• TABLE OF CONTENTS
HIDE
 Front Cover
 Introduction
 Consciene raciale
 Forme de governement
 Intervention de l'etat
 Le cadastre
 Economie urbaine
 Financement
 Commerce
 Relations exterieures
 Education nationale
 Hygiene et assistance publique
 Bureaucratie - Protection...
 Travaux publics
 Justice - Feminisme
 Conclusions - Nous voulons un peuple...














Group Title: Manifeste de la Reaction democratique
Title: Manifeste de la Reaction démocratique
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00074102/00001
 Material Information
Title: Manifeste de la Reaction démocratique
Physical Description: 23 p. : ;
Language: French
Creator: Reaction démocratique (Haiti)
Publisher: Imp. Haitienne
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1934
 Subjects
Subject: Politics and government -- Haiti -- 1844-1934   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
 Record Information
Bibliographic ID: UF00074102
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 001063277
oclc - 23937430
notis - AFE7221

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover 1
        Front Cover 2
    Introduction
        Page 1
        Page 2
        Page 3
    Consciene raciale
        Page 4
    Forme de governement
        Page 5
    Intervention de l'etat
        Page 6
        Page 7
    Le cadastre
        Page 8
    Economie urbaine
        Page 9
    Financement
        Page 10
        Page 11
    Commerce
        Page 12
    Relations exterieures
        Page 13
    Education nationale
        Page 14
        Page 15
        Page 16
    Hygiene et assistance publique
        Page 17
    Bureaucratie - Protection du travail
        Page 18
    Travaux publics
        Page 19
    Justice - Feminisme
        Page 20
    Conclusions - Nous voulons un peuple au travail
        Page 21
        Page 22
        Page 23
Full Text


MANIFESTE



de la



REACTION DEMOCRATIQUE


IMPRIUMRIE HAITJBNNE
230, Rue F6rou, nO
Port-au-Prince (Haiti)









Man ifeste

de la

REACTION DEMOCRATIQUE



II est des moments dans la vie d'un people, oi de-
vant le d6sarroi moral, 6conomique et .social, devant i
confusion politique, une equipe. nouvelle. doit paraitre
pour tracer, au travers des amoucdllenients d'incohC-
rences, le nouveau sentier qui couduira A plus d'ordre
a plus de justice, a plus de precision.
Depuis plus. d'un demi-sikcle, le pays .subit:les m8mes
pratiques d6suetes d'un .personnel dirigeant, limit&-par
des petites ambitions de clan, et qui a: ravale. la politi-
que A d'inutiles vengeauces et. des parades., grotes-
ques. ,
Ainsi jusqu'a l'heure pr6sente, I'Adubation' consiste
A remplir le crane de l'enfanit de grec, de latin, -; de ma-
thematiques, de litterature, sans .qu'on. ait pens6 a r-
veiller en lui cette solidarity de sentiments et d'atti-:
tudes qui fait la force de tous les groupenents sociaux :
A vingt ans, quand it se present dans la vie, it n'est
4u'in, fantoche. N'ayant-jamais requ.une 'elucatien na- i.
tionale, pris au piege seduisant des., traitions 4atines,
it a toujours tendance a choisir dans sa. gen6alogie le ,
pourpoint du colon blanc et A m6priser.l'apport. afri-
cain, au point qu'il n'est pas rare de voir l'Haitieu,







aursf -2-

1.0me le moins r~ntliocre, essayer de tos les artifices
pour effacer de sa personae les caract6ristiques de sa
race.
L'imbroglio iconomique marque davantage la rou-
tine qui ralentit note evolution. Dans notre pays a
monoculture, l'Etat riche vit presque uniquement de la
terre grev6e de taxes indirectes. Le paysan, d6pourvu
de l'outdlage moderne, vit dans une douloureuse ab-
jection mat6rielle, tandis que les parasites speculant
sur l'Nnergie e l'opprim., font parade d'un luxe scan-
daleux. Le rvgnicole n'est pas prot(g.. Le travail-
leur stranger est a peine control et la naturalisation
permit a tout vonant de pouvoir, du jour au lende-
main, bneificier de la quaht6 d'Haitien et concurrencer
I'indigene dans toutes les branches de l'activit6. La le-
gislation du travail est embryonnaire et une politique
hrutale et inintelligente a tu6 maintes industries nais-
santes.
Les gouvernements du bon plaisir n'out pas su com-
prendre le vrai problime haitien : L'indpendance et
le caractere et tris souvent la competence agonisaient
dans des geoles infected on tombaient devant le peloton
l'execution. L'interventiori Atrangere a connu 6gale-
ment sa banqueroute.
Et maintenant le pays doit vivre sous d'autres lois,
modifier sa stjruture economique, rajeunir le cadre d#
direction use et disloqu6. La conception du pouvoir
pour ses jotissances et ses honnw rs doit -tre impi-:
toyablement ,ombattue.
II ne faut plus qu'un home dirige ce qui est A tous
SELON SES AMITIES OU LES AMITIES DE SES
PARTISANS.-- It ne faut pas que les homes an
pouvoir constituent .ue veritable cellule parasitaire
riche au milieu de la d(ltrPsse gOnerale. II ne 'faut plus
1u'un' homnme preteude guider nos destinkcs Pn' trai-






-3-


nant aprbs soi toutes sortes de compromissions impe-
rieuses.
II ne faut plus que les posters des directions soient
constitu-s au hasard des recommendations, que ceux
qui d6tiennent les leviers de command soient denu&s
de prestige, d'autorit6 et de connaissances r6elles.
II nous faut des IDEES. II faut le COURAGE et la
VOLONTE de SERVIR, no 1,1P preoccupation de s'en-
richir.
Voila pourquoi est nee la REACTION DEMOCRA-
TIQUE.
C'est le Parti de I'ORDRE. Le Parti .qui veut rallier
toutes, les forces parses de la nation en un faisceau
de volonpts agissantes..
II faut d'abord un repouveau de mystique haitienne
ayant sa source dans la lus grande fiert6 racial :
Avoir conscience des possibilitBs de sa race et poursui-
vre le rAve grandiose d'a.un R6pub.i..ue .Noire pouvant
supporter avec succes.la critique de nos d6tracteui's
habituels.
Le Pays demand qu'on orgajse le travail qui est la
seule force constant d'une society civilisee. L'Etat in-
tervenant avec intelligence et fe:tnmit dans l'economie
national doit cr6er le.travail, puis contr6ler et disci-
pliner l'effort du particulier e .vue d'uu, reudement
meilleur et d'une just r6tributldu .de I'Ynergie indivi-
duelle. II faut un PROGRAMME NOUVEAU APPLI-
QUE PAR DES HOMMES NQUVEAUX : Pour cela ai
crise de confiance doit Wtre conjure par inauguration
Sd'une politique jekine. 'Unepolitique honnete et ppropr
oil les functions de I'Etat soient des' postes de ddvoue-
mient et non des sinecures et des sources de fortune.
La Reaction D6mocratique a douc un but, uue mn -
thode, une morale et elle pease que cette tache ne peut
ctre accomplie par un seul home: II faut toute un.







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equipe hounnte, cnergiqne, iatraitable, s'attachant
fanatiquement a ses id6es et les considerant comme la loi
politique supreme qu'elle s'est librement donn6e.
Le Re-,iMveau doit s'apcomplir. Notre Histoire ne
peut pas finir dans la boue. Nous avious rompu avec
I'Esclave qui forgea la nation: Nons allons repartir
sous I'mil des Pcres, avec la volont6 de continue
I'cuvre des Ancetres selon leur grandiose idtal.
Nous aurous certainement A combattre d&s adver-
-aires passionuus qui voient toujours daus toute action
,:onstructive de ce genre la manifestation de l'intreAt
personnel. Nous declarons SUR L'HONNEUR QUE LA
REACTION DEMOCRATIQUE NE. SOUTIENT AU-
CUNE CANDIDATURE CAMOUFLEE.- Elle vous dit
ses idees, et dtveloppera bientOt plus amplement son
programme de relbvem.nt national. Elle vent d&s
maintenant imprimer une direction nouvelle aux cons-
ciences, creer parmi les dycourag s L'ethousiasne et
La foi indispensables a la viutoire.
Qu'importe que nous tombions au course de'la lutte
si d'autres vokontes doiveat prolonger la n8tre.

CONSCIENCE RAGJALE
L'interd6pendance second ique de. nations a crdA
entire elles de lieos d'amiti6 ou de collaboration qui ni
sont basees A vrai dire que su'r 1'goisme et I'interrt
particulier travestis sous 19 vocable trompeur de soli-
ilaritt international. S'il existe cette solidarity entire
les peoples, ii n'ea est pas moins vrai que des prajpgcgs
stupides out voulu que les races soieuit catalogues.
Et c'est en vertu de ce brevet de sup6riorit6 don't la
valeur ne repose sur aucun foadernent moral ni scien-
lifiqlue, que los homes de race blanche exercent sur la
pa;uvre hivua!iit', noirei la plus oilieuse dos oppressions.
Clhajue Halatiion doit combattre (-otte legende de






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I'inf6riorit6 de notre race m6priste. Tout Haitien noir
oujaunedoit avoir la fierte d'appartenir A la Race Negre.
Nous devons envisager notre comportement actuel et
notre devenir national dan-l'essence psychologique et
et biologique de notre genie racial-Developper nos
aptitudes h6r6ditaires et les coordonner dans le sens de
[a direction atavique spontanee doit itre la voloent una-
nime de 'Elite qui dirige. De mnme que combattre les
tares eu raison des mrmes verit6s biologiques doit
(onstituer une obligation tout aussi important.
Nous voulons que 'Haitien se rende compete que
nous pouvons employer d'une facon sup6rieure notre
cerveau et nos bras..
Devons-ious pour cela dttruire tout ce qui ne nous
rappelle pas 'Afrique?' I'serait ridicule de le penseri
Lepeuple nippon a pris deo a civilisation occidentale
les resources de ses bibliothlques, ses doxnees scieh-
tifiques pour en faire d'heureuses applications selon le
rnie du people Japobiais. La Race Noire a soa Histdire,
sa Civilisation, sun genie propre. Elle a sa supiierioiit.
Haiti DOIT MARCHER A LA TETE DE LA CIVILI-
SATION NOIRE.
FORME DE GOUVERNE ENT
La forie da Gouvernement n'est pas la garantie cer-
taine ddeis eilleure quite social mais elle facite une
meilleure application des fdruules qui c6 ditionieh~
cette justice pour le mierux ;tre de la c6llectivit6.
11' est ,vident que la d6mocratie est le gouivrne-
ment de tous quand elle est sainement appliquiie,
mais il est aussi exact que cette d6mocratie pr6sente
des aspects et des pratiques divers qui peuvent la de-
uaturer en la readant licencieuse ou tyrannique.
Nous la voulons PRESTIGIEUSE, JUST, ET PAR-
FAITEMENT EQULIBREE. Nous sommes pour cela






-6-


partisans du regime parlementaire mixte, avec CHAM-
BRE UNIQUE. Le Pr6sident de la Rpubliique qui
garantit la permanence de l'Executif, par consequent
I'ordre, aura un r6le purement REPRESENTATIF.
C'est la soupape de' surete d'an pays eleven dans le
sentiment des priicipes de libeirt et sous la f6rule
d'une autorit6 brutale.
Nous sommes partisans d'une Cham'bre unique bue
directement par le people.
Les membres du Corpis Legislatif peu'vent ttre nom-
m6s Ministres sanSperdre leur sibge. Nous sommes
aussi partisans de la crretion'd'un Ministbre de rECO-
NOMIE NATIONALE qui comprendrait principalement
le portefeuille du Travail, de 1'Agriculture et qui serait
charge du contraoe et' db 1'igencement du Budget
general de la Nation. Nous sommes 6galement parti-
sans de la creation d'un mi istbre de .la Sante.
La Chambre des Comptfs devia Wtre retablie.-
Le Gouvernement de la Nation doit etre essentielle-
ment civil.
INTERVENTION 'DE L'ETAT
La Reaction D6mocratique preconise Paction cons-
tructive'et syst6matique, en vue du d6veloppement
ecbnomique et social du pays par 1'ETAT moins dans
ie but pour 1'Etat de tirer un profit pecuniaire immediat
que dans celui de fair de chaque citoyen haitien un
homme 6duquu c'est-A-dire travaillant r6gulihrement,
connaissant la valeur de "son' travail, sachant lire et
6crire, habitant une miiai'on hygienique, satisfaisant a
ses obligations familiales, payant rimp6t, et votant
sciemment. Un homme connaissant ses droits et ses
devoirs.
Ce qu'il faut considerer pour la rialisation de cette
belle euvre, c'est le choix des moyens et d'une tac-






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tique qui doit se faire sons le signe d'un kclectisme
logique.
Choisir une 6conomie toute faite, economie lib6rale
on dirig&e, pour en faire une strict application locale
serait une profonde erreur. Il nous faut une economie
scientifique, qui tienne compete des formations natu-
relles et des milieux, et don't le but final est moins le
rendement que l'quilibre. Elle doit obeir A des pr6-
ocupations d'ordre suporieur c'est-A-dire a une morale
et A une politique. Jne politique 6conomique ou
1'.nergie individuelle est la principal force productrice
de la richesse personnelle.
Le problem de rendement est simple en sa concep-
tion theorique et facilement realisable avec de la vQlon-
t6, de la clarte d'espritetuneconnaissance approfondie
des questions du travail, toat cela etant second par le
sentiment de discipline, d'ordre, de responsabilit6, de
hisrarchie.
Le problkme de r'quilibre entire producteur et con-
sommateur, entire rural et citadin, entire la Nation et
les Puissances 6trangeres est plus complex quant A la
r6alisation et la coordination des diff6rentes forces 6co-
nomiques.
Le travail syst6matique de dev4loppement rural qui
depend des routes de p6netration et de la s6euritM des,
habitations, s'organiserait come suit: .
Le tl 6or public engagerait sur de vastes. habitations
les capitaux necessaires pour des plantations de pro-
duits exportables et a MARCHE TROUVPI. II Utablirait
sur la mIme plantation, et ce pour toute la region,
l'outillage nkc6ssaire A l'emballage d'exportation. II
construirait a cWtt un hameau comprenant l'6cole, la
boutique, le dispensaire, 1'Aglise, et le cinema. Ces
entreprises se feraient sur titre d'Etat et obligation
serait faite aux dirigeants des diffirentes activities de






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la region, d'engager un pourcentage de leurs salaires a
l'achat de titres. Cet apport entrerait dans le capital
social et tout dirigeant se trouverait 6tre l'associ6 de
l'Etat, ayant ainsi les mEmes interets que ce dernier.
Le titre ne serait pas une action de l'explqitation mais
un titre d'Etat garanti par 1'Etat et rapportant un inte-
rdt fixe. II serait n6gociable et payable au pair par
tirage au sort, annuellement.
Les dirigeants etant intkress&s, il n'est pas moins
important d'attacher le travailleur agricole salari6 a
la terre. On 6viterait la migration de ce travailleur,
naturellement nomade en lui donnant des lopios de
terres, des tWtes de betail, en lui accordant une parti-
cipation aux b6nefices se basant sur l'anciennet6 et la
valeur.
Dans les regions ou une situation de fait, soit de'
formation de terrain, soit d'impossibilit6 mat6rielle on
technique quelconque, empacherait la grande exploi-
tation, l'Etat y supplerait par la petite propriW6t
de quatre a dix carreaux hvec plus de responsa-
bilti6 de la part des exploitants mais avec le m6me
assujetissement au control de 1'Etat.
Les petits propri6taires, voisins des centres d'6tat
seraient aides et prot6ges par 1'Etat car dans un pays'
a resources si pr6caires, il serait criminal d'an6antir
1'initiative priv6e. C'est 1'Etat qui assurerait Ia defense
des champs centre les epid6mies, dorinerait des
semences, louerait a prix r6duits de machines aritoires
avec paiement a la r6colte. Dans les regions on une
culture de products d'exportation ne serait pas possible,
1'Etat 6tablirait des fermes 6coles ou d'exp6rimeitation.

LE CADASTRE
'Edifier le cadastre avec les methods scientifiques
appliques dans les grands pays necessiterait des d-






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penses bien trop levers pour le bienfice imm6diat
qu'on en tirerait. Le mieux serait d'etablir nne insti-
tution pareille a celle connue sons Ie nom de SYSTEME
TORRENS qui est A la base du cadastre australien et
qui a 6tC imagine par le colonel anglais Torrens en
1858. On cree un Tribunal terrien qui tient un registry
oficiel, lequel est pour la propriete fonciere l'analogue
des registries d'Etat civil pour les personnel. Sur ce
registre chaque immeuble oil chaque parcelle a une
page. On indique tri.s pr6'cisment son plan qui fait
loi en cas de contestation sur les limits. Puis on
mentionne tons les droits qui existent sur le fond,
droit de propriiet, servitude hypotke.ue. Un certain
delai est accord pour que les interresses fassent va-
loir leurs droits. En cas de contestation on pretentions
respectives des parties, on inscrira sur le registry
ce qui a 6t6 d6cid6. Une fois cette periode terminee,
les droits inscrits sont fix6s ne varietur. Toute con-
vention intervene ultirieurement A l'inscription et
donnant droit sur la terre, pour Rtre opposable aux
tiers doit etre inscrite sur le registry. It r6sulte des
dispositions pr6cedentes qu'il suffit d'aller A la page
relative a tel bien pour connaitre imm6diatement et
incontestablement tous les droits qui l'atlectent, la
consistance mat6rielle et la situation juridique du fond.

ECONOMIC URBAINE

II est indispensable que l'Etat intervienne daus l'Eco-
nomie urhaine come dans 1'Nconomie rural, car il
faut employer les proletaires oisifs qui encombrent les
villes.
Nous pensions que toutes les industries trop avides
de capitaux pour etre abordies chez nous pour I'initi;-
tive priv6e, et qui sont ntcessaires pour une polilliiue
de defense national doivent etre r6alisees par i'Etat.








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Ainsi daus de nombreux pays consommateurs et non
producteurs de bl1, on ue command pas la marine mais
le blW, car 1'Etat a advantage A faire moudre ce bl6 chez
lui, ce qui rI66 des centres de travail et dispense d'ali-
menter la main d'teuvre 6trangere des minoteries
ext6rieures. Afin d'eviter la rationalisation et la machi-
nerie excessive;, enemies de la main d' p)urrions avoir au lieu d'un immense moulin central.
plusieurs petits moulins repartis dans les Depar-
tements.
Producteur de coton, I'Etat loit pouvoir fabriquer
tous les tissues de cotton don't a besoin la Ripublique.
Le monopole des allumettes en France rapporte ;
l'Etat 300 olo de bhnefices. La RApublique d'Haiti doit
fabriquer galement ses-allumettes.
En un mot, I'Etat doit cr, er partout oi I'initiative
priv6e n'existe pas. Notre industries manutacturiere ne
devrait.pas viser a l'exportation, car il serait insens4
d'aller jouer t qui perd gage sur les grands marches
internationaux ou le dumping est roi. Toutefois il
in'est pas dit que nous n'oxporterons pas si nous trou-
vons un d6bouch6 dans leI Antilles par example.
Nous preconisons une' large tendance A l'autarchie
economique, c'est-A-dire A la satisfaction la plus com-
pi~te possible de noz besoins. Se suffire doit etre un
ideal constamment poursuivi, en faisant la part des
n icessites internationals.

FINAN('EMENT

Le financement i'on Etat faible et panvre demeur"
uun des plus d4licats problimes des temps modernes.
Etaut panvre, nous ne devons pas envise:ger Ie fiuan-
rement sur soi. Etant faible, nons devons craildre le
ti:lancement par les puissances iimp6rialistes.'Est-ce A
lire lque nous ne devous pas emprunter ; I'exterieur?'





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Autant vaudrait abandonner toute idWe hardie de
r6alisation urgente. Le capital exotique e-t pour nous
uue nkcessit6 ineluctable, mais il no doit entrer dans
le pays que sous la forme d'emprunt A 1'Etat. L'Etai
suivant ses hesoins fera au fur et A ensure de petits em-
prunts dans des pays et des banques difftrents et cha-
que empruut sera couvert par une sbrie de titres avant
sa loi propre. Tout emprunt fait A l'etranger doit corn
porter dans son contract 1'emploi des fdnds. II serait
inutile et insense de charger notre budget de fortes
allocations pour les inter6ts si les capitaux empruntes
devaient servir A des fins somptuaires.
Si ces capitaux ne peuvent pas par leurs rendements
on b6nefices payer leurs amortissements, quelle serait
la valeur de la transaction: Une hypotheque sur l'ave-
nir comme tous les emprunts du pass(.
Tout emprunt diot etre employ au redressement de
notre 6conomie, A l'Ytablissement des centres ruraux
don't nous avons. parl et la creation de I'industrie
urbaine comme nous l'avons expose.
Pour seconder I'emprunt exterieur et se proteger le
le plus possible centre ses forces etrangBres, uous en-
gagerions tout fonctionnairede 1'Etat ou salari6 A un
titre quelconque a abandonner dans une institution
d'epargne creee par l'Etat un pourcentage de ses ap-
pointements ou salaires dans le but d'acheter en bourse
les titres haitiens. L'Etat 6tahlirait un system d'impOts
sur le revenue, proportionnel et progressif, et favori-
serait considerablement tout porteur de titres d'Etat.
Il est evident que toute s6rie d'emprunt, bieu qu'al-
fect6e A des fins dkterminees d'avance dans le contract
emme d'emprunt, sera garantie par le credit g6noral
de 1'Etat. Un pourcentage sera calcule cll fouction du
montant des emprunts en course et fixe annuellement
au budget de la nation, pour inteirts et amortisc-







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ments. Il ne strait pas interdit un systime de taxes
.dlegugces s'il y a lieu. aU adjuvant appreciable du
fiaancemi.nt sur soi serait une bonne .politique de cir-
calation ihonetaire et un aitre~.yst6me de garantie de
la monnaie national. Notre montraie n'est pas saine
ea soi, il fant la reforner. EIle ne peut-etre basee que
sur I'or matal pour qu'elle pui-se realiser son role pre-
mier de valear d'echange international en jouant har-
monieusemnt et souplement'dans le mecahiisme mon-
dial au gold exchange standard.
Avec des combinaisons mont'taires fortement ga-
ranties par I'encaisse or d(tcoulant de l'emprunt de
1910 et par le crl'dit ge~mral de 1'Etat, nous pouvons
trouver un tlargissement et une acceleration de la
circulation.
La deriiere source de. fiuahcement est I'Nconomie
qui proviendait de la .uppressisn de toutes les sini(-
cures qui encombrctt I'admininistration hlaitieune et la
reduction proportionuelle des salaires (leves d'une
grande catigorie de fonctionnaires.
L'ordre, I'hounetet et 1'conomie sont les facteurs
de confiance.

CO 31IMERCE.

Poar qu'aafe sol'-t;i soit staib'e et b-ltie sir le plus
d'equite possible, il faut que soun pourcentage d'inter-
mnediaircs>, c'est-t-dire de ceux qui vivent de 1'effort
productif des autre- on ile leurs besoins de consom-
mation, soit 'reduit :; la limited extromntie sa ntcessite.
Les rapport de la P1 OD)UCTION EFT E LA. CONSO1M-
MATION doiveut Otre plans directs atin do rI'duire le
pourcentage d'abandou fait par ces deux facteurs. Le
commerce est uu rouage de transport entree le produc-
tour et le.consommateur, il ne cree rien: ii d'place,
il sp&cile. il jone, il rogue sur l'un et Fautre.






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Ce serait restreindre le bien-6tre economique que
d'embouteiller la circulation des richesses en suppri-
mant le commerce. La mission de 1'Etat est de le con-
trtiefr et de le rAglementer afin de r6duire ses bnlffioes
au miniimum. L'imp6t proportionnel qui le -grve doit
Atre plus 6levt que celui des autres sources de riches-
ses ou d'activites alimentant le Fisc.
RELATIONS EXTERIEURES
II existed aujourd'hui de telles relations d'interdepen-
dance entire les Etats que vouloir preconiser une poli-
tique national herm6tique serait une dangereuse uto-
pie. Il convient de s'organiser ea vue de vivre sur sol
le plus largemeait possible en 'tenant compete des con-
tingences internationales. Nos relations avec l'Pet-
rieur doivent 6tre bastes sitrtout sur une saine politi-
que commercial et coihomiique et nos representants au
dehors doivent Wtre d'abbrd des agents d'affaires con-
naissant A foad leur metier. Leur besogne essentielle
est de trouVer des debouch6s et des fournisseurs a bon
march. Le DLpartement des Relatiofis Exterieures doit
dtire organism comme un veritable bureau d'affaires et
devra publier chaque mois la correspondence et les
documents commerciaux qu'il aura recus dans le cou-
rant du mois.
Au point de vue politique nous sommes les adver-
saires declares de toute intervention et les leaders de
la plus grande souverainete des Etats et de leur reelle
tiglit6 dan- la collaboration des peuples du monde.
II est necessaire que nous affirmions notre politique
surtout envers deux pays : Les Etats-Unis de l'Ameri-
que du Nord et la RIpdblique Dominicaine. La politi-
Pue imperialiste des Etats-Unis sera pour nous un dan-
ger permanent et quand aura cess6 toute intervention
militaire ou financibre de la part de cette puissance, it





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subsistera toujours le besoin insatiable d'expansic
economique et commercial et notre position de voisl
pauvre nous d6signera A l'attention. Notre politiqu
d'amiti6 doit remplacer celle qui a domino au debut 4
ce siecle et cette politique se manifestera par une meil Ec
leure comprehension respective des interets des deu3 loi
Etats surtout an point de vue commercial. Notre a n:
liance avec l'Am6rique Latine doit etre un fait concre .a
et notre presence permanent A l'Union Pan Ameri se
caine constituera une garantie A notre independence. te
La question des frontieres doit Wtre 6tudi6e d'une fa Ii
con approfondie afin qu'une solution serieuse et d- p
finitive soit donnue. n
Au point de vue social et politique nous voulons n
intensifier nos relations avec toutes les soci6t6s noires -
du monde. i
EDUCATION NATIONAL
La Reaction D6mocratique place les questions d'ins-
truction et d'Education au premier rang de ses preoc-
cupations.
L'Instruction du people est l'un de nos int6rets les
plus chers, puisqu'elle est is au Salut public. Le
premier des devoirs qui.s'imposent A notre bourgeoisie
instruite, c'est l'6ducation"intellectuelle et morale de la
grande masse populaire ignorante et pauvre. II im-
porte que les citoyens s'6blvent autant que les institu-
tions II ne suffit pas de reformer celles-ci pour trans-
former les hommes : il n'y a qu'une seiile maniere de
modifier un 6tat social, c'est de reliever le niveau men-
tal et moral de ceux qui en forment les 1eements.
Vouloir d6velopper notre conscience racial, c'est
vouloir cr6er un ideal national conforme A notre men-
talit6 et A nos instincts, c'est travailler A vaincre ce
complex d'inf6riorit6 qui est la plus honteuse abdica-
tion de certaines Ames nbgres.







-15-


i C'est par 1'Ecole que nous devons r6agir.
Nous d6sirons avec fermete voir se multiplier les
Ecoles, les voir propres, Ispacieuses' conformes, aux
lois 6lementaires de l'Hygiene, et leur assurer des
:naitres instruits, d6vou6s, p6n6tr6s de l'importance de
Sa mission qui leur est confine. Notre ambition n'est pas
seulement de diminuer le nombre des ill6tr6s et d'ob-
tenir des statistiques honorables, nous voulons agir sur
l'individu, d6velopper sa puissance de penser, de com-
prendre et de vouloir, preparer des hommes libres pour
un Pays libre. Notre but est d'6duquer la masse urbai-
ne et rurale par une action tenace, 6nergique et ration-
nelle. Nous voulons remplir envers la masse tous les
devoirs de patriots conscients de leur responsabilit6.
Toute r6forme de l'Enseignement Public a pour pre-
miere condition d'etre r6aliste. Sans une education
adapt6e an milieu, nous ne pouvons assurer aux cito-
yens Haitiens la pleine jouissance de leurs droits indi-
viduels de Libert6, de sirete et de propri6t6.
Les m6thodes p6dagogiques en usage dans nos
ecoles, A tous les degr6s de 1'Enseignement, sont ma-
nifestement en retard sur l'orientation nettement posi-
tive qu'ont prise, dans l'ensemble, des proc6d6s actuels
d'investigation et d'action. Elles persistent a faire trop
exclusivement appel i la m6moire, au detriment de
I'intuition et surtout de 1'exp6rience. II faut arriver A
developper l'initiative chez les jeunes.
L'obligation de l'assuidite scolaire doit 6tre effica-
cement imposee. La gratuity de l'EnseignemAnt A tous
les degres doit etre maintenue. Des bourses doivent
itre prevues et contr6lees par un Office National des
Bourses, largement dote par l'Etat qui devra faciliter
l'accession des 616ves les plus capable de l'Enseigne-
ment primaire a I'Enseignement secondaire et A l'En-
.seignement superieur, professionnel et technique. De






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meme que les 1Ueves inaptes de l'Enseignement secon-
daire seraient dirig-6s vers les arts et metiers.
II est daugereux pour 1'6quilibre democratique de
developer une education de classes. (Aucune class
social n'a le privilege de la vertu, ni d'ailleurs de la
pourriture... Helas! les barriers sociales n'out rien a
voir avec la corruption de la nature. En d&pit des in&-
galites de caste qui frappent A la surface; une nappe
souterraine d'go6isme et de ferocit; alimente impar-
tialement toute la race des hommes. )
II faut pr6voir l'enseignement le plus prodigue des
langues vivantes, et en particulier de l'Espagnol.
Nous voulons des garanties s6rieuses pour tous les
eleves indigents, qu'ils appartiennent a un 6tablis-
sement de l'Etat ou A une cole priv6e. Nous voulons
la creation d'Ecoles Pratiques, adapt es aux ntcessites
actuelles, destinies A preparer en meme temps aux
professions intellectuelles et aux m6tiers commerciaux,
industries on agraires, oi se ferait l'initiation de
I'616ve aux questions de Droit Usuel et d'Economie
Courante.
Notre programme d'Education Nationale peut se r6-
sumer dans les points suwiants:
I) Assurer I'autonomie de l'Enseignement Public et
une retraite convenable aux Instituteurs.
II) Organiser d6finitivement l'Universitd Haitienne.
III) Rendre A sa dignity, la carrier de I'Enseigne-
ment, reliever le traitement des maiti es et maitresses.
IV) Changer les heures de travail dans les Ecoles
Primaircs.
V) Employer une m6thode d'instruction directed
come celle de Berlitz pour permettre I'intelligence du
Francais aux Haitiens qui apprennent a lire.
VI) Fortifier I'Education morale et civique de lajeu-
nesse en lui enseignant les actions r6alisees par les







grads Haitiens d'hier et d'aujourd'hui. Ces magnifiques
examples denaeront a lajeunesee, la foi en elle-mCmce.
la fiqrt6et :e respect de sa race.
VII) Adapter les lives scolaires au milieu. Les livi'es
emzployds actuellement ne s'inspirent pas assez de nos
traditions historiques, de nos coutumes et de nos aspi-
rations nationals.
,VIII) Relever le niveau des Etudes, et surtout des
Etudes scientifiques.
IX) D6velopper I'esprit de justice et de Solidarite
cheg lesenfants.
X) Creer des bibliotheques publiques, et un musee
national.:
XI) Annexer des course da soir a touites les ecole.i
rurales de la R6publique.
HYGIENE ET ASSISTANCE PUBLIQIE.
Nous voulons traVailler A fire penutrer 1'ide de
Justice dans l'organisation de I'Assistance publique.
Ce n'est pas par l'aumOne que l'on doit rem dier aux
miskres du travailleur. 'est un devoir que nous
devons remplir envers l'ouvrier en mettant A sa dispo-
sition ce qui est n6cessaire pour qu'il puisse vivre dans
l'6tat normal, sans recourir k la mendicite.
Aux ceuvres de pure .assistance nous devons ajoutep
les ceuvres de pr6voyance et de preservation, les
eurres qui font cooperer I'assist6 A son propre releve-
mont materiel et moral.
Notre effort d'action social doit ktre parallle a
notre champagne d'Hygiene publique. Nous devon- in-
tensifier les measures d'assainissemeat et d'Hygiene
qui pous permnttent de rOduire l'importance econo-
mique du Pian, du Paludisme et de la tubercolose. tCe
n'est pas seulement dans les villes mais aussi dans les
masses de nos campagnes que doit se realiser note


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travail. C'est verse le paysan que doivent se retourner
ios regards et c'est lui qui doit bandficier de nos pro-
digalitts, come danu les villes seals les necessiteux
autront droit a toute n >tre attention.
Notre programme en ce sens se resume aux points
suivants :
Crder unu riiniistre de la Sautt et riorganiser sur
des bases serieuses le Bureau central d'Hygiene.
I) velopper la culture physique et le sport dans nos
rcoles. Intensifier notre campaign d'hyginae dans les
'coles. lutensifier les travaux d'hygiee publique et
de protection des populations tirlidines et rurales.
(rder de nouveaux dispensaires dans les centres ru-
raux. Crer uine Itproserie et des sanatoria pour les
Siiberculeux. Organizer un asile d'alieriis et une maison
do refuge et d'assistance pour les infirmes et les
viellards.
BUREAU UCRA TIE.
lue guerre sans nei ci doit etre livr6e ;' la sinecure
et routes les etcooomies ainsi r.alissees serviront ;
cw.er ou a produire.
Le pourcentage ordinaire de parasitinse dans les
ditffrents pays varie de .25 a 50o selon le'degre de
developpement soc:ial-de ces pays et les tendances de
leurs dirigeants. II n'y a pas de statistique chez pous
Iais ii est probalilomeut tris 1leve et note effort pour
lI rkluire doit ktre l'uu des grands objectifs du Pou-
voir. !a riclhsse doit 6tre en foaction directed de
l'energie individtille.
L'Etablissement de la carrire administrative est uu
moyeu tres effl.ace pour combattre ce parasitisme et
rendre plus efficient le travail des employes de 1'Etat.
PROTECTION II TRAVAIL.
II est suprienement.injuste d'abandonner l'ouvrier







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haitien a la loi de l'offre et de la demand pour la fixa-
lion de son salaire. II est inutile de ,parler des facteurs
moraux et politiques que pourraient exploiter les syn-
dicats pour un relbvemeln du traitement Notre sala-
riat n'est pas encore A ce degree de force pour se
d6fendre. C'est done 1'Et at qui doit intervenir la aussi
pour proteger les classes laborieuses centre les lois
d'airain du travail, soit que ce travail vienne de par-
ticulier, soit qu'il -ienne de 1'Etat. L'ouvrier ne pent
pas travailler dans les conditions criminelles dans
lesquelles it est oblige de le faire chez nous. I1 doit
pouvoir selon son anciennet6 et son mirite devenir lu
actionnaire de I'entreprise qui 1'emploie. La journey
de travail doit, .tre limited, les vacauces aunuelles
payees.
Un salaire minimum doit' 8tre fixed par la loi et d4,s
dommages int6erts pays a Fouvrier en cas de renvoi
fait en dehors des conditions ,leales. IL est evident
aussi que tout ouvrier doit etre indemnise pour cause
de lesion. L'Etat favorisera l'organisation des syndr-
cats ouvriers autonomes et cr6era les assurances so-
ciales. ..'
LE TRAVAIL EST L'UN DES PRINCIPAL OB.IEC-
TIFS DE LA REACTION DEMOCRATIQUE C'EST
LE DROIT DU CIIOYEN D'EN RECLANMEI 1)E
L'ETAT ET LE DEVOIR DE L'ETAT I)EN;PROCURIE
AU CITOYEN.

TRAVAUX PUBLICS.

Le plus grand employer du pays est le service d< s
travaux publics.
L'Etat doit y donner l'exemple de.la; protection du
travail ouvrier et d'une plus just rfpartition des sa-
laires. L'6tat doit mettre les travaux au coucours et







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It personnel permanent de la direction gnerale, qui
sera irduit, controlera les devise, les plans et l'ex6cu-
tion des travaux. Tout entrepreneur s'engagera par
c.,ntrat.

JU ST1ICE.-

II est impo-sible que 1'Etat sous u'importe quel re-
gime offre de la Aecurite a ses ressortissants et A .ceux
Iliii vivent sur son territoire sans unejustice propre et
rapide. II s'agit pour y arriver, vu les tendances d'ab-
sortion du pouvoi; central d'atablir l'inamovibilit6 com-
plite de: juge;.
Le mode de recrutemetnt et de nomination des juges
ioit otre modifia dans un sens qui garantisse l'entiere
independence du Pou voir hidiciatre.
Armer par une loi le pr'venu et le plaideur en face du
juge, limiter la prison preventive, prevoir des sanc-
tions s.'veres et effectives contre les abus des juges,
a;nant de choses A fixer.
Les Parquets et le 1iribunaux de Paix releveront de
I'ExIcutif comm e de os jours.

FEMINISME.-

Notre parti est decid, a souteuir les revendications
ministerss. D1)im les campagnes instructions sera don-
uiie taut au sexe masculine qu'au sexe fiminin. L'nne
d('s plus grades errears de l'Easeignement rural a Wth
l'oirgailser la diffiuiou de I'instruction surtout parmi
los gar;ons et d( laisser le plus souveut le sexe feminin
fans l'iguorauce. Ut certain malaise devait fatale-
imerit en decouler.
I) Ins les vill,-, si Ie dIccalage est moindre, itest in-
il.,'ir de s'instraire. L." Parti priconise la creation de






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Lycees de Jeunes Filles dans les principles villes de
la MRpublique.
L'Etat dorinera l'instruction secondaire a la femme
poj la rendre apte a comprendre certaines questions
vjifes eta exereer consciemment certain droits poli-
tiques.

CONCLUSIONS.-
Cet expose sommaire des idWes gen6rales de la RE-
4CTION DEMOCRATIQUE CONSTITUTE UN RESU-
ME ASSEZ COMPLET des lois directrices du goiver-
n~pent et de la politique que nous revons d'etablir.
('pst avec ce programme de PREVOYANCE, D'OR-
IJ E, DE DISCIPLINE DE PRECISION ET D'HONNE-
'iTE que nous comptons. everr la nation. Notre but
Sde pouvoir assurer a tous un travail.honnete et re-
'manurateur qui fasse disparaitrele drame quotidien de
I1 5isre,r source de la depravation des ames. 11 faut
que le citoyen ait la pl1nitude de son independence et
que.sa fiert6 soit garantie par une situation m'it6rille
stable. Il faut que les energies iudividueflds se se nant
protegbes par un Etat honaete se soudent autour d'une
large politique social et humanitaire teiidant ai: iree-
vement de nos freres des campagnes.

NOUS VOULONS UN PEOPLE AU TRAVAIL
Pour cela nous devons d6montrer comment 'Etat
doit agir avec 6nergie et audace, erber les cadres -ma-
teriels:ae civilisation, organizer d'une facon patriotique
une-M mcation agricole,. industrielle, scientifique et mo-
rale par 'eole, supleer la carence de initiative pri
'tve et:h fproteger la vi-elIe existe.
SL'Atat pour-le bonheur do lous; I'Etat equitable, ar-
hitre et:opganisateur. Le people haitien retrouvant sa






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boussole perdue, au course de luttes intestines,
st6riles et vames reprenant sa place dans le cadre de la
race et des enseignements de l'Histoire. Le citoyen tra-
vaillant de ses mains et de son esprit pregnant conscien-
ce de sa valeur et de son role dans les destinies de la
nation. La politique de personnel rendue impossible par
l'imp6rieux appel d'idees.
Voila ce que nous voulons. Et qui.sera.
II fallait un front commun a la nation. Nous croyons
avoir trouv6 A la REACTION DEMOCRATIQUE le
drapeau qui r6unira toutes les forces nationals, les for-
mules autour desquelles tous les efforts doivent Atre
conjug6s, le but vers lequel on doit marcher ensem-
ble.
La faillite de notre Pays est due a des idees frelatees,
A tout un syst6me politique avili par les passions et les
personnel. Ilfaut un autodafe de toutes ces vieilleries.
Nous refusons cet heritage d'6goisme dogmatique et
pontifiant qui se lMgue depuis si longtemps de gen6ra-
tion en g6enration. Loin de nous attacher aux hochets
d'une situation mat6rielle, soucieux des lendemains
difficiles, nous voulons travailler pour que ceux qui
viennent aprbs nous, ignorent nos inqui6tudes, notre
desarroi actuels.
Nous nous insurgeons centre l'inhumanit6 de
notre soci6te.
Nous avons faim de grandeur, de vaillance et de
valeur. "
Nous voulons une politique PROPRE.
I:i meme sans ambage, nous nous insurgeons con-
tre le procede qui consiste A construire la cite future
danu s nuages et les abstractions sans tenir compte
des i-. ingences et des rbalites. Nous voulons une
Haiti -,to, une race noire forte et respectee, respected
parcel que forte. Lorsque nous et notre race serons






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assez bien 6quip6s pour nous imposer au monde, nous
le ferons alors par notre intelligence et notre cohesion.
Apprenons d'abord A notre people A aimer sa race, a
appr6eier le travail, A 6tre fort.


IRALLIEZ-VOiS A LA REACTION DEMOORATIQUE

LE PA RTI NATIONAL QUI SAIT CE QU'IL VEUT

IE PARTI QUI VAINCRA.


Comite ddliqgu pour la signature. :


Dr Marcel HEARD, .ean F. BRIERRE, Lys DARTI-
(;UENAVE, l)r Georges E. RIGAUD, Max L. HUDI-
()OUTRT, Salnave ZAMOR, D6pute.




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