|
F 0 0
-L
,6" .' 1 *0
RAPPORT DU STAGE REGIONAL DE L'FSR/E
le Motel, Bamako, Mali
du 3 au 20 novembre 1986
Rddaction par:
KEFFING SISSOKO,
et JOHN LICHTE
MIMI GAUDREAU
Prdpard par:
FSSP
(Farming Systems Support Project)
Service des Programmes Internationaux
Institute des Sciences Agricoles at Alimentaires
University de la Floride
December 1987
Farming Systems Support Project (FSSP) est subventionnepar I'AID, numero de contract DAN4099-A-00-2083-00
ii.
TABLE DE MATIERES
ENGLISH INTRODUCTION -----------------------------------P.
INTRODUCTION ---------------------------------------- p.
DEROULEMENT DE L'ATELIER ---------------------------------p.
EVALUATION DE L'ATELIER ---------------------------------p.
APPENDICES
APPENDICE 1:
APPENDICE 2:
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
APPENDICE
3:
4:
5:
6:
7:
8:
9:
10:
11:
12:
PROGRAMME DE L'ATELIER
- --------p.
QUELLE RECHERCHE POUR
QUEL DEVELOPPEMENT -------------------p.
OBJECTIFS DE L'ATELIER ----------------p.
RAPPORT D'ENQUETE: DABOBOUGOU --------p.
RAPPORT D'ENQUETE: NIAME -------------p.
RAPPORT D'ENQUETE: NIAGANABOUGOU -----p.
EVALUATION DES SOLUTIONS POTENTIELLES --p.
PROTOCOLE D'ESSAI --------------------p.
LIAISON RECHERCHE/DEVELOPPEMENT --------p.
LISTE DES PARTICIPANTS ----------- p.
COMITES DES PARTICIPANTS --------------p.
DOCUMENTS DISTRIBUE -----------------p.
49
57
67
69
85
89
93
95
97
111
115
117
iv
ENGLISH ABSTRACT
INTRODUCTION
This regional FSR/E methods training course was the second
regional activity organized by FSSP in West Africa using the
training materials recently prepared in English and translated
into French. A similar course, conducted in English, was held in
Gambia in April, 1986.
This course was conducted in French and held in Bamako,
Mali, November 3 20, 1986. It was organized by FSSP with
logistical help from L'Institut d'Economie Rurale (IER),
L'Institut du Sahel (INSAH), and USAID, Bamako.
Participants from five Sahelian countries (Mali, Senegal,
Mauritania, Niger, and Burkina Faso) and three Central African
countries (Cameroon, Burundi, Rwanda) attended the course.
The organizing committee from FSSP, consisting of Dr. Susan
Poats, Mr. John Lichte and Dr. Mimi Gaudreau, was aided during
different stages of the workshop by resource persons from West
Africa: Dr. Pascal Fotzo, Dschang University, Dschang, Cameroon,
during the first week; Dr. Henk Mutsaers, IITA, Ibadan, Nigeria,
during the second week; and Dr. Marie-Helene Collion, IDRC,
Dakar, Senegal, during the first and third weeks.
Personnel from the USAID sponsored Farming Systems Project
of the Farming Systems Division within IER and Operation Haute
Valee (OHV) helped facilitate participant travel to the site of
the field exercise. Mr. Lamine Traore of SAFGRAD/Mali made a
presentation on Research and Extension linkages within Mali.
The participants established committees to take notes and
summarize workshop activities. This document is based on those
summaries.
During the preparation of this document, we learned of the
death of Dr. Fotzo. We are saddened by this unfortunate and
untimely loss of our colleague and friend. He made an important
contribution to the success of this course and his disappearance
will be keenly felt by FSR/E practitioners throughout Africa.
vi
INTRODUCTION
Cet atelier fut la deuxieme activity regional de 1'FSSP
organisee en Afrique de l'Ouest utilisant le materiel de forma-
tion recemment prepare en anglais et traduit en frangais. Le
premier seminaire avait ete fait en anglais en Gamble en avril,
1986.
Le present atelier s'est fait en franGais a Bamako, Mali, du
3 au 20 novembre 1986. II a ete organise par 1'FSSP avec l'appui
logistique de l'Institut d'Economie Rurale, 1'Institut du Sahel,
et 1'USAID, Bamako.
Les participants venaient de cinq pays du Sahel (Mali,
Senegal, Mauritanie, Niger, et Burkina Faso) et de trois pays
d'Afrique Centrale (Cameroun, Burundi et Rwanda).
Le comite organisateur compose de Dr Susan Poats, M. John
Lichte et Dr Mimi Gaudreau, representant 1'FSSP, etait second a
different states de l'atelier par des encadreurs d'Afrique de
l'Ouest: Dr Pascal Fotzo, Centre Universitaire de Dschang,
Dschang, Cameroun, pendant la premiere semaine; Dr Henk Mutsaers,
IITA, Ibadan, Nigeria, pendant la deuxieme semaine; et Dr
Marie-Hlene Collion, CRDI, Dakar, Senegal pendant les premiere
et troisieme semaines.
Le personnel .du PRSPR (IER) et Operation Haute Vallee a
facility le travail des participants sur le terrain. M. Lamine
Traore de SAFGRAD/Mali a done une conference sur la liaison
recherche-developpement au Mali.
Les participants se sont repartis en comites pour rediger un
resume des activities de l'atelier et ce sont ces resumes qui sont
A la base de ce document.
Pendant la preparation de ce document, nous avons appris
avec grande tristesse la mort inopinde du Dr Fotzo. Il avait
grandement contribute au success de ce seminaire et sa disparition
sera ressentie par les practiciens de 1'FSR/E & travers toute
1'Afrique.
2
DEROULEMENT DE L'ATELIER
Lundi, le 3 novembre
L'ouverture du Stage Regional de 1'FSR/E (Recherche sur les
Systemes de Production et de Vulgarisation) organise conjointe-
ment par l'USAID, 1'Institut du Sahel et 1'Institut d'Economie
Rurale, a eu lieu comme prevu au Motel de Bamako le 3 novembre
1986 & 9h. Cette ouverture a ete marquee par le discours
d'ouverture prononce par le Ministre de l'Agriculture du Mali et
par des allocutions faites successivement par le representant de
1'USAID, et le Directeur General de 1'Institut d'Economie Rurale
(IER).
Les different intervenants, apr6s avoir souhaite la bienve-
nue aux participants venus de divers pays (Cameroun, Niger,
Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Burundi, Senegal, Rwanda), ont
reconnu et insisted sur l'inter&t d'un tel atelier sur 1'FSR/E en
tant qu'approche & la recherche et & la vulgarisation en milieu
rural.
Selon le Ministre de 1'Agriculture du Mali, cette approche
existe dans son pays depuis 1979 et constitute un processus
efficace pour cerner les problems reels du monde rural, permet-
tant d'aboutir a l'autosuffisance alimentaire qui reste l'objec-
tif principal des pays en voie de developpement.
Apres eux, le Dr Pascal Fotzo a pris la parole pour intro-
duire l'atelier par le theme: Quelle recherche pour quel
developpement? Dans son intervention (voir Appendice 2), il a
degage l'importance et le r6le que peut et doit jouer 1'FSR/E
dans le processus du developpement agricole.
Quand le Dr Fotzo a defini et developp4 ce quest 1'FSR/E et
le r6le cld qu'il joue dans la production, les participants et
les encadreurs ont discute les objectifs de l'atelier (voir
Appendice 3).
M. John Lichte a ensuite expose et soumis & la discussion un
module standard du processus de developpement et de transfer de
technologies. Les objectifs visent a:
expliquer l'approche FSR/E et & presenter les tapes et
les functions de cette approche
comprendre le r6le de 1'FSR/E dans le developpement et le
transfer de technologies
comprendre le rl6e des disciplines/institutions et leurs
responsabilites dans toutes les tapes de 1'FSR/E
Pour atteindre ces objectifs, M. Lichte a explique l'existence
d'une chaine d'influences partant de la recherche scientifique de
base jusqu'd l'adoption des technologies (voir Fig. 1).
- -
/
T---/
-4
SFSR/E
\ /
I I
i Recherche
-D--veloppe-me
| ___ Dbeveoppernei
nt et Transfert des Technologies
Prevulgarisation
Vulgarisation
Etapes dans le Developpement et le Transfert des Technologies
L--
I -
II est intdressant que chacun se situe sur cette chaine en
reponse aux questions suivantes:
1) Quelle est votre function specifique?
2) Qui essayez-vous d'influencer?
3) D'ou tirez-vous vos connaissances?
L'adaptation des technologies et leur integration dans les
systems de production des paysans sont les tapes tries importan-
tes qui caracterisent 1'FSR/E. Il y a aussi plusieurs feed backs
qui peuvent avoir lieu car la recherche doit reorienter ces
themes selon les besoins et les capacities du monde paysan.
Sur la base de l'existence de cette chaine d'influence, le
Dr Fotzo nous a decrit les principles tapes du processus FSR/E.
Il existe cinq tapes classiques dans la function d'une
6quipe FSR/E. Ces diff6rentes tapes se remettent en cause
mutuellement par des retroactions (---> ) et des interactions.
1. Choix des sites et decoupage
de la zone d'tudes en
zones homogenes
2. Diagnostic: identification
des contraintes et des
atouts b capitaliser
t t
3. Preparation des protocoles d'essai
ou d'autres interventions
(Pre'ciser la quantity et la nature
des informations a collector)
I, t
4. Tests/Experimentations
5. D4monstrations/Vu garisation
Pour mieux percevoir les r6les et les responsabilites des
disciplines et des institutions dans chaque tape, le Dr Fotzo a
reparti les participants en groups de reflexion. Chaque group
a discut6 les r6les des disciplines diffdrentes pour une tape et
les interactions multidisciplinaires et multi-institutionelles.
Les r4sultats de ces discussions ont etd presents par un
reprdsentant de chaque group.
Mardi. le 4 novembre
Les activities de la deuxieme journee etaient axees sur les
objectifs suivants en vue d'initier les participants au
seminaire:
la fagon ou la methode d'apprehender l'exploitation
agricole en tant que system
la mise au point d'un module d'un system d'exploitation
l'explication de la game de variables servant & definir
les types d'agriculteurs
1'importance de grouper les paysans & toutes les phases de
1'FSR/E
la selection des variables caracterisant la famille
paysanne
Le Dr Mimi Gaudreau a tent de definir la notion de system;
puis, de construire un module sur la base du system ainsi
defini:
1. Definition d'un system
Un system est pergu "comme un ensemble d'elements en inter-
action dynamique". Il resort de cette definition qu'un system
n'est pas statique et qu'il fait appel & la notion devolution ou
de regression -- ce qui ne facility pas la delimitation d'un
system; en effet, un system peut dtre un sous-systeme d'un
systeme plus dlargi. Ainsi, il y a une hidrarchie de systems.
Par example:
la cellule est un system ---> lier niveau de system
la feuille est un system ---> 2ieme niveau de system
la plante est un system ---> 3ieme niveau de system
une communaute de plants ---> 4ieme niveau de system
Les plants et les autres elements de l'environnement
forment l'ecosysteme.
Le meme type de hierarchisation permet de passer du sys-
teme simple de la cellule au system agraire complex. Chaque
parties est un system en soi et fait parties d'un grand ensemble
de sorte que chaque system se retrouve comme sous-systeme d'un
autre. Signalons que la definition du system est toujours
arbitraire. Elle est faite selon les besoins de l'analyse. On
peut parler de systems economique, communautaire, ethnique,...
2. Mise au point d'un module du system
Le module est un ensemble qui montre tous les facteurs et
leurs interactions. En ce qui concern le system d'exploita-
tion, on peut etablir un module simple ou complex selon le cas:
Exemple
System d'Exploitation en Amerique Latine:
Pour percevoir la mise au point du module d'un system de
production, apres des explications et des discussions sur les
composantes du system de production et les interactions entire
celles-ci, le Dr Gaudreau a reparti les participants du seminaire
en 4 groups, don't les membres sont de pays different, afin de
choisir un pays et de decrire un module d'un system de produc-
tion. Les pays suivants ont ete choisis: le Rwanda, le Niger,
et le Mali. Ces modules furent presents en seance pleniere par
chaque group.
System d'Exploitation au Rwanda
Cafd
The
Quin.
Pyrete
Patates
Haricots
Pommes de
terre
Mais
Sorgho
Banane
CR: Cultures de Rente
CV: Cultures Vivrieres
UP: Unite' de Production
S/P: Sous-produits
Menuserie
Bois
De Chauf.
De Constr.
Plantation
Entretien
Systeme d'Exploitation du Mali (Sdgou)
Mil
Sorgho
Nibbe
Fonio
Vouandzou
Arachide
P.F.: Petite famille
Systeme d'Exploitation du Niger (I)
Atelier de prod.
materiaux agr.
Systemes de
Culture
sous-produits
Cultures de Rente agricoles
Arachide-Niebe
Cultures Cdrealieres Fumier-traction
Mil Sorgho
Terre
Systeme d'Elevage
M.O.: Main-d'oeuvre
Produ,
Systeme d'Exploitation Traditionnelle du Niger (11)
//
/1/
//
/
//
//
/
Cultures:
Mil
Sorgho
Niebe
Elevage:
Caprins
Ovins
Vaches laitieres
Volaille
Il resort que:
- les 4 models sont different; ce qui implique que la
definition d'un system de production est Blastique, et se
definite par rapport aux problems ou sujets & etudier.
- tous les modules presents ont pris en consideration les
facteurs exogenes & l'exploitation (cas des institutions gouver-
nementales). Ceci explique la necessity de determiner les
limits du system de production, de comprendre les sous-
composantes, de considered les facteurs externes.
Ceci a amene & definir quelques gendralisations:
1) Pour definir un system, il faut definir les limits et
connaitre la hierarchie dans laquelle se trouve le system.
2) Les delimitations et les criteres se fixent suivant les
unites & analyser; et ceci permet de determiner les limits
entire facteurs endogenes et facteurs exogenes.
3) Il faut done considered les facteurs de l'exterieur et mieux
comprendre les sous-composantes.
En conclusion, dans le module du systeme d'exploitation
agricole:
Les facteurs endoacnes sont structures de la maniere suivante:
les manages agricoles allouent les facteurs de production (terre,
main-d'oeuvre, capital et gestion) aux activities productive
(agricoles, pastorales et hors exploitation) qui leur permettront
de realiser et de maximiser leurs objectifs.
Quant aux facteurs exoaqnes, ce sont principalement: les
structures, les normes, les croyances communautaires, les
institutions (credit, vulgarisation, recherche, autres
institutions etatiques).
Le Dr Gaudreau s'est ensuite etendue sur l'apprehension de
l'exploitation agricole comme system et la mise au point d'un
modele de system d'exploitation; c'est au tour de M. Lichte
d'exposer la game de variables servant & definir les types
d'agriculteurs, et sur la base desquelles s'effectuent le zonage
et la typologie.
3. Zonage et typologie
La selection des variables essentielles par rapport & la
discipline ou aux sujets a etudier facility le regroupement des
paysans; d'ou la necessity de savoir:
les variables servant a faire le regroupement
la necessity du regroupement.
M. Lichte a relate l'exemple d'une region assez grande
s'etendant du Nord au Sud ayant des isohyetes et des types de
sols different: la typologie des paysans peut se faire par
example se basant sur l'equipement, sur la pluviometrie, sur le
sol, sur la main-d'oeuvre familiale ou sur une combinaison, par
example, du sol et de la pluviometrie.
Isohyete I Bien equipe
600-800 _
mm Equip&
Non equipe
800-1000 Bien equipe
mm I
SEquipe
Non-equipe
I I
Sol 1 Sol 2 Sol 3
I I I I
I I I
I I I I
I I II
I I I I
SI I
II I
_ | |__ I _
II I
_ _ I I _
II I
_ _ I I _
Un tel tableau comporte 54 cellules d'informations si on
joute 3 niveaux de main-d'oeuvre familiale. Tant qu'on augmente
es informations & recueillir, le nombre de cellules va augmenter;
d'ol vient la necessity de r6duire le nombre de roupes de
paysans.
Ces deux instruments (zonage et typologie) permettent de:
stratifier les populations, les systems de culture
comprendre la dimension de l'exploitation
comprendre les pratiques culturales
comprendre les relations socio-economiques
La selection des variables essentielles determine la rdussite
de l'etude. Pour border la selection des variables caracterisant
la famille paysanne, M. Lichte a organise un exercise auquel tous
les participants du s4minaire ont participe et qui consistait &
dresser une liste d'informations n4cessaires au sujet du paysan,
de la famille paysanne, et de l'exploitation pour voir quelles
sont les variables qui caracterisent les paysans, leur famille, et
leur exploitation.
Ces informations necessaires ont ete regroupees en 2 rubri-
ques: les facteurs physiques et les facteurs humans.
Facteurs physiques (en vrac)
- superficie, quality de la
terre
- structure fonciere
- dquipement, animaux
- speculations, assolement
- nombre de parcelles
- population
- pluviometrie
- intrants
- extrants
- prix
- rendements (autosuffisance)
- maladies endemiques, ennemis
des cultures
- source d'eau, mode
d'irrigation
- type d'amenagement
- sedentarisation
- institution
- climate
- sols: conservation (physi-
ques, chimiques)
- transport, acces aux marches
Facteurs humans
- nombre d'actifs dans l'ex-
ploitation
- taille de la famille
- chef de famille
- structure et composition de
la famille personnels, ages,
sexes)
- niveau technique: technicite
du paysan
- centre de decision: decideurs,
gestionnaires de la famille
- resources financieres
- d4bouches
- regime foncier
- ethnie
- rapport actif/population
- efficacite au travail
- habitudes et preferences
alimentaires
- travail a l'exterieur exodee)
- infrastructures sociales
4. Mdthodes de collect et
existante
localisation de l'information
Dans la deuxieme parties de la journee, les objectifs des
different exposes etaient:
1) Choisir la m4thode de collect la plus appropriee aux
types de donnees recherchees
2) Determiner quand et comment mener les enquates
informelles
3) Localiser l'information essentielle existante, utile a'la
mise en oeuvre d'un programme FSR/E
Pour atteindre le premier objectif, le Dr Gaudreau a propose
aux participants differentes methodes de collect de donnees
utilisees par une dquipe de 1'FRS/E; parmi celles-ci, il y a:
-les differences enquetes: par sondage, formelle,
informelle, pre-test, exhaustive
-la literature: donnees secondaires (en utilisant les
donnees qui existent deja, on peut gagner du temps et se
familiariser avec le travail qu'on veut faire)
-les observations: pour chercher des confirmations
-1'entretien avec les personnel de resources: pour les
prises de contact avec les vieux et les autres personnel
influantes
-l'experimentation: pour chercher des potentialities
-les etudes de cas particuliers: pour avoir des details
Apres ces explications, le Dr Gaudreau a fait participer
l'ensemble des participants A un exercise qui consiste a chercher
la methode de collect la mieux appropriee a telle ou telle
hypothese de recherche, et on a discutd des propositions des
participants en analysant l'efficacite de ces methodes.
Pour determiner quand et comment mener les enquetes
informelles, le Dr Fotzo exposa aux participants la definition,
la preparation et l'execution de l'enqu4te informelle:
L'enaqute informelle:
1)La definition, 1'historique, la maniere de la mener:
Elle n'est pas un tourism academique, mais plut6t un art
et non une science & methodes fixees. Dans l'historique,
on constate que l'enqu&te informelle a base ses methodes
sur la science de l'anthropologie.
L'enquete informelle peut 6tre menee dans differences
situations:
preparation des projects
preparation d'une enquete detaillee
planification des essais
2)Preparatifs de 1'encrute informelle:
revue de literature (textes, rapports, ...)
composition de l'4quipe: en function des activities
dominantes
definition de la region
preparation du canevas des questions: preciser les
categories d'informations & recueillir
3)L'execution se fait par:
observations
interviews
prises de notes
4)Les interviews, les differentes tapes sont:
l'approche; pour assurer la mise en confiance
indispensable pour la teneur et fiabilite des
informations
l'entree en matiere
le dialogue
le depart: a soigner
les prises de notes minimales
5)L'analyse se fait souvent par:
type d'agriculteurs (niveau de mecanisation)
le system de culture
6)Le rapport preliminaire
quand? -- le soir de l'enquete et en group pour
retracer et reorienter les enqudtes.
distribution du rapport aux chercheurs, aux agricul-
teurs et aux responsables pour emettre des commentaires.
7)Le rapport final
C'est apres la seance presented par le Dr Fotzo sur la
definition de l'enqu&te informelle, sa preparation, et son execu-
tion que M. Lichte a explicit le rl6e et la localisation de
l'information existante.
5. L'utilisation de l'information existante
Elle permet de:
1) se familiariser avec la region d'inter&t
2) gagner du temps: exploitation des documents existants
3) s'organiser et se preparer davantage
4) augmenter l'efficacite du travail
5) se diriger: hypotheses rescues & verifier
Il faut se rendre compete que l'information diffusee n'est
pas toujours vraie. C'est a l'equipe de verifier cette
information pendant le diagnostic.
Les sources de 1'information existantes sont, par example:
1) les cartes (routieres, topographiques, pedologiques,
vocation des sols)
2) les recensements et d'autres publications de source
gouvernementale
3) les rapports de meteo, de la recherche agronomique et
zootechnique, socio-economique etc...
L'exploitation de l'information demand une certain
vigilance. Il s'avere necessaire de savoir qui l'a produite,
comment, dans quel but, et d'evaluer le contenu. L'information
est toujours interessante mais il faut savoir determiner quelle
information est essentielle selon les programmes et les objectifs
de l'analyse.
Comme exercise, M. Lichte a propose de trouver les sources
d'informations approprides aux facteurs humans et aux facteurs
physiques, caracterisant la famille paysanne et le system
d'exploitation.
Mercredi. le 5 novembre
On a passe la troisieme journee de l'atelier a preparer
l'enqu&te informelle afin que les participants puissent la
mener le jeudi et le samedi.
Les objectifs & atteindre au course de cette journee etaient:
1) identifier les problems rencontres au course d'une
conversation avec les agriculteurs et identifier les
caracteristiques d'une communication efficace.
2) identifier les methodes approprides pour une enqu&te
informelle rdussie.
3) definir le contenu du rapport de l'enqu6te informelle
1. Communication efficace pour la collect d'information
L'identification des problems rencontres au course d'une
conversation a dte faite durant une mise en situation organisee
par le Dr Fotzo. Les Dr Gaudreau et Collion ont joue le r61e de
chercheurs venus faire un interview chez un paysan. Tous les
participants ont procedd & des observations. Des conclusions ont
ete tires sur les manieres de mener une interview en milieu
rural.
Les mauvaises manieres sont:
arrive sans courtoisie
arrive brusque
pas d'entree en matiere
pas d'explication du but de visit
attitude aggressive
desinteressement aux problems du paysan
questions inadaptees
pas de suivi
entretien en aparte entiree chercheurs) en face du paysan
jugement de valeur
depart sans courtoisie
Comment ameliorer cela? En adoptant de bonnes manieres:
salutations d'usage et connaissance du milieu
savoir briser la glace, choisir un moment propice, etre
sensible aux activities du paysan, le traiter d'egal & legal
faire une entree en matiere en presentant poliment les
chercheurs et le but de leur visit
les questions doivent rester neutres, rechercher la clarte
et dviter les questions delicates des le debut
aller de fagon progressive, decomposer les questions
observer le visage du paysan et 4tre attentif aux signes
de lassitude
donner aux paysans l'occasion de poser des questions
reformuler si possible les questions sous d'autres formes
remercier le paysan au moment du depart et lui demander
avec courtoisie la route
Apres avoir constate les bonnes et les mauvaises manieres &
adopter, deux volontaires ont mime a leurs manieres la visit
d'un chercheur chez un paysan.
2. Discussion de logistiques pour la visit sur le terrain
Il est prevu que tous les participants assistant a une
visit sur le terrain dans quelques villages de la zone de
l'Operation Haute Vallee (OHV) au sud-ouest de la ville de
Bamako. Voici ce qu'on attend de cette visit qui n'est qu'une
enquete rapide de diagnostic.
M. Lichte a precise les different points qui doivent
ressortir dans le rapport de l'enquete:
1. Aspects generaux du village et de la region
2. Caracteristiques agro-climatiques
3. Caracteristiques pedologiques et hydrologiques
Ces renseignements peuvent etre obtenus dans l'information
existante.
4. Caracteristiques des exploitations
4.1. Structure des exploitations
4.2. Moyens de production (terre, travail, equipmentt,.)
5. Systemes de production
5.1. Systemes culturaux (pratiques)
5.2. Ennemies et parasites des cultures
5.3. Systemes d'elevage
5.4. Stockage et transformation (recolte et post-recolte)
6. Environnement socio-economique
6.1. Commercialisation
6.2. Autres sources de revenue
6.3. Credit: disponibilite pour l'acquisition de
materials et d'intrants,...
6.4. Institutions (services d'encadrement et de
vulgarisation, autres,...)
6.5. Obligations sociales (religions, coutumes, f&tes,..)
7. Habitudes alimentaires
Tout cela doit permettre d'avoir acces aux different
problems ainsi qu'aux opportunities, c'est-a-dire dans le cas de
resources sous-employees. Des directives ont ete donnees pour
mener A bien la collect de ces renseignements sur le terrain.
M. Maiga du PRSPR, de la Division de Recherche sur les
Systemes de Production Rurale, IER, a presented un rapport sur les
caracteristiques de l'agriculture dans la zone choisie pour
l'enquete rapide. Son rapport a ete utilise comme source
d'information par les participants.
Apres l'expose de M. Maiga, le Dr Gaudreau a donned un
example d'une parties de canevas d'information ou guide d'enquete
sur le system de culture.
Guide d'Enqu&te
* Systemes de cultures:
varieties (locales amiliordes), assolement, associations
importance et utilisation des divers types de terrain
nombre, taille et localisation des champs d'une famille
criteres pour laisser un champ en jachere ou le reprendre
apres jachere
duree et utilisation de la jachere
products recueillis de la jachere
cultures delaissees, cultures nouvelles
pratiques culturales
temps de travaux et methodes de preparation du sol
contraintes de main-d'oeuvre
sources des semences
maintien de la fertility: utilisation de fumure
organique et min4rale
techniques de recolte
equipement agricole
Les participants ont etd divises en plusieurs equipes
d'enquete pour operer dans 3 villages (Dabobougou-Missira, Niame,
et Nianganabougou). Par la suite, les groups d'enquete se sont
forms et ont prepare leur propre canevas d'enqu&te pour la
visit qui a eu lieu le lendemain.
Jeudi. le 6 novembre
Les participants ont passe la journee a mener l'enquete
informelle dans les villages de Dabobougou, Niame et
Nianganabougou.
Vendredi, le 7 novembre
Pendant la premiere heure, les different groups d'enqu6te
forms ont poursuivi leur discussion pour coordonner les informa-
tions qui avaient ete recueillies au course des visits sur
terrain. Il s'agissait de se poser les questions suivantes:
"Que savons-nous?"; "Que devons-nous savoir?" et par la suite de
se preparer pour la deuxieme visit. Les discussions en group
ont continue jusqu'& la pause.
Apres la pause, une seance pl4niere menee par le Dr Poats a
ete consacree & une discussion sur les problems rencontres au
course de l'enqu&te. Les remarques ont tourney autour des points
de logistique, de methodologie appliquee, et de preparation de
l'equipe interdisciplinaire. On a note que les problems
rencontres sur le terrain (retard des vehicles, introduction
tres formelle sur le terrain, etc.) sont des problems reels don't
le chercheur doit tenir compete dans sa programmation. On doit
s'attendre, les premieres journdes de rencontre, aux ceremonials
du village. Il est bon aussi de reflechir a la period propice
pour commencer un diagnostic qui a toujours un debut mais qui ne
finit pas car les visits sont continues et cycliques. Elles
doivent etre adaptees & la preponderance des activities et au
suivi des differentes phases du cycle agricole.
On a note l'importance d'avoir une period d'analyse des
informations apres une journee sur le terrain pour approfondir ou
reorienter le travail le lendemain. On a note aussi que la
quantity de renseignements recueillie augmente au fur et a measure
que l'enqu&te continue, surtout avec une discussion apres chaque
jour passe sur le terrain.
Ensuite les organisateurs ont partage aux participants
quelques-unes de leurs observations sur la conduite de la visit
sur le terrain.
Les groups d'enqu&te se sont ensuite reunis ayant
comme devoir de se preparer pour la journee du lendemain. Ils
devaient essayer d'approfondir les donnees jugees insuffisantes,
de developper les informations se basant sur les contraintes,
d'approfondir leurs connaissances sur les structures et sur les
systems de production, et de determiner les activities des femmes
et leur r6le dans la production agricole.
Samedi, le 8 novembre
Les participants ont passe la second journee au village ou
ils ont questioned les agriculteurs.
Lundi. le 10 novembre
Apres l'enqudte informelle effectuee la semaine derniere sur
le terrain dans trois villages situes dans la zone de l'Operation
Haute Vallee (OHV); les groups d'enquete se sont reunis pour
changer des idees et rassembler des notes afin de finaliser les
rapports d'enqu4tes (voir les Appendices 4-6).
Chaque group a presented en session pleniere une synthese de
ses resultats, y compris une liste des problems ou des
contraintes. Ces presentations etaient suivies par une
discussion avec M. Jacques Denis, agronome du PRSPR et M. Alpha
Maiga, coordinateur du PRSPR. Ces Messieurs ont note que les
participants ont identified les memes contraintes limitant la
production agricole que l'equipe du PRSPR. M. Denis a parld du
programme d'essais menes par l'equipe et a repondu aux questions
posees par les participants sur le diagnostic et les essais en
milieu rural.
Cette stance a signaled la fin des activities sur l'etape de
diagnostic et les participants ont remplis des formulaires
devaluation.
La journee s'est terminee par la presentation du programme
FSR/E au Rwanda.
Mardi le 11 novembre
Avant de commencer le travail sur la deuxieme phase de
l'atelier, le Dr Poats a presented les cinq tapes de 1'FSR/E en
schema general (voir Fig. 2) comme introduction a la planifica-
tion des essais et d'autres interventions en milieu rural.
Utilisant les resultats du diagnostic, les travaux de la
deuxieme semaine seraient d'identifier les problems pouvant
faire l'objet de la recherche, d'identifier et d'evaluer les
solutions potentielles et de les rendre operationelles.
Sur la base des listes de contraintes generales etablies par
les different groups, le Dr Mutsaers a demanded aux participants
de faire une liste des contraintes plus precises. Car il existe
des contraintes non maniables et des contraintes maniables selon
Information
Secondair
Enqufte
Informelle
Region de Travail
n
Recherche
Diagnostic Adaptde au
Milieu Paysan
I
SPLANIFICATION
Problemes Recherche
Non Resolus en Station
Technologies adaptees
aux conditions agro-
ecologiques de la region
. Recherche Thematique /
(Disclplinaire/Composants)
Dessin Schdmatique de la relation entire FSR et la Recherche en Station
Enqu[te
Formelle
}
le point de vue du chercheur, c'est-a-dire sur le plan technique.
Les autres points de vue administratifs ou decisifs intdressent
d'autres acteurs.
Les contraintes libellees par les groups etaient trop
generalisees, tres peu specifiques, et non op4rationnelles. Il y
avait certain points qui n'etaient pas des contraintes mais des
constats et des observations a un niveau trop general pour les
analyser et proposer des solutions specifiques. Il faudrait
trouver les causes, car ces observations ne sont que des sym-
t6mes.
C'est a partir des causes que l'on peut proposer des
solutions pratiques. II faut done en premier lieu localiser les
contraintes operationnelles a partir desquelles on peut proposer
directement des solutions:
Probl&mes (generaux)
I
V maniables
Contraintes
non maniables
V
Causes
I
V
Solutions
Sur cette base, voici quelques examples de contraintes
maniables et non maniables:
Contraintes maniables Contraintes non maniables
* Mildiou sur le sorgho Mauvaise repartition
des pluies
* Pauvret6 des sols Secheresse
Coat eleven des intrants
Les contraintes maniables sont celles sur lesquelles les
chercheurs peuvent agir; les contraintes non maniables sont
celles sur lesquelles le chercheur ou le paysan ne peut agir. II
faut cependant distinguer les caracteristiques des contraintes
(ex.: non equipment d'une region, insuffisance de la main-
d'oeuvre).
A la lumiere des explications donnees ci-dessus, les
participants, en petits groups, ont dressed des listes des
contraintes specifiques relevees lors de l'enquete informelle
mende au niveau des villages et des hameaux. De ces listes, on
relieve:
Contraintes maniables a4enralisees
* Insuffisance des moyens de lutte centre les mauvaises herbes
(striga, cyperacee, autres).
Degats des oiseaux au semis et & la recolte
Degats des singes et des rats
Mildiou sur le mil
Alimentation en saison seche des boeufs de labours
Chevauchement des operations culturales au course de la champagne
agricole
Contraintes maniables particulieres
Adventices en riziculture (Riz sauvage, cyperus) (3ieme
village)
Pauvrete de sol, monoculture, non-restitution de fertilit&
(3ieme village)
Structure lourde (du sol) (liere village)
Variety de sorgho a cycle non adapted & la saison pluvieuse de
la zone (liere village)
Manque de varieties sdlectionnees (3ieme village)
Degats des insects aux products stocks (2ieme village)
Maladies de la volaille (3iame village)
Parasitose externe des animaux (liere et 2ieme villages)
Entretien et reparation des mat&riels (2ieme village)
Contraintes non maniables:
Condition difficile de credits
S4cheresse
Mauvaise repartition des pluies
Sante humaine
Exode rurale
Manque de main-d'oeuvre
Prix aux producteurs de cereales non remundrateurs (liere et
3ieme villages)
Coats eleves d'intrants
Vetuste des infrastructures hydrauliques (3ieme village)
Information formation des paysans (liere village)
Niveau bas d'equipement (3ieme village)
Une contrainte particuliere a un niveau d'impact
geographique moins elargi (un seul village) par rapport -une
contrainte generalisee qui a un impact geographique plus grand (2
ou 3 villages).
On peut utiliser des problemes ou contraintes comme criteres
pour 4tablir les groups de paysan (comme on utilise les facteurs
socio-economiques ou agro-ecologique). Un paysan pourrait
appartenir a plusieurs groups, par example les gens qui ont des
problems avec la structure lourde du sol et des gens don't les
les animaux sont affliges de la parasitose externe. Tous les
habitants d'un meme village n'appartiennents pas necessairement
au m&me group; par example, quelqu'un qui n'a pas de b&tes ne
serait pas dans le group des paysans qui a un problem des
parasites.
Apres la finalisation des listes de differentes contraintes,
on ne peut pas, en tant que chercheurs, tout r4soudre; il faut
done etablir des priorities et hierarchiser les problems. Le Dr
Gaudreau a pr4sente 4 criteres de hierarchisation generalement
utilises pour ce faire:
1. Le problem est-il repandu ou bien seulement localism?
Il s'agit 1a de voir la dimension geographique du
problem.
2. Impact du problem sur le system
3. La frequence du problem et l'importance de la perte
cause
4. Est-ce que le paysan congoit cela comme un probl&me?
Tous ces criteres sont important et la priority donnee a
tel ou tel critere depend de l'orientation et des objectifs de
recherche de l'equipe concerned (selon leurs disponibilit6 en
moyens mat4riels, humans, financiers).
Sur la base de ces 4 criteres, les participants ont travai-
114 par group pour etablir les problems prioritaires dans la
listed des contraintes; a l'issue de cette hierarchisation, on a
4tabli des priorities gnedrales comme suit:
- insuffisance des moyens de lutte centre les mauvaises herbes
(striga, cyperacee et autres)
- chevauchement des operations culturales pendant la champagne
- degats aux cultures (oiseaux, singes, rats, mildiou du mil)
- pauvrete des sols et non restitution
Apres avoir 4tabli la hierarchisation des contraintes, il
faut passer aux solutions.
D'une part, certaines solutions sont applicables
directement; d'autre part, des experiences doivent 4tre faites en
milieu paysan. Pour les contraintes n'ayant pas de solutions
dvidentes, il faut renvoyer le problem a la station de
recherche.
Dans certain cas, on ne connait pas tellement l'influence
ou l'incidence de la contrainte; il faudra mener des etudes en
milieu paysan. Il se peut aussi que les etudes & un niveau autre
que celui des paysans soient necessaires en vue de mieux cerner
les contraintes non maniables.
Pour certaines contraintes, il faut une combinaison de
solutions.
Apr&s ces explications par le Dr Mutsaers, les groups ont
repris leurs travaux pour definir les solutions aux contraintes
maniables revenues de l'enqu&te informelle. Ils ont utilise une
matrice comme la suivante pour organiser leurs travaux.
IDENTIFICATION DES SOLUTIONS POTENTIELLES
IContraintes| Solutions Interventions proposees
paysannes I_
Test en Test en Etudes Autres
milieu milieu addit.
paysan contr6le
1 I I I I I
IN' 1
IN0 2
N 3 I I I I I
N' 3
La journde s'est terminde par la presentation et la discussion
sur la formation en FSR/E.
Mercredi, le 12 novembre
A partir de la matrice d'identification des solutions
potentielles etablie au course de la seance precddente, les
participants ont pris celles des tests en milieu paysan pour les
trier selon leurs merites avant de les appliquer en milieu
paysan.
Avant de commencer le travail, le Dr Poats a identified
quelques criteres utilises pour l'evaluation des merites des
technologies. Les technologies proposees se determinent en
function de ces criteres:
1. La technologies proposee concorde-t-elle avec les
objectifs des paysans?
2. Demandera-t-elle beaucoup plus de temps et plus de
main-d'oeuvre?
3. Augmentera-t-elle les risques de production ou les
diminuera-t-elle?
4. Augmentera-t-elle la rentabilite ou la baissera-t-elle?
5. Demandera-t-elle de nouveaux intrants dans son
application? Si oui, ces intrants sont-ils disponibles
dans le pays? au niveau de l'encadrement? Sinon
prevoit-on leurs importations?
6. Aura-t-elle un effet positif ou negatif sur la
fertility du sol?
D'ou provient la matrice de la page suivante (Fig. 3).
Cette matrice permettra d'apprecier les merites ou l'impact
des differentes technologies (I, II, III, IV, etc.) avant de les
mettre en milieu rural.
Si la technologies proposee est la fumure minerale azotee, on
pourra l'evaluer comme ceci:
elle concorde avec les objectifs du paysan ----> (+)
1'epandage peut demander beaucoup de temps de travaux ----> (-)
elle augmente les risques en cas de secheresse ----> -)
les cots ne sont pas tries eleves ----> (+)
l'urde est disponible ----> (+)
elle augmente la fertility ----> (+)
Il y a deux motifs pour tester les merites (impact) des
technologies proposees pour le milieu paysan: d'abord, on ne
peut pas tout faire en m4me temps, et les moyens peuvent aussi
manquer pour tout faire. C'est done un moyen qui force &
examiner les decisions et qui stimule l'interaction des
differentes disciplines.La liste des criteres reste toujours
ouverte et peut augmenter et varier selon les equipes, les tests
proposes et les saisons.
A la lumiere de ces explications, les groups de travail ont
continue & reflechir sur l'impact des tests qu'ils veulent
proposer en milieu paysan (voir Appendice 7).
Jeudi. le 13 novembre
La journee du jeudi 13 devait 6tre consacr4e & 1'laboration,
la presentation, et & l'analyse des protocoles d'essais, mais
auparavant, M. Lichte fit une presentation sur l'analyse par la
methode du budget parties. L'analyse par les budgets parties,
a-t-il dit, est une des methodes devaluation permettant d'analy-
ser et d'interpreter les resultats des essais menes sur une ou
plusieurs campagnes. On peut aussi l'utiliser pendant l'evalua-
tion et le triage des technologies proposees. Cette analyse
comporte cinq tapes:
1. Calcul de la marge brute
2. Calcul des frais variables
3. Calcul de la marge nette
4. La determination de la courbe de marge nette afin d'identifier
l'hypoth6se la plus rentable
Evaluation des Solutions Potentielles
Technologies
proposes en
milieu paysan
Merites des Technologies en matiere de:
Concordance Impact sur Impact sur Rentabilite Disponibilitg Fertilite Autres
avec les I'utilisation les des intrants du sol
objectifs des de main risques
paysans d'oeuvre
cr9
(+) signifie impact positif
(-) signifie impact negatif
5. L'elaboration d'un tableau d'analyse marginale afin de
compare les taux marginaux de rentabilite des differences
hypotheses mises en competition.
Chacune de ces 5 &tapes fut illustree par un example facile-
ment comprehensible.
Apres cette presentation de l'analyse par la method des
budgets parties, M. Lichte a propose des criteres de recherche
en milieu reel; l'experimentation en milieu paysan suppose des
reponses adequates a certaines questions:
A. Est-ce que l'essai est faisable?
1. D'apres les teaches confines a l'equipe
2. Est-ce qu'une expertise s'avere necessaire?
3. Le budget est-il suffisant?
4. A-t-on la force d'effectuer le travail necessaire?
B. Budget et force de travail
1. Quels sont les sites ou les groups cibles?
Quelles sont leurs distances?
2. Combien sont-ils?
3. Quelles sont les donnees & collector (masse de
donnees)?
4. Quel genre de protocole nous faut-il d'apres la
nature des tests a mener?
Si on determine la localite, on distingue a ce propos 4
types de tests pouvant 6tre menes en milieu paysan:
1. Le test exploratoire
2. Le test de perfectionnement
3. Le test de validation
4. Le test de demonstration
Apres une discussion sur les caracteristiques de chacun de
ces types de tests, la seance fut ensuite poursuivie par la
procedure d'elaboration et d'analyse des protocoles d'essais.
Pour entrer dans le sujet, le Dr Gaudreau a donned aux
participants un exercise de critique du protocole afin de
comprendre comment laborer un protocole et eviter certaines
erreurs qui peuvent detourner l'essai de ses vrais objectives.
Cet exercise a permis aux participants de tirer, avec
l'assistance du Dr Mutsaers, un plan guide d'elaboration d'un
protocole d'essai en sept tapes:
1. Definir les objectifs de l'etude
2. Definir les hypotheses de travail
3. Definir les traitements et le dispositif
conditions de realisation systeme cible,
speculations,...)
preciser les conditions fixes (parametres
non variables)
4. Preciser le nombre de repetitions, la taille des
parcelles
5. Definir les observations a prelever
6. Preciser les responsabilit4s des paysans ainsi que
celles des chercheurs
7. D&terminer les methodes devaluation
Au vu de ce plan-guide, 4 groups furent constituds afin
d'4laborer des examples de protocole d'essai sur deux themes
different:
l'effet de la rotation des cultures sur le striga
la maniere de resoudre le problem de la pauvrete du
sol par la fertilisation
Les examples de protocole proposes par les 4 groups furent
largement discutes et ameliores en fin de soiree (voir Appendice
8).
La journee s'est terminee par la presentation du programme
FSR/E de Mauritanie.
Vendredi. le 14 novembre
D'apres les protocoles d'essais elabores par les quatre
equipes en travaux de groups, M. Lichte a anime un debat penche
essentiellement sur les points suivants:
a. la specificity dans la formulation des hypotheses de
recherche par rapport a l'objectif du travail
b. la coherence qui doit exister entire les hypotheses
formulees et le module experimental
c. l'importance de la randomisation des parcelles d'essais
et de leur taille
d. la provision des observations & effectuer au course de
l'experimentation et de la collect des donnees
necessaires et suffisantes pour repondre a l'objectif que
l'on s'est assigned pour la recherche
e. les interrelations des resultats de la recherche au
niveau de la station et ceux de la recherche en milieu
paysan
Le Dr Poats a ensuite fait une demonstration d'une method
pour aider les chercheurs determinent quand ils ont trouve les
causes (pas des sympt6mes) des problems (Fig. 4). Sans iden-
tifier la cause d'un problem, on ne peut pas trouver de solution
qui puisse etre testee en milieu reel.
M. Lichte a preesente un expose sur la logistique de la mise
en place des essais, apres quoi le Dr Gaudreau a dirige une mise
en scene des problems imprevus que l'on rencontre dans le milieu
reel. La discussion a continue sur ces themes pendant l'apres-
midi avec M. Denis, l'agronome du project RSPR.
Au course des debats sur la mise en place et la gestion des
essais, les interventions ont ete axees sur:
a. la selection des paysans et le choix des sites de la mise
en place des essais
b. la programmation dans le suivi et la gestion des essais
c. l'exactitude des informations A retire des essais
d. l'emploi du temps par le chercheur et par les
agriculteurs
e. la maniere don't le chercheur doit motiver le paysan dans
la gestion des essais
f. l'attitude du chercheur devant les imprevus au course de
la preparation et le suivi des essais
Lors des seances sur les approaches de solutions aux
problems rencontres au milieu reel, on a insisted sur les points
suivants:
a. pour le choix des paysans et des sites des essais, le
chercheur doit tenir compete de la structure social et
economique du milieu, tout en maintenant l'esprit de
rigueur scientifique qu'exige la recherche.
b. le chercheur doit etre ponctuel dans ses programmes et
il doit informer les paysans sur toutes les activities de
suivi et de la gestion des essais.
Schema des causes d'un problem
c. le chercheur doit verifier regulierement les informations
qui lui sont fournies par les agents de terrain.
d. le respect de l'emploi du temps par le chercheur et par le
paysan est une bonne base de collaboration entire eux.
e. devant les imprevus, le chercheur doit avoir une attitude
psycho-sociale qui lui permet d'assurer l'integrite de ses
responsabilit4s.
Le success de la recherche en systems de production, bien
que complex, depend essentiellement de:
a. une bonne plannification de recherche
b. une collaboration etroite entire les parties engagees
dans la recherche (chercheurs, technicians et
paysans).
c. une responsabilite motivee des contractants envers la
recherche.
La journee s'est termine par une presentation du programme
FSR/E de Burkina Faso.
Lundi. le 17 novembre
M. Lichte a presented un expose sur les elements de l'analyse
statistique. En matiere d'analyse statistique, il faut
considerer les points suivants:
1. Les analyses statistiques ne sont pas une fin en elles-
memes. Leur but, c'est l'interpretation des donnees.
2. Est-ce qu'elles sont utiles? Oui, certainement; mais
parfois on peut se contenter d'autres types d'analyses:
l'analyse economique par example.
3. Le niveau de signification peut 6tre variable selon
les preoccupations de l'experimentateur ou selon la
rigueur a laquelle celui-ci se soumet. Le niveau de
signification utilise n'est pas le m&me, par example, si
l'on experiment une dose de medicament pour homme ou
si l'on choisit entire plusieurs varieties de mais.
4. Quand sont-elles appropriees? Selon le cas, on peut
adopter:
a. L'ANOVA appropriee pour les comparisons
b. La regression si l'on doit se prononcer
sur l'aspect quantitatif d'une variable
c. L'analyse de stability de rendement, quand les
variations de gestion et de l'environnement sont
peu maitrisables et quand il n'y a qu'une seule
repetition par site
5. Problem du test de F: Notez que dans la demarche
statistique, il ne faut pas s'arrdter seulement au calcul
de F. Il convient de pousser l'analyse plus loin afin
d'avoir plus d'eclaircissement.
Exemple: Apres le calcul de F et apres avoir decide (re-
jet ou non rejet de l'hypothese nulle), il faut faire la
separation des moyennes par la methode des ppds ou autres
types de calcul.
6. Le coefficient de variation (CV) vaut mieux plus il est
bas. Cependant, si les resultats sont significatifs et
que le CV est grand, cela peut 6tre bon signe: on peut
l'interpreter comme le fait d'une technologies adoptee par
un grand nombre de paysans, chacun dans son propre
context.
M. Lichte a continue les activities en ddmontrant
l'utilisation de l'analyse de stability des rendements.
A. Quand est-elle plus appropriee?
lorsqu'il n'y a qu'une repetition par champ
lorsque la variation dans la gestion est grande
lorsqu'on a moins de contr6le sur l'environnemnent
climate sol, etc.)
B. Comment faire?
1. Additionner les resultats individuals par site.
2. Diviser par le nombre de traitements par site (trouver
la moyenne) ce qui nous donne l'index de l'environnement.
3. R4epter l'operation pour chaque site.
4. Faire une regression lineaire: les resultats des
traitements individuals par site (Y) sur l'index
de l'environnement (X).
5. Repeter pour chaque traitement.
6. Tracer les droites de regression sur un tableau graphique
et compare visuellement.
7. Calculer les intervalles de confiance.
8. Tracer les distributions graphiques des intervalles de
confiance.
A
C
E
C
Index D'Environnement
Non Favorable Favorable
Le graphique ci-dessus montre que dans un environnement
favorable, la variety B est superieure A la varidtd A alors qu'on
observe l'inverse dans un environnement non favorable.
Pour terminer les activities du matin, le Dr Collion a fait
une intervention sur l'analyse parametrique oh il faut
considerer:
l'analyse marginale et la function de production
la variability des benefices nets
Taux de rentabilitd marginale = Benefices Nets
Codts Variables
Elle a utilise un example tired du document de CIMMYT (1979):
"Comment etablir des conseils destines aux agriculteurs" pour
demontrer cette analyse et la fagon de faire les calculs.
On peut calculer le taux marginal de rentabilit4 au niveau
d'une exploitation en:
determinant la moyenne de rendements
estimant le budget parties en function du prix au
producteur x rendement b4enfice brut, cots des intrants
variables (engrais, semences, cots d'opportunite de la
main-d'oeuvre)
Le sujet traits pendant l'apres-midi portait sur
l'interpretation des r6sultats de l'analyse. On a note que
l'analyse statistique n'est qu'un outil pour l'interpretation des
donnees. C'est l'interpretation qui est le but pour ameliorer le
travail sur terrain et pour donner le feed back au chercheurs des
stations de recherche.
Le Dr Gaudreau a facility une etude de cas d'essais menes au
Paraguay sur des cultures d'ail et de fraises. Les participants
ont travaille en groups sur l'interpretation des resultats de
ces essais.
Les participants ont note que m&me si l'analyse agronomique
est significative, la technologies testee n'est pas toujours
rentable. Ils se sont rendu compete qu'il est necessaire d'inter-
preter les resultats des essais par les criteres agronomique,
economique et sociologique. On a note que le feed back des
resultats de travail d'une equipe FSR/E devrait avoir lieu &
plusieurs niveaux: au niveau des decideurs sur les problems des
prix, de disponibilite des intrants etc...; au niveau des
chercheurs des stations; et au niveau des paysans qui pourraient
adopter ou non la technologies en question.
La journee s'est terminee par la presentation des programmes
FSR/E du Niger et du Cameroun.
Mardi. le 18 novembre
Au course de la journee, Monsieur Lamine Traore a anime des
discussions sur le programme SAFGRAD au Mali et a donned des
explications sur le volet regional. Apres avoir introduit son
sujet, M. Traore a place le SAFGRAD comme celulle de liaison R/D
au Mali. Il a aborde successivement les points suivants:
la methodologie du travail;
un example de transfer de technologies;
les contraintes ressenties dans le transfer de
technologies; et
les perspectives d'amelioration des liens entire la
recherche agricole et les services de vulgarisation
(voir le texte Appendice 9).
Apres la pause, le Dr Poats a parle des liaisons FSR/E-
Vulgarisation-Recherche de Base. Elle a explique que 1'FSR/E
peut notamment:
permettre que les nouvelles technologies soient mieux
acceptees par le paysan
identifier les problems prioritaires de la recherche
agricole
gerer les technologies completes pour la diffusion
donner l'opportunite d'examiner les methodes de
gestion des agriculteurs face aux technologies
nouvelles
Elle a 4galement montre l'evolution des rapports entire la
recherche et la vulgarisation qui a conduit a la conception de
1'FSR/E. Elle a ensuite donned une idee du surcroit de travail
des agents de vulgarisation. Ils sont surcharges par des t&ches
incompatible, devant agir en tant qu'agent de diffusion et
d'education des paysans, agent de gouvernement pour le
pr1levement des imp6ts etc..., et en tant que participant a la
recherche appliquee. Elle a defini le r61e des vulgarisateurs
dans les different tapes de 1'FSR/E ainsi:
a. Diagnostic:
1. assister a l'identification et a la comprehension des
problems prioritaires des paysans
2.. assister & la definition des objectifs des paysans
3. assister & l'identification des nouvelles technologies
4. assister & la collect des informations
b. Planification:
1. assister au choix des technologies
2. assister & l'rvaluation des technologies proposes
c. Experimentation
1. maintenir des liens avec les agriculteurs cooperants
2. assister a la selection des agriculteurs cooperants
3. assister au suivi des essais
4. organiser des jours de visit
5. fournir le feed back aux chercheurs
Le Dr Poats a ensuite parle des problems de l'institutiona-
lisation de 1'FSR/E dans les services de recherche ou de vul-
garisation existants. Elle a note qu'il y a tant de modules
d'institutionalisation suivis ddja dans les pays oh se trouvent
les equipes de l'FSR/E, c'est-a-dire:
-Instituts de Recherche
-Services de Vulgarisation
-Nouvelles Institutions
-Universit4s
-Socidt4s de Ddveloppement (filieres)
-Programmes Rdgionaux
-Projets Pilotes
-Projets Ddpartementaux
-Programmes Composants (th4matiques)
-Groupes Privds
-Projets des Volontaires
-Unites de Coordination
Dans quelques pays plusieurs modules sont utilis4s. Elle a
demontre des schemas de quelques-uns de ces modules et presented
les contraintes et les avantages specifiques pour chaque type
d'institutionalisation.
Ouelcues Exemples d'Institutionalisation FSR/E
Exemple 1: Projet pilote
MHTS SAEV
aauo eg c
i r b r I ro r
s ie g e ono
crh cnol
oc o t o mo
t u i mi g
s I o i e i
e ne e
S
Le project pilote assure tout: cadres, moyens, etc., ce qui
peut engendrer un problme de reprise du project & la fin du
project pilote. II peut y avoir une certain mrfiance des
chercheurs de l'institut vis-&-vis des cadres du project dotes de
plus de moyens, etc...
Exemple 2: Ddpartement
II peut y avoir un problem d'autoritd entire le department
FSR et les autres departements, ce qui peut amener une
duplication des resultats, etc.
Exemples 3: Programme composant
CIP
CIMMYT
CIAT
Inst. de Recherche
Elevage
Inst. de Recherche,
Agronomique
i iI ii
Programme Programme Programme
P. de T. Haricots Mais
SAF
egS
mr R
e o
n n
C o
em
s i
e
SAF
egS
mr R
eo
n n
c o
em
s i
e
SAF
egS
mr R
e o
n n
C o
em
s i
e
Si dans la region II, l'on cultive le mais et la pomme de
terre, l'dquipe FSR du programme mais et celle du programme
pommes de terre vont se retrouver dans une meme region, ce qui
peut entrainer des conflicts entire les deux dquipes.
Min. Agriculture
Example 4: Coordinateur national
Min. Agriculture et
Exemple 5: Coordinateur national
Villages
Apres l'exposd du Dr'Poats, des groups de travail ont dte
forms pour developper et presenter un module d'institutionalisa-
tion de 1'FSR/E pour chaque pays reprdsentd au course du
s6minaire.
La journ4e s'est terminde par une presentation du programme
de 1'OMVS.
Jeudi, le 20 novembre
Cette journey etait axee principalement sur la presentation
de divers participants sur la recherche scientifique dans leur
pays respectif et en particulier sur le problem de l'institutio-
nalisation de 1'FSR/E ainsi que celle de different organismes de
recherche. Ces presentations se sont deroulees dans l'ordre
suivant:
1. Burundi
2. Mali
3. Burkina Faso
4. Rwanda
5. Niger
6. Mauritanie
7. Cameroun
L'organisation de ces presentations 4tait supervisee par le
Dr Susan Poats. Au terme de chaque presentation, les
participants etaient invites a emettre leurs avis et leurs
considerations sur le system en place et propre a chaque pays.
Aussi, ils devaient proposer la place reelle que devrait occuper
1'FSR/E dans l'organigramme des institutions de recherche.
Au debut de l'apres-midi, le Dr Susan Poats devait esquisser
les different points traits par les participants au course des
differentes tapes de 1'FSR/E. Son expose a ete suivi de debats,
au terme desquels elle a dressed une liste des points sur lesquels
les participants aimeraient faire un tour d'horizon. Ces points
ont ete soumis & une enquete informelle realisee au sein des
participants pour preciser lesquels seront traiter pendant la
derniere stance.
Ces points ont ete juges prioritaires, soit parce qu'ils
avaient suscite des remous dans la salle, soit parce qu'ils
n'avaient pas ete studies en profondeur, faute de temps, ou &
cause de leur inter&t particulier. Il s'agit notamment du
syst&me americain de recherche, du problem de l'elevage dans
1'FSR/E, du programme WAFSRN ... pour ne citer que ceux-l&.
Bien que tous ces points aussi important n'aient pas ete
impartis au course de la derniere journee du seminaire, compete
tenu du temps, les participants se sont felicites d'avoir essay
de traiter le maximum possible de sujets important lies &
1'FSR/E.
Apres une discussion tres limited des points prioritaires,
le Dr Poats a demanded & tous les participants de proceder &
l'evaluation global du seminaire. Ainsi, tous les participants
ont rempli discretement un canevas, tenant compete de tous les
sujets exposes tout au long du seminaire par les different
encadreurs.
L'appreciation ecrite du deroulement du seminaire a etd
complete par une appreciation en seance pleniere avec le Dr
Poats, M. Lichte, et le Dr Gaudreau. C'etait une occasion
opportune pour les participants de formuler quelques avis ou
recommendations qu'il serait utile de prendre en consideration
lors de l'organisation et du deroulement de seminaires semblables
a celui de l'FSR/E. Il s'agit notamment de l'organisation de
stages pratiques sur le terrain, de la mise au point d'un
programme plus etendu pour permettre un temps materiel suffisant
pour les debats.
Les organisateurs ont pris acte des recommendations et des
suggestions des participants et ont accepted de prendre en
consideration les propositions des participants lors de la
prochaine rencontre.
Malgrd ces remarques, les participants ont tenu a remercier
les organisateurs pour le devouement don't ils ont fait preuve
pour permettre la reussite de ce seminaire.
Apres, a la fin de cette meme journee eut lieu la cloture
officielle de ce seminaire. Au nom de tous les organisateurs, le
Docteur Susan Poats remit un certificate de participation & chaque
participant. Ensuite, toute assistance ecouta le discours de
cl6ture, prononc4 par le Chef de Cabinet du Ministre de
l'Agriculture du pays h6te.
Au seuil de cette allocution, tous les invites ont ete
convies & participer au cocktail organise pour la circonstance.
EVALUATION DE L'ATELIER
On a demanded aux participants de remplir par semaine des
formulaires devaluation qui correspondaient generalement aux
deux grands themes de l'atelier, a savoir: 1) Diagnostic, et 2)
Planification et Realisation de la Recherche en Milieu Rural.
L'evaluation finale qui a trait des arrangements, des questions
de logistique, du contenu du course et de l'organisation a compris
aussi l'4valuation des activities de la troisieme semaine.
Apres que les participants aient remis leur rapport, M.
Lichte, le Dr Poats et le Dr Gaudreau ont discute avec eux, leur
donnant la chance de parler librement du stage et de donner des
suggestions quant & son amelioration.
Premiere Semaine
Les participants etaient contents des activities de la
premiere semaine et les ont values au delay de 4 sur une echelle
graduee en 5 points, oi trois veut dire un peu utile et cinq tries
utile. La remarque la plus important qui a ete faite-concernait
le temps, juge insuffisant, passe & discuter les themes. Ceci
etait particulierement vrai pour les sujets presents par le Dr
Fotzo: dans son expose d'ouverture "Quelle recherche pour quel
developpement"; les tapes de l'FSR/E; et dans sa presentation
sur les enqudtes informelles. La premiere semaine etait tres
charge pour preparer les participants & aller sur le terrain, et
pour profiter de la presence du Dr Fotzo. Il y avait une lutte
constant de s'en tenir au programme et de laisser continue des
discussions utiles.
En general, le personnel d'encadrement s'est acquitted de ses
teaches A la grande satisfaction des participants. Du c8td
americain, il y avait un problem de langue qui a emp&che la
comprehension des interventions des participants et la communica-
tion efficace de leur idees. Les participants ont aussi cru que
le personnel d'encadrement avait besoin d'une meilleure perfor-
mance dans la fagon de stimuler les discussions.
Le travail sur le terrain etait tries hautement apprecie en
terms d'utilite. Quelques commentaires ont ete faits comme quoi
il etait fatiguant et que les journees etaient trop longues.
L'enthousiasme des participants pour cette activity n'a pas ete
diminue par les problems logistiques rencontres le premier jour.
Deuxieme Semaine
Les participants ont trouve que les activities de la 2ieme
semaine 4taient utiles et les ont evaluees en grande parties entire
quatre et cinq. Les critiques les plus importantes concernaient
le fait que, pour plusieurs sessions, il n'y avait ni synthese ni
resume des discussions avant de passer & la session suivante et
que le personnel d'encadrement ne critiquait pas assez les
exercices des participants pour indiquer, par example, un bon
protocole par opposition a un mauvais protocole.
Les activities de cette semaine etaient probablement les plus
stimulantes et leur evaluation, come pour la session sur les
budgets parties, etait fortement li4e a la comprehension des
concepts.
Plusieurs activities etaient en quelque sorte subjectives
come le choix de quatre criteres pour fixer les problems par
ordre de priority et l'evaluation de technologies par criteres
socio- economiques et agronomiques. Quelques participants se
sont sentis incomfortables face a cette subjectivity et cher-
chaient quelques methodes de measures plus precises.
Les participants 4taient generalement satisfaits de la
performance du personnel d'encadrement et plusieurs commentaires
etaient similaires & ceux de la premiere semaine.
Evaluation Finale
Anpui et loaisticues
Le logement, la restauration et le transport etaient values
adequats sur une echelle de 1 & 5, ou 3 est addquat et 5 est tries
bon. Quelques participants ont pense que les Maliens auraient du
rester a l'h6tel pour faciliter la communication entire les
participants. Quelques participants ont pens& que le bus aurait
du etre disponible pour les amener en ville chaque soir.
Bien que l'h6tel fut adequat, quelques chambres etaient en
mauvais etat mais la courtoisie et la disponibilite du personnel
de l'h6tel ont rendu la vie plaisante et il y avait tries peu de
doleances. Le personnel de l'h6tel a meme note que ce group de
participants etait le plus facile parmi ceux avec lesquels ils
ont travaille & l'occasion des seminaires.
La salle de classes avait deux murs avec fendtres et deux
murs oh l'on pouvait afficher des feuilles de tableaux conferen-
ciers. La salle etait essentiellement carree et pouvait etre
disposee selon les activities des participants. Chaque jour, le
personnel de l'h6tel venait la nettoyer et arranger les chaises.
C'etait une bonne salle pour la formation et il y avait un jardin
oh les participants'pouvaient travailler en groups.
Les objectifs de l'atelier
Les objectifs du seminaire ont etd tous partiellement
atteints avec une evaluation qui se situe entire 3,3 et 4,3 ou 3
signifie partiellement atteints et 5 completement atteints. Les
objectifs ayant les evaluations les plus basses sont ceux qui ont
trait & l'analyse et & l'interpretation des resultats de la
recherche. Plusieurs participants ont exprime leur interdt & la
prolongation de ces sections du course ou ont m&me souhaite qu'un
autre course qui pourrait traiter uniquement de ces themes soit
organise. Les participants ont dit que plus d'exercices
pratiques auraient pu les aider a mieux atteindre ces objectifs.
L'objectif qui a ete le mieux atteint, selon eux, avait
trait a l'enquete informelle. Meme avec l'evaluation la plus
grande, quelques participants auraient bien aimed passer plus de
temps sur le terrain pour mener l'enqu&te informelle.
Activities au course de la 3eme semaine
Les activities sur l'institutionalisation et les discussions
sur les sujets gendraux tel que l'elevage, WAFSRN, etc. etaient
considerees comme etant les plus utiles par les participants.
Toutes les activities etaient evaludes entire 3,6 et 4,3. En
general, les participants auraient aimed passer plus de temps sur
les outils analytiques et auraient prefer entrer plus en
profondeur dans ces themes et avoir plus de temps pour les
discuter.
La performance du personnel d'encadrement etait satis-
faisante avec les m&me remarques concernant la langue, l'or-
ganisation, et les discussions enrichissantes.
L'Organisation et l'execution du programme
Lorsqu'on a demanded aux participants si le temps consacrd
aux exposes, activities en petits groups, travail sur le terrain,
consultations individuelles et presentation des programmes
nationaux etait trop court, correct ou trop long. La seule
activity don't le temps a ete juge correct etait celle des
exposes; toutes les autres activities se situant just entire
correct et trop court. Les participants auraient prefere avoir
plus de temps pour les discussions. Ils ont reconnu que les
participants presents avaient une experience tries large et variee
don't ils auraient pu profiter. Ils ont aussi estime qu'il n'y
avait pas suffisament d'4change informelle avec le personnel
d'encadrement.
Plusieurs participants ont suggere que les presentations des
programmes nationaux fassent parties integrante du programme
principal au lieu d'4tre des activities supplementaires de la
soiree. Ils ont egalement recommande que chaque expose soit
suivi d'une discussion en group ou de travaux pratiques.
En general, la plupart des participants ont estime que la
journee etait trop longue et que les pauses et la duree du stage
etaient just assez longs.
Visite sur le terrain
La plupart des participants ont trouve utile la visit sur
le terrain. Ils ont estime que les villageois etaient ouverts et
ont apprecie l'aide fournie par le personnel de terrain de 1'OHV.
Quelques participants ont estimb que ce n'etait pas bon d'utili-
ser un interprete mais ceci peut etre rarement evite dans un
seminaire regional.
Le sentiment general etait qu'il aurait etd mieux de passer
un plus grand nombre de jours sur le terrain en diminuant la
duree du travail chaque jour. Les participants ont suggere que
chaque group aurait du disposer de son propre moyen de d4place-
ment pour les visits sur terrain. La disponibilite de transport
peut etre un des facteurs qui limitent le nombre de participants
aux stages futurs.
Documents
Les participants ont trouve que les documents distributes
pendant le seminaire etaient assez utiles (evaluation de 4,5).
Il y eut une seule remarque au sujet de l'amelioration des
traductions anglais-frangais, mais on n'a pas donned d'exemples
specifiques quant aux terms inadequats. II a eu une suggestion
sur l'emploi de diapositifs et de films.
Pendant ce stage, le Service d'Informations des Etats Unis
(USIS) a fourni des appareils audio-visuels et on aurait pu
employer plus les diapositifs si on avait eu access aux materiaux
de formation appropries.
Le contenu du course
Les parties du course que les participants auraient aimed voir
augmentees comprennent les analyses statistiques (analyse de la
stability des rendements, analyse economique), 1'interpretation
des resultats de recherche, planification des essais en milieu
rural et les visits sur le terrain. Les parties du programme
que les participants auraient prefere voir raccourcies compren-
nent le processus de developpement et transfer des technologies,
les exposes thdoriques, la mise en place des essais, et le choix
de la region cible.
Les themes qui auraient du etre inclus, selon les par-
ticipants, sont les criteres utililses dans le zonage, techniques
de vulgarisation, enqudtes formelles, echantillonnage, et la
gestion des fonds d'un project. Quelques-uns des themes suggeres
ne font pas parties du programme d'un course de 1'FSR/E.
Les themes qui devraient etre omis ont etd seulement
suggeres par deux participants -- l'analyse statistique, et les
questions de la politique agricole.
Plusieurs participants ont indique que les techniques
d'enqudte informelle pourrait leur etre fort utiles dans le
travail. Plusieurs aussi ont indique que les diverse tapes du
processus FSR/E -- le diagnostic, la planification et la mise en
place des essais, l'analyse et l'interpretation des resultats
pourraient leur etre fort utiles.
La satisfaction d'ensemble
Les participants ont value le seminaire a 4 sur une echelle
allant de 1 & 5. Quand on leur a demanded s'ils suggereraient
qu'un ami ayant les interets et la formation similaire participe
a ce course, 24 sur 26 ont repondu positivement.
D'autres remarques ont etd faites sur le fait que 18 jours
etaient trop peu pour etudier tous les sujets en profondeur
suffisante. Une suggestion a ete faite soit pour prolonger ce
course soit pour le diviser en plusieurs sessions. Des lors que
plusieurs personnel parmi les participants pourraient etre les
potentiels formateurs, il leur est essential d'avoir une bonne
comprehension des matieres enseignees. Un autre participant a
sugg4re qu'un tel course devrait etre tenu chaque annee et que les
visits pour voir les essais en milieu rural sur place seraient
utiles. Un des participants a suggere que les participants
soient plus consults, a savoir quels sujets devraient etre
elargis en terms de discussion continue.
Discussion en pl4niere
Les participants ont rditere plusieurs commentaires qu'ils
avaient dcrits auparavant. Ils ont suggere qu'il y ait, chaque
annee, des seminaires de ce genre au course desquels ils pour-
raient visiter les essais dans les champs. Plusieurs ont senti
que l'orientation de ce seminaire avait ete trop agronomique et
que d'autres disciplines auraient pu y 4tre ajoutdes comme la
zootechnie, la sociologie etc...
Plusieurs auraient pr4fer4 qu'on mette un accent particulier
sur l'analyse des resultats d'essais. Ils aimeraient que ceci
soit etudid avec plus de detail dans les ateliers a venir.
Quelqu'un a suggere qu'on organise les ateliers au tour de chaque
&tape de 1'FSR/E ou d'un sujet specifique pour qu'il y ait plus
de travaux diriges et d'exercices.
On a suggere que les methodes de vulgarisation soient
includes dans les ateliers futurs de 1'FSR/E. Un des par-
ticipants a note qu'on pourrait organiser tout un s4minaire sur
ce theme et que la vulgarisation devait etre incluse dans les
sessions au m&me degree que la recherche fait parties de 1'FSR/E.
Les participants ont note que les encadreurs americains
avaient un problem de langue et qu'il n'y avait pas assez
devaluation critique des travaux des participants. Il y avait
aussi une insuffisance de resume & la fin de chaque seance de
debat.
A la fin de cette discussion tries ouverte et franche, les
participants ont remercie les encadreurs du devouement don't ils
ont fait preuve pour permettre la rdussite de ce stage.
APPENDICE 1: PROGRAMME DE L'FSR/E STAGE REGIONAL
LE MOTEL, BAMAKO, MALI
3-21 NOVEMBRE 1986
Activitis
RPfArences
Lundi 3 novembre
9 h 00
9 h 10 9 h 30
9 h 30 9 h 45
9 h 45 11 h 00
11 h 00 11 h 30
11 h 30 12 h 30
12 h 30 14 h 00
14 h 00 15 h 15
15 h 15 15 h 30
15 h 30 18 h 00
Ouverture officielle-
Ministre de 1'Agriculture
du Mali
Representant de 1'USAID
M. Wilbur Thomas, Dir.
Adjoint
Representant de 1'IER
M. Traore, Dir. General
Presentation des parti-
cipants
Discours du Dr Fotzo:
Quelle recherche pour
quel developpement?
Pause
Objectifs du stage et
logistiques
Dejeuner
FSR/E dans le develop-
pement et transfer des
innovations technolo-
giques
Pause
Les tapes de 1'FSR/E
na;e t
Bellon
Fresco
Networking
Paper 11
____ __ __ __ Act iv t__s
Mardi 4 novembre
8 h 30 -
11 h 00 -
11 h 00
11 h 30
11 h 30 12 h 15
12 h 15 12 h 30
12 H 30 14 h 00
14 H 00 15 h 00
Exploitation vue en tant
que system
Vol. I Ch.
II
Pause
Zonage et typologie
des exploitations
Logistiques et infor-
mations
Dejeuner
Methodes de collect
des donnees en function
des objectifs recherches
Vol. I Ch.
IV
Vol. I Ch.
V
15 h 00 15 h 15
15 h 15 16 h 20
16 h 20 17 h 00
Pause
Enquete informelle-
preparations
Utilisation de l'infor-
mation
Vol. I Ch.
VI
Rhoades-
L'Art...
Vol. I Ch.
VI
Mercredi 5 novembre
8 h 30 10 h 15
10 h 15 10 h 30
10 h 30 11 h 15
11 h 15 12 h 30
14 h 45 1 h 45
16 h 45 -
17 h 00
Jeudi 6 novembre
D4part 7 h 00
Techniques de communi-
cation pour la collect
de l'information
Pause
Discussion de logistiques
pour la visit sur terrain
Lecture informations
existantes sur la region
de l'enqudte
Preparation des guides
d'enquetes
Informations et Logistiques
Travail sur le terrain
Vendredi 7 novembre
8 h 30 10 h 30
10 h 30
10 h 45
- 10 h
- 11 h
11 h 45 12 h 30
12 h 30
14 h 00
- 14 h
- 16 h
16 h 30 17 h 00
Discussion et evaluation
des resultats de 1'enqudte
(equipes de travail)
Pause
Problems rencontres?
(Seance pleniere)
Distribution des exem-
plaires d'outils
Dejeuner
Preparation pour la 2ieme
visit sur le terrain
(equipes de travail)
Observations des encadreurs
Informations et logistique
Samedi 8 novembre
Depart 7 h 00
Travail sur le terrain
Dimanche 9 novembre
Lundi 10 novembre
8 h 30 10 h 30
10 h 30 10 h 45
10 h 45 12 h 30
12 h 30 14 h 00
14 h 00 14 h 30
14 h 30 16 h 10
- 16
- 17
- 18
Journee de repos
Finalisation des
Pause
Presentation des
Dj euner
Presentation des
Comparaison avec
sultats du PRSPR
Pause
rapports
rapports
rapports
les re-
Oh en sommes-nous ? Oh allons-nous?
Programme National-Rwanda
Mardi 11 novembre
8 h 30 8 h 45
Logistiques
8 h 45 -
9 h 00
9 h 00 10 h 30
9 h 30 11 h 40
11 h 40 12 h 40
12 h 40 14 h 00
14 h 15 14 h 30
14 H 30 16 h 00
16 H 00 16 h 15
16 h 15 16 h 30
16 h 30 17 h 00
17 h 00- 17 h 45
Mercredi 12 novembre
8 h 30 9 h 30
9 h 30 10 h 10
10 h 40 11 h 00
11 h 00 11 h 45
L'utilisation de la phase
diagnostic pour l'1la-
boration des essais et
d'autres interventions
Definition de la proble-
matique
Elaboration des con-
traintes et des causes
(en groups)
Presentation des con-
traintes et des causes
Dejeuner
Identification des
contraintes communes
Hierarchisation des pro-
bl6mes
Pause
Identification des solu-
tions potentielles
Elaboration des solutions
potentielles (travail en
groups)
Formation en FSR/E
Vol. I Ch.
IX
Elaboration des solu-
tions potentielles
(travail en groups)
Presentation des rap-
ports sur les solu-
tions potentielles
Evaluation des solu-
tions potentielles
Triage des technologies
(travail en groups)
Mercredi 12 novembre
11 h 45 12 h 30
12 h 30 14 h 00
Jeudi 13 novembre
8 h 30 9 h 30
9 h 30 10 h 30
Triage des technologies
(session pleniere)
Dejeuner
Analyse des budgets
parties
L'experimentation en
milieu paysan
Vol II
Reference
general
pour la pla-
nification
des essais
Perrin et al.
Rhoades -
Comprendre...
Hildebrand
et Poey
10 h 30 11 h 00
11 h 00 11 h 40
11 h 40 12 h 30
12 h 00 -
14 h 00
14 h 00 15 h 45
15 h 45 16 h 00
Jeudi 13 novembre
16 h 00 17 h 15
17 h 15 18 h 00
Vendredi 14 novembre
8 h 30 10 h 00
10 h 00 10 h 30
10 h 30 11 h 00
Pause
Critique d'un protocole-
Xanadou
Elaboration des protoco-
les d'essais
Dejeuner
Elaboration des protoco-
les d'essais (travail en
groups)
Pause
Presentation et analyse
des protocoles
Programme national-
Mauritanie
Critique des protocoles
d'essais
Pause
Logistique de la mise en
place des essais
Vendredi 14 novembre
11h 30 12 h 30
12 h 30 14 h 00
14 h 00 14 h 30
14 h 30 15 h 30
15 h 30 15 h 50
15 h 50 17 h 00
17 h 00 17 h 45
Samedi 15 novembre
Problems de recherche
en milieu rural
Dejeuner
OFR centre autres inter-
ventions
Problems rencontres en
milieu reel
Pause
Problemes rencontres en
milieu reel
Programme national-
Burkina Faso
Jour libre
Dimanche 16 novembre
Jour de repos
Lundi 17 novembre
8 h 30 10 h 30
10 h 30 10 h 45
10 h 45 12 h 30
12 h 30 14 h 00
14 h 00 17 h 00
17 h 00 18 h 15
Elements de statistique
et l'analyse de stability
des rendements
Pause
Analyse parametrique et
budget parties approfondis
Dejeuner
Interpretations des resul-
tats et implications pour
les programmes futurs-
Etude de cas: Paraguay
Programmes FSR/E-Niger
et Cameroun
Mardi 18 novembre
8 h 30 10 h 30
10 h 30 -
10 h 45 -
12 h 30 -
14 h 00 -
15 h 30 -
15 h 45 -
10 h
12 h
h 00
h 30
h 45
h 0
17 h 00 18 h 00
Mercredi 19 novembre
Liaison Recherche-Develop-
pement: le cas du Mali
Pause
Etablissement des liens
entire la recherche et
le developpement
Dejeuner
Institutionalisation
des programmes FSR/E
Pause
Travail en groups: pre-
paration d'un schema de
l'institutionalisation
de 1'FSR/E par pays
Programme OMVS
Jour ferid
Jeudi 20 novembre
9 h 00 10 h 30
10 h 30 11 h 00
11 h 00 12 h 30
12 h 30 14 h 30
14 h 30 16 h 00
16 h 00 17 J 30
18 h 00 19 h 00
19 h 00
Institutionalisation:
presentation du travail
de groups
Pause
Discussion
Dejeuner
Considerations gendrales
Evaluation finale
Cl6ture et distribution
des certificates
Cocktail
Viguier et
Tourte
56
APPENDICE 2: QUELLE RECHERCHE POUR QUEL DEVELOPPEMENT AGRICOLE ?
Par FOTZO TAGNE PASCAL
Charge de course et Chef du department d'Economie
Rurale, Centre Universitaire de Dschang,
Dschang, Cameroun
Introduction
Pour le developpement agricole, il est essential d'augmenter
la productivity a la fois au niveau du rendement et de
l'utilisation optimale des resources disponibles. Un element
primordial est 1'encouragement et le soutien d'une recherche
coordonnee, intensifiee, appropriee et rdpondant aux besoins du
pays.
T.W. SCHULTZ (1971) definit la recherche agronomique come
"une activity specialisee exigeant des competences et des
installations speciales utilisees pour decouvrir et developper
des formes speciales de renseignements nouveaux". La recherche
peut done se diviser en deux categories: fondamentale et
appliquee.
La recherche fondamentale fournit des renseignements
principalement sous la forme d'iddes nouvelles, de nouveaux
concepts et de nouveaux modules, don't les avantages ne sont
gendralement pas assez precis pour etre exploits par les
chercheurs ou par les developpeurs. C'est le cas par example de
la recherche biologique sur la fixation de l'azote, des etudes
generales en agrometeorologie, de la recherche en manipulation
gen4tique, en physiologie de l'absorption des 4elments nutritifs
et en biologie des parasites. Dans le cas de ces types de
recherche, les rdsultats peuvent profiter a un plus grand nombre
d'interesses.
La recherche appliquee, par contre, donne des resultats
assez precis pour etre exploit4e par les chercheurs ou les
developpeurs. Ce type de recherche comprend par example la
selection et les essais de varieties dans des milieux choisis.
Pendant ces derniers quinze ans, la recherche agronomique
dans les pays en voie de developpement a connu une nouvelle
orientation. Les different gouvernements ont entrepris de
donner la priority au developpement des programmes efficaces de
recherche et de vulgarisation agricoles, le developpement de ces
services devant permettre de passer du developpement agricole
extensif au developpement agricole intensif. L'objectif de cette
nouvelle strategic est de faire des recherches au niveau de
l'exploitation en associant l'agriculteur et le chercheur a
l'identification des problems et & l'experimentation au niveau
de la ferme des techniques ameliorees. Cette nouvelle
orientation a ete dictee par la triste constatation que la
recherche agricole traditionnelle n'a ni servi & ameliorer la
productivity ni le bien-etre de la majority des petits paysans
jusqu'a present marginalises. Sans toutefois meconnaitre
l'apport appreciable de la recherche agricole traditionelle
(surtout dans le domaine de l'amelioration et de la protection
des plantss, cette nouvelle orientation cherche plut6t &
depasser le "mythe" du paysan passif pour le considered comme
partenaire & part entire dans la recherche de son bien-&tre.
Elle a aussi pour but de developper des technologies ameliorees
ayant une forte probability d'etre acceptees par le paysan
operant dans des conditions different des conditions optimales
climate sol, eau, etc...) qu'on retrouve dans les stations de
recherche.
II. L'APPROCHE RECHERCHE:DEVELOPPEMENT
Trois volets peuvent etre distingues dans le processus de la
demarche d'etude des systems. Ces trois volets sont indivi-
dualises pour la commodity de l'expose, mais leur deroulement
peut etre simultane.
Premier volet: Connaissance et comprehension des
systems en vigueur
Ce premier volet comprend:
(1) La division du pays en "zones ecologiques homogenes" et
la caracterisation de chaque region et l'analyse des principaux
systemes de production qui s'y trouvent. Ce processus lui-m&me
comprend plusieurs aspects:
(a) La caracterisation des parametres physiques ou
environnementaux: par example les caracteristiques climatiques
analysees en function des precipitations totales et mensuelles,
de l'humidite relative et des periodes d'ensoleillement. Les
caracteristiques des sols analysees en function des types
dominants et de parametres comme l'erosion, la profondeur, le
drainage externe, la fertility (c'est-a-dire valeur du pH), la
salinity et les elements qui sont presents en quantity extreme ou
infime dans les sols de cette region. Les autres aspects sont
caracterises par des parametres semblables approprids & chaque
cas.
(b) La determination des caracteristiques socio-economiques de la
region. On analyse les aspects economiques et sociaux du secteur
agricole de la region, notamment: la production agricole et
animal (en terms de volume et de contribution & la production
nationale, la consommation regional et la contribution
regional au march national interieur et aux exportations,
l'importance de la production agricole dans 1'economie regional,
la population economiquement active, l'emploi rural et la
migration, le regime foncier et la relation avec les systems de
culture et d'exploitation, et les groupements de producteurs et
de gestionnaires.
(c) La caracterisation du system de production agricole de cette
region. L'identification et l'analyse des principaux products
agricoles (tant en terms de cultures que de production animal)
et des principaux systems d'exploitation agricole et de culture
qui sont utilises. Ces facteurs conduisent a l'analyse de
l'interaction entire les cultures, les systems d'exploitation et
les caracteristiques environnementales et socio-economiques de la
region. D'autres aspects, tels le degrd de mecanisation,
l'utilisation des resources agricoles, le volume de la main-
d'oeuvre ou des capitaux, les niveaux de productivity des
different animaux ou cultures, les sources d'energie et les
forces et periodes d'ensemencement et de recolte, entrent
4galement en ligne de compete dans la caracterisation des
techniques de production utilisees.
(d) La caractdrisation des services de soutien qui existent dans
la region. Ii s'agit de services comme l'aide technique, les
services de credit, les mecanismes de commercialization, la
furniture des resources agricoles, les services de transport,
les etablissements d'enseignement et autres services de soutien.
(2) L'identification et l'analyse des principles
contraintes technologiques qui ont des repercussions negatives
sur les niveaux de production ou de productivity des different
products. Cette tape joue un r6le essential dans le processus
d'identification des priorities de recherche. Il est done
necessaire d'identifier a ce niveau les principaux facteurs
technologiques qui interviennent dans le processus de la
production, A la fois dans le cas des cultures et de la
production animal.
Dans le cas des cultures, les principaux facteurs
technologiques peuvent 4tre congus en function de huit
categories, chacune etant reliee & une discipline precise des
sciences agronomiques. Les huit facteurs technologiques sont les
suivants:
1. Les techniques d'exploitation agricole (y compris les
systems -culturaux)
2. L'equipement de production, c'est-&-dire la machinerie et
1'outillage agricoles
3. La connaissance de la phytogenetique et le developpement
des genotypes souhaitables et de leurs semences
4. La connaissance des insects, des rongeurs et des
mollusques, de leurs incidences sur les cultures et des
methods de lutte centre ces ennemis des plants
5. La connaissance des maladies des vegetaux, les agents de
maladies (bacteries, virus, champignons), et des
methods de lutte
6. La connaissance de la physiologie des vegetaux en vue
d'augmenter leur efficacite (rendement) ou de les
contr6ler (mauvaises herbes)
7. Les sols en tant que facteur de production, c'est-&-dire
la connaissance des sols, leurs caracteristiques, leur
amelioration et leur conservation et
8. l'eau en tant que facteur de production, c'est-a-dire la
connaissance des resources hydrauliques, de la gestion
et de la distribution des eaux (irrigation)
Dans le cas de la production animal, les six facteurs
technologiques suivants entrent en ligne de compete:
1. La connaissance des systemes et des techniques de
production animal;
2. La connaissance de la physiologie et de la reproduction
animals;
3. La connaissance de la genetique et des croisements des
animaux;
4. Les aliments et les systems d'alimentation des animaux
ainsi que les problems de nutrition;
5. Les paturages et les fourrages comme facteurs de
production; et
6 La connaissance des maladies animals, de leurs causes,
et des moyens de lutte.
Le principal resultat de ces deux tapes est
l'identification et la description des principles contraintes
technologiques qui limitent les niveaux de production ou de
productivity de products agricoles particuliers dans certaines
regions ecologiques.
(3) L'identification et l'analyse des eventuels sujets ou
questions de recherche juges important pour resoudre les
contraintes technologiques que rencontre chaque produit dans des
regions particulieres. C'est ici que des analyses plus poussees
de l'importance de chaque domaine de recherche ainsi que la
subdivision de chaque domaine en activities de recherche plus
precises sont effectuees.
Les deux premieres tapes sont effectuees par le biais des
enqudtes detaillees et informelles dans les villages et les
champs au course desquelles toutes les questions pouvant aider &
la comprehension du systems sont posees & un echantillon des
paysans, encadreurs et developpeurs de la zone d'etude. Mais,
avant l'execution de ces enquetes, une exploitation minutieuse et
rationnelle de la literature existante par une equipe
pluridisciplinaire devra permettre l'orientation des types de
questions a poser afin de mieux circonscrire les differentes
unites agro-socio-economiques existant dans la zone d'etude,
ainsi que les different types de relations existant entire les
sous-systemes.
Sur le plan analyse, il peut etre interessant d'effectuer
cette analyse selon une double perspective:
statique: elle conduit & une vue d'ensemble de la
situation & un moment donned;
dynamique: la reconstitution historique de l'evolution
des exploitations ou le suivi sur plusieurs annees des
unites permettant alors de hierarchiser et d'apprehender
le.referentiel technique herite.
L'examen peut se faire a plusieurs niveaux en function des
necessitds de l'observation:
champ ou parcelle ou troupeau systeme de culture,
d'4levage);
exploitation dans son ensemble systeme de production);
paysage, communaut4 rurale systemss agraires).
La troisieme tape peut etre effectude en utilisant la
technique Delphi (discussion en group) en vue d'identifier et
d'analyser les sujets ou questions de recherche susceptibles
d'eliminer les contraintes technologiques identifies.
Deuxieme volet: Conception et elaboration des references
techniques
A partir de l'information recueillie au course du premier
volet, il s'agit de tester par voie experimental des systems
techniques vulgarisables, destines aux differentes categories
d'exploitations definies dans la typologie, qui soient adaptees a
la fois aux motivations et aux moyens des agriculteurs, aux
possibilities des appareils de vulgarisation et aux objectifs des
2) L'approche pluridisciplinaire est
indispensable & toutes les phases, ce qui suppose une coherence
entire les objectifs et le choix d'une echelle spatiale et
temporelle compatible pour tous les intervenants;
3) La dimension socio-economique apportee par les
chercheurs, les agriculteurs et les cadres de la vulgarisation
doit etre introduite des le depart et non, comme le voulait la
methode traditionnelle classique, apres que la dimension
technique ait ete largement avancee.
4) La presentation de l'approche R/D a et6 faite
par phase pour la commodity de l'expose, mais leur deroulement
peut Atre simultane en function des situations rencontrees et des
elements disponibles.
III. Lecons tires de quelcues operations R/D
Le principal facteur nuisant a la mise sur pied d'un
system de recherche solide et efficace est la fragmentation de
la recherche qui relieve de divers ministeres. Les institute de
recherche ont tendance a fonctionner independamment, n'ayant
aucun r6le ou mandate bien defini en tant que composante & un
system national de recherche integree. Quelques-uns de ces
institute, qui disposent d'une aide technique et financiere
considerable accordee par des donateurs strangers sont presque
independants et ne ressentent aucunement le besoin de collaborer
avec d'autres organismes de recherche (cas de la recherche sur le
riz en C6te-d'Ivoire, soja au Cameroun pour ne citer que ces deux
cas).
Une autre legon & tirer de quelques operations R/D a trait
aux criteres de fixation des priorities de recherche. Tout
d'abord deux observations preliminaires: premierement, les
criteres varient selon les pays: ils refletent les possibilities
et les contraintes propres a chacun et ne s'appliquent pas &
tous; deuxiemement, les criteres propres & un pays peuvent
evoluer et ils rdpondent aux changements d'objectifs, de
possibilities et de contraintes.
Cependant, quatre criteres en general peuvent 4tre retenus
pour l'etablissement des priorities de recherche:
l'importance du problem
le potential chercheur disponible
l'existence d'une solution preconisee au niveau de la
station
le budget disponible
R6le des acteurs dans le processus R/D, par volet et par phase
ACTEURS
ACTIVITIES pay- equipe sta- vulga- deci-
san R/D tion risa- deurs
teurs
Volet 1:
**
Caracterisation des
parametres environ-
nementaux
Determination des
caracteristiques
socio-economiques
Caracterisation des
systems de produc-
tion
Caracterisation des
services de soutien
Identification et
analyse des
contraintes
Identification des
sujets de recherche
Identification des
priorities
Elaboration des
references tech-
niques
Confrontation
des systems
existant et des
systems elabores
* **
Demonstration
Vulgarisation
* **
** rl1e
* rl1e
dominant
mineur
**
Volet 2:
Volet 3:
References consultees
1) Collinson, M.P. (1982) "Farming Systems Research in Eastern
Africa: The Experience of CIMMYT and Some National Agricul-
tural Research Services, 1976-1981" MSU International
Development Paper n" 3, E. Lansing, MI.
2) Fotzo, T. Pascal et R. Diallo (1984) "De l'identification
des contraintes a la planification des essais en milieu
paysan: Cas du riz pluvial en RCI", Atelier OFRIC/IITA,
Bouakd, RCI.
3) Fotzo, T. Pascal (1985) Introduction a l'approche
Recherche/Developpement des systems de production et & la
methode de recherche en milieu paysan", Networking Paper 11,
FSSP, Universitd de Floride, USA.
4) CRDI (1982) "Affectation des resources & la recherche
agricole", Proces-verbal d'un colloque tenu & Singapour du
8 au 10 juin 1981.
5) Ruf, F. (1983) "Quelle intensification en zone forestiere
ivoirienne? Pour quelles exploitations?" in: Sdminaire
d'Economie Rurale "Agriculture de Foret", GERDAT,
Montpellier, France.
6) Schultz, T.W. (1971) "Efficient Allocation of Resources in
Agricultural Research", University of Minnesota Press,
Minneapolis, MN.
APPENDICE 3: OBJECTIFS DE L'ATELIER
A la fin de cet atelier, les participants sauront:
- expliquer l'approche FSR/E et presenter les diverse
etapes/fonctions de cette approche;
- appr4hender l'exploitation agricole come un system et
decrire les interactions entire les composantes de ce
system pour servir de bases au diagnostic;
- mener une etude de reconnaissance rapid pour identifier
les problems et les contraintes tels qu'ils sont
ressentis par les paysans -- ce pour servir &
l'elaboration d'un programme de recherche et &
1'elaboration des alternatives;
- faire une selection par ordre de priority des problems
pouvant faire objet de recherche et d'intervention sur la
base du diagnostic;
- evaluer l'impact potential des interventions proposees sur
le systeme de production et de ses composantes;
- laborer et mettre en oeuvre un protocol d'essai base
sur les objectifs de recherche;
- familiariser les participants aux techniques d'analyse et
d'interpretation des resultats experimentaux;
- analyser et interpreter les essais en milieu paysan par la
method des budgets parties et de stability de rendement;
- interpreter les resultats d'analyse et les traduire en
terme d'actions a integrer dans les programmes futurs
d'actions et d'interventions;
- comprendre le rl6e de 1'FSR/E dans le processus de
developpement et de transfer de technologies;
- connaitre les differentes fagons institutionaliser l'FSR/E
soit dans les structures de recherche existantes, soit
dans celles du developpement.
68
APPENDICE 4: RAPPORT D'ENQUETE INFORMELLE
VILLAGE DE DABOBOUGOU-MISSIRA
GENERALITES SUR LA ZONE D'INTERVENTION
Aspects qnedraux du village, de la rqeion.
Situe au Sud-Ouest de la ville de Bamako, a une soixantaine
de kilometres de celle-ci, sur la route reliant Bamako & Kangaba,
ce qui rend son aces possible en toute saison, Bancoumana est un
chef lieu du secteur. Il renferme 4 ZER (Zone d'Expansion
Rurale), 22 SB (Secteur de Base), 70 villages pour une population
global de 42.378 habitants et une superficie de 15.000 ha
environ superficiess cultivees). Le secteur de Bancoumana jouit
de la presence du fleuve Niger qui permet la mise en valeur de
certaines terres en accroissant leur potential de production.
C'est dans ce cadre general que se situe le village de
Missira, chef lieu SB appartenant a la ZER central de Bancoumana
et situe a 15 km de cette ville sur la route reliant Bancoumana a
Narena. L'acces est possible en toute saison.
Le village de Missira ou Dabobougou qui decoule du nom Dabo
que pour tout le village est originaire de T4ma (& 3 km), lui
aussi issu de Kourousal4; c'est & la suite de nombreux conflicts
pour la chefferie traditionnelle entire les Keita et les Dabo,
chef religieux et fondateur du village Tema, que certain se sont
retires pour fonder, il y a 44 ans, le village de Missira.
Le village est compose de 8 families pour une population
total de 155 habitants don't 100 femmes (dernier recensement)
mais il est a signaler l'exode rural qui contribute pour pres de
20 % au depeuplement. L'agriculture et 1'elevage constituent les
principles sources de revenues dans les rapports de 85 % et de 15
% respectivement. Les principles cultures sont le sorgho-mil,
le mais, le coton, l'arachide et le manioc.
L'elevage de type sedentaire contribute a une forme de
th6saurisation de la richesse et porte sur les bovins, les ovins,
la.volaille, les Anes, et rarement, les caprins.
* Caract4ristiaues agro-climatiaues
Pareillement & l'ensemble du secteur de Bancoumana, le
climate dans ce village est de type soudano-guinden se
caractdrisant par une saison pluvieuse allant de la mi-mai & la
mi-octobre avec une hauteur de pluies comprise entire 1100 mm et
1200 mm (moyenne sur 30 ans = 974 mm), une saison seche et froide
de la mi-octobre a fin fevrier, une saison seche et chaude de
mars a mi-mai. La mousson domine la period humide, l'harmattan
la period seche. La vegetation est de type savane arborde avec
une dominance du Karite come arbre, et des graminees sauvages
comme herbes. On observe le long des course d'eau une formation
de forts galleries.
* Caracteristiques pedoloqiques et hydriques
Les resources hydriques du village sont tres limitees et
constituent une serieuse contrainte, voire un abandon de la
culture du riz et du tabac avec l'assechement de la marre et du
marigot au course de ces dernieres annees. Les puits constituent
les seules sources d'eau potable pour les habitants et les
troupeaux.
Les sols rencontres se repartissent comme suit:
Sols ferrugineux lessives a concretions, presentant un
tres haut potential de production et peu de limitation
susceptible de restreindre leur utilisation.
Sols mineraux bruts d'erosion sur cuirasse, possedant un
potential moyennement haut.de production et de serieuses
limitations susceptibles de restreindre le choix des
especes vegetables.
Sols ferrugineux lessives de collusion sur cuirasse,
possedant un haut potential de production et des
limitations susceptibles de restreindre le choix des
especes vegetales.
Sols peu evolu4s d'erosion sur cuirasse, presentant un
potential moyen de production et de tres serieuses
limitations susceptibles de restreindre le choix des
especes v4getales.
donneess de cartographies pedologiques)
CARACTERISTIQUES DES EXPLOITATION
* Composition et taille
Les exploitations sont composees de plusieurs manages avec un
chef qui est l'aine de la famille. La taille varie de 10 & 30
personnel avec une moyenne de 18 personnes/exploitation. Les
actifs, au niveau de l'exploitation, sont des hommes qui travaillent
sur les champs du chef d'exploitation; le nombre varie de 2 a 13
avec une moyenne de 5,6 personnel par exploitation.
* L'Occupation de l'espace agricole
Les cultures praticuees
L'espace agricole est domind par le sorgho, le mil, le coton
et l'arachide qui constituent les cultures principles; a c6td de
ces cultures, on rencontre le niebe en association avec le sorgho
ou le mil, ou en culture pure, la manioc et le mais.
Les cereales sont cultivies pour l'autoconsommation; les
autres cultures sont semi-consommees, except le coton qui est
entierement commercialism.
Superficie des cultures
ha X/ha nbre d'exploitations
Sorgho 25 4 6
Mil 6 6 1
Coton 17 3 5
Mais 12 2 5
Arachide 4,40 1 4
Niebe 4 0,5 4
Manioc 2,25 0,75 2
La superficie moyenne par exploitation est de 11,55 ha; 35 %
de la superficie cultivee est exploitee en cerdales 28,5 % en
coton et 36,5 % pour les autres cultures (voir annexe 3).
Outre les champs travailles par les homes, les femmes
cultivent des champs individuals avec les jeunes filles.
-Les movens de production
a) La terre: C'est un bien commun; elle ne constitute pas un
facteur limitant. La propridte des terres repose sur le system
hdrdditaire. L'acquisition de nouvelles terres passe toujours
par les notables du village.
b) Le travail: Tableau matrice du troupe d'exploitations (voir
annexe 2). On note une division spatiale du travail selon le
sexe; les homes travaillent les champs communs de l'exploita-
tion; les femmes n'interviennent sur ces champs qu'a la recolte.
Les femmes travaillent les champs individuals d'arachide, de
gombo, et d'oseille necessaires pour les condiments; l'interven-
tion des hommes sur ces champs se limited aux travaux de labour.
c) L'equipement: L'equipement est essentiellement constitute de
la charrue TM et du multiculteur: 7 sur 8 exploitations que
compete le village sont equipees. On note aussi l'existence de
charrettes, de 2 motopompes et d'un semoir. Le nombre de boeufs
de trait varie d'une paire & 2 paires par exploitation.
-L'elevage:
Mis & part les animaux de traits, il existe des animaux
d'elevage, constitutes essentiellement par des boeufs et quelques
ovins. Chaque exploitation dispose de quelques t&tes pour
assurer le replacement des animaux de trait reforms et surtout
pour faire face aux depenses de marriage et de f&te.
-Systemes culturaux:
De fagon general, la champagne agricole ddbute en avril et
prend fin en octobre. Les speculations pratiquees sur les
exploitations sont les suivantes: mil, sorgho, mais, arachide,
niebe, coton, courage, pois de terre, manioc.
Assolement: mil, sorgho, mais, arachide pour la plupart en
cultures pures, mais cependant il existe quelques cas
d'association: (mais + courage) (arachide + sorgho + oseille)...
Cultures principles: mil et sorgho pour l'autoconsommation,
coton, arachide pour la vente sur les marches locaux (arachide)
et la commercialization (coton).
Maintien et amelioration de la fertility du sol:
a) A jachere: elle intervient 5 a 10 ans apres la mise en
culture et elle n'excede pas 2 ans. Toutefois, il existe des cas
of les sols sont occup4s pendant 20 ans et plus avec la rotation.
b) Fumure oraanique et mindrale: Le fumier de parc et la matiere
organique sont surtout utilises sur la culture du mais; par
ailleurs, les engrais mindraux (gendralement l'azote) sont
utilises sur les cultures de coton, l'arachide et le mais (en
tres faible quantity pour cette derniere speculation).
Apres toutes ces caracteristiques generales, le group s'est
interesse aux paysans pris individuellement:
Pavsan N" 1
Nature et temps des travaux: nettoyage, labour plus epandage des
engrais (avril-environ 30 jours)
Semis: deux types de semis: a) semis & sec sans labour
b) semis a sec apres labour
La priority est donnee aux cultures de coton et a l'arachide pour
le labour. Cette activity dure environ 60 jours (mai-juin).
Sarclage, demariage: mai a fin septembre.
Buttage: juin a septembre.
Equipment: une charrue, un multiculteur,
2 paires de boeufs de trait
Main-d'oeuvre familiale: 2 personnel marines, 8 celibataires.
S Varidtes utilisees
SLocaux Selectionnes
Superficie
Mil 6 ha
Sorgho 6 ha
Arachide 3 ha
Coton 4 ha
Mais 2,5 ha
Mais 1,5 ha
Manioc 0,75 ha
TOTAL 23,75 ha
Pavsan N 2
Equipment:
2 multiculteurs
2 charrues (TM)
1 semoir
1 charrette
2,5 paires de boeufs
Main-d'oeuvre familiale: 10 personnel
2 freres marines (bigame)
petits freres celibataires
Speculation:
Sorgho: 6 ha
Arachide + oseille + sorgho
Coton
Temps des travaux:
Nettoyage, brulage des souches, labour (en traction
animal et manuelle) du 1.05 au 30.07
Semis: juillet & mi-aodt
Buttage: sur coton, du 1.07 au 31.08
Desherbage: avec lame sarcleuse entire les lignes et
manuel pour le reste
De fagon general, l'on constate qu'il existe un melange
de techniques culturales (modernes quand il s'agit du labour, du
buttage pour une meilleure conservation de l'humidite, et de
l'utilisation des semoirs; traditionnelles quand il s'agit
d'utiliser le materiel comme les dabas & toutes les phases des
travaux). Le temps des travaux & toutes les phases de cultures
ne sont pas ponders avec exactitude. Par example, le sarclage
prend une grande part dans le calendrier agricole (2/3 du temps);
ce qui suppose que les exploitations ne sont pas a la dimension
de la main-d'oeuvre familiale pour terminer & temps exodee); d'ou
souhait de la population de possdder des tracteurs. Par
ailleurs, nous avons constate que la fumure est principalement
utilis4e sur les cultures telles que le coton, l'arachide a
faible dose sur le mais; le reste des cultures bdndficie
uniquement des effects rdsiduels en cas de rotation. D'une
maniere gendrale, les paysans de Dabobougou-Missira ont atteint
un seuil de technicite optimum, et cet etat de fait mdrite une
attention particulibre de la part des encadreurs afin de les
aider & maximiser les profits.
* Conservation
La conservation se fait dans les greniers traditionnels ou
sont stocks les panicules, les epis ou les graines obtenues
apres battage. La preservation des recoltes centre les predate-
urs est assuree grace & l'utilisation d'herbes repulsives. La
durde de conservation est variable suivant l'importance du stock.
L'on estime que leurs stocks ne d4passent habituellement pas une
duree d'une annee.
* Transformation
Des transformations assez diversifies sont effectudes pour
obtenir les products alimentaires qui suivent:
pate, couscous et bouillie & partir du mais
pate, bouillie et couscous & partir du sorgho
pate & partir de l'arachide
* Svst~me d'dlevage
Le village pratique l'elevage des bovins, des ovins, des
sequins et de la volaille. Dans cet elevage, on note une prepond-
erance pour le cheptel bovin.
L'elevage pratique est du type sedentaire et extensif; les
animaux sont regroups et suivis par un berger qui veille a leur
alimentation tant en saison pluvieuse qu'en saison seche. Quelle
que soit la saison, on ne recourt jamais au system de tran-
shumance.
Tous ces animaux sont de races locales et de faibles perfor-
mances de production que ce soit en terms de viande, de lait,
d'oeuf, etc... On note d'ailleurs qu'il n'y a pas d'accent a
l'une ou & l'autre de ces differentes formes de production.
Pendant la saison pluvieuse, l'alimentation des animaux se
limited uniquement aux paturages. Tandis qu'en saison seche, on a
recours aux fanes de niebe et aux graines de coton comme supple-
ments au pdturage. L'abreuvage des animaux constitute un problem
du fait de la raret4 de l'eau dans cette region, surtout en
saison seche, A cause de la faible pluviometrie de ces quelques
annees.
D'une fagon gendrale, les animaux sont convenablement logs,
les bovins passent la nuit en plein air dans l'enclos tandis que
les ovins et la volaille rentrent dans les cases ou toutes les
conditions d'hygiene ne sont pas assurees. De ce fait, ils sont
sensibles a certaines maladies.
On signal que les maladies les plus frequentes dans la
region sont la trypanosomiase, le carbon et la diarrhee. Les
soins concernant la prophylaxie et les traitements curatifs sont
assures par le service v4terinaire de Bancoumana.
* Predateurs et parasites
Periode Predateurs et
Parasites
Semis Oiseaux
Fourmis
Rats
Rats
SVegetationj Phacocheres
I I |
I I I
Striga
Stock Insectes
Type de degats
Deterrer les se-
mences d'apres
semis
Couper les jeu-
nes tiges
Deterrer les
tubercules
Ddvorer les re-
coltes
Concurrence ra-
cinaire
Vider les grai-
nes
Moyens-Contr6le
Enrobage des
graines
Nettoyage des
abords
Gardiennage par
les chiens
Arrachage ma-
nuel
Rotation
Herbes repul-
sives
ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE
* Autres sources de revenues
L'exode est la second source de revenue apres l'agriculture.
Les resources provenant de l'exode servent principalement au
pavement des imp6ts, & la satisfaction de certain besoins
familiaux tels que l'achat de la nourriture, du cafe pour les
homes (peres), aux frais des fiangailles et des marriages pour
les jeunes en exode.
L'exode touche essentiellement les jeunes qui ont atteint
1'age de 18 ans. Leur depart est dans la majeure parties des cas
autorise par le pere, sachant que leur depart entraine une
diminution de la main-d'oeuvre au niveau de 1'exploitation
familiale. Si la famille peut redoubler d'efforts pour maintenir
l'exploitation & sa dimension initial apres le depart d'un des
fils, le pere autorise son depart en exode, dans le cas con-
traire, il le refuse.
Il convient de signaler qu'il existe deux sortes d'exodes;
l'exode temporaire ou saisonniere et l'exode permanent. L'exode
temporaire est celle oh le depart des jeunes du village inter-
vient pendant les periods mortes (saison seche) et leur retour
au village des le debut de l'hivernage pour assister aux travaux
des champs. La deuxieme sorte d'exode est celle oI le fils de la
famille emigre du village pour s'etablir ailleurs.
Les jeunes, de meme que les hommes, vont en exode & Bamako,
dans d'autres regions du Mali, et en C6te d'Ivoire.
Obligations sociales:
La religion pratiquee dans le village est l'Islam. Il
existed une mosquee dans le village. Certains hommes du village
ont effectue le pelerinage aux lieux saints de l'Islam. Ils sont
au nombre de trois. L'un d'eux nous a explique qu'il a reuni les
fonds necessaires pour son pelerinage a partir de la culture du
coton. Mais cette annee-ci, il n'avait cultive que le coton sur
l'ensemble de son exploitation agricole. II a aussi ete aide en
cela par son frere qui avait contribute en lui versant de l'argent
pour environ 30 % du coQt total du pelerinage.
Les marriages sont faits entire les jeunes gargons et les
filles du village. Les gargons choisissent librement leur femme.
La dote est fixee & 150.000 F CFA.
Pour ceux qui sont en exode, ils deleguent les pouvoirs A
leurs peres qui se chargent d'organiser le marriage et d'envoyer
la nouvelle spouse rejoindre son mari.
Les bapt&mes sont faits a la maniere de l'Islam. II a lieu
le 8ieme jour apres la naissance de l'enfant. Les parents
egorgent un mouton, baptisent l'enfant, donnent de la viande aux
autres families du village et font connaitre le nom du nouveau-ne
aux villageois.
* Organisation socio-economique
Il y a un champ commun pour tout le village. Pour le
labour, tout le materiel des gens du village est utilise. Quant
aux travaux de pr4-rdcolte, ils ont choisi un jour par semaine oa
tous les gens du village prennent part aux travaux. Le champ
fait 1 ha de superficie. Ils sont & sa deuxieme annee d'ex-
ploitation. Les recoltes de ce champ sont vendues et les
recettes sont versees dans une caisse qui est propridte commune
du village. Cette caisse sert de fonds de roulement pour couvrir
les depenses communes propres au village.
* Habitudes alimentaires
Le t6 (pate prepare a partir de la semoule de mil ou de
sorgho) est le repas le plus prepare. Il est mange avec du lait
caille ou frais ou avec une sauce a base d'arachide ou de viande.
Le couscous (Bassi) est prepare a partir de la semoule de mil, de
sorgho ou de mais. Il est mange de la m&me fagon que le t6, mais
moins frequemment. Le riz est mange et prepare de la meme fagon
que le coucous. Le niebe est mange sous toutes ses formes (cuit
seul ou avec le riz ou dans la sauce). Le poisson est mange et
bien apprecie dans le village. Le poisson seche est mange dans
des sauces.
Les institutions
Le village de Dabobougou est compris dans la zone d'inter-
vention de l'Operation Haute Vallee (OHV) et, pour cette raison,
beneficie des services d'encadrement d'un agent de l'Operation
place dans le village. L'agent de 1'OHV, qui est charge de
l'encadrement technique des paysans, facility l'approvisionnement
du village en facteurs de production et assisted les agriculteurs
dans l'utilisation judicieuse des equipements agricoles ainsi que
de leur entretien.
Sur le plan sanitaire, le village n'est pas dote de forma-
tion sanitaire (poste medical, dispensaire...). Neanmoins, il
existe un secouriste qui rend des services aux villageois pour
des cas mineurs de sante; dans le cas de problems serieux de
maladies (maladies et blessures graves), les paysans sont
responsables du transport de leur malade a Djiguidala (3 km) ou &
Bancoumana (15 km). Malgre l'importance de la sante dans
l'environnement du system, les paysans de Dabobougou n'en ont
jamais fait la demand aupres de leur autorite de tutelle.
Ce village n'est pas encore dote d'ecole et les enfants
scolarises frequentent les ecoles fondamentales de Djiguidala ou
de Bancoumana, ce qui constitute une contrainte ne militant pas en
faveur de l'augmentation du taux de scolarisation dans le
village.
* Commercialisation
A Dabobougou, la majority de la production agricole est
destinde a l'autoconsommation. Pour les cultures de rente
(coton, arachide variety hative), il existe des circuits de
commercialization. Le coton est vendu & la CMDT & travers
l'Operation Haute Vallee avec des prix variant en function de la
quality des fibres.
Les arachides, quant a elles, sont livrees & des inter-
mediaires qui prelevent une commission de 500 CFA par sac. Ces
intermediaires installs a Bamako, a leur tour vendent ces
arachides au march libre. Les arachides sont vendues en sacs et
leur prix varie entire 3.500 et 5.-000 CFA selon les mecanismes de
l'offre et de la demand. Le transport de la production
arachidiaire & Bamako cote 625 CFA par sac.
Les autres productions animals et vegetales peuvent
egalement etre vendues mais dans des circonstances speciales
(besoin d'argent de cash). Les animaux peuvent etre abattus lors
des ceremonies religieuses ou sociales (Tabaski, marriages,
baptemes...). Pour ces productions, il n'existe pas une
politique officielle des prix aux producteurs. Le prix se
n4gocie entire le vendeur et l'acheteur, et le plus souvent au
detriment du vendeur.
Credit
Une politique appropriee de credit agricole accessible aux
petits exploitants est un des prealables du developpement de
l'agriculture. Dans le village de Dabobougou, l'Operation Haute
Vallde fournit aux agriculteurs, & credit, de l'equipement
agricole et des intrants: l'4quipement devant etre rembourse au
bout de 4 ans tandis que les intrants sont amortis & la fin de la
champagne. Il n'existe pas d'autres sources de credit au village.
PROBLEMS ET CONTRAINTES
1. La faible disponibilite des resources en eau
La faiblesse de la pluviosite de ces dernieres annees a
contraint les paysans a abandonner certaines cultures comme le
riz et le tabac liees au ddssechement des rivieres et des points
d'eau. La mauvaise repartition des pluies entrave aussi le bon
deroulement des travaux agricoles.
2. Problems d'equipements
La non possession de certain types de materials beaucoup
plus performants tels que: semoir, tracteur, est une contrainte
pour certain paysans qui, malgre un niveau d'equipement dej&
existant, veulent agrandir leur production. Ils font frequemment
face & des problems d'entretien et de reparation du materiel.
3. Disponibilite de la main-d'oeuvre
a) Main-d'oeuvre familiale:
- L'exode rurale constitute pour certain paysans une
contrainte dans la capacity de la main-d'oeuvre familiale.
Les problems de sante entrainent souvent des pdriodes
d'absence assez prolongees dans les champs.
Au moment du sarclage, la main-d'oeuvre familiale est
debordee, car le plus souvent les superficies cultivees
depassent leur capacity.
b) Main-d'oeuvre ouvriere
Il n'y a pas de disponibilite en main-d'oeuvre ouvriere,
malgre l'acces facile du village; les ouvriers preferent
travailler dans des villages plus important.
4. Problemes divers lies aux diffdrentes avtivites
a) Il existe des maladies qui attaquent les cultures telles
que: le carbon, le striga, et le mildiou.
b) Les predateurs et les parasites sont les oiseaux, les
fourmis et les iules au moment du semis; au stade
vegetatif, ce sont les singes et les phacocheres; a la
rdcolte, il y a les singes et les oiseaux; et dans les
greniers, ce sont les insects.
c) Il y a certaines maladies du betail telles que le carbon
et la trypanosomiase.
d) Quant aux boeufs de labour, ils ont souvent une faible
capacity de traction en debut de champagne agricole.
Annexe 1
ASSOLEMENT/ROTATION
Champs des hommes
IChamps des femmes
I
Annees de culture
le annee 2e annee 3e annee 4e annee
I I I I _
mais mais mais mais
I I I I I
coton sorgho coton sorgho
I I I I
Smil/sorghol arachide Imil/sorghol arachide
Iarachid I arachideI I arachide
I arachide I arachide I arachide I arachide
I_ I I
ASSOCIATION/CULTURES PURES
S N1 N2 N-3 N4 N5
II I I I I
Iarachidel mais Imais Imais Imais
I I I I I I
Associations oseille mil sorgho nibe I courage
I I I I I I I
sorgho
Cultures I I I I cotton arachide
ICultures Pures I sorgho | mais I mil I coton I arachidel
_ I I |I _I _I
ANNEXE 2
MATRICE DES GROUPS CIBLES
Autres Champs Champs Champs
Activities Hommes Femmes Cases
H F G Fi H F G Fi H F G Fi H F G Fi
TRAVAUX AGRICOLES
- Preparation du sol *
- Labour *
- Semis *
- Sarclage *
- Recolte * *
- Battages-Vannages *
Elevage
- Bovins *
- Petits Ruminants *
Legende:
H homes
F femmes
G gargons
Fi filles
ANNEXE 3
SUPERFICE DES CULTURES
84
APPENDICE 5: RAPPORT D'ENQUETE INFORMELLE
VILLAGE DE NIAME
Aspects qeneraux
Situd & 75 km de Bamako, Niame est un secteur de base de
la ZER de Bancoumana. Date de creation vers 1814; 11
hameaux gravitent autour de Niame.
Population d'environ 1200 hbts. Activity principal:
l'agriculture. Malinke.
March hebdomadaire tous les vendredis & Niame.
Religion dominant: Islam.
Caracteristiques acroclimatiques
Climat de type soudanien >800 mm de pluie. 0o>26<30
Sols: sur cuirasses lateritiques et planes & materiaux
limoneux fins
Vegetation: hautes herbes de savanes (genre gayanus) avec
des Karite, Ndre, V&nes etc...
Obligations sociales
Regroupement des populations de hameaux et de Niame &
Niam4 pour le march hebdomadaire et la priere du
vendredi.
Entraide caractdrisde par un b&envole pendant la
reparation des habitations et les recoltes. Il existe
cependant des soci4tds de cultures qui interviennent
ponctuellement pendant la champagne agricole, entire 15 a 20
jeunes r4mundr4s a 250 F/jour sur la demand de
l'exploitant. Cela permet de renforcer l'insertion social
entire habitants.
Caracteristiques q4ndrales des exploitation
Type: agriculture extensive
Speculations:
cultures de base: mil, sorgho, mais,
arachide grandss champs)
cultures de rente: coton
parcelles individuelles: gombo, cucurbitacdes,
oseille, mais, riz,
maraichage (par les femmes et autres membres)
Mode d'acquisition des terres: domaine familial, il
existe une cession de terre sous forme de location aux
strangers
Moyenne des jach&res de 3 & 8 ans: grande disponibilite
des terres
Systeme de production
Systemes culturaux: monoculture dans les grands champs,
culture associee dans les champs individuals
(arachide/mais) (oseille/arachide)
Assolement/Rotation: pratique au niveau des grandes
parcelles. Type: (cereale/cereale) (coton/sorgho)
Fertilisation: utilisation de fumure organique dans les
champs de mais et de fumure chimique sur le coton.
Semis: en ligne et par poquets
Predateurs et parasites: chenilles (coton), borers des
tiges sorghoo), oiseaux (semis et r4colte), singes,
sangliers, sauteriaux.
Entretien: sarclage manuel et buttage
Stockage et transformation: stockage dans les greniers
traditionnels, ensachage et battage traditionnels.
Elevage: bovins, ovins, caprins, volaille de type
extensif, sedentaire
Environnement socio-4conomique
Production: Autoconsommation Commercialisation
cereales coton
arachides quelques cereales
legumes arachides
gombo, oignons
Autres sources de revenues: exode, vente des animaux et
des products animaux
Credit institution: prets de materiels (charrues,.char-
rettes, motoculteurs) sous forme de pret A moyen terme;
pr&ts des'intrants (engrais, pesticides) sous forme de
pr&t de champagne
Formation du paysan par le service d'encadrement,
l'assistance est lide & la culture de certaines specula-
tions (coton)
Contraintes
Problems
Faible production
Contraintes
I-
I-
I-
I -
I -
I -
Acces au credit
Insuffisance ou manque
d'infrastructures sani-
taires et veterinaires
Insuffisance M.O.
Sous-equipement
Faible P.A.
Faible technicite
Protection des cultures
Pr&t aux producteurs
Organisation des credits
Decideurs
I
-
Diagramme de Niam6
Coton
Arachide
Oignon
Sorgho
Mais
Arachide
Riz
Oseille
Maraichage
APPENDICE 6: RAPPORT D'ENQUETE INFORMELLE
VILLAGE DE NIAGANABOUGOU
SYSTEM DE PRODUCTION:
Deux secteurs d'activites dominant le system de production
(rurale): l'agriculture qui est le principal secteur oriented
vers la production des speculations culturales de subsistence et
de rente; et le secteur d'elevage moins actif qui est source
d'energie de trait, de fumier, et de revenues monetaires.
Speculations culturales
A ce niveau, on distingue deux groups: Cultures prin-
cipales qui comprennent le sorgho, le mil, le mais, et le riz
constituent la base de l'alimentation de la famille. La
production et la gestion de ces speculations reviennent aux
homes. Les cultures secondaires comme le voandzou, l'oseille,
l'arachide, le niebe et le courage qui relevant du domaine des
femmes. Elles permettent aux femmes de contribuer a l'alimenta-
tion et aux depenses monetaires de la famille.
Les cultures de rentes sont generalement le tabac et le
coton qui constituent un domaine privilegie en ce qui concern
l'application des technologies ameliorees de production. Elle
representent la source principal des revenues monetaires au sein
de l'exploitation. Il convient de signaler qu'une parties ou le
surplus des speculations de subsistence sont utilises a niveau.
* Svsteme de culture
Pratiques culturales: L'environnement des cultures permet
de distinguer deux systems culturaux:
1/ Le system de cultures seches qui depend de la pluvio-
m4trie du milieu. Il est essentiellement axe sur la production
des cultures de subsistence et du coton. A ce niveau, on
distingue deux techniques de production: l'association cultural
et la culture pure. Dans l'association on rencontre g6enralement
les cultures assocides, cdreale/legumineuse (sorgho/niebb,
mil/niebe, et sorgho/arachide/oseille) et cereale/cereale
(mil/sorgho, et mais/mil). On rencontre d'autres associations
telles que l'association mais/courge et oseille/voandzou. Les
paysans pensent que les pratiques conferent a la production sa
securisation et sa stability d'annee en annee. Elles permettent
4galement l'utilisation rationnelle des moyens.
2/ Le system cultural, base sur l'irrigation, comprend
la riziculture qui est du type d'immersion profonde, et la
culture du tabac en centre saison aux abords retenus d'eau.
La riziculture d'immersion profonde s'effectue en deux
phases. La phase pluviale qui utilise la pluviometrie en debut
de saison pour assurer la germination du riz et la phase fluviale
utilisant la crue du fleuve pour achever le cycle vegetatif.
* Rotation
On rencontre les rotations suivantes:
coton mais sorgho arachide
tabac mais
sorgho sorgho et arachide
Par centre, dans les rizicultures, c'est la monoculture qui
prevaut. Les sols epuises sont soit remis aux femmes pour la
culture de l'arachide (en gise de restauration de la fertility),
soit mis en jachere don't la duree peut s'etendre de 3 & 8 ans.
* Techniques culturales
Le calendrier cultural se resume de la fagon suivante pour
les cultures de subsistence: la preparation du sol en
mai-juin, le semis en juin-juillet, et la recolte en
octobre, novembre et decembre.
Le degree d'intensification des techniques culturales de-
pend du niveau d'equipement des paysans et de la specula-
tion. Ainsi les preparations du sol, le semis et les
entretiens culturaux (sarclage, buttage) sont mecaniques
dans les exploitations equipees et manuelles dans les
exploitations sous-equipees, dans les conditions de
cultures seches. Par centre, en riziculture, a part les
operations de preparation du sol, toutes les operations
culturales sont manuelles, car ce secteur est hors des
zones contr68les par la structure d'encadrement en place.
Dans le cadre des utilisations des intrants essentiels,
les paysans emploient generalement les engrais chimiques
sur les cultures de rente (tabac et coton) et la matiere
organique sur les cultures vivrieres. Les semences des
cultures de rente sont gen4ralement traitees avant le
semis. La production et les superficies cultivees par
exploitation varient selon le degree d'equipement dans
certain cas et dans d'autres cas, selon la disponibilite
de la main-d'oeuvre (d4mographie).
ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE
Organisation social
Les activities agricoles demandant une utilisation intense de
main-d'oeuvre sont le plus souvent cernes par les groupements
d'entraide mutuelle. Le groupement des jeunes et celui des
femmes jouent ce r6le.
Commercialisation
Elle porte sur toute la production des cultures de rente
notamment le tabac et le coton et accessoirement sur les cultures
vivrieres des exploitations ayant accuse un surplus de produc-
tion. Cependant, la majority des exploitations ne sont pas
autosuffisantes. En vue de se departir de certaines obligations
sociales, elles sont tenues & vendre une portion de la produc-
tion. Ainsi les cultures de soudures ou les cultures secondaires
sont utilisees dans le complement du deficit engendre en period
de penurie. Le service d'encadrement OHV assure la vente des
intrants (equipements, engrais, products de traitement phytosani-
taire, semence etc...). Des activities paralleles, celles des
forgerons notamment, des menuisiers, de l'exode et du commerce
constituent des sources de revenue autres que l'agriculture.
Le credit agricole est accessible pour les cultures de
rentes qui servent de moyens d'equipement de l'exploitation et de
toutes les speculations.
CARACTERISTIQUES DES EXPLOITATIONS
L'exploitation represente gendralement une famille qui peut
6tre dans ce cas composee de families nucleaires ayant des sous-
activites (au sein de l'exploitation). Les sondages revelent la
correlation positive entire la larger de la famille et le degree
d'equipement de l'exploitation. Plus la famille est grande,
mieux l'exploitation est dquip4e. Le chef d'exploitation ou son
repr4sentant prend les decisions pour la gestion de l'exploita-
tion.
Les femmes sont charges de la production et de la gestion
des cultures secondaires tandis que les homes s'occupent de
celle des cultures de subsistence et de rente.
Selon le degree d'equipement, on distingue trois classes
d'exploitation: equipee, moyennement equipee et sous-equipee.
ELEVAGE
Le secteur d'elevage est domind par le system de production
extensive pour la plupart des exploitations. Le b4tail est
constitud de bovins, d'ovins, de caprins, d'dquins, d'azins qui
regoivent periodiquement quelques soins du service veterinaire.
La production avicole est contrainte par des maladies epid4miques
intermittentes.
L'utilisation des resources de l'elevage est important.
Elles interviennent dans la furniture de l'energie pour la trac-
tion des equipements agricoles (transport et travaux lourds),
dans l'apport de revenues monetaires (pour l'acquisition des
intrants) et constitute la principal source de proteines de
1'exploitation.
CONTRAINTES
1. Abiotiaues
pauvrete des sols
secheresse
mauvaise repartition des pluies
difficulty de maitriser 1'eau en riziculture
vetuste des infrastructures hydrauliques
techniques culturales du riz trop traditionnelles
conflicts des calendriers culturaux
difficult d'acces au credit
codts eleves des intrants
prix au producteur non rdmundrateur
sous equipment
contrainte de capital
(acquisition de la main-d'oeuvre et des intrants)
mode de remboursement inadequate
2. Biotiaues
manque de varietds productive (cultures seches et riz)
adventices: O.longistaminata (riz), Striga (mil/sorgho)
phytopathologie: mildiou
deg&ts d'oiseaux et d'animaux sauvages
manque de main-d'oeuvre en period pointe
exode des bras valides
maladie de la volaille.
APPENDICE 7:
Evaluation des Solutions Potentielles
Technologies
proposes en
milieu paysan
1. Fumure
mineral
azote
2. Trf. Semences
3. Incorporation de
rsidus de
ricolre sorgho-
mais
Merites des Technologies en matiere de:
Concordance Impact sur Impact sur Rentabilite Disponibiliti Fertilite Autres
avec les I'utilisation les des intrants du sol
objectifs des de main risques
paysans d'ouevre
o09
A I ______ I 1 4
I.
(+) signifie impact positif
(-) signifie impact negatif
i--.
ir-
|