Group Title: FRP: 0071
Title: Opinion de François-Paul-Nicolas Anthoine, député du Département de la Moselle
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 Material Information
Title: Opinion de François-Paul-Nicolas Anthoine, député du Département de la Moselle
Physical Description: Book
Language: French
Creator: Anthoine, François Paul Nicolas, 1758-1793
Publisher: Convention Nationale
Place of Publication: Paris
 Subjects
Subject: French Revolution
Spatial Coverage: Europe -- France -- Lorraine -- Moselle -- Boulay-Moselle
 Notes
General Note: FRP: 0071
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000757
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

Full Text

37

CON MENTION NATIONAL E. '



OPINION

DE


FRa LwOS-PAUL-NICOLAS -AN THOINE,


Deputy du Departement de la Moselle,

Sur le jug~nmnt de Louis, ci-devant Roi des Franaais;


IMFPIMSE AIR ORDRt DE


LA CONVENTION NATIONAL.


Xac.uarj alliq ROItVII


Ex N F. v n ,lib.
' r. i n. lib. iv.


, C ITOYENS, ,,

Je sals qu'un pari puiant vent sanver Louis et la royamit; jo
sais qulr l Ripublique u'est qu'an mot de railirment que Lse
inrrigans o it 'ubtitui e ai lui de constitution, et qui n'a pas
pluis e s n- dJans leur bouche; je sais que les libelles ct I'or
Ligiflation. (N. 266. ) A


|11


'" I







oua etC prodiguds pour egarer ccrte assemble et naus let ageup
de I'auturii,; Ie saii que le pani des vrais ripublicains sc trouse
par-tour dans une effrayance min.rite car les rois fureut de totals
temps et par nature coalises atec les fripons, et, de tout rtmps.
la outtise eCia lihete se sont ranges du c6te deC fripons et del
reis. Je sais que la persecution attend les fideles ieprisenans du
pcuple qui oscront fianchement demander la tite di tyran et
sur-iout demasquer ses complices. Maib j'auzai le courage de J
dire la vrnte ; vous, citoyen ayea celui de I'entendre.
Louis a mern e la mort avant I revolution de 1789;
Deptis la revolution jusqu' l'aitcptaiion de la eonaIttiauen
Depuis I'acceptarion ju.qu'au to aotu 1792.
Veild ce que je proaveiai dans nma premiere panie.
L.fa Convrntion niionale dolt Ic juger elle-mame et 'appel
au pe'uple ne prut avoir lien t
1'. Sous le rapport dts principles resus;
o. Soul Its rapports poliniques;
Tel scta 'objct de ma second partic.

PREMIERE PARTIES.

II est un c-nde sacrt antrrieur aux lois inventies trop souvent
par [a maTivaise toi, ct commencees par I'ignorance ; c'eet celui
de la nature. Le droit natuiel garaniil la liberne, I'egalite et la
Conservation des proprictis leIriimement acquies ; ii e-. le fonde-
ment de la declaration des droiti; ii dilend done i 1'homme
d'opprimer ses semblabls sous peinc. d'ire livre a leurjuste
vengeance; ct il n'e,i pa un b~igand, soiL uir le trone, soil
dans Ics forids dans le caur duquel la nature r'ait grave cet
avertissement saluiaire. Aussi 'un s'environne de gardens et de
canons ; I'autre cherche, so sGreti dans leI trenbres et dans la
seltrude. On ne peut acquerir prescription contic les droits de
I'homme et mille ans d'usurpations succeisives n'ont pu legi-
timer le pouvoir exerce par un individu, ou par une lamille.
Heriter d'un droit usurpi ct user de ce prctendu droit, c'est die
aoi-mime usarpateur et criminal.
Or ii est evident que jamais la nation franSoise ne donna
par un acre former aux Clov, aux Chilpiric, aux Lotti X ,
aux Charles IX, le droit de la depouillcr de A'avilir et de 1',-
gorger. Louis XI et Richelieu, apris lui s'emparerent da
pouvoir usurped sur le pcuple par ces grands scildrats appeals
les grands v.ssaux de la couronne : mais ils ne le retituerent








* point au l~girime propritaire ; ils ne rent done autre chose
quee d older des voleurs, et de leur succeder dans lcurs brigan-
dages. Louis XVI n'eut pas un meilleur titre, ct la nation tente
par lui come par ses ayeux, en charteI prive a Ic drai
d'abanre la tir d e drnier syran rant pour la saireti gelnerale,
que pour satisfaire a la justice. M.is reasons d'e'oquer les
S ombres coupables de ces moniirci don't Louis est le digne des-
sendant : la liste de ses crimes personnel tst ascz longise,
II laissa dissiper les finances de I'itat par sa eIrnne par
ses fires er par Ia hoide impujre door ii ne cessa de s'Cn-
rourer; il fit sucer i d'horribles vampires le plus pur sang Ade
omnmes : Louis mirite la mort.
11 donna des letires-de-cachet en blanc a ses miuistrms, a ses
gouverneurs, i ssc intendans ce fut par ses ordres que des
femmes prostiruies ensevelirent des homes vivans dana It se-
pulchre de la Eastille : Louis merite la sort.
II osa exclure des places la portion la plus nombreuse, la
plus Aine et la plus pure de la nation : Louis mirrite la mnort.
11 fit tyranniser les peuplcs par Ie parlmeBns, et les parlemens
par ses minstrs : il mirite la mart.
II fit insulter lea citovens par les poupies enrigime'ntes de as
conr, et lorTqn e le fobte osa reclaner conLre le puissant, ii
arr.ta le courn de la justice: ii mreire la most.
II pouvoit tout : il fut done Ia cause ou I 'snjet, l'astenr oa
Ie complice de tons les crimes commis sous son regne: il merile
Ia mori.
Effrayi da deficit, press par ses parent et par sas valets qui
manquoieat d'argent pour slimenter leuts profustns., it con-
voqua les Etats geni.aux ; et lorsque malgri se, intrigues, ii
lea via moins mal composes qu'il ne l'avoit espir, il voulut
Jis anantir : il mirite Ia mort.
Enfie, Ie r4juillet ;78q, la nation se leva et disperse d'ut
souffle les armes di lyyrai elle pouvolt alors clte devoit lui
infliger la pine due i sea crime,. Personnel nose contester
cetce virise. Qji'a-t-il done faIt dpuis poor ruiitcr sas'race?
II sont nt constammenr le pritres et les nobles contre sa
conscience et conrre I'int'rrt du people ; 11 chasis des ministries
pervrs ; il midita de fusr vers Metz ; il corrompit les membres
* le plus disringues de I'assemblee constituante ; et ce n'sit pent-
itre pas le moiadre des crimes de Louis que e s'rre fair,
i force d'argent et de cabales proclamer roi constilutionncl.
I1 applaudit A Ia scandaliass orgie e scs gardes, car Is
A








dsaigation de ses 4efnensen ne dtiairt pas les di"ositions d'une -
foul e de embins irre- rochables.
11 ne cesr., le en ronner des embres de i'assemblee les
plus opposes a la cause du people.
II corrompit intimida et seduirit une partic de la garde
natioiale de Paris e piesqne tous les corps adminiuatrailf
de Paris et des .ltparitmens.
II ne placa dans les armees que les scelerals quiregrettoient
fancien re.;ime,
II appora Ie trai.re Chapelier peer escamoter i I'assemblee
constirtaatr one li-te civil ei des lohlnaint, immenaei.
11 se linua conire le people avec Lafayette et les Lameth
Jadis ses pil, acharnes deirrcteurs.
II s'enfuLi vers Monrmcidr pour se metire A la rete des Au-
trichiins et des nmigres e lacha en fuyant un manifesto coatre-
Trestlutir.lana.r ei mensonger.
SLoin de cherch'ir i Ilchir 13 core d'un people inrstement
irrite il lui envoy des bouteirux au Champ-de-Mars.
Enfn il dai na accepter cetre constitution, truir de ses
inir;rts er. da crime de la milorar d'ne asrembler coopable;
il I'accepta et il nc cessa d'en toler I'espr.t, car elle n'eioit
pas entire a-ic.z anti-poupulare 1 son gre; il soudova lrs
ialames tcvi Ceirs ; il intrigua poir remplir de ses creatures
I'srremblee legiliise; il apprima cete a'ssemblee; ii donna
son appui a..x droitis fodaux et A la sedriona 1es prrrcs
it ht d rclrtr It guere ir cut roin d','tier a nos soldats tous
noyens de cub.isrer et de s arner; il enmp~ha Luckner d'en-
trcr daus Ic raibant ; l se concert avec I'infiiue Lafayette
Sour laisser nos forEcresseis ans defense ; l soudova les emigies;
il fit pa.ser de 1'ai-nt a BoIbiile, ei I'avocai Deseze a insult
Sla nation au nom de Loi;s en ripondant impudemment: ,
Ce imigris eroient mes pareus Bouille avoit prepare mon
voyage de Monimidi.
II accapara les grai s Ie sucre et le cafe pour se pro-
curer a.la-toiis le romoyenS de soulever le people, et d'en-
tretenir Ites arinies enneies.i
SEnfin il remplit son tchteau d'inirtres chevaliers dn pol-
gnard- il prdpari lI meurtre des bons ciioaens de tout I'em-
-pire, et ia destruction de Paris ; il fit gorger lei rnanda- v
tires arms de la phis leureuse revolution scu. pretexte
qu'il iot une autorire conslitce come si aux terms mime
de la conustrutien, la publication de la loi martiale ne de-







4 oait pas prkcedsr I'emploi de la. force publique et I'on vit
cetie autoriit constituee rCfugiee dans le iem 'ce I'asscmbl6e
national, bourire au bruit da canon, qui seuvcesoit plusicurs
millers de cioyens.
Rcpr'ieoian, du pcuple, Ie porteur subalterne de cci ordri
sauguinaire Bachmann, a pihi sur un echalaud, et Louis
S respire encore '
Pluiieurs des complices kmigres du tyran ont peri, et Louis
respire encore I
Lr people a prononce souverainement par 1'insurrcction du
to aoi et Louis respire en:ore
Qjels sont done lsI mofens de defense qu'il oppose A
I 'ividene des fairs et tla volonte de la nation ?
gi Avant la constitution le roi a pd faire toat ce q lril a
votlu dL son defenicur, ii n'y avoit pas de loi au-deswus
de lui.
Mais jai prouve moi, que le droir naturl dri i ante-
rieur i Ia constitution, plus sicre que la contiiirono cc
qu'iI prononoit la mort de Louis.
Li Depuis la consriution Ie roi bloit inviolable i,.
Dols-je m'abaisser encore i iCpondre A carte miserable
chicane du. barreat ?
D'abord Ia constitution est ra-liclemrent nulle puisqu'aprTs
avoir uei pi entee au roi, qui -rioic q'un fonctaonnaire.,
at qui n'avoit l'autre voie de refIr que sa dmision elle
.ne fut pas presentee an people souvdrmin, qmi seul avoit le
droit de la juger. Eli ful presented au roi rt non au people,
eparce quelle tioir critablement faite par le roi er pe r le
ioi: ct si dan, I expose des fits I'on irou ee l'asset pbler cons-
-timtante pins coupable encore que Loni i. je ne m'op-
poce poirt i ce que la nation faieI le procci a ses indigues
S mandmaiires ; le irct-petir nombre des rnehibres de cette as-
seinblie qui sntL resides purs, prouveroit facilement qu'ils
n'eceoent pas les cormplices de la mrjoriti. Le people nest
done aicunement lii par un acte qi,'ri na point ratify ; it
I'est tnois cunore par un contrat quc Louis a annulle un,
le violent impudemmnent. '
Mais qui e sgait que cette invi.olIb.ilit dans le sens mime
des machinateurs de ce complot royal, appcl constiuLion,
n'crtot veliatve qu'anx autorites conaitues c'est-i-dire que
le roi ne pouvoit errc,traduit devant le, tribunaux. Les Thouret
ct les Chapelier n'ont j.man cu I'effronieric de veuloir clever
Op i. de Fr. P. N. A thstir sur lt jug. etc. A 3







le rai au-dem rs du pouvoir souverain de la nations; i n'eut
pat ep, ro mars despole dans toui I'etenduc du erTmr.
11 a et bicin entcndu que le pruple conserveroit ltdroit
impresctiptible de juger routes l's auLornie conslituees Ie
roi et leA Igislarures. Le roi pcu. done rtre juge pa? la
convention narionale, A qui le soaverain a conf ri des pou-
voairs illirmries.
A Mlail du moins, a dit le defenseur de Louis, Ic ci-de-
vant roi n'etoit pas gaiant des aitss de ses ministries, qni
/ oicnt tux-mimite rrsporasables ,.
* Je r ponds que Louis est coupable d'avoir expris choisi
ics miniisres parmi le vYalets de son ancrenne c iur parmi les
/ bommcs lea plus perverse, qu'itl rt le complice de ses mi-
niures ; rr que si ces dcrniers n'ont pas subi la peine de
leuri forfails, c'cir un crime de plus a imputer i Louis aqui
avoit corrompu toutes le autorlres constituees.
Repondrai-je i cete vaine consid&raLion ant de fois prd-
senrtc pour nos ap.royer sur Ic sort des rois qu'leves
dans lts prtjugis, encvrronnes de pieces et de flaiteurs, leurs
causes ne Ieru sont pas persnnnelles? Oui, sans doue la
destinies des rois etr d'irre mechans, sanguinairec er perfides,
mais eli esrs au,si de tembcr in jour o ous la hache de la
justice des nations.
Je crois avoir prouiv que les abus de ponaoir exerces par
Louis avant l.a r6vlution, que Its trahiioni, (es iapines,. es
assssiirits, avant et depuir I'acceptation de la coustrtutiun,
mnuerent la mort ; qie lcs loix narirellrs c ponives donnent
au people Il dioir de le joirer ou de tl fire juger.phr sea
rmandataire,; enfin que la cons iriion, nullt pour le people,
1'a pas d'ailleurs rendu le roi inviolable a I'gard de la na-
tion.
S C N D E PA R T E.

Par quelle fatatit une assemblier don't aurun des umembres
_-'a pri.endu justifier Louis, don't presqu'aucun na na qu'il
mtiirit la mort, qui a livre au glase des loix cent mille
imigrs qui par I'efter de sa scule vnlont a ditruir la
royault qui a dir~rte la pine de mort contre dix millions
de citoyens s'il y Ca a uiant qui proponent de la retablir,
qui exerce le prouvoir rervoltionnaire chez routes lei nanons,
par quellc influence maligne cene alsemblie subirement







e paralyse balance-t-elle d prononcer sur le sort de Louls,
et d4utant tout-j-caup de la vaiJre des ponvoirs done tlle a
exercI la plen.tude pendant quat e moi's, semble-t-elle vouloir
ienvoyer aa people otiiveran le juoement du tyran detrrni?Je
n'imiterai poui l'oaiteur qui, combarrant come moi I'jppel
au people a cornbl. d'tlorgs Ij faction perhde cE Ics homes
p.usillanimies qui proponent cee appel monusrueux ; tandis qu'Al
a trite d'agiarteur de fiLtiux les citovens vertucux qui ri-
clamcnt I'exccutnon du decret par leqieil la*Convention a pro-
non-e qa'plle juverot rlle-rrmie. Ne pas apperceroir une nfc-
(tion qui desortanise la Ripublique ser les punsances etran-
geres, ct m r la liberri c'est dire incapable d'eKercer lea [ouc-
tions d homme d'rtlai voir cette facti. n et ne pas la combat-
tre c'est a servir, c'est ir-hir la pan ic: je la vois cette fac-
tio1 criminelle je Ils connois les vtriables dbsorganisateurs
eC je les pouTsuivrai .)Usq|,' a a mqrt coumer j'ai puursuii leurs
dines predccesseur Lamcth Barnaye et Lafayctte ; et pui.-
que leC intrigans denaturant le procet de Louis, en out fait aon
aflaire de pati je dois la trailer ausi sou* ce rapport ; ils me
fero.it censurer, i!s mn,'accodetoa.t Ic honutuis de I'Abbaye ;
ma rrponse est prLe : j'ai ete frappi de touie I'lorreur d'un
complot qrui met la Republique en danger et jai di sonoer
Le tocin d alarmed.
Oui, citoyens ce sont les chefs de cette faction qni out in-
venii crt acre bisarre de procedure q'ils nomrmentl'apptlan
people ; ils 'onm invent rout expr~s ppur sauver Louis ct allu-
mer.la guerre civil ; cat ils n'Unt pas parole d'rppel au people ,
lorsqu'lls ont wolu bannir, sous trois ous I famnille ci-de-
vant royale, ci uu repriseniant du people, individus qu'ils re-
eoanio,scrint toms innocens, come il, avouient Loius coupable;
ils n'out is rouqi d'olT ir cetre reiisonrcei yn coupable con-
vo;ncu et de la refuser des citoyens paisihles. Mais une in-
cousiquence ne coite riuc aix factieux, c'e-t mrnme un inoyen
puissanw de desorganiation, que de Faire adopter i la Couven-
tion nation- le, ube lungue series d'inconseqnrnces.
O'est la mime faction dela existante dans I'issemblie Icg;ila-
tive qui s'cst range amtour du rr6ne pour le souvenir conut
les efforts de I nation sonveraine.
C'est cette Faction qui vient d'nlever A la prisidence de la
Convention, au moment oi Louis va tre jug6, un home ( )

(i) Vergnia4d.







c6nvaincu par sen propre aveu e s'itre charge d'oflrir mo
valet-de-chambre du rot la con>ertation de la royara si le
roi voulot en revanche, rappeler an mini.si're, r.sji cream-
res de la faction et metrre ainsi les plans et Is triiors de la
Riputblique' la disposirtio des intiigas..
C'est cere faction qui declamoit a fin de juillel dernier,
centre Ics c:ioyens qui pr4paroieat la journey du to aot, '
comme elle declame aujourd'hui centre la minority qLi. vent
conserver an peuple les truits de cetie clebre jourune.
C'est cete faction qui, d'accord 4 ec les banquiers, les mar-
chands le, filoux les academiciens ec les roi rerarde sous
des preextres Irivoles, le travail dt la consritrrion, jusqu'au
moment ou lei enneris cnirant en France insluanceroat les
deliberations de concert avec les [ac ieux.
C'et cette faction qui protege les brigaids les migres les
ennemis de I'iu'ericur et qui veut fair egorger les homes
probes et couragrux.
C'est cetle Faction qui ,a imitationn des Maury, des Malouet,
des Laf.yeite et des Baraave faiL la cueire aux tribunes et pa-
salyse la mrnorite ramie e la Convention.
O'est cete faction qui a soujouit Ie respect des lois i la bou-
.clhe, et qui lea viole jouinellement avec eflr.nterie, ct qui leg
faith violer par Ics corps admini rarifs qu'ellc a acbets (l).
C'est cene faction qui accuse les d6puris purs. de former
one coalition; d'avoir, pour chef Marat ec Robespierre ,
tandis que ccs deputy's trop iadspendana pour se roaliser,
mime dans la vue du biem public, voient tous lesjours la coalition
des'[actiex fare d'embice Its preiidcns, les secritaires et les
decrets. ,
C'est celte faction qui au moyen lec quelques fripons qu'elle
place au secreariat lasifie a plaisir la liste de la parole pour
Carter les opinions des bons c;to ens (2).
C'est cetLe faction qui sourient, a grands cris, contre les


(r) \'ayez les atrtts sedirteux de la Haute-Loire et du Cantal dean Bu-
zot, Baroteau et autres demandaienrla mention honorable. 0 pauvre peupli !
I') Dans I'affaire du roi Couthon etilt inscrit le douz;eme; cinq jours
spres, il devinlit le tren' e e. J'ai vu lia lt el!e est rcmplie dalteili-
tnes. Un grand rO Tbre de mici collegIuc atlestcIaon ces faits.







vrais reprTienians du people un iniiistre impudent eC men-'
Leur (J.. .
C'Ast C .faction qui pour juger Pacle a no mmi se
deoze dt lAat.i ur s.
C'est cene faction don't leis ie-iobin ont lire lsc memrrbres de
la pa.usiere et dlnt ie; membres dichircnt aIjodir.Tl hln ICus
trop ciedules bienfiteurs.
C'est certe faction qudi Vcut dctru;re Fat'r par les dlp:a re-
rens et Its depariemenj par la giuerre ci;ile.
C'eit ctite faction qui ose accu er une mrin.:. i:- qucle op-
ptime d'exercer le despoimre. lan-is que le, clief. de la ca-
S bale regnrc an consnll executive dans I'aIseniL,-be, remplis-
sent le. comi'is disposent di: toui Ie pou\oir de tout l'ar-
gent de oures les places et ercrccnt avec inslenicr ,. .un
odiCLu decemvirat aux grand applaudti'emrns d une cohorte
imbecille qui les poignarderoit ii elle n'etroi av'tgle.
C'est ;t;er faction qui sons trois mOis livrera; la R6putli-
que aux plus affreuses talamai., -et ira, en pays stranger,
jouir cn paix du fruit de sea crimes si la puissance du pen-
pie ne se ha~te de i'aneancir juque dans ses plus pelits
elements.
Un des grand moven de ceette ligne iltfernale c est I'ap-
pel au people. Des munocipalites complain ance~ orlt cti oin de
laisser rentrcr beaucoup d'emigris ; dcr u.in-istts, complaisans
obt favorite I'aristotraie et d.1A elle ose leier h tice. Les as-
sembleers u people serout ianfcI't, de contie-rei oluionnaircs
plusieurs i lei sont deja sen.lues tui intri-,a:s ; on oNtra
Ilentre en problnme si Louis eat colpable; on exarnmiera le
people ne de i. pas rappeler le, n:ltierr,, qui aiurcnt vot' pour
sa mort ; le, bons ciloyens resisteront ; la moiie d'une a',em-
blie primaire s'arinera contre I'aitre moilic ; tle ainemblces pri-
maires mar.iheiont centre le a semblwte pr;,Tarc ; Ics illes
.contre les '.le; es; s ld pricreimens conrre les dLa1.rsemns. Cela
arrivera verse Il moist de fe.ritr ou de mars ; Ite cntmia entre-
r'nt en caminir e et peneireront libement dans un p.ys de-
chiri par les horreuri d'une guerre intestine.


i I Roland convaincu de men'onge, en face de I'a renrblee, la istnce
d u f e ('e.s la son mouadre dtiuit..







Malhearenr people, as-tu charge tes reprisentens de to pri-
pater ce tuiestc avrnir, et comment led relputes iSides as re-
douient.ils pas ce roaiheur plus que les perrecutio. tulletr
dcs -oyalissts, don't on Irs apouvante. Je dirai -bi?' quels ac-
roient ceux de nos colleagues qui ne devroient pas craindre pour
eux le s ilaux qu'lls aireiini sur la Falce ce seroienit Cux"
qui autoient d'avance prepare Icrr retiaite en Angleterre on en
Amuerjqaie.
cuoi, les aristorrstes les.plus gangrcnes seront adnis danu
eIs asstmblies primaires a plaidcr la caue du tyrant ; is seront
appiyAs, favorisis par les prcicudus anri des Isis, qui na Les
invoquent jamais qu'rn lavenr des brigands, et I'on ne poerra
cormp-er vos voix paraii cells des juges, malliturcux patriots
immules an Chimp-de Mirs i a Chapelle, a Nanci! on ne
sous entendra pas, grnkreux Marsrillois braves habirans des
fautbougs, massacres au Carrousel Vote sang crie centre Ie
che[ des meurtrierc; mais le sang da pauvre est comptl pour
rien et ii eaTible que la lonibe ai couvert le crimes de Louis
avec ses inombrablrs victimes.
AMais Ecufi voyons de qurlles couleurs ces fiers ripublicains,
cea fideles reprsentans aot masque leur appel au people. ,
La souver inee ont-ils dit, reside dans les assembles pri-
s maires, et tout acie n iani de la Convention, doit leur itre
s s6umis s. .
Je lie cipondrna p;. avec Barrire. que le people a deligui i
la Con-:.u'eco l'e1ercite de la souivralneir car I'exercice de
la souverrie!e n'rW t aurre cho:e que La soii-eraineil mime; et
it est irconnu aujoiird'hi que notre ci-devant constituion,
d.in laqiiulle la souverasnete irliL delegiiee privoir en effect eI
peiiple de sa souverainetCd, et ce n'cst pas 5ire souverain que
d el e de ctmps ec temps quelqurs fonctidnnaires publics. Je
dnsai: onii, les assemblies priMalres sont souveraines, et c'est
pour celi que %so's ne deyvez pas leni dielcger des fonioins ju-
di'aiarei et subalIrrne. ellcs so it souveiai:nes etl ous n'cies que
jIcrr miandLraire c'es stpour ctla que votis drvez juger Loui ,
Sir elles %.ns ont confi'ri a cec eg.r-r des pouvairs illiiltes.
OQi'eat-ce qu'e rornicer 'sur le druit en matiere criminellc
C est ap I qier la leoi nn d le constite par Its sirI's ; c'est etre
jijge. L'rp sion de SallIs est itlone aiiertarire A la sooverainetc
du people ; car encore odonner que Ie people juigera lor,que
Ie people a oldo-im q'.r vous. ijuerier c'est voss mettre a la
'lace,du soiuvriin, ct mettre Ie souverain A votre place.






Qr'ct-ce suite que Faire corifirmer votre jugement par It
people come le pretend Buzot ? C et encore consrituer le
people juge c'est le fire judge d'appel, e ceite opinion o'eCt
pas plou dans les principes de la soueraihcte.
On a remarquc que I une et i'artre de Lie propo.siions neces-
site I'cnvoi des pieces ct de I'accuse i chacine des 6ooo assem-
bikes primaires ct la reunion des assemhlees primaires ( oun
i seul point car la discussion de l'une d'clles, peut en fire re-
venir mille de laur premiere opinion. Or, routes cea iupp..si-
tions sont d'une absurditr revoltante, mai, familiere a icii mes-
tieurs.
Mais puisqu'il eat avouc que les asiemblees primaires sont
souverain es, c poi.que Sallre et Burot affirment que nous nC
pouvons joger sans leul intervention par quclle bisarterie lea
mimes orateurs pretendenm-ils que la Coneniuon national pent
juger Ie fait ? Certes a 1 Conention pronounce que Louts eat
conpable de trahison et de meur re, elle orionne par-li au aou-
verain de lui appliquer une pine; le souclain n'Wes pills qi'ua
instrument pasail des volontes de la Convention comme te
jngei Ie sont de cells de jur~e. Nouvel attentat a la souveraineti.
Je ne m'arrterai pas plits long-temps a refuter ce systime mise-
rable, et le pense qne neuxqui l'ont propose out voulu se jouer
du people ct de la Convention national.
U eja superflu de reluter ici Ici diatribes violates des Ver-
gaiaud, des GuadeL, des Gensonai" : onne rdfi.ie pas la d:-raion,
le delire et les tureuri, on its mepriue ; cl loique It temps cat
arrive, on punt les imposteurs.
L'appel au people, os q que'que forme qu'on veuille le pri-
euter eat donc atenIatoirec laI loutvcraneie di people impo-
litique, dangereux, ct tendana i la subveisioa totale de la Re-
publique.
Au contraire la saine rai'on et leI principes indiqnent i la
Convention la necessite de iuger elle-mime le capable : clie
W'est pai dtnonciatrice, comme on I'a d,t; elle n'rst pas non
plus le haut-\uri. Lei denonciateurs c'o.ent I'Asemblee lepisla-
tive, les assemblies populaire la nation entered; les juices
kteicna leIa federes, ler Parisiens qui ont flit la jonrnee du so
aet et tomtes les communes de laRipublique qtil 'ont approu-
vee. La Convention ne fera aune cho.e qu'appliquer la loi por-
the centre les traitres, par le code de la nature et par celiI de
la constitution.
Qae Loui- pirisse done sur 'echafaud ; quc son example lease







tretntler les rois et qn'il rassnre Lrs.pation ; que sa mort, snivie
de I'e'pulsion de sa ramille, deconcerCe la cabae, et impose 1
silence a la cJlOmuie.
*. lie (ct t1e lnog colleufc s que a. faction a trompes et neq
C i nmpus, ouvrent ncrio les yeax 1 Ia vcriti;iqu'ils cessen de
voir des patriots o iI n'y a que de vils escacotcurs des places
c- de 1'aut'irne; qu'lls ceasentde oir un paTrL d'Ori:aasou royas
lisie oi.il i 'y a que lei plus desintrenr is difesaeurs de la
libeie; qu'ils se rcunisseni a leurs freres, a leuyo amis qn'ili
forment enfin avec eux use majoriie impoane i ensogique et
pure; qi'ils oous aidEnt a rev.iir la Convention de la dinilri
qui Iui convieni .el que le, filuux pohrtiques s'huniliient s'ieain-
S dissent er disparokient devant la majesiL naiionale.
Et wouI. people Iraucats, qui soupirez pour la Iibert, arra-
t cher eulin Ie masquf aux perfides qui vous opprimer.i au nom 1
de I li t de vote souvsranet6 ; ugez entire les mechans et le
-hoim i i ertueux qui depuis qaatre ias oti bijav lea dangers,
snpporti les latiguies devtei les chagrins, pour sdtre aloire et
voie bouheur. Si nos_ divisions voui ont si soavent idiginei,
-eonneissez-en les causes ct les auturs ; vo\ez de quel coti est
l -e pouvoir. et vous conse trez les oppresseurs; vovyr qui dis-
pose dei enplois et vous conuoitreqg Ir ambtieu ; \-oye qui
propose des motion, incenl.aires, qui toule aux pLeds. Is-eis.,
qui soudoie Ies journaicstes, qui tetarde la constiuMtion e
vous con-,oivrre les deiorganiiateurs. Pour nous impuis'ante
jnai coura3:euse ct pure minorie, nous atteidrons voire jii- I
genient av.ec secureii. Si nous dift'edons nos opini m. aves
chaileur c'est tout caure que nons sounonons; as nous nbus
ilevonb avse force conrre le factieux, o'est qu'l.s ca veilent
i vote lberte; si nous vous donnons .ict. cet avertissomec.
salmlire, c'cr qite Ic piril sst i'mmintn non pour Hous, i
smis pour vabus cir nous vos fideles represt;anas, auant que
vous rentriez sous Je joug, 3us aurons cens de voir la lInmiere.

.C 0 N C L U S ION.

SJe dermande a qiSestion prealable sur I'appel au people.
Je dem2nde qu'on aille auosxvoix sur saee scule question:
Loui, subira-t-il la peine de mort
Je desmnde qu'cnsuie n soccupe des dicrets i rndre stU
S la t'amll- c-devant royale.

DE L'IMPRIMERIE NATIONAL.




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