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HIDE
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 Invocation
 Haiti pour Christ
 Le debarquement des Marines...
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Group Title: Bibliotheque haitienne
Title: Toujours plus haut!
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00075434/00001
 Material Information
Title: Toujours plus haut! 28 juillet 1915-15 août 1934
Series Title: Bibliothèque haïtienne
Physical Description: 14 p. : ; 24 cm.
Language: French
Creator: Jolibois, Joseph
Publisher: V. Valcin
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: [1934?]
 Subjects
Subject: History -- Haiti -- American occupation, 1915-1934   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
 Notes
General Note: Cover title.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00075434
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 001511872
oclc - 24435286
notis - AHC4840

Table of Contents
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    Invocation
        Page 1
    Haiti pour Christ
        Page 2
    Le debarquement des Marines à Port-au-Prince
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    Discours
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BIBBIOTHI0 QUE HAITIENNE
JOSEPH JOLIBOIS(FILS)




99 J.ITiIJE'iE .II91.i

15 AOUT 1934







'TOUOUll PLUS HALT!




.Judas qui le trahissait connaissait aussi ce lieu-l ...
St-JEAN.
Malheur i cet home par qui le fits de I'honmme est trahi:
il eit mieux valu pour cet homme-la de n'Atre pas nd.
St-MATHIEU.
Et celui qui le trahissait avait donne ce signal : Celui que je
baiserai, c'est lui ; saisissez-le et I'emmenez si~rement.
St-MARC.
Et il s'appro.ha de .Jsus pour le baiser. Mais Jesus lui dit:
Judas, trahis-tu aussi le fils de I'homme par un baiser ?
St-I.UC.



PRIX: 0.50 centimes de gourde




V. VALCIN, IMPRIMEUR
1518, Rue du Dr. Aubry, Port-au-Prince













INVOCATION



0 Dieu nous avons oul de nos Oreilles, et nos
peres nous ont racont6 les exploits que tu as faits
en leurs Jours, aux Jours d'autrefois.
Tu as chasse par ta main les nations, et tu as plan-
te nos peres en lear place ; tu as afflig6 ces peuples et
tu les as chassis.
Car nos peres n'ont point conquis le pays par leur
pe6e, et leur bras ne les a point delivr6s; mais c'est
ta droite, et ton bras, qt la lumi(re de ta face, parce
que tu leur portais de I'affection.
0 Dieu c'est toi qui es mon Roi. Ordonne que les
descendants de Jacob soient ddlivres.
Par toi nous frapperons nos ennemis; par ton noui
nous foulerons ceux qui s'6elvent contre nous.
Car je ne m'assure point en mon arc, et mon 6pee
ne me delivrera point.
Mais tu nous delivreras de la main de nos ennemis,
et tu rendras confus ceux qui nous haissent.
Nous nous glorifierons en Dieu chaque jour, et nous
celebrerons A jamais ton nom...
L6ve-toi Pourquoi dors-tu, Seigneur ? Reveille-toi.
ne nous rejette point A jamais.
Pourquoi caches-tu ta face, et oublies-tu note affec-
tion et notre oppression ?
Car notre ame est abattue jusque dans la poussiere,
et notre venture est attache contre terre.
Leve-toi & notre aide! et delivre-nous pour l'amour
de ta bonte.
DAVID, PSAUME XLIV.








AMERIC

HAITI POUR CHRIST

Soldats de Christ et Hartiens.
Du Ciel nous sommes citoyens,
Dans la parole du Seigneur,
Nous trouvons le seul vrai bonheur.
CHOEUR: Sauve, Seigneur beni,
Notre Chere Haiti !
Petite Nation, advance vers Sion.
A Dieu'consacre-toi.
Fais de Jesus ton Roi.
Sauve, Seigneur beni,
Notre chere Haiti !
II .
Soldats de Christ et HaYtiens.,
Suivant la trace des Anciens,
Nous entonnons des chants d'amour
Dans 1'attente de son retour.
SChoeur >
III
Soldats de Christ et Haftiens,
Soyons unis a tous les siens,
Car dans le testament nouveau
II nous a marques de son sceau.
(Choeur,
IV
Compatriotes Haitiens,
Du Ciel devenez citoyens.
Chantez avec nous. desormais.
Haiti pour Christ a jamais !
( Choeur .
Amen.
( Extrait (e ( La Justice Dirine addition du Jeudi
23 noeembre 1933 ).













U DOiarpemenl dates Marines

a ort-a-Prince


EXTRAIT DU MATIN ) DU 31 JUILLET 1915

Port-pu-Prince, le 30 juillet 1915

Monsieur le Directeur,
Repondant a votre demand de renseignements, j'ai
l'honneur de vous fair la present pour vous dire que
Monsieur Joseph Massieu n'est pas la seule victim de
la patrouille americaine de mercredi soir(28Juillet 1915).
A son nom, il faut ajouter ceux des soldats Macedoine,
Macius, Ledan, Occilius, Saintilus, du capitaine-adju-
dant major Germain, blesses,et du soldat Joseph Pierre,
mort.
Tous, ils appartiennent au regiment d'artillerie can-
tonnue l'arsenal. Deux civil et deux femmes furent
aussi bless6s, I I'iangle des rues des Casernes et Repu-
blicaine. L'un d'eux, ne pouvant regagner sa maison,
passa la nuit au poste du bureau telegraphique.
Les americains disent qu'iis sont venus maintenir
I'ordre et garantir la s6curit6 des families, et ce sont
eux les promoters de la fusillade d'avant-hier soir.
N'etait-ce le sang-froid don't out fait preuve les hom-
mes du poste du bureau telegraphique, on aurait eu a
deplorer d'autres malheurs.
C'est pour nous l'occasion de convier tons A l'entente,
I la fusion, en: presence du peril qui menace notre auto-
nomie. A Pheure actuelle chacui doit meltre de c6t1
ses interets personnel pour n'envisager que le bien du
malheureux pays.









-4-

On avait cru que tout sentiment-de patriotism dluil
mort dans le cceur des haltiens. L'on se trompait: ceux-
li m&me qui se disaient annefaionnistes tressaillent do
honte et d'indignation, A la vue de ces hommes de la
Republique Etoilde qui occupent certaines positions de
la ville et patrouillent par nos rues.
Taisons nos haines ; faisons tr6ve de rancunes Ten-
dons-nous la main et rappelons-nous que u L'union fait
la force Peut-etre que nous pourtons sortir de l'im-
passe ofi nous sommes.
C'est en vous' remerciant de I'hospitalitt donnee A
ces lignes dans les colonnes de vetre Journal, que je
vous prie d'agreer, Mr le Directeur. I'expression de
mes salutations les meilleures.
JOLIBOIS fils
Pour copie conform:
J. JOLIBOIS fils













DISCOURSE
PRONONCE PAR J. JOLIBOIS FILS
SUR LA TOMBE DE FEU GEORGES SYLVAIN,
A LA PIEUSE MANIFESTATION
DU JEUDI 2 AOUT

Mesdames.
Mesdemoiselles,
Messieurs,
Aux obseques de teu M. Alexandre Lilavois, parlant
au nom de I'Union Patriotique, celui qui 'avait 6t6
Georges Sylvain disait: cQuand nous aurons rdalise
l'evacuation et que les hordes de I'invasion ameri-
caine auront laiss6 notre pays, je viendrai vous en
apporter la nouvelle.*
II ne savait pas alors qu'il devait, lui aussi,- ne pou-
vant deviner les desseins insondables de Dieu,- s'en
aller vers ses padres, pour le grand et mysterieux voya-
ge, avant le depart des a marines.) Neuf ans sont dejh
passes, depuis que tout le people de la Capitale. et des
delegations venues de tous les points de la R1publique,
voulant temoigner leur reconnaissance A celui qui avait
lutte avee tant d'abuegation, taut de foi, taisaient un im-
mense cortege aux restes mortels de feu Georges Syl-
vain, en les uccompugnant 8 leur derniere demeure.
Nous venons aujourd'hui, en plein jour, tenir A Pen-
gagement pris par feu le grand Georges Sylvain, et
apprendre aux bons esprits qui sont en ces lieux que
le reve grandiose, I'ideal pour lequel nous avons tant
lutte, tant combattu, tant souffort est devenu enfli une
reality. Plus heureux que la Pucelle d'Orleans, bral6e
vive; avant la liberation total de la France par les









-6--


hordes anglaises, par suite de la trahison des Bourgui-
gnons, nous assislons, avec les yeux de ce corps mor-
tel qui envelope notre Ame immortelle, au depart de
I'invasion americaine.
L'Ame et I'esprit de celui qui avait 6td Georges Syl-
vain ne peuvent que communier avec nous, ce martin,
lA of its sont, puisque la mort n'est qu'une tiissaice
nouvelle, dit le grand philosophy Japonais, Dr de I'U-
niversite de Waseda, Kaneko, qui ne fail d'ailleurs que
donner une forme nouvelle et heureuse h la pens6e
forte exprimee par Christ, en quelques .mots lapidii-
res: ( Celui qui vii et coit en moi ne mourra jamauis,
c'est-&-dire, comme I'expose la philosophic hindoue:
SPPuisque je suis, j'ai le droit de penser r toutes mes
vies anterieures v, mais Saint-Paul dit lui-m6nme: NNous
ne serons pas tous inorts, mais nous serons tous chain-
ges, car il faut que ce corps corruptible soit revetu
de l'incorruptibilite, et que ce corps mortel soit revetu
de l'immortalitb6 ,. Epitre 1 anx Corinthiens, chapitre
15, versets 51 et 53 C'est pour ce que Sainte Calhe-
rine de Sienne s'ecriait, apres avoir chantd les beautls
de l'Ame d'un just, de 1'ame de quelqu'un qui vit et
croit en Christ:
a Seigneur, si je ne savais qu'il n'y a qu'un Dieu, je
croirais que cette Ame en est unl. El Saint Auguslin,
commentant ces-paroles du psalmiste: Vous 6tes des
dieux et les fis du Tres-Haut i d(dclare: aCetui qui
nous justified; .est le m6memqui nous deifie, parce que en
nousjustifiant, il nous faith enfants de Dieu. Or. si nous
sommes enfants de Dieu, nous sommes dieux... Saint-
Augustin, in psalm. 49, no. 2.
Aussi, le rev. pere beige Benoit Attaut, O. Cist. r., li-
cencie en Ecriture Sainte, explique lumineusement, B
la page 1't7 de son livre: (Les premieres pages de la
Bibles, paru aux ( Editions de la Cit6 Chr6tiennei, A
Bruxelles; 1933, avec l'imprimatur de son ordinaire,
Ie Vicaire General A. Collard, que, a in leternum v d6si-
gne'simplement un temps assez long, Loute la vie d'un
home. Dans les lettres profanes Nieztsche affirmed,









- 7-


dans Zarathoustra: a Celle vie, telle que tu la vis actuel-
lement, telle que tu l'as vgcue il faudra que tu la revives
encore une fois et une quantitI innombrable de fhis...
L'6ternel sablier de I'existence sel a toujours retourn6 de
nouveau et toi avec lui, poussiere des poussi6res...A (1)
Un lour, parlant aux saducceens, Christ affirmait que,
pour etre initie au mystcre que revelers plus lard St-
Paul dans son epitre 1, chapitre 15, aux Corinthiens,
Sil faut vivre comme des anges et n'avoir ni femmes,
ni maris.u Car le peche est seul la cause que notre
Ame ne vit pas en Christ et par Christ.
Lh ot ils sont, l'fam et I'esprit de teu Georges Syl-
vain communient avec nous, au lendemain du depart
pour leur pays de tous les Officiers de I'occupation
amtricaine qui commandnient dans la Garde d'Harti, i\
la veille de la total adesoccupation militaire.
Mais Georges Sylvain ne rut pas seulement un vaillant
lutteur. un patriot Ai la foi robuste et agissante, ii fut
un home de lettres, un litterateurr 6nerite, un poete
de grande envergure. Je laisserai de c6t e e.........lettre
francais, le mandarin au parasol qui rappelait celui
que la press legitimiste de France pretendait- en de
grades manchettes- que Louis Philippe avait vold,
l'ecrivain dont les phrases mises et remises cent fois
sur le metier. poles et repolies, suivanit les preceptes
de Boileau, etaient finies, cisel6es come un vers de
Racine, pour m'occuper plut6t du fabuliste creole. Oui,


'1) Dans son discours prononce au tribunal de Cassation, le premier
lundi d'Octibre 1933, a I'occasion de la rentrFe solennelle des tribunaux,
le BAtonnier de I'Ordre des Avocats, Me Luc Thcard, parla du genie arti-
fieiel realise au Japon. Pour realiser Ie genie artificial, les Nipponais, auss
avances que les hiudous et les autres asiatiques de l'Estrnme-Orient, dans
I'tude de I'volution des Ames s- voir la declaration publiee par le Nou-
vellisle, edition du 30-31 Decembre 1932, de deux savants chinois a I'asso-
ciation amgricaine pour I'avancement de la science- provoquent la voca-
tion d'une personnel pour tel 4tat,. en faisant inlervenir. A I'aide de la psy-
chiatrie, plutOt tell influence astrale d'une vie anterieure tres brillante, que
tell autre.










-8-


Sylvain a 6gale, dans Cric-crac, ses-antiques devanciers
Esope, le fabuliste Grec; et Phedre, le fabuliste latin, et
meme le divin Lafontaine. Le nom de ce Mistral hai-
tien passerait dans l'histoire,- celle des lettres de ce
pays, pour avoir e1gue a la eunesse ce tresor qu'est
Cric-crac, qui servira sorement avant longtemps dans
les ecoles rurales, pour diffuser I'instruction dans nos
mornes, nos vallees et nos plaines,- s'il i'avuit 6et le
grand chef qui mena vaillamment la lutte centre I'en-
vahisseur et l'oppresseur de 1915 a 1925.
Sylvain a conuu la souffrance. eette souffrai ce si &6-
cessaire, je dirai moi-mnme si douce, parce que jei
m'y connais, 6a I'homme qui veul s'elever duns li
contemplation celeste, en commuiiiant avec I'lifltii Di-
vin. Plus on souffre, plus on est heureux C'est pour-
quoi, par example, un Saint Louis habitu6e la souf-
france tres t6t par sa mnre Blanche de Custille, por-
tait le cilice sous ses habits royiux, come les hin-
dous mortifient tout le temps. ileur corps. pour inieux

Dans le mAme ordre d'iddes, St-Paul affirme, dams I'dpitre lee aux Corio-
thiens, chapitre 14, verset 32, que lea esprits des prophetes sont oumis aux
prophetes. Et l'ecole philosophique argentine ecrit, avec le Dr Joaquin Tria-
cado, que le corps piersable n'etant pas responsible, I'ame, corps immati-
riel seul responsible, peut, sous son envelope physiologique actuelle, re-
vendiquer tel fait d'une de ses vies anterieures, Descartes ayant pretend
que : puisque moi qui vis maintenant, moi, Phomme interieur qui vis sous
ce corps charnel Je pense,done Je suis; et la philosophies hindoue: Puisque
je suis, j'ai le droit de penser .a touted mes incarnations bones anie-
rieures, en remontant i celles de routes les bonnes- planets, de routes lea
ktoiles celestes et divines. Ce qui explique lumineusement slors la prophetie
de Christ, notre Ridempteur ( St-Mathieu, chapitre 23, verset 36 et 24, ver-
sets 34 35)::Je vousdis en verite que toutes ces choses viendront sur eette
generation.x et: r Je vous dis en v6rite qutecett gsniration.ne passer
point que toutes ces hoses n'arriveront. Le ciel et la terre passeront, main
sues paroles ne passeront points
Ce qui veut dire que la generation d'Ames maudites, de pharisiens hypo-
crites qui mentent, calomnient, trompent- race de viperes faisant toujours
le contraire de ce qu'elle dit- se trouve reunie a nouveau quelque part,
pour que se rialise la propitie de Christ. Alors cette genrations d'Ames-
celle i laquelle appartiennent les bonds et vrais ap6tres, les disciples biem-
aimes de Christ, se trouvera aussi reunie pour assister i tout.
Christ d'ailleurs, soutenatt la mome thise que cell de l'Ncole philosophi-










-9-


vaincre l'esprit materialiste si degradant et imperieux,
esprit inf'rieur qui se complaint dons tous les bas plai-
sirs, ceux demesures de la table, de la luxure, du luxe
effrene, et dans le lucre.
Servir et non se servir, disent les grants pontifes
de la R6volution spirituelle qui s'affirme. Mais Christ
le prechait lui-meme par l'exemple, en se ceignant los
reins d'une serviette pour laver les pieds de ses
ap6tres.
Feu Georges Sylvain servait et 6tait condlescendant
avec les humbles et les desherite.s du sort. II a ete
mr me calomni6 sans merci.
Aussi, son ame immortelle s0rement doit jouir
maintenant de la beatitude celeste, par la grace de
celui qui done. la semence nouvelle, au grain nou-
veau, le corps qui lui est propre, comme il lui plait,
d'apr6s le mystere rev616 par St. Paul, dans I'epitre 1.
aux Corinthiens, Chapitre 15, Verset 37.
Paix a cette rne! Qu'elle continue, Ii (o0 elle est,
a mener le bon combat, 6 servir, pour le bonheur
de notre petite Patrie, la chere Haiti.

que argentine, en clamant ailleurs, dans le mrme dvangile selon St-Mathieu,
chapitre 11, verset 8: a Aussi, je vous dis que plusieurs viendront d'Orient
et d'Occident, et seront ia table au royaume des cieux,avec Abraham, Isaac
et Jacob. Plus d'uoe fois, Monseigneur Conan, archeveque en retraite de
Port-au-Prince, a employed cette forme parabolique de langag -, dans ses ser-
mons. C'est ainsi que dans sa pridication an Corps Legislatif du lundi 17
Nov. 1930, ii appelait un des candidates i la presidency, ils de Zibedee, et
un autre: Jude. Mais ni I'un, ni I'autre auxquels il Faisait allusion ne
fut dlu. C'est plut6t le 12eme ap6tre qui le fut.
Ou done sont Abraham, Isaac et Jacob ? Des inspires et des illuminds
de toutes les parties du monde savent o6 its south. Est-ce que I'heure a
sonni pour que se realise enfin la prophitie de Christ, rapportde par St-Jean,
chapitre V, verset 43 : Ne pensez point que ce soit moi qui doive vous
accuser devant mon pere : Moise en qui vous espirez est celui qui vous
accuser.
Dans son discours prononce i I'occasion de la mort du Gal. Hindenburg,
president de I'Allemagne, Hitler, qui se dit la rdinearnation immediate de
Bismarek, declare: c I1 n'est pas mort, le Grand Disparu, son Ame ne fera
qu'emigrer.s Les philosophies hindous pritendent eux-mnmes qu'ils ne peu-
vent s'expliquer I'amigration des aines des Occidentaux.









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CORRESPONDENCE
echangee entire J. Jolibois fils et le Comman-
dant, le Sous-chef de la Garde d'Halti et le Com-
mandant militaire du Departement duNord.

Port-au-Prince le ler AoOt 1934

Au
General D. P. CALIXTE,
.Chef de la Garde d'Haiti,
Quartier-general de Port-au-Prince-(Haiti)

Mon g6noral,
C'est vvec une patriotique et bien douce notion que
je vous dcris cette lettre pour vous ade sscr, avec mes
sinceres hommages, mes vives felicitations. I'occasion
de votre prise de commaundement qui va avoir lieu ce
matin, en quality de chet de l'unique force national
publique, i la fois force armee et de police, pr6vue par
I'article 121 de notre charter conslitutionnelle.
Enfin, les souhaits fervents que j'avais eus A vou t for-
muler, il y a quatre ans, en aoiit 1930, i Hinclie, en
presence de I'actuel Senateur Paultre, premier Secre-
taire du S6nat de li Republique, et de Mr Alcianas Jean-
Baptiste, se r6alisent aujourd'hui, pour le bien de la
malheureuse Republique d'Harti. Que Dieu en soit louw
et beni !
Deux autres dates font epoque dans nos relations :
celle du dimanche 7 Octobre 1923: le meeting de Pari-
siana. et celle de ce dimanche de septembre 1921, dans
l'apres-midi duquel qu'accompagn6 du ci-devant ser-
gent St-Martin Dorsinvil, vous m'aviez rendu visit
dans ma cellule, en la prison de Id Rue du Centre, au-
jourd'hui rue Hamelton Killick.
Mon reve, I'ideal pour sequel j'ai tant lutt6, tant souf-
fert se realise ce matin : avoir une arm6e national
eommandee par des officers de valeur et un chef tel
que vous, second par des officers superieurs tres









- 11 -


dignes la v ddsoccupation militaire se taisant totale-
mentdans 15 jours: quelle sainte joie,quelle patriotique
allegresse !
Que j'ai lutte pomr empecher le sabotage de I'ceuvre
patriotique II fallait, osait-on pretendre, une mission
militaire itrangere A perpetiilte, quand inmme, car nuls
haitiens ne pouvaient etre chef, sous-chef et officers
sup6rieurs de la garde. II fallait encore- une autre hd-
resie- pour le commandment superieur de la Garde,
un quatuumviral, un Lriunviral, el non un chef et un
sous-chef. Le President Roosevelt a fait droit a nos
justes reveiidications.
Vous 6tes, mon General, en votre quality de com-
mandant en chef de la Garde d'Haiti, le garden de no-
tre Pacte fundamental du 15 juillet 1932. pour le main-
tien de I'ordre constitutionnel, de la socurit( des famil-
ies et de la vraie paix. Le fardeau n'est pas trap lourd
pour vos epaules de gentleman et d'haltien cent pour
cent. De la Garde depend I'nvenir d'Haiti, car souvent
le people qui travaille aura besoin de protection contre
les eternels et tenebreux fauteurs de troubles, -les me-
ines toujours,- qui ne sont t leur raise que dans le de-
sordre habilement provoque.
Patriotique et fratcrnelle accolade,
J. JOLIBOIS fils.


AU COLONEL JULES ANDRE, G. d'H.
Quarter general de la Garde

Port-au-Prince, ( Haiti)
J. JOLIBOIs fils, Joyeux de voir se realiser enfin son
rAve, 1'ideal pour lequel il a tant lutte, tant combattu,
tant souffert, envoie ses patriotiques et sinceres felici-
tations, en cet heureux jour, au Colonel Jules Andre,
G. d'H., Sous-chef de la garde, a I'occassion de la cere-
monie de prise de commandement et de la total natio-
nalisation du dit corps, a la veille de la complete de-
soccupation militaire.









- 12 -


Vous devez 6tre bien content de la remise aux chef-
haTtiens tr6s capable de notre seule force arm6e de
police prevue par P'aiticie 121 de In Constitution, do
15 luillet 1932 ?
Se rappelle avoir 6te duran quelques bvves mi-
nutes en la compagnie du colonel Jules Andre, au
quarter general des Cayes, en Septembre de 'ainnee
dernitre, avait emportte un tris bon souvenir de cette
prise accidentelle de contact.
Fait des voeux ferveits pour !e maintien de l'ordre
constitutionnel, de la s6curit6 des families et de la
vraie paix dans le people, par Il Garde d'Haiti, telle
qu'elle est.
Avec sa patriotique et fraternelle accolade.
Port-au-Prince, ler aoot 1934

( Mdme teneur au Colonel Kdbreau Devesin, avec
de simples variantes).


HEADQUARTERS GARDE D'HAITI

POiT-AC-PI'LNCE. HAITI

Le 3 m Ct 1934.


Mon clier concitoyen,
J'ai lu avec plaisir votre lettre du ler aoOt courant,
par laquelle vous m'adressez vos hommages et me
felicitez de ma itouvelte investiture.
SJe me rejouis de cette circonstance qui me done
I'occasion d'apprecier t'estime dans laquelle vous tenez
les forces nationals quantl h I'accomnplpi.ksement de ses
devoirs, et de coistater, en meme temps vote ardent
desir de voir a le people qui tralvaile prIoteg4i c, ntre
les 6ternels et tenebreux fauteurs de troubles. les me-
mes toujours, qui ne sont i( leur aise que dans le d,-
sordre habilement provoque. )









- 13 -


Vous pouvez itre sIr que la Garde d'Halti ne man-
quera pas a sa mission.
Agrdez, mon cher concitoyen, mes salutations dis-
tinguees.
D. P. CALIXTE,
Colonel G. d'H,
Commandant de la Garde d'Haati

M. J. Jolibois flls,
E. V.



HEADQUARTERS, GARDE D'HAITI.

PORT-AU-PRINCE, HAITI

Le 3 aoot 1934.

Mon cher concitoyen,
J'ai recu votre note de felicitations du ler ao)t cou-
rant, et je m'empresse de vous remercier des voeux
que vous y formez pour le maintien de l'ordre et de
la paix, et la security des families par la Gaide d'Halti.
Ce voeu etant I'idtal que poursuivent tout & la fois
le Gouvernement constitutionnel du pays et la Garde,
gardienne de l'ordre public, il me plait de le retrou-
ver sous votre plume a ce tournant delicat de la vie
national, et je vous ftlicite, A mon tour, de sonner
le garde a vous de la reconciliation general.

Je vous salue en la patrie,

P. Jules ANDRI,
Colonel, G. d'H.

M. J. Jolibois fils,
En ville.









14 -

COLONEL KEBREAU V.. DEVESIN

Commandant ddpartement militaire dit nord

Vous remercie cordialement de vos felicitations et
des souhaits heureux que vous avez formulas pour
lui, A l'occasion de son installation come Comman-
dant du Departement du Nord.
Vous prie de croire, en retour, a sa sincere grati-
tude.
Cap-Haltien, 3 ao(t 1934

Monsieur J. Jolibois fils
325, Rue des Cesars
Port-au-Prince



























SOUS PRESS:


A parattre sous peu :


Hommage au grand patriot
Elie Guerin, a l'occasion de l'eva-
cuation du territoire d'Halti.

Prix: 0.50 cts. de gourde

Souvenirs de prison,ler volume.
Ouvrage de plus de 150 pages
pr tace par un prince des lettres.


'. 3.




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