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Title: La mort de Louis XVI, tragedie en trois actes, suivie de son testament
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 Material Information
Title: La mort de Louis XVI, tragedie en trois actes, suivie de son testament
Translated Title: FRP: 0034 ( French )
Physical Description: Book
Language: French
Creator: Aignan, Etienne, 1773-1824
Publisher: Chez les Marchands de Nouveautes
Publication Date: 1793
 Subjects
Subject: French Revolution
Spatial Coverage: Europe -- France -- Paris
 Notes
Abstract: Information below from http://www.lib.umd.edu/RARE/Exhibits/ThirdEstate/Louis.html La Mort de Louis XVI. Tragedie en Trois Actes by Etienne Aignan is a play describing the trial and execution of the king. WHAT IS THE THIRD ESTATE?: KING LOUIS XVI AND MARIE ANTIONETTE Louis XVI became King of France on May 20, 1774. Prior to the Revolution, the most noteworthy act of his reign was the assistance France rendered to the American colonies in their war for independence from Great Britain. At first, the King was greeted as a popular reformer who agreed to a constitutional framework of government. Accelerating radicalism, rumors of his opposition to revolutionary principals, and a host of scurrilous pamphlets purportedly describing his personal habits and those of his wife diminished his popularity as the revolution progressed. His fate was sealed when the royal family was arrested in Varennes during an attempt to flee France. After much debate the Convention declared royalty abolished and tried the King for treason against the nation in January of 1793. The King was found guilty and executed January 21, 1793.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000720
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: notis - X

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LL A MORT

DE.LOUIS XVI,

TRAGEDIE EN TROIS ACTES,

t, s.a,
SUIVI. 15 SON TESTAMENT.


,. ai Irou M ~ues amnes scnsibles et conipalissantes
e celles-la jouisseni dans leurs coeurs de Lo tranquillity
W, e d6't leur donner leur facon de penser !
*- TESTAMENT DI Lous XVI.
^. "-* -- -- ; ',-------,-i

I.-










AAs ~PARIS
Chez les Marchands de Nouveaut k


1 7 9 3,









PE R S O N N A G E S.

LOUIS XVI, roi de France.
MARIE-ANTOINETTE, reine.
ELISABETH, soeur du.roi. 4
Le DAUPHIN, Agt de sept ans.
MADAME ROYALE Agee de treizeans.
LAMOIGNON JE MALES-)
HERBES, D du r.A.
DESEZE, "J ."4
TRONCHET,
PHILIPPE D'ORLEANS,
GARRAN DECOULON,
KERSAINT, .
MANUEL,
CHARLES VILLETTE Depuis de la Conventihp
BARRERE, national.
ROBESPIERRE,
MARAT,
LEQUINIO,
THURIOT,
DANTON et plusieursautres.
SANTERRE, commandant de la Garde national
LeConresseur du roi.
Comnmissaires du conseil de la Commune.


La scene est a Paris.


I


-* .* *









LA MORT


DE LOUIS XVI,

T RA.GEDIE.

-- ._

r ACTE PREMIER.



Le the'dtre represent tine salle d'un des comites dA
la Convention national.


SCENE PREMIERE.

tAMOIGNON, DESEZE, TRONCHET,

T R 0 C H E T2
L ; voCi ,'Larcoignon, ce jour si redoutable,
Oil du S6nat francais Parret irrevocable,
Veut-ktre, de Louis, en prononcant la mort,
Va consterner 1'Europe et d6cider son sort !
D6ej chez d'Orl6ans une loi pr6par6e,
A du people 6carte la sanction sacr6e.
.Te rains que, so6s spn nom, dans ce jour usurpoi
Par quelques sc6l6rats, son voeu ne soit tromp.,
Aa






4 LA-MORT DE LOUIS XVI T
L A MI 0 I G N 0 N.
.TP le trains comme vous : el re S&uat peride,
S'il ne t1jditoit pas ui affie u regicide :
( Quand a re jugement lout It people est lie )
A sa decision l'auroit associe.
I. S E Z .
,Moi j'ose esp6rer mienu non, .e ne sanrois cro'it
que d'un tel altcntat on souille notre histoire.
Les carts mionstrunux de uelques orateurs,
N'en imposerqnt point a no% J*i4~lteurs;
11 en est don't les course a la'.te. fidtele
DJJjo'iercnt des Marats les tra u ,c4riwi aes
Tout sentiment d'honneur n'est encor eteint$ ,
Et pour un Thuiriot nous avon-s dix Kfrasilt.
L A M 0 I G N 0 N.
Pujs4-ije me tromper ? Al! s'il faut qu'il p6ijsse '
Ciel, d6tourne stir noi l'horreur de son supplice!
Trop heureu x d'epargner, par mes obscurs malbeurs ,-"
A la France un grand crime .u monde enter des
Louis n'enfanta point.par de folles d6penses, (pleurs.-
Le ver qui d6'.ora le sue de nos finances..
Ce. prine inforli'u. bien loin d'6trrt perverse,
A sa seatle Foiblesse a du tousaess revers.
D'unroi foible,g: and Dien,quele people esta plaindre!
le plus cruel tvran ful cent fois moin;s acramndrd,
Tels que soieni ses exces, ou que soit sa futeur,
Is doirent s'arrkter aux bornes de son c4 r.
Mais un roi bienrfaisant cqii, de crime incapable,
Est des crimes d'nutrui le jouet d6plorabloe,
Dans un abime affrpux de maux etde forfait.s.
Lorsqu'il va s'enploutir engloutit ses suiets ;
Louis en offre, hlas, un trop funeste example
D E S E Z E.
Vous ayezvrT la cour; ;e n'ai vu que le Temple.
Pour le bras de Louis, ferine au sein des dangers,
Le sceptre fut pesant... et les fers sont legers;
Son co er inaccessible aux records, a la crainte, ,--
'-Du came sur son front a reflerhi P'empreinte
Du diadnie enfin jamais la majesty
N'egala de ce front la noble nudity.
Tel je l'ai vu. du moins, dans ce jour memorable,
S'. de son defenseur j'eus le titre honorable ,





TRAG DIE* --3
T R A G M. I E. -5
Quand Target lichement eut recus6 le choix
Mt du plus iualheureux et du meilleur des roi';
Sa constance un instant ne s'est pas d6nentie.
Marqiius par de rands ttaits, tousles ioursdesa vie
Nous montrent le heros place sur ces hauteurs,
D'oiu lon peut du vulgaire affronter les fureur ;
A skliancer vers Dieu sen ame esttounours prhta ;
Au glaive, sans p.ir, ii offriroit sa t4e...
LO 1b c u E T.
I Il'offrira. *A .

Non t le S6nat francs ,
S'il ne crhi past' sliel, croit A ses intbrets.
1 L OT G M O N.
I vie t^"a:.fR t d'Orl6ann L'aspect de cet infime
S U i maimer t d'horreur a p6netre moun me;
Cpl ois avec lui Robespierre et Marat.
Ch oJliegues,envons ce group scel6rat.
.Que ferious-nous ict ? 2
D SEZE.
Restons ; Kersaint s'avance.
Je Vois Garran4 Villette, amis de i'innocence
Cotitre les factieux iilaefont son support. -

S dE N E IL

LES PRic.rt..s" PHILIPPE D'ORLEANS;
BARRBLE, GARAN DECOULON, KER-
SAINT, CHAR LES VJLLETTE ROBES-
PI IRREA MARAT. L EQUIN O, THURI OT,
DJANTON, et plusieurs autres d6putcs.
D E EZE.
I rotns ,'ug6 coupable at Lend 4e vous son sort ;
Je me tais ; du Senat nous respectons l'ovrage ;
On ne nous verna point, apotres du carnage,
S Vers la dcdit:on dirigeanL l-s esprit ,
I' our sauvtr Louis Seize, ensauglanter Paris.
L.'e([uite, a verti \o, la mes seu les ariues.
Souifrez, qu'en volre sei deposant ces alarmed
Sur ce protea &ace pour la aerniere lois,
A3






6 LA MO..RT D E LOUIS X V I1
I.'austUre virit6 vous parole par ma voix.
1.onis est leuvers ; tu peux, Senat auguste,
' 1 montrer gen6reux... ne te montre que just.
Tour le in mix condamnier qu'as-tu fait ?... une oi ,
J i laiquelle il u'est plus ni citoven ni rot.
(,i nmalgre tout sophisme et toutdetour coupable,
1 I.uis vjLwis le savez ..serat. invqiable ;
(i toyen 'il pourroit r4clamer le putien
(,,ie 'voite tode assure a chiqe ~q itpyen.
Ji ~ cns diroit, sans dotte :1 sonW'es Joix tutrice.
Qui couvrent I'ac us6 de leus h prop ip ?
J'i teset deFouiioirs,cette, dini' in;
bI sl(auelle I n'estpointdecol tion?. :
lc., ie. que des loix 6quitabl ^sge", .
a Ia ifoiie innocence ont donn6'pour ti F ?
C:.i sIffraips ieduits ? ces cikusation, c,...:
Suppose: la haine ou bien aux passions ? ..
(.'.,critI precienx qui fait, par soti silence, Vr '
ct I 1 jeul' u ;! e' inclined la b dance ?., .
1;!! un in el', tces inpIuis ql'u n citoyen jamais
' 4, iut-il criminall, inm oques sans succes ? s
-uu; vwoul'z m'e juger, peit-il encore vous dire
F t rv OrpiiIIoIIs out parcoUutt:dpipire;
Vorll voule/. mue uger, vous mesa.ccusateurs !
N 115squi d'aisas;~inats actueille't I4s auteurs,
J.Il ct lz (;ui. pour meperdre, une loi provoques
'N .'-is to i pit, ei, ore... et m'etoit appliqude!
.i'.ii:. vou. a pearl : noius laissons V'vosatzrs
Le sou dlo iravailler avec. ses dfenseurs. .
( Les conseils de Louis sdretimdt .

SCENE III

,F$ V i CED ENS, excepicts LAMOIGNON,
DESEZE et TRONCHET.
G A R A N D K C 0 UL 0 N.
Qir de la vPrite P'loquence est touchante,
roiur L. crime on l'erreur sa voi x est foudroyantes
CP co- i it de o; tvo'irs a droit de rn'effraver.
: 1ILL-t. ItC \lv:t ,je dois n,'en idpouiller.






TRAGE P I E. 7
Quand le voile est tomb6, l'erreur est sans refuge.
Je ne puis etre ici legislateur et juge;
Je suis legislateur, et,'politiquement,
Je prdtnets de voter pour le bannissement.
B A R R ER E.
Je vou a tout despite une guerre 6ternelle;
Cea grtrre esthit ort: elle doit 6tre tell
Ett1e0a liberty liTbra majestueux ,
Wee tbrbitra qu'ae leur ng odieuyr
aP t ti E RR E. (tre,
Puisse sse st ptlissui viendront nonPombat-
l'aavoi t6us qutai et moi, d'un coup P'abattre !
tit6tlbe, en iiSh s remets le leu acre,
Et de tLns kes tyrant Il globe est d6livrt.
"Damiiken tntt nobi~ing bouillonne dans tnes veines...
0 R L O A N S.
- e plhf np r'ang du people a p netr6 les miennes.
Et 'ew bitur gnrnrit le vertueur transport
Qui d.traitre Gaet me fait voter la mort.
'L E Q U IT rN (vie,
La mort...... Not, non, pour moi; c'est trop peu que sa
Ma vengeance p ce prix seroit mal assoInvie.
Quil vive ,pour l'op ebre, et contem plant son.bras
Euchaifrf poor janrpirlbiu*r travaux des lorct.
K teSAINT a~W.la plus vive indirsegnajtio che?
Ciel! queviens-jed f ittad.? est-ce unnmostre rou-
C'est ni jugeI ; et I'eeume eIt ncor sur sa bouche.
Je rest pour Louis: imais librede son v-'u ,
Kersaminti sige plus avec un tigre..... Adieu.
( II sort. )

SCENE IV.

IES PREEC DENS, excepid KERSAINT.

C HA R I. E S V I L L E T T E.
JE voIs lIgisliteurs et non sans amertume;
Que la nguerre tivile en votre sein s'alluine.
Jl semnlel qu'un g nie atroce, mal-faisant,
Sur le Senat fraucais plane dans ce moment.
A4 '






S LA MORT DE LOUIS X l.
J'ai long-tenrs h6sile,je tremble d'e e dire
AMais il estparminons un partitqui conspire, '
Un part furieu desorganisateur
Qui d'lu n vaste cpmplot cache la profondeur.
])iia;-ie i quels exces, lachement tm6mraires,
TVietit de s'abandonner un de ses 6missaires,?
.Plein des vastes objets qu'enmbr; soit mon af. ,
,T'e nri ci reveur...Arrqte gr t-i. dit dj"
Condarmi4 e despo@ et p t'en sou#inej
Choisis de prononcefrnt. la tien
I nu'6ectappe a tes mots. le c6ler "
)On eut vu dans mes yeux' nceler....
JTe ne crains pa In no'rt .. pdw! Ah! i, l a
I-e destin du hieros qui meurt 'u r.sa patrip4 .
Je saurai, citotyens, le prouvert4Wiurd? iU %
J.ouis aura ailrns moi son plus souTde apl ;
Mais qu'on ose insulter jusqu'en ce saag ... "
D)ans son repr6sentant la r6publique I .e ,
C(u'ou joigne la menace a ce ldlit tifreux, ,
TJ'en ai -di resseultir un courroui vefttieux.
Avani qu'un grand arrtL fixe nos destinies,
roursuivez les auteurs des sanglantes journdes -'
Que li- postlritd, sur les fastYrangais, .-. -
D'un, eiet illfrnalit doit Ipeuer,amna is.
Crai.z d~i nous plQge'r dana.ms.'nouvelabilrie; "
De san inipunait6 faitesCa i W; Prie.
n maue ( Erfoxteta Pi ipipe d'Orlian. )
n masque atffreule couvre... osez donor Parracher,
( En qrardlanit arut. ) .
QvI'l n'ait plus de caveau qui puiisse 1 ~acbhr.
B AR R E R E.
Non point d'a;urnenient; ;qiet'l tyrant prisse,
Que demnain le soleil wclaire sorpsrpplice.
( II sort ; 4l,'quinio ,. 7'4,'rio, canton ,
et plaUietur autteS Ie suivent.
Q A'IR i AN X k C U LON a d'Orldanl,
Philippe, ton part n'a pas encor vaincu;
,J'en sais ici plus d'un (c i croit .a la %ertu;
Y u(t le iben.... le fura...
( I rt suivi de Charles "illette a
Ct 4e plusicurs autres dl-uivds, )





'4.im f.,* 4
A G' D I L. .

SCENE V.

ZP I-LLPPPe D'OREGAANS, ROBESPIERRE,
V MARALT.

0 It X L.J X I PV E.

tnmine iufraitable.
Toiti~Z s P redwittnbibip
,I e RA" ompt f trop t6t dekfirt
J'eurraiias- Po 0" .1'6clat prtlnuiLtre.
ASiL Iel errne caract~re,
POqI1tei0-t-#A.4lJie you m est pluis nr.ce.tsaire ?

ri'nc I Do rtbi 1w u cote un for,'nCt ?
*nce a:; PJy E HR
;v.r2i tWs46 prvefs&' Produira srm et.
Mals Pfide ou trap piisillamlme,,
11 os ons arradiser !a victire:
*ni 4 ilc~ti~ lesi attentati,
Pour wit uaw*trede pluoji.rront prltwlt uiejl; biu1i.

uppl~ee s'L-pp.--te,
R 0 S R R E
Le'gpe~pl~q' *4 est bien wii c tnuL!
LB 2r, ftibieudo ct prdvuciiu,
kR ILi iujitp 1il CrOit voir un tyrari sangc'uairl\ )
-D'i i w.It dLjjt le Orime eat d'.tre dbo.'I*it'e
1i't ~li i joirit lotse terribles math-urij
Till fc roulgr'lyt sZAh*-io-sos pkeLIrN.
?I6et. Lpou4 R'4V%' 011rje' d craiinrb.
Et pAi R 1A T.
C0',1 iuatlP force Armne iiUftjs 4int tJum3 veenus.
Nus bravei fI'd,-Cs'en arm-' kFp.indlnis
Escorteroat drmaizi le moinarqu:1e ~ii s'ipplicv e
Nul ne pourra 4ortir, qu'ilUne suit lkurcomp)iicO.
Par Ssanerre, en un inot ItchRahud prepare,
TVromot d nos de'seins un sGICt~s nssuc.
P H I L I P P E.
SJXia _ccente Imirnt,'ire, et won coeur s'.ib-vidoqn P





10 LA MO R T DE LO: '4S
A I'espoir qu'en ce jour votre amai6 lui donnpj
Sur sa reconnaissance, ah vous pouvez compar;
Oui dbs que sui le trone on in'aura vu monster
Philippe vots appelle; et surla France enLierq
lugneront avec lui Marat et aobespierre..
De Louis que la chute-affermisse nos pai .
Sachousjpr6evgnir en ne 'i as .
As-Lu, people imbec uin
l.u'a too ephB ie Ha 1e
ht que oufr alfermirt
ui.ssancericlat, grani ut teant' t6
To me connoitras mieut, ver ti
VeIL d'In stceptre d'airaiu 'g ut
11 luht o qu'il receive oh qu aelon r,
II e'n recex ra donu! O Lotis i evI
M'apiprendrunt a porter ce-e, e
]ouLt le poids fut trop lourf trme.
Qunud Philippe t'immole, a e *
Si 'enuse iete louis, il ltsistmeoit. "
Yt is rM~ Airel s'appro.is:*.iqd L- lt
I.' clat est obscurci pa9r 'som b
Que vient-il mn'ainoncer .





!. ; o .. q,? *.
",i




.et. A A"U tP1 y' N" '
(MAlanue vreL d'aan air r veureEn maw Phifia"p.
i*ii appro6lie de lui,#w ie reidrt


e trodpile nde .f .
A. AW.. Ei
P II I LIP P P .
Quoi ? "
n A N U E L. "'
Le remord-s (cpi pai-tout mepoursi ..'c
I-lpuis quue des grandeurs a soif insatiable, > .
7-'a f'.lt d!e v%-s desseins. "l comnplice coupable.
PFour uio, plus de repos; P'enTer esl dans mon sdia.






ft;,A G fg D I E. it
Ouir' '. tttre tiltD-etkvengeur je veuxhlutter enlvain ;
D'une forde barbaieL par nous soudoy~e;
11 peint les attenfits 'a mon afr efl'ray6e.
Phililrpe, je les vois, tes faroucries soldats,
'Sediaih ipar-tout ]a xisncrtre et les assassinats.
;zpri Aeuparts. eoroaoent de victiines7
I s`l19t tous'les wiqies.
9' 1 r sont oiiverts!
I Mji viiat, brisoK. v98 fers
I inique
I r s. c e:t tyrannicue.
tes bourreaux son usjr I et cet arret fatal
fl'unkIi o le ail (gipfJii&me signal.
) 111difs et de 0nour des montagane presses,
e u 4q us 'ieu piqiLes h~rissees
~'s criis,le s3 o.. ,et 1'horreur et l'eifroi.
Le specta ri C St tonjours devalit i1101.
lette a lk, ocei n~movable,
~Qui a~t~~g el rej ie ouc redout'able,
Uvi'rojs mon eLsprit,
Ssomreil so s.usig.
I lace Yl;pou.ite,
-'aOup -e prsentez.



giss
bidie5 am~f~~
Va s 1qAN Iie

If p eN our:; .d.d 3 119 et ae caTnaga;
-

Je S-"-Arr'NbsHd EK v tou ouvraae,
Me o0. 'es L tqi douLt Ies cruefs desseina
Mon lHi'. U.Mate all ler des assassins.
ie t'avoiA pa fj6 mnais tLa furaur impie
~e ton roi daui, lour osa atfteier Ia vie,
"oispornlmue- tou' furfait; je ie puis 1'1ompc her!
is aunhoins qu' tes' pas je saurai in'attacher.
-vite dans l'excl s de ma rage ennemie,
.,eSerai toni bourreau je serat ta ullei
Sur ta tit- en tous lieux et daui tous les instant,,
Waon hr,ls, d]u (]esespoir, secoueta les serpens.....
Ja m'e6ve!ke d ces inots, no~z anae ~ pouvautee






r2 LA MORT DEL 1 vp
Stir ces tableaux cruels est sa A cesrarrA ',-
Je ne puis, je hiavoue, en kcartw-'Iorreur.
P H I 1, I P P E.
Ilrpoussez MIin de votfs mieAud#*e terreur I
Fvo ez bomme, et chassez u eses-
Ieces fautnes w ins',$ R.U9
(ZWkftirat, be i
J .'b eahu n a~ 1ona. p
els Ahrpsbo1L ari

San's crifnrte et sang % mo

Un dessein different Yne' 1vr4 ''A
Si je puis le sauver, it ne ra pas i
FhiIppe, je renbnce aux emir Ach im~s
Voffroient ? mes desirs te me essess.
Je ne suis vertueux, ni cable a
]D3s ce .our, vois dans uliQi'. MOT1.

olpd iaurors rtpri
Crai&s les proscrip d


IN co




P o re
CWI. est&fift IRobespietr6 ilipe e~ U.
R 0 B E S' P' I It A X, E.
Ne vous sotivient-t-i'Ilug qtie tou us



rIN DU PREMIER ACTEm A








A .RA G ED I E. l



' ...^ "^ ;- .

4: Le Jh~~tre represent' .unetdes sales d:
'' g, r 7t 4u oi lr gts la rour dzs
'A.mple. (M rvoit d'un cdid la porfe d'li
ciinet ; .r l*', n^tin de ,la shrine so.it
es ZaUteui ei zne table sur ljquellC
.i. st un globe.

SS c E4E P R EMI E R E.

E$ 9O MM ISSAIR DU CON-
E L.. CO, 0 UNE. -.

PR E M COr M S A # 'IE.

rs~q e a u S6nat o
Q. e. an ta 1" pote a-
P V ;fB -X Ir^ M S

.11 yfe; et constnt dains sa tranqcilit6,
S oki e la nipn't avec s6r6nite.
0C1j.F- F t I'Asetnbl6e a, presqu. tote errtiere,
EnmiW. son v Musur celte grande afAtire;
Tt ds~ onions lepartage 6tornIrnt.
SLaisigl"core lIe t te errer en-ce! instant.
crains pique Ie Arnat, soit roiblesse Oln prudence,
et impur ,ltan nose purger la France.
rq-tre, du trepas le despite sauv.,
s. E a mous asservir, de nouvenu reserv6.
Oh! d'un cerur vraiment libre, affieuse incertitude !
PRE I E R COM I SS AIR E.
SJ P'entends; le voici.




4.3



74 LA MORT DE rOfO i XVi

S C N I I.3D
IES PBtECiD'ENS;IXG B $'F tkBpPH1S, '?
deux atitres coitrahsairds sortant cB cbineL ,

( Ces deux derniers Commissaires cJtr.# e*
instant a part aec les autres. %se 3-tirel f# .,
ceux qui restent se tiennent a Ir'cart.


L o g v sonfif .f-
Rletenons notre6tude.'
( Is s'assevent; Louis prend le globe dans sa main.
-Jous avons vu la France oh r6gneren Jloug-tems
les Bourbons, le bOnheur, les artmles talens;
Q s4ous l'abri sacred d'un gouvernement
.5 ialrdigiun croiss t le cedre august .
o iurcesol heurlr 'omTbrageoiepv a nx,
Versoat du firmamet Ia Tos6e. ran d ts.
Ob le cito en sage, a, es devor Ale,
irouiow 4 la bont r n't I'.mab'i le, "


t.
I
!>


St 'tdaps Les loix urssup ur,
te change un intpgt re .
me ea chaaI iT nce e.ffr6e
HA terre au& tis f e;
3EM d'un poignard Rinff es des ci'e,
L'absurde impiete I1vve ui front scandaleux ,, j
La liberty qu'elle offre est la mrer u crii, e
Tout franrais doit en etreou complice oui v v
Aimerson roi,souDieu,dansceslieuxplei nts9o
C'est vouloir du magtyre obtentirlies hooniitu.O' -4
Mlon fils, si du Tr1s-Haut la justice 6ternel4t
A regner sur ces lieux quelque jourous'appelle .
Si, pour executer son immuable loi ,
Dieu vouscondamne helas! au malheur d'tre rol.'
Que iamaisl' clat faux d'une trompeuse glotre
Ne puisse devotreame dcartersa mn6moire;
Et dans tous vos projects ivoquez son secours ;
Mais de notre lecon ne troublons plus le course i
Parcourons I'Angleterrq


4.tb
1.


~dgi
~~;vxl;
.I~qJ~
.i!
I c








as '#t 3
S E P'iA U P H T N.
S,:E h quoi! cere contriep,
Qipoto siSrson roi sa main dpaturee ?
c cieI ses habitans sont donobien forcen&s ?
L 0 U.I ST.
!Ils le fwent, ion fils.
L E D A U P R rE T.
:, Ah theer papa daignez
Dece gradiltentnt me retracer l'histoire.


Jdfr6mis d'M y 'enser....
LO L .9 a part.
Al. Dien s'il pouvoitcroire...;
S( Ilremel le globe sur la table. )
S (4 Haut.)
r Ecoutez-la, mon fils, que cet 6venement
R este dans votre coeur grav6 profondement.
Charles preniier r6gnoit: une r6volte impie
Tene renverser l'antique monarchie;
Un parlCaent rebelle, et b uttoute loi, 4
S4ip pirdw# A sa barre ose r son roiI
On lui pvrgnte .4 nom d .nat r6gicdle,
De crimes sim, i Ine I rfide.
Charles qu di i 'cette trahisen
Affoibli par I'htfeur dine longue prisort,
A la grandeur du!rWLl i st le sang-frOLd a sag#, I
E. t de ses assassins sait co qfndre la r
SMais du malhaf uxprii il onL urs la4toil
Qtatre seigneurs en \vain n guhreux ack
'Ai,ptrilde leur vie ,embrasaast'sa defense.
., 'r ert fuit tl61as! leur seale rTcompense.
,l :Ei.test prononc6 le h&6b'. sans p1 lir.
E" a~e-r nd la nouvelleets'appr6te r; mourir.
( Avec atlendrivsennte. )
Un enfant4... de ton Age, est dans son sort fimesle,
Le seulsouilagementle seul bien qui lii 1este.
( Louis prend son fib l. r ses genoux
et l'embrasre plusieurs tois. )
illustre condamn6 sur sesgenorx le prend,
LIe cobvre de baisers et dit cet enfant:
n Demain pour les anglais c'est un grand iour de fPte,
0 O mon fils, de ton phre ils vont rancher la tte ...
SSois plusheureux que moi.,Tu pleures,mon cher filst




.:. "v "



x6 L A- O1 T D lk'-'i 1
L E DA UT P I .
J1 i esembloit, ;apa, voirChalies dan :iLoui s.-
Si j'elois cet enfant&ailcel! *
LOU I. vivement emu. B-'.
Que veux-tu dire -
( a par. ) ,
31 est trop vrai, peut-etre ,et c'est Dieu clqi l'ipiref
( h,1mm. ) a".1?.",
Ne m'interromnez plus je reprends ranitcit,
ie jour fatal arrive ; A I'clhalaud condtdf, .
Charles veut A son peupleenxainsefairiirtendrey
Lui dire un triste adieu, d'u i',oic douce et tendre
Tar ses vils assassins sesaccens sont converts.
1 lmeurl: descrisjoy'eus s'lance dans les airs; "
Le bourreau prend sa tie et d'un bras parricide,
31 1'6%eve en criant : c'est cell d'un perfide. "
Ainsi perit 'in roi dipned'un meilieursort.
C. towel, qui l'immola vengean bientat sa ti
S i e voile troamp. u rpublicanisne
Cet.iyporrite adro int au despotism at .
Et trnemblant invisible l e ond de n palaisy

n lit, paisible,il tenine save.
". I D AUP r .. P
tin pTreil attenW' demeur mTnpl mi
Just in tonnerre 6t4 done afbprti .;
\ o' T1 s.
Despleurs de lavert4,det s triomphes du vice, .,
N'accusonspas, mon fls, ]a c6leste justice.
Elle prouve les bons au'milieu des fl6au.; -.
Elledon neaux m6chans leurs remords pourbour ut.
Voyez ici Cromwel entour6 de furies,
De ses crimes affreux enfantemens impies, '
Nepouvant A son Dieu montrer que ses forfaits;
Sans amis (les mechansn'en connurenliamais;) 4
Voyant des assassins dans totes ses vicimines
Exhaler dansla rage et son ame et ses crimes,
Et IA, Charles premier, don't Poeildoux et serein,
Fixedeson tT6pnsl'appareilinbumain; ,
Qui, foi t du came heureux quel'innorence done,
Aime ene or ses hourreaux, les plaint et leur pardonne.
Que,







'4 4 A, r, 'E. 7
*.rM,'nferfd5.dites-moi,
tU'iibe Ce bn t P I'cPhafnjd du roi ?
A&64 I N. "..Vilentent..
A.J4.iapu, P&1faur 'Pa n~i *i Rtn d'horrible.
mQ inel, est t-mterrible.
o str de joie.
bra on fioa tde mon amour.
ve ien 0 n C p cIA on de ce jour.

.E NE I111
L EC, D F.'TON. ( It entre d',ra air
0", e et pensif. L~e D n et les Conrnissaircs se
~L o ur Ison fits.
U
ST I43moignon.... Sortez.
Ij s C-4 E I V.

d i~e3I S A M N OW.


Akii fult du

-VLes as4bs it~sI~o

tV'orlians est vainqueui r'lrr- est po .4
L O U T S.
Tant niieux; le saws en fin de Ma perplex; 6
Pour rni depuil lorg-temps quel fl6au qtie In vie?
Leur ruveur mnWen delivre, et mon nine affianchie,
Vers l'motlt va preridre son essor.
P ( II Lie pvntinune ii grand p~as. Silence de q/delquev
minutes. )
L V peoplee ingrat. que j'amois, que je ch6ris encor-,
s p -ioi. que t'ai-je faith, et cliel drnion t'Vgare,
Jusqu'a verser mon sang pir un arrkt barbare ?
( Silence encore. )
Ma~is ion ; tu f'iitrompd; je ne t'impute Pas
Le rual.que, sous ton noh fout queiques sc~16rats;
B








r-,I" INT ORT ',-C IF .7
9"1 1A M e ~

D)es 'eer; rdescompploft tin nio. a ik let
Vu n s erlpon t qW 600w 51plyM .41Ce~
F;t q U u n rol dorindt;- ea. 's k'-, Ift _.
16tlas! i luij pn criki rr t 4iisse smu
Ne puint de en tr lp...be..
M~on pedvp le, 4retsve- U Vv~~ i~ik~iblf~agiF~~~~
Ali .i era in s de t, uulpaI. c d., .x
Si I' Aici[ peut Aaitre ati ei; d ji
(Q6e Lnn rort d*e leSP'rN X fermp v'at
lt'rapp~e-rwlci -, ais sapS. e U~cX r -let'ui~
flke,ette-moi ion peui frlu-Iva); i s$1s heur
Tels sont les vaoenx derne qie prbirot rpc! bo
L A 1W 01 O1..05&O jelopi 4 S S ph C.,
o Lois., 6 mon roi! qtieil mhnstre assee n "rowc
Totirriit et vous enrteadno et uqRas~~np i
A vos genotcx sarcrs, C'Vstah Lae mourir.
i'ai, pu voustsaiawer; stir Ia eBm ?
W b dh ben, 11'i te en ion crj d6ses-
pel l'ore lenge a Ee gd'M_ e4
ta tor nibee~hQ I r d "n
r L#*imarn MeAim
us aux humaiips md 3mo-M R
0 j dans e perN eZ&. -.
IT p anf ta SL:i

LES PEECiDEI*5; D8E: EZE ET TRONCITiE& ''
V.c~ ? %E
Z~.0 V I S. 4J
VYou s venez ,che-rsami Ipirtaoeant mes reTOer-,
Tau]s ines deniers momnens 1, soutenir ma constlinca.
D E S E Z E.

I~e jig-enieD fatal A pine 6toit rendu,
.NTous soflInfle introdti J; mon colt nie e perdio, ,
rar sa mile 6lOnCTLICe dignne IPasseiinIe.
Qnoi dit-i1, d'imne voix at,%endrie et trouhlbe
1Lows est connlamn ne, sepetit-iI ... et cinq voix
EDierroiL d la niort le 'I hi juste des rois!







: t A k B D I 9. 19
e urs infleytidbes
f vu d'etre insensibles ;
~ 4lq 101S tau moins ouverts.
a jus t~st% 4 vos fers.
iut voutvO12ir81r etet augciste otage,
ID ilEcPipaiv bit6re le gaPgoe
rsist otre jugeme-; -
ell- le moment.
9-uan er ea apai phrvosarrnesforc6e,
4.e.ra (lavs teds a juinais repotisse ;
land c"a. #V& i s :]es mers respece,
A un ri finM3 Ictult#
or, pst eple inignanime
~rrt ~~ ierr~~t I~lustre vict'e
e la c clee ne est btse et noin-lis cdmne devons,
r,-: pez Iooiis est IA qui ne pe i it [ii c vo s c ai i p
aitsi 1'uli6 fatal de touted poiru(llie,
OSl dicter lanjport,dauns~et Instnnt crTqurp,
Co ie vo.ous todttonmire e'wmt e A-Ia-fais
I,' I -r t h F pcc de Wp loids&

re ewtte m no e ageter Ic TSpiaRg .
TC7 allez p 1 0 .Ito; tsos reurg,
it ev mEri reur
Liv~ vrup 94DI
Ainisi pade 1fr urt C fi rcr soii
-A friPF6 les e esp.A qu'A
Le s~rnat d tl
fLemain ce -e idiscuL.
Nons pou-rons rie' ntit etel 'ne
A f: trr rekoquer in sea tM n'e r t9Ie
Veurk:-e voaIangors ag ltuot I."s eiprits
Eu faveuir cle -on roi rcveil1eroiit Paris.
Qu'il ose se iiout rer.....
L 0 U I1S vi'enent.
Arni L-ndr Pt frdele ;
-J36primez, croyez-moi 'evri's de s'oire z~le
"Plut t.t que d'e'rcier les plus ]&-er; copnbr i
4 Jlmevi s in;e.ix souffrir mile rt mnmfle tr~pa,.
D u sin de meq su'ets je Iu, lo~liours ii~ae
Je ne vepu' rpoiit ipprend e de-enir harbare.
8i p'iur le, tartieux je suis un ralliment -
Que Ilurs torches, arnis s'kteigiitnt dans mon sauge
Ba






20 LA MORT D9E T Mr s X f

S C E N PI'L~ V

I,ES PRCEiDENS; tEEUX,
IDE L A CO ; "
PRE MIER CO IS 9 .I
Q A N D 1j condamn6 SOn
Tout d6fenseur ici n'et pI on co '
L A MO I G ON, avec indi 4tio
Son complice!....Ah! ce mntconvi t a mLoui
Le crime a des fauteurs, la ruoa a'
Toi qui devrois, des loi\ orga Tespectalle,
Adoucir leur rigueur, m6me e ers un coupab ,
C'est ton roi que tu viens insulter aujourdpuib...
Vil insect i.... jamais rus-tu plus loindelui ?
L E ME ME C OMM rsSAIR i.
.Te sais comme on punit un insolent enclave :
Tu connoilras bieutbt mon po% "'vj'
K LA M 0 M OA?
A, -^ "I jle b Rae.,
Par er assassin si .oon r oit l -:
Ie suivr sld .4. c desire.

SieiL / rver sapr
ton rt, grace rotecteur ,
Vi Lton ra heur.
CIMri ,, hl p ez vos qte j'em-
d-lepre p nt ai(tss (hrasse.
Jilustr rendre ami, c'~t-lmt[iW'st votre place.
( ses tiois conseills en montrant jin cceur.)
Tant qu'il respirera, vous y serez toujobrs.
O vous don't l'amitie vient consoler mes jours, .r
G(nereuiv defenseurs, don't la noble eloquence
A, malgr. les poignards. plaid& pour l'innocence,
Certps. pour la sauiier, il ne vous manqua rien,
Que de la presenIer a des homes de bien.
Recevez mon adieu... c'est le dernier, sans doute, ~i
C'estceiuide mou cpcur. Ah ...combien il lui cout&e..
DES E z E.
Non, prince esp6rez mieux, nous nous verronsencor;
Nous 1'aieantirouis, ce jugement de mnort.

































,~


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B3


I.
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C~~
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I.g

:Ln ;




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A C P O

Mdme dc tion 'd rdcddat .: fl c neuf i ."

SCENE Pf IE ,

LOUIS, DEUX C M 3 S'A ES.
L 0U
D E tmoins importuns qu.ii "sans cesentf Wrdf
Ne pis-je etre a moi-miene un seul instant livre .
Dans I'etat oh je suis, un reps salytaire,
An corps comme A I'rsprit est pourtant neccssairdi
Ah,! vos functions la trist~ te
Esdt-e copptible aVc lAMU ii !,,f
S. C. O IS S R E.
Non ertes,neoi softons; mins (uanl otreabsen,)g
Nous Imons g trve Ai r ce,
S0 ffr e eleetieu, n e ,
ent de moi cart6.
Lo I
s qu D e sense,
ile affreux neev a p
de: e, an m~ is da x rnel.
j'u L e lmalleuieux, nomme Crriminel ?
Que i6 san, son ordre, et bravariji iustlce,
Quand ma prison me gene, en briser 1difie '
(Quand je puis illustre pa? I'exces du inallieur,
D)e la main des Lourreau: perir avec honnearr,
l ai--e, par un crime, avilir .ma memoire !
Non, non : deLroinpez-vous, si VOls 1'avez pu croire.
Louis, qui, dauns son Dieu met son unique appui,
Demain saura mourir.:.. Et sait vivre aujourd'hui "
DE UfX I ME EC 0 MM1 I S S A IRE.
0 sublime vertu Le cceur le plus savage,
Pent-A sans l'admirer, entendre son language ?
Nous vous hlissoaus, Louis..









; MortebS coit n~tijs~ns,
e!* bsP vomuix reoonnoissan3.
(Ils sorLeIL).



L 0:
Ili-S. -A ilj~61 ivr F-P a afi contx nte,
Spirer E ient s sanz4flioiris et stuis crfinfe.
S 1uis adre, vc dans ce wur d~chi L ,
6 e c n ust e itour
c Ltnt us s'-s voile, Cun~bres
necessaire. au miltiu tles t(.nnbrej
iffiner enfii, guide par Ia vert'i
a .ette r~j convient A mon 6tre abiqtltu I...
.'e.hereep moi-m me est-ce tni r vc un d7Iire,
Qni sur. .Ak"sbtsitrp.Mvs, exczrce son empi
14 61 t.lae t VeX~ui-3 dre Moitl I-TZ
N *s d pomon inaF' V
Ou iE Louis ativ axpet-kre am
Doit orken.10o~. c~lu
Doit presen Fe ,Mli'ora a le 'iilkm e. 7
c jriel e, espoir A'~
hier rn' veritieu fsm IS.
,Ce~tiares, dorn, n.ri'4necenc
ruient dfe-e Ii out ioiF uJ&-ers
Polirroieiit r; 2TeP o lepro
o Francel, oz pat : te-re infortuin~e
Oiteclle va dA.:aPPiIE1,1~3 tat deitihoC'a'?
En proie an 'W irats, brilhiis ide torti les feu.'.
Qzi'zllunient dinns ton sein Jeurs complots factiewx,
]i)'ns fes cronvilsiols d'une horrible aiiarchie,
Al'I je vois expirer sa rorceaaeanhe-
Et vingt tyraw; bi W, 1 1 9T~ii a~r nt'pl~
De ton scmn d.."ii e1mbr6 les Iambewu' m-alheuietetKc.
]J'in IIauisi hb-d empire 6 (estill rfitplol-ahlv
Je me le repr63;cnte en cc tems mr !Imorable,
Ou pulisint. reaout stir In terre et. les niers
11 senibloit ci ss loix asservir I'U(nivers,
t je P'asserv'issois!. Et seumblable ii Ia foudre,
B4


:.'P~






24 LA MORT D .T IS XVI
Un seul de mes regards eit 1 6 dai.s 1I
Ce people revoh6 qui, sur s ram,
Ose aujourd'hui po'r ie!.
Ainsi, de 1'Eternel r uri |bes,
Renversent des h -um 'es ur p issables,
Et son bras tout-puiss fait Ir quelqueufois
Le fr lu'un fil susp sur la tate des ..
Heureul le deitin, a suis en bp
N'et ine que mo. a ter te
Et si. seul matheureux seul en prI revt
Les fers de mes paresnaa'agravoien t mes
O mes enfans, ma soeur ^- 1 ntoL i
Pardoninez-moi I'abime o)0 thurius it t
Des captifs, connie moi, vbus issei'f6'V ;f .'-
Peuit-tre, come moi, sutbirez-vous la morflq | 9:
La mort... Quoi! ces bourrea'ux, dans leur sombre
Frapperoient I'amitie, la vertu, 1'innocence 4
Et pour mettre le comble ii letrs affreux dessemni""
D'u .sang si precieux, ils rougiroient let1 Anains!
C.0 d6 est affreuse... Une morAolle
Smes.asprits... Jtrem ae Mancellfp.
.9geoux afroiblis 0 erob ,l n roi. us ,o
Quime demlfer de ce m d'e (prendre? '
J'entendsdubitiit, o ouo uqlu t-oin p
E S C y4
TE. f'. J.. STICE x.
D COMMIS l IR" r MM U NE.
LE .B f If.L T It*'
Vous n'avez plus, Louis, de sursis rtendre;
Par le Senat francais, Je jugement pbrt6,
Dans une heure an plus tard, doit 6tie ex6cuttB.
dL v I S.
Je vois, sans me troub 1le tr.pasqu'on m'npprite
Mais a\ait qu'aux hourreaux ie presence na ltte
Qu'on me permette au moins de dire dans ce lieu
A ma triste famille un 6ternel adieu
L E M I N I S T R E.
Elle va s',ipprocher, et ie P'ai pr6venue.







I r A G ~'D I E. 5
i ai a palrl.
u CaIcur, rrl-aitt cette entravue.
Hatt i ~
e reftmera.- an? ce i'at-I mrn6ente
D'um Aziistre ux le secou~rs consoiant ?
tj~e LbE 126 S T X E
Da-- ver uti .C le faire co e
d'une
S tabelole dscrit Ic nrorn ct Ia d:-
'. t ... ous 1-llez vloir Parcitre.
re e, ~eL reitle blrli'Lu an o,niiisr e). -
fe retire.. p~~ m~ue qiuelquewr monwirjs a
rands pa' s,. s dalns son cabiLLcL.
W C SCR-NE I V.

.: 4IEOL MI0 SSALRES DE LA COMMUIDS .
A R~ C 0 If DI I S S A I R.E
k u !!F de e voi* tout r~m1IS 4
Xmtassoas-fOuS.a &. le tyran va ptinr.
Hier, de ses seM g oquence rportune,
Avoiti 8s6duit ur ugB Sn f ortule.
Aton, a4- rt tCle ef rits
te6t fait u lend pruer 0 Prsis,
Sduat, Lan ur" 1knlli.16
~C'140issoit & 1 tctimc.
D E ET 14 MASA li E
hTe J'ai craint uifr en, ais grace an. viel, enffn
..Notre pouvoir P'e e t n'atur p)iLi de rei ri;
Si Chunibon3 asi and, osent rester en 1ince,
-;.!,e Jeurs tktes ils Vleront loir indiscrette audace,
Et leur mort apprendra qiw nouJ st ams ull.
Seuls de I'aulorit&, dev'owri, k t~weil is.
%0.au vient; c'est du yVran la fai ie iPlir&c.
P R E MI E'R C 0 51 31 1 S S.~( AIE.
Iienttt 1:1 i6publicjie en sera ddlivr6I.
(Its sorliu.)


A







26 LA iMORT DE LOUIS X VI,

SCENE V.
LOUIS, MARIE-ANTOINETTE,
ELISABETH, LES ENFANS DU ROI.
A N T 0 I N E r T E.
Oh p1:eut-il etre, 6 cel!...
L o u I s sorant du cabinet.
Qi'ei tends-je ?...
ANTOINETT E, I'enitbrasiant.
Ah, cher 6poux !
E L I S A B E T H.
Vos enfans, votre soeur, embrassent vos genou:.
( Is se jettent lo a ses plieds. )
L U I S les relive.
Quevois-le?est-il possible, 6 inl)iment .lein de charmnPs!
Vo; nii'etestous rendus.Quno i nis \ei rse.z des 1'rmes!
Ces nom s portent le tr.,i'le en vos c, irs ipejeids!..
Vous detournez Irs e\ o '...On. vouIs Mr)ite.s rendils.
On peut bien i'arriii hr nim vie inlortin,'e
Ma vie a tant de miiu,: I.r temnen't cGndalinefl ;
Mais lorsque e jcui i de vos eniljrassem:ni',,
iMe ra\i la dloutter i de ces deniers nroniens,
Troubhl r le calin,- lher 2'IN de 1man line pli-sible,
A h! e etfort a l'lrii, Im'e est sans !'oute impossible.
11 seroit trop anfrer,- de pe.lidre, sans r: tuir,
Ces objets adorte d'uii vertuen:: amour;
Mlnais nous nous r,.i,:inidons, 'en ai la A N T 0 I N E T r E.
O L souis, cette idee est ma s'.ull espIl'ra1nc
Au milieu des horeurs de non fIllwuite sort,
Et le jour et la nuit, ie desire la mort;
Je la veux, je la cherchI- i grand cris, je 'apelle.
Ah! c'est en vain s' fiiulx ne salt qni're- ( ruelle.
Si sa main bih'nrai.nte ekt exaurc mes vaeux,
Le soleil en ce jour n'ei' pas lhi pour mes yeux.
Condamnee au tourment, a 1'opprobre survivre...
Mon &poux me pr6cede, ii n'efit fait que me suivre...
Je sais qu'on me destine un tr6pas infamant,
A de vils tribunaux, livr6e indignement,
1 n'est point, je le sais de supplice et d'outrage,







TR AG EDIE. 27
Que n'atent 1p epares In ve -e e' ( I. I.i rage:
J.'. nstani ni :.u me en appi che.e-tbi ,i t .in q ie Jans mui,
Sn iit, -1 'eni bl e cx i'e lid t oi ,
e ( :n O.ant espiir affernlet nn roiistance;
\.Ion auie, In e 'v Iv raint, fio iul d','ripatience...
Qw(,) i i' hi \-iiI i iier. verze p,,' a ''ieutir,
Lee le phi .ia(cri, !e p!!.,s cicr ; niion ir A nle.s \elx P'. in.-., cdes t c ii;,m'; i'ottlcn es,
A uirdr6it u1'te [ous l-, iiien trait h -' Il ';!estin6es,
El :e PIoi'r'i :I; eiicor' louirire Li i!':i I :, vrxux,
Qn'i <'. c r< -< lo-s ro oindire el id,, p,!ri-i niniili eu .
Nton, 11i'. h : du d,'tin si jialm. Il cidmence,
ReBiei-lftit en ii.es mains les sOni de ia vengeance;
Si ;:e pi. i is. dii nieurtre i-Ip i.. lt It'-. horreurs,
A nnu toir .o .. rlpFl q er l- .I i t o! i pirateurs,
A iiinoielt -j e c rix. iriir !(-it t e(- la vie.
io. i DfI-. si Dieln 1 n: M plae ani i n:; 1iia t.'st ie 1t,
On hri!l.-iiiflou"-lIenm \L'- ain ,i,t. aveux,
Pet' ez oilre p re, et vel' -lz/. .- i bil i>lice;
.A1 bri' t dtl In i;n'itent. qle i'Unii irs If einM sse;
Qie Ils apiipl.-6 tremin lan, a;lpret nnt a in.lis
A respect Iles ilris qjue el iLrl letnr a fiti.
L 0. T r s.
A l'nintlitp ; ahl! lien loin d'all:ner dl.ns son ame,
] 'lliit av\li t Ie l'liin i r la crim ineltj t ill m iiie ,
ApI lIinqicz-vousais cese A lIui h-i-n ensigtliler,
(i..' le cr.nd art des rois e-t. 'art dIe rdcl ni'.
(,)iie dt' .on pj-uplle til ;oLur 1 se inonlre le 1c ee:
Cctte s&'iue Veiu ,ifnce eat dig ne (.e re plaire.
A N T 0 T N i. T 'r .
Quel ton: Lhint lirc n Le 6 Louis, cher 6poux!
Ah' (on I ie'n Aiitoinette 'it moins 2r.-an- 'i ilie vous!
A ,roi e-. inste ciel, par d -s exces coupables,
Attire sur I fn, les maux dent Ii I'accabJes? ?
Su" mci .;ei.l, grand diei, ,-. ise i tilt ton courroux
Pr ,il.- 1'innocence, et save mon cpoux!
L 0 U I S.
Ch.'r Ptoiie, 6cartez cette cruelle image...
Nos maux et ion trbpas ne so n! pit i tivotre ouvrage:
Le eiel a tout conduct, son invisible main
A scul arm le bras qui va percer mon sein.
Aux loix du Tout-Puissant ne soons point r6belles;






28 LA MORT DE LOUIS XVI,
Pr6sentons a ses coups des victims fidelles.
La vertu sait du sort temp6rer la ligieur,
Et du sein des revers, f'iit naltre le bonheur.
(l les etlibrasse tour-a-tLour.)
SCE N E V I et dernire.
LEs PRECIDFr.N, LE CONFESSEUR DU ROI,
SANTERR K detachement tie la garden national.
( II se tiennent dans renrbncenent.)
A N T OI N E T T E.
Ciel! que vois-je'...
L E C O N F E S SE U R.
0 Louis !...
L 0 U S.
Approchez-vous, mon pere,
Mlc. ciciur vou s attendoit, c'est en vousque j'espere,
(A Saniirre.)
Je vous suis A I'nstant ..6ma femme! o ma sceur!
0 mes tendres ellhans!... venez loussur moncoeur:
Recevez les adieux de l'ami le plus tendre!...
(' ,, n' i,tie. )
Venez... I le hancele ,etne peut plus m'entencrre.
Faut-il cue ce soit nioi dans ce moment terrible,
Qui chercie i console votre creir trop sensible ?
De grace, epargnez-vous des transports superflus.....
A N T O I N E T T E.
0 ciji, c'en est done fait!.... Je no le vcrrai plus...
( A la garde avec violence. )
C'est vous don't la fureur, :lAhement effr6nee;
Dirike sur son sein votre main forcenee!....
Quoi! vous ne craignez pas que la foudre du ciel
3Nt reenverse avec vous votre complot cruel,
I; que d'un Dieu vengeur, P'clatante justice,
N'apprenne et vos forfaits et votre prompt supplice:
Mais vous bravez le ciel, et le ciel irrit6
Laisse un pouvoir sans frein a la perversite.
Ne pensez pas pourtant que sa foudre enr1 r;,iie,
Toujours de vos projects respect L'infamie.
Non, non. Un jour viendra que son bras tout-pIIssai:'
]risera de vos lois, 1'edifce sanglant :







T R A G E D I E. '
Vous-mbmes, et mon ame en nage dars la joie;
D'un vainqueur furieux vous des iendrez la proie.
Tralais, extermines, poursuivis en tons lieux,
Priv6s avec horreur et des eaux et des eux ;
Dieu merve, en traits de sang, sur votre Front perfide,
Imprimera ces mots : F'nfl-e un parricide.
L E D A U P H I N.
Loin d'irriter des occurs qu'il faudroit att'ndrir ,
Oh! maman laissez-nous le soin de les tflchir!
( A sa soeur. )
Suivez-moi.... Votre frbre est sur de sa conquEte.
( Le Dauphin et la jeune princusse se jettent aux
Spieds des gardes. )
Ah! d'un pere innocent ne tranchez pas la tete!
Coupez plut6t la niinne.....
LA P I N C E S SE.
Et puis lia mienne...
L E D A U P HI N.
H6las!
Daignez A I'assembl6e accompagner mes pas...
( Santerre 6 quelques Soldas. )
Enmenez ces enfans.....
L E DAUPH I N.
A vos piedi que j'embrasse ,
Ne me refusez pas cette derniiee grace...
S A N T E R E.
Soldats. qu'on les emporte.....
( On les emporte. )
A N T OI N T TT E.
A I! :ruels, arrktez!...
LOU IS.
Mon fils....
L A PR INCE S S .
On nous s6pare....
L DAU P HIN, i ses pareftS.
Et quoi, vous nous quittez !
( On I'entraine de force.)
., ANTE R ER R a Louis.
Marchoui il en est tems.....
a .1 quelques soldats, montrant Antoinette et
loisabetlh.)
Soldata, veillez a:r elles.







3o iLA i O r T DE LOUIS XVI etc.
A N T o I N F T T E se iprd.ipilant stir la garden,
Non, ie puii; nfit'rter vos cohorts crnelles.
i'ntIends-mioi, cther epoux...
L I S A B E T II.
Lois... Mon frere...
L u I s sortant .precipila)nmmenr.
Adieu...
ANTO N ETT E.
Ilnous fit .Sepentt-il? .On I'entaine..Ah' grandDieu!
Suivous ;-, p:s... CoiTrons...
( Lniv ,lil ''po;t, Atiuoineule tombe dans le sein
d'Eli.labih. )
Je me nielrs...
E L I S A B T 'T H.
Antoinette....
( Elles s'-crononis.ent I'ine et I'aulre. )
S A N 'T I R B E.
rProrton;s le I''tlt (ii la doulour les jette.
( ,i qillqui'is .Siuoldl s. .)
Qn'on les translorte ailleurs...
( a s'a suite. )
Et nous sans nal retard
Dans le sein du despite, enfoncons le poignard.

( s.. sortent d'un cdid tandi"s E'on cnlmmtne
An'oinette et Elisabeth de 1',uairel. Le rideau
tombe. )


F I N.







r --- ---- -

TESTAMENT DE LOUIS XVI *.


Au wOM DE LA TrnE-SAINTE TRINITE, DU PkRE,
un FILS ET DU SAINT-ESPRIT.
Aujourd'hnilvin_ t-cinqrlibme jourcl edicenhbre nil
sept cent quatre-v'lt-douz,', m-ni LOUIS XV IM'E
di nom, ROT DE FRANCE, ;tant L(1l elis i; dne (1c ia-
Ire mois ent'eirmn avec mnn famille- .1s 1m 1 tour ldu
Temple, i Paris. par ce.;, quL i en lienit ii '-s -uije.s,
et prive de toute commnimilatiorn q ii, r I(n 1.1 ri-nime
dapuis le onze dlu courant \av(er m fi;l'll- ; ie plu;s,
impliqu6 dans tin I~oi-s dort i it e in ipo;ible do
prevoir 'issue, A c( ise des asn. ,ons des:l; liomnes, et
dont on ne tiouve niticun p'ele,'ie ni m(veins dans
aurunes loixexistantes; nia ant q[ie Dieu p( ur t6moirt
de mes pens6e et aupuel ic puisse na:.resser; je
declare ici en sa presence mes dern'irires volont6s et
mes sentinmens.
Je laisse mon ame A Dien mon cri aeur, je le price
de la recevoir dans sa uisericorde dle ne pas lajuger
d'a pris ses mirites ; niis par ceux de note Seigneur
.TeJsis-Christ, qui s'est offer en sacrifice a Di-u son
p;re, pournous autres hommnie,; (elquies indignes
que nous en fussions, moi le In emier.
Je meuris dans l'unicn de notre sin te-m.'re 'Eglise
calholique apostoliqu- et rotraiina .. :pi tient ses
ponvoirs, par une succession non in!tcrrrmpue de

Imprime sur la copies du citoyen Baudrais 'fctt'' r muni-
cipAl, de service au Temple le 21 janvier 1793 qui l'avoit
transcrite du Testament 6crit de la main de Louis XVI, arint
d'apposer les scellds sur les -pic is trouv6s dans son cabinet;
Tp.-.,:rs quii ojt tt remis ~la Commu une de .l.r;i.







42 T E S T A M E N T
saint Pie;"rr., auiquel Jsius-Christ Jes avoit ccnie.6I
Je croi Fer rmnr-eient et je confesse tout re qui e.t
rnntenu dnns ]c svmlnole et les commandeinens de
Dien et de I'Eglise, les sacrenens et les mystbrc,.
tels lque 'Eglise catholique. les enseigne et les a
tonuours enseioii&s.

e n'ai ii, n is prI deen dl me rendre judge dans les dimf6-
rent -; nalltrit i's l'el li 'ier les dlognies quii d chiren t
I'b'Fli;e d' .JIesus-ChIi.tI : ma is je m'ein suis rapporte
et irapporterai tiujn ors, ?i Dien m'accorrle vie, aux
d(e i'ivlls c1 ie Ips sirpPr; eurs pt Isinstiques, uuis
sainte Ei'li;e catiu.liquIe, loni.net et donneront, con-
formm'ent A la distiliie de 'Eglise suivie depuis
J6sus-CluV it.. Je plains de tout mirn crcur nos frbres
(ui peuvenrt l re clans l'eirr'ur niis je ne pretends
pas s les jtr, (t je ne les aime p's moins tons ci
Jesus-Clrist Fuivant ce que la clharite chretienne
nous t.nseignc. .T prie Dieu de me pardonner de tous
ines pech6s, i'ai clhech6 A les connoitre scrupuleu-
sement, A les detester et a m'liumilier en sa pr6sen-
CP : ne pouvant me servir tlu ministeie d'(n pretlre
carlholique, i prie Dieu de recevoir la roonlession que
ie Ini en ai fai:e et sur-tout le rtepntir piofrzld (rue
j'ai d'avoir mis mnn nom ( ,coique cela CutA c(oiitre mi.
volnintc ), a des acles qui peuvent (t:e contrlairces A
la discipline de 1'Eglise catholique, al[iquelle je suri
toujours resle siincremenit tii de rcur..Te price Dieu
de recevoir la ferme resolution oh je suis, s';l m'rac-
corde vie, de me servir, aussi-lt, que je le poirrai ,
du ministbre d'un pretre catholique, pour m'accuser
de tous mes p6ch6s et recevoir le sacrement de
penitence.

Je prie tous ceux que je pouirrois avoir offenses par
inadverlance ( car je ne me rappelle pas d'avoir fait
.sC'cinlUtle:t







1 LOUIS XV 1. 33
Stiemment aucune offense A persoune ), ou ceux A
qui j'aurois pu avoir donnu de mauvais examples ou
des scandals, de me pardounerle rmal qu'ils croient
que je peux leur avoir fait.

' Je prie tous ceux qui ont de In charity d'unir leurs
prieres aux miennes pour en obtenir de Dieu le
pardon de mes p6ches.
a-
Je pardonne de tout mon creur A ceux qui se sont
fait tnes ennemis sans que ie leur eni aie donn6 aucun
sujet, et je prie Diet de leir pardonner de nmme
qu'Aceux qui, par un fauxi zf'le ou par un zele nmal-
entendu, m'ont fait beaucoup de inal.

Je recommande A Dieu ma [emme, mes enfans,
ma seur, mes tantes, mes frbres, et tous ceux qui
Ine sont attaches par les liens idu sang, ou par quel-
qu'autre maniwreque ce puisse tre; je prie Dieu par-
ticulibrement de jeterdes yeuxde mis6ricorde sur ma
femme mes enfans et ma soeur, qui souffrent.
depuis long-tems avec moi, de les soutenir par sa
grace, s'ils viennent r me perdre, et taut qu'ils res-
teront dans ce monde perishable.

Je rerommande rues enfans A ma femme; je n'ai
jamais doutr die sa tendresse rraterelle pour eux
je lui recommande sur-tout d'en fire de bons chre-
tiens et dl'W:-.nni'tes gens. -hle ne leur faire regarder
les grandeur:i de ce monde-ci ( s'ils -ont condamn6s
A le's eprouver), que comme des biens dangereux et
perisc-.'a s et de turner leurs regards vers a seule
gloire s,,lde et durable de 1'6ternit6. Je prie ma soeur
d' e vouloir bien continue sa trrdrieser As mes enfans,
et de leur tenir lieu de mbre, s'ils avoient le mal-
heur de perdre celle qu'ls ont.







34 T E ST AME N T
Je prie ma fenimme de me pardonner tous les manS
qu'elle souffle pour mnoi, et les chagrins qu je pour-
rois lui avoir dolines dans le course de notre union,
comnie ellepeut t-tre s6re que je ne garden rien contra
elle, si elle croyoit avoir quelque chose a se reprocher.

Jerecommande bien vivement i mes enfans ,apres
ce qu'ils doivent i Die qui doit marcher avaut tout,
de rester toujours units entire eux, soumis el ob6issans
A leur mrre, et 3evonlnc.isans de tous les soins at lea
peines qu'elle se done pour cuX et en m6nmoire de
moi', je les prie de regalder ma scetr come une
second mere. Je rec omnlande at mon fils, s'il avoit
le ma!heur de doerenil'r l de songer qu'il se doit en-
tierement au bonhcur t.'e sn peuirle, qu'il doit oublier
toute haine et tout resentment, et noinmement
tout ce qui a rappilt aun maliheurs et aux chagrins.
que j'eprouve -: I'i! nie peut faire le bonheur de ses
su}ets qu'en reinaiit suivant [es loix ; mis en nemin
tennis qu'un Roi ne peut les fire respecter ,et f-tire ie
bien qui et d.ln, s(in c('crlI, qu'autant qcu'l a 'auto-
ritO necessaire et qiu'autrement Btant lie dans ses
operations, et ii'iuspirant point de respect il est plus
uuiIible qu'elle.

Je recommande a mon fils d'aveir soin de forite
les personnel qui r'etoient attachees, autant que Ie-
circonstances oi- il se trontera lui en donneront le.
facult6s, de soger que ('est une dette sacr6e que
j'ai contractee avec les enflansi ou les parents de ceu :
qui ont p6ri pour moi, et enguite malbeureux pour
moi: je sais qu'il y a plusieurs personnel, de cells
comme elles le dcvoient, et qui m'ont meme montre
de Pingratitude mais je le leur pardorne. (Sou\. cnt








D E L 0 I S V I. .
dans les moments de trouble et d'efTervescence, on
n'est pas le maitre de soi. ) Et je prie mon fils, s'il
en trouve I'occasion, de ne songer qu'A leurs mal-
heurs.
Je voudrois ponlvoir temoigner ici ma reconnois-
sance a ceux qui in'ont niuitre tni veritable attache-
ment etd6'int6resse6 d'un ci't i i' jtois sensiblement
tonch6 de I'ingratitude et de la deloyaut6 de gens A
qi je n'avois jamais t6nmoigtn que des bont6s, A eux,
ou A leurs parents on amis; de I'anLtre, j'ai eu de la
consolation a voir l'attachement et l'intert gratuit
que beancoup de personnel mn'ont montr6s; je les
prie d'en recevoir tous res remeircrimens dans la si-
tuation on sont entire Ics chases.

Je craindrois de les compioniettre si je parlois
explicitement ; mais je recomnniande sp'cialemrent A
non fils de chercher les occasions de pouvoir les re-
connoitre.

Je croirois calomnier cependant les sentimens de
]a nation, si je ne i;ecomnmandois o(uvertement a mon
fils, Messieurs de CnII.RILLY et H1UE queleur ,6ri-
tacle attachment navit port6e s'enferimer avec moi
dans ce triste sejour, et qui ont pense en etre les
malheureuses victims. Je l]i recommande aussi
Cl,'ry des soins duauel j'ai eu tout lieu de me louer
depuis qu'il est avec moi.

Je pardonne encore trBs-volontiers a ceux qui me
gardoiqnt A vue, les mauvais traitemens etles genes
don't ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouve
quelques ames sensibles et compatissantes : que cel-
les-la jouissent dans ls curs ui-; de la iI anquillit6
que doit leur donner leur facon de penser.







36 TESTAMENT DE LOUIS XVI.
Je prie Messieurs MIALESHEBBES, TRONCHET et
DESEZE de recevoir ici tous mes remercirnens et
I'expression de ma sensibility, pour tous les soins
et les peines qu'ils se sont donnes pour moi.

Je finis en d6clarant devant DIET, et pr4t A
paroitre devant lui, que je ne me reproche aucun
dles crimes qui sont avances contre moi.

Fait double a la tour du Temple, le 25 decembre
?792.
Signed L 0 U IS.

Et plus bas: B A D R A I s, fficier municipal, et
envoJy d la Commune de Paris.




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