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Group Title: Contribution áa l'etude de l'anthropologie de Mozambique : quelques tribus du district de Tete : resume
Title: Contribution áa l'âetude de l'anthropologie de Mozambique
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 Material Information
Title: Contribution áa l'âetude de l'anthropologie de Mozambique quelques tribus du district de Tete : râesumâe
Alternate Title: Contribution to the study of anthropology of Mozambique
Physical Description: 44 p. : ; 29 cm.
Language: French
Creator: Santos Jâunior, J. R. dos ( Joaquim Rodrigues )
Santos Jâunior, J. R. dos ( Joaquim Rodrigues )
Publisher: Repâublica Portuguesa, Ministâerio das Colâonias, Junta das Missäoes Geogrâaficas e de Investigaðcäoes Coloniais
Place of Publication: Lisboa
Publication Date: 1945
 Subjects
Subject: Ethnology -- Mozambique -- Tete Province   ( lcsh )
Ethnologie -- Mozambique -- Tete (District)   ( rvm )
Membranes (Biologie)   ( rvm )
Enzymes   ( rvm )
Transport biologique   ( rvm )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
 Notes
Statement of Responsibility: par J.R. dos Santos Jâunior = Contribution to the study of anthropology of Mozambique : some tribes of the Tete District : summary / by J.R. dos Santos Jâunior.
General Note: Title from cover.
General Note: Summarized translations of: Contribuèiðcäao para o estudo da antropologia de Moðcambique.
General Note: Summary in each language has its own t.p.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00072082
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: African Studies Collections in the Department of Special Collections and Area Studies, George A. Smathers Libraries, University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 03335677
lccn - 50040006

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REPOBLICA PORTUGUESA
MINIS T R I DAS COLONIAS
Junta des Miss6es Geogr6iices e de Invesligag8es Coloniais






CONTRIBUTION A L'ETUDE DE
L'ANTHROPOLOGIE DE MOZAMBIQUE

QUELQUES TRIBUS DU DISTRICT DE TETE

PAR
J. R. DOS SANTOS JllNIOR




*


CONTRIBUTION TO THE STUDY


OF


ANTHROPOLOGY OF MOZAMBIQUE

SOME TRIBES OF THE TETE DISTRICT

BY
J. R. DOS SANTOS JUNIOR


Tipografia Mendon M CM XLV


572.9679
S237c
c.2
i










J. R. DOS SANTOS JUNIOR
Docteur 6s Sciences, Prof. Ext. de la Facultd des Sciences de I'Unlv. de Porto,
chef de la Mission Anihropologlque de Mozambique.


CONTRIBUTION


A L'ETUDE DE


L'ANTHROPOLOGIE DE MOZAMBIQUE


QUELQUES TRIBUS DU DISTRICT DE TETE








RESUM E












1945
Tipografia Mendonga, L.da
Ruo do Picaria, 30 Porlo





















La Mission Anthropologique de Mozambique, institute par le Minist6re
des Colonies d'apres un project soumis par le Bureau des Missions G6o-
graphiques et Recherches Coloniales (Junta das Missoes Geograficas e de
Investiga9ges Coloniais), et organis6e par 1'Institut d'Anthropologie de la
Faculty de Sciences de 1'Universitd de Porto, a ddja accompli deux tourndes
de travaux, l'une en 1936 et l'autre en 1937, et va en entreprendre une
troisieme dans l'annde courante de 1945.
Aux figures i, 2 et 3 des Planches I et II (p. 2), les itindraires deja
parcourus se trouvent indiqu6s.
Dernierement, et outre un certain nombre de Missions d'interet medical
et sanitaire, les Missions suivantes furent en plus institutes:

Mission Hydrographique de Mozambique (1930) toujours en activity;
Mission Geographique de Mozambique (1932)- en activity;
Mission Anthropologique d'Angola (1934);
Mission Hydrographique d'Angola (1936) en activity;
Mission Botanique d'Angola (1936);
Mission pour la Carte Magn6tique d'Angola (1936-37 et 1937-38);
Mission Gdographique de Timor (1938) en activity;
Mission Gdographique d'Angola (1941)- en activity;
Comitd Mdtropolitain pour l'Etude de la Geologie de Timor (1940) en
activity;
Mission Botanique de Mozambique (1945) en activity.

Basds sur les matdriaux recueillis au course des deux campagnes de la
Mission Anthropologique de Mozambique, plusieurs mdmoires furent publiCs,
don't on peut voir 1'dnummration dans la Bibliographie, p. 395.
Les travaux de la Mission se partagerent en trois sections, savoir:
anthropologie physique, ou somatique; ethnographie; archdologie ou pre-











histoire. Pour les etudes comprises dans la premiere de ces sections,
376 indigenes, soit 289 dc et 87 9, furent measures, appartenant aux tribus
suivantes du district de Tete: Nhfingtfs (120 d' et 46 9); Antumbas (29 cd);
Chicundas (21 cd et 21 9); Sengas (27 d); Sereros (31 cd); Atandes (20 dc et
20 9); Tauaras (31 d); Demas (io cd).
Pour ce qui est des groups sanguins, les resultats de 1'examen de 445
Nhfingilts et 29 Antumbas sont aussi enregistrds.
Sur 1'ethnographie et la prehistoire des memes tribus, quelques 6tudes
ont aussi ete publiees, don't l'enumeration bibliographique se trouve aux
pages 361 et 362.
L'utilisation d'une grande parties des mattriaux recueillis au point
de vue de l'anthropologie physique ou somatique est faite dans le present
volume, Contribution d l'etude de l'anthropologie de Mozambique Quel-
ques tribus du district de Tete.
Au chapitre premier, ayant pour titre La Mission Anthropologique de
Mozambique-- ii. et 2.'"" campagnes--est presented un bref resume his-
torique.
Au chapitre second- Au pays de Zamblzie-notamment dans le district
de Tete-sont donnees les caracteristiques les plus generales de la
region, aux points de vue geographique, demographique, agricole, oro-
graphique, gcologique et climatologique, ainsi que sur la flore et la
faune.
Au troisi6me chapitre,- Notes historiques sur l'ethnologie de Mozam-
bique-sont indiquees les 6tudes existant sur cette question, et dues soit A
des portugais, soit A des strangers, un bref resume6 tant donned A
propos de chaque ouvrage. Dans une second parties de ce chapitre sont
examinees les references faites par les anciens auteurs portugais, et parti-
culierement par ceux du XVI.:"m siecle, A l'empire de Monomotapa, aussi
bien que, d'une facon g6enrale, A toutes les regions de la cote orientale de
1'Afrique, don't cet empire etait, sans doute, le plus vaste et le plus impor-
tant. Les contributions des auteurs portugais sont tellement precises et eten-
dues que, en vue de leur importance, le Gouvernement de la Colonie du Cap
les a fait traduire et rassembler dans les IX volumes des Records de Mac Coal
Theal, ce qui, comme le Professeur Mendes Correa l'a diej souligne,
(V. note bibliographique n.0 69, p. 374), constitute la c reconnaissance formelle
de la valeur des t6moignages portugais ,. Particulierement remarquables par
leur ampleur et leur precision sont les references qui se trouvent dans I'ceuvre











du missionnaire portugais Frei Joao dos Santos, L'Pthiopie Orientale (V. note
bibliographique n." 25, p. 365).
Enfin dans une troisieme section du meme chapitre, l'auteur rdunit
quelques allusions a des tribus indigenes de la colonies de Mozambique
qu'il a glances au course de l'examen minutieux de beaucoup de manuscrits
du XVII.6me et du XVIII.6me siecle conserves A Lisbonne aux Archives
d'Histoire Coloniale (Arquivo Hist6rico Colonial), oin il a travaille pendant
les vacances des anndes de 1939 A 1942.
Au IV.6me chapitre -Ricolte de matiriaux -Critique des mdthodes de
rdcolte -l'auteur fait l'dtude critique de quelques tableaux don't il s'est
servi, et propose la modification du tableau de Weninger (V. fig. 15, p. 88)
par l'addition d'une nouvelle subdivision, ainsi que le replacement du
tableau de Martin pour les levres (V. fig. 19, p. 93) par un nouveau tableau
(V. fig. 2I, p. 94). Pour d'autres tableaux l'auteur se borne A signaler leur
insuffisance, sans toutefois, pour le moment, proposer leur replacement.
En complement de la particularisation des measures qu'il a prises et de
la maniere don't elles furent prises, l'auteur fait quelques remarques sur
la mensuration de la hauteur des points situds au niveau des plans arti-
culaires des divers segments du membre supdrieur, laquelle, dtant faite
en projection, peut donner lieu A des erreurs sensibles.
Au V.me chapitre Les indigenes du District de Tete l'auteur s'est
propose de recueillir toute une s6rie de donndes qui lui permirent de
dresser une carte de la distribution des diffdrentes tribus indigenes dans
l'aire du District de Tete.
Au VI.:me chapitre est faite 1'6tude monographique des Nhfingftes, et
aux chapitres suivantes les Antumbas, les Chicundas, les Sengas, les
Sereros, les Atandes, les Tauaras et les Demas sont aussi monographique-
mente dtudids.
Enfin, en maniere de Conclusions, l'auteur souligne que, ne disposant
pas de donndes linguistiques suflisantes, et n'ayant pas des usages et des
mceurs des diverse tribus une connaissance minutieuse, il a do se borner
A essayer de faire leur groupement prdliminaire selon les ressemblances
trouvdes touchant quelques caracteres mensurables.
L'objectivit6 des figures 202 et 203 se passe de tout commentaire. II faut
seulement remarquer que, pour reprdsenter graphiquement A une dimen-
sion la variation des divers caracteres envisages l'auteur aurait du
se servir d'une ligne droite. II se trouva, cependant, qhe la proximity de











quelques valeurs ne lui permettait pas d'en 6crire les chiffres A c6t6 des
noms des tribus correspondantes, ce qui 1'a portde d6ployer le graphique,
en dloignant les valeurs les unes des autres selon un axe normal. Le gra-
phique resultant est une ligne brisde, ce qui d'ailleurs n'amoindrit aucune-
ment l'objectivitd que l'auteur a voulu mettre en relief.
Devant les graphiques respectifs, on peut soutenir que les caracteres
pris en consideration semblent d6gager, d'un ct6e, le group des Antumbas
et des Atandes, et de l'autre, le group des Tauaras et des Sereros. II fau-
dra cependant des observations plus 6tendues et plus minutieuses pour
confirmer ou infirmer ce premier rapprochement, ou cette concomitance de
caracteres, des quatre groups susnommds de negres de Zambezie, deux par
deux. Cette concomitance a pour base un nombre restreint de caracteres
mensurables et ne tient pas compete des caracteres descriptifs. Parmi ceux-ci
il y en a quelques-uns, comme, par example, la couleur de la peau, la con-
formation g6enrale de la face, la saillance plus ou moins accentuee des pom-
mettes, la conformation du nez et des levres, qui pourront peut-etre fournir
des 61ements encore plus sirs pour 1'dclaircissement des affinit6s ou diffe-
renciations de ces tribus de negres, qui, A present, se montrent tries
metissdes, par suite de la facility avec laquelle, d'ordinaire, se marient
aujourd'hui des individus de tribus diffdrentes.
Bien plus concluante est 1'dtude compare des Nhtingths et des Antum-
bas, parcequ'elle fait intervenir un plus grand nombre de caracteres mensu-
rables, en mtme temps qu'un bon choix de caracteres descriptifs.
Au tableau A se trouvent c6te A cote, les rdsultats moyens relatifs A
ces deux groups d'indigenes pour ce qui est des caracteres descriptifs.
Les chiffres et les lettres qui, pour quelques caracteres, precedent les
valeurs des pourcentages, correspondent, ce qui d'ailleurs est evident
aux chiffres et aux lettres des tables auxquelles 1'auteur a eu recours, et
qui sont indiqudes dans le texte.
Dans le second tableau (B) l'auteur compare les measures somatiques,
et, enfin, au tableau C, les measures de la tete et quelques indices.
En examinant ces tableaux, on constate que, A cote d'un certain
nombre de caracteres semblabes, et de measures et indices si proches qu'ils
peuvent etre envisages comme statistiquement equivalents, il y a d'autres
caracteres, measures ou indices qui pr6sentent des differences sensibles, et
paraissent confdrer une certain individuality a chacun de ces groups de
noirs du District de Tete.














CARACTtRES DESCR!PTIFS N16NGiJftS ANTUMBAS


Degree de nutrition .
Couleur de la pean du corps.
Couleur de la paume .
Peau au toucher. .

Sclerotique . .
Conjonctive oculaire .
Couleur des cheveux .
Forme des cheveux .
Front . .
Front ... ...
Front . .
Forme de la face .
Face .
Pommettes .

Couleur des yeux
Fente palpebrale .
Racine du nez . .
Racine du nez .. ..
Dos du nez . .
Profil du dos da nez .
Extremite du nez .
lpaisseur des ailes da nez
Inclinaison des ailes du nez
Forme des narines .
Levres parties muqueuse
Levres -partie epidermiqoe.
Dents insertion .
Dents dimensions .
Dents mutilations .


Oreilles
Barbe .
Sourcils
Cils. .


Moyen 54,20/o
30-45,0 O% // 32-35,0 Olo
17-29,2 0/0 //18-25,0 Olo
Douce 74,2 /o Seche
100 lo
Jaunatre 86,7 %l
Coloree 100 0%
SX 54,2 /o
H 94,2 /o
Haut 86,7 O/o
Vertical 57,3 0/o
Convexe 62,5 %
1-55,0 Olo
Aplatie 67,5 01/
Assez saillantes 67,5 0/%

2-67,5 0/o
Horizontale 96,7 0.'o
Large 50,8 0lo
Aplatie 42,5 /o
Large 75,0 0/%
8-45,0 O/o
2-78,3 0/o
Etroites 43,4 o/o
En haut 96,7 /0o
4-54,2 0lo
Epaisses 61,7 Ilo
10-43,3 /o%
Verticale 77,5 010
Moyennes 60,20/*
Avec mutilations senle-
ment en haut 44,2 %0
En haut e en bas 27,5 %o,
Ecartees 77,5 /o/
Rare 47,5 O/o
Moyens 54,2 0/o
Abondants 82,5 /.


Moyen 56,6 %
25-41,4 /o //30-31,0 %
18-58,6 Oo //11-13,8 0/
Douce 55,2 % Seche
100 /o
BruAtre 86,2 o'
Coloree 100 0%
X 66,7 %
H 29,6 %
Haut 96,6 o/
Fuyant 51,7 /o
Convexe 55,2 O/o
8.a 48,3 0,o //7-37,97 O/o
Saillante 89,7 0/.
Fortement saillantes
79,39 /.
2-48,3 %o
Horizontale 100 "/
Large 82,8 o/o
Remontante 69,0 %
Large 89,7 0/o
8-27,6 0/o
2-75,9 o/o
Larges 55,2 %/
En haut 96,6 %
3-31,0%
lpaisses 51,7
9-62,1 0/
Verticale 93,10/o
Moyennes 62,1 %
Sans mutilations



Rapprochees 69,0 0/%
Moyenne 44,9 olo
Moyens 51,7 o0.
Abondants 75,9%/


Tableau A Comparaison de caracteres descriptifs













Deja au cours de son 6tude monographique des Antumbas, l'auteur a
fait, VA et la, des observations sur quelques-unes des differences qu'il a

NHON- ANTUM- NHOU"- AN1UM-
GUES BAS GUES BAS

Taille 167,97 164,93 Long.granddoigtmain
droite 109,66 115,29
Hauteur du trone 864,65 839,61
Long. total do mem- Long. total du mem-
bre superieur 784,06 772,11 bre inferieur 923,08 903,17
Lonk. du bras 334,66 321,11 Long. de la cuisse 418,72 392,57
Long. de l'avant-bras 257,82 258,54 j e 3,8 3,
Long. de la jambe 378,87 377,57
Long. du segment pau-
me-poignet 82,00 76,29 Long. du pied 264,78 261,82
Long. de la main gau-
che 199,69 198,62 Larg. bi-acromlale 379,29 374,36
Larg. de la main gau- Larg. bi-trochanteri-
che 85,96 86,96 que 279,57 285,00

Tableau B. Comparaison de measures


NHN- ANTUM- NHION- ANTUM-
GUES BAS GUES BAS

Indice skelique 51,46 50,92 Indice c6phalique 72,30 73,65
Indice crucial 06,5 105,69 Ind. de hauteur-lon-
Indice crucial 106,5 105,69 gueur 67,47 67,50
Indice intermembral 84,98 85,15 Ind. de hauteur-lar-
gueur 93,44 91,70
Poids 57k;94 55k;15 Indice jugo-frontal 79,10 80,12
Indice de constitution 374,51 332,21 Ind. jugo-mandibul-
laire 76,34 75,41
Coeficient de Pignet 25,42 25,18 Ind. facial de Garson 85,69 84,90
Long. de la tete 193,82 195,93 Ind. facial physiono-
mique 138,53 137,90
Larg. de la tete 140,G2 144,24 Ind. nasal 9,60 96,79
Hauteur de la tete 130,78 132,17 Ind. de la saillance du
nez 43,29 44,34
Circonf. horiz. de la n 4:9 42
tete 558,50 563,86 Indice auriculaire 56,25 54,28

Tableau C Comparaison d'autres measures et indices

trouvdes entire ces indigenes de la region d'Angonia et les Nhdngtles des
environs de Tete.
L'dvidence des tableaux prdsentds dispense 1'auteur d'insister gran-
dement sur ce point. Parmi les 33 caracteres descriptifs qui sont compares,












il y en a 12 qui sont difflrents. Au tableau B, parmi les 15 mesures qui
sont mises en parallele, ce n'est que pour 4 d'entre elles, savoir, stature,
hauteur du tronc, longueur total du membre inf6rieur et longueur de la
cuisse, qu'il y a quelque diversity. Au tableau C, ot l'auteur compare 14
indices, le poids, le coefficient de Pignet et quatre measures de la tete, on
constate l'existence de differences touchant ces dernieres, toutes plus
grandes chez les Antumbas que chez les Nhingas, ainsi que dans les
indices c6phalique et de constitution.
II semble done que les caracteres descriptifs possedent une plus grande
valeur diffdrentielle pour 1'etude compare des Nhfnglus et des Antumbas.
Pour ce qui est des renseignements recueillis dans l'etude des 48 fem-
mes Nhtingties que 1'auteur a observes A Tete, ainsi que de ceux qui se
rapportent aux 21 femmes Chicundas et aux 20 femmes Atandes don't il a
pu faire l'etude dans la region du Zumbo, ils constituent un noyau initial
qui, une fois accru par de nouvelles donndes, fournira un jour le moyen
d'emettre une opinion sur les femmes des diverse tribus du district de
Tete.
Pour le moment, les remarques A faire doivent done etre r6duites au
minimum.
Comme l'auteur l'a diment signal dans le texte, la seule discordance,
pour ce qui est des caracteres descriptifs, entire les hommes et les femmes
Nhiingnus, est celle qui a trait au contour de la face, et elle n'est pas d'elle-
-meme aussi 6vidente que l'on pourrait s'y attendre. Et pour ce qui est
des caracteres mensurables, les differences entire les hommes et les femmes
NhAngii-s ne sont que celles propres au sexe. Les Nhungtues forment done
un group ethnique d'une certain homog6enite en ce qui regarded la com-
paraison des deux sexes.
Les femmes et les hommes Chicundas different entire eux par la colora-
tion de la paume des mains, par la forme des cheveux, par le contour facial
et par le developpement en larger de la racine et du dos du nez. Entre
les hommes et les femmes Chicundas il y a encore une dissemblance quant
A la stature, par rapport A la moyenne general de 1'humanite, quant A la
longueur du tronc et quant A l'indice jugo-frontal.
Avec les reserves inhdrentes au petit nombre de cas des series,
l'auteur peut done soutenir que les Chicundas ne se montrent pas d'une
grande homogeneite somatique, peut-etre en consequence de leur croisement
intensif avec d'autres indigenes des diverse tribus du district de Tete.











Les femmes Atandes se trouv6rent diffdrer des homes de la m6me
tribu par la conformation de la tete, par le contour facial, par la saillance
des pommettes et par le d6veloppement en dpaisseur des ailes du nez. II y
a aussi disparitd.entre les deux sexes quant A la stature -par rapport a la
moyenne generale de l'humanitt et quant A l'indice nasal. Ces divergences
entire les deux sexes ne sont pas considerables, mais telles qu'elles sont, elles
traduisent une certain heterog6enite dans la tribu des Atandes, laquelle A
son ancien exclusivisme endogamique a oppose 1'intensification des rapports
avec les tribus voisines, d'c la multiplication des marriages avec les Sengas,
Chicundas, Tauaras, etc.
Un bref examen comparatif des rdsultats de 1'auteur avec ceux de
divers investigateurs (v. note bibliographique n. 109, p. 384) sur la femme
noire du sud et du sud-est africain conduit A conclure que la femme des
tribus en question prdsente, comme d'ailleurs on devait s'y attendre, les
caracteres dominants de la race dite Bantou.
D'une facon g6ndrale, les huit tribus que l'auteur A 6tudides possedent
un certain nombre de caracteres communs qui, d'accord avec la nomenclature
de Montandon (V. note bibliographique n. 78, p. 378), amenent A les inclure
dans la ndgrolde et la race Nigritienne ou Negre qui, d'une
maniere g6nerale, on peut le dire, habite l'Afrique au sud du Sahara.
C'est le bloc des noirs africains couramment englobds dans la race dite
Bantou, bien distinct de l'autre groupement des negres du nord-est de
l'Afrique englobes dans la race 6thiopienne, et qui pr6sentent des caractd-
ristiques semi-noires et semi-europoides.
Le terme Bantou, de l'avis du meme auteur frangais, anthropologiquement jetd au rebut puisqu'on n'a pas une some de parti-
cularitds somatiques caractdrisant globalement les tribus appartenant a ce
group linguistique par rapport aux autres ,.
Dej en 1884, Keane, dans son ouvrage Ethnology of Egyptian Soudan,
avait soutenu que les Bantous A l'est du lac Victoria Nyassa n'6taient meme
pas homogenes par le language. Dans ce group de Bantous il y avait,
a son avis, des Negres, des Khamites et des Sdmites. Keane finissait par
1'assertion que le type bantou n'a pas de raison d'etre anthropologique, la
seule liaison interne du meme group dtant le language.
Shrubsall, en 1885, dans l'ouvrage A Study of Bantu Skulls and Cra-
nia (V. note bibliographique n.O 114, p. 386), est d'avis que ce sera aux phi-
lologues qu'il appartiendra d'dtablir laquelle des nombreuses tribus de












1'Afrique meridionale r6presente les vrais Bantous, qui sont demeurfs
exempts de tout melange.
Gordon Layng (V. note bibliographique n.O 115, p. 386) ddsigne les
Bantous par .
Aucherman (V. note bibliographique n.0 116, p. 386) consider le Bantou
comme un pur concept linguistique, en disant que les origins et les migra-
tions bantous sont A peu pres inconnues, et que, pour l'dclaircissement de
ce probl6me embrouill6, 1'6tude des langues elles-memes ne peut nous aider
suffisamment.
D'autres auteurs, toutefois, admettent la race Bantou.
La Professeur Mendes Correa (V. note bibliographique n.0 117, p. 386),
dans ses etudes sur les indigenes d'Angola, admet la sub-race Bantou.
Le Professeur Amdrico Pires de Lima, dans son mdmoire sur les
negres de Mozambique, (V. note bibliographique n. 46, p. 371), les regarded
comme englobds dans la race Bantou.
Deniker (V. note bibliographique n. 10o4, p. 384) a subdivis6 la race
Negre en deux groups: Nigritien et Bantou.
Ce meme auteur, en parlant des populations noires de 1'Afrique Occi-
dentale (V. note blbliographique n.0 118, p. 386), les dit constitutes, pour le
moins, par un melange de trois races, savoir: une race tres grande, doli-
chocdphale, A nez assez large, tres foncee, qui prddomine ou nord (Nigritiens
ou Guindens); une autre grande, tries dolichocephale, A nez. trs large,
moins foncde, dominant dans le sud (Bantous occidentaux); cette derniere
est souvent mdlang6e A une troisieme race, brachycephale, tries petite, velue,
don't le foyer est vers l'dquateur (Ndgrilles).,
Dans son important trait Les races et les peuples de la terre (A la page
520 et suivantes), Deniker dit que le fond primitif de la population de
1'Afrique aurait 6t6 constitu6 par des Negres, tres grands et fortement
pigments, qui vivaient au nord, par les Negrilles, nains A peau brune
vivant au centre, et, au sud, par les Bochimans, de petite taille, A peau
jaunatre et presentant de la st6atopygie. Sur ce fond, en des epoques loin-
taines, un autre 6elment se serait repandu: 1'6lement Khamitique, conti-
nuateur pr6sum6 de la race de Cro-Magnon.
Plus tard, et probablement des l'epoque neolithique egyptienne, pour-
suit Deniker, aurait eu lieu la migration des Himyarites, ou Semites meri-
dionaux, qui, une fois la Mer Rouge traversee, auraient commence a exer-
cer leur action modificatrice dans le nord-est de 1'Afrique. Alors, ecrit le











meme auteur, dles populations negres refoulees vers le sud ont dO se meler
aux Negrilles-pygmees, les Rithiopiens et les Hottentots-Bochimans, et
donner naissance aux peuplades negres aujourd'hui dans la grande famille
linguistique Bantou.,
Lidio Cipriani (V. note bibliographique n.O I19, p. 386), se basant sur
des observations faites pendant ses trois voyages en Afrique, de 1927 A 1931
consider les Bantous (Sull'origine dei Bantu) comme le resultat du croise-
ment de negres douds de traits fins, et constituent un type human supe-
rieur, ayant probablement des affinites ethiopiennes, avec des peuples infd-
rieurs, soit des Khamites ou d'autres 6troitement lies avec eux. La these
de Cipriani, qui admet 1'existence, sur le continent africain, d'un type
human d'organisation superieure, est confirmee par un certain nombre de
trouvailles archeologiques, et notamment par celles qui furent faites par
la (East African Archaeological Expedition > au Quenia, aussi bien que par
un grand nombre de documents linguistiques et ethnographiques.
Eickstedt (V. note bibliographique n.0 120, p. 386) a aussi admis les Ban-
tous, en les envisageant comme des Neo-Ndgrides ou Negres de la Savane.
Dans un ouvrage posterieur (V. note bibliographique n.O 121, p. 386), le meme
distingue professeur allemand, directeur de 1'Institut Anthropologique et
Ethnographique de Breslau, en 6bauchant la classification general des
Negres (Homines sapientes afri Lin., 1758), consider dans la serie B
(Homines s. cafro madegassi ex Lesson 1827) quatre varieties, A la troisieme
desquelles, celle de l'Homo s. cafer Bory, 1825, il donne la designation de
de ,Kafride frither Bantuide,.
Seligman, dans son beau livre Races of Africa (V. note bibliographique
n.0 112, p. 386), dit que les grandes divisions des types humans qui habi-
tent I'Afrique, ses ,primary races>, sont, dans 1'ordre de leur importance,
les Hamites, les Semites, les Negres, les Bochimans, les Hottentots et les
Negritos; les deux premieres ayant une origine commune, et les Bochimans
et Hottentots etant frequemment rassembles dans une seule race denommee
<(Khoisan>. Ce mot provient de <, le nom que les Hottentots se don-
nent A eux-memes, et de San,, designation par laquelle les Bochimans
sont connus.
On voit que Seligman ne parole pas des Bantous come d'une race pri-
maire, et cependant il ne leur consacre rien moins que deux chapitres de
son ouvrage, en tout 49 pages, ce qui temoigne de l'importance qu'il leur
confere dans le cadre demographique africain. II les envisage, toutefois,











comme dtant le produit du croisement des Negres et des Hamites. Dans
1'expression m6me de l'auteur, dire, d'une sub-race que, d'accord avec un grand nombre d'autres auteurs,
il subdivise en Bantous m6ridionaux, occidentaux et orientaux.
De son c6t6 Vallois (V. note bibliographique n.0 125, p. 386) ne confere
aux Bantous que le rang de group linguistique. A son avis, les negres qui
vivent au sud du Congo Belge, dans la region limitee A l'ouest par 1'Angola
et par 1'ancien Sud-ouest allemand et A 1'est par la Mer des Indes, appar-
tiennent A la sub-race Sud-africaine, qui, a son tour, fait parties de la race
Noire, laquelle d'apres cet auteur doit plut6t s'appeler Melano-africaine.
Cette grande race de noirs africains comprend encore, outre la sub-race d6jA
mentionnee, les races suivantes: Soudanaise, Guineenne, Congolaise et
Nilotique. Pour Vallois les races africaines seraient au nombre de quatre
la Melano-africaine, l'Ethiopienne, la Negrille et la Khoisan.
Dart (V. note bibliographique n.0 124, p. 387), en 6tudiant les types
faciaux basilaires des indigenes africains, ne fait pas allusion aux Bantous,
tout en parlant de la Brown (or Mediterranean) Race, de la Bush (or Pygmy)
Race, de la Boskop (or Hottentot Race) et de la Negro Race.
On voit done que les opinions des divers auteurs ne s'accordent pas
quant a la designation des different groups raciaux africains. En outre, il
y a des divergences dans le choix des caracteres don't chacun d'eux se sert
pour definir les races respective.
Les negres de la plupart des regions du sud de l'Afrique, y compris
les colonies portugaises d'Angola et de Mozambique, sont couramment
regards comme Bantous.
Mais le problem Bantou est d'une grande complexity. On salt que la
constitution du group Bantou se basa tout d'abord sur des considerations
d'ordre linguistique. De l'avis general des philologues qui ont 6tudie le
sujet, l'existence de la grande famille des langues bantous est hors de
doute.
Les anthropologists ont ddplac6 la question et ont voulu dtablir une
grande race qui pot comprendre tous les peuples de langue Bantou. Mais
s'il est indubitable que la langue parlee, mettant frdquemment en jeu les
muscles qui en reglent la phondtique, peut influer grandement sur 1'expres-
sion de la parties infdrieure du visage, il n'est pas moins sor, pour ne faire
allusion qu'a des caracttres faciaux, que d'autres 6elments de la face, qu'ils
soient ou non appuyes sur une substructure osseuse, sont d'une plus grande












importance pour la determination des caracteres propres A chaque group
ethnique.
En outre, les negres appartenant A la grande famille linguistique bantou
se repandent sur une tres vaste etendue de 1'Afrique sud-dquatoriale, et
vivent en des regions de conditions gdographiques tres dissemblables.
C'est un fait bien connu qu'un grand nombre d'auteurs, parmi lesquels Shiro-
kogoroff (V. note bibliographique n.0 125, p. 387), attribuent au milieu gdo-
graphique -nature gdologique du sol, forest, savane ou steppe, humidity,
insolation, altitude, etc. une interference marquee dans le developpement
du type ethnique, son influence pouvant s'exercer, sans parler d'autres
actions, sur la couleur de la peau, et notamment sur 1'expression du visage
comme reflet de leur interference dans les functions physico-psychologiques.
Montandon, en s'occupant du problMme des modifications somatiques
possibles resultant de 'action du milieu, rapporte deux examples: celui de la
famine russe, que les travaux d'Ivanovski, de Kharkov (V. note bibliogro-
phique n.o 126, p. 387), ont demontrd avoir produit une transformation pro-
fonde du type russe, et le faith constate chez un group de pygmees du
Congo, qui fut rapport par Torday (V. note bibliographique n.0 27,
p. 387). Cet auteur a trouve, parmi les negres Bouchongo (Bakouba), un
village de pygmees qui avaient cesse de vivre en permanence dans les
forts du Congo pour se fixer, il y avait deux generations, dans une clai-
riere. Consequemment, ils modifierent leur vie de chasseurs nomades, en
devenant des agriculteurs. Comme Torday l'a souligne, deux generations ont
suffis pour leur faire perdre l'apparence de pygmdes et atteindre une taille
plus haute, inferieure, assurement A celle des Bouchongos, mais bien au-des-
sus de la moyenne pygmee. Comme le metissage avec les Bouchongos n'a
pas eu lieu, vu que ceux-ci regardaient les pygmdes come etant des
demi-esprits nes dans les crevasses des vieux arbres, Torday dit qu'il est
vraisemblable que le soleil, le grande air et une vie regl6e ont d f etre les
principaux facteurs qui ont determine la modification remarquee dans ce
group de pygmdes enfuis de la fort.
Evidemment les facteurs mdsologiques dominants dans les regions ou
vivent les negres de la grande famille Bantou, necessairement divers en
des zones de conditions geographiques essentiellement differences, ne sont
peut-etre pas capable d'agir d'une fagon aussi marquee de celle qui parait
avoir eu lieu dans la transition soudaine des conditions de vie du group
de pygmees observes par Torday.











Le problem Bantou est, sans doute, d'une grande complexitY. Pour
diverse raisons, 1'auteur ne peut pas le traiter dans toute son ampleur
et sous tous ses aspects. Pour le faire, ii serait indispensable d'avoir
une connaissance precise des migrations si embrouillees des peuples noirs,
car celles-ci doivent constituer, a coup stir, un element de la plus grande
importance pour 1'eclaircissement de l'origine de la race dite Bantou.
En outre, A measure que les indigenes africains sont mieux 6tudids, de nou-
veaux aspects se presentent qui montrent que nous sommes encore trls loin
de nous faire une idee exacte des origins et des rapports de parents existant
entire les negres qui forment l'embarrassante mosaYque ethnique sud-africaine.
Les important travaux d'Elsdon Dew sur les groups sanguins non
seulement confirment l'het6rog6enit6 de la race denommee Bantou, mais
nous eclairent aussi au sujet de ses liens de parents avec les Bochimans
et Hottentots.
C'est ainsi que cet auteur, dans son ouvrage Blood groups in Africa
(V. note bibliographique n. 107, p. 384), commence par dire que les Bantous
sont loin de constituer un group homogene, en soulignant que la distri-
bution des groups sanguins dans certain ensembles de la population
Bantou montre que celle-ci s'est s6paree de la a main mass of mankind
earlier than that of Bushman and Hottentot>>.
II ajoute qu'il est de meme peu probable que les differences constatees
dans plusieurs sections des Bantous mdridionaux resultent seulement
d'influences Bochimanes et Hottentotes, et que l'on doit, en consequence,
admettre la possibility d'autres interference d'delments strangers.
En rdduisant A ses lignes les plus g6enrales le probl6me de la loca-
lisation systdmatique des huit tribus zambeziennes que l'auteur a eu
l'opportunite d'dtudier, ce qu'il peut avancer est qu'elles presentent un
certain nombre de caracteres communs qui les apparentent A la race Noire
et A la sub-race Sud-africaine, laquelle, comme il a deja ete signaled, est
denommde par d'autres auteurs race Bantou, Neo-Negride ou Cafrdenne.
Cette sub-race, qui possede une unite linguistique bien marquee, est
encore insuffisament 6tudiee au point de vue anthropologique, ou mieux,
somatique, et devra peut-8tre, apres une etude plus poussee, etre subdivisde
en unites 6elmentaires distinctes.
11 est A souhaiter que les populations actuelles de l'Afrique mdridionale
soient etudiees le plus largement possible, soit du point de vue de leur
anthropologie physique, ou somatique, soit du point de vue de leur ethno-












graphite. Ce ne sera qu'apres de longues et m6ticuleuses recherches que
l'on pourra border avec sdcuritd les problems d'ensemble concernant les
origins, la filiation, le jeu des influences reciproques, I'antdriorit6 de fixation
et la constitution bien d6finie des diffdrents groups de negres en tant
qu'unites ethniques, et aussi en tant qu'6lements de diffusion culturelle.
Les problames relatifs aux negres sud-africains ne peuvent, tels
qu'ils se prdsentent, etre studies independamment du complex anthro-
pologique africain dans sa totality, ce qui rend leur 6tude encore plus
difficile, dtant donnd l'ampleur du sujet et l'extraordinaire multiplicity des
facteurs don't ii depend. L'6tude de l'archeologie du grand continent africain
est aussi de la plus grande importance pour d6meler le problem des
origins.
On voit done combien it est difficile d'aborder le theme de la position
systematique des huit tribus que l'auteur a etudides, c'est-a-dire, de les
localiser avec precision et certitude parmi 1'ensemble des negres du Sud
et Sud-est africain.
L'auteur essaie toutefois de situer les tribus don't ii a fait 1'etude mono-
graphique dans la classification propose par Dart, le distingud professeur
de l'Universitd de Witwatersrand, (V. note bibliographique n.0 124, p. 387),
lequel, avec l'assistance de ses collaborateurs, a soigneusement 6tudid les
indigenes de 1'Afrique du Sud. Le fait que les mines du Rand attirent,
pour les travaux d'exploitation, un grand nombre d'indigenes, non seulement
du Transvaal mais d'autres regions voisines, nommement de la colonie
portugaise de Mozambique, a fourni d ce meme professeur un materiel human
pratiquement indpuisable, et de la plus haute importance pour la rdalisation
de ses dtudes anthropologiques.
II serait oiseux d'insister sur la part que les quatre races dtablies par
Dart ont prise dans l'organisation de la d6mographie africaine. Pour ce qui
est de l'Est africain, ce furent les trois souches de la Negro Race, de la
Boskop ou Hottentot Race et de la Bush Race qui ont le plus largement
concouru a la formation du fond racial des populations indigenes actuelles
dans ces vastes regions de 1'Afrique. Mais nous sommes aussi obliges de
tenir compete d'elements d'autres origins, comme, par example, les Arabes,
Hamites, Semites, Hindous, Indondsiens et Ml6anesiens, desquels Dart,
dans son excellent ouvrage Racial Origins (V. note bibliographique n. 128,
p. 387) donne une vue d'ensemble precise, basee en grande parties sur des
donndes d'ordre historique.












A propos de ce r6le joue par les peuples de l'Orient dans le metissage
des negres du Mozambique, I'dminent maitre de 1'anthropologie portugaise,
le Professeur Mendes Correia, dans son important ouvrage Racas do Impirio
(V. note bibliographique n. 129, p. 387), en esquissant le cadre ethnolo-
gique actuel de la population de Mozambique, cite A la page 505 l'opinion
de Blake Thompson (V. note bibliographique n. 130, p. 387), lequel, en se
basant sur des recits recueillis dans la tradition orale indigene, est d'avis
que certaines tribus, telles que les Nhfngles, les Atongas, les Senas,
les Podzos et d'autres encore, sont, au moins en parties, d'origine oriental.
En ce qui concern les Nhtngtus l'auteur du present ouvrage pense que
l'opinion de Thompson n'a pas de fondement suffisant, vu que 1'dtude
somatique de ces indigenes de Tete ne nous porte pas A admettre
de semblables influences orientales. II croit, en outre, que Thompson fait
confusion entire Nhfingales et Chicundas.
Ce n'est pas une tache facile d'dtablir avec certitude le pourcentage de
la structure anthropologique de chacune des tribus etudides par l'auteur,
mais il ne peut pas s'abstenir de presenter une esquisse du problem.
D'ailleurs, cette dbauche restera dvidemment soumise aux rectifications
que des dtudes ultdrieures peuvent imposer, quant A la predominance plus
au moins grande de sang Boskop ou Hottentot, Negre ou Bochiman.
Comme I'auteur 1'a ddja signal, Nhfingttus et Chicundas doivent etre
considers comme de proches parents; les graphiques des figs. 202 et 203
mettent en evidence, d'un c6t6 le group Antumbas-Atandes, et de
1'autre celui des Tauaras-Sereros. Restent encore les Sengas et les Demas,
lesquels paraissent presenter un ensemble de caracteres somatiques qui
les individualise et les rend distincts des trois couples ethniques ddej
mentionnds.
Ensuite l'auteur examine, surtout A la lumiere des 6elments de comparai-
son fournis par les etudes de Dart (V. note bibliographique n. 124, p. 387) et
de Gordon Layng (V. note bibliographique n.O 115, p. 386), la question des
types primitifs qui, par des croisements de divers ordre, seraient entries
dans le brassage des huit complexes demographiques qu'il a studies A Tete,
ou ils constituent autant de tribus ou unites sociales.
Bien entendu, I'celaircissement des problems de cette nature se fonde
sur les pourcentages relatifs A chacun des caracteres tenus comme selectifs,
plutot que proprement sur le type qui, en chacun d'eux, prdsente une plus
haute valeur, decelant une apparent predominance.












Dans son tout complex, chacune des tribus que l'auteur a dtudides
r6vele une certain varited de types, ce qui t6moigne de son melange
dthnique, rdsultat de croisements soit dloignes soit r6cents.
Aussi bien chez les hommes que chez les femmes NhtingttUs, on peut
distinguer un lot d'individus de grande taille, aux formes somatiques harmo-
nieuses et d'un type constitutionnel musculaire, que, d'apres un certain
ensemble de caracteres qu'ils prdsentent, notamment couleur de la peau
(couleur 30 de 1'dchelle de von Luschan), contour facial rhomboYde, scldro-
tique jaunatre ou blanc-de-perle et large front, nous pouvons regarder
comme appartenant au type negre (Negro-Race) de Dart. C'est le type
dominant des Nhfingues.
II semble encore possible d'en d6gager un autre type aux formes plus
rudes, d'une charpente osseuse generale plus robuste, de moindre stature
et peut-etre plus fortement prognathe que le type precedent.
Dans certain cas, la couleur de la peau aux teintes claires, la forme
des cheveux plus nettement frisds, done moins laineux, la fente palpd-
brale oblique, la petite taille, une certain prominence abdominal lide A
une courbure sacro-lombaire accentude, peuvent faire penser a 1'existence
d'une influence pygmolde ou bochimane (Bush Race).
Les Chicundas, A leur tour, sont regards comme les descendants directs
des Nhfingies qui se fixerent dans la region du Zumbo, en se croisant
avec les tribus voisines. L'dtude comparative que l'auteur en a faite
(p. 275-78) parait confirmer cette affinity, quoique les Chicundas pr6sentent
quelques caractdristiques diffdrentielles qu'il imported de ne pas oublier.
Cependant, chez les Chicundas le type negre (Negro Race) est manifesto.
Si, d'une part, leur taille plus petite, la forme des cheveux, different de
celle des Nhingtues, un certain amincissement et relevement du nez peu-
vent nous faire croire A un certain degrd d'adoucissement du type negre,
de l'autre il y a quelques caracteres, et plus particulieremeht la couleur de
la peau du corps (couleur 32 de l'echelle de von Luschan), qui peuvent
nous porter A penser A un enforcement du type.
Chez les Chicundas on trouve, A l'inverse de ce qui se passe chez les
Nhafngttas, predominance de sclerotiques brunatres, cheveux plus frisds,
forme pentagonoide de la face, et moindre valeur du pourcentage de
grosses levres, tout de meme predominantes, ce qui fait penser A une cer-
taine influence d'6elments du type hottentot (Boskop ou Hottentot Race
de Dart).











En second lieu, Antumbas et Atandes se rapprochent par un certain
nombre de caracteres mensurables.
Les Antumbas, qui semblent constituer un ensemble plus harmonieux,
forment un tout qui, par un certain nombre de caracteres couleur de la
peau brun-rosatre (couleur 25 de l'dchelle de von Luschan), face pentago-
no'de, pommettes saillantes (79,3/o), scldrotique brunatre ou, du moins,
avec des teaches brunes, et levre sup6rieure convexe,-parAit avoir subi
une influence marquee de la Boskop ou Hottentot Race. En regardant les
dessins des figs. 74, 76, 78 et 86, qui reprdsentent des profits d'Antumbas,
on peut remarquer le mention fuyant ou chimpanzoYde, c'est-a-dire, un des
caracteres attribuds par Dart a la Hottentot Race.
Chez les Antumbas on doit encore admettre des influences pygmoYdes,
ainsi que l'action nette d'elements de Negro Race.
Chez les Atandes 1'influence Hottentote parait -tre moins prononcee.
La couleur prddominante de la peau rdpond au n.' 30 de 1'echelle de von
Luschan, quoique le teint brun-clair (24 de la meme dchelle) soit aussi
present dans une proportion de i5/o; la couleur jaunatre de la scldrotique
prddomine, encore que la couleur brunatre y apparaisse avec la marge con-
siddrable de 400/0; le contour facial n'est plus, dans la plupart des cas,
pentagonoYde (une caracteristique des Hottentots, selon Dart) pour devenir
trap6zoide; les pommettes ne sont plus si fortement accuses que chez les
Antumbas, quoiqu'elles soient encore assez saillantes. II y a un adoucisse-
ment, a ce qu'il parait, de l'influence Hottentote, et un accroissement bien
marque dans les pourcentages des caracteres tenus comme n6groldes.
Quant aux Tauaras et Sereros, l'examen des graphiques de quelques-uns
de leurs caracteres mensurables nous montre qu'ils doivent etre envisages
comme constituent ensemble un autre bloc ethnique. Mais 1'auteur n'a pas
fait 1'dtude des caractires descriptifs des Tauaras, et ne peut done se
prononcer sur la predominance chez eux des trois types de Dart, qui furent
precisement dtablis par cet auteur en se fondant surtout sur les caracteres
de ce genre.
Pour ce qui est des Sereros, ces indigenes offrent une predominance
d'une teinte assez foncee de la peau du corps (couleur n. 34 de 1'echelle de
von Luschan), scldrotique jaunfltre, face aplatie, avec un fort pourcentage
de grosses levres (58,1 /o), et levre superieure convexe. Ces caracteres sont
nettement negroides, et, par consequent, temoignent d'une presence mar-
quee, chez les Sereros, du type negre ou Negro Race de Dart.











11 semble toutefois que 1'on puisse encore y distinguer un autre lot
d'individus de petite taille (on doit se rappeler que les Sereros sont de
petite taille dans la proportion de z6,i/o, v. fig. 139), de face pen-
tagonoYde (type dominant dans la sdrie), aux pommettes fortement
saillantes (6galement predominantes) et levre superieure convexe. Cet
ensemble de caracteres fait penser a une influence pygmoYde, peut-etre
bochimane.
Restent encore les Sengas et les Demas. Ceux-ci, etant donn6 que
l'auteur n'en a observe que Io individus, ne peuvent fire l'objet de longues
considerations. II remarquera seulement que leur taille, leur orthognathisme
ou, du moins, leur prognathisme tr6s peu accentue, et leur type de cons-
titution musculaire robuste, outre certain autres caracteres qui se laissent
plutot pressentir que d6finir, on devra peut-etre les envisager comme des
r6prdsentants du type negre ou Negro Race, peut-etre pas exempts de
m6tissages, mais du moins pas autant affects par celles-ci que plusieures
autres tribus zambeziennes.
Chez les Sengas il y a predominance des caracteres suivants: peau
assez foncee (couleur 34 de l'echelle de von Luchan), sclerotique jaunatre,
quoique la couleur brunatre y figure dans le pourcentage de 45 /o, et nez
a racine et dos large, correspondent a une platyrhinie tant soit peu mar-
quee. Ces caracteres leur conferent les attributes somatiques propres a la
Negro Race; cependant, pour ce qui est de la stature, les chiffres du tableau
du meme group relatifs a cette measure revelent la predominance des
tailles au dessous de la moyenne, et l'addition de celles-ci avec les plus
petites totalise 6o /o, ce qui porte a supposed que les Sengas resultent d'un
complex de croisements ofi il y aurait une forte interference d'un 6lement
de petite taille, probablement Bochiman, ou mieux, de la Boskop ou Hotten-
tot Race.
Mais il se peut que chez les Sengas on doive encore reconnaitre une
autre lignee aux formes rudes, charpente osseuse en g6n6ral robuste et
prognathisme assez marque, soit d'un type semblable a celui que l'auteur
a parfois aussi trouvd parmi les Nhungaies. On doit se rappeler que, dans
l'ensemble des caracteres de la Boskop-Race, resort une charpente osseuse
tres robuste. La predominance chez les Sengas des cheveux frises
(Ka du tableau de Martin modified d'un front haut, fuyant et convexe, et
de pommettes fortement saillantes, peut etre envisagee comme d6celant
des influences boskopoYdes dans leur genese somatique.












En finissant, 1'auteur souligne les reserves que, pour le moment, il
a df a chaque pas formuler, touchant la constitution ethnique des complexes
tribaux qu'il a studies dans le district de Tete, ainsi que leur systemati-
sation generale.
Mais s'il est vrai que les considerations d'ordre systematique qu'il
a formulees ne peuvent pas etre tenues comme dtfinitives,--et l'on doit
se rappeler que le cadre general des races de 1'Est africain est loin d'etre
suffisamment connu -il n'en reste pas moins que la contribution apportee
par le Gouvernement Portugais a la connaissance de l'anthropologie de
quelques peuples indigenes de Mozambique, grace aux deux tournees de
la Mission Anthropologique organisdes et subventionnees par lui, est
tout-A-fait meritoire, d'autant plus que, dans le vaste champ des etudes
anthropologiques sur les negres de 1'Est africain, si les travaux du genre
speculatif sont abondants, ceux qui fournissent des donndes concretes
sont assez rares, voire presque inexistants.









J. R. DOS SANTOS JUNIOR
Doctor of Science, Ext. Prof. c[ the Faculty of Science of Oporto Unlv.
Head of the Anthropological Mission of Mozembique


CONTRIBUTION TC

ANTHROPOLOGY


THE STUDY OF THE

OF MOZAMBIQUE


ON SOME TRIBES OF THE TETE DISTRICT









SUMMARY


1945




















The Anthropological Mission to Mozambique, instituted by the Ministry
for the Colonies after a scheme submitted by the Board for Geographical
Missions and Colonial Investigations (Junta das Missbes Geograficas e de
Investigages Colonials), was organized by the Anthropological Institute
of the Faculty of Science of Oporto University and has already achieved
two field-work tours, one in 1936 and the other in 1937, while a third
one is to be accomplished in the current year of 1945.
In figs. I, 2 and 3 of Plates I and II the routes covered in the two
former tours are duly shown.
Of late years, and besides a certain number of Missions of a medical
or sanitary interest, the following new Missions were instituted:

Hydrographical Mission to Mozambique (1930)- still at work;
Geographical Mission to Mozambique (1932)- still at work;
Anthropological Mission to Angola (1934);
Hydrografical Mission to Angola (1936) still at work;
Botanical Mission to Angola (1937);
Mission for the Magnetical Chart of Angola (1936-37 and 1937-38);
Geographical Mission to Timor (1938)- still at work;
Geographical Mission to Angola (1941) still at work;
Home Committee for the Study of the Geology of Timor (1940) -still
at work;
Botanical Mission to Mozambique (1942) -still at work;
Zoological Mission to Portuguese Guinea (945) still at work.

Upon the data collected in the two field-work tours of the Anthropological
Mission to Mozambique, several memoirs were grounded, the list of which
can be seen in the Bibliography, p. 395.
The work of the Mission was distributed by three sections, viz.:
physical or somatic anthropology; ethnography; and archaeology or prehistory.











With a view to the studies concerning the first of these sections, 376 natives
were investigated, 289 dc and 87 9, belonging to the following tribes:
Nhfingtles (120 co and 46 9), Antumbas (29 d), Chicundas (21 cd and 21 9),
Sengas (27 c), Sereros (31 dc), Atandes (20 dc and 20 9), Tauaras (31 d)
and Demas (1o dr), And as regards blood-groups, the results of the
examination of 445 Nhfngt~is and 29 Antumbas are also recorded.
About the ethnography and prehistory of the same tribes, some studies
have also been published, the bibliographical enumeration of which is given
on pp. 361 and 362.
The utilization of a gneat part of the data collected for the purposes
of physical or somatic anthropology was the aim of the present volume -
Contribution to the Study of the Anthropology of Mozambique On some
Tribes of the Tete District.
In the first Chapter, entitled The Anthropological Mission to Mozambique
- r.81 and z."n field-work tours, a brief descriptive outline of the operations
is given, while in the second Chapter Lands of Zambezia, namely of the
Tete District-an account is rendered of the region from the standpoints
of its geography, demography, agriculture, orography, geology, climatology,
flora and fauna.
In Chapter III Historical notes on the ethnology of Mozambique, mention
is made of the studies extant on the matter, either by Portuguese or by
some foreign researchers, and concise abstracts are given of each of these
works. In a second part of the same chapter, the author deals with the
accounts given by some ancient Portuguese writers, and particularly by
those of the XVIth century, about the empire of the Monomotapa, and, in
general, about the regions of the eastern coast of Africa, of which this empire
was certainly the largest and most important. The statements of the
Portuguese authors are to such a degree precise and extensive, that the
government of Cape Colony had them translated and collected in the
IX volumes of the Mac Coal Theal Records, a fact which, as Professor Mendes
Correia has already remarked (V. bibliographical note n.0 69, p. 374),
constitutes the formal recognition of the excellence of Portuguese
testimonies,. Particularly noteworthy for its ampleness and precision is the
information gathered in the work < Ethiopia Oriental, by the Portuguese
missionary Frei Joao dos Santos (V. bibliographical note n. 25, p. 365).
Lastly, in a third section of the same chapter, the author brings together
several references to the native tribes of the region of Mozambique, which












he has gleaned through the careful pesquisition of many manuscripts of
the 17th and 18th centuries that are kept in the Colonial History Record
Office of Lisbon (Arquivo Hist6rico Colonial), a pursuit in which he was
engaged during the vacations of the years from 1939 to 1942.
In the 4th Chapter- Gathering of materials- Comments on the methods
of collection- a critical examination is made of some tables that were
resorted to, and the modification of that of Weninger is suggested
(V. fig. 15, p. 88) through the addition of a new subdivision, as well as the
replacement of Martin's table for the lips (V. fig. 19, p. 93) by a new one
(V. fig. 21, p. 94). Regarding other tables, the author circumscribes himself
to point out their deficiencies, yet without proposing, for the moment, any
others in their place.
As a complement to the description of the measurements he has taken,
and of the manner in which he has obtained them, the author makes some
remarks upon the mensuration of the height of points placed on the level
of the articulary plans of the several segments of the upper limb, since
its valuation, when made by projection, can give rise to striking errors.
In the 5th Chapter, The natives of the district of Tete, the author has
purposed to collect a series of data which have allowed him to draw a map
of the distribution of the various native tribes throughout the area of the
same district.
In the 6th Chapter he proceeds to the monographical study of the
Nhtingutis, and in the following chapters he does the same for the Antumbas,
the Chicundas, the Sengas, the Sereros, the Atandes, the Tauaras and the
Demas.
Finally in the > the author emphasises that, in the absence
of sufficient linguistic data, as well as of a minute knowledge of the ways
and customs of the several tribes, he could do but little more than to try
to arrange them into groups according to the resemblances he found as
regards certain mensurable characters.
The clarity of figs. 202 and 203 renders unnecessary any explanations,
and therefore the author will but point out that, since he wanted to
represent the variation of the several characters considered by means of
a one-dimensional diagram, he should have done it along a straight line.
It happened, however, that the close proximity of some values hindered
him from writing alongside it the corresponding figures together with the
names of the tribes to which they belonged, which led him to open the












diagram, spacing the same values along a normal axis. The resulting
diagram is therefore a broken line, but this fact does not render it in any
way less accurate and instructive.
Considering, then, their respective diagrams, it may be asserted that
the characters held in view seem to set apart, on the one side, the congeries
of the Antumbas and Atandes, and on the other, that of the Tauaras and
Sereros. Nevertheless, it will be only by means of wider and more minute
investigations that this first assembling, or pairing together, of the four
above-named groups of Zambezian negroes, may be confirmed or denied.
Such a coupling rests only upon a restricted number of their mensurable
characters, and does not take into account their descriptive characters.
Much more conclusive is the comparative study of the Nhingutes and
of the Antumbas, as it takes into account a larger number of mensurable
characters, together with a good selection of descriptive characters.
In table A (p. 343) there appear side by side the average results as to
the latter, within these two groups of natives. The figures and letters that,
for some characters, precede the values of the percentages, correspond,
needless to say, to the numbers or the letters of the tables to which the
author resorted and which are mentioned in the text.
In a second table (B), the author compares somatic measurements, and
lastly, in table C, the measurements of the head and some indices.
If we inspect these tables, it will soon become evident that by the side
of a certain number of similar characters, and of measures or indices that
are so nigh that they may be held as statistically equivalent, there are
some characters, measurements or indices which are markedly different,
and seem to confer a certain individuality to each of these groups of negroes
of the Tete district.
Already in the course of the author's monographical study of the
Antumbas, he has expressed, here and there, certain views upon some of
the differences he found between these natives of Angonia and the
Nhingttes of the environs of Tete.
The objectivity of the subjoined tables exonerates him from dwelling
at great length upon the subject.
Among the 33 descriptive characters that are compared, there are 12
which diverge, In table B, among the 15 measurements that are confronted,
it is only in 4, i. e., stature, height of the trunk, total length of the upper
limb and length of the thigh, that there is a certain disparity. In table C,















DESCRIPTIVE CHARACTERS NHUNGiUS ANTUMBAS


Degree of nutrition. .
Skin-colour: body .
Skin-colour: palm .
Skin by the touch .

Sclerotic .
Conjunctiva .
Colour of the hair .
Form of the hair
Forehead . .
Forehead .. .
Forehead . ..
Shape of the face .
Face .
Cheek-bones . .

Colour of the eyes .
Palpebral fissure .
Root of the nose .
Root of the nose .
Bridge of the nose .
Profile of nose bridge .
End of the nose ..
Thickness of nose wings .
Inclination of nose wings.
Shape of the nostrils
Lips -mucous part .
Lips epidermic part.
Teeth insertion .
Teeth- dimensions
Teeth mutilations .


Ears .
Beard .
Eyebrows.
Eyelashes.


Middle 54,2 %0
30-45,0 /o/ 32-35,0 lo
17-29,2 %// 18-25,0 0o1
Soft 74,2 0/o Dry
100 /o
Yellowish 86,7 0/o
Coloured 1000/
X 54,2 0/o
H 94,2 %o
High 86,7 /o
Upright 57,3 0/o
Convex 62,5 0/o
1-55,00/lo
Flattened 67,5 0/o
Rather protruding 67,5 0/,

2-67,5 /o
Horizontal 96,7 0/o
Broad 50,8 0/0
Flattened 42,5 0/o
Broad 75,0 0/o
8-45,00/o
2- 78,3 /,
Thin 43,4 0/o
Upwards 96,7 0/%
4-54,2 /o
Thick 61,7 *lo
10-43,30/o
Upright 77,5 0O/
Middle 60,2 o/o
Only upper t. 44,2 %
Upper and lower t.27,5 0/
Flapping 77,5 /o%
Rare 47,5 O/o
Middle 54,2 /.
Abundant 82,5 /o


Middle 56,6 0%
25-41,4 oo // 30-31,0 /o
18-58,6 O0o // 11-13,8 Ol
Soft 55,2 0,/ Dry
1000/o
Brownish 86,2 o'o
Coloured 1000//
X 66,7 o/o
H 29,6 Jo
High 96,6 0o
Retreating 51,7 0/o
Convex 55,2 o/o
8.a-48,3 0,o // 7-37,97 0/o
Projecting 89,7 0/,
Strongly protruding
79,39 /.
2-48,30/o
Horizontal 100 0
Broad 82,8 0/a
High 69,0 0/
Broad 89,7 %/
8-27,6 0/
2-75,9 /o
Thick 55,2 /lo
Upwards 96,6 o
3-31,00/0
Thick 51,7
9-62,10/o
Upright 93,1 l/
Middle 62,1 %
Without mutilations

Adjacent 69,0 0/o
Middle 44,9 0/o
Middle 51,7 0/,
Abundant 75,9 0/o


Table A Comparison of descriptive characters


i i I i













where the author compares 14 indices, the weight, Pignet's coefficient,
and 4 measurements of the head. Differences are discovered regarding
these last, all of them longer in the Antumbas than in the Nhigngtls. There
is also differences in the cephalic index and index of build or of constitution.


NI1UN- ANTUi- NHIUN- ANIUM-
GUES BAS GUES BAS

Stature 167,97 164,93 Leng. middle fing. right
Height of the trunk 864,65 839,61 hand 109,66 115,2)
Totallengthupperlimb 784,06 772,11 Totallengthlowerlimb 923,08 903,17
Length of the arm 334,66 321,11 Length of the thigh 418,72 392,57
Length of forearm 257,82 258,54 Length of the leg 378,87 377,57
Leng. of portion hand-
wris portion hand 82,00 76,29 Length of the foot 264,78 261,82
Leng. of left hand 199,69 198,62 Bi-acromial width 379,29 374,36
Width of left hand 85,96 E6,96 Bi-trochanteric width 279,57 285,00

Table B Comparison of measurements


NHON- ANTUM- NHON- ANTUM-
GUES BAS GUES BAS

Skelic index 51,46 50,92 Cephalic index 72,30 73,65
Max. span-stature ind. 106,85 106,69 Height-length index 67,47 67,50
Intermembral Index 84,98 85,15 Height-breadth index 93,44 91,70
Weight 57k,94 55k,15 Jugo-frontal index 79,10 80,12
Index of constitution 374,51 332,21 Jugo-mandibular index 76,31 75,41
Pignet's coefficient 25,42 25,18 Garson's facial index 85,69 84,90
Length of the head 193,82 195,93 Physiognomic fac. ind. 138,53 137,90
Nasal Index 96,60 96,79
Breadth of the head 140,02 144,24 Index 9,60 9
Index of nose protru-
Height of the head 130,78 132,17 sion 43,29 44,34
Horiz. circumf. of head 558,50 563,86 Auricular index 56,25 54,28

Table C- Comparison of other measurements and indices

It appears, therefore, that descriptive characters are of a greater
discriminating value for the comparative study of the Nhtingtlms and the
Antumbas.
As to the results obtained in the study of the 48 Nhingtbese women














that the author investigated in Tete, as well as of the 21 Chicunda women
he had the opportunity of studying in the Zumbo region, they form the
inicial core round which new data will assemble, affording the basis for
future conclusions about the women of the several tribes of the Tete district.
For the moment, the author must reduce to a minimum the considerations
to be made on the subject.
As he has duly pointed out in the text, the sole disparity, as regards
descriptive characters, between Nh~nguese men and women, is the one
respecting the contour of the face, even it, however, not so manifest
as might be anticipated. And as regards mensurable characters, the
differences between Nhting1iese men and women are only those proper to
sex. The Nhftngutes constitute, therefore, an ethnical group of a certain
homogeneity as respects the comparison of the two sexes.
As regards Chicunda men and women, they diverge by the colour of
the palm of the hand, the form of the hair, the contour of the face, and the
breadth of the root and bridge of the nose. And between Chicunda men
and women there is also disparity as regards stature, in comparison with
the general average of mankind, the height of the trunk, and the
jugo-frontal index.
With the reservations due to the reduced number of individuals in the
series studied, it may then be asserted that the Chicundas do not display
an obvious somatic homogeneity, owing perhaps to their frequent crossings
with other natives of several tribes of the Tete district.
It was also found that the Atande women diverge from the men of
the same tribe by the inclination of the forehead, the contour of the face,
the prominence of the cheek-bones, and the thickening of the nose wings.
Between the former and the latter there is also disparity as regards
stature, -in relation to the general average of mankind, -and as regards
the nasal index. These divergences between the two sexes are not wide,
but, such as they are, point to a certain heterogeneity in the tribe of the
Atandes, which, as was duly stressed in the text, for their ancient
endogamous exclusivism have substituted a narrow intercourse with the
neighboring tribes, whence the multiplication of marriages with the
Sengas, Chicundas, Tauaras, etc., resulted.
A brief survey of the author's results as compared with those of several
investigators (V. bibliographical note n. o109, p. 384), concerning the black
woman from southern and south-eastern Africa, leads to the above














mentioned tribes exhibit, as was to be expected, the prevailing characters
of the so-called Bantu race.
SIn a general way, the eight tribes that the author has studied present
a certain number of common characters, which lead him, following
Montandon's terminology (V. bibliographical note n.0 78c, p. 378), to assume
their inclusion in the Negroid great-race and Nigritian or Negro race that,
broadly speaking, may be said to inhabit Africa to the south of Sahara.
It is the aggregate of African negroes usually gathered together in the
so-called Bantu race, distinct enough from the other congeries of negroes
of the north-west of Africa embodied in the Ethiopian race, and exhibiting
characteristics half-negro and half-europoid.
The term Bantu, in the opinion of the above named French author,
(V. bibliographical note n. 78d, p. 378), au rebut -puisqu'on n'a pas une some de particularities somatiques
caracterisant globalement les tribus appartenant a ce group linguistique
par rapport aux autres .
Already in 1884, Keane, in his work Ethnology of Egyptian Soudan,
had stated that the Bantu to the east of Lake Victoria-Nyassa were not
even homogeneous by the language. In that group of Bantu there were, in
that author's opinion, Negroes, Khamites and Semites. And Keane ended
by asserting that the Bantu type has no anthropological justification, its
only internal connection being the language.
Shrubsall (V. bibliographical note n.0 114, p. 386), in 1885, in his work
A Study of Bantu Skulls and Crania, emits the opinion that to the
philologists will belong the task of ascertaining which of the numerous
tribes of southern Africa represents the true Bantu, who have remained
exempt of any mixture whatever.
Gordon Layng (V. bibliographical note n.0 11, p. 386), calls the Bantu
.
Aucherman (V. bibliographical note n.0 16, p. 386) considers the Bantu
as a pure linguistic concept, saying that their origins and migrations are
little less than unknown, and that, for the elucidation of this intricate
problem, not even the study of the languages is sufficient.
Other authors, however, accept the Bantu race.
Professor Mendes Correia (V. bibliographical note n. 117, p. 386), in his
studies about the natives of Angola, accepts the Bantu < sub-race .
Professor Americo Pires de Lima, in his work about the blacks of













Mozambique (V. bibliographical note n. 46, p. 371), considers them as
embodied in the Bantu race.
Deniker (V. bibliographical note n.o 104, p. 384), subdivided the Black
race into two groups: the Nigritian and the Bantu.
The same author, speaking of the black populations of western Africa
(V. bibliographical note n.0 118, p. 386), says that they are formed by a
mixture of at least three races, viz.: une race tres grande, dolichocephale,
A nez assez large, ties foncee, qui prddomine au nord (Nigritiens ou
Guindens); une autre grande, tres dolichocephale, A nez tres large, moins
foncee, dominant dans le sud (Bantous occidentaux); cette derniere est
souvent melange A une troisieme race brachycephale, tries petite, velue,
don't le foyer est vers l'equater (Ndgrilles).
In his valuable treatise Les Races et les Peuples de la Terre, p. 520 ff.,
Deniker says that the primitive layers of the population of Africa must
have been constituted by Negroes, very tall and deeply pigmented, who
lived in the north, by the Negrillos, dwarf and with a brown skin, living
in the center, and, in the south, by the Bushmen, of a low stature, with
a yellowish skin and presenting steatopygy. And all over this background
the Khamites, i. e. the supposed continues of the Cro-Magnon race, must
have spread in remote ages.
Later on, and probably since the Egyption neolithic epoch, adds
Deniker, there must have taken place the migration of the Himyarites,
or southern Semites, who, once they crossed the Red sea, must have
begun to exert their modifying influence in the north-west of Africa.
It was then that, the same author goes on, refoulees vers le sud ont do se meler avec les Negrilles-Pygmees,
les thiopiens et les Hottentots-Bochimans, et donner naissance
aux peuplades negres aujourd'hui dans la grande famille linguistique
Bantou >.
Lidio Cipriani (V. bibliographical note n.o 119, p. 386), grounding
himself upon the investigations he carried out in the course of his three
voyages through Africa, from 1927 to 1931, considers the Bantu (Sull'origine
dei Bantu) as a result of the crossing of negroes endowed with delicate
features, constituting a superior human type, probably akin to the Ethiopians,
with inferior peoples, either Khamite or closely connected with them.
Cipriani's thesis, which grants the existence on the African continent of a
human type of a higher condition, is confirmed by a certain number of














archaeological finds, namely by those made by the East African Archaeo-
logical Expedition in the region of Quenia, as well as by a great deal of
linguistic and ethnographical documents.
Eickstedt (V. bibliographical note n.0 120, p. 386) has also accepted the
Bantu and considers them as Neo-Negrids or Negroes of the Savannah.
In a later work (V. bibliographical note n. 121, p. 386) this same
distinguished German Professor, who was the Director of the Anthropological
and Ethnographical Institute of Breslau, while attempting a general
classification of the Negroes (Homines sapientes afri Lin., 1758), admits in
the series B (Homines s. cafro-madegassi ex Lesson, 1827) four varieties, to
to the third of which, i. e. the Homo s. cafer Bori, 1825, he gives the name
of Kafride further Bantuide.
Seligman, in his fine book Races of Africa (V. bibliographical note
n.0 122, p. 386), says that the great divisions of mankind inhabiting Africa,
i. e., his (>, are, from the standpoint of their importance, the
Hamites, Semites, Negroes, Bushmen, Hottentots and Negritos, the first
two having a commom origin, while the Bushmen and Hottentots are often
united in a single race called < Khoisan a word made up from < the name which the Hottentots apply to themselves, and San,, the
designation they give to the Bushmen.
But if Seligman, as we see, does not speak of the Bantu as a primary
race, the fact is that he allots them nothing less than two chapters,
comprising 49 pages, which clearly proves the importance he attaches to
them within the African demographical ensemble. He considers them,
however, as a product of the crossing of the Negroes with the Hamites.
From this author's own expression, hamiticised Negroes ,, it becomes
patent that, so to speak, he thinks of the Bantu as a sub-race, which he
next subdivides, in accordance with a great number of authors, into
southern, western and eastern Bantu.
In his turn Vallois (V. bibliographical note n.0 123, p. 386) only confers
to the Bantu the status of a linguistic group. For him the Negroes who
live to the south of Belgian Congo, in the region bounded on the west by
Angola and the former German south-western Africa, and on the east by
the Indian Ocean, belong to the South-African sub-race, itself included in
the Negro race, which the same author deems should rather be called the
Melano-African race. This great race of African negroes comprises, besides
the aforesaid sub-race, also the following: Soudanese, Guinean, Congolese,












and Nilotic. And according to Vallois the African races would be four: the
Melano-African, the Ethiopian, the Negrillo and the Khoisan.
Dart (V. bibliographical note n. 124, p. 387), in his survey of the
basilary facial types of the African natives, does note allude to the Bantu,
and only speaks of the Brown (or Mediterranean) Race, the Bush (or Pygmy)
Race, the Boskop (or Hottentot) Race and the Negro Race.
In fact the opinions of the several authors are conflicting as regards
the designation of the various African racial groups. Besides, there is also
disagreement in the selection of the characters that each of them takes into
account to define the corresponding races.
The negroes of most regions of southern Africa, thus including those
of the Portuguese colonies of Angola and Mozambique, are currently held
as Bantu.
But the Bantu problem is of a great complexity. It is well known that
the establishment of a Bantu congeries of peoples rested initially upon
linguistic criteria. There exists in fact, according to the general opinion of-
the philologists who have studied the matter, the great family of the Bantu
languages.
The anthropologists have displaced the question, and have tried to
define a great race which might comprise all the peoples speaking Bantu
languages. But if it is quite true that the spoken language, by forcing all
the muscles which command its phonetics to enter into play, is capable of
exerting a considerable influence upon the expression of the lower part of the
face, it is not less true that, only to resort to facial characters, there are
other elements in the face, whether resting upon a bone substructure
or not, which are of a greater significance for the definition of the
characteristics proper to any particular ethnical group.
Besides, the negroes appertaining to the great family of the Bantu
languages are scattered over a very wide area of south-equatorial Africa, and
live in regions of the most varied geographical conditions. It is well known
that a large number of authors, among which Shirokogoroff (V, bibliographical
note n.0 125, p. 387), ascribe to the geographical environment geological
nature of the soil, forest, savannah or steppe, moisture, sunlight, altitude,
etc.-a marked influence upon the development of the ethnical type, for,
besides other effects, it probably acts upon the colour of the skin, and most
particularly upon the expression of the face, which reflects its hold upon
the physic-psychological functions.











Montandon, when dealing with the problem of determining the somatic
modifications due to surroundings, adduces two examples: that of the
Russian famine, which the works of Ivanovski, of Kharkov (V. bibliographical
note n.0 126, p. 387), showed to have effected a deep change in the
Russian type, and the case reported by Torday (V. bibliographical
note n.0 127, p. 387), of what came to pass with a group of pygmies of the
Congo. This author discovered, amidst the Bouchongo (Bakouba) negroes,
a village of pygmies who had left their perennial abode in the Congo
forests and had settled in the glades two generations ago, consequently
giving up their way of life as nomad hunters and assuming that of tillers
of the ground. As Torday points out, tw. generations have sufficed for
them to lose their appearance of pygmies and to attain a higher stature,
not so high, for certain, as that of the Bouchongos, but still far higher than
the Pygmy average. And as no crossing took place between them and the
Bouchongos, since these held the Pygmies as half-spirits generated in the
cracks of old trees, Torday says that it is to be admitted that sunshine, open
air and a regular life must have been the main factors which have determined
such a metamorphosis in that group of Pygmies displaced from the forest.
But it is clear that the environmental factors prevailing in the regions
inhabited by the negroes of the great Bantu family, necessarily diverse in
areas of geographical conditions essentially different, may not always be
strong enough to effect such deep changes as that which appears to have
resulted from the sudden transition in the life conditions of the group of
Pygmies observed by Torday.
The Bantu problem is unquestionably of a great complexity, but for
reasons of various kind the author could not handle it here in all its
magnitude and multiplicity of aspects. To do so it would have been
indispensable for him to possess an accurate knowledge of the entangled
migrations of the black peoples, as these will undoubtedly prove a most
valuable element in the elucidation of the origin of the so-called Bantu race.
In the sequel of the work, and in proportion as the African natives are
being studied, new aspects of the question are disclosed, showing that
we are still very far from a clear survey of the origins and kinships of the
negroes which form the intricate South-African ethnical mosaic.
The important studies of Elsdon Dew about blood-groups, not only
confirm the heterogeneity of the so-called Bantu race, but also enlighten
us on the question of its connections with the Bushmen and the Hottentots.












Thus, quite at the beginning of his work Blood-groups in Africa
(V. bibliographical note n. 10o7, p. 384), this author asserts that the Bantu
are far from constituting an homogeneous group, and points out that the
distribution of blood-groups within certain units of the Bantu populational
aggregate shows that it must have emerged from the main mass of mankind
earlier than that of the Bushman and Hottentot,.
Moreover, he thinks it quite unlikely that the differences among the
various branches of the Southern Bantu only result from Bushman and
Hottentot influences, and that, therefore, the possibility of the interference
of other alien elements is to be admitted.
Circumscribing to its broad outline the problem of the systematic
localisation of the eight Zambezian tribes that he has investigated, the
author is in a position to say that all of them have in common a certain
number of characters connecting them with the Negro race and South-African
sub-race, to which, as pointed out before, other authors give the name of
Bantu, Neo-Negrid or Kaffrid. This sub-race, which reveals a pronounced
linguistic unity, is still insufficiently studied from the anthropological, or
better, somatic viewpoint, and will possibly split, after minute examination,
into distinct elementary units.
It is to be desired that the existing populations of southern Africa be
investigated as widely as possible, both from the standpoint of their
physical, or somatical, anthropology, and from that of their ethnography.
Nothing but a further extensive and careful work of research will enable us
to approach with confidence the general problems regarding the origins,
kinship, stronger or slighter prevalence of reciprocal influences, priority
of fixation and definite establishment of the several groups of negroes,
both as ethnical units and as elements of cultural diffusion.
The problems respecting South-African negroes cannot, for obvious
reasons, be studied independently from the whole African anthropological
complex, which renders its survey even more difficult, owing to the magni-
tude of the subject and to the remarkable multiplicity of the factors it
implies. The archaeological study of the whole African continent is also
of the greatest importance for the elucidation of the problem of the origins.
It is therefore obviously difficult for the author to define the systematical
position of the eight tribes he has investigated, i. e., to localize them with
precision and confidence in the ensemble of the negroes of southern and
south-western Africa.











Yet the author, grounding himself upon the data which their mono-
graphical study has afforded him, makes an attempt to situate them in the
classification proposed by Dart, the distinguished Professor of Witwatersrand
University (V. bibliographical note n.0 124, p. 387), who, with the aid of his
collaborators, has carefully studied the aborigenes of South-Africa. The fact
that the working of the Rand mines attracts a great number of natives, not
only from the Transvaal but also from other neighboring regions, and
particularly from the Portuguese colony of Mozambique, provides him with
a human material not only practically inexhaustible, but also of the utmost
importance for the progress of his anthropological studies.
There is no need to dwell upon the share that the four races
established by Dart may have taken is the genesis of African demography.
As regards eastern Africa, about which all the authors are more or less in
agreement, the three stocks of the Negro Race, the Boskop, or Hottentot
Race, and the Bush Race, are those which must have had a larger share
in the building up of the racial substractum of the native peoples to-day
inhabiting those vast regions of Africa. But there are surely some elements
also to be taken into account, such as, for instance, Arabs, Hamites, Indians,
Indonesians and Melanesians, of which Dart, in his fine work Racial
Origins (V. bibliographical note n.. 128, p. 387), gives a lucid conspectus,
grounded to a great extent upon data of an historical kind.
With regard to this influence of peoples of the East in the blending
of the negroes of Mozambique, the distinguished master of Portuguese
Anthropology, Professor Mendes Correia, in his important work Raras do
Implrio (V. bibliographical note n.0 129, p. 387), while drawing the ( ethnological basis, of the population of Mozambique, quotes on p. 505 the
opinion of Blake Thompson (V. bibliographical note n. 130, p. 387), who,
grounding himself upon data collected in the oral tradition of the natives,
expresses the view that some tribes of Mozambique, such as the Nhiingtlis,
the Atongas, the Senas the Podzos, and some others, are, at least in part,
of an eastern origin. As concerns the Nhfingtfs, the present author thinks
that Thompson's opinion is not justified, since the somatic study of these
natives from Tete does not lead us to admit such eastern influences. He
conjectures, moreover, that Thompson mistakes the Chicundas for the
Nhfngies.
It is not an easy task to estimate with confidence the percentages in
which those basic racial elements enter into the composition of the












anthropological structure of each of the tribes the author has investigated;
nevertheless, he will not abstain from making an attempt in that direction,
attempt which, naturally, keeps subject to any adjustments that subsequent
studies may impose, regarding a stronger or slighter predominance of
Boskop or Hottentot blood, of Negro or Bushman blood.
As the author has already remarked, Nhfingties and Chicundas must
be held as nearly related; while the diagrams of figs. 202 and 203 bring to
light, on the one hand, the groupment Antumbas-Atandes, and on the other,
that of the Tauaras-Sereros. But there still remain the Sengas and the
Demas, which appear to present an ensemble of somatic characters that
individualizes and distinguishes them from the three above mentioned
couples.
And the author proceeds next to consider, grounding himself mainly
upon the elements of comparison supplied by the studies of Dart (V.
bibliographical note n.0 124, p. 387) and Gordon Laing (V. bibliographical
note n.0 115, p. 386), which may have been the primitive types that,
through crossings of various order, have blended together into the eight
demographic complexes that he has investigated in Tete, constituting as
many tribes or social units.
It is obvious that, for the elucidation of problems of this kind, the
percentages relating to each of the characters held as selective are of a
greater weight than properly the type which, within every one of them,
attains the highest value, denotative of an apparent prevalence.
Being composite units, each of the tribes that the author has studied
reveals a certain variety of types, which implies its ethnical admixture,
resulting from crossings either remote or recent.
Both in the Nhungu1ese men and women, it is possible to discern a
batch of tall individuals, of a well-balanced somatic form and muscular
type of build, who, by a certain number of characters, especially the colour
of the skin (colour n. 30 of von Luschan), lozenge-shaped face, yellowish
or pearl-white sclerotic and wide forehead, may be held to belong to Dart's
Negro Race. It is the prevailing type among the Nhfingttes.
But there seems also possible to recognize among them another type
of rougher lines, a sturdier bone frame, a lower stature, and perhaps more
markedly prognathous than the proceeding one.
In some cases, the skin colour of lighter hues, the form of the hair,
more pronouncedly curly and consequently less wooly, a lower stature, a











Certain abdominal prominence combined with a marked sacrolumbar
curvature, all these features may lead us to think of a Pygmean or
Bushman influence (Bush Race).
The Chicundas, as the author has duly emphasised, are regarded as
the direct offspring from NhfingUese who have settled in the Zumbo region
and there have crossed with the neighboring tribes; and their comparative
study, given at length on pp. 275-78, seems to confirm this kinship, although
the Chicundas exhibit certain differenciating characteristics which it is
important not to forget; nevertheless, among the Chicundas the negro type
(Negro Race) is manifest. If, on the one hand, their smaller stature, the
shape of the hair, different from that of the Nhing(ts, a certain narrowing
and raising of the nose, may induce us to believe in a certain degree of
softening of the negro type, on the other hand there are some characters,
and namely the colour of the skin of the body (colour n. 32 of the scale of
von Luschan), which rather suggest a strengthening of the type.
In the Chicundas, and contrary to what is the case with the Nhingtles,
predominance was found of brownish sclerotics, hair even more curled,
pentagonoid shape of the face and a lower value in the percentage of
thick lips, though these are still prevalent; which all suggests a certain
influence from elements of the Hottentot type (Dart's Boskop or Hottentot
Race).
As was pointed out before, Antumbas and Atandes have also in
commom a certain number of anthropometrical characters.
Over the Atandes the Hottentot influence seems to have been less
marked. The prevailing skin colour is n. 30 of von Luschan's scale, but
the light brown hue (n. 24 of the same scale) also attains a percentage of
15 0/o; a yellowish tint of the sclerotic predominates, although the brownish
hue is also present in the large rate of 40 o/o; the contour of the face, in
most cases, is no more pentagonoid (a characteristic of the Hottentots,
according to Dart) to become trapezoid; the cheek-bones are no more
markedly protruding like with the Antumbas, though they remain prominent.
There is some softening, it seems, of the Hottentot strain, with a rise in
the percentages of the characters held as negroid.
Tauaras and Sereros, as may be inferred from the author's diagrams
of some of their mensurable characters, must be held as constituting
another couple. The author has not been able to examine the descriptive
characters of the Tauaras, and for this reason he could not determine, in












their case, the predominance of any of Dart's three types, since they were
specially established by the same scientist upon characters of that sort.
As to the Streros, the author found that among these natives a rather
dark hue of the skin of the body predominates (colour n.0 34 of von Luschan's
scale), as well as yellowish sclerotics, flat faces, thick lips in a high
percentage (58,1 olo) and convex upper lips. Such characters are plainly
negroid, therefore denoting the obvious presence, among the Sereros, of
the negro type or Dart's Negro Race.
It would seem, besides, that we can detect among them another set
of individuals of a low stature (it must be remembered that among the
Sereros low statures are recorded in a percentage of 16,1 o; and v. fig. 139),
pentagonoid face (a type prevailing in the series), cheek-bones strongly
prominent (also prevalent) and convex upper lip. Such an ensemble of
characters leads us to think of a pygmoid strain, possibly Bushman.
There remain the Sengas and the Demas. Upon these last, and owing
to the fact that he could only observe io individuals, the author is not in
a position to dwell at length. He nevertheless wants to emphasise that by
their stature, orthognathism or, at least, only very slight prognathism, and
by their sturdy type of muscular build, besides other characters rather to
be surmised than defined, we are led to consider them as representatives
of the negro type, or Negro Race, if not without crossings, at least not so
much influenced by them as many of the remaining Zambeziam tribes.
The Sengas show predominance of a rather dark skin (colour n.0 34 of
von Luschan's scale), yellowish sclerotics, although the brownish tint
appears in the rate of 450/o, and noses with wide roots and bridges,
corresponding to a somewhat marked platyrrhiny. Such characters assign
to them the somatic attributes proper to the Aegro Race; nevertheless the
author is bound to stress that, on the other hand, the stature of these
negroes must also be kept in view. The figures in the table of the
groupement corresponding to this measure show predominance of statures
below the average, and the addition of these to the lowest ones makes up
a total of 60 /, which leads the author to suppose that the Sengas are the
result of a concourse of crossings in which an element of low stature,
probably Bushman, or better still, of the Boskop or Hottentot Race, may have
played an important part.
Among the Sengas there may perhaps be discerned, moreover, a batch
of individuals of a rougher appearance, a sturdy skeletal conformation with











and a rather marked prognathism. A similar type is also sometimes to be
found among the Nhfingt1s. It must be kept in mind that in the bulk of
the characters of the Boskop Race a strong bony frame forms a striking
feature. The predominance among the Sengas of curly hair (Ka of modified
Martin's table), of a high, receeding and convex forehead, and cheek-bones
markedly protruding, may be held as denotative of Boskopoid influences
in their somatic genesis.




For the moment this is all that the author can say, with the reservations
he had frequently to express, about the possible ethnical constitution of
the tribal complexes he studied in the Tete district, and about their general
systematization.
But if it is quite true that the considerations of a systematical nature
he has submitted cannot be held as definitive,-and it must be kept in
mind that the general structure of the races of eastern Africa is far
from being sufficiently known -it remains nevertheless a fact that the
contribution given by the Portuguese Government to the knowledge of
the anthropology of some native peoples of Mozambique, through the
organization and defrayal of the two tours of the Anthropological Mission,
is of material importance, so much the more as, in the vast field of the
Anthropological study of the negroes of eastern Africa, if the works of a
speculative nature are fairly abundant, those giving concrete information
are rather rare, almost on the verge of inexistence.





















CONTRIBUTION A L'ETUDE DE
L'ANTHROPOLOGIE DE MOZAMBIQUE

QUELQUES TRIBUS DU DISTRICT DE TETE



RESUME DU GROS VOLUME "CONTRIBUI-
CAO PARA O ESTUDO DA ANTROPOLOGIA
DE MOAMBIQUE-ALGUMAS TRIBOS DO DIS-
TRITO DE TETE", PUBLIC PAR LE BUREAU
DES MISSIONS GEOGRAPHIQUES ET RECHER-
CHES COLONIALES (JUNTA DAS MISSOES GEO-
GRAFICAS E DE INVESTIGAqOES COLONIAIS).
CET OUVRAGE, IMPRIM A PORTO EN 1944, COM.
PREND 416 PAGES. 204 FIGS., LXXXIII PLANCHES
ET XIII TABLEAUX RASSEMBLANT LES MESU-
RES PRISES SUR 120o c ET 46 9 NHONGJES,
29 ad ANTUMBAS, 2o Cf ET 2o 9 CHICUNDAS,
27 (3 SENGAS, 31 df SEREROS, 2o d' ET 2o 9
ATANDES, 31 Od TAUARAS ET io Of DEMAS.




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