Title: L'Ami du Roi, des Francais, de l'ordre et sur-tout de la verite
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Title: L'Ami du Roi, des Francais, de l'ordre et sur-tout de la verite
Alternate Title: FRP: 0054
Physical Description: Book
Language: French
Publisher: Assemblee Nationale
Publication Date: 3 November 1790
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France -- Paris
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Bibliographic ID: UF00000740
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

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Pl'u I% a LIBRARY "5

S'9. CLVII. A 1fe Mercredi 3 Wwvembre iy9Q.




LL'A MI DU R I,


DES FRIiNAIS, DE L'ORDRE ET SUR-TOUT DE LA VLRITt,



PAR LES CONTAIN UATEURS DE F R R 0 N.


A s EM BLM ER A T 0 AL F. llpetre national dnan s es prisons de VarAche. Quel-
ues-tms de cns pavsans ourt neme irt' dc-s roups
rSuite dela Sdapcedui Dimanche mathi 31 Octobre. e fusil, mais leur artillerie troit mal service : cqulir
ils enu'ont recli. les fusils et les b.svoninelt'es qua
Je pnrlois lier de I' injustice et du danger qn'il v'a assemble national leur fait fabri'luer as c taint
d'armer la mlniti- dul rovumre et de laisser I'auire d'emiressment les closes iront un peu mieux :
desarnme; manis n'est-il pas bien inalhieureux qu'avec miAs, poatt ce moment les patrioles ont eu quol-
tant de millions d'lornmes sn,-us les argues, nous qu 'dsavantage-t les troutpes de igne 'mienx
n'ayons ru(eltement pas une t'oinr pullihluc. JI vo itWtres les ont teairtp par une bonon deitat-ge;
uine foule inqombrable de miliccs nmab parses, es'ont arriviestuqLu'a a prison oi its ont mis eft
isoihes sans aucun print de ralliemiient s.uis ancun s0irea8le bdros du canton le S Laplanche.
centre de reunion ; ce n'est point le m im c c.hef, ce tCepeesndt les vsaincus s'-ment in rage et la ven-
n'est point I a mstme volontl qui les Inet en nouve- Itnice- dani let villacgs d'alenroar; leS habitarfs 'as-
ameat et qui les dirige ; elles ne sent point souniises' :1 s .so xedentre i Varche. se saississent de
A-ant Trible discipline, puisque tear serviwr.lt onu- o w e'*t demispdent avep ftreur
volontaire, pui u'eles s'adtributnt le droit de juger1 ela shlt do prisonnier. L-s ofriciers municqnIu llu
eA ordres de leurs chefs. tiemblans pour Is lours in mare, et pour leur
Aurrftoi 11a vilir immense de Paris utoit s l propre %ie, l-nt c.uLiii lI pi;son. IA IPlani cle en
tranquille et rnuEx gfirde par onze cents liommnes, ssort glorious et ti'i:.niplhainnt: \<.iu 5 :ions ilmlgi:.
qu'elle lie I Ct atiiourd 'ui par trente nille : pour- qiu'apres c;..tt victim ie ctcltatante :cnmp -it, c sur leg
quoi ? p.r, que c.rt esprit g-n& ral de subordiia- Jois :I sur les imgistiiis, lI: pans.ns s.1I .ula d daoir
aion et d'obt issanre qui est le veritable lin social, lear gl 'nral, vont 13ch.ir Ie piau rae rua et q iti
C c ntcI r.tt Iout dans t.lev ...r. Auir.urd'lini que ce unt sria quill.: pour- la p tir. \ i 11o s COlliiit .-s A
lien est r~,pu aucuit fo:.rce ne ],eut suftire, p.re parc s ce ", pc : loiei ie peiopiit ainnarrt st si' ,f il
que rtous eulent cuimnnander et personnel ae veui n'rst pds geundreIux., sur-outl d.puis qi il a conuldii
obejr. sa lber, .
D'un auire ( ti6, I'emphli des troupes de line Ces dignei citoyens apres avoir assouvi lenr pa-
pour Ie lmaintnitom de Ild ti-dnquiUit pUillique n'est triotisine i;ir mill tourtnens qu' ls oliun.i t soufrirt
.pas bien sutr iit qu tlles lie serornt pit itssul)'tties a lur ca-ptll:, ont limt par Ile assa- t jcier; e c t c Lst po
elles-mtineiis .li plus s-vire discipline, Ainsi, lors- de partils Iusnilie'l qu'on a rnnvers la nonarlt.!O
qu 'o a ln ll rf3irtetl-il Iri4 le Ic s.:.rt d'lun gj er- el ruiLn' les CoieuL s-ens ; c tacc canniubales
iloneiant le b;en mllimll devi.nt iinpossibile. qu'on a inmin.nole clerg. la noblesse Is paitlenieiis;
liti n i: pic-uue nitiix que noi.t n a\uils point de et tart de ticut:ms rn'ont pu rissassier ces lIupa
fmnce pul.liqiu qIue l hor ible atientat conmnimis plans d&%voians. La rcvuluLioi, dis.nti-ils ,,st ulne plante
la manLiil.alitr de \',V:;-clie, ,In d,'pdnltenent de St- qu'il l au arru.ser de sang : 5n 'en4 le prCemitr prec-ple
Jean d'Anuigi. Lesoftlii-rs niiuiicipauxs a.iient ijn& diu noursl 6langile que les dtimagooue, leur i-nt
propose de Lfire, ait,'ler un cr-rtnin Laut/r. li.e, apportt.
pa"lt a tin pcu rop chald I'iii pi -:i IKs dlrui.i do I'homllue a,. ec uIett ter\ rur ex-cesive ; sei de It evolution ; \vuus verrel q(IIuIJ I a luglra
un ami de cet ns.-lent niiiioiin.re ftiit onner le dans ic di-mne sens, et qu elle prenura une bouna
tocainl, niui-ut. les p.aI ans ; I:, nintus iataquent i tournure duins qiitilijite rapptot urt.i dce la IfAbriq t
c.-ups I.- pi.Trc le cr,-ps mntit i,-..l qii soitenut de Ciabt u.or;: ce nIlrLe si iAcholent gol- se ,o Ja-
4d'u ditrLa-teILent d troupes dt lhitta I coniduisuitilera tire qclueilqu'adaitocaLe, jL tlriij t:l t;iLLa U:





A I


tonsltution; or, tier un arlstocrate, di quelque tiques soutfens de la monarrhie Frnera;ie pntS
mani-ire que ce soit, c'est un cruore pie et na- moi je petise qtie !. quclqurn chose ponvoit les res-
tionqle; c'est une action encore plus meritrire susciter, ce seroit I'nbsurdic de la nouvelle orga-
que ne I'koil sons Charles IX le meurtre d'un Hu- nisation juliciaire qlue les hnmnies clhfirds s'ac-
guenot. Quant au sieur la Planche, on fera de cordent h regarder comnine impratiquable.
ce periurbatcur du repos public, unami du people. On a dtcrie't plusicurs articles sur le recnlrement
un amide la constitution, un dfenseur dolalibertO. des barri-res. Le rapporteur, M. Rn, -drr, a ertt
qui, vouloit soustaiii les paysans laI tyrannie poutoir employer le mot de povinces qui, dans
des drois fodau, : ( car c't.(it Ih sa mission ) On cette occasion est te mot propte. ,'orcille pa.
plaiddra ceie victim de Iaristocralion de la mu- triolique de M. Charles Lamethi a dti cruellenent
-icipalitp: on dira de lui c que M. de Menou di- dichir.e par cette facon de parler inconstltutioi-
, it dernierement de ceux qua avoient foment les nele. Pour appaiser ses scrupules el lui fire et-
troubles de Brest, qu'il n'o pecl que par un exc's tendre reason, il a fallu que M. RrF.derer adoucit
de z/le et de patriotism. Cependant je crois que ce terme mal sonnant de province paTle cc rreclif
par biens'ance, on ne pour-r pas se dispenser de de ci-de.,ant. Ce purisme rigoureux de M. Charles
prier le roi d'ordonwer qu'il soit inform centre let Lameth fail voir qu'e ce f'rciit patriote connoft
auteurs de I'assassinat. Mais je donte qu 'n officer tout I'empire des mots sur le vulgaire et tout le:
de justice veuille se charger de F'information dans parti qu'on en pent tirtr pour goaverner deux qui
la crainte d'prouver le msme sort que le wnaire. n'ont point d'iddes.
Ces scenes altroces se renouvelleront souvent par L'assembl'e veut bien accorder eux assemblies
]a foiblesse du gousernement et 'iripnnite des cou- adninistrativcs des dpartimnens, la libeit'1- de lui
pables; une cruelle exp6rien:e nous fera sentir qu'iJ faire des remontrances .sur la nouveaun tarif des
est plus aisd de d& ruire 'ordre que de leretablir.Mais droits qu'on exigera des niarclandises 4trangbreis
aioslogislateuwsne paroissent pasltendre si loin leurs 11 faut noter ceite indulgence et cette popuilaritd
rues, contends de pouvoir satisfaire la passion du du corps 1 gislalif, toujor-s tres-dispos6 i oublier
moment. M. Dubois de Crance, rapporteur du co que les ddpartemens ou ci-de'ant proevnces,
2mitd militaire, en proposant a f'assemblR e la prompted component la nation, et que la nation est au-dessuis
organisation des gardens nationals e la fabrication de ses reprt'sentans. Au reste, si les remontrances
d un nombre suflisant de fusils et de bayannetes, ae dspartemens sur le nouveau turif, ne produii
a'est eosenLielleruent occupy du sain d'envenimer ent pas plus d'effet que le oeu des provinces sur
la priLendue negligence du ministre de la gaerre; ls assignals cette liberty qi'on leur accord,
c'/toit IA l'objet secret, nais caniLal de n rapport. quoiqu'elle leur appartlenne de de dreit, sera une
t-r. oe gauclie ne pout oublier l'affrorit' qli'U' raceinutile.
requ dans failaire dea ndnistres. n,. .. ... 3 ...,, ,,.-;,.


.. ... Mnet dlta mente rdpostum.

Depuis certe malhenreuse journse, la conclusion
de tous les rapports et de touts les motions, c'stl
le rVnvoi des minnistres, comme autrefois la destruc-
sion de Cartlinae toit la conclusion de tous lesa
av's. de Catr.n ans le srnat. Voilh nos ddmagoguos
devenns autant de petits Catons. Alais ce qui met
entr'eux et cet illustre Romani une grande diff&-
rence, c'est que la destruction de Carthage im-
portoit an saint de la rtpublique au lieu que le
renvoi des ainustres ne peut avoir que des suites
funestes A notre liberal. Parmi les propositions de
3A. Dubois de Crann on a laissE tout ce qui pou-
voit interesser la nation, et I'on a dCcr:tr ce qui
flattoit I'acharnement centre les rinistres : a savor
epue le ministry de la gnerre seroit tenu de rendre
copnple des causes qui out jusqu'.i present rctardr,
]a fabrication d'armes ordonrne par fe decret du 28
jnilltt dernicr.
M. le maire de Paris a envoyv i I'assemblte le
procatreverbal d'.,pposiai de scells.s sur les greffes
du pulais, c'est-A-dire, l'esirait-mortuaire du par-
nment : il so t'ouve ericore d' pens d'nne foi
roluste, qui croyent laI retsuiecuouO de tes an-


iappartienne i l'ansien r giLue et ue peut ire
il sonille par son origin a pure de la constin-
tion. Quoiqu'il ait dte propose' par M. Calonne, tout
cela n'a pu rabattre les fumies de 1'amour-propre
de M. Godard, qui a parn se complaire infiniment
daus son travail, et se place d/la au-dessus de Col-
bert. Sur la iln tie son rapport pour fi.rcer Ihs
applandissemens, il a promise nonts et nmerveilles.
A 1'entendre les barribres vont disparoitre d'un
coup de baguette, il va les eseamoter sans qu':on
s'en apperroive. Mais malgre route sa soicellciie,,
les provinces qui, commre la Lorraine, subsistoient
du product de ces barri.res, ne s'en appePcevront
que trop.
M. Lebrun a pr6sente an project de d/cret sur
les points et chauss/e's. M. I'abb Gouttes,. avaut
l'ouverture de-cette discussion, a jige in propos de
donn.'r des rasuilalts ct des apperus g'neiaix sur
cet objet important. On sait que F'abb Gourtes,
diepuis qu'il s est assi. dans le fautenil de president,
est deteniu uu des plus savans lirniunes et des plus
grands prolitiques du siecle. S.i dissertation sur lea
points et chausses, saut an de ses neilleurs prdnes,
;quoiqu 'on n' on ait yas orcdinne I impression. Ai.
Charges Lamunth, qui n'. pas, i la veritd, auaLoU





1s3


l rudciriion que M. ]'abbe tovrtes, nuais qui est if
un citoyen encore plus actif a fail du pri-ojtt dli
3. Lebrun, un elo r qui a ~ronnC toIs les bonsi
patriots et qui rcfeleinmnt est trls-sutspct. A
qu:oi songeoit-il de loner lneitd monach/u.'oe qui
r.-gne dans le plan propose par M. Lebrun ? rt
par quel travers admire-t-il ans I'adminisiralion
des-ponts et chauss6es, ce qu'il a taut travaill "
ditruire dcans administration du rovaume de
France ? d
Le nouveau syst4me des points chaussees, pro-
tIgA par M. Gouttes a trouv6 unwadversaire A
peu-pres de la m Fme force dans M. Lne..s. Le
bel endroit de son dis:ours esi une satire control
M. de la Millibre, intendant des points et chaussies.
Quand il faut dire du mal, les hommes les plus ine-
dincres ont quelq'esprit, tant la meclhancet- est s
1Mituretlle I'esp&ce humane, Ce M. de la Milliire
est un maitre des requires, une sorte de ministry.
Quelle bonne fortune quelle aubaine pour un
demagogue que I'occasion d',bover centre un mi-
nistre M. Lucas, tris-content de sa dcclamarion,
a propose us dtcret secundum Lucam, qui, se-
ion lui, donnoit beaucoup moins A I'arbitr.,ire et
beaucoup plus au talent que celui de M. Lebrun;
rais il a 6t& seal de son avis.


Sdance du Mardi 2 NoTvembre.
Cette seance sest ressentie des peliles vaca.nce
que nos d4putcs avoient j'uge .a propies de prendre.
LUe me prtsente qu'une foule de petits dtiinils ,trb
pen inthressans. On a duicret4 un sursis A la convo-
cation de la commune de Nismes, etau renouvelle-
anent de la moitiL des membres de'la municipalitL:
il vaulroit mieu\ dkcrter les moyens de rendre le
came A cerne ille infortunde en proic aux fureurs
du f.natinisme. victime d'une msurrectlon terribJc
qui I'a iiioiidce de sang.
Nancy a recu de l'assembll-c un d&dommngement:
on lui acrorde siir la vente ties biens nationaux un
b-ni ice plus considerable qu'aux autrCs municipa-
iit's; et sins donte, il vaut mieun employer ks biens
du clergy i repater les nmnii de la licence qu' en-
mraser encore de riches agioteurs.
Quand on ne sail qae fire dans assemblee on
passe le lems 5 tourmenter les ecclisissriqips le
moi nes te les religicuses; mais cet agreable aniusemnent
sera tient6t e'puis, et la source de certe iouissance
commence a se tarir. Le comity qu on appelle ecci'-
siaslique. quoique les nembre qui le composent
s',oi't FrIt et'trangers A I'dglise, a propos, plusiurs
entrepriscs sur I'ancienne jurisdisdiction du clerpg :
par example, d'annuller plusieurs collations de
cures ; J.i Iroposition a tdo accueillie avec ni ditd ;
elle a rrveille les esprits engourdis; la lourde t'lo-
guincs de de. Duran de elMa ne- s'eot r6chauf e ,


a signalusa lalne contre tons'ceux qiui portent few
vrcde de In religion : at ses auditeurs troient si
ien disposes que peu s'cn est falln qu'on n'it Fait
,e cette st-aiice I'uminiversaire du 2 novemrbre io i8.
Les ministries partagent 'avcc le clerg.r I onneur
le contribute au passe-terns de nos I1gislateurs on
cherclie querelle au garde-des-sceaux qui reunit
ur sa tite lc double crime d',tre prgtre et d'kSro
ainistre. Cependant sa lettre sur la promulgation
Ies nouvelles I,-is judiciaires est pleine d'tine com-
l.isance tris-4ditiante poar totes les famltasics dtu
corps gislaLiF ; le to n n est tris-conslitutionel ;
nais le comitd touijoirs sur sea gardes n'est pai
out-a-fait la dupe de ceric souruission flatteuse.
Comilnent supposed quelqu'tincelle de patritisme
lans un e~squt ert dins un ministry; on le chicanno
ur la umanikre don't il a faith sanctionner et promul-
uer les dcrets : on en Iroua e les furnies tr-s-irrd-
uli.-res ; et quoique le rapporteur du comnitl soit
oircd de convenir que c.Lte irrt'gularicl ne peut
avoir te suite faclheise ii propose ce-pendant un
dIcret pour la corroger, et pour determiner une
torme constant de promulgation et d'envoi des
dicrets. lai, AM. Prostaset, tres-scaudalise de la
mollesse du rapporteur, qu'il regarded come une
6-ritable traliison le prend sur un ton plus itgou-
reux il denonce quelques alterations faites danis ol
texte sacred de certains chapitres du nouveau testa-
ment de nos modernes esanglisits cc qui peut
occ.sionner des hl'risits dans notre nouvelle foi
poliuque. En consequence, il sollicite un d-cret
Iui.-.dttermine des peTres corporelles on pkcuniaires
pou1, tout ministry prsvacricateur qui aura laudace
de changer in mot de cus saints ecritures. ou do
;s'cartei en quelque scrte du c-remonial et des
rites prescrits par I assembeLe. Tant mieur pour les
rinisttres ; ils sauront ;, la lettre en quoi consist
leur devoir; ils ne seront plus exposes aux traits
valuess de la haine et die la calomnit ; et poursn,
qu ils obserseur exactement les nouvelles formules,,
its seropt h I'abri de route inculpation. L inexorable
M. Camus appuye M. Prcstaret ; ii pretend avoir
d6convert dans 1. lettre du garde-des-sceaux una
phrase inconstitutionnellc qui insrite l'.tleniion de
assemblee ; le rapporteur relit la phrase et il
re&ulte de la lecture. quiei M. Camius ia entendue
avec des oreilles anti-imnistriellts.
Combien de fiAis de prttAndus plilosophes ne se
sont-ils pad miocquI s de Ja iJ te implortnle qu atte-
chent les l'hliologiens Ai de ltg. res diftirences dana
le dogme ; comblen de fois n ont-ils pas trait de
minutes puiiles et sopluslitiques, des distinctions
tre-s-esseenittles Er soilik que nos tlgislateurs,
lntichts de l mnme philosophie se couvrent
anilourd'lui d'n ridicule biPn mieus fond# par la
gavilt at I'a lnti t qu'ils mnetlcnt dos bagarelles
tris-indifie~entes pou- lia constitutions. (Qui croiroic
qu'on a dispute long-tmns et aec chaleur polir
savoir s lee ot se .ienat envoys au.r commiussaires






145
du Roi du chlf-lieu 4i ddpartement paot htre par Copl/e e la lettre adrnsite b M. de. P.j-,r, of-
tux adJress-es ax auires c.soimissair-e diu loi de jlcier gdnSral inspecteur du t/iq)ei-at B,.i al
distr ict, on 1it-n I 1i envoii seroit faith par leministre, Pologne, cavalei-ie, par les c.min a v f um-
direcrvinr.-ii. a tou% les corunilssairts du Roi. M. mes A la verification des CQmptes.
Thouret suutenoit de tout' son credit le premier
mlode, auq.irl selon lui le slut de I'atat rtoit A oWa GANLa AL,
tnrac:l6 : rcp endant I'assenbl6e n'en a pas eu la Etant deput6s de la part de nos carmrades pnur
nine les ftfo.rts du rappi. e'ur. J.i i.u l, i .lainlonist:i tl s,-nln.,is, a nom de tous les cataliis les J lolinists n' int combattu elVc plu d acllhln-- imnt l iyal Pologne que nous i aln. '1i,. nous
incnt, pI. tu s; oir si I .., nq pino lr. ,ons et t enlit l-.ufr du bon traitement de nos ,f1.-i.iLs iv..ur
danr, Jansenius. Je ne d6sespere p.is ue citt ftul- a..,us n.Varit iamais eu en vuea quoe n. tre Ibou-
de d&tiels, d'dinendc-m, ls, de loi de fornules. h.ur, guide. par l ,st;,e po-u.-i v,_ ,.us ,,svns
de rnl'nunis no f.issent na tre misne plaimi le, ucaice r. cl.nmation l t,,-e N,,u\ us o ,ui;,lio)il
patriovi, des sectes .is heresies ct desscslines. de ouloir bi.n renvre Cuo:,u ,: i,,- n,,lr coniduzlte,
M. Catnus a. dlnian.l- I'lipre-.sion vlu r,pp.,rt,
olon po.r le mitrile des des ou iLu style iais quo 0us pit)s 10,, J ii d. .,ir
ciause des inl.llpiatlioins centre le lrlci-%lcs-s-e.u o eli de tit pni e d.on.m'nt rl e d.io uisre s
donL it (-L b.,i p. le lulJli. ,il ibl : le .-ritablt- ,,,c'ice a nioir pour sa lpersonue, du i-le que nuium
ile de la rtolution ne n-glie pas Its pietils ,,pl,,ions ;i renillir ncis deloirs. es dc no-iae isn-
Yioyvns : ivimprcssir. cst dscrid,:e. c(i diacliiiaiit puonr Mi Cliirls de Alri vi, t
LasCance a (t- tlrinninIe pa- un rapport d AT. dR. lc. atd: illaor ei d ois vis olescit e qui i.. uvi
La Rochetoucault en nom du c-Jnuit d'.iena- lritent a cc on, t c tluse : eit urn I.eLrti.a
lion. La %\iie des biens n.tiuonau, est le pivot sur t. uelir pourc noet qua noe sLftacei. eaiursl de
fliquel tonirne la constitution: ,i le ra -: u ir pour nouC qui ne s'trfface, am -uu d
qui doit enrichir la France. Pour allctier lea ache- N,-us oinilles aver respect mon ginieral oa
teurs 'on I,:ur nloir d abord prt-enti l',.gr,.ble tres-humnbles et tr..s-ob/tis-ans spirit urs, led scoi,.-
perspecrive dun long term de paie,,ent l; m iri- u/ et ca.ahts dptes d rglnent la
aenaint qu'i.ls mordenl a I'lihiav,-iov on restrtjil p",,
ce teriiie quaidie ans pour le.s Liens indaionaux
;de la prenii- re cladse, v-t a deux ans di inois ppuo
ceux dts tires c asses. Je ne sais 'i sseroit prn- (i) Ce n'est pas le ci-devaut baron.
dent h nos WIgisiattvuis de \oiler dvJla leur padr'le
'les le comineince.e-nt do cette inlpotilante opt- -'
ration. Mlais ne 1'ont-ils pas dila violde en lor- A V I 5.
-inant a six mois le course des intitiits dtes qua;re Le public attend avec un..e jute imp.lieure l'oi-
sents millions d'..sig.iats qui dis\oit asoir trous sii. iion de M. I'abbes ANairy sL forguisation de. la
Un autre iiiidl itii de cu ial.lAoit cullsistie .i xcu- lhatte court national : importancee du suit la
loir fire clnmprendAre dans ia icine des biens Jia- reputation de I'or.Atiur, tou:t c.nispire ; ir mier les
tlinau.l les bois .]l'cn en aioit exceplJtei par u cl r..Irs de tous ceux quii s miitiresenr t l.;nienlt vu
dvcret liunrel. Aiisi ces subliiues niii-s n ont pas sit de la intion Fiancicaise. Noui prelenouis I:s
ineme les prenmieis itet.ns de la sane pliiihque v i di.iteUliS q(u cuntEe Opliniut sira tlu.iin nMiati
ils ignorent ql1e la scrntpuJ-ue fideltI6 s guder mise it eitevie clih tsus les in.orclindsd do nou-
;ecs promesses, et, la bist de la c.-inhdiice, et que s-ilntt:i, et ia bureau d I Ami du itoi.
11 continilune est lii badi. de tout gotw.errinetniilt.
L'ilnt'-itl iu in-.jllell I.s Etill ie letr I pLisSiuce Fautes c i i t la /f X red r
les arsa c.pric.s se thltii, at e-n d-Ccet[, c .rr R ui J rl d.". L r V.
et ils si-.v itnt Iacc ie .aille mvthI-e, In//dt Ro di N--. CLV.
inspire du respl-ct poitu I, s l5. i. et g-:.u'.enee Apri's AIM. Ies 6\t-ncs de Clermont, au lieu do
avec succts LniI iiie tempnire. lts comnmlntlicent pal rv"ollin L ,r de Luruin : ian li/e de Vatcart ibror
vci Ilos iJesp-oces finisi-ent, elt ls nt. cc.tiine rt pa1 d"1Urgtvir ,lser : pu.- sigi' tute V.C Ai.li ihLi-t Ria
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