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HIDE
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 Section de la Malaisie et de la...
 Quelques communications au sujet...
 The tale of the tortoise and the...
 Un chapiter de la grammaire...
 Un mot sur la langue javanaise
 Uber die linguistische stellung...
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Title: Actes du huitieme Congres international des orientalistes, tenu en 1889 a Stockholm et a Christiania ...
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Title: Actes du huitieme Congres international des orientalistes, tenu en 1889 a Stockholm et a Christiania ...
Physical Description: Book
Publisher: E.J. Brill,
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Bibliographic ID: UF00076222
Volume ID: VID00006
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: 15552572 - OCLC

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover 1
        Front Cover 2
    Half Title
        Half Title 1
        Half Title 2
    Title Page
        Title Page 1
        Title Page 2
    Section de la Malaisie et de la Polynesie
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    Quelques communications au sujet du livre des merveilles de l'Inde
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    The tale of the tortoise and the monkey
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    Un chapiter de la grammaire malaise
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    Un mot sur la langue javanaise
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    Uber die linguistische stellung der australischen sprachen
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ACTES


DU



HUITIEME CONGRESS INTERNATIONAL

DES ORIENTALISTES,


TENU EN 1889

STOCKHOLM ET A CHRISTIANIA.




QUATRIJME PARTIES.
SECTIONS III: AFRICAINE; IV: DE L'ASIE CENTRAL
ET DE L'EXTRiME ORIENT; V: DE LA MALA1SIE
ET DE LA POLYNESIE.


AVEC TRO1S PLANCHES.


-- o ._b--~-


LEIDE,
E. J. BRILL.
1892.



















ACTES

DU

HUlTIEME CONGRESS INTERNATIONAL
DES ORIENTALISTES.


QUATRItlME PARTIES.











ACTES


DU



HUITIEME CONGRESS INTERNATIONAL


DES ORIENTALISTES,


TENU EN 1889

A STOCKHOLM ET A CHRISTIANIA.




QUATRIPME PARTIES.
SECTIONS III: AFRICAINE; IV: DE L'ASIE CENTRAL
ET DE L'EXTREME ORIENT; V: DE LA MALAISE
ET DE LA POLYNESIE.


AVEC TROIS PLANCHES.


LEIDE,
E. J. BRILL.
1892.


'U~l~d-!"P~ ,.', ''~~7
















~V


IMPRINERIE DL E. J. BRIIL, LEIDn .


















V.

SECTION DE LA MALAISE ET DE LA
POLYNESIE.



















Quelques communications au sujet


du Livre des Merveilles de l'Inde


par

P. A. VAN DER LITH.


VITIe CongrBs international des Orientalistes. Section de la Malaisie et de
la Polynesie. 1


















Quelques communications au sujet du Livre des Merveilles
de l'Inde (J4 i e LpA .



Messieurs!

Le Livre des Merveilles de 1'Inde 1), sur lequel je voudrais
solliciter votre attention pendant quelques instants, est une
publication arabe, contenant des r6cits de marines et de navi-
gateurs persans et arabes qui ont v6cu entire les annies 900 et
950 de notre Bre. II va sans dire qu'un livre remontant A une
6poque si recul6e peut nous fournir de pr6cieuses donnies sur
l'ancienne topographie des pays strangers que ces marines ont
visits: c'est A dire 1'Inde, 1'Indo-Chine, la Chine, la Polyn6sie,
Ceylan et meme 1'Afrique. En effet, ces donn6es sont nombreuses
dans les ,,Merveilles"; le Glossaire, 1'Index g6ographique et les
Excursions ajout6s A la publication du texte en font foi. Mais
comme je suis convaincu que le dernier mot n'est pas encore
dit A propos de ce livre, je prends la liberty de vous en parler
dans ce CongrBs international, puisqu'il s'agit de questions qui
n'int6ressent point exclusivement les arabisants, comme s'en ont
pu apercevoir ceux qui out lu les ,,Merveilles". Permettez-moi
d'abord de vous dire que le livre n'est point assez connu, et
qu'il est A regretter que ceux qui 6tudient la g6ographie du
moyen-hge ne semblent pas s'6tre assez occup6s de cette pu-
blication. Cette assertion ne vous paraltra pas risque quand
vous saurez qu'un savant d'un m6rite aussi eminent que le
c6lebre professeur de Berlin, M. Sachau, en publiant le livre

1) Livre des Merveilles de 1'Inde par le capitaine Bozorg, fils de Chahriyhr de
Ramhormoz. Texte arabe public par P. A. van der Lith. Traduction fran9aise par
L. Marcel Devic, Leide, E. J. Brill, 1883-1886.









P. A. van der Lith.


d'al-Birouni sur 1'Inde semble ne pas avoir consult le Livre
des Merveilles de l'Inde. Ce livre aurait pu pourtant lui
donner une explication qu'il a cherch~e en vain. Al-Birouni, en
parlant des personnel m6pris6es par les Hindous, fait mention
des Hadi, Doma, Cand;ila et Badl.tlan 1). M. Sachau, dans sa
traduction et annotations, dit qu'il ignore la valenr de ce der-
nier mot 1). Or il est bien certain que ces B1adhUatlc (yse0)
ne sont autres que les gens d'une caste particuli(re, d(sign6s
dans les ,,Merveilles" sous le nom de ba/ind s) (.AJ), ,,qui est
le nom qu'on done aux personnel en dehors de la loi, inhabiles
par faiblesse, impuissance ou bassesse de remplir leurs obliga-
tions, comme sont les chanteurs, les musicians et autres gens
de tel acabit". D'apres M. Kern il s'agit sans doute du mot
sanscrit ,,bhainda", significant une personnel d'une classes inf4rieure,
paillasse, bouffon. Je constaterai en passant qu'il parait de nou-
veau que l'auteur des ,,Merveilles" 1tait tres bien informed en
rendant correctement le son du mot sanscrit qui, dans le texte
d'al-Birouni a 6td pris de travers.
Les ,,Merveilles" prouvent en outre que dans le Xme siAcle
dejA il existait des relations assez fr6quentes entire les naviga-
teurs arabes et persons d'un c6t6 et les marines des pays que
nous avons cites plus haut et meme du Japon. On peut en
conclure que les premiers out pu puiser dans des sources 6tran-
geres et rapporter des r6cits propres at veiller l'interft meme
des savants non arabisants. Je voudrais par une nouvelle cita-
tion d6montrer les tentatives de bonne foi et de la v6racitd de
l'auteur des ,,Merveilles de 1'Inde".
Celui-ci nous raconte I) que ]e tom.beau du prophbte Solei-
mAn se trouve dans un temple d'or s'6levant sur une des miles
Andaman. Comme ce tombean, d'apres les legends Musulma-
nes, est situ6 dans un lieu inaccessible 5), don't elles n'indiquent
ni le nom on la situation, je me suis parfois demand( pour-
quoi les ies Andaman avaient kt6 choisies pour le scene de
cette lgende ? J'avais 6mis la conjecture que la reputation


1) P. fl. 2) I, 101. II. 298.
3) P. 117. M1. de Goeje partage cette opinion. V. son edition d'Ibn Khordadbeh,
Lugd. Bat., E. J. Brill, 1889, p. 52, note 3.
4) P. 134. 5) Merveilles, p. 210.








Quelques communications an sujet des ,Merveilles de 1'Tnde-


.d'anthropophagie des habitants des miles Andaman avait fait nattre
chez les navigateurs la croyance qu'on devait chercher ce tom-
beau dans une de ces miles. Le pseudo- Callisthene raconte dejal)
que des indigenes de la c6te de 1'Inde avaient montr6 autrefois
a Alexandre le Grand une ile lointaine, rice en or et conte-
nant le tombeau d'un vieux roi. Quoiqu'il soit tres pen probable
qu'ils aient voulu viser A une des lies Andaman qu'il est impos-
sible de distinguer de la c6te, neanmoins il ne serait pas im-
possible que le r6cit des ,,Merveilles" se rattachat a cette 16-
gende. On peut trWs-bien admettre que les navigateurs arabes,
ayant entendu raconter la 16gende du tombeau de ce vieux
roi, se sont imagine que ce tombeau devait 6tre celui du roi
Soleiman et que dans le course des annees, ces miles, presque in-
abordables et 6vities des marines, se sont, par analogie, identi-
fiees avec le lieu inaccessible oil repose le prophete Soleiman.
Une communication que je dois a~ M. Serrurier m'a procure
A ce sujet de nouvelles donnees. Dans un ouvrage japonais:
Wa-kan-san-sai-dzu-6 (1714) l'auteur raconte qu'un sage des temps
anciens a Wte couches apres sa mort sur un lit d'or dans une des
Vles Andamrnd. Il existe done chez les Japonais une tradition
offrant les memes traits caract6ristiques que le r6cit des ,,Mer-
veilles", toutefois avec cette difference que le sage innomm6
du recit japonais devient dans le recit arabe le sage par excel-
lence des traditions h6braiques et arabes: le Roi Soleimhn.
Ce fait peut etre explique de differences manieres qui out
chacune leur raison d'Atre et prouvent 6galement que l'auteur
des ,,Merveilles" a puis6 aux bonnes sources. On peut admettre
qu'il ait tenu cette legende du ,,Tombeau dans une des miles
Andaman" des navigateurs arabes, lesquels, A leur tour, l'au-
ront tenue de bien d'autres marines, meme de Japonais, et c'est
ainsi que la lg'ende se propageant, sera devenue une tradition
parmi les navigateurs arabes. Comme en outre il 6tait de no-
toriet6 publique dans le monde musulman que Soleimin 6tait
enseveli dans un lieu inaccessible et que les miles Andaman pas-
saient pour inabordables, il est probable que l'auteur lui-meme
ou bien les marines arabes ont combine et fondu ces deux his-
toires, croyant avoir retrouv6 Soleiman dans le sage inconnu.


1) Ill, 17. Ed. Miiller, p. 120. ss.









P. A. van der Lith.


Il est regrettable que nous ne sachons pas pertinemment A
quelles sources s'est adress6 le narrateur japonais; s'agit-il d'une
vieille tradition japonaise? A quelle date la fair remonter?
Pr6cede-t-elle la tradition arabe ou est elle d'une date plus
r6cente? C'est ce que nous ignorons. Quoi qu'il en soit, 'in-
certitude A cet 6gard n'empeche pas de louer l'auteur des
,,Merveilles" sur 1'exactitude de ses informations; il ne com-
muniquait que des r6cits qu'il avait entendus de la bouche
des marines, tout en les alt6rant quelque peu d'apres ses pro-
pres id6es.
Une autre solution pourtant me semble pour le moins aussi
plausible que la premiere. Je serais dispose A admettre qu'au
Xme siecle les navigateurs musulmans croyaient g6n6ralement
que le tombeau de SoleimAn cherch6 depuis longtemps, se trou-
vait dans les ties Andaman; cette croyance 6tait, croyons nous,
si universellement admise parmi eux que les marines d'autres
nations, et parmi eux les Japonais en relation avec les naviga-
teurs arabes 1'avaient aussi adoptee. C'est la probablement qu'il
faut chercher la source oi 1'auteur japonais a puis6. Comme
la personnel de Soleiman, si sacr6e pour les musulmans, n'avait
pas d'importance populaire pour les Japonais, on ne peut pas
s'6tonner que son nom ne soit pas mentionn6 dans leurs r6cits.
Raison de plus pour nous de conclure que l'auteur des ,,Mer-
veilles" n'a rien invent d'essentiel et qu'il n'a rien fait que
de reproduire les r6cits que lui fournissaient les marines de
son 6poque. Ajoutons encore que le discours int6ressant de
M. Schnorr von Carolsfeld prononc6 ici-mgme, confirm sous
tous les rapports l'assertion de 1'auteur des ,,Merveilles", A
savoir que les miles AndamAn 6taient autrefois peu fr6quent6es
et presque isol6es. Dans le course de sa communication M. v.
Carolsfeld nous a racont6 qu'il existe dans ces miles un animal
qu'on ne trouve pas en dehors de ces les c'est le palinurus
andamensis; preuve p6remptoire de l'isolement complete des
lies AndamAn dans ces temps recul6s.
A ce propos je rappellerai ici que M. Serrurier a bien voulu me
communiquer le renseignement suivant: D'aprBs quelques au-
teurs japonais, l'oiseau Roc vit A Madagascar. L'identit6 de
cet oiseau 16gendaire avec 1'apyorna (v. Livre des Merveilles,
Pr6face, XIII) est done parfaitement constat6e.








Quelques communications au sujet des ,Merveilles de l'Inde-.


Citons encore une particularity don't fait mention l'auteur
des ,Merveilles" 1). ,,Les Indiens", dit-il, "portaient antrefois leurs
cheveux dresses sur la tete comme des mitres et se servaient
de sabres droits. A la suite d'une guerre, les vainqueurs dirent
aux vaincus; vous ne portiez les cheveux baisses devant nos cheveux et les
sabres courb6s devant nos sabres>>. Les vaincus durent done ra-
battre leur chevelure et recourber leurs sabres .... Et cette
coutume dure encore parmi ces tribus". I1 est impossible de
determiner de quelle tribu il est ici question; neanmoins cette
particularity, bien que n'ayant done pas une grande valeur
historique offre sans doute un example de cette coutume g6en-
ralement repandu, que les vaincus, en signed de soumission, de-
vaient porter les cheveux rabattus. M. Wilken a trait large-
ment de ce sujet: voici un passage de son article dans la Revue
Coloniale international 2). I1 y dit: ,,Durch den Besitz der Haare
ist man fiirs Jenseits des Besitzes versichert desjenigen, dem
diese Haare entnommen sind. Nichts ist daher natiirlicher als dass
man, auch selbst als es bereits gebrauchlich geworden Kriegs-
gefangenen das Leben zu schenken und sie als Sklaven zu be-
nutzen, dieser Ursache halber dabei beharrte, dem Besitz ihrer
Haare grossen Werth beizulegen, und daher auch fortfuhr diesel-
ben abzuschneiden. Auf solche Weise muss auch hie und da das
Tragen kurzgeschnittener Haare ein Kennzeichen der Sklaverei
geworden sein, welches spiter auf diejenigen ausgedehnt wurde,
welche, in Folge anderer Ursachen als Kriegsgefangenschaft,
ihre Freiheit verloren hatten". De telles coutumes out la vie
tenace: de nos jours encore dans quelques miles de la Polyn6sie
(e. a. dans 'ile de Serang 3) les femmes regardent comme
laches les hommes qui portent les cheveux rases.
L'usage de couper la tAte aux ennemis vaincus (koppen-
snellen), nous ramene a 1'tle de Neyan, oh, suivant le Livre
des Merveilles, 4), cette coutume 6tait en pleine vigueur. Si,



1) P. 148.
2) 1887. I, 409. (Ueber das Haaropfer.)
3) Riedel, De sluik- en kroesharige rassen tusschen Selebes en Papua, 'sGraven-
hage, M. Nyhoff, 1886.
4) p. 126.








P. A. van der Lith.


outre les preuves all6gu6es 1) en faveur de l'identitd de cette
lie avec celle de Nias, il en fallait encore d'autres, on pour-
rait citer une publication du Dr. E. Modigliani, membre cor-
respondant de la Soci6et GBographique italienne. Cet intr6pide
voyageur a s6journ6 plus d'une ann6e dans 1'ile de Nias: les
particularities de son sejour qu'il a publi6es 2) confirment l'exi-
stence des coutumes, don't parlaient d6ja les ,,Merveilles" sous
el-Neyan, coutumes qui l'on trouve encore de nos jours dans
l'lle de Nias. II a vu lui meme des cranes humans attaches
aux poutres des habitations (Dappertutto osservai .... case
press le quali erano legati ad un palo crani umani in numero
di due, tre et perfino sette). Et ailleurs; ,,In ogni kampun di
quell che ebbi occasion di visitare, accanto alla cosidetta casa
di guardia, si trova una piccola tettoia sotta la quale vidi es-
positi due e perfino venti teste, che furone tagliate ai prigio-
nieri di guerra".
Les ,,Merveilles" mentionnent encore une singularity propre
aux indigenes de l'ile de Neyan. ,,Quant l'or", disent-ils, ,,les
habitants de cette lie le regardent come sans valeur et n'en
font pas plus de cas que nous du cuivre". Dans mes annotati-
ons (p. 246), j'ai reconnu que je ne pouvais guSre expliquer
cette citation: un examen plus approfondi me porte a 6mettre
l'explication suivante. L'fle de Sumatra et les miles environnantes
passaient depuis longtemps pour contenir d'abondantes richesses
en or. M. Kern a allegu6 de fortes raisons pour identifier Su-
matra dans Suwarna-dwipa, 1'ile d'or des Kathasarit sagara ").
Et il est evident que pendant quelque temps du moins, les
Portugais ont cru a l'abondance aurifrre de Nias puisque sur
les anciennes cartes portugaises 1'ile d'or (de ouro) est souvent
indiqu6e, occupant a peu pres la situation actuelle de Nias 4).
I1 y eut en 1520 sous le commandment de D. Pacheco une
expedition ayant pour but d'aborder dans quelques lies riches


1) Merveilles, p. 245.
2) Bolletino della society geografica italiana. Oct. et Nov. 1886.
3) Java en het goudeiland volgens de oudste berichten, dans .Bijdragen tot de
taal- land- en volkenkunde van Ned. Indie', III, 4, p. 644.
4) P. e. sur la carte du monde (nova totius orbis terrae description) dans le 2d
vol. du Begin ende voortgangh der Ver. O. I. Cie, 1646. M. Modigliani m'a affirm
le fait quant aux autres cartes portugaises.









Quelques communications au sujet des ,Merveilles de I'Inde".


en or et situ6es au sud-ouest de Sumatra 1). Cette expedition
fut infructueuse puisqu'on ne parvint pas A les trouver. Je ne
pretends pas que Nias soit 1'ile d'or si longtemps cherchee;
seulement il me semble certain que pendant quelque temps on
a cru que Nias, ou quelque autre tie analogue pres de Suma-
tra 6tait aurifrre. Les 1lgendes meme de Nias en font foi. M.
Modigliani m'a communique la l6gende suivante, qu'on lui a
racontee a Nias, comme autrefois on l'avait racontee au mission-
naire M. Sundermann 2). L'or, selon cette 16gende, est venu A
Nias, apport6 par un cerf tout compose de ce metal, mais il
n'y resta pas longtemps; il passa la mer, et se retira dans
les cavernes ofA git l'or, nommies dans leur language ,,Toghi ana'a".
Cette reputation aurifere peut d6jA justifier l'origine du recit
des ,,Merveilles". M. Modigliani ajoute plus loin: ,,Aujourd'hui
mmme on peut dire que les habitants de Nias appr6cient
plus le cuivre que l'or; bien qu'ils n'ignorent pas la valeur
de l'or, c'est pourtant le cuivre don't ils important une plus
grande quantity. Une statistique de commerce donne les chif-
fres suivants:
1884 1885
Or en poudre fl. 120. fl. 1410
Fil de cuivre ,, 1853. ,, 2224
Pour l'annee 1853 il est entree Nias de l'or en poudre pour
une valeur de 630 fl., tandis que la quantity du fil de cuivre
reprssentait une valeur de fl. 7440" 3). A cette communication
M. Modigliani ajoute: ,,Si done les marchands arabes tenaient
aujourd'hui le journal de leurs excursions et s'ils affirmaient
que les Niassais apprecient plus le cuivre que l'or parce qu'ils
important une plus grande quantity de cuivre que d'or, personnel
ne les accuserait d'exag6ration".
Apres avoir tenu compete des exaggerations, inseparables A ce
qu'il parait des r6cits des navigateurs, on peut done avoir le
droit de soutenir que les r6cits des ,,Merveilles" au sujet de


1) Marsden, The History of Sumatra, London, 1784, p. 325; V. v. Linschoten,
Reysgheschrift, 1595, p. 57.
2) Sundermann, Die Insel Nias. Alg. Missionszeitschrift, 1884, p. 452.
3) Rosenberg, Verslag omtrent het eiland Nias dans Verhandelingen van het Bat.
Gen. v. K. en W., XXX, p. 54.









P. A. van der Lith.


l'ile de Neyhn se rapportent tres bien A 1'ile de Nias et que
tout nous porte A les accepter comme authentiques.
Ajoutons encore quelques examples A l'appui de la veracit6
de notre auteur. Quand il nous parole d'une mer en feu,
qui effraie beaucoup les marines 1), c'est un Espagnol qui les
tranquillise en leur disant qu'il s'agit de ce qu'on nomme la
phosphorescence de la mer. Il ajoute: ,,Ce feu s'aperqoit du
pays d'Espagne; j'y suis pass une fois" etc. Or, nous savons
tous que la bale de Biscaye offre le ph6nomene fort ordinaire
de la phosphorescence. N'oublions pas de citer les scenes d'en-
chantement oper8 sur les crocodiles A Serboza 2), sur la c6te
orientale de Sumatra. Des scenes analogues se passent encore
de nos jours dans beaucoup d'tles de 1'archipel indien. M. le
missionnaire Bieger raconte 3) qu'on trouve dans le voisinage
de Macassar (ile de Celebes) des rivieres pleines de crocodiles
et qu'aucun Europ6en ose passer avant l'arriv6e du dompteur
de ces monstres. A Soumba on assure qu'en se frottant les
mains du jus des oignons on est stir de maitriser ces animaux.
Je ne puis preciser si on a essay A Sumatra d'adoucir ou
d'apprivoiser les crocodiles par ce moyen; n6anmoins cela me
parait bien probable. Depuis un temps recul6 on se livre dans
ce pays A des conjurations ayant pour but d'enchanter les pois-
sons afin de les prendre plus facilement 4).
Nous allons maintenant en venir a une objection faite par
un savant tres competent, le Dr. Brandes ) A propos d'une
hypothese 6mise dans mes annotations du Livre des Merveilles.



1) P. 26.
2) Merveilles, p. 158.
3) Mededeelingen van het Ned. Zendelinggenootschap, XXXIV, 8.
4) Tijdschrift voor Ind. taal- land- en volkenkunde, uitg. door het Bat. Gen. van
K. en W., XXIV, 308.
5) Je dois a ce mgme savant une remarque don't je reconnais volontiers 1'exacti-
tude. Par suite d'un malentendu on a assign sur la carte des .Merveilleso une posi-
tion erronee aux pays du Khmer et de Sent. Comme on pent le voir dans l'Index
geographique (p. 220, 222), le pays de Khmer occupait a pen pres la position du
royaume de Cambodge et doit done 8tre placed l'occident de la riviere du M6kong,
an lieu de la position a 1'orient de ce fleuve. De plus, il faut substituer le nom de Senf i
celui de Khmer, puisque Tsiampa stait situ6e l'orient du Mekong, pres de la
c8te, et assigned a la mer de Senf une position analogue. Nonobstant une revision
soign6e de la carte, ces erreurs m'avaient 6chapp6.









Quelques communications au sujet des 'Merveilles de 1'Inde-.


Commengons par dire que cette objection n'attaque pas en quoi
que ce soit la v6racit6 de l'auteur arabe. Dans le Livre des
Merveilles 1) il est fait mention d'un royaume de l'ile de ZAbedj,
que l'auteur nomme oi, L A. J'avais propose de lire txL
Mazafawid, et de trouver ce pays parfaitement identique avec
le c6lbre royaume de Modjopahit 2). Je me croyais d'autant plus
autoris6 A 6mettre cette conjecture, puisque M. Kern avait
prouv6, d'une mani6re concluante A mon avis, que d'apr6s
un document, trouv6 A Java m6me, il y avait d6ja en 840 un
roi supreme A Modjopahit. Mais M. Brandes est d'avis que
l'inscription, d6chiffrde par M. Kern, ne prouve pas que la
foundation de l'empire de Modjopahit remote avant le 13me
sidcle. Dans une note, ins6r6e dans les ,,Notulen van het Bat.
Genootschap van Kunsten en Wetenschappen, Tome XXIV,
1886, fasc. I., p. 45" il a all6gu6 quelques raisons et mis en
doute l'authenticit6 de l'inscription mentionn6e; d'apr6s lui,
elle est bien certainement d'une date ancienne, mais pourtant
plus r6cente que l'ann&e 840 et par suite antidat6e. De plus,
les traditions javanaises, balinaises, ainsi que les Bcrits chinois
sont d'accord pour assigner une date plus recent a la fonda-
tion de l'empire de Modjopahit.
Ces observations m'6tant parvenues trop tard je n'ai pu les
mettre A profit dans mon livre. Et comme M. Brandes ne don-
nait ses observations que comme des hypotheses, je n'ai pas
jug6 necessaire de les soumettre A la discussion dans le Sup-
pl6ment. Mais il m'6crit que des investigations post6rieures lui
out donn6 la certitude que l'inscription mentionnee ne peut plus
6tre cite A 1'appui de ma conjecture.
Tout en admettant que 1'observation de M. Brandes, si elle
est fondue, infirme mon hypoth6se je ne crois pas encore qu'il
faille la rejeter comme erronee. Car rien ne prouve qu'un royau-


1) P. 150.
2) P. 232. J'avais remarqu6 qu'on troavait l1 an example de la transition du
aR javanais en arabe. On a eu la bontg de me faire remarquer que cela dtait assez
connu, et que p. e. le RiiL- arabe devient a /n an en javanais. Mais ce sont 1I
des examples du cas contraire qui ne prouvent que le fait, qui m'6tait parfaitement
connu, que le) arabe exprime le aS javanais. Je ne crois done pas avoir fait une
remarque inutile en fixant attention sur ce fait.









P. A. van der Lith.


me de Modjopahit, on une ville de ce nom, n'ait pas exist an-
terieurement dans la contree don't parent les traditions eitees plus
haut. En outre, M. Brandes m'a 6crit qu'on pourrait meme
citer quelques arguments, selon lui d'une valeur douteuse, te-
moignant que la foundation de Modjopahit est anterieure celle
que mentionnent ces traditions.
Je me permettrai de faire intervenir dans le d6bat M. Kern ').
Selon lui il n'est pas du tout prouv6 que le document cit6 est
falsifi6. Voila ce que ce savant dit a ce sujet:
,,Les raisons que M. Brandes a fait valoir centre l'authenticit6
de la pracasti de l'annee 862 qaka ont trait a quelques inexac-
titudes historiques. Admettons que les fautes soient assez graves
pour nous persuader que le document est antidat6, s'en suit-il
que l'auteur du document fut tout a fait ignorant de l'histoire?
Point du tout. Il est impossible, il me semble, que le docu-
ment ait Wte fabrique entire 1275 et 1478. Car quel faussaire,
vivant au premier siecle de l'empire (nouveau) de Modjopahit,
aurait os6 representer Modjopahit comme existant d6ej en 840?
Il est impossible aussi que l'inscription ait Wte faite un peu
plus qu'un siecle depuis la foundation de 1'empire nouveau, car
nous possedons des inscriptions de Modjopahit de 1397, les-
quelles nous montrent la langue deja tenant le milieu entire
l'ancien javanais et le javanais moderne. Si done le document a
Wte fabriqu6 apres date, il a du 6tre compose avant 1275-
1280, c'est-a-dire avant la foundation du Modjopahit des chroni-
ques javanaises. Mais le pr6tendu faussaire, n'etant pas un pro-
phete, n'aurait pu pressentir qu'il y aurait un Modjopahit future.
I1 ne pouvait connaitre l'existence d'un Modjopahit que par
l'histoire. Ses connaissances historiques 6tant incomplktes il s'est
peut-Atre m6pris en datant un document de 840 a Modjopahit,
mais en tout cas il doit avoir connu une residence de ce nom
avant ou pendant son 6poque; or ce temps est fix6 en tout cas
avant 1275. Ajoutons qu'il n'y a rien d'etrange dans la renais-


1) Comme il s'agissait ici d'une question dans laquelle je suis incompetent, j'avais
averti M. Kern que je parlerais des ,Merveilles- au CongrBs, en le priant de nous
donner alors son opinion sur la question traitee par M. Brandes. 11 a eu la bontg
non seulement de se conformer A ma demand, mais aussi de me remettre le compte-
rendu de son discourse, qu'on lira plus haut.









Quelques communications an sujet des .Merveilles de l'Inde-.


sance d'un nom historique a Java; un example 6clatant nous
en est fourni par le nomn de Mataram".
Je n'ai rien A ajouter A ces remarques si fines de mon savant
ami et, malgr6 les objections de M. Brandes, qui du rest
t6moignent de son grand savoir, je crois avoir le droit de main-
tenir mon hypothese et de donner par lI plus de poids A la
v6racit6 de 1'auteur des ,,Merveilles de l'Inde".


















The tale of the Tortoise and the Monkey.

By

H. KERN.



















The tale of the Tortoise and the Monkey.


In the last number of Triibner's Record, N. 245, there is
a paper by Dr. Rizal on two Fables, the one in Japan and
the other in the Philippine Islands, which have so many traits
in common that there cannot be any doubt about their having
a common origin. Dr. Rizal informs us that the same tale is
known everywhere in the Philippines, in every island, pro-
vince, village and dialect, and wants to know whether there
are traces of the fable in other parts of the Indian Archipelago.
Considering the close relationship between all the natives of
Indonesia, we may expect to come across other versions of the
same fable or at least traces of it in Java and other islands.
Now to begin with Java, we find with the Sundanese, a people
of more primitive habits than the Javanese, a whole series of
tales of the Monkey and the Tortoise. The beginning of the
fable') hardly differs, except in the wording, from the first
part of the Tagal version. Once upon a time the Monkey and
the Tortoise became good friends. They planted each a banana
tree, the monkey taking the upper end with the blossom in
it, and the tortoise the lower end. Further the tale proceeds much
in the same way as in the Tagal version, up to the point when
the monkey is sitting in the banana tree plucking the fruits,
which he intends to keep all for himself. But the malicious
animal is outwitted by the tortoise.

1) The Sundanese text of the Monkey and the Tortoise is used as a schoolbook
for Sundanese children in the Government Schools. A Dutch translation by K. F.
Holle has appeared under the title: "De Aap en de Schildpad. Eene Soendaneesche
fabel voor de Hollandsche jeugd naverteld".
VIIIe Congrbs international des Orientalistes. Section de la Malaisie et de
la Polyn6sie. 2









H. Kern.


Although the Sundanese fable in the last trait parts issue
with its Tagal counterpart, no one on comparing both versi-
ons will doubt of their original unity. It must be observed
that the Sundanese have strung together a series of tales of
the two animals, the end of which is the revenge of the tor-
toise on the numerous tricks played upon her by her greedy
and mischievous, though somewhat stupid companion. In order
to find means for putting off the revenge of the tortoise to
the end of the whole series, the final stroke of the first tale
will, it may be presumed, have been modified.
Another version of the same fable, closely allied with the
Tagal one, but differing as to the manner in which the tor-
toise takes her revenge, is current in the Minahasa, North-
Celebes. We possess it in the dialect of the To-n-Sea with a
Dutch translation by Dr. Riedel '). The English translation here
subjoined will at once show the traits common to the various
versions.
"The Monkey and the Tortoise once made friends with one
another. And both went and planted each a banana tree. Now
the tree planted by the monkey did not thrive and died soon,
but the tree set by the tortoise shot well up and was duly
taken care of by her and kept clear from weeds, up to the
time of its being full grown and giving fruits. When the fruits
had ripened, the tortoise said to the monkey: "pray friend,
you climb up, I cannot", and -the monkey climbed up the
tree. On getting at the top he plucked the fruits and began
eating. The tortoise said: "do, friend, let me have some
fruits". Her companion replied: "wait a bit, let myself first
taste them".
The tortoise seeing that all the bananas were taken by the
monkey for himself, began pulling up the grass and weeds
around the tree and left on that spot her excrements. Then
she proceeded to set pricks, and asked the monkey for banana
leaves, he having no fruits left for her. The monkey dropt
some leaves, which were picked up by the tortoise and -used
to conceal the pricks. The monkey then called from high:
"friend, where should I leap down?" and the tortoise replied:
1) Tijdschrift voor Indische Taal-, Land- en Volkenkunde, D. XVII (5 Serie,
D. 1ll), 1869.









The tale of the Tortoise and the Monkey.


"you may, if you like, leap down to the weeded spot, but
there I have eased my body, so you had better come down
where I have put the banana leaves". The monkey jumped
down to the spot where the banana leaves were lying, got
wounded by the pricks and died. The tortoise seeing that the
monkey was dead, took his bones and made lime from them.
Once upon a day it happened that several monkeys passing
by asked the tortoise where her friend was. She answered: "he
has just gone out; come in, however, and take some betel".
The monkeys after chewing the betel offered to them pursued
their way. The tortoise cried after them: "ye have taken the
bones of your fellow monkey with betel". The monkeys asked:
"what do you say, friend?" The tortoise replied: "run on,
speedily, lest the darkness overtake you And again she cried
after them: "ye have taken the bones of your fellow monkey
with betel". The monkeys asked: "what do you say, friend?"
The tortoise replied: "pluck some blackberries by the road for
your children". Once more she cried after them, and at last
the monkeys understood what she meant. Then they returned
all of them and discovered the tortoise hidden in a cleft and
pulled her out. And the monkeys said to her: "we will smash
you to pieces". "Very well", answered the tortoise, "then I
shall get multiplied". And the monkeys said: "let us tie her".
,,Very well", answered the tortoise, "then I can rock myself".
And the monkeys said: "it is better to burn her in the fire".
The tortoise replied: "very well, then I can warm myself". And
the monkeys said: "we will drown you in the lake". The tor-
toise replied: "e! e!" Now the monkeys threw her into the
lake, on hearing that she was afraid of it. But the tortoise, as
soon as she was in the water, called to the monkeys: "I have
deceived you, here is my home!"
The monkeys perceiving that the tortoise had deceived them,
went and contracted an alliance of friendship with the dang-
kou '): "friend, if it be possible somehow, drink up this lake,
that we may extract the tortoise from it, for she has deceived
us, and caused us to take betel with lime made from the
bones of one of our race".

1) Dangkou, in the dialect of the Tou-m-Bulu langkou, is a animal peculiar to
Celebes; it is the Anoa depressicornis.









20 It. K er n, The tale of the Tortoise and the Monkey.


The dangkou then drank up the lake, and the monkeys stept
in the mud to search for the tortoise. Then said the tortoise,
to the crab: "friend, the lake, our abode, has become dry,
drunk up as it is by the dangkou; pray, pinch him at his belly
so as to wound him". And the crab did pinch the dangkou so
that the belly was pierced through and the water gushed out as if
it were an inundation. The dangkon perished in consequence and
the monkeys got drowned one after the other. And that is the
cause why the crabs up to this day wear on their back a figure
as stamped on it by the tread of the dangkou when it was killed".
A somewhat shorter version of the fable, equally current in
the Minahasa, has been published by Louwerier in Dutch and
translated into English by S. J. Hickson in his work "A Na-
turalist in North Celebes", p. 306.
In commenting on the Japanese version, Dr. Rizal points
out that there are several traces in it of a more advanced state
of society, like the war between crabs and monkeys. I am not
disposed to deny the validity of that conclusion, but I hesitate
to follow the learned gentleman when he adds the follow-
ing: "The rice-mortar, the pounder, the bee and the egg, help-
ing the exasperated crabs give us an idea of the free imagi-
nation of the Japanese people. Not only the animated beings,
but the inanimate things too, speak and give advice, feel and
move like the others". Now, whatever may be due to the Ja-
panese imagination in this particular case, it should be observ-
ed that there is nothing peculiarly Japanese in introducing
lifeless objects as feeling, speaking and acting. The To-n-Sea
tales published by Dr. Riedel show something quite analogous,
in the story of the Grindstone, the Needle, the Eel, the Cen-
tipede and the Heron, who after becoming companions and
meeting with misfortune, finally by their combined action kill
an old woman. In some tales we find trees and plants repre-
sented not only as acting; but as responsible for their acts;
e. g. in the Dairi-Batak version of the widespread fable of the
Otter and the Pelanduk (Silo-silo dakkMt P4llanduk) 1). There the
banana tree, the alangalang-grass and the sikala plant are repre-
sented to excuse themselves for certain acts they had committed.
I) H. N. van der Tauk, Bataksch Leesboek, III, p. 189.


















Un chapitre de la grammaire malaise

par

ARISTLDE MARRUE.

















Un chapitre de la grammaire malaise


Nomw auziliaires, determinatifs d'espece, dans I'e'nociation des
nombres concrete.

En malais, quand on veut exprimer une quantity determine
d'objets, le nom de nombre ne porte point sur le nom meme
des objets sp6cifi6s, mais bien sur un nom auxiliaire d6ter-
minatif d'espece don't il est accompagne. On pourrait compare
ces noms auxiliaires malais A ceux don't nous nous servons en
franqais, quand nous disons par example: vingt tetes de b6tail,
mille pieds d'arbre, cent pieces de canon, dix feuilles de paper,
cent grains de ble, de plomb, de sable, de corail, etc. Mais
ces expressions m6taphoriques sont en malais d'un usage bien
plus frequent que dans nos langues d'Europe.
L'origine de ces noms auxiliaires serait difficile A 6tablir
d'une maniere precise, mais elle doit provenir des langues mo-
nosyllabiques, telles que le chinois, le siamois et le birman.
Ainsi que l'observe Schleiermacher (Grammaire birmane, p. 232),
,,dans les langues monosyllabiques, le nombre limits de syllabes
ou mots simples, en cr6ant beaucoup d'homonymes, peut causer
des doutes sur la signification d'un tel mot. Pour obvier en
parties A cet inconvenient, on joint A plusieurs noms des mots
d'espece ou de description, qui en d6terminent le sens d'une
maniere plus precise, et forment diff6rentes categories selon
des analogies gin6rales, comme d'animaux, de choses ron-
des, droites, etc." La langue malaise, qui n'est point une
langue monosyllabique, pourrait se passer de ces diverse
categories de noms auxiliaires determinatifs d'espece; et pour-
tant a l'instar du birman, du siamois et du chinois, elle








Aristide Marre.


fait usage de plusieurs noms auxiliaires qu'il est indispensable
de connattre. Nous donnons ci-dessous la listed des quarante prin-
cipaux terms usit6s, don't nous ne discuterons point le plus
ou moins de convenance, nous contentant de fair observer
que plusieurs d'entre eux n'ont que tres peu d'analogie avec les
choses qu'ils servent & 6numbrer.
Ces quarante noms auxiliaires d6terminatifs d'espece sont les
suivants:
10. Orang, d6terminatif d'espece pour les Atres des deux
sexes qui composent le genre human, pour les anges, les gA-
nies, les divinit6s, etc. Ex.: Sa'orang malaikat (un ange); doua
orang djin (deux djins ou g6nies); anak malayou saribou orang
(mille Malais). Orang est naturellement l'un des noms auxili-
aires les plus usit6s.
20. ]ikour (queue) est employ quand il s'agit des animaux,
quadrupedes et autres, avec ou sans queue. Ex.: Sa'eikour k1ra
(un singe); kouda lima eikour (cinq chevaux); tiga eikour katak
(trois grenouilles; lelat saratous eikour (cent mouches), etc.
Pour certain animaux d'intelligence reput6e sup6rieure, on
emploie quelquefois l'auxiliaire orang au lieu de eikour. Ex.:
Doua orang gadjah (deux 616phants); sa'orang semout (une fourmi);
lalon diangkoutha semout itou sa'orang satou bidji (ensuite ces
fourmis prirent et emporterent chacune une graine.
30. Bouak (fruit), d6terminatif d'espece pour les fruits en g6-
n6ral, et en outre pour des choses qui ne se ressemblent guAre
centre elles, et n'ont pas d'analogie r6elle avec l'id6e de fruit
(bouak), leur d6terminatif d'espece, telles que terres, pays, villes,
villages, maisons, vaisseaux, miles, lacs, collins, nuages, etc.
Ex.: Empat bonah n rgari (quatre villes); sapouloh bouah roumaki
(dix maisons); sabouah awan (un nuage); kapal saratous bouah
(cent navires); saribou bouah sampan (mille sampans), etc.
40. Bidji (graine), pour les petits objets don't la former a quel-
que resemblance avec celle d'une graine, comme perles, balles
de fusil, eufs, fruits, dents, etc. Ex.: Sabidji gigi (une dent);
telor sabidji (un oeuf); bonua sabidji (un fruit); moutiara saratous
bidji (cent perles). En parlant des yeux (mata), on 6vite l'emploi
de bidji comme auxiliaire d6terminatif, parce que bidji mata
signifie proprement: le globe de l'cil.
50. Boutir (grain, globule), pour les petits objets ronds, on








Un chapitre de la grammaire malaise.


don't la forme approche de la forme ronde. Ex.: Lada saboutir
(un grain de poivre); bawang merak sapouloh boutir (dix oignons
rouges).
60. Batang (tronc), pour les arbres, les piliers, les mats, les
pieux, meme les doigts, et g6n6ralement pour les objets droits,
longs et gros. Ex.: Pohon dona batang (deux arbres); tiyang tiga
batang (trois mats); pokon djati lima batang (cinq djati); djari
sapoulok batang (dix doigts).
7. Keeping, pour les objets plats, minces, tels que feuil-
les de m6tal, pieces de monnaie, pikees de toile et meme
feuilles de paper. Ex.: Kartas sakeping (une feuille de paperr;
kain doua tiga keeping (deux ou trois pieces d'4toffe).
80. Ley ou heley, pour les objets fins, minces et souples. Ex.:
Daoun saley (une feuille d'arbre); rambout saley (un cheveu).
90. Bilah, pour les objets longs et plats, tels que lames de
sabre, de kriss, de couteaux, lattes, copeaux, planches, etc.
Ex.: Pedang sabilah (un glaive); sabilah tatal (un copeau);
papan lima bilak (cinq planches); kris doua bilah dan akin tiga
bilak (deux kriss et trois couteaux).
10. Batou (pierre), pour certain objets de matibre solid
comme la pierre, tels que le bloc a riz, les dents, le crane,
etc. Ex.: Lesoung tiga batou (trois mortiers ou blocs A riz);gigi
doua batou (deux dents); kapala sabatou (une tete).
110. Rawan, pour grands filets de peche, tels que seines,
Bperviers, et plus g6nbralement pour tous objets en forme de
rets, lacs, etc. Ex.: poukat sarawan (une espbce de seine);
djala sarawan (une espece d'6pervier), etc.
120. Outas (cordon, lacet), pour les cordes, les chatnes, etc.
Ex.: Rantey saoutas (une chaine); tali saouh tiga outas (trois
cables).
130. Petas, pour les nasses, pour certain engines de peche,
et mAme pour les endroits pr6par6s dans la mer, pour y prendre
le poisson. Ex.: Boubou doua petas (deux nasses).
140. Laras (tige, tube), pour les sarbacanes, les canons de
fusil, etc. Ex.: Soumpitan doua-poulok laras (vingt sarbacanes);
bedil saratous laras (cent fusils).
150. LJembar, pour les cordes, ficelles, cordonnets, etc. et aussi
pour le poil. Ex.: Tali ketchil tiga lembar (trois cordelettes);
boulou salembar (un poil).








Aristide Marre.


160. Mata, pour les lames d'6p6e, de kriss, etc. et aussi pour
les perles, les pierres pr6cieuses, etc. Ex.: Loulow doua mata
(deux perles); pedang samata (une p6Be), etc.
170. Tchebouk, pour les vases, la vaisselle en g6n6ral. Le
mot tchebouk est proprement le nom d'une 6cuelle faite d'une
moiti6 de noix de coco.
180. Tchepon (boite ronde et plate), pour les boites a betel,
les boites A poudre de toilette, et aussi pour les mortiers A riz.
19. Poutchouk (jeune pousse, rejeton), pour les objets de
forme allong6e, se rapprochant de la forme conique. Ex.: Sa-
poutchouk gading (une defense d'1l6phant); on dit meme: maryam
sapoutcoukc (une piece de canon); snapang lima poutchouk (cinq
fusils).
200. Bentouk (arc, courbure), pour les anneaux, les bagues,
les colliers, les boucles d'oreilles, les bracelets, les hameqons
et autres objets impliquant l'id6e de courbure circulaire. Ex.:
Teintchin doua bestouk (deux anneaux); ka sapouloh djariia
diboubouh4ia sapouloh bentouk tchintchin (A ses dix doigts il avait
mis dix bagues).
210. Bidang, pour les 6toffes orn6es de dessins, turbans,
destars, mouchoirs, et aussi pour les jardins, vergers et plan-
tations. Ex.: Destar sabidang (un mouchoir de tAte, un destar
malais); keboun sabidang (une plantation); layar sabidang (une
voile).
220. Atap (toit), pour les maisons. Ex.: Roumah tiga atap
(trois maisons). C'est la parties prise pour le tout. Les toits
d6nommes atap sont faits avec la feuille du palmier nipah.
230. Tangga (echelle), pour les maisons. On sait que les mai-
sons des Malais sont 6lev6es sur des piliers ou poteaux, et
qu'elles sont munies d'une 6chelle qui permet 1'ascension. Ex.:
Roumak tiga tangga (trois maisons).
240. Tangkey (tige), pour les plants et les fleurs. Ex.: Bounga
satangkey (une fleur).
250. Kaki (pied), pour les plants. Ex.: Bounga sakaki (une
fleur).
260. Kountoum ou koutoum (bouton), pour les fleurs. Ex.:
Sakountoum bounga dalam rimba (une fleur dans les bois).
270. Kayou (bois), pour les gros objets de forme A peu pres
cylindrique, ou qui se roulent comme des tapis, des pieces








Un chapitre de la grammaire malaise.


d'6toffe, etc. Ex.: Kain tiga kayou (trois pieces de toile); be-
loudou oungou doua kayou (deux pieces de velours violet).
280. Goumpal, pour tous objets qui peuvent se mettre en
motte, en peloton, en grumeau. Ex.: Tanah sagoumpal (une
motte de terre).
290. Tamboun ou timbous (tas), pour de gros objets susceptibles
d'Atre mis en tas, en monceaux.
300. Tcheper (bassin, plateau), pour les vetements en general.
31. Patak (piece), pour les mots d'une phrase consid6r6s iso-
16ment, un a un, et pour les morceaux de tout objet brise.
Ex.: Kata sapatah (une parole, un mot); dengan empat patak
kata (avec quatre paroles).
320. Soukou (tribu), pour des objets d6tach6s d'une collection
d'objets de m6me nature.
330. Tckarik, pour tous objets pouvant etre d6chir6s, d6chi-
quet6s. Ex.: Satckarik kartas (un paper, un billet).
340. Sikat, pour les objets qui ont quelque resemblance ou
analogie avec une herse, une ktrille, un rateau, un peigne. Ex.:
Sisir lma sikat (cinq horses); penggarouk kouda satou sikat
(une Btrille); pisang sasikat (une grappe de bananes).
350. Roumpoun, pour toutes les plants qui poussent d'une
racine commune, par buissons. Ex.: Bouloukh saribou roumpoun
(mille bambous).
360. Rangkey (botte, grappe), pour les objets don't on peut
former des bottes, des paquets, des faisceaux. Ex.: Bouah sa-
rangkey (une grappe de fruits).
370. Potong. 1 Ces trois mots synonymes, qui signifient 6ga-
380. Kerat. element un morceau, sont usit6s pour tous objets
390. Penggal. j coups, tailles, fragments, mis en morceaux.
400. Bakoul, pour les corbeilles A riz, paniers de toutes sor-
tes servant A serrer divers objets.

En terminant ici cette liste des noms auxiliaires d6terminatifs
d'espece, les plus usites quand il s'agit d'6noncer des nombres
concrets, nous ne ferons qu'une simple observation relative A
l'ordre dans lequel doivent etre exprim6s l'objet a computer, son
coefficient et son d6terminatif d'espece. D'aprBs M. Dulaurier,
les Malais commencent toujours par exprimer, d'abord l'objet
a computer, puis le num6ral ou coefficient, et enfin le determi-









28 Aristide Marre, Un chapitre de la grammaire malaise.

natif. Cette rggle n'est pas d'une application rigoureuse et elle
admet de nombreuses exceptions. Les examples que nous avons
donn6s ci-dessus le prouvent suffisamment, et un Malais inter-
rog6 sur ce point reconnattra qu'on dit 6galement bien: Hari-
man dona eikour (deux tigres) ou doua eikour harimau (deux
tigres); tchintchin sapoulok bentouk (dix bagues) on bien sa-
pouloh bentou tchintchin (dix bagues).


















Un mot sur la langue javanaise

par

ARISTIDE MARRE.

















Un mot sur la langue javanaise.


On confond assez souvent, mais A tort, dans le monde 6tran-
ger aux 6tudes orientales, la langue malaise et la langue ja-
vanaise; ce sont deux langues distinctes, qui diffArent entire elles
sous plus d'un rapport. Leur trait de dissemblance le plus
saillant, c'est leur 6criture. Elles possident un fonds commun
considerable de mots grands-polyn6siens, de mots sanscrits, et
aussi de mots arabes (mais ces derniers beaucoup moins nom-
breux en javanais qu'en malais). La structure grammaticale
est A peu pres la meme dans les deux langues, et leur carac-
tere phon6tique n'offre guere d'autre difference que la frequence
des sons nasaux, beaucoup plus grande dans le javanais que
dans le malais.
On peut consider la langue javanaise comme la mere de
la plupart des langues de l'Archipel indien; elle les a form6es
ou enrichies et elle sert A les expliquer, car il y a dans celles-ci
une foule de mots et d'idiotismes don't 1'6tymologie ou la signi-
fication ne se trouve que dans le javanais. Elle est sans con-
tredit la langue la plus complete et la plus perfectionnee de
toutes cells du monde oc6anien. Moins utile et moins impor-
tante sous le rapport politique et commercial que la langue
malaise devenue, comme on salt, une sorte d'idiome interna-
tional dans 1'Extreme-Orient, elle l'emporte sur cette derniere
par la richesse de sa litt6rature et par les resources qu'elle
offre a la linguistique. Elle pr6sente ce ph6nomene peut-6tre
unique au monde, de renfermer deux languages distincts et co-
existants en meme temps: le kromo et le ngoko, dent le premier
est employ toutes les fois qu'on s'adresse aux Souverains, aux
Princes et aux Grands, et dent le second est employ par un








Aristide Marre.


sup6rieur quand il parole a un inf6rieur. C'est pourquoi les
ditss, Ordonnances et Proclamations sont en Igoko, language
d'autorit6 et de commandement. La difference de ces deux lan-
gages s'Btend non point A quelques expressions, comme on
pourrait le croire, mais au plus grand nombre des mots de
la langue.
La litt6rature javanaise announce une civilisation tres avanc6e,
en meme temps qu'elle remote A une haute antiquity. L'6ta-
blissement des Hindous dans Java se fit dans le premier
siecle de notre &re. Nous ne savons rien de l'histoire de cette
colonisation, et meme 1'6poque oi elle eut lieu ne peut Atre
6tablie qu'approximativement. La connaissance des arts et des
sciences, dans 'ile de Java, dut atteindre son apog6e vers le
VIe ou le VIIe siecle de notre are, et c'est aussi vers ce temps
qu'il faut placer 1'6panouissement de la belle litt6rature java-
naise. Cette litt6rature encore si peu connue en Europe, a pro-
duit une quantity considerable d'ouvrages tres divers, tous fort
curieux et susceptibles de servir de sujet a des 6tudes pleines
d'interet: histoires, chroniques, 16gendes, romans, contest, bio-
graphies, drames, comedies, codes de lois et de costumes, et
surtout poemes piques. Beaucoup de ces ouvrages, les derniers
particulierement, reposent sur des donnees hindoues, import6es
chez les Javanais par leurs civilisateurs. La plupart, avant
d'etre Bcrits en javanais, l'ont Wt6 en kkwi, forme caract6risti-
que du vieux javanais, rest6e longtemps la langue de la poesie
et qui, d6gener6e peu a peu dans l'usage, est devenue le kromo
ou haut-javanais de nos jours.
Nous avons dit que le trait de dissemblance le plus saillant
entire le malais et le javanais, c'est leur 6criture. L'6criture ma-
laise actuellement en usage se trace de droite A gauche, comme
l'arabe don't elle a emprunt6 les caracteres, 16gerement modi-
fi6s. Le javanais au contraire s'6crit de gauche a droite, avec
des caracteres qui lui sont propres et s'adaptent parfaitement a
tous les movements de l'idiome pour lequel ils ont 6t6 com-
poses. Les caracteres de l'alphabet javanais s'6crivent separement
et sans aucune liaison entr'eux; bien plus les mots ne sont
espac6s entire eux par nul intervalle, et la ligne d'un livre im-
prim6 ou d'un manuscrit javanais semble ne former tout entire
qu'un seul et m6me mot.









Un mot sur la langue javanaise.


Les Javanais, dit l'abb6 Favre, ayant l'habitude de chercher
A former un sens avec les lettres de 1'alphabet, alors meme
qu'elles sont employees comme chiffres pour indiquer une date,
les ont ranges dans un ordre tel que les lettres, en se sui-
vant, produisent des mots significatifs lesquels pris ensemble
forment une phrase. Les vingt lettres principles on aksara sont
toutes des consonnes portant avec elles leur voyelle inh6rente
a on & (an), Elles sont rangees dans l'ordre suivant: Ha, Na,
Tcha, Ra, Ka, Da, Ta, Sa, Wa, La, Pa, Da, Dja, Ya, Na,
Ma, Ga, Ba, Ta, Nga.
Les cinq premieres donnent le nom de 1'alphabet lui-meme, qu'on
appelle ordinairement Anatc/karakan, et toutes les vingt lettres
pronounces les unes la suite des autres donnent la phrase: Ana
tcharaka data sawala pada djcayaci maga batangnga, que M. l'abb6
Favre, dans sa grammaire javanaise, la seule que nous poss6-
dions en frangais, a traduite ainsi: ,,I1 y avait deux messagers
se disputant, 6galement courageux ils moururent tous les deux".
Outre ces vingt lettres consonnes qui constituent 1'616ment
principal de leur alphabet, les Javanais ont des signes vocaux
et orthographiques, appeals sandangan (habits), a l'aide des-
quels la voyelle inh6rente a se change en une autre voyelle:
e, t, o, ou, i. Quand une de ces vingt lettres consonnes est
d6pourvue d'nn de ces signes, elle est dite legennd (lettre nue).
Les lettres principles (aksara), outre leur forme ordinaire,
ont une second forme qu'on appelle pasangan, et toutes, a
l'exception de trois seulement, quand elles out cette forme, se
placent sous les lettres principles, A l'effet de supprimer leur
voyelle inbhrente, et d'en faire ainsi de simples consonnes se
joignant A la lettre pr6c6dente. Ainsi les trois lettres ha, sa, ta,
6crites sur une meme ligne, de gauche a droite, se lisent
hasata, tandis que si 1'on 6crit la lettre ta par example, non
plus A la droite de sa, mais sous cette lettre, alors on doit
lire non plus kasata, mais simplement hasta, en deux syllabes,
la voyelle a, inh6rente a sA se trouvant l6imin6e par la pr6-
sence an dessous de sa, du at. 6crit sons sa second forme, dite
pasanyan.
La lecture du javanais est facile, grace aux regles pr6cises
et formelles de son systcme alphab6tique et orthographique,
qui ne laissent aucune place an doute; on ne saurait en dire
VIII[ Congrbs international des Orientalistes. Section de la Malaisie et de
la Polyndsie. 3









Aristide Marre.


autant du malais 6crit A l'aide de l'alphabet arabe, au lieu et
place d'un alphabet primitif et indigene, don't toute trace dis-
parut A la suite de l'introduction de l'Islam et du Koran parmi
les peoples malais. Remarquons en outre que l'6criture java-
naise si diff6rente de celle du malais, s'6tend non seulement A
ses dialectes, ]e soundanais, le madourais, le bili, maisencore
au malais lui-meme dans plusieurs endroits de Sumatra et de
Born6o, et dans 1'ile de Lombok.
Le systeme d'orthographe du javanais s'adaptant parfaitement
a la langue pour laquelle il parait avoir Wt6 fait, et chaque
lettre ayant un son toujours le meme et qui n'appartient qu'A
elle, les fautes d'orthographe sont A peu pr6s impossible en
javanais. La langue elle-mmme est remarquable par la richesse
de son vocabulaire, par l'exactitude minutieuse dans la distinc-
tion des sons et l'expression des nuances, par le grand nombre
des synonymes et la multiplicity de ses dialectes.
Si l'on compare les grammaires des deux langues malaise et
javanaise, on est amen6 A reconnaltre qu'en certain points
particuliers la grammaire malaise s'6carte un peu de la gram-
maire javanaise, et parait avoir laiss6 tomber en d6suetude
certaines regles strictement observes par celle-ci. Ce fait, il
faut 1'attribuer sans doute A ce que le malais est devenu moins
original et moins pur, parce qu'il s'est laisse p6n6trer plus
intimement par des n6ologismes de provenance 6trangere, sur-
tout de provenance arabe.
En javanais comme en malais, les monosyllabes sont tres
rares, la plupart des mots radicaux 6tant dissyllabiques. Quant
aux mots d6riv6s, ils se forment a l'aide de prefixes, de suf-
fixes et d'interfixes, ou bien par le redoublement du mot tout
entier, quelquefois meme par le redoublement de ]a premiere
syllabe seulement. Ce dernier proced6 de formation de mots
d6riv6s est propre au javanais; il n'existe point en malais.
Les particles prefixes verbales sont a 'et ses variantes
euphoniques ang, ai, am; le pr6fixe di forme les verbes passifs
comme en malais; sa ou se, pr6fixe, est employ dans les
deux langues pour former des adverbes ou des locutions adver-
biales.
En javanais pas plus qu'en malais, il n'y a, A proprement
parler, ni d6clinaisons ni conjugaisons. Un verbe, dans sa forme








Un mot sur la langue javanaise. 35

primitive ou radical, ne differe pas d'un nom substantif ou
d'un adjectif.
Les substantifs ne changent pas de forme, suivant le genre
ou le nombre. Quand il en est besoin, certain mots auxiliaires
servent A indiquer et le genre et le nombre. L'adjectif n'a
qu'une seule forme pour le masculin, le f6minin, le singulier
et le pluriel; il se place ordinairement apres le substantif au-
quel il se rapport. Dans le javanais comme dans le malais, il
n'y a ni inflexions pour les temps et les modes dans les verbes,
ni desinences pour les personnel; quelques mots auxiliaires et
les pronoms personnel suffisent. C'est toujours la nature du
pr6fixe qui indique si le verbe est actif, neutre, passif, trans-
itif, causatif, etc.
En r6sum6, et pour terminer cette court notice nous dirons
que la syntaxe javanaise est d'une grande simplicity, et que la
syntaxe malaise la reproduit dans la plupart de ses parties.















Uber die lingutitische Stellung der australischen
Sprachen.
Von

HANS SCHNORR VON CAROLSFELD.
















Uber die linguistische Stellung der australischen Sprachen ).




Die Sprachen des australischen Continents bilden ein bereits
wiederholt versuchtes Problem. Sie sind zusammengestellt wor-
den mit den Bantu- und Hottentotten-, den Negersprachen, mit
den Dravida- und jiingst mit den kolarischen Sprachen Vorder-
indiens. Indess sind die Begriindungen dieser Hypothesen von
sehr verschiedenem Gewichte und keine hat sich allgemeinerer
Anerkennung zu erfreuen gehabt. Wenn hier der Versuch gemacht
werden soll, jene Sprachen als naichste Verwandte der Pap a-
und melanesischen Sprachen zu erweisen, so stiitzt sich derselbe
durchaus auf den Wortschatz. Allerdings ist erst in jiingster
Zeit die vollige Divergenz der australischen und Papula-Sprachen
in Hinsicht auf diesen Punkt behauptet worden. Aber nihere
Betrachtung zeigt doch die Gemeinschaftlichkeit einer solchen
Menge von Wortern und Wortern solcher Kategorien, dass selbst
die Annahme von Sprachmischung ausgeschlossen scheint. Auch
das Moment, welches von vorneherein gegen die ja nahelie-
gende Vermuthung einer Verwandtschaft der genannten Sprachen
vor allem geltend gemacht wurde, der Gegensatz zwischen dem
suffigierenden Charakter der australischen und dem prdfigieren-
den der neu-guineischen Sprachen, kann nicht ins Gewicht fal-
len, da, wie wir von den einsilbigen Sprachen Hinterindiens her
wissen, hier sehr wohl fixierte Varianten aus einer Zeit gros-
serer Freiheit vorliegen konnen.
Um ein paar Beispiele anzufuihren, wahle ich zunachst die
Zahlworter, bei denen allerdings nur die Ausdriicke fir 1 und 2
in Betracht kommen konnen: ,,eins" lautet auf Eddystone, das

1) Der Vortrag erscheint hier nur im Auszuge, da derselbe in erweiterter Form
bereits gedruckt ist: Sitznngsber. d. bayer. Ak. der Wiss., Philos.-philol. CI., 1890,
Bd. I., S. 247-292.








Hans Schnorr von Carolsfeld.


zur Gruppe der Salomonsinseln gehort, kcamee; damit sind sicher-
lich die siidaustralischen Ausdriicke kooma, konman verwandt.
Die in Neu-Siid-Wales auftretende Form mal hat Analogieen
in dem neu-guineischen mele, dem neu-hebridischen moli, dem
mola der Salomonsinseln. Andere Gruppen neben den Zahlw6r-
tern bilden die K6rpertheile: Ohr, Auge, Hand, Arm, Bein,
Finger, Zunge, Zahn, Kopf etc. haben alle mehr oder minder
weitverbreitetes Material. Instruktiv ist z. B. ein Ausdruck fiir
,,Mund", der auf den Salomonsinseln, Neu-Hebriden und an der
Maclay-Kiiste mauia und lhnlich, auf Arimoa muri lautet; die
australischen Dialekte haben rn: murna, sodass nicht an einen
Obergang von gemeinmelanesischem r in r im Dialekte von
Arimoa gedacht werden kann. Ebenso nahe stehen sich die
Ausdriicke fiir die Verwandtschaftsbegriffe, Thiernamen, Ad-
jektiva wie ,,heiss, kalt, gross, klein". Ein Beispiel aus den
Verben ist folgendes: das Australische kennt die Formen theara,
terre fiir ,,stehen"; dem entspricht neu-kaledonisch tur, neu-bri-
tannisch na-tur, das tor' der Salomonsinseln, lur Neu-Irlands,
toriti Neu-Guineas. Zu der bisher behandelten Gruppe, beste-
hend aus den melanesischen, Papua- und australischen Spra-
chen, treten nun noch einige andere Verwandte. Zunachst haben
bereits Andere auf die Beziehungen der Dialekte von Ombay,
Mangerai und Timbora, hinsichtlich des Wortschatzes, zu denen
Australiens hingewiesen; doch erstrecken sich dieselben nicht
auf dieses allein, sondern auch auf die anderen Glieder der
Sprachgemeinschaft: so entspricht einem kurria etc., ,,Kopf", des
Australischen in Dialekten des Britisch-Neu-Guinea koara, garu,
in Timbora kokore. Bisweilen fehlt eines dieser Glieder, so bei
dem Ausdrucke fiir ,,Wasser": Timbora naino, das Verwandte
auf den Neu-Hebriden und Neu-Guinea besitzt.
Endlich erweist sich als zugehorig zu dieser Sippe von Spra-
chen: die Inselgruppe der Andamanen; und merkwardigerweise
beschranken sich die Obereinstimmungen nicht auf den Wort-
schatz, sondern treten auch im Gebiete der Flexionsmittel deut-
lich zu Tage. Allerdings sind die Falle nicht haufig, wo ein
Wort gleichzeitig in den Sprachen der Andamanen, Melanesiens,
Neu-Guineas und Australiens zu belegen ist; doch ist ein si-
cheres Beispiel ein Ausdruck fiir ,,Kopf", der im Australischen
unter den Formen katta, kutta, kada etc. erscheint, an der









Ober die linguistische Stellung der australischen Sprachen.


Maclay-Kiiste auf Neu-Guinea als gaten, in Sesake als kawdun,
unter den melanesischen Sprachen als qatu, qotu u. dgl. und
endlich in drei andamanischen Dialekten als chetta, kite, kude.
Zahlreicher sind die Falle, wo sich einer australischen Form
nur eine andamanische vergleicht, wahrend das Melanesische
nicht Stich halt: so steht neben austr. pola, bulli, ,,zwei", anda-
manisch i pol, mit Prafix ir. Unter den Ubereinstimmungen
zwischen Australisch und Andamanisch beziiglich der Flexions-
elemente ist die auffilligste der Nominativexponent -da des
Andamanischen, der an das -du erinnert, das im Australischen
den Nominativ agens auszeichnet.
Gr6sste Beachtung verdient endlich der Umstand, dass bei einer
Anzahl von Wortern, besonders Bezeichnungen der Kbrpertheile,
also den urspriinglichsten Begriffen, sich den bisher behandelten
Sprachen auch die malayo-polynesischen anschliessen, sodass die
bereits von anthropologischer Seite aufgestellte Vermuthung,
dass alle Vblker Ozeaniens ein es Ursprungs seen, auch vom
linguistischen Standpunkte aus Berechtigung zu haben scheint;
man vergleiche z. B. austral. tulla, ,,Zunge", mit negr. dila, mal.
lidak; Neu-Hannover tugul, ,,Arm", mit austr. tungun, mal.
tangan.







Publications de E. J. BRILL a Leide.


Abdo-'1-WAhid al-Marr4koshf, The
history of the Almohades, preceded by a
sketch of the history of Spain, from the
times of the conquest till the reign of Yisof
Ibn-Teshufin, and of the history of the
Almoravides; now first edited from a Ms.
of the University-library of Leyden, by
R. P. A. Dozy. 80. 2d Ed. revis. a. corr.
1881 ............ .f4.75.
About Ali al-Hisam b. A.bdallah
b. Sinat on d'Aricenne, Trait6s mys-
tiques. Texte araoe public d'apres les Ma-
nuscrits du British Niuseum, de Leyde et
de la Bibliothlque Bodleyenue avec l'ex-
plication en Fraugais par M. A. F. MEBREN.
ler Fascicule. I'Alligorie mystique Hay ben
SYaqzan. 1889 fol. . . . . fl.75.
on Behr ibno-'l-Anb&ari, Iitabo-
'l-adhad sive liber de vocabulis arabicis
quae plures habent significationes inter se
oppositas. Edid. atque indicibus instr.
M. TH. HouITSIA. 1881. 80 ... f4..0.
Abu IshAk As-Shltrzt, At-Tan-
blh (Jus Shafliticum) quem e codice Lei-
densi et codice Oxoniensi edidit A. IV.
T. JUTNBOLL. 1879. 8. .. f. 5.
Ad-DhahFab (Schamso'd-Dln Abu
Abdallah Mohaimmed ibn Ah-
med), Al-Moschtabih. E codd. Mss.
edid. P. DE JoNG. 1881. 8o. . f.-.
Alfrabi's philosophische Abhandlungoen
ass Londoner, Leidener und Berliner Hand-
schriften. Herausgeg. von FR. DIETERICI.
Texte Arabe. 8 ......... f3.-.
Belddsorl (Imamo Ahined ibn
hja ibn Dj] bir), Liber expugna-
.is regionum, e codd. Leid. et musei
St. ed. M. J.DE GOEJ. 1866. 4o. f 17.-.
&l-l1amdanu's Geographie der Arabi-
schen ialbinsel nach den Handschriften von
Berlin, Ctonstantinopel, London, Paris und
Strassburg zum ersten Male herausg. von D.
H. MiiLLsa pr. cplt. in 2 Bde. f 14.-.
Al-Maklrari, Analectes sur l'hist. et la
litteratare des Arabes d'Espagne, publi6s par
R. Dozy, G. DUGAT, L.KREHL etW. WRIGHT
1855-61L 2 Vol. 40. . ..f50.5.,
Anecdota Syriaca.Collegit, edidit et ex-
plicoit J. P. N. LASD. 1862-75. 4 vol.
40 . . . . . .... f 4.50.
.nnales auctore ABu-DJA.AR MOHAMMED
SDJARIR AT-TABARI quos ediderunt
ARTH, TH. NGLDEKE, P. DE JONG,
YM, H. THORBECKE, S. FREXNKEL,
Dr, D. H. MiiLLER, M. TH. HOUTSAA,
.LAs GrYARD, V. ROSEN et M. J.
-JE. 1879-89. Serie I1-4, II 1-3,
.-3. Tom. I pars VI & VII, Tom.
:)ars VII & VIII .. 105.75.


1B sim le forgeron et HIArim Er-
Rachid. Texte Arabe en dialect d'Egypte-
et de Syrie. Public d'apris les Mas. de
Leide, de Gotha et du Caire et accompagne
d'une traduction et d'un glossaire par le
comte CARLO DE LANDBERG. I: Texte
traduction et proverbes. 1888. 8'. f3.-.
Bibliotheca geographorum arabicorum
ed. M. J. DE GOEJE. Cum indict glossario
et add. 1870 -89. 6 vol. 8. f 53.75.
Briinnow, R. E., Die Charidschiten
hunter den ersten Omayyaden. Ein Beitrag
zur Geschichte des ersten islamischen Jahr-
hunderts. 8...... . 1.75.
Catalogus codicum Arabicorum
Bibliothecae Academiae Lug-
duno-Batavae. Editio 2a Auctt M.
J. DE GOEJE et M. TH. HOUTSeA. 1888.
vol. I. 80 .............. f .- -.
Catalogue de Manuscrits arabes provenant
d'nne bibliotheque privae 1 El-Medina et
appartenant la maison E. J.-Brill. RW-
digepar CARLO LANDBERG. 1883. 8o. f3.-.
Diwan, Poetae Abu-'l-Walfd Mos-
lim ibno'l-Walid al-Anqdrf cogno
mine Cario-'l-ghawdnf, quem e codice
Leidensi edidit, multis additamentis anxit
et glossario instruxit M. J. Dn GOEFE.
1875. 40. . . . . . . f11.70.
Dozy, R. IP. A., Notices sur quelques
manuscripts arabes, avec un fac-simild de
1'Ecriture d'Al-Makrizi. 1851. 80. f3.50.
-- Recherches sur Phistoire et la littirp-
tnre de l'Espagne pendant le moyen-fige;
3me edition augment6e et entibrement re-
fondue. 1881. 2 vol. 80. . . f .50.
-- Le Cid d'aprls de nouveaux documents.
Nonvelle edition. 1860. 8Q. . f3.50.
- Lettre i Mr. Fleisch -r contenant des
remarques critiques et explicatives sur le
texte d'AI-Makkari. 1871. '.. f2.75.
-- Le calendrier de Cordone de l'annee
981. Texte Arabe et ancienne traduction
Latino. 1873. 8 . . . . f2.-.
-- Die Isradliten zu Mekka, von Davids
Zeit bis in's fiinfte Jahrhundert ,nsrer
Zeitrechnung. Aus dem Holliind. iber setzt.
1864. 8 .... . .... .. 1.75.
--- Essai sur 'histoire de l'Islawia.me
Trad. du Hollandaispar V. CHAUVIN. 18 79.
8 . . .......... f 83.3.
-- Supplement aux dictionnaires Ara.
bes. 1880. 2 vol. relies 4. f5.-.
-- Corrections sur les textes du Bayino
'l-Mogrib d'Ibn-AdhAri (de Maroc), de-
fragments de la chronique d'Arib (dets
Cordoue) et do Hollato 's-siyarf d'Ib
AbbLr. 1883. 80 .... .








Publications de E. J. BkILL a Leide. Suite.

Dozy, R. P. A. et W. H. Engel- Kitab al-Masalik Wa'1-Mamalik
mann, Glossaire des mots espagnols et (Liber viarum et regnorum) auctore Abu'l-
portugais derivds de l'Arabe. 2e edition revue Kasim Obaidallah ibn Abdallah ibn Khor.
et tres-considdrablement augmentie. 1868 didhbeh et excerpta e Kitab al-KharAdj
8. .. . ....... 5.75. auctore Kodama ibn Dja'far quae cam ver-
Edrisl, Description de l'Afrique et de sione gallica edidit, indicibus et glossario
l'Espagne, texte arabe pubjli pour la pre- instruxit M. J. DE GOEJE . . f.50.
mitre fois des Mss. de Paris et d'Oxford, Landberg, C., Proverbes et dictons du
avec une traduction, des notes et on glos- people Arabe. Mat6riaux pour servir h la
saire, par R. P. A. DozY et M. J. DE GoEJE. connaissance des dialectes vulgaires recueil-
1866. roy. 8 .......... f 8.75. jlis, traduits et annotes. Vol. I. Province
Firdusii liber regum qui inscribitur Schah- de Syrie. Sect. de Sayda. 1883. 80. f7.-.
name editionem Parisiensem diligenter re- i c t ,
cognitam et emenditam lectionibus variis Lexicon geographicum, cu titulus est,
et additamentis editions Calcuttensis auxit t
notis maximum parten critics illustravitI ; y
J.A.VULLERS. Vol.I-III. gr.80. f35.25. i Jt., e duobus codd. mss. nune pri-
Fraenhel, S., Die Aramaischen Fremd-
wdrter im Arabischen. gr. 8. f 5.25. mum arabice edidit T. G. J. JuYNso
Goeje, M. J. de, Das alte Bett des Oxus 1850-64. 6 vol. 80 ....... f 18.-.
Amf-Darja. 1S75. M. e. K. 8. f 1.50. Livre des merveilles del'Inde. Texl
Goeje, M. J. de, Mimoires d'Histoire arabe public d'apres le MS. de M. SCHE-
et de G6ographie Orientales. No. 1. Md- FER, collationn sur le Ms. de Constan-
moire sur les Carmathes du Bahrain et les tinople par P. A. v. D. LITH. Trad, fran9.
Fatimides 80.. ........ .f 3.-. par L. MARCEL DEVIC. Av. 4 pl. color.
Ibn"' Abd E1-Keerfim' al riza von S raz. trees du MS. arabe de Hariri de la col-
Ibn' Abd E1 eme all i von Sr- election de M. SCHEFER. 1 i83. gr. in-40.
Das Tarikh-i Zendije. Herausg. von ERNsT election de M. SCHEFER. 1883. gr. in-40.
BEER. 1888 . .. . . ...... fl.5. N deke, Th., Geschichte der Perser
Ibn-Adhdrf (de Maroc), Histoire de und Araber zur Zeit der Sasaniden. Aus
l'Afrique et de l'Espagne intitulee Al- der Arabischen Chronik des Tabari fibers.
Bayino 'l-Mogrib, et fragments de la u. mit ausfiihrl. Erliuter. u. Erginz. ver-
chronique d'Arib (de Cordoue); le tout sehn. 1889. 8 ........... f 7.-
publid pour la premiere fois, prdcded d'une Primeurs Arabes presentees -par le
introduction et accompagne de notes et Comte DE LANDBERG. Fascicule I. 8. f 1.
d'un glossaire', par R. P. A. Dozy. 1848- Fascicule II.... ... ... f .-
1851 2 vol. 8 ...... .. f 16.-. .ec le Te es relatif '
Ibn al AnbAri'sAsrr alcArabiya, Recseil de Testes relatifsa 1 bhist
herausgegeben von Dr. C. F. SEYBOLD. des eldjounides. (Texte persau). Publ
gr. 8 . .. ........ f .-. TH. HOUTSMA.
Ibn-Badroun, Commentaire historique I Vol. : Histoire des Seldjoucides du K
sur le pomme d'Ibn-Ahdoun public ponr par Muhammed Ibrahim. 1886. f
la premiere fois, prdcedi d'une introduc- Vol II: Histoire des Seldjoucides de 1'
tion et accompagne de notes, d'un glos- par al-Bondari d'apras ImAd ad-din v
saire et d',rn index de noms propres, par Katib al-Isfah&m. 1889. . . f5.
R. P. A. DozY. 1848. 8. .. f10.-. Sacadja b. Jasuf al-Fajjfimi, Kitfb a
Ibno 'l-Kaisarani (ABU'L-FADHL MO- Aminft wa'l-ICtiqidft. Herausgegeben vo
HAMMrD IBN TaHiB AL-MAKDISI) vulgo S. LANDAUER. 1880. 80 f 4.7
dictus. Homonyma inter nomina relative, Scriptorum arabum loci de Abbadi
quae cum appendice dbu AMusae Ispahanen- dis nunc primum editi a R. P. A. Dbz
sis ae codd. Leyd. et Berolin. edidit P. DE 1846-1863. 3 vol. 4...... f 14.-
JONG. 8. ............. .f 2.50. Spitta-Bey, G., Contes arabes model
Ibn-Wadhih qui dicitur Al-Ja'qubi his- nes recueillis et traduits. 1883.8. f 3.75
torise. Edid. indicesque adjecit M. Tl. Veth, P. J., Liber as-Sojutii de nomi
oTIvTsMA. 1883. Vol I: Historia ante-is- -- '
lamica. Vol.II: Historiaislamica80. f15.-. bus relatives, inscriptus s~LJl .. A
I mad ed-din el.~[Atib, 5. jv w blice editus e tribus codicibus ms.
annotation critical et supplements.
LNarJX i a ou Conqute de la in 2 vol. 1840-1851. 40..
"Syrie et de la Palestine par Salah ed-din, Wright, W., Opuscula arabic
public par le Comte CARLO DE LANDBERG. ted and edited from SMss. in the
Vol. I. 8. 1888 ....... f 9.--. library of Leyden. 1859. 8...

^h Imprimerie de E. J. BRILL, A Leide.




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