Title: Opinion de Barthelemy Albouys, Depute du Departement du Lot, sur le jugement de Louis Capet, dernier Roi de Francais
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Title: Opinion de Barthelemy Albouys, Depute du Departement du Lot, sur le jugement de Louis Capet, dernier Roi de Francais
Alternate Title: FRP: 0042
Physical Description: Book
Language: French
Publisher: Convention National
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France -- Paris
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Bibliographic ID: UF00000728
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

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CONVENTION N RATIONALE.


P I N I O N

DE BARTH~LEMY ALBOUYS,

DtPUTE DU DtPARTEMENT DU LOT,

Sur Il Jugercmnt de Louis CAPEr, demrir Roi
des Franjais.

IrRArivft P .R ORDRE DE LACO~PrVETION AXIO*S.flZ




CITY ENS,

Vous demanric encore fi Louis pouoih brre jugdC
Lorfque je rtponiis que m ieme la Id:cifion de rette
qcueftion prtliminaire emoit hors des pouvoirs quv le
People nous avoit coniies. Je dis qut declarer que
ce ptilonlier pouvoitl ere lugc, c'euit dicriter -qu'il
le ferou t que ce decet leroit un jugemoeii, toe
jugement une conuamnatlon capital. Je vons dii &
le prouvai, par fles aiions qu ne ne paroitfent
pas encore avcir recn1 la plus legira autime, que
donrer ceite dcifion, ce froit porter Ie coup mnonel
Legislation. ( kN. 226). A






auns dioits facres dn Peuple, bran!er tovs les ron-
n1ceilcna duiFifplem 1e la L&b.[r't ufl ir eu~ iij au
ci13Iseri- qui, He L/jItiIt Ic l partic-i dt I'E'iripe,
dil.HlIs -(L~ CeLil i. Ic jthle ,..Ide)ai0S

Je cv.1s, C etL) iS, >aVoirj le Iprem r. conc. l'i cMde
dii elln%'' Zj Peillpl ; j &f I l .11, 11i11.h,);r.lo e i I'avoir
haite parvenir dte bouche en bonche A ccs onaictirs qui
T'ori fhite rrlhLrrili -c i, ni tom I t ..- c tAc -ie. Tie
ve veos pas qu'ou ITicio, If d xne JLI":.Cr0I I IV CC!
farficntc, qiii mie feier reincciid d h II.
ale iC pi cier p uom....4i :i Ic clieil jI I 6. L.-.l vs
mea accS Ac. ceu;qi. ijoii inow~rc;- l~a nwit au bo.iiit
de nos fimccks.
'.-Des oF-avwiIS die tobe cfpire Cc fonit d-etes contre
ces principles qtie mon 3!mor-pr6pre a retrotivis
avec comnphl~irce d1:is les diicnCiis de Salle & tie
Vergiuiaiv,. Ktpciiolait Is in ileimne dn premier,
uh:.-dei"Iik vofig a dir qiiki noIls deri-sni reiw'ire le
Peuple hesureux malgr6 lui-tumlne, & comme fi de
nos dtpartemetsl ioilo eujiouis emporse avec cous
toils les talons' N tule s Icrt;%s i's !e h Nation' franm-
Vlilc i uuollS dit (ue c'ftoit i ncos ii prcterver le
Pcuple du nmalheur d'Etre 6garT par les royalifles.
Ainfi parluiens les rois ; :inIii a prlC Ie Ct
quinie ants, Louis XVI Jli-IiI~rnc. ,r.; p ".,11111's
de lesirs idits les plus ef.flllrr~ contetnient tons,
dans -un long bavaitlage; k.s plius 5iIlelhl:iokt's
de leur tenure 0111C1111 le puil le bo. hem r dtill:
Reuipie., rlonm ifs ofowi-si ir 111w ILire cle ccite in~-
FM~si mO01iiC Iii (lir ea 1111I5I'. It$ 4ft:-IC' *s' L1 i.
*res. C'utoit aulil pour .e bL. -cI-ti ve Ics 1i1i dLm
ivet ; ciEciti poll IIIll;S reI hien IIcu I C r II 11 I Us-
tranes, que Louis, unfpire par le grille hinrifaifatur
ckli ptanrope CSQlomuI %suujln eusivallic ce~( pIr-
oiiauie, pwtaion de nos pIoV1ee16S, que baigiicmia lnos-
mI .
-'I-s -






principain feiives ; ajoiirer aux ancient imp6ts 1im-
p6t terrimrial & nin;s livrer par les dilpoi:inns
pdnales de fon iCa diun tmbrie A tonte la voracit
des ntlail is & dc. leurs luppuis.
Je ne coinois ras le flle de la cour de Byzance;
m:is le me perli.i.del qIe le t oHIres envoyts de la
lilblime Porte diias la MAte ion dins la Syrie, fIan
c a&qus diin nimnelelly l, & que le fultan declare auin
auL fhipiles apinlmfnais qii'll veut fire leur bonheur.
Oler dire qu'on 'ema fire le bao.heur d'un Peuple
libre malgre le Pniple mrine Janiais la tyrannia
la pins ing m.ieLfe, jlanais la barbarie la plus arroce,
finii eL-clles; un plus alireux laigage ? C'droit auTi pour
deliver les vieillards des maux qmui afRgeoicnt leur
oarliKil, que les Mellaglres egorgeoient leurs pr es;
c'etoiint pour le bonheiir des enfabn des Amdrieains,
que le farouche Cortez *:s arrachoiL de la mamelle,
& que fa main fanatique leur enobnqoit le poignard
dans le Iein.
Nous etions encore effrayis de cette harangue libers
ticide, lorfqu'un autre s'empara de la tribune pour
enchCril fir celui qui I'avoit precedd. 11 vous dir que,
plumot que do renonrcer h la gloire de conduire nous-
mmens a I'echafaud le prilonnier dii Temple, nous
deviona appeler fur nous les haches des licaires de
I',ptembrc; que nos trtes devoirnr rouler dans la boue
des rues, & que les ruitleaux enfles de noire fang,
devoient les entrainer dans les ego~ts pour itre
pprties par les eaix de la Seine a la mer epouvan-
tie. Oh le fublime effort de'patrionfme I oh mer-
vcilleux pouvoir de noire philantropie I qu'il fera
houreux le Peuple, lorl'qu'un vil amas de brigands,
laffe de crimes, fans en rAre ralfafi, fortira tout-a-
coup du repos oh il languit depuis quatre mois, pour
combler entin la mefure de fes forfaits I qu'il fera heu
reiu le Peuple frangais, lorfqu'il aura tei affiafind ect iA






pvpronne dc fei repreremans, par-cet infime rebut
de tous les dipariemens de la Republique 8: de
toutes Ics nations de 'Eumope i Je f:is qu'ils t'; ro-
rhent res jcurs de bonlieur, quie vos \ carx :pi' l.cnt :
cet l i l u; ceste porite, qui'en s'iarellC-t ous-
rnM.e, ii nous onu diu qu'ils fe l.uilerilt di!e voir la
Vt rai dius l'ouLli & le %ice coiiromrie t ) ; qu'ils
kQmibetricnlt Lin la Co i unllnoll, & qu'lIs clr. accolr-.
c:-o0:a .ti ra i !:c. Qu'll Ccra hexreux Ic PeuFle, lorf-
que ces irfole|ue, n enar-c nuront cic realifces I
iorfqu, lc I nenrie, !e pilb'-g & l',incendie coli-
nu Ijifqau'a la paiiie lici t die ces moitilres, auront
chaliU de Paris & Ih perle ldans toitc la France hirt
cent mille republicains que la fr'..-cu iient enchal.
nes dans leuis denmsees, landis qu'a p-inm dix mille
voni ruccefive pit., donner lenr adhifion force a des
Suhi'-s 4narchiques, qui Icmu a ,t prlfentis a la pointe
des" poigar!l.rs. Vous toulez ie bco.hlicu du Peuple,
& tous vos eflurTu tenrdeni a le plonoer dans les hor-
rcurs de I'anarchie & des guerres civiles. Vous voulez
Ic borliear du Peuple & vous ne parlez, vous
rn'icrivez que pour le rendre Rupide & fLroce. Vons
vouQIIL fur tout le bonheur du Peuple de Paris, &
vous ne celffz de hater ces jours de difulation os,
fur lIs ruines de fai Areopage & du Pantheon, les
voyageurs dcemanderont oii fit Paris, come fits let
rtiVS de I'Euphrste ils demandent o i fut Babylone.
SPqrtiin prcieufe & ch6rie de tout le Peuple fran-
;oi*, iplihjlijips Dns a Paris, counoiffez enhin ces
homr.mes qui fe difep vos amis & vas defenfertus
mai' qui'i-je berlin do vous las faire connoirre I
c'el vous-menme qui m'arez doane, pour aini dire,
"i fgnal.smn~s dq leurs apes.

(r) Nons vepiona d noamum Tlrilard prifdcnti SaUe,
pjqI s aYlyia Tfhatsics.






'>t vous dRbit Ie foimeff inipur eft ven porter le
Venini dates Pair quc nous refplro i crs'i 'v I s ~Cifiens,
r os ftires! foldaus d'une d;datiure iphcmere, & du
tvran qui doil, bientl apr-s reler'cr' Ie o0fe des
Tarquins I vous voulez dies- vo s, tomber Mr les
reprolcnians d'un Peo~le affez conpable, A vos crsi,
pour nimer la liberr; vous voulc. vous l'a. t
en ma presence, en miaiT crer la moicle ; dcji, rfn..
doute, vous aver marqiiF S s ti&i'ies : cc n'ell pa'
pour rien que vous ses ti ardent 6 nous obfervyr ILn
hain de ces tribunes, & a gravi r dais voire tiniiil
touLr les taits ac xqciels, au ITiiliea du turihalc,., de
vos r6s ales, et de 13 re ti( nce des nvridux Ripu
blicaihs, vons pqurree nous reconnoi're : ce n'ef pa:
potir tien que rouven i ravefis en Sans-iulotilr &
couverts de haillons que vos fol~rits dshonbrewt ,
\ons vous rangez'en haie poor nous vol rorij( d'C
ces licux, & que vous apprdthez de nous, (veo
certe infolene affedation, cet fionrs ou nocs vo1uu s,
en mnflIe-temps, peintes I'ivreffe & la foif ducripre,
Vous voulez en malTacrer la roitie s eh bien a eli
ni'oubliez pas, }'afpire i la gloire d'en etre, noo!,
de cene honorable moitli; reais auparivant I'aurai
en celle de vous dire la v6rite; imais aupiarav'nti .
j'aurai manirefl le courage d'acqirtier waa prd[,ri
d4licarefle do quelques expreftons exageres 411u
les circontfances me parurent rendre neceflaires, pour
emnpkcher I'alaffinat que volte makire atgu deuw4a
doit au lieu di'n ougement,
Citovens! ie ie connois qce deux glaivec, Cehul
de la loi & celui des afl.afins ; j" n'ai pas trouv.! 1I
premier ccitre Louis; on vent arnier ioai bras ds
fccoid mnais (e fais I'thonorabl a\eu que ie bl faia
pas mn'en fervir.
Je dis q.'e je n'al pas iroiuvm e #lai'e de ta toi ,
pour dc.velopper ma prorQ Oiuon j: d.c-npulI .e pout





4,
ainfi dire, man existence poliiique; je me couifdbre
d'ahord ,comme juge, en'.iie conime memnbre du
Corps legillaif ; e rentre eritin plans la claife com-
mune; e. ne vois plis en mnoi qu'un citoyen, qu'un
des 06,iiiins priniils du coiVs facijl i'u.ique iou-
veraih' qule [ co;niiiilte & que I'aie )laials conIu,
Dans la plkiitude de Ces r adionils .le juge trclnit
deux- qualiies, celte tie jure de jieinement & celld
dFapplicateur de la loi.
En ualiut dc jurC, mon premier roin doit itre de
m'afitrer de i'exilence dLi d-ln; e dois enfuiie m'oc-
cuper de; la recherche 1in coipaLle : dans ces denx
operatip"st la laoi a hrile mfes auciennes eriraves;
ell fe ft il:pull'e en quelque lorte de fol empire pour
en indelhr ina conicieiic & ma rai'on.
De gtards cimnes out ,Ei coimlis ; il sell formne
une 'coljuralioln coiine notre libere ; le Iang des
franiois a ,it repIadu pour dtLreinper le ciAient qui.
devoilt ehirfe dans la reconflrudiatl du utnc du del-..
pole & des fices tie l'ariflocratie : en expjiatu ces
faiit d6rol, e' in on ante, je trouve ia p!ciLie coli-
viction je fii'sfais a premierr devoir.
Je cherche aiinienant le copeable : je me de .
made 'l Louis ef I'anteur ou le complice de Ia ,
conCpiration ? je i.e demnc.lt enfltite i c'ell Louis
qui a ronmriaiii.i les m urtre diejv. lc fou% iiir itiiu
notre doul[ur & provuque iutre', scigncice.
Attentif A mie prilfersr dc tiut,; pretvqu90un, foi-
gneutmemn enr garde centre crlle qiuq pent prodiliio
en favcr dc L..,is, I'nJi.;iii. n don't nma p&uit-re
la fureur de Fos eincaei.:, it: m l\.te aux (atis ,ollit
j'ai acquis, darns in-ii dep:ieiic C i lt, la coInw.,iraC;.ca
certain; eJ reci ille l iou Ci 1 N i j \.L, IL- I ceO
que s'ai ente..tiiu; je rin:'.lT & je r1-i01s5 ei! t:. 1itinme
tableau, mille lrcnllitalccs cpalcs ; inunl c.-~a
vQudioit rCtUCirS Un1 pjkiLe vuliCwvei *Je e i.s liAilurics






abominablis qli voilnient que, fans autre examen,
cent main arrachai d ilenipc flea v\it ime, et la tral-
nal i I'echataud, ininine liis P'avoir emiendue. Mon
caeir v'c'ulrcirt trouver P!iinnocence, niaii ma railon
li-e [ioveil qe It cailme. Non, jilais Louis I'tbain-
dolili. Ie cuilpible drleAtl .de regr.er fur oin vil trou-
peani d'e(clars; ljamnais Lcis r/a voulu cette consti-
luionr quil I's a la Rpublique ce qie 1'aurore ell
a. I':tlre du lour ; Louis jirotUi en aon amn e e'la dc-
lruire, sandis que lt bouche perlide prunony;uit la
vairne ioaiimle du ferment de la mailltemlr dce out
filo pollroi...
. QOult.' avocars du iro, fuivanst le jeo rde mots d'un
o4ateUTr trp cckbre,; sEe' me vanteni pas les bicn-
faits ilt ce. ro parltue : la fledieri, cet odieux, ce
nIpaiatblJe iaie.de !a ferriludle, nli donna le nto
de refit reurer'taI ltiber firojano. Nbh,;ca i'cli
pis Loutn qcii iorruis'j du'ii; ltiiitine'; c'efl I people
qu I'a ioiquite. La*corcuption de la. court avoic
cieLi k lun.kistioe.un, i -absini ftin fond ;iLouis en-
trepritn de-Jdr tofaIler,aq pvii6blid le coultiir, conwme
cet emperoiir danl It iL thdocdafd irFt er dC' eonflruire
ust pora -lur le. Bofphomw. ,PouL I'Trecutio de (on
pri 't .bheirednemeut iLmis fe vit veIlitr i Ia lie-
cfie dtrxexrcer fur lou les orabes, tin depotilme
otiernal; J'orgeuil pafletnentaire n fut bie(6 ; les
ear~is crcul-rent; I'ancienne hifloite de: France oil,
jujqni'allrs, fe common des lIeours n'avait cherche
qu' ,n:ilenle amsufemeni, devint pour torM Pobjet
de I''iwu.ie la pitus frieidea ; le labour us & P'ouvrier
apprirel', et de leurs amis, er di leers tyrans su-
b4tcrnes., qii e I ui i'AEtil pas le uialre dela Nation,
& qu'dl n'ein itoit que I'ageit : i peiie cette vriti
fut erie revcle nu pcuple, que dlrii le plus igniiant
connut uaic graniw1d ptric de les droils. La phiorophit
porta lon flamiblc-iJ dans es fii.uolitcs olbfCuri' de
A4






I'hfloire; i poflf'c, i', In pls foulelne de la ) ranviie
e platl phl uo di'jr :. dis rivts dt: 1'hire' ine voir
f rt entiktlidre jlqu'Ld I'Ocean ; les rec.os des Py-'
r:Lnees el rt.entifteill. Aa renvovenz pilqjues fur les
boards de I'Elcaju : ceAle voi, .rdenande une diclara-
liiin deii Drois de l'H-omme & du Citoycac ; & par
le plus guL ni rules prodiges, eerie voix ct cele d'un
ho un e awrcufons. revutu de la poairpre.fenallriale (r).
Aux cris des cihons qui conmmenecent a reclamer
lelis cLrotuS lii Jraieour aMToaea le trbne; la crainic
dcuanle infulrreldon etfe iiL viable de 1'oppreirion
epla)rl6. p, iy ilit la c)nvocaion des Etats-generalnx.
Voila, ripul licaJiis, la raie origin de vocre li-
bert ; tomit Isa ldire en appartient, non i-ouis,
maiq i vous, ou pluibt unilTfns nos coaur pour rap-
poeter eetre g'oi~e i La main oute puiffante qui
lance l1s rois conipe In foudre, & qui brife lei
fcepueq Iorflqque I bonir defarme la juice.
L.onis a trahi aI Nation, c'efl le cri de ma conf-
cience ; jo cherche inuiilemeut & de jufitier I je me
fens repouit& 'par la force invincible de ma proper.
cortvidiop. D'abord, i n'det pas vrai quoe cet acerrf6i
foit coptnplgcmiont imbdcile, come on .la dit afles'
coIurWuVil6dtu dans' lesddpartemensa E&arta : tl n'eft
pas vr.a norl phis que I'intemperance qu'on lii in- i
pute i'ail jit dan cet elat rt'ceinier abrrtiffement o i
'lhoirine digradd .ne .fa plus difihRuer ce qui elft
bo.i le ce qui el eflentiellement mauvais. Louis, nd
nve. rdieiallens bien au-deffous du midi& re; LUouis,
donl les frculIa acquires ne furpalrens ps les ra-'.
leos iaturels, ne peut cependant pas avoir Itr
pertid.: & parjure fans dprolnver lea remor.as -dons
l'aiguiilo eOl loujours le piemier tourmenc d'unq

(i) Serran, ancka arocal gdtral a parlcomen deoGrencobk.




9
ame criminelle. Louis ne put palvelnir i fe fire. la
clipalde.illuioi donfil tit confidence i cet 6vEqrie di
Clermont dunL nous avons lu la letre, qu'taprs a 0ir
live best dei combats contre fa raifpn en faveur
de la tyrarmic ; n elprit qui n'eir pas tie aveugt6'
par des plfions qui lFnt elles-menire des crintes i'
le fA! preferv~C~d poifrn des leqont de ce prbre,
& de la conagion de fon example, & rhypocr-ite nd '
leirup4s encourage au parjure,eln proclainant, come'
dogm e fa promotion i 'epilc'ipat iil avoit jIirC de combaicre
de to s les talent & de lous fes moyens.
.- Louis collpable du crime de hauMe trahifon, 'efl-il
Sencore d 'u crime r'lulrii e ? ell-ce lui qui a rionn6
]es ordres filguinaires dle matljcrcr nos fires I
Nancy, a Jale a Ni. es, i Mo'rtaihan ? Ell-ce
lii qui, au Chainp-de-Mars & ansi Tuilleries, a faith
poillte co:tre les enfans tie la Parrie, ces mnimes
bolciws. d'airain qii lui avoier iti counties pour
la dtfeidre contre les ennemis du deh'ors ? Pernnet-
tae, Citoyens, que je dilibere: bn ne mrrire pas les
nowu itirlnes d'arillocrare, de royalifte & dtL feuillant;
on ie merpe pas la qualification chimirique & airoce
de fi.Kratile du Midi, parce qu'on ofe rcprimer les
pafliom de Phomme, & remnure fon anie dans ce
came profound hors duquel on ne trouva jamais Vim-
pltbalit du jnge.
Ioi ma confcience eft muette, & ma rairon me fait
fctiw 1e befoin d'tn temoignage stranger. J'appellp
ces:lmoips, je les invi:e avec la loi,avec les prin-
cipes immuables de la justice 6ternelle, a me parlor
fJirs- haise & fans crain, A me dire paifiblemncnt la
vitef. route la ,irizd rnu que la vir.td. Je les inter-
palle, & its ne me r'pond'ent que par des rris de
fureur cc e font plus des homnmeri ce font des % .i-
lours atliU:us don't les ferIes csuellcs fe portent i ur






iCoiname, & me menacent de me dichirer, f-je tardt
plus long-temps 4 leur jeiter leur proic.
.qu (len des tnebres qui mn'eaviroiment, it me:
tgurne vers oi:eat, & la lele luminre qui frappe mes
regaiis, efl I'effiayane clarte des eclairs qui ptlient
a'u milien des brui ans irlnis du tunnerre. Du Loud de.
. vallee, rnts )tix s'elt 'enli vers le bomrntt de la.
tiuniagne, & te lie vois qu'm1ie luae brulaane qnene
celTf e vomni ct cho Lible voidcn. Ah,Ciroyeusl ce
n'el pas daus cc litu ihow reur que rclide l'atgulle,
la fainre .riur & la voas luglbe Que vous emnendez.
du fLnd de ces noires caternced, l'cd pas cell de
foll uracle.
Louis Inous a dih quefZ :ni'in van ne fatr amais de
re"ir.tJe djarg, & la. poti tic col..mIc ne nme rend pas
fa foi plus lulppecte .quc ceil. de 's ennemis. Ceft le
cbmita autriciien que ma coticlence accule des-,
niertres impults i Louis; ul'accord avec eux fur Icle
proiet die nous ericeaierd e Io. ca, Louis leuc ab&an.'
dcoinpit en euticr. le4oiau dck: execsLIIon. L'emcluwe .
retentioit ifous le r I.untu de.s. .yclopes, &a LosU.!
d&,cm it ou ccraoe.l'a niil i.d ii us ..oFjlgstrt, &,.
inm'geoit f digaero, lIs .i.copcr. rvalaug4C les'.
operations tde la court qi.- It.s *..'ijrt s fis faukii i .
ioC s'occupoieCti Je ct;llia 'iaH-4i pa'ais..< -r .
Telle e 'f, Ci,,I*.cis, n :, 'on .' ,011 t Ce llijt a .
dies crimes dot Loouis II jccL n; klcyje opuisia iuHl
rit dce conttaire i telle que I) 'i aigaictpclamiade. 'ik
dii, Louisle ,4anguinire, da.rai aii u lreusqu'Autre-.
f:'is nious dilions Louis- le-Grc rtl; JB l'ai compare i
P.,laris, comine I'on coup ir'iu L.oisi MXV i Alexain-
dre; je lui aiatiribuc les n11alLcres ldq Pari, de Nancy
&" des Pays p;rid.iaux, co. a Cn oni auibuoit a oan r
qdatrinme aieul, Ls \ildoires de Turenn e & de on..
ariise. ...
1'ai reconnu i certitude d la conrpiration; '





dclard, fur la fol de ma conscience, que Louis en
etoil convaincu : 'ai rempli ma ttche de Jure : je n'ai
plus, en ma quahtir hypothtique de Juge, qu'i trou-
ver la loi qui applique la peinie.
Je vois dans le loiinain Il loi qui frappe de mpr'
tots lei ccn;pirateurs; mais devant inoi s'elbve ung
bu6rir re qu'il im'fl iinpolTible de furmonter. Apris
',ad.cti, \reI.relle ot gale, le ro; Pra Jdas la cla/
der Cit)'Ja 0 pourr. c're juge, comm,: eux pour les
,des po/uertcers a joi ab.icaton : voilA Citoyens ,
ce qui n'aritie; cette loi prtoitl tol & repond a
tou ; elle n'efl pas raifonniable, mais elle exife ; la
Juge n'en peiit tire qie I'applicateor, & non Ie tefor-
mateur ; il ie petit pas fair des ditlindious que la
loi n'a pas tfites. Uiie condainarion A mor fondee
fur un comrnentaire, feroit d'un Juge il atffaiin.
J'entends dcla que les dif'enjeurs & les amis di
People, me prodguentr leurs cpithetes favorites de
praticien, de procuretr & de robinocraie. Je m'em-
preife dc fecouer ceiUe poutlifhe de pAlais, & dans
iron premier effort je ternoutee a la place d'oa
j'etis defcendu, cell e lde Iginatetr.
D'ici, j'entehs'Ivingt-cinq millions de voix quIi s'ele-
\ent, &qui nouds Meiii,d:nis oute (a fdvteri dela jullice
popular comImc les Romains, vons 'avez renveri'
le tru.ne 'les rois ; conlle Ji s Roman s volls avoz
Oevojub anix dictx' infernaIix le to crilfge qui en ofera
rnlit'ebler les dhbris ; comine les Romiins vous
;icre lulpeindN I hiclaie ticgereffe for la fte dti
premier qki ot d'a Inots dl,.ioer un mnsre ; mais
%. ,'I C vi'Li ra.'I enc'. c c..i.,me les Ro..-it .s, aftiTbr
l'..ipine nil FJpie x .--IT' cJii, dl':ne c:itn, vous
'rL 'e'icia le p.gI rir. I i I :i r qu'il a ia retire; dtu
c*.n .i n-l r -w &n rj .i v' ls cl' .ii de V'autre
i, ren.ea des c. iloris .i hb.: ti,:V.e a!Tfallii. Le
f ',...ce i'C ..JEIL ii -I .eult enclhaiicr cs bras libdra-,




12
eeurs des C(a I, des Cimber & des BR.es, ce filence
rui;uTY'e Tailfe au ty).an, le lemnps de s'enviroiier
dtie f(dice cap.,ble ie I epoufier Ie glaive de la loi.
Ac'h6evc cente Iai oiidan.cri,: ile du gouvernesient
republicin nos ,oiux l'.,ttedlcntr raos bras s'ap-
plet cent A fon c:. cion,01 & ne inous eII'racs plus
p' la ruinion dcrporique dles f..ncich.ls iec ILgila-
Ietir & d'e cells de )uLs, & Ie nous flaes plus'
cTairidre rnimie m i:dLdjn des AsoiLs de I'1homme,
p)r tine con.anii:nLion fai:s ume loi promulguie
avadrl k delit.
'Kieitlaht eafin dans la foile je vais, on ma
qtlalhld ae cioE cn, exercc[ na psrtoni de la fou-'
.verrii ,! rop lfi~iae ; i :ae,, ... mc W,~> 1 L-flpierre,
1L p lhi 'peT n'. npo.;ul.ns t'iilL ', orale q.4 i rc,itrerit
nT.In a'e & qli tq rin: ai. u I piles lint-
ieCix 11'es glr.idCs VtI.s p.ilii: r.i. in .nel i par ce
grCi'T 'c3,iile le *,.l,.iJnier les Aheniens i
& ji "c'm nieiice a" s p-id ,, lor0que le les vois
le;jer ,f.lha otio &l'.i j.ci.V e', qui Ics propofoit
de fe' igottirera, par une, iinjsiice, les plus grands
aat lfge"s; vrai Cri sineis r jis, deviens l'cho de
n un. i.-corrtyptibli' 'ifM q,, le dis. que l'onneutu
. :. -.e Aniip, s coaF/Ae qu'ir Sig 4tFare e : e feri
1i, rmrnis mograiT pritO ipe, & ie ne v4is plus
'n ccip r' que rfen firc "'applihcaiop,
1 lUi'ipdrira dosi, ii eell I'wiioti de -la. Nation;
li:' ".'711 ce que Louis qui doit caufer nos frayeursP
CL tit6cun6il Joas que je Iois pleurer 9 fes c6tes,
i I pouicnoi-il pPs un jour rouver & fou Joad &
f''i Anher ? O'ui, Cito, rs prYc\'erons ce malheur,
rel OlPp ijns .p s .1 nu lim prolriTptlion e c.ine &
I fnllocc'nce; ren iipjonc s inos c T.!i d'ini tripl iirain ,
i:,ill sos line pilfu qui diccle rlolce foil l.LT1 &
puiL ,. 'on lions a dit gjoe le ip-jlit ni le pl.- ai'_rl'a-
btle not dieiiis tLuilani esC, c'i-t firr. .: &'q.i -






h:ki" ics eirrail;es palpihantes r'un roi fr.ri:i, que
le Fjre & le fil lrairL-s all pied dL meme amld
expuint fort le couteati dtu ponmie de I'cgalit6.
Mais plhi loin lie aoyez-vous pas une troilUiim
vidimre ? Qelles nlairis la ciour,..nenrt de dfeus &l
lacouvrent de guirlandes? D'ctle-niire elle s'avalic4
vers le lieu d facrifice o P'appelle une voix
traireff'e.
Eh bieii vous ai-je entendut, vous qui, f[r cetre
tribune ,noas di!'e: Iin luir quo noius i'tLio ns pas t
la hauteur de rr'i, etc.id- e? Q LtiOtis priffe &
bicnror lne ifliatniu prcic ire vn ious'S conL'lire, a une
-r,aiuie Wrin lotur & la io)iut arn ;ouveriernenL
pils tr rinniqtle encore dei treir2e c(..,;garqiues i'Athb-
nes la i nieiit Ie convcrtir en i'.iffreules rcallirts ,os
prinp:iprcs all .oril'-e. Me' ;romipai -le daps rmns
c,:Jtdt. i:e, & n':i-le pa:s ltw.trt rotore la proflndeur
de ces tx\Lcrablecs iyl.lercs quc dans une fi grande
,riLllituide d'appelle', vous aez revdle ai uin i petit
nurmbe J'eltus ?
Oni, RCpublicains, c'efl-l:. qu'ils veukenr nons con-
duir-; on ii'a flit briller, en ,ci inllan anx euxi
de la Frajcie enriire ceite rlartl i l]ongiemps cachie
fois Ie boilrcdau, que pour ntuis replunger tout.-a
coup dans la rnit cernelle. Cell par Ic iCeurtre diu
prilfrnnier dii Temple qu'ils doi Cenr outri les pre-
micres vois; pou.ez-voun en doiter apI'si ce qua
vouL avez erendlu come moi quels font ces hommeas
qui denmandenr arcc tant d'scharnciment la irter de
Louis ? Ce foit des hoamtes en etat habituel de r6-
volte contre la volont6 du Peuple exprinide par la
nmij.oriit dLe ftiffiages de fes Reprefentais. Ce font
ces honrmes, qui ont, come les ros leurs erfions,
leurs Iharanueurs, lurs c turs caters, l urs g plaadi-.
f.irsTlnrieC.'Teull-aE tai quim, dicqpcw.cotnie r r-
p.Hle cdavolr prEteridu I a didaturie, n'ofa ps d-






favoner Cq*il n'eIt tenu des p-opOn qui julilioi'ent ce
foopcon. C'ef ne cefle d'avilir la Convention dans1 I'opiilon publi-
que, & qui innonce la nicem~l dFur; nouve.;u mai.rd
i cc m6ne Pcuple, donr i1 olc s'inti:uler I'ami. C'ell
celui qui, alarni de I. loi qui ni-er.nacet les Fte-
tendans A la royauti visit nus iopofer d'excepter
celui qie les tree y feroienr appeller par les fut-
frages des dix mille qui coinpoent dans Paris ce
qu'ils appellent exclifivement A.4jemblies prmares.
Voilb, R6publicains, les honimes qui demnandent la rite
ce Louis; & c'ell parce que de iels homes den.in-
dent fa mort, que je dis moi que l'irm'rri de la IL..
publiqRe ell qui'il ive ; & c'ef parce que dle i-ls
homes demaniden qn'il pi iffi-, que le cegar-derois
fa mort conime la plus d-plorable ide ouis les ca-
lamiits.
Citnyens, le Temple &bnferme le talisman rdont la
poffeflion, jnuqu'~ la fin de inos tiai31x, S i.os doit
affurer le calme qui Inous ell 1i nireceff.,. e po. eii ur ls
fondemiens dqi I'ei-ice de la i.lhcii pulljhque &
pout le conduire a rc.n comble. AuMit. qu''environ-
nA de nos loixm, nous ferot s er ii- i' I l-i des orpag s
qui nous menacenit, qu e Ic ti,.n Iric l. leire rl' 1a
hbert6. Q ie ins iine t c e lo ,.:',i.e i rra.e ,
avec dorillc r'. le n -id; -ccahl,-t l'usic vie oblcsire
& tmilrrable. Qii'errILtt auItOtic des trunes, ce pe'edre
de la royalty innonce astx t\ rnis effmayis, I'heure de
la chfte des rois & du triomnphe des nations.


DE L'IM)'CPI'RIE NA.TIONALE.
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