dommageable aux interets frangais s, des informations de Londres et de Wahlnngton au s;ujet des protestations levees par le government frangais aupris de la Grande-Bretagne et der; Etats-Unis en raison des accords anglo-americains qui 16sent les int6r&ts de la Compagnie Frangaise des PB- troles. Le correspondent special de la Pravda a Kharh'ne envoie une depeche ,ur les operations de 1' < arm6e denmcra'ique unifiee a oil il reproduit un communique de l'Etat-Major de cette armne qui declare : e Les troupes du Kuom:nlang, soutennes par les Amdricains n'ont pas cess6 un seul jour les hosti- lites en M&ndchourie. L'accord du 27 mars et les tr&ves des mois de juillet e' de septembre n'ont etW que des :manoeuvres poul camoufler des offensives. * A propos de la fusion des zones c'occupation occidentales en Allemagne, Leontiev, dans la Pravda, d6nonce les inves- tissements de capi::aux americain; comme etant la raison principal de l'accord Bevin-Byrnes sur la fusion. A ce pro- pos, 'oute la press reproduit une d6piche de 1'Agence Tass, signalant l'absence d'e denazification dan les zones occi- dentales. Dans un autre article, la Pravda d6nonce les relations do M. Mikolajezyk, d'une part, avec les gouvernements anglo- saxons et, d'autre part, avec le movement fascist clan- destin polonais. Un long comp'e rendu sur le proccs de Varsovie pour es- pionnage est reproduit par tou les journaux. L'Agence Tass s'gnale qu'on a pu 6tablir les relations entretenues par 1cs accures avec < un certain ambassadeur dtianger a, relations < qui avaient pour hut de creer des difficulties entire la Grande-Bre'agne et l'Union Sov'eti-rue L'Agence precise enfin que les rersnignement. fournis i I'ambassadeur itran- ger devaient permettre A son government d'exercer une pression diplomatique au moment des iiections. 'Elle announce qu'une dern'iee envelope n'a pas pu &tre remise I ce dinoo- ma:e a qui re trouvait en visit chez le come Grocholsky lorsquc les membres de la sfuret6 .ont intervenus a. Un article de Krillov dans la Pravda est consacrl aux 6venements d'Islrie. Le journalist declare dans sa conclu- sion : a L'enlivement prec'pift de 1'6quipement industrial en Istrie ne pout avoir aucune justification. De tel. actes sont absolument incompatible avec le trait de paix sur lequel les m;nistres des Affaires C'rangeros viennent de se nettre d'accord pour 1'Italie. n Dans les /zvestia, un grand article de Smolen'ky sur le Siam Eignal.' tout particuli6rement 1'enchevetre-ment- des intedrts 6*rangers dans ce pays et montre les possibilities qui s'offrent A ce !euple de participer A la cooperation inter- nationale. 3. LA POLITIQUE FRANgAISE a) La formation du futu-, guuoeernerent. La plupar' des journaux signal la deci ion du hu'e-u politique du P.C.F. en date du 9 janvier. Dans l'Etoile Rouge, tun ar'icl de Nikodimov sur la question gouvernementalc en France s'el6ve contre le- projects de reconduc::ion du gouvernement actuel qu'ils consid6rent come une manoeuvre de la reac- tion destine A dissoc'er les forces d6mocratiques. b) Les .vdnenments d'lndrchine. Le texte du messagee adress6 le 11 janvier par M. Ho Chi Minh au gouvernement francais est reproduit dans la plupart des journaux. Dans Trud, un grand article de Lazarev analyse la situation et met en cause M. Marius Moutet et l'amiral d'Argenlies. Revue de la press sovidtique du 13 janvier 1947 La moi'ie de la rubrique itrangOre de la Pravda est oc- eupPe par un long article de Gouber intitul << La lutoe de l'Indontsie pour l'ine6pendance et le; manoeavres des imp6- rial'stes hollandais ,. Plusieurs informations sont consacries an movement d6- mocratique en Europe : les debats sur la constitution bul- geare, la champagne electorac .ea Pologne, la pracl mation DE PRESS 9TRANGARE du Front Uni des parts d6mocrati-ues allemands A propos de la decouverte du complot anti-gouvernemental en Hongrie. Deu'x d.pches sont placees en vedette : l'utilisa ion de Japonais dans 1 armde chinoise, les declarations de M. Green- mat, ex-in. pectcur general Je 'U NJL.R.A., sur la iituaiion des personnel, dplacdes. a) Le prob:'me gouvernemental en France (Etoile rouge, 12/1) : e En Franc2, ofi le parti communist francais a re- cuerii pres de six millions de voax et dcvicnt e pre- mier p ,r.i au Parlcment, mime Ics r6actionnaires les plus inve6.ees ne pcuvent pas s'opp. ser ouverloment a sa pirtic palion an gouvernemeni. C'est pourquoi la reaction a du rocourir A une manoeuvre d6tourne. C est. en effjt une manceuvre de cAt ordre que represent l'id6e des milieux de droite de reconduire le gouver- nfment de M. LUon B um. A la veille de la demission du President du gouvcrnement, on s'cst mis a parlor brusqucmcni, dins ces milieux, des avan.ages dei cabi- *nets hcmogines, de la solidarii6 minist6rielle, dE l'effi- cacAle de la poli.ique de M. Bum dans le doma;ne de la ba.sse des prix et on en tire a conclusion que seul un g,,uvr rn:mni homogine p2ut agir de facon crficace 'et avec esprit de suite. << Qui ne voit que c'est iA que r6s:de le secret de 1'cfficacii6 gouverncmcntale ? :> s'ex- clame Robert Lecourt dans l'Aube. De la sorte, ceux qu hbier encore s'cffaraicnt A l'id6e de la d.ctature dun seu: parti et r6clamaient un gouvernement de largos coa:itons afin d y introduire les parties d'extreme droite, sont d-vcnus auj.:urd'hui les champions d'un gouver- n.meni de gaucho. La tartufferie qui se cache derriere .celle manoeuvre est parfailement 6evdenle. La reaction se rend compete que, devant une union solide des parties de gauche, ces manoeuvres conlre la d6mocratie scraient vainl.s. Elle a recours alors A tout ce qu'elle peut ima- giner pour dissocier les forces du camp d6mo*cratique de fagon A se frayer la voie vers e pouvoir. D'oh l'ur- gence pour les .d6mocrates francais d'assurer I'unit6 de leur action et de r6unir toutes les forces qui ont intt6rt a co que le pays continue d'aller de l'avant sur la voie de la d(mocraiie. NIKODOMOV. Ib) La si'nauicn en Indoichine (Trud, 12/1) : a La concentration d'cffcctifs et do materiel, 'e ca- ractire acharn6 des combats et le rcfus das autoril6s fr nnaises de reprendre los n6gociatirns d6montrent l'in:cnion qu'on a du c6t6 francais d'6cras:r par la force les arm6Cs du movement de 1b6ra'ion national du Viet-Nam. C'est celte intention que confirm notam- nciil le rCc"nt voyage de M. Marius Moutet qui, avant de quilter Hanoi, a d6clar6 : < Avant toutes nb!ocia- lions. il est nccessaire d'obtenir une decision mili- taire. > I faut 6galement remarquer qu'il n'y a pas en de r6ponse au message du 2 janvier du chef du gou- vernement vietnnmien, Ho Chi Minh, qui demandait a voir M. Moutet a Hanoi. C'est la mnme attitude qui a 6e adopl6e h l'6gard du message personnel envoyi par H. thi Minh au general Leclerc le 3 janvier. Quelles sent lIs c- u'cs qui cnt amend cette aggravation de la siuaton nu Vie.-N.m ? La press frangaise de droite fail rctomb r toute la faule sur le parti du Viet MAInh qui sera'l, d'prcs c le, intraiable. Les organs progres- s:stcs de la presse francaise et de. la press 6tr:ingre appr6crint au:iement les 6vinemenis d'Indochiie. Le journal Franc-Tireur met I'accent sur les interlts priv6s au nom del);ucls on verse actuellement le sang des Francais et des Indochinois. 11 s'attache particuliere- ment -A 'action de la Banque d'Indochine et, A propos de la mission du g6nera, Leclerc et de l'envoi des 10.000 homes en Indochine, ce journal se demand si ce n'est pas le r6sultat d'une pression de certain e6iments mi itaires li6s avec cetle Banque. C'est 6ga:e- ment l'influcnce des milieux d'affaires sur la politique francaise en Indochine que met en lumibre la revue am6ricaine Far Eastern Survey dans un article de Lau- riston Scharp, qui 6crit : ( Parmi les Francais, il se trouve encore des 61ements r6actionnaires dans :'arm6e et dans le monde des affaires qui exigent I'application de measures de violence pour r6tablir I'autorit6 et le prestige de la France dans la plus imporiante de ses colonies d'Extr6me-Orient. > La po itique de ces milieux r6actionnaires A la base de laquelle on trouve le vieux mot d'ordre imp6rialiste : Divide ut regnes, et don't le representant en Indochine est le haut commissaire de France, lamiral d'Arg-nlieu, s'est montr6 de facon particulierement 6clatanie en Cochinchine. Selon la re- marque : < On ne peut penser A l'aulonomie 6conomi- 'que du Viet-Nam sans :a Cochinchine. > Or, le ler juin 1946, sans l'cmbre d'un referendum, l'armiral d'Argen- lieu proclama la Republique autonome de Cochinch:ne et sa reconnaissance par le gouvernement franCais sans que les protestaiion; du gouvernement du Viet- Nam aient 6e' prises en consideration. A la lumiere de tous ces faits, on ne peut 6tre que d'accord avec , I'appr6ciation que donne de 'a politique franqaise en Indochine 1hcbdomadaire britannique New Statesman and Nadion. Cette revue consider que la France, aprBs avoir reconnu le Viet-Nam, a d6clench6 la guerre. La declaration de M. Blum, 6crit ce journal, affirmant que l'unique possibility pour la po itique francaise reside dans le r6tablissement de la paix et de l'amiti6 avec les" Annamites, n'a pas empich6 I'amiral d'Argenlieu de retourner en Indochine et d'y faire ce qui, selon toutes els apparences, apparait comme une veritable guerre centre les Annamites. , (LAZAREV.) *c) Les protestations angio'-dmricaines d propos des elections polonaises (Pravda, 12-1-47) : o Quels sont ces 616ments d6mocratiques don't la note amnr,caine prend la defense ? Tout le monde sait qu'il s'agil du P. S. L. et de son chef, Mkolajczik. C'est lui qui fournlt le maierio: pour l'inierveniion 6&rang6re dans Ics affaires in,6ricures polo-na.ses. Or, de quoi peut bien se plandre Miko.ajcz.k si le P. S. L. quil dirige est libre de presenter ses candidals aux elections. II protest contre l'arrestation de certains mcmbres de son parli. Mais les autorilts po onaises arrent ces gens non pas parce qu'ils sont membres du parti de M ko- lajczik, mais pour leur activil6 d'espionnage, de bandi- tisme et de diversion, pour les meurires do militaires d6mocrates et pour leur liaison avec la clandeslinit6 fasciste. Les 6v6nements des dernieres semaines ont jet6 une lumibr nouvelle et encore plus 6clatante sur la vraie physionomie du P. S. L. et l'activit6 de Mikolaj- czik. Les organes de la sfiret6 ont arr6it les directeurs de la clandestinit6 fasciste et en particu:ier Vaclav Li- pinsky. Une correspondence a 6t6 d6couverte entire Mi- kolajczik et les directeurs de la clandestinite. Dans l'un dcs documents, les terrorists conseillent a Mikolajczik de boycbtter les e eciions a pour ne pas permettre au gouverncmsnt proviso:re d'.ffermir ses positions en devenant d6finitif >. Dans une autre letlre, les bandits promettent A Mikolajczik de diminuer leur activity ter- roriste, < vu qu'elle fait mauvaise impression en An- gleterre s. La publication de ces textes'a provoqu6 un certain effarement dans les rangs du P. S. L. Mikolajczik ~---YWI---ii-ijl_-------^__r- BULLETIN QUOTIDIEN BRLLETrN QUOTIMIEN DE PRESSE ATRANGATRE a proclaim que son parti ne boycotterai tions. L'une des manoeuvres 'dc la r6actio en breche la d6mocratie polonaise vien son tour et les protecteurs strangers du nent de se mettre dans une d6sagr6able p IV. PRESS BELGE La situntian ,conomique et politique en F ni6re Hcure (hbera.), 13/1) : c L'exp6rience de M. L6cn Blum se un climate p.us peri.ieux. Les revendieca vriers et des foncAonnaires present sur e S 11 est, d'autre part, assez s-ngulicr que individual des travailiurs ai.ie en Fran en d6clinant. Ce pays est a la veille de graves diflicul6s de main-d' euvre dans principaux de 1'6conomie. I, manque d d'ouvriers agricoles, alors que d'autres Ssurabondamment pourvues, et il n'y a d que l'immigration. Mais il y a plus gravi qu'il faut ,pairLout, pour faire la meme ta( vriers ou d'employds qu'autrefois. Le plus important des facicurs moraux d'nrdrp politique. L'action du Cabinet est ses effects, non seulement par les differ mais aussi par la cruise gouvernementale q el 1i y a un lien entire eux. Les communis en effect, des revendications ouvrieres po qu'au cas oil on essaierait de les 6cartcr pouvoir, il faudrait s'attendre A rencon obstacles. On se defend mtme mal, II de l'impression qu'ils rendcnt 'a mission ment socialist quasiment impossible afin essai de reconduction. > *(Du correspondent parisien de la Dern V. PRESS SUISSE a) L'ELECTION DU PRESIDENT DE LA REP CAISE. 1. Gazette ide Lausanne (14/1) : c Jeudi sera une journ6e important p L'6ection du president de la Republiqu .avec impatience non seulement par le pa par les cercles politiques strangers qui beaucoup d'int6r6t l'6volution de la situ Selon les derniers pronostics, on done Auriol, candidate non encore d6clard des maximum des chances. Celles de M. Ed semblent avoir 16gerement baiss6 ces d jours. Enfin, ce'les du candidate M. R. P bien Utre M. Francisque Gay, sont, il faut que inexistantes. 2. Tribune de Gendve (13/1) : a En bref, les choses se pr6senteront xment de la faron suivante : au premier t pas 'es 6'cc- tion centre le communiste Cich:n, Ie socialis'e Aur:o', in pour baltre le rCpub.:ca n popu!aire Schum in, M.I. Qu ui.le et t d'6chouer a Yvon Deibos, el pcut-iLir i on ou duv u:ir'.s cantida s P. S. L. vien- de second p an. Mais p .ur le d-uxieme tout djhi, il position. > est difficile de formuler des pronostics. Les commu- nistes donneront alors leurs suffrages A M. Vincent (LEONTIEV). Auriol, qui pourrait ktre 6lu, s'il pouvait a ce moment comp'er sur des amis dans tous les groups de gauche. Le M. R. P. lui est pcu favo.rab e a cause de ce qui s'-sl pass au Conseil de la Ripub C eI., cl i. n'eit pas ccr:a.n que le M. R. P. n2 donn. p s ses voix p.u.6t a un c ndldai du Ras nib amin d gs gauch-s ilu s.a-cnd ou aul oii,.Clu t-Lur. iE dtlin. Aivc, I ci.Lon de M. Au- ance ( riol n s, pas pu.i assurkc qu'un' au.rc, tout cn rcsiant t"nce (La Dcr- pos.;iblc. II faudra savoir aus;i, et c'esl de loule prcm'ebr im- poursuit dans por.ancc, qucl mode de scrut.n sara cho.si : im.jcri.6 onions des ou- abso;ue aux premier e. d&uxilme tours, ct majorie re- ille. nla.ve au iroisieme. ou bicn mnjorit6 abo u A t, us 'es le rendement tours. C'esl un po.nl qua I'on aurai, di deteiminer, et ice sans cease l'ind.rlitude oi I'on est a ce, 6gard p.ut susciier d'in- connai.re de tirminables d.scussions. z Ics sccteurs IJ mineurs et b) L'ACTION DU MINIST1RE BLUM ET LE PROBL:IE GOU- branch-s sont VERNEMENTAL (Jouina de Geneve, 14/1) : autre rnemde e encore, cest < L'extreme-gaiche n'cst pas satisfaile de un plus che, p us d'ou- ddenir de porcfuAles a.ors qu., depu.s daux an., elle avail occupy des pcslcc importan.s avwc tLcus Is avan- est n6anmoins ages 6Lcioraux qu',s comiporaient. E le n'csi pas con- entravke dans tente, non p.us, du prcs.ige accru que le parni socia- ends sociaux, liste, malm.nd aux 6-l'cons, s'est acquis grAce aux ui va s'ouvr.r, indtiaiives inlelligentes pr.ses pir M. Leon B um. tes se servent, Ce;ui-ci a r6ussi parce que, d6tachM d2 toutes con:in- ur faire sentir gences partisans, il a su praliquer une politique natio- a nouveau du nale, s'adresscr au people francais dn., son ensemble trer de rudes et en.reprcndre pr6c.s6nmni I acon a pus ndcsaire heure actuelle, au rclevement du pays. li a agi eih homme d'E.a., ct non du gouverne- en chef de pari; il a 6L6 sou.enu par un 6tal-major de ruiner tout homogene don't les membres onl suivi ses instructions, sans chercher Ai cn tirer un bdneiice p rsa :nel. 1ire Heure.) Ce cabinet, apres un mois d'existence, la:ssera un meilleur souvcnr que beaucoup de ccux qui I'on, pr6- cede. Le nom de son chef restera altachM A une expe- rience hbrdec et qui commencait de porter ses fruits. En dCcrbtant une baisse de 5 % sur tous Ics prix, M. Blum n'a pas vou u seulement crdcr un choc psy- chologique, mais marquer la direction dans laqulie devait s orienter I'6concmie national. UBLIQUE FRAN- A-t-il rCussi ? En parties seulement, car les revendi- cations de sa!aires acconpagnbes de grves qu'on volt .se d6c encher maineenant risquent de ralentir I'effet bienfaisaut de son action. Pour e're efficace, il faudrait our la France. que celle-ci fiut soutenue par une discipline absolute do e est attendue pays, par une sorte d'abn6gation national. ys, mais aussi II faudrait surtout qu'elle put s'exercer sur une lon- suivent avec gue duroe et b6n6ficier d'une veritable tr&ve politique. action. Mais on ne peut esp6rer que les parties comprennent A M. Vincent qu'une p6riode de stability est indispensable ct ii est socialists, le probable que, dans le courant de la semaine, on verra ouard Herriot renaitre les discussions assez d6cevantes qui ont marqu6 erniers quinze l'aurore de la Quatrieme Republique. S'il 6tait solicited ., qui pourrait par tous les groups de conscrver le pouvoir, M. Blum * 1'avouer, pres- consentirait sans doute a le garder. Mais a voir les impaliences qui se manifestent, il est douteux que l'As- scmb 6e Nationale soit unanime pour le prier de rester. De sore qu'elle recherchera une nouvelle combitaison afin de remplacer le minister actuel. 7 VA i it.. 1 flJe.I _i tour, coxnpbti- (RINt PAYOr.) 1A hitJtf*J QtVl6TfDrfN DF PggS&E E'TRANGB'RE 2. National Zeitung (13/1, edition du soir): e Certes, on ne peuz dire encore si les initiatives de M. B,um servant finaaement couronn6es de succs. Mais, pour la poditique des pariis, cette incertitude quant au r~sul.at importe moins que la demonstration de l'ap.i- tude A agir et mrme de i'ind6pendance du min.stere. Plus d'un d6pu.6 a le sentiment tr6s net qu'une autre formation gouvernementa.e, loin de mieux r6ussir, fe- raiL pis dans p:usiears domaines... Les communities ont manites 6 tr6s ouvertement leur crainte d 6tre exclus du pouvoir. I.s pznsaient sails au- cun. d3u.e qu'ea d6aongan; une coaspira.ijn r6action- n~ire contre eux, iis resserrerraiu: iieulr iiens avi- les sucia.is es. Une raison qui rend c- rapprjcheinent im- p6rieu emeni n6cessaire, c'est que :es socialists, sous la can.rainie des 6v6nements, ne veulent plus ent(ndre par.er de n6gociation. en ce qui concern 1'Indochine. Avec leur these de l'ind6pendanco indispensable des territoires d'outre-mer, les communists se trouvent c mp 6.ement isol6s ; el leur isolement en mati6re co- loniale pourrait se transformer ais6ment en un isole- ment total. Cependant, qu'on ne l'oublie pas, les communists forment le group le plus fort de l'Assembl6e Nationale. Leur clientele comprend un tiers du people frangais. L'ampleur de l'agilation social montre aussi l'impor- tance de leur pouvoir en dehors du Parlement. Il est hors de d3uce que la grcve des journaux et le raidisse- ment de l'attitude des syndicats et des fonctionnaires c nsti.uent des avertissements. La division de la France en deux blocs (on se rappelle la resolution du Congrbs socialiste, faisant d6pendre la participation au gouver- nement de la presence des communis'es) pourrait avoir de funestes consequences. > (Du correspondent particulier de la National Zeitung A Paris.) S.P .ip,2,reNcl, ai 130 ix 1 r ___ S. P. 1. I~mp., 27, rue Niculo, Per-is 31.3009 -- PRix : 10 fr. |
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