Title: Principes constitutionnels, presentes a la Convention Nationale par Barthelemi Albouys, l'un de ses membres, Depute du departement du Lot
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Title: Principes constitutionnels, presentes a la Convention Nationale par Barthelemi Albouys, l'un de ses membres, Depute du departement du Lot
Alternate Title: FRP: 0043
Physical Description: Book
Language: French
Publisher: Convention Nationale
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France -- Paris
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Bibliographic ID: UF00000729
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

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CONVENTION NATIONAL. E


PRINCIPLES

CONSTITUTE ONNELSS
PR]SENTES
A LA CONVENTION NATIONAL

.AB BARTHELEMI.LALOUJYS,
fan de fd membres, Depa d dc dierrumear du Lor.

tHunaii IWA OuBU ti L* COYNTINO0 lATlOZIAIL
*NE. i'





S. .. . Equioque maudit!
....... ...... ... .
..Par toi brilia I'audace auX ycux de 'univears;
Et pour vraiment hiro;s chez l homes pjrvcrs.
a On ne rcconntt plus ql'usurp2tenrs inles,
S Que tyrannique roles census grand pollriques.
--Q'mi ames sclratsi la& gloine apirans, *
*'Et vouc r revitus du nom de crnqutransu.
XowLta IrU, AS.yrc XI iL, rg'LszjAu.

Lipeuple ef Ie feul lgihime fouverain: cete verir~
de prncipe ecl reconrme e rous; mais pertonne encore
Sno s'cit eccupi de nos fire connoirre cC que c'ell






que le peup'e. Nous femblons tous I'ignorer, & par
un effect deplorable de cerre ignorancee reelle chez le;
rns, affi&e cliez d'auMri en Frand.e tout eft people
except. Ispeuple, come dans la fuperftiieule Egvpre
tour c,'ii Dieu except DiLU. J'enrreprends de derruire
certe erre'jr funcile; le dcfinik le Ielnle, & je fais
conncirre ce fiouerain djnc o0n ie ceIe d'ufurper les
droltr en s'apphquant Ion nom.
Le pc,~ .'e ei :'..nesf.ite de.i ':r,'sens: ce qul n'eft
pas i';ierf/.liides c(:lens n'eil done pas Ie people.
Trop long-temps on a confondu deux cho.les dilparates
dansa leur Drence; rrop log-remrps on a ofe parlor
& air, ccimme on I'eiit ftit, t I'on eut penfd qu'&tre
di people ce f in tre le people. Je m'elbe enfin contre
ce paiadoxe dellru&eur un citoven ef du people, mais"
il n'eil pas le people; fept i hut cents citoyens fone
du people, mani ils ne font pas le people; enfin, fept
i huit cent mille cii-went fqit du people mais ils
ne font pas le people. bDveloppons ceci par quelques
examples.
Les Tfciieds jacohites, i Iune defquelle. je m'honore
d'appartenir, font du people mais elles ne font pas
le peupl l es fefllona dc Pari; font du people, mais
elles ne. font pas le people ; le ciuryens propridtaires
fLpaics des non-propr;eraire & It. non Froprpriaires
fepares des proprilCaires, font du people, mais ils ne
f.in pa: le people: enfin, les citoyens de tout Age &
de tot fe.te, qui occupent habitueliement les tribunes,
-onr du people, mais ils ne font pas le people.
Je dis que les citovens aui, dans Paris & dans
les autre departemens, compoflnt les iocii$rs jacobites,
ne font pas le people. Si les focidt6s jacobites etoient
le people, quiconque n'aurok pasobrenu les honneirs
de l'agdregaiion a l'une de ces focieres, ne feroit point
du peLple, & n'auruit dani la Republique qu'une






exiflence prdcaire. De ce nombre fero;ent rous les
habitans des himeaux & des perites cimmune ; Je
ce nombre feroient. dans les villes & dans les gru.
S bourgs, ces home; obres & labot'eux, don't la pati% rieU
arrerle les v errus, & qui, loin de p. uvoir coitirbutr
aux frais qu'entraine I'entrerien d'une fIcirc pJpuplaire,
obtiennent a peine de leur travail de chAque jour
les moyes de fo..tenir leur vie jufqu au lerdemnain.
.'ai dir & j aime a le rpcIer ,eqnue jesn'h.jrjo...i
du titre de jacohin: c'ef immndiatement apres c ;.lai
de citoven franqais. le plu, glorieux de mes itres. Je
m'honore d'rtre membre d'une focidrd jacobita pirce
que dani mon p,'s cere plate falutaire n'a punt
degCntT. Mes fti.ics font ce qu'ils ermienr lurfqua je
recus avec letr>, drnicri embraffemens, le rcmoignage
le pus flatrreur de leur confiance & de Icur effime ( I).
Entrerenir & prupager le faint amour de la libettd,
de i'egaliti, de I'humanirn I'hrreur de 1a .tyran.ne,
It courage de la rlillance I'oppreflion 1a lormii(Ton
aux lois, le proflnd sentiment du refpe di auIr au-
toritis dmanees de la route -puiffance du people: tells
font leurs travau relies font leurs plus riccul'as
j'uilfanceA: voila Je; h.,nmes des vrais hommes du
puple, mais ith ne font pai le people. S'ils troient
le people, je ferois du people mci qui, fans dprouver
un derangement notable, puin verL r dans la cailTe
commune q'telque famme Iigire ; & mon voifin qui
a befoin detout pour acheter du pain n'en feioit pa;!
Je ferois, aux termes de la co.nfiruIton feuillantine

( iFtIle l ~ n b:en .-r fi.i .,'enr l rn i'rer s .in< ntl n, in a i :
dins mon coeur ces rlr.1.s u u movenr Je d on di;4arr,
)'ntenjitis dite i me, cu", : U1 s 'i La pai- r & il revicndr
p.1 t 'f.






n citoyen afif, & Ic plus grand nombre de mesvoilins,
de mes amis, de mes parents, ne feroient que des ci-
tuvens pali;ts! Je ferois une portion du fouvezain; &
fhlonnete humane qui, pour une retribution modique
fuppurte dan, mes petite, poffcllions, tout le poids du
jour & de li chalcur, ferot mnon fujet & mon efclavel
Non, citoyeni meA colleagues, je ne fuis ni ne ferai
)amals ad i-: :ai.eur de ce terrible genre de patriotimne.
Apr's cetLL prctrerp division de la Nation franraile
en deux parties, don la plus petite feroit le people .
& dont la plus grande feroit aftervie i cetre minoriil
foureraino, nous ne tarderions pas long-temps i voir
le people jacobin fubdivifd en 4eu] aatres parties
on y diltingueroit, come chez les moines du meme
nom, lei ridv&endilffmes paternitds, & les fr-res du
bas-cccur; on y dilUngueroit un premier ordre initid
aux mvflvres fublimes de la focied-mire, & l'ordro
inf.drieor q1i fe formeroit des focid4is affilides: la malTe
totale de la Republique of*Eiroi, cornme la monarchie
na!ifante, d- nobles, des libres & des ferfs; nous vej-
rions Le realifer I'alldgorie de lp monagqne de la plane
& du morau. Cordons hleus de i'urdre jacobite Ce
language m) ltique m'effraie : vorre focidt n ell pas nie
de la revoluuron franqaife ; elle ft affurdment beaucoup
plus ancienne. Je conviens que je no fuis pas aiTe?
il-.i.-i pour en connoirre parfaieieneni I'origfne, mais
je la foupqonne dans les dicombres d'un ancient ordre
de chevalerie parlez-nous fans figure, fan embldme,
bu'ne bldmez point ma crainie de voir un jour certe
ontague vomir un torrent de feu qui embrlferoil
Sreduiroi, en cendren la ibertd, I'dgalite, la Ripu-
blique. If pe-.ple.
Je dis, en f.cond lieu, qus les quarnnte-huit feflors
de Pcii ne Ifn pas le people. Je fuppone ces qua-
tnnte-hwit fe$ions formcsdes tous les cituvens appeles






par la loi au droir de fifrrage ; qe lei ciroyeus occup-.
s'arrachent de leurs ateliers, de leuri boutiques, di lea s
Scabinets & qu';ll ailment c uvrirde la voix puiTiirce
de la raifon & de I'humanite leo cris kroces d du d-
tordre & de I'anarchie; que la liberty. amie de, lois,
y comprise hI, crimneli efforts d'une licence homi-
cide; que de par-tout enfin il noua vienne des adreltes
femblables a celle qui nous vin l'aurre jour de la (cc-
tion de Bonconfedl r): danl ctte douce Illulion. )e
rends aux quarante-h it i&ioni I'hommage du a Ia
reunion des vernus & des talens; mais je n'y trouve
pas le people, parce que tl patie n'ei pfs I t,.t.
J'ai dit encore, & c'el une fuite du meme asioiie,
que les proprietaires n'iroient puint le people: lci le
fdis qu'on m'en croira fans pine; & 11 je n eulTc pas
eu d'aurre vcr.e .i demon-ier, ce n'etft pas detla peine
d'dcrire. Mais 1 lets propr;i['ta;re ne f.nt polinr le people,
Jes non pioprietaircs ne le f .ni pas non plus : les uns
& les auctes funt du people; leur reupion en un feul
corps forme le people ; les uns pris f pard6cent des
aurres ni formnent point le people,& ne font pas le fou-
verain ; un fvti ne counriraie afferviroit une par;ie de
la nation 3 Ialtre. Je no conno:is p;safez la France,
pour dire en fomme total ql'elln feroic: laI-prtie people
Sla parte non people, la pasie tfou trane &. la pailre
fujete. Ceux qui n'vnt va la France que dans leur ca-


(i) Dans cerre adrelfe, en date du 4 M.ci coirant, les
citoyens de li seitti n de Bonconseil, :appellerl Ile s:rlinl
qu'lls ont faith at se rallier autour de la Coi .i, n:' r.etn ,
die porter 3 rous ajt eres indiflinfierhent .- .; j ',.r
.caraire ; de rmaintenir la liber1 des opinions des reprisentanr
du peiupl, 6' dtj jamais permettre que qui que ca OuiI 3 porte

Frincipes confliut,. par B. Albouln A






binet ou dans Paris, croient que ce feroir la parue non
proprietaire; moi qui viens d'un dipdrtement oi le plus
riche ne feroir a Paris qu'un perlt bourgeois ,- ou les
h6pitaux font remplis de proprieaires je crois que les
ciovens avant une proprietE fcncirre fori en malorite;
de I'une conime de l'autre hyputhdfe, rapprochte du
fyfl:me que je combats, rsfulreroir centre confequence
deftruLtive de la liberty, dc I'dgalir qu'il y auroir deux
clal'es de citoyens donr une feroit fo-umife a l aurre.
Loin de nous ce fyftnme barbare: pulTf-t-il i ]amais
demeurer enfeveli lous le marine. de I'arllocratie & de
la mc.narchie!,
Je dis, en finifTdnt mon explicar;on de ma defini-
tion du people, queec nom n'app-rrienr pra au fcpt
ou hui cents Individus que nouc voynrns habiruelle-
rnent juchis fur les tribune p.'our hcr ob r pOur pt pla-:-
dire, felon le c6td d'of part I'orateur, .& Iflon le ,fi,.al
qui leur ell donnd. Je fuppofe dei liur conduie &
dans leur maintien autant de d'cence qj'il y ef a eu
peu jufqu'.i ce joil : que nous cllions d'v enrendie ces
hurlemens de bacchance'; que pdr une miramorphlfe
femblable a celle d'Iphis, ce' femmes de. iennenr des
hommes&'dec hromme; ralf-inables; que rar une aurne
'mitanmorphofe preClu'aulfT ecorratie, cci hormme ,
encore verrs de leur 'i ux lailte.;au-corpi verds, drnt
une parties moins ufle tvmoigne par ecrii la pree if-
tenccd'un galon higarrd ; que ce; laquali d'enigris &
de ddportds, encore falarids par eux, f,,ient r :tr.i-
coup changes en vrais & zdlds patriots, alors je coo-
viendrai 'que ces ffedateurs de nos l'eaices fot du
people; maiv je ne crolral jamais qu'ls fuient le people;
& e reviendral toujours a mon principle, i-.' prtr, .'r,
pas le tout. Si les tribunes dtoient le people, A peine
la cclnii.lne parrie de Paris feroit-elle j4 people, & leI
ddpartemens ne-feroient rien. Non, je ne conviendrA.i





jamais qie les tribunes fuient le people; jamais, & fi
Ir dbi cente I.-hete, mnandatrire infidele du people,
je contribuerois I 'affervir a la plus dure & ; la plus
tLrannique des anlrrticatie..
Tour ce que f'a dir ell vrai : ces vtriris ne font
pas de cells qu'un peat raire par prudence & diTfimuler
la.ii crime. Appell comma chacun de rres c:,ll[egues,
,A contribuer de tous men foibles moyenr au bonheur
dia people; envoyd avec ma feule bonne voklntd,
commune lei aurres ave\ leurs talent, pour affermir &
pour confol:der libcrrd ia fouveranmei mon i;lence
abfolu feroit une infame trahjlon lorfque je vois ces
prircipes rous les jours meconnus, mtpril'es, viol.
L eienons peafle, a fouvelit diL & r.pirte un depute
dc:u d'une des plus belles qualices extrrieures de I'ora-
tuIr, d'une v,jix tozie & fonore : raFrp.h-.r.ns-rous du
p;../','e, er.,t"..'nrns-nous du park. La premiere ex-
rrt 'rior ell cell dun principle dclallreux & tyrannique;
e, deLi: aurres veulenr eire eclairciers.
Ji ne verIx pa,. nioi, que nIu, devenions people,
'.arce qlue, ii noCLs etions une fois people, noas lerojns
Ie fuIecrain, & jamais ce itre ne renItea rron ambi-
tion. Je puis bien-&re un de ceu-x ,ili onr i ru que la
d.nomrmatiion d'hAmmies d'ur~a pouvoir convenir a d.s
cti'rvenw envoyrvs pour lever un drat libre fur les de-
bri Sd'un itar monarc.iique: je pul< bien &re un de
ceux qui crureit entendre la voix d'un nouveau tyran
idl.Jux de (a pLiffance, lorfque p,,ur la premiere fois
ncre orelle fut trappde de ce farcalme adreffe aux
reprfentrans du l..girime fouverain, ces hommes d'tr.r,
qui ei a s dermncri temp fe li rit rt multiptlis; mais
janmais je n'ai voulu Cire celui que je reprdfenrots; &
bLen perfla.3e que ,'emparer dui nom du fTu.verain, c'e.
,envahir ta touie-puilTanc-:, j e confermiri ja-n"i, que
-nous devenins people.





8
Je ne faig cependant pas A ce collgue i'injure de
croire qu'il ait eu la penfee que tei paroles exprirent:
m me apres le terrible course de morale que je Fais de-
puis que j'ai quirte mes foyers, le ne croi- pas facile-
ment aux mechans; & jufqu'; I'e idence da crin'e, la
philofophie des bonne, gen-, don't je fais profeffiTn,
me faith croire A l'innocence & a a iandeur de tonLes
les ames. Je me persuade que, dans la chaleur de on
enthoufiaCme, ce patrriue exalh a voulu nous dire.de
devenir l' hoimmrs du prcpi; inais alors fe, parole'
font infignifianres. Nous ne pouvons pas devenir ce
que nous lommes effentiellment ; degs rl du peuple,
image du people, nous ne pouivons pas ne pas rtre lei
hownmes du people.
RaFfpro.honr-wous du people, env-roanr cn'-nous du pe,,le.
Mai .par-la, mon collgue qu'entendez vous? Lnten-
terdez-tous un rapproclement phyfique ou un rapRro-
c hement moral? Le rapprochement phyflque ell im-
poffible, &-c'eft cette impollibilile reconnue qui fair
que nous fommes ici. Ie pFuple eft l'univerfalitd ees ci-
toyen ; le people eft fur route la surface du territoire
franiais,, & il 'eft dans aucune de fes parties. Je ne
pourrois pas me croire phyfiquemene rapproche da
peuplI I1 ou je ne verrois pa? les citoyepn du Rhin &
du Pas-de-Calais, des Alpes & des Pvre aeej; je vpus
chercherois auffi vous., cherS conciwoyens dai dCparre-
rnmnt du Lot, & plus fpecialement vous, citoyens de
Chlors :fi je ne voti;vou ois pa<, je diroiu : uo donc.eft le
feive .. & je ne tauirc i, me croire environnL du people.
Mon collque ne pcut pat vouloirque nous n6ou rap-
proc'lions if element de no, freres lei jacubin;, ralTembles
des. e tr.mires au centre '~e la republique,de nos cunci-
toyers de Paris ou des habituds des tribunes; il ne peut
pas vouloir que nous partagions avec euXx in droir de
suffrage que le people n'a confide qu'a nou,. Ce ieroit






aJTur5went l calomnier, que le fuppofr erdear dun
fame qui abforbcoit ainfi la reprienation natkioale
ans une affemblee Cqu le peupla n'a. nais pr6tendu
revetir de fes pouvoirs. Cene tendance a la ddgradation
du people, i 'afferviffement des ddparemens, feroit
un crime digne de Catilina ou de Cromwel, & je an
faurois fuppofer dans un mandataire du people franiais
un tel excess de dlire oa une 6 moonirueufe perfidie.
Chacun do nous, en mettant fon vote, eft confd iem re
celui de plus de 33,000 citoyens; cette fition et l'effet
de la volontd du people & de fa confiance; & ceart
volontd ni eette conhance ne io trouvent pas f" dIes ci-
toyens que le people n'a pas elus.
Rapprocwhos-nous du people environnonu-nMar w peu-
pie : c'eft affurdment d'un rapprochement purement
moral que mon colldgue a enrendu parler; & fous cc
rapport rien n'ell plus fage que fon avis. Rapprochons-
poul du puple, c'eft -dire, prdfentons-lui des lois con-
formes a fes maurs & a fes penchans; que chacun de
nous apporre ici le tribute de fes connoiffances lo-
cales. Nos premiers decrees porent tous fur cea grand
principes: nous axons ddcrdri quo le pafe social feroic
predentd a la fanfion du people, & qu'il ne feroir par-
fair que par cerne accepration. Perfonne n'a pond plus
loin que moi cer hommage rendu i la majefid popu-
laire; fi je me iuis trompd, mon refpet pour le peuple
fur le feul principle de mes erreurs: aufli, quelle p-
cieufe rdcompenfe ma conduite n'a-t-elle pas obrenue (T)!

( ) Marat m'a trouv digne de ses calomnies ; Mrat m'a
tire de 1'obscarite Jans Jaquelle 'avois pris sain de m'envelopprv.
Mon nom figure din sa lille de prescription, la Isire des
noms les plus illuftrcs de la Ripublique franaise. Mes enlaa.s,
Fonseryer precieucuomat cc brevet d'honncu w c'rcl pour vous






Le nom de people, pris dans une fauffe acception,
a cent fois faith de mon lidge le rocher de Promcthde.
Rappeltz-vous, citoyens, ce jour de douleur & d'a-
larmes, o6, dhn Ile fan8uaire de la liberre, nous en-
tendimes parler d'un regularear & d'un ir.b ual pr.-
rital ; rappeler-vous ce jour on nous e6mes tant de
peine A conferver A la France la procedure par ijnrs,
cecte fainre inflirurion fi terrible pour le crime, fi coa-
folante pour I'innocence: une voix fe fit enrendre, &
cria, le peuole y fera. Qu'erf-ce done que le pe ole,
grand Dieu! fi une fall d'audience peut le contenir ?
Qua feroit le fouverain, fi ce nom pouvoit convenir i
deux ou trois cents perilonnes arbirrairement shoilles,
& peut dre payees par un ennemi qui en vouilroit en-
vironner fa viime ? & vous. citovens de ddparremens,
que leriez-vous alori ? que feriez-vous t redechiffez, &
frdmilTez d'horreur
0 nora facrd du peupl jufqu'l quel point ne t a-je
pas vu profaner, avilir! 0 people! que ru dois erre odieux
aux mdchans, puifque leur calomnie re pourluit avec
un acharnernent Ii arroce! Un vil amas de brigands raf-
fembles de touLre les parties de 1'EPr.,pe fe porte-t-il
aux plus mornfruecux excds de ferocire! il exile des
homes plus abominables encore qui difent que c'eft le
people. 0 vous manes fanglans du verrueux Simo-
neai 0 vous qui, le 2 feptembre!...... Jeveux continner
& ja ne puis. Mes yeux fe troublent, mei lens friffin-
nent, la plume dchappe de ma main tremblane. !
Je propofe d'inrier dans la conflitutlon, lei arriclei
fuivans:

un ritre de recommandarion aupris de tour ce que la France
a i h. -nmis verrueut de zeles rtpublicains; de couigEau
entciis de tous les genres de tyrannic.







ART I CLE PREMIER.
Le people ef le feul fouverain ldgititne.

I I.

Le people ef I'univerfalitd des citoycns.

I II.
Toute aurre affociation, tout autre rafemblemenr qui
s"arrogele tiLre de peuple,fe rend coupable d'ufurpanon
de la fouverainete.


DEI L'IMPRIMERIE NATIONAL.




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