Title: Ouvrez donc les yeux!
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Title: Ouvrez donc les yeux!
Alternate Title: FRP: 0033
Physical Description: Book
Language: French
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France -- Paris
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Bibliographic ID: UF00000719
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

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OUVREZ DONC LES YEUX!


O U v REZ done les yeu Francais, mes
Y thcrs concttoyetns vous is tous malheareux,
quand vous pourrier tons jouir de la fLlicit5 la
plus partiire; vois d'chirez enlambeaux le plus
beau, le plus riche royaume de la terre, & ce
royaume etl 3 vous! vous en ares les poffeff urs!
:- Tote I Europe vousporteenvic, au poinrqu'elle
-. oudroit toujours voas faire la guerre, fi elle
ofoit, pour diininuer vorre pulfrnce : vous la
d;trniftez bien mieux vous-mnmes, li vous con-
: tinuez, que ne fauroienr fire vos plus cruels
annemis. Ah !Francais! que vous favez bien les
fervir
S Vous avez tr de tous les temps la Nation la
plis.polie, la plus gnd&reufe, la plus aimable
de routes les Nations civilildesi vous ites au-
Sjourdhui la plus farouche. Vous d&ez tous
freres, vous ne failie. qu'un people d'amis, mal-
gr. i la ligne de demarcation qui etoir entire les
:;* troisordres; mais vous vous donniez li main
par-deffus certeligne; vous l franchilliez mime
pour miller otre fang & conrracleruneider-
neilcamitit: aujourdhui sous voulez vous bai-
gr les unsl s autrts dins ce mime fang, &
A







cel : n:ice que I cnfrer a %onri dJs monfircs ar-
n.;' di I-oig .ids, qu'ls vous pr-iu ir lit, .u licu
de les touinir centre eux lIs ites a-.eiEis
al poinr d' Its prendre avcc trrdifpot por'r les
plongcr d ins i oire fein. Li difcordJ plane fOr
vos ttres, fccout [( n flarr.tc ti woit qiuc \ous
srcovc zres tFeux,quc .otis aliii r- tc: vous-rc ies
3au I'cu de Ies i' indre : ille s'ja pli;ud;t. Julqu .
quaid, trop ainiableN tion, t.rdJriuz-vousA dd-
chirecr le bandeau qui vouIs av'cuile !
Icoutei uin ami, un '. r*i ciro'in, qui '.ou-
dr .t noir mille iei pcLitr voUs Iescourts lacri-
fici, in ami qpi voir de fic.-fri'id, qui ni (Cpollu
auicurp qutrillc qui ic prcrnd pnrnt de parri
crntrc uIo aucric pitt; p.atcc qu'ils Ibnt tons
1is freres, quii voit tre--bien ceti\ qui r..t tor r
& crux qui ort droit dc fe plhindre. Penf.z-
Yous,en effrc, que, i.d.a lks trr;i Ordrces, i n'y
air pr's dJe eris bien 'errtuc u, & qui g;iiii1Tnt
dc.- rioub!ksqui .nous agitent dl puis l long-remps'
II y en a, n'cn doutc z p., ; mjis dans lestrois aulli
ii a des milhans indi!nes du iour: j'en pour-
roii citer dans toiii, don't pcrfonne ne prendroir
I JCf...l, tant ils Ibnt en horreur, mEme cb;z
leu;. confreres; tour le monde les Lonnoi ;
altint Ics abando ,inL Icluri piopres rLmord.,
doiu tiAt 6 tad ihl fcror.t d'vori's. Qitan le









Ciel, qui rur uous tient fa main appefanrie, dai-
gnera nous renrder d'un mail plus favorable, il
permeirra que Ie crime dins tome fa noirceur
paroiire aux yeux de tous, pour fubir le jufle
chatiment qu'ils auront mdritd. Oui, Franiaisi
voila ma prediitron, voila Ie veu que je former
pour vous.
Je ne puin, cependant, rfillcr a cette puif-
fance cache, qui mairrife toures les volonrm'
qui vcut que ie vous failed connoir'e I'execrable
abbi Fauchet, plus mdchant qe 1enfer, don't il
efl fori. Ce dtmon infernal, ir& re facrilege,
ole, par fei impuremts, foller li chair de
vrit- ; il ole fi fervir de ce livile l'cr, oh
font ecrits toui les priceptcs d& n.-.tre divine
Sauveur, qui a voulu mourir pour nous fauser
tous; ce livre faint, ce livre qu'un Di:u de
ptix a feul pu diler. Fh bign c'ef de ce livre
tour divine, qu'il ofe interpreter des maxtime
auffi fuflfes que lui, pur fimer par-rout le
feu de la division. II excite tout tbn audiroire A
fe baigner dans le fang de fes freres ; & ha
jnfice ne flir pas de ce monffre, la plture des
vautours diorans! Ne nous occunons plus de
cet rre hi mprilable : reverons A nnrrt f iicr.
Nous -avans tl plus belle r':ol0e en grains
qu'on air tl diepuis loug t lis: le paia
Az








manque prefque par tout ; les bled5 font fus
pcirbe de la plus excellence qualir6 ; le peu
qu'on nous donne ne vaut rien: cell done la
faute de l'adminiflration.
Le royaume, i lui euld a plus d'argent que
]a moitid de I'Europe; il ne circle pas un ecu:
cell donc le dl'hau de convince; par coani-
quent la fate de I'admirniltlation.
On a rouLours percu les imp6rs. Je connois-
rni.ne des pays ou tout 89 ell payd lix moist
d'avance, cc qui ne sell jamais vu. II n'y a
pa3s un ecu. dit1, au tiufor royal; on at paye
Pulle iprt t, ou refque point; depuis an an a
tc.u lIs pas emens fonrt rtrard-s on lfupcadus.
Qu'a-r-on flit de largenr Je n'en fais riea;
c'll do:c encore la faute de I'adminiitrarion.
V:oas voulez dites vous lecouer le joug
du delpotilhle tvoas r,.ez rudement fecouE ce-
Jui que \ous porrie:; mais vous eres plus ef-
dcivs qu'on ne I'ef chez I'Empereur de MaroG.
,On ne pcur dire nn rnot fans courir les zifques
d'Ctre pcndu ou da\iIr li tr6e tranchEe fans
ninl!leforme de procLs; on ne peur enter ni for-
tlr de la \ille ( iecris i P4 is) ni aller d'an
illla.t: ~ un autre fans penmllfion a laquell
encore .-r-on fort peu d'gar;ds, rant les ordres
lfnr rtic ji-'s: on ne peut voyager avec fon






folil ou fis piltoicts pour f' sirete per'onnelle,
fans en aiolr la periniffion (quon a de la
pine A obaenir). Quand nous itions focus le tef-
potifme, on auroit eu des canons, que pew-
funn e ae Icst rrouvi mauvais: Bientrr iI fau-
dra une peruiflion pqur ft anoucher dans 1. rue,
oU pour ) crarher; enfin cons Ibmmes daus laI
pgla cruelle de routes les anarchies ; i n'ell dans,
Ia monde rien de pire;
Vous avez appris an foldat qu'll pouroirs in-
le fan ferwentc: fur-le-champ vous li nen fares
pr~er un ancre.,Soh premier fur fair. dc l mna-
niere la plus folemnntlle, l plus maretucuref au
plus grand Roi de la terre; aro1111rd'hnii, c'til A
la mr nicipalit,,peur-,rre,d'un village. 1.a chire
eft un pea grande Perfer-vous qu'il I' ri p lis
fidLe ? Vous voulcz border fou ob:e;nfnre !
i di-il bien str qn'il n'interprctera pj i fa
m* uiire les occafiors ou il divra vrou~ obcir,
ou fe conduire lelon fbh caprice? Voua avezr
craindre que vous payerez une arme:-, & que
vous n'knaurez pas. Vo'l le fruir de la fi'iie-
tion.-Quiconque fiduir eft roujours mal I' i ;
& le ftduftcur, & le JI'uir ont d infamis
peafoenages; convenez-cn.
SDircz-vnus qu'il falloit prs'ernir qn',i ne
rirlt rtpde contre le ichoyen ? Oai', fins dcirec






vous auriez en grande raifon, t cc pfojet avo f
pu etre fbrnme: mais eroyv-vous, de bonne-foi ,
parlant frieufemenr, que pareile extravagance
air jamais pu fortir de ia trad d'un Francaist
1l s'en fata de beaucoup que je fois dans le
fecret du cabinet : mais ce cabinet, le gon-
vernement, tout le royaume me fe diroient,
effaveroient de m'en donner lei preuvke es'ptus
convairc-nres que jc leur rirors Au net, &
n'en croarois pas un mot. Comment! vouloir fe
baigner dans le fang des Parifiens! rfdltre leui
ville en cendres Oh ferolt doric I'avahtage
qu'on en rctireroit? Car, il nIe faut pas perfer
qu'on faffe Ie mal pour le feul plaifir de le fare.
Cc n'lel pas ordinaire. Je fais fort bien qu'i fe
trout e des monllres de cette nature: mais, hcu-
rtufement, ce n'ell pas le grand nombre, fir-
tour en politique: & je mers en fair, que, d2ns
lout le ruyaume. ii n'ell peut-erre pas tn in-
dividu, qui re perdar a ce que Paris frt brOI,
& ifes habicans 6gorgns excrpre lc brigands ,
qui, brtlant d'un c6tre,pilleroient de I'autrr.
Cotic ccux-li, je penfe qu'on pouvoir avoir
des projects; vous en avez vous-memer: vous in-
vitez mtme ILs rroupes A vous aider pout let
etpullcr du rovaume: main ces rroupes, au-
i,.urd hui difciplinterdams un genre jturfqu'a.pre-







fent toralement inconn i, fe prlerront elTe;
.a faire une chefe pour laIuelle ,*ous avez rant
crid que c'cdoir le fang du citoqye qu il filleic
bien fe garder de verfer, &" laqucll: chore Sroic
1 unique qui leur avoir is6 comnandl'e? Car
vous ne dilconvicndrez pis que le premier lour,
ce certain dimanche Tv jiilet, ii ny avoic
.abfolument que la canaille qui ir reun:c. II n'y
avoit pas, dan's route cecre redoucible cwhorre,
un feul citoyen honndre, & touts le3 porres &
frenEres des maifons troicut fcrmncq. Je I'ai V11 i
de plus, j'ai vu que rnus ces brigands, dans ce
moment, etoient ab!blolume dpourvus de toute
arme quelconque : mis nous ibonmes dins Ln
fincle oi tour ft eextraordinairc. L'[ie&emrrt
qui nous occupe ell neuf. Je crnis meme qu i
reflera unique, qu'ii ne fcia jam,'; pris ]icir
. odcle. Nous I'rions jadis da I'Eirope untijir;
mais les temps font bien rhanCs!
SPour rendre plus palpable ce que le viersd'a-
vancer, elayons quelques reflexions. Vo\ons
s'il ell polfible qu'on air coneill au Roi, de
r 'duire Paris en cendres.
Moieur le prince de Cond qui ptilc
comme un hWros, come un gr.nd priiicc .kir
penfer qu'on a profcrit pour ;i; con'ici p" --
te:idus, n'a-t-il pis .: p:lais di..- P .. i.




8I
dit-on ,lui cote huir ou dixmillions? II ell tout
meubli, toute fa maifon y droir; il n'cn crolt
rien forti il me paroicroit bien dtrange qu'il
cur voulu facrifier tant de richeffes rour punir
les Pariliens; ou qu'il n'et pas du moins dva-
cud fun palais; car il faur croire qn'il n'auroic
pas dti mdnagd au milieu de tantde lammcs.
Qu,'on r(ponde a ce raifonrcment.
Monfieur le prince de Conri, qui n'a jamlis "
ditrngr au fang donr il fort, monfieur le mard-
chal de Broglie, rtoient dans le menie cas,
chacun relativement a leur fortune, ainfi que
rolIs ciix qu'on cite pour a', ir confpird; ilt
avoient tous leurs femmcs, lkurs cnfans, leurs
amis, leurs titres; la majeure partie y avpi.ent
leitr fortune-, rout lroir dans Paris; rien nen
6roir fori, rien n'cn devoir forth: je ls crois
tris-dilinrtreffEs nais je ne crois pas qu'ik
iLuillent brukr leurs maifons pour inceadier
ciitrs voilfns : quand on voudra me perfuader,
il fiudra medonner des raifons plus raifembla-
blc, moins grollibres & moins ridicules: je fais
qu'on I'a dir; ie fais qu'un Peuple crcdilk I'acru.
Ne n'a-r-on pas dit atffi, du ton le plus per-
fuid,' & lI plis affirmatif, qu'on avoit vu mettre
,n baril d( pnudre dans les carr.eres, pour faire
LLtILr o u Paris? A quoi j'ai tpondu qu'il en






falloit bien moins, puifqu'avec quatre lives
on feroir faster tout le royaume: on a cru tl
chofe, & 'nn m'a pris pour hommee du monde
qui calculoir le mi-ux la force de la poudre. Je
demand li de pareils raifonnemens ne fonr pas
pitoyablcs? Toures es bEtifes ont &e cependant
imprimbes & lues avec la plus grande aviditY;
croyaor tres-pofuivement qu'il n'y avoit pas us
feut mot qui ne flt dans la plus exade '.rir6.
N'a-t-on pas dit aufTi ( cc qu'il flloir croire,
fous peine d'erre coupable du crime de lic-
nation ) que, le lendemain de la prife de la
Ballille quinze mille -hommes dtoieni venus
pour la reprendre, & qu'on a\oit \u lout an
regiment de hulfards efcadronner dans un fou-
terrain, qui vade la Baflille 3 V'ijcennes,qui
eft large come le plus grand gout de Paris ?
Cependant il n'v avoir pas un foldar;maiscent
mille hommes fusint mis fous les arms pour
aller s'oppofer a ccrte trahifon.
On difoit auli, trrs-affirmariemenr, qu'on
avoir cache, a 'abbaye Montmarrre, quinze
mile fufils, quinze mille habits de payfans,
pour armer & vetir le meme nombre de loldats,
qui, par ce moyen, auroient t'r ddguflts, & au-
roient ravage Paris. Des gens ccnfis a'oiunt
beau dLmontrrr I'abfurditr du railbnncmnit,






tfirant qu'i ne romboir pas fous te fens qtff'
fit entree une fi grartde quanrirt d'armnes &
d'habits dans une ville qron voulok premdre;
qu'an contraire ; i ~r it dafiae, qtl la raiforn
Idme I'eigeoir, d'en fire fdrtir toit ce 4ui
poutroitcontriurr I fa dafenfe: t 'impnre,on
t'a cru ; on a irmpr inm rien ti &oi fi vrai : on
fair eafin la.vilite. on ne rroure i non fuft',
un pifloler, tn halllon: m:ir la rhagi' des
aritllcrarte avoir rendu rour invifible; car. trt
eriflit. Les fiecles fuaurs croironi-ilr tafrtde
reves-creux ?
Monfieur le prince de IZmbefc, ne pent, ii
things, erre juffiid; car iteft blen diEfn6ntt
qu'il etl onrd dans le jardin des Tuileties, &
cheval ,fabre la main volant roti ruerrA !ni
feel, h6mn*s, femmes, enFans, rout, fans halle
di4tin~ion. Je n'.ii Ismai parl' a M. le prince
de Lamfbelt sinfi -e nte )lis 4Te foopconrm de
vouloir le dFekndre qiuand ii a rort; mais je re
crois pas-d'honim alTfe fou pour avoir un rel
project je fais qu'il roir fur la place de LouisXV,
ou aux Champs-Elysdes: qu il a tri infultipar 1i
populace; ]qi'on lui a jertt dc pler-cs A la rdie;
qu'il a voula fe fauver dans les juriess du Roi :
qcue ne potivant paffer par lei rues, it tt er trr
dans le jardan des Tuilerre; plou y ari,Lt';






gil'un homme a arrAtd ron cheval par la bride;
que le prince lui a dir par trois fois,de lel .ifr
aller; que cet homme noayant jamais voult, 1-
chre prife, il a voulu lui donner un conp dO
fabre fur le poiget; qu'il P's ma-qrE, & qull en
a bleft oti aentre qui ne lui faifoit rien. Sans
doure ,.'ef un grand malheur que te coup ait
porrf i faaxU mais je ne vois pas qu'une m.ala-
drefle foir tun crime ,& je demande quel efl clui
qui, vivemenc pourfluivi par une populace e&-
fr6nue, ne punira pas, s'il le pecit, quiconque
lUrri'tera, pour i'empecher de e f autier? Voil
I crime atrace de M. le prince de Earfherc,
qui, dans tr.nt aurre circonflance., eiOt e~ tout
natural.
Mais I'arrde fornmidabe du ratnchal de
Bro"lieI cc gros train d'arrillerre! dira-i-on
encore que ce nYroii pas Tpor des projtts odietx?
N'ett-ll pas videPt quec'rmit proir igorger ort
Paris?.lc livitr a la furcur du foldar!? Ie rednre
en cendresr Qu'on donnedes raifonsphlibesi,
'ont pent, pour juftitier unt pirei'te arrecirH-
Jai deja fair voir quit itroir pas poffible ire
reprojet fit venudans la ti-c de q qxe ce ptiffe
itre; je le fouriens encore : j dirli msin-tenint
que jeconvicnsquecerte arnmeeeoiro p.rftiterear
itiiLile; Iartilkric dun ridicule extcrme- oin




T!
S'Lan avot pa befin ; on v oir quie je n'li pa
l- defir de Ilirrer perfonne; j'cris franchemene.
ce que je pcofl. Quatre regimens dans les en-
virons auroent fuffi pour en impofer,& cinq,
cents hor)mes de bonne volontedtoient plus que
fuflifanmprnur maintrnir le bon ordredinsla ville,
& il n'y asoit pas un coup de fulfl a tirer.
J'aurois fair publier que lon prdvenoir rout
citoyen hounnre de fe recirer, de routes les
imeres, attendiique 'on feroit main-batik fur
tous les attroutpemens de brigands : perfonne
ne fr feroit expofl. Jc fer-ois nrrd daris Ic jar-
din du palais-royal,; jaurois pris le premier
faifeur de motions ,& laurois fai: pendre fur-le-.
champ a Inle des croif'es du paliis. Tous ces.
brillans orateuis auroienc rremble, & Puris eGt
it tranquille, ainfi que tour le roya3ime. J'au-
rois aufi fair pendre tous cis cricu. dr I:bclles,
menteurs & fIdirieux,ainfi que leurs uireurs, f
j'avois pu les connoirre, & ceux qui rfpan-
doient de largent ou des pC'trds pour exciter 1.
la rtvolre : Tdrar tn ti' purgd di tous ces
horribles monfires & nous i'culions pas
Cprouve les malheurs que nous (prouvons.
Revenons anr mardchal.
Monfieur le mardchaa. de Broglie, flat du
commandemenr general des troupes, don't ii.









roit fort aim#, a voulu fair# voir une armje
ais Pariliens, imagiuanr, je penfi, intimider
tous les faitic1x. 11 ne falloir pas une armie
pourcela, je viers de Ic dcmonticr: il a voulu
Ia composer de la meme narnire, que fi elle e6t
td pour Etre en prdfence de I c ncmi : voili fon
tort; mais la preuve quil n'avoit pas d'autre
.projer, cell I inaction dans laquelle il a relid;
inaction qui 'a fair appeller le remporifeur.
Effe&ivement, quatre regimens, avant qu'lls
aient C6t fddiits, uro ent rdduit Paris, I jour
mnme que.cous les bourgeois e flont arnis,
fur-tout fi, come on 'a dit, on lear en avoit
promises le pillage; mais un tort reel qu'il a e,
c'qlt de n'avoir pas fair entrer dans Paris un r6-
ginenr, done il'auroit dti sur, l jour m6me da
renvoi de M. Necker, qui auroir di continuel-
lement en parrouille, & qui auroit diilipe la ca-
naille de Monrmartre, i laquelle tout Paris a &t
en prome pendant vingt-quacre heures. Un autre
de fes grands torts, c'eft d'avoir fouffert les
horreurs qui fe font commifes dans le palas-
royal, principal foyer de tous nos difafires; car
il favoit rr&s-bien, qu'il ne pouvoit nullement
comprer fur le regiment des Gardes-Frangaifes.
Ainli, voilla ouMes les prdrendues trahifons ex-







'4
piquias, & jo trois bien d.ruires, dapres fa
mafofl rme : qui n'y croira pas, fe plait dans
[on aveaglemenr.
MoDaeigneur come d'Arrois ell du nombre
de& ptolFr.ns!... Ma plume i'rrdre, je fremis,
ams chevium fe dretLent fur ma rete.... Quaoil
le &ere de mon Roi elt obligV d'allr ch.rcher
afyle en pays Ezranger! d'v mener fafemme,
fes enfaus La pol ricler croira-t-cUe? La Na-
tion na-r-tlle pas a craindre, que ce foir use
tache, donr die aura de la peine A fe liver ? tI
me m'apparrienr point d'ofer jufifier ce prince
aimable; je fais que fes ddpenfes onr drC ex-
ceffives, que It feu de la jeuneffe, fon ceur fon-
ible&irop gin6reax 'onr fouvenrporrE t me- .
cannoirre le prix de 'or; qu'il 'a peur-etie trop
prodigue; mais pour fes fentimens! je defie
-poe prince en air ca de plus nbles : c'eft un
frnac & loval grnxilhomme, rel enfin, qu'un
pirce doi itre : fon ame ell grande & roujours .
iacpable d'aon balTffee: rout prince qui ne
p'e. p's aihfi, dk le plus vil de tous les

Je crois bien qV'i aura confeillt au Roi, fan
free, d'etre Roi; ie 1k lui aurois coufeilli mroi-
imee, le Il li conftillerois encore mais oL
eft donu IL crime de vouloir qu'un Roi ne fe '








laift point drr*mncr par une inzigne ca!)j, de
fatlitux, donr le chef a 'ame 1i bilTe, qu'iL
'ol fC iTmontr 1 vilage d&couverr, qui ne
co.nopit que la badfi intrigue, mal conceree, oh
la ichete pierce de tours parts; qui i'a pour,
ompagnonsquedis brigands, qui alfdlineron.,
hiii-menic, qu.ad il ne Ics paier4 plus, ou qi'lis
cOnnoirront les maux qu'il a caufs. Vo.11 le.
fort des traitres.
.uivret don [eIs yeux, Francais! voyel les
choles reliks qu'elles font.
Vo) ons fgns field & fans critique les Diltrits
dp;,aris, qu'on aypplle Its Comnunune, & que je.
crois ne devoir connolttre que fous la ddnomina-
tion qute It Roi lkur a donneo : il, font citovens
comme moi; Us for.t Franais; its foot mes
frreiA f1i jF dois condamer leur erreur, je dois
die quc.lg ceur ne la parrage pus; ii l bt on;
MVl sis &toieat aveugles : il tau Is plaindre.
I! eli bon dobferter, pour ceux qui ne con-
ApifIsr. pas la maniece don't Paris a dLa convo-,
que que ces Diltrids n'uoient compQf' que.
les..Jetkcurs du Tier,. Ces dciteurs aa oient rvd
coilof par Ic grand nombre, & roddois i une
errtjin.qurniri,, lelucl que or nom;oii Irs de- -
pyLt duchdit Tier.. Ct font Ils f'lIs qui re Ibn .
alc'flbls ; le clceri- & 1a -obkilu. our itE cEum-






** .y--..-,


ts [ our rien; il y a oit long-rcmps qu'on
regardoir ainfi aus Ertrs-GenC-aux.
Enfin, le lundi 13, Patis &rant encore .it' '.l"'
tcrci-des brigands, ce qui vraiment &roit TWi
iffr aynt, toius les DiilriLs s'ajfeniblrent,c'
Ordonnirenr trous ks bourgeois de s'armcr
pour leur propre det'fnfe; ce qui fur fait An
mnrins de quarre here de temps, & qui doit
ktur fire & jamais un honneur infini: autiffi-lt
es parrotilles furent grabliees, les brigands doni
la plupart a\,ic.ct pris'des arms chez ronk ,':"
fourbilreurs, mnme au garde-neuble e, ch'
Rlo, 6, ils avoicnr pris des armes rres-cuzieu.lt .' e
Sd un grand prix, furenm difarmfs, qn a tou.t-:
rrmis au garde-meoble), plufleurs chalIWs
Pi is, Ils plus fcel'rats pendus fur-le-telii .
ttin cenr mille homes, au moins, rendireeiu :
dians sigr-quarre heures, Paris auffi tranq l '.
q'il I'a jamais &e. S'ils s'en fuffent teens II, rf ps
dmre on ne pouvoir que les approuver: mals les
tires fe montirenr, & poor avoir voulu paff.c
Its borres, ils fe font tigarts.
utis n'avoienr point de fafils; mais trPI "a
iroicnt arms de fabres, piflolets & 46pr d
its furcn aux Inval,des, s'emparirent de awsT
yes canons & aurres arms qtelconqtqt, ne
Iailisrent pas tine (pde a& es vicui rvttrans.
115:







B t fiutnt flatti de ce fuccs, qui, cependant
n'en dto i pas un, puifqu'on ne leur fit pas la plus
paire sMf: t nce, pas-feulement la plus petite
spfeoncation. Tout fut ouvert. On lailTa tout
fote. I.s fe porterent enfuite, dans le mame
smsnm, i la Baftille, qui itoil imprertable, ii
QllearCoit td ddfendue. M. Delaunay, fon gou-
va.seu, qai, dans cctre occhlon, n'a montrd ni
bevoure ni talens,leurpaile; on no Pentend pas;
on'baiffe les poneson enrte; il perd la rite,fait ti-
rs. du canon charged a minaille fur ceux qui
f~k mncds, fair reltver let ponts, les fair re-
bhiler. La cohue entree, le fort eft pris, on
a'empare do routes les armes o des canons, des
wuitions de guerre, on ddlivre les prifonniers;
l agovernea eft uained la place de Greve ; on
IpgApacre, ainfi que le major, & M. de Flffelles,
Slllrle ruarchandsqu'on foapqonne de trahi.
4p(aCp'a juftifid depuis); on leur coupe la thre,
q PAMpfkl M en triomphe au bcut d'une pique
jtl*'APalais Royal; on crie vitoire! les Pa-
p.4af ..an people de hdros, qui, dans deux
han~wq,.nMr pri deux forts, don't 'un Croir im-
ranpbl: il ell vrai que les porres doient ou-
yqr;e par-tout; mai n'impore, ils ont fauve
l'E:ar. Le lendemain on a travailli A ddmolir la
I Jille, qu'on veut rafer enitiement. Voila la
B





*S
cwofe rtcU6,qz'ele >'eS pat i(. Leccpsc uilaFi.
coup de rvRlesxiuons
SIIe Paiiidens o'avwept (ar que I'srfer pau
lao proprc dd6fpf oiate dhs .briganda, pui.,
qu'on te lep difeOdit pas, xion n'etoit f adtcusa W
ilI L'tioient fuffilasmeem,.paqu'ils. les aobicr
dqij edputid6, mail preudrm les'lavlinds.,.
ihlle....! Je no prQconcruakpas, j e. Ipf jgr
1 lekteur imparnal &lkc iang-frtid. Jo mez.pas
awstriI. pcrnant<.4e diwe que, Ji e.Bi a.'a&w
.ui cond I li afti e .je. berei nwaMAfoai fes
Wijtpes, t roya' uncpaperAr ds im -tombe P'efudli
di.rpor- vasitoygnrs ,Quas aux invaides i'e,
QoAv;ens qme cc q'ci&t 1 une place fi6rte jpns .
j).lrois eu bten de. la pei4 it regacdr.comaf ,
wm s des gens qtui r,.icmj vou'h r'calemer p
,antrns & autrOea Ames., pour s'eh f erir-'~riu
dos Fragaia. La 4Roi n'voir point ddeLsta.W
iwo.rm aux. Pariiiehi t!1les avoit, au fr -
aiTuras qu'il. idoi bi'n loin.d'avoir des.pidjdt-
conre .la vil,. qu'il .me. rouloir qu'nffutespv
tranquillird pubtiqu. qlideuais Jong-.temps&id
uottblae, ce qLue pfl jrze n'ignoroiT, D'&aieurs, .
Lomsaupes coammmona m ie fe recirer dans utrir*"
q.aaiers.. Pousfluivuw s taourjo ans amnrtimun
& ulauouts da.m la pluis exar vritd. 1
-Le Ai voyamI..que tou- loe tfa 4foee (Pt






IaWt'fins, que r6ftwUeifes condefenpAiiedr hnil
lJinit tien product, que te nl mtihurc anil err
eigtecliqde jour, il fe j4cije A allIr f(ul, avec
lJdeti fre eres, aux Etats-GirdAlu ; ii leur dif
13Tl i-eC ft metrm au milieu des Reprcenrans-
dSt~kr fon people, tll 1 invrie a trouper dt
ArM"itd1 le.I rendre heretirr, de fire renalfrd
I-' dtriie ft ';d publiqu ; qui plhii#'cn defil-
lt -t e intrlipi,-a I s iehdoie, ( Ulies
faienti effehivemenr renvoyie,), & 9c'i rairfio;
d'idAAce Ntioe Eb qu'ili avoient faii, & tource
%Pti& cAt8 i4t at'renir, inf H'komtpte fI'*r fet
*ii*-leitr w~i&iT+, tebi 1idiriT port la Natiort
&t'iur Ifa frupre per(Ctme.'lnm rdi feku fair
qialaIfhe&thdfe de plias? '".
"diH&t*iiarrretav mr L 4rfRetibfU*Ivuit W,1ffdW
IiaMrtijn-l vier ct PA ris,d4'ifmiilH te.torttar.ati,
itflaep ii ace-*C!Fin garden fan ite,'d: fcortfi
Aditerft Pt*'a mitice btcire.?ffd dU Verfail--,
l'id Tl liMari1 ciaphiie-, ew avit arli ftif'n
af ('Cisid Prlo'pas demanded); elle Ie remitr
AIt ;l'Ptisauune cetaine difitgane te la- vile-'
iPitie;is ade de dex cent -ifle lFo~ir~te fftt
iAt llnieisrtle fufil chdrgd 4 btiFe-; pluitstif
en avoient de rr,-mauvais, qui paitoient-eLFI-,
mniie'ti repos-( il arrive des accident: de; per-
Sait*it entari-es ). La diefadre-pSrtie do coere
Ba





20
!ilbcece comoiJThi pas m nLletiinc des rmes,
oni n'aoit pas encore eLu La temnps de la comiw
ru. ue de gens connas. H n'y avoic pas un faldad
dans eIa environs de Paris; cependinr tours lei
avenues, les place:, lei ddbouch&i dea.- 1or
talCient audi herilies de canons cha*g s-,4 ~a,
uaill ou A boulets; deienfe e;.prefTe'- craBr.
un Lul vivt le roi: je I'ai ernndu defpude..a
!s- rang ; aul l'ordre fuL il .poud8a aptI
obrferve.
Sa Majefie-anive entin Alan maflon4 .4j
9n baiJir un difeors que chacunwfeuti felon q~Y,
derni organife, & I'on iaip que depu s lonsg-saip
les opinions font difdertteis : op lui prmeeaj mq
socarde ( que tout le monde portoit ), i a piri
On -deidei ce jour mrme, quc fur lresr. ripas de,
Chlteau de la Badtille, qu'on venoih de Iti priow
dre, il heroic engc une iLtmuc a Louis XVI ,wa
certe infcription,DE BsrsTA URA.LUR D4.1.
LISKRTA : enfin Iv fuir, a Ion tour, u nPqn-
pie inuombrable oublie les ordres d4 maiat4 f
lire aux mouvemeni de foa careU, plains l.f.
.an Monarque.i iboi, n facile, & crieA t&uta,
vi e le Rio: tout ce b a PeupkL s'areq rit: :jRana
Ic;je ni fur .plus, tu:hane. .
iM. Biy a avwi; alors remplacd M. de ,J.t
(all; iAl ei v.:i qua Ip Roi ne fur pas cQi.alpa







ais i. J'approuva. *II i Lt:J.3a CaOts i drTno-
mainaion de maire; celle de prjvdt des m-r-
hthnds ne cone iant plus alx marchand ,
'*chevins de la ville. Monriieuir de la Favetrc,
g gndi e la main de N,.iilies, laquelle mat-
ttlsia inme tour le monde fair, ell depuis k)ng-
Mafmps comblee, ainfi que lui,des bienfairn du
i Ati, dtire commandant de la milice b.ur-
geoife ( qu'ele 'droit auffi nominl elle-mirm ).
. .Deux jours avail fa nmination, il avoir fair,
,at Etats Gt6nraux, une motion, portant en
Aebftance, pour qu'un people fuit libre, it
l'a qu'A ie vouloir : pluficurs comprirerr qu'll
Snloit fire du royaume une rdpirblique ; ce
qii fu rrr;-applaudi. II demand encore, avec
Neaucoup deu chaleur, la libeirt indifinie de la
ws&: Monfieur de Lali -Tolendal prir auffi-
I.tc la parole & rifuta- prfhiremeni cene my-
,e ao, d'apr&s ruxi le bnm; principle; il fut aulli
S trbs vivemn:t applaudi. Je I'ai vu, je I'ai encen-
A-: ainfi, le pour & Ic cosntre eurrm dans le
a .Ste moment, le plus grand fucc s. Et Mun-
S fierde la Fayette, deux jour- apr&s, lut nom-
an- chef ie Ia milice bourgeo)ie, dans laqtlle
.-mtrice fanr plulieurs confel'!err su p.iremens .
fleuIeur c!hevaliers de ~Sint-l ui-,d (! c('tlIncl
de, ma:.rshaue-de-camp.







th blen, Fransais mes cheers crcwloVea,8
Quvrirez-vous enfin les yeux ? Voue RI~ n'a
['Liu de puiltance: vous vive dans la plus ruiile.
d-- anarchies: vous en-avez dprouve dji Jp.
plus funefte. effects Quind reviendrel v.o.
d'anc errcur qui vous coite Ii che ? N'dcarte
fez-vous point rant d'dpaiffes t4nebres,.qa'il
Vous feroir Ii facile de dilliper ? I)fonm common
41. de la Fayecte, ou n'ad cz qu't e vouloi..
II n'el pas eronnant que cette tiE yels ed-
ininifliraion, rouu-i-f-iit etrangee .i la clhofa.,
m'.ILr FIs encore acquis toures Les connoarfanae
n&effaircs Four diriger une fi important Jna
ehin : auti Lout va-c-il horriblement mal. Laj
fublitance, fulnt olLjours au moment do rean,
quer abfolument : les boulanger, fonr courni
ouellement peridcnti : s'ils n'onc pa des sfari-
es, on dit qu'is les cachenc; on vei. las ana
facice : s'il. enc on quatre fecs, on dir qWia
iunt accapareurs, & courCnt encore les rcfiqE
de perdrc la viu. Le people ell toujours pr&-A
(c revoter. Claque jour il paroit des drits af.
f.ei.< pour I'e.:citer davantagc. Cc fon T oujoC4
Ic, ariiioc:arei qu'on acculc.
II ya trenre minlc homes &au les anrme
l-lns Paris, tous epcdes de iftiguc, & I'oa a
t' ,i("eri.>it p. qu'i! yr aiL Mue poliC .







.rcMth', le luAdi matio, 4 Ofobre, deux on
.toi cenas femmes du fauxbourg Saint-An-
.o4 e ( qu'on avoir ameurees ), fe porent -ins
" .MaaMe rHfel-deaVile pour demander du pain.
-Tour I monde eit effrayd lles difent qu'elles
slin i Verfailles en demander au Roi. Des
shigiads fe jPignent i plle avec des piqueT,
' ~eahit s.,.ou aaires armed. On bar la gtene-
de dadnsr come la ville. Tout le monde fe met
avus Jes armes. On va, on vient, on court, on
.amiairt sequ'on fair, on ne fair ce qu'un veuT.
.iaise difpoftion, nul' pojet. On dit qu'it faut
,aer chercher le Rai a Verfaiiles, pour-.e gar-
.iElk'alrie, & qu'alors let fubliftancei ne man-
jSilMt plus. Touted la joarne fe paFTe ainlr
Lee femmes,des.lo martin, s'droient toutre par-
-.:jk aplac de de Louis XV, c u aux Champ--
-~& S,.pour faife ravarn: garde de cerre ar-
S ,ades demandant continualklment qu'on fe joi.
i & eltle, afin de, parur. Enfin, e fuir-, a
-.4% heures, les rroupes, au nombre de .vingt
: ille, fe metrent en march, trainant aves
Sies i- un train coilidbrable de grrle arrilleri.
-Le rCgiment des.Gard2s-rFranssifes trou les
..;Aoldattqui avoient quitnd leurs drapeaus des
adjrntAs regimens, failanr en towr lix rmir
-botuane, qu'on appelie oupf luiddes, laye-







' chant i te d lat .coloane qui fe jo~t iu
femmes, qui.en font effetivement I'ava:t. g. -
de:. on arrive. bien avant dans la nuir i'-Van
failles: on court au.chdrreau la populace mM .
fans nulle rlifiance: on malTacre quelques GoCs
des-du-Corp, ( qui ne fe ddfedoiant pa ): a
coupe ]a rtC i deux: ( on les porta le leadamain
en rriomphe, au bout d'une lance, danrmx -
Paris, & an Palais -Royal): on enre daa ;
chambre de la Roine, ( qui fur hearetufemit
avertie par fes Gardee-duGorps ), & qui auta
pine e temps de fe lauver, prefque ,en. h&
mife. Un malheureux, forcere ouvre fon licbra
fa lance, & refte fort furpris'de ne pltsa'
S\ r.... Pourra-t-on 1re ce trait lansm.fid
Jre I'criis, glace d'.mffri.... -...L
Les Garde-Franqalesi furant en arrKivhtstei
parer de rous les poles .quzL povtcaaLm.nt -
avant qu'ils fuffent danis a.iline beoitgel
& prirent fous lur .prtoe&Lon Jet Cl*rds-d .
Corps,.qui, fans cel ,.euffenret6mto.usw itodua
Mais on le d0dfanna tous ; la .plupirt fars,
ddmont.s & leurs chevaux void. -eainf,.ie
lendemain majid 6, le Rot, La RBine,. nar
ficur le baiphin, Monfirur & .Madatae,. A.
madarime Eliabeth., furent mqnn :A PFris, ,a
fcpr hieures du fir ju itii.4. de. qut. o cQO-







nge. Or y vovit les Garde-du-Corps pied',
she.val, Ie [Out mnld avec la milice buurgeoife,
zinf que:les Ceno-Suiffes de la garde, & Leut
Majetie, ainfi que la families royale nommdet
c-deffus, apres a uir did i lih6tel-de-ville, fu-
.ent conduis au chAeau des Tuileries, oi I'on
navoit pas eu Ie temps de rien prdparer pour
lea y ncevoir. Monlieur &. Madame allerent an
l~usembourg. 4
* : t;esGardes-du-Corps furent priv~s de leura
ftiaimns. Le Roi e gardi par les Gardes-Fran-
'4:lj rLenra scficiers font de leur choix la
.;rpar pris parmi eux. Voili le fort du premier
tgiaquefi du monde.
.43easi paoiutroic un veritable attentat, fans Ie
poeteah qu'on done A cene domarche fi ex-
isaH'ie; mai' je crains que Ie monde mi-
. dMrl it p p ias pinement corvaincu.
. ;Olh dit que la milice bourgeoife nes'ell porade
A4Verfailles que pour conferver les jours de
-Leurs Maje ids, qui toient menacds par cete
pafputace de Pans. 11 ell craindre qu'on dim
que fieelle avuit cn autanL de zele, pourquoi',
avec uenie rille homes, n'avoir pas drtiipd
:alOte populace qui tait L i peu nombrcufe ? Pour-
quai eten populace ii elle avoit eu ce pro;etr
-*le feae, auroit-cle treudu tout le jour i It







placec e e Loui,'XV & aux Champs- iEliTd ?
.Pourqugi caute milice fi bian inteauonnie
a-t-ei!e fait marcher cene mime populace qn
.avant-garde? Toutes ces chores.fe prdfeanmsti :
'l prit.,. .. .
i 1'or rwe donae quelque puiffane raifon qai
.claire. palfirtemenm far les vdrciabln. inteo-
.tziomies a&nunifirareurs on fra renmd do ctroiea
que, dc- long-tewnps, le prujet droit formed de
Lmectre.le .io'en leur puitance, periuadaat au
pauple qua kui o ion confel neeenoienr routes ls
.ilviianzas. 11 e1t certain que tuites lea eppp-
rences fon;.croire qu'il eft en captivit;.,c r,
pour I'ordinaire, on ne ma pas de, ami(sI.ams
-privenir) avec vingt mille hommes & daug .
-canon, invims ifon lai de ventr dadt fa ca
pitale. : : ,
La polnique auffi.de faire, fux-lachamp,
-abundter cene grande quanritr de pain.-tAbz
:tsUB les boulangars, n's pas paru admoie. Qn
tert tie que Sa Majcfti avoit porte dan fia. ai-
:ture an mon in ing .mile Sacs de farinae.Le
.peuple crcdule taccpend2nr cr.; mais le gaps
:hahilca; IF'at vu tout.difftremment.
*Q. inre jours apris arrivee du Roi Ia ddite
.de; tarinc~ s'e&t. faith Lenir ruu natuseilcmeo ,
:pair liniduifance des lumiare qa'il, fauL par







ette grande adininiftracion. Quelques brigands
rdvoltent encore. On va chez un malheurrux
-boulanger, on le traine i la ville. 11 y ef ple-
nemenr jujtiie. On le reconnoir pour Ie plus
Jwonnte home de Paris, & il retoic. II a faik
e ne fais combien de facrifices pour foarir
du pain. N'importe, on le pend, on lui coupe la
cet, en la Fromere, felon I'ufage, dans Paris,
au milieu de ce trenre mille milices bour-
geoifes, qui tropir'nr Ia choi horrible, & qui
.*-iofent l'ompcher, Eh bien, Franias! faut-il
encore vous aider dans vos ritlexioas ? Je no
mnen permnenrai pas.
-. Paris- eft oujours A la veille de mouri de
AIm. On accuse oujours les ariocrates. C'efB
'h grand mot; ii all dans ia boucha de rout Ie
aaende, & perfonne ne I'enrend. N'inportn,-on
Serc4che toujours ces arifltcrates on nc les
* auve-pas : on Re fauroit les.crouver; puai-
-a'ils n'ont jamais exiftd. Mais paut-4re qu'r
ouron voudTabien ouvrir es yeux & uoir ls
ehoees telies q'elles font. Cerrainemen, elles
6~m on ne peut pas plus claires. 0. C'ef que
1e3 provinces refulent laurs fecours ; ce qui
prouve qu'eiles ne perent pa cmnome Paris. IIy
auroit cependant de la tdmirite i croire qu'elleo
4e pwsent pae bien pour el a;. -'. c'cll que de







tout rempt il eat reconnu que, dani. Iadminiftra'
tion du la ville, la par:ne dci fiubtihance eat s
-plus dillicile de touce.. El.e Lient a une idnitizd
de branches qui fe divifent &.fe fubdaifven
i 'infinL. Si 12 plus petite vient a Ie rompre.
toue la machine eft ddraqude. 11 y avoir quan-
tiLe de commiui dins eCr bureau, qai depuil
quaranre ai, s'en occupoicnt cotiunuelletnent.,
& ch.iue jr'our is acqueioient de nou' Alles con,
njniiances. On a toat renvoyd. Deao. gran4 '
holnmms forn a:ijLcs : f'nn a fadi le voyage de
Fl'Amirique:on dir que c'el un hiros, cc qui
rte ~ fi.oi pai encore un adl.initirateur: aifal "
te a paflT fa vie A mdalrer avec ifu compass s
fei lunettes les didances de la term is la lune.
Je ne voii pas encore quce e I'Li des tire
pour bien adminliber les fublilances d'uoe .
ville immenfe. 1U y a ien encore les comy -p
munes; mais ce font des marchar.s bijouriers-,
.des orfivres, des epiciers des marchands do
'draps, d'edoffes, de papers, &c. &c. &c. ;
Tous fort honnres gens, fort habiles dans leur
mnjier, rmai qui n'ct pas relaif aux farines
ni au pain. 11y a bien aulli des avocaur, peur-
dtte qudques procurers. La chicane ea noarrt-
bieri. qualques un<, mas elle faith miorit de
-faim le grand n'-imbre. Je ne dis li ilea do
neut.





29
SIL fnt ericoisobferv6r qae, malgrd la grande
habiiude qu'il falloit pou affurer les fubfirances
atim audi grande ville que Paris, le gouveane-
m i:t fafoitr' aes sacrifices inouies pour prd-
cuer des graiunsh & poir dddommager les bou-
h,' gers, afin- qu'ils dormaffent le pain i meil-
lear march qu'll n'eft dins rour le royaume,
trd al;de'cette immcnfe'quanoiti de bas peapl&i
A~haunf iui, on, a- Btd woud puiffance & .oure
Sreffdiroe aa gouvernement. La Ville elle-meme
iesftrine~ en extravagtnces ( c'ell ainfi que j
cavra&rife les d.'pefes f'aires depuis la'rdvo-
t'ioni- petit enre y aurrmt il 'une a9rG e.::-
prfioa), & a ruind tons "& habirans, & Il'b
a:rveut pise voiruijidlLes provihei n'arpporte-
ibmtplus Ibus grhinr ,rni. bimeles fr;inien
tids advirobs pour.leI vendre beauacou au-
Wius .ade leua. valeur; que; s boulanges, ne
S foit pas aff riches i'Xi afsez dapes pour achete
ibldediotdeher, & vendrci dd p-nn fori boa
IWeb d.O.b nor veur rin :vair de tcor cdla4
s "vent avai.r le pain'poun rien n'importm
(o ril ienne, ou pendreles boulangers & leg
* Oiltocratee, qui font de's Lrai&es. Cdut-qi, 6n
ne Tes rtouve, pas tant ; leur inexiience lhe
ieMtrt ach&. Eh Bien'! Farificase, v6no-mifms,
Seovhers rcociyeons, qui fiees roujouar b6ns~






t w t-OjouTs trop crdrdes, n'o.vres i 46 dIn
pas enfm les ye 2 QOurmI --iW ci'tys- jT
Wa roua refteres rtinds .ans teArMerna a V tm
'ille, qui n'efopuleatm que part l gras tw as .
sours des rangers deviendra dCfnrre'-' l "
fereakcablbes db mille maux ; vou mai~res n'ar i
hef apece da runoiffanc-en admidiftz aci 4
chaqs; jour ils rous le pronvent; itipatle
It Stempsa dcns Les dirifti ;. uoa .en aee "k
oa nmabre infii, .& tous differenrt-eanr'uKtgL
parcerque chdcun'veu fire fes taia ; qdier
*ofem tka n'ont parun kgillateur. .. "
- Yrs.peffnt laer temps on mirmties a nvsiJ
d rbadn, iiet.'m :i fair' diufir.; %air' cotia "
leauincScapacati.quoiqued'ailleuar fore hatwn.n
gus,) ,it.: vu idifent. qu'il y a dti -ttraW f
wia d4ur fairaombrage ; une cocadta pha vwi
awoir nance :las inquiere. N'en a-i-o p~1 '
deataa on; roa'.ua er d'en prenMdrtr ois rta:
modsastrdre ..l.i.' I ptus.petmis d dd tJir
lab-.kscs .batrieies wr.l U -rmopms Jlont .,:e
sei~am'ien foius lernarmes pcUrVpalff d u
relWns, poui alibr Bo enir; toujoars fasl l '
abjeio, I le tiauhat, c'eft qu'il n'y a poim d -
padlice. .. 1 i ,.* t i
, OnBa fmfeufdeasrarefdr lr brigands qti bel-
umila' rarag s, ~up waaoaia- ears n&a ;I'"





A.j





Sr
citae'm, &-. I'on a tonoukt -Ritile &anone
eftc.pt&s ps Poutr er contr uf enifeii m-qti
VWaifte pas; &( ceuii q'uti ftppoTe, ce for;t
dw Franzis, letrs fters, letfir-peres, qai ne
penferoient pas come eux. 'Vous di'je un,
ai n qui .rp $ iFi-dans I; pnas exdae'vir& t I
SJeton4 un coaup-d'oeil fuller Erats-Gi-tNrmnix
veyons. lear compofirion i itpto c. quit.
fsi* ct qu 'dls onprati P alic- ptl.t:en -atie:
iir-noam des faifceaux del hrmieitef, Pi-'por
lc~ t"ile graird jour dans routes fes parties
, ruy tis.rne..
'Jt crois devoir commennerf par fiii oblervcf
que k-l E-tavOsindraux iont fanu' Lrtd ,i.e
afernmle- tri;'-rtpR able pauifque c'ef .Vd
idll~ blte 4ti'tw pet .ndfrtiei '~Snbaffredul'
t teiiasre'qsuait, leui pedfonn&c f Ihedi~c
t*u iVkti*l BfoBrt pas nauait -je li'trs l ain 'w
S wifW- odithenvoyes; & ces ina.cs c'eef ta
Nation; ce!4 die qui les' a rev.tiw 86 pOdivo
SHI 6-mArid a fan: grd; qu ; -
%&,i a 8c je pr Ei mit.
iapeair'i.-fous ref YrdSest


'b tan ir & les bedds md i F
6IbraIn anitin, elieg d i AW4i ir






op lei retient pa s aff Phoanewr. 1ujgk ,
impale la loi, par le ferment folu"mln.sd 4
QnE fair entire nos mains. Je A de, dPlu, l I
44pute qui fe croki un roi n'ef ,cependau. p" 3
jtanr, quand il efL ep fonSaops, qWu'i -j
pie cicoyen qui a pu l'rlire, plqu'il en'e in':
fun fondi de procuraion, & qua m6e il a rw
1'i eft pa pqrmiis de s'occuper de-ea laI -i
intdr&ts: ils font & doiven &re tsm. Il .
doit s'occuper que de ceux de fes co,.mqams |
auxquels tout Ion temps apparent. 11 Jlpr y
pour cela; &, comme je vient de le dire,.
a fair le ferment de luivre, en tour, lQc&.f.q
abl'lus qui lui font prefcrirs. J'ajoust eCo. .
gq'il se peut & ne doit accepted de14nacp pf
de dignird, hobrs defidis rats, faqs I Av
pbLenu la permilfion de fes comimera : s, -
gu'il ne foit delie par eux du feoreno; a i4
Jtur a faith, pu bien routes les lai4de I'honneu
o de la probit6 fon; violdes.
Je m'artends bien qu'on dira.u'un fple .
citoyen, qu'ur limpli eleacur n'ft rie ;.xol
peut etre; mais.il a Je dfoit d:inyvg.,tow fq
goncitoyens, rous fe< co-efloea s de.s'lafes-
bler & de reprendre route leur, pujiunc qq
de rdvoquet leurs pouvoirs don't op a 'bug -:;
Jedois dire auffi que,d'aprs la conrtin o g -
royaume,







ejqumae, confitcutionauffi ancienne que luid
ui ell dias ;putc sa vigueur, jufqu i ce qu'.
.t atk Unc autre qui I'ananciffe, que le Roi
fedu -avoit le doeir de convoquer Ies Erats-Gdi
Stra e. Je demande s'il les a convoques pour
,e I'on drruise la pliffance e & fi nous les
*ops nomrces pour qu'ils culburent rour?
'aprts ;es deux principles, concinuons A dt-
tloppir norre idde.
SS Ie Roi avoir.feul le droit de convoquer
k'Erats-Gin6raux, il pouvoit feut en indiquer
i:foirae. Cell cc qu'll a fair par fon reglement
pbur I'exdction de fes letrres de convocation,
Wi'4 janvier dernler. II I fa ir parvenir a
irs les billiages dans route 1'cendue du
Iyaqume, & c'roic pour qu'on s') conformity.
'rtas pis dt~ fuivi : premier: insurrelion.
"i avoir ef'pILr que la voix de la confidence
iroit feule Ede court dans le choix des ddC-
Oi s' aux Etats-Gndraux. Cependinr, vous Ic
)Iez rous, dans prcfque routes fes provinces,
YU cable & Y'inrrigue ont captiv- la majcure
p'irii deg fuffrages. Combien ny ea 4-t-il pap
qult bon couru de bailliage en bailliade, portant
5bqivanre 'foixnre procurarions, r(pandant
'" largent, faisati de bells promeffcs ou de
grandes menaces! Tous les m6yens rtoient






nis en u toe, ce don't towt Ic nlonde scef ap.
jercu; auffi jurnir-on braucoup aprkles pro-
curations & qui fanr enfin pak vnus fre. faiec
Ahre Vous n'dtes done pias Igalcmcnr regrE
fentds, ni felon vorre vaeu ; fhur coqppolidpii
$tl done illdga & vitckfe ArrUtons-nous an
n.menr (rr certe compotirlon,
Ti. l'irifanr que 1on fenrit qu'il n''tir plus
.poteff de refufer Kes lrars-Gendraux, on cher-
clia A divider tour !e Royaume, cq dermndit
teriess ks opinions. Tout le monqd fair que
e'el Je moyen eI plasslr, puifqu'il y en a au2ani
qre d'individus, &que chacup tiept' la lankt;
aulti parrn-il une foul dYrirs, plus ridiculps
ks uns qun les autres: on n'en riot p~ul comptr;
)atnais on n'en eur Il project; mais on ayvgi
relui d'en venir eu noss sommer. Pcut-a.I
ci oyot-on que les chores n'iroicat pas fi lAn;
je %eux bien It crolre. E'nfin,. prs de locus
&bars, pour favoir fi Ion adnimerroici ces. Ess
mu nowbre Egalde chlaque ordre, ou i le riers
a I'ha feul feroit aulfi nombreux uc les deux
autrs enIfmble, ce dernier a% is pass ; Inis
common vouloit dtrruire erajerement la no-
hblrfi qa'on cgaigroirde ne pas y rHuffir, fi ele
te rihoiffoit au clergy, ce qui auroir fair use
f;'1'c bl'atnce, oU a avisa 5 conmpoler ce dscaer







&o mas its curEs dt villages ; la pldpt -filt
do chauderanuietr ou de cordonniers, qui i
paine favent ife dans liurs.breriatcrs, qul he
felnc q; la portion Congrue ; & puis on a
dendcette feule de procurations potr accaparer
mutes les voix; enforce quon pear dire aves
rvriEt que la vrritablb noblcife & It veritable
ckrgi rsdutis, nd fobt pis in fixinm: des Erats.
Gdrraux : le Tiets a done let cinq autres
fldxietia : joignez i cela les avocats & Ies pro.
Aercurs, accoutums i dfehndro quelquefois eri
-r jonr Ic pour & le contre, toulours de 14
*Miiare la plus idcetence: ii faut encore cornm
-tendre It clergy & Is lnohkbf qiti nnt aban-
Aftnt leurs corps pour pj!lcr lu Tintis aiifl
qge ceux qni rienem Etour des bcenftirs do foi,
'4Fl, kI pemiers, one ite centre: Voila corm
mnen font compof:'s Its RsprCfanrans de la pre-
artre Nation Al 'W nde : je dcfil q*i qcu cc
paffie tre, de proper le contrlire.
14Ro n'av6if cbiitet ft ks Et *rs-Undrtt*,
.qa'afn de p noa it at befbins preffins de
tHrat, de Its confiuker fila h r-forme ju'il d
propofoil de fire fIr tous es diffen's ab'u:
qui felont gFiTff' dant route? les parties de 1'ad-
fIitifrtrion (ct qui tnirt bien fage) man
-on petir recevoir des lpix. Un -rrs-ptic naos-
Ca







bre de dIdprrts ( qui k flrs arrog6i tu'6t I
fouroir)connus par leurs darin memweara
Jfdhiicux, onu lars intrig7ers.bfis & Bttigahes
po1r ra fire Clire, evuknt en donaWreuIioi -t
ToyaumP FranSais! nobles &vaillans FranSiis4
e fouffrir-w-ous '
Quard ie ibi monta fur le rrAne, -i trd.e
va-t-il i pa ds .ix rttablie ? Ce G loix nW'Ot-
clks pa. rerdu I Eric florilffTt & redoirabhi .l
4ps cnnmnis.prndamt tu;torze cents aasn f'a-
t-il pas jur a2lx pieds des Aurels, devmnt It
Nazion, qui'il .ts mainiendroit .?rt I'on. veur
aujourd'kui rrcndre Ie Roi pajure ,. dtdrauir
dILs 1ixi qui aOus failoient %it re hCureIIX, pour
en fibilituer de nourc!les que la ditcorde aira
diices, & que la crainte aura fair adoptrr?. A h
Franais! dins quels affreux abimesallcz-vous
vous pr&ipitarl
. Le Roi avoic ordonnd que tous les dputis
feroinr munis dinrfirubions & poavoirs gend.
rau.*& fuffifans, pour propofer, rcmoncrer,
'avifr & conlentir fur rout ce qui clt 4.onc4
dans fes.letcrs de convocation; nul n'.en et
pourvu; tus ont des pouvoirs fi limit ,
qu ils font dans 'impoffibilitd dc rien copnen-
fir vi td r n opdrer Ikga'rmenr., Je fai que
pluliuis fe fonr pourvus de nouS\eaux pouvoirs







'37
pir-divetl kursi b4illiaggs pis a ses bailiaga.
4-oi f-~ry a~kimbL s ppur fire ces changemnens,
om., ijt l 1 ient quand& s opt donnC leIrs
rdr ..
Lcs detu premier ordres, dur moins h ma-
jpur. p^rt.ic, oat fit ferment, dapres le vuu
de etUIp comLrCinEas, de ne.dctihrer que par,
ordi.- e.. alie, s a pris les mnmes engagement
pour.ne d'lib;r ur que par rete, les trois.ordrs
ctinis. Ii nei done plus..polUibi de rien Faire,
o!i dcs (irm.ns lf ronr vinols Alars, qui pourra
fe fousctcte4, ce qu'aur9pr d&6c de tels re-
pijfir*ai.i I r&' qrile contfiance peuvent ilt
infpitcr l...
rtnft ,, RSw.yaume eft compofi de trois or-i
dfs,,-qy onus Lhremcat dui ent dclibCer &
qe r'tA-i qu- Ic cunliretement uagnime des trois,
cojgi9pjnpctn .q tc- lc Roi, qui faic la loi au,
jour4'hui ;-;fett.qe l Tiers, qui, i lui tout
ftui, -sl coaeticul La NaTiwm 1; qui eft bicn
loin d'crrc; Ic oru de kIurs ages & vertueux
coarnincasi ils anrment trop la justice. Peu-
vent-ils dipc fire un rdglrment quelconque
qui foir lidal! Francais! }'en appelle A \otr,
6quitr, qui fut toujours fijncic- & loyal.
Dinr-t-on quie les Iros ordresi font mainte-
aapt .runis? S'ls It fous, quant 1 leurs par-
C3








Itr9es, its rff e fri nruIlement par Iteur op0t
aions: d'aiflear, peuvent-ils prendre Ifr'etx
('ainl que je l'ai ddji dt), d'nrre-piffer err
rien ecurs cahiers & Icurs inliru&ions !.Iand
ce C5i, 11i fint rdvoqult de droir.
Si les derniers paThiYTTiers our c6de, c'el
parce q 'i's te fonc vus'mneracds de pirir par
k fer, Ou dans les flamrnes; ce qu'on ne pear
fe diffimuler, Ij f! fiteifices imnsi & htimpra-.
ticabls qu'ih rfr filr pour fe forfraire eur-
ih rnes aux itrrects qui fe fbT rart trafe
commiies 4 frijsdans'le Pathl l ryaT', o tetLd
h ptis vfle populace i r6uniffoib pour fe liopu
a li licence la plus effrenee. Et l'feffembe de4
tihrq-Gddranx apr4 avoir 6rd an Roi'les
inr,-ens de punir, bien loin de rdprimerc iceM
Iorare fi (fI frdanht a reprues deputatioen'id
Cesforcends. (M.Baill yerr roit alorrpr ledf t).
-Jr veuk croire qrt c'eft jor tcrattei; it M
flors es Etats- GIndraus fe t'fet Aon c.pI"S
fibres? ihs ie fe ftit par,' ce qu'ih "ftr6nt
Ipret-il'pnffer pour uhe lot? Voili It fhit de
toni le. fibellev & ecrirt fdirieur qu'il cne
autorif; par Itirr dematde indilcrie de la iH-
bcree indflnic tl e hl preffe, qu'ih ont -mdme
prife, ranks qu'cle (it accordee & cetr- fibtrtC
fi ;rande n' f porwrnt que powr tes erlts in-







%9. .
rendiaites; tovCt aUtre uft 4anngeryx pour for
afiteur. Tout moa cops f(mit.
Enfif ls .Ests-G4i.uraux, quoiqu'illgale-
it'enhaffembl'4 nt-ilsdu moias product 4tqn0
quebien! Nul. Au contraire, IL royumIe el1
par-tout in &ombulhflo deppuas qu'ils font af-
femblfs; tours, es prop.rkdits font aLLaquces
ou detrultes; .uul cilven n'eft n ffinr,. il n'y
a uIs j'afyle nulle part. Plulicurs trces qui
'robienr ppisw coupiblei ,o n; Ct' coap4t fans
nyllc Forme de.prock. Un crimineil fr I'c&a-
faud ,.juridiqperncnt conjdam et ddlivr6i
Viefailke, fepsles yen .duRoi, devan les
Eta-t-G neraur a .J ..fpNp4.&e C(ishir.i..
avoir afl'ffind fon pere.. Crimi perow lequel
Irs pluga, gi4d.l are5-s 4e la terse n'aoicnt
ofld. rpQncr de pcinc tnt iks Qroient pari.a-
dAs .qa'il ae pqprqit.,oeiger. 6dns I nature.
E faxLs,.je mna gre. .. osWl fapg fe gahce rdan
ames yeines. McI ch vi'n,s'(iffJTnt for'ma t4te.
Jamsais le s tes des paffs, jmais ei fiesles
ItSrs n'our m M ni ec versont le abominations
qu fi. paffens aijwrd'hui. Ias Etzcs-Gdndraux
ne fons done nihorribicment ddfallrerv.
La Nation FrmcaiJv a1 plus belle, la plw
gtnrtul'e de la terre ,el-ellc dignecmnt reprd-
4






.40
fenti.. Po r i'en convaincre,il ne fCau qu ir"
*un Etats-GdnEraux. On ne polirra pis in
porter la haute idfe que Cinea pvoiF coi et
people Romain, lorfque, revenant de fon am-
baflade, il die a Pyrrhus, que Rome iiivoavr
paru un temple, & le Stnat une aITern4mWli
Rois: mais au contraie; o'n (cra indigr_(e
voir rout ce qui s'y paffe. On diroit qucrc'e
une affemblde des halles. Tout s'y paff daustle
turnulre Ie plus affreux; prrfonnc ne s'cnred;
tout Ie monde parole i la fois, fans'.nuil Cgiar
-les uns pour les aurres. On s'y dir des cliorI
quae'lorhnme le moins dIlicar neTfouffriroit pa;
on 'apofrophe, perfonne ne 'n'orinfe, per-
.onse nefft fmi, & rons font divifs.f VoiA. nos
ulgolnes reprtfenrans.
.On dir- fans doure, que.ma plume erit
des vCritfs routes nues, fans iuddgguifrmeni;
je confens mdme qu'on dire que j'ecris en nta-'
re irritd. Oui, Francais voil la quality qu
nous avons tous kI dt ede prendre. .e l}e.Fa
d'aurant plus, qu'ayant 6rd Pun des commiffai-
res pour la ridadtion des c2hiers d'un &-s ph
grands baiHiages au iovaarnm je fai qued-6
ftnt nos ordres abfolus qiu nous leer avons
ldannds, qu'ils on jut defuoi e & qu'ils rn
fuivenr pas.
in cqoloirtpeit-~re qu'qn park avec rcrfp!






41
eMli perfouncrr-i Rtn'i;yii e~n pai 'le tninere
blrdiOlrer u n Francialk Br iud diterat qC'ua
tsipke, renor je rdpiigne r:rtr'air'une:lichntce
qfi digra i llracmne police m: mni n' ouliez
jaArt, &r.; v n le fln tous, ;que qt nqne
ffjitiin iA','a ud' f IfdeA GAiie lai Nhation,
q^dirid lamngpr.
.iSp.e.dbl fCpe:rbtrire. Te Roi'aya fait f
al~ii refrr h. 'aafion qtwlese fatn hNi d rian-
4IUr t, Yur. leurr ards du 4d-'- &-1'T]jE d
fGc ilwmr0a uneitEoddration, une fragTe, des'
igarvd, j:ofefdinrt quilje n'auloui p#N'b I a'
plce; M.,1r0 pelpEinarfalIrfuiu''cfI rfponrc,
kransir la pIum I iriddcqnre, jt~rpl ,d(t faiCd
qutartina'mis~i'ite Sur cdid'jMiLle Vicbt6fe
d Miribeair i we*ih t'de. tlmtihke ike: plus
convenaMle & la plus raifonnable pofible..
Albareoirnefbo-freepirit T1pitote,& dti,
(arprik'opair ajproridr la iimaiatnM'N; M. e'
bhapliair)i:e -[ i ....
-.I Ofunstiiri6 r AiM ,MtlWiuR: Obuw valE'
hae sirepirfuc Isz nmtre' de nos- demand;&.
N~cusavoan pus ntendH vousr demhILr des
aviq; fiRs font asos d'mandC vbaco fnagion ;
h jiuAfise Fp acirctnti'r.c es 'la onmdbnt mbctf-.
faires. RmflMeslde Verfailles, du r9 fepremt-,
tre -i7&y, I%' 49 ZJ J. demuiiddc i lamais u,






4:(
p 4it 'cf petwRide propoter de parer ainfifr
fpn- Roi & qqaqu'ulii (ffwit quo qui quir
w puife, 1u dic qune ce n'at pas fon ivis qu'uw
demar4e, & (F Je lioi n'm pas ri dtnit dJ ;14
donnes? Voi celPndanr laeternmn poa mtdar
g s dann pp: forr I PAltihable;v.roilkquBils
font les orareurs qui dirigent rms "'es',glP#
fge4p, &il y en b.a h~i up plhfiutrr, lm
s ireio dred,4rrtnT retenus aux wrirtaBk
prinip~ 'ofrnt ric dire.... ; &. Leci
ne lancp foa, tonertre.'.. Mais an ce ensfg
fr vqrncy ,qui g'i lf'enc dr 'tanrde,diSa
drp,.Ts i f1K. li.pblu grad iprd,. l frvew-4
ik lens ccm~ ~ ttmna pat IeaurjiTanrtire iDnacs
tion? nflet toublid q.'wltb dibiab. *dase rian"I
prFq'ep .lrebM t n 31 fe: :'otnas 'f bbN

Slh- bie., Fratgai f n'esirri'tz.Tro,steJM
iqu;)? Pnynalmemfu r ulong.grpmyW qU'Ci nlia
avilifle aini aux yeux de mutres lieslr haiioB,-J
Cru. vO a0iY fuffaitirn medrmnwdwI'iHR-
glido~r.teor.nrats I"e otnsrnstno equ'ilBw m
caerys was, Its mal tenr qu'il vore.n.m
camafs; v.O S le fbntIm touaM can if u'eft pa
we fual indvldu daon le ropwammne qoi d f: *'
emtfo&drae. L'bieoiEe nou-fbmar n dest'ettri-
pies &Empire; d6frvtis &e incti rpFertta;!






43
Si; 9qu k~ pps pr.dpipiFi los atfes l
gignoitnr. Aujourd'hui perrono Fir geget, t
e ptA J) Roai jufq44 4i mdiaRTn ;ie te Wmede
Sper ItmaBdiqt- raweur 4efain, aw.twarant
plus de fuperflu chez pqrfognoi chectnraidc
SesuiiquwP bi-Mxt dAw i ;elFire iidifpea&fEle-
O q; Hinais v Asin w j A. -. i
;-FlIln Is K4PP &nif- aiv&ia. Si tUe
S mtwr.w iw qelu 4M pifs eoittkit f flaudpea
daEwnni, ka tifar 4M, was lW b Ainracre
4~i vcds 4its FC W rdQoim Mehabtfez-Musi
,pr bitigatl 4 neS lov 4s pipwifBnt, cnomen
YwsA'hi)1an4 '5qw:rveq fW aq'4 yes d4pu-
&9. Pful)ew r pBq aitWe cqpnawurr6 isA,
WrS~Ps wMt*104u IiKu lAWssi"ea 4'orvo;
sti'^Aeaer? plH .s de proWWitorr, D^HW4 a
tQ p&Wi'ilSi; proPwICw iaiw eOur Ut lOUcln
phr A'ErastG6nbfau~l
SuaCpplz lk Ri de- oultai .BMn rpramdir fa
piaei.oe;& proruetrzlIi ri ma Jecous ;WdoiM*D
dcriil4i de rfor ~o u useuai sgnu'iimyaf rit
k projo; fouoiirn t lai ivns*rnitn, 'de
moyens pour y parvenir., .'f'womr atrjyera
tygvQ debqOa; deawfld4-ei dri. vw*oibrr,wir
qSiulpsegsgIompt quf'il as p^geiri dqel-pace
tade4*2a. 2i4 QHsisr A 19 d bihilw du






'44
tUirrifrL'; C4 Fe hwi-4iue Ifutfantyo ut5a
rentie bhurer x. ;" .: :.1'
- :1'lmwHim s fbIMftts, poiir &tre gbnvetiK .
1fe Rmwcals pui iquaI dchne 2tilr rrtftib t
C li An Roi qu'i lecur Piu.
. VYow Mefleur der Phlefne hs, faitL t v*r
rappeller ces teinps fi gltdieu'x ol vdlu ditwnki
*ait.ac preuvts de voti zelf, de votre ahiAr ,
de worrefiddlirfeisoubVo Rtbi, & psf rWiFlWa
timaiamta de la monarehi Vous' dira r qnsad
I'Er eil .i m.inonrqrft te i thlhine ,'qtiigd-rlflt *
&-momn cmHmthftlwfq aieteftWmUb easiw
ble.! BR illtez-vous; puW-tcatrltl rtf el 'uiK'flW
nime; :morsire-nous taii 'de'ietti ,1 entrv
foyioe fbrewds d'6W veoinM rrl*vri'avrcsy' r ybtmiw
nt' tir-fe dllffimiler qie ous en avez, n' ttlitai
braixquecdrci d'sdoirtentlldd Ics -Patr,6itsir .
taux; c'en ell alfc. Je fais qu'itne fii rd'
idlianis minihrds ou's ant ii"'erdirtrilrmin-
rts,'qhe, pet-eire s1 vout omit..Yoteitlew
kcmander ..wmais de. srtin "Wgifiirats"f ifib
oijooars fans reprochl' & Tou&ours tofrpanq(i
fementt inebtawlatiles. :
Iteprenen tod ,'Cri un meme ijodr, rs-' flio-
fitos cbbtne'-ci-e&in-d a ratii'ez fut-Ib-ttiaW p
esr promteffts- t ros'tn e factifettcijtlbilt






res; be nul n&eri fbir cirxipr dans le tnmuin
mez tnnmus enfaire des.arrsrs. foudroart~woAf
ire tous fr pertortrbster du:repos pabiel, fi'
dIin4ion. quelcofue; aikes ht ples exatle re-
cherche des ateurs deos maux que Miuk foudt
frons;; que nall confid6ratibn m vei h rrtre
-..Chfzr tou, en ui mimejour, es Erati-Cd-
ctax,. &,tout ce qu'its ant tfai : vb u f[rc ima-
m#tdes. ..
, :;.vous ai hic voir, & vntu% cona lfiU a moi-
mngtziser irrPJgubftiuOSdni ke ass affux# ens oar faics. F-fif-il d'avarntge, pour wmr
pfpstr-i faiiee quejvpuur dovet, *& -auirrtepqu oil!? Vout en rroti'cret At etitn-
pit fos le regne ffHenr' IV. On 6nt les Erars-
GItcan i Ranksy en. rJ9 ils farenecallsrpar
mrinziA 4e la sCor Ad 30 Ml iI 94; (Tayes
ssti.t, tdiion'd'AnilTerdamt, iS48).
,~Viaw fercrirqz Ja Nation,. qui vas apprBB-
vera, fnvez-en s&r.. Celt le pn :6s grands:
c't le weu -des petics; c e t vren de ons.
ceuttcBoirc celui da -RoAi; & jmnais'vbra ne
ItaMn nitcu fervi. Nc dires pas, pour xcu-
fes ( e refus, qae wous aTtendez queSa MzijetA
vawus tiC cornnirfe q'elle defi re que vmoi pre-
nie, un parti. Voyew f position; je ne vousd
a s as 2vntage, Quto! faudroit-il un ordre.





1 4
pt ftiuVt I'Etam? Sauvet-le, & prifet a-
tufiare vo .dts. -Yos yerrez qu'elles voui
ce dron t & vous fetes converts de gloirc .
Suppjip le Roi de vouloir hita revoquefA
an.dllcr teau ce qui seCl.paffE da fon litAt
juftic 1 4r MAai 1778, &.ot Cequyeqtjev iV
d'indquer, tn'adreffant h h Nscion. xaoutAlb-
tiandrez! ij conirois Lfo czur parernl. ...
Drumandez-lui encore d'approuver les rdsliou
bourgepisfti je n'y v~i mil inaa~fmaiii,
quand eUa t forest qfuelke dbivent drrm ,o;
penfe ndme qo'clles pteam tern vtilus. eil s -,:
Qus dans chaque ville, chaquetbimgj d.l
village.e gatde deformais. Mais poor. Eicet
les inconvaiieBn, firee ntaeflfir -de eao d4
Sgas art~s n dea at ar majere paftif iuekBa
oaniermnenM Is maniemert des artaes, Jqgil y
air eulereta, dins ceqp~eeodris, an mdeMl
fuadis, pdk s & bay~noen es, qu'il y ara.' de
ge% ca Ac de port kler aruies que tomes cef-
diresjrnems foieur rtdteles enft Ui Ire dI &tid
dans chaqe paroitfl avec u Ii la q anetiz6f
Vortionnir de pondre & de.bales, & qu'il ia
sic quetks geas deo rvice qui foidno amends
avec encore la reflrid"in qme. tcowes Its prm
r.iceffairrea M forvice iourealict relleros Kt-.
jouri au corps-di-a de; onlort que cam os







acrnesomt la jprd,' prendrom nrtjeurs cellc
dr ceux qui ad&fendront. Cer mrfides f~eont
uan ord~es de ha snuA plite, don le ptemid-
asudon fouveraiTes'aurobt i grande police.
S.Larfque cr grades auront atrted quelque
etlftiteur, o0 queknftan de fufpel, elles te
conduiront, fur-le-cbmp, at, juges narurels,
qui .jugerentr n1 les fair. tes patrouilles,
xar de befoai, ft conrmmtnlueiont snn vil-
g kiuo arte, & fer6t doubles ou tripless.
, ,csa le retpirtA ee qui rend parfaitement
i usmks rclces ls Marchauffes du soyaume,
9p9i iuoi mvn baueoup.
*- n en gani P'W tnps eQaBir YTe d roir du porr-
&Aarmes, dairenr Are dffar sf. e bot brdre

-me si i drpeablf d'exercr toutes ces
-aiheBaow sm emenAtdes Trares, dans la belle
failon, les jours de Fires & Dimanches.
.Cesnca2 rdglemetnr rerdanr rous les Frin-
i faidEr fda, itldoi.vent foars re exempts de La
aitie a le';. te Reife redrvant, dans Its cas
ias)noel, de demsnafer 'i chaque paroiffe, ou
A* did, i 21 cerfaifr iminbre duorbmes propor-
aadnn I a i8drtabtaltu, & tuouors ceux do
Leo Olowtui,'*alque t cm Its fiabitaus, fast
diati ob, feron call fort.







-o0 vQHs a twas Ge g4reue f il m aaldyn r e *:
lans foldais,a tofquc j'inm itl, It]s kIiorrA rrpct -
.de fei droirs,. fai re fon. bwkahetr,. & ireltem
fon Rqi fur le tr6ne, je noalierai poinrwt -
vous rendre I'hormaue qui -voui sft.{di-( ?fa
P"ux s'adrelfle 6galemnut a ut-aar -. ui l -.
lis & aux arnes de terre).. *., -ir.aa 3 .: .
Vous fures toujours Itorinear & l'appid
tr6r.c. c'eft votre valeur.,qi, foutiehtsesac e-e
pircs, quifai toute'lesz piliihnoce. Your ..
vcrl'efact de fois.a rendu la France iflorif'~ w
& redoutablpe .1 I- enAlCtis pendaat:quuetrat
ce ns ais. Elle n'exiflte querpar vou. Vo id a
ratere- n'el point change. L'hooneur iiul s 's
guida toujcurs, Ihonacur .elt lyou. guides'
core, & rvois n'inrtz jamais que lui pacm'a ,
de. Je fuis oldaL commre tous rje ifis tersae imai;
jei aisdone vous parle rconmmef- j'draisnrm -
mi vous.
Les lol as font les vairfobtifns drtm teA-
pire; eux feuls le d6fendent; cel' done eurq*i
dboint.cy terir le premier raog: mais pvtbn
ien; garde 3 ce qce ie vais ,ou dire. It fantbiem
dillinuer un empire, d'avec une rtpubUiqbt
inss une rpputlique, les foldats n'y fd t re-
nrdi' qur comment des salecr que-Fompu,.
V''t la I- follanide; Ic pls pciir marchand .y
croic







cri.* plus qu'un cblotrel; le foldat y ell avjli.
VO~ez, au contrairef rous les grands empires,
les foldars y fonr des hero: que I'on rl'pele;
& plus le Roi fers grand, plus fes troupes au-
foat d consideration.
j h veslt fire de -l France une rlpublique
oh tons les rars feron confondus. On vent
Seft y'cenferver' une ombre de Roi, mais feu-
kIteritpour le apparenes: fa puilrance fera
aHef. 11 ell done de vote intcrt ainfi que de
tOate la Nation, de vous oppofer fortement a
set adieux project : tout doit vous y porter:
SIhonneur, le devoir 1'exigent.
VoIs serves le plus grand Roi de la rerre-
,Onveut quevous lerviez les municipalities. Vous
ferz aux ordres du plus petit judge de village, &
vGW flavez Ie cas qne vous en faites.
On cherche a vous fuborner : tout fuborneur
ell un liche que vous mrprifel. On vous fair
emendre qu'on rcut vous mener centre des
Francsis, vos cpncioyens; on vous trompe.
Pinfie-vous que votre noi voulfit faire la
guerre i fes propres fujets? Quel fruir lui en
reviendroit-il? Mais ouvrez les yeux, foldats;
ce font vos fubornears qui font arms contre
vtts. Paris, a lui feul, eenferme une arme. II
'a une artilleric dOi plls otrmidables : & contre
D







qui, eux qfi font for.ner fi Ihat Its projects
odieux ( qu'on n'a jamais eu ) darmer les
Francais contre des Franaais? Contre qui font-
its arm;.c cux-rnmmcs Les ennemis fonr-ils Ifus
len s rcmparts ? On ne voir que des gens fou-
mis. Cest done de toute evidence, qu; cest
conrre vous qu'ils font arms. N'res-vous paz
des Franqais! Vous 1'dres fans doute, & de
bons & de veritabks Fran;ais, I'honneur &
l';lite de la Nation. Eux fe font 6garts. Ng e
croyez pas pourrant que cc f.it tous le Parl-
fiens! c'efl un pirit nombre qui vcut ufrirper
I asstor it.
MJaisi l Roi, qui etl un bon pere, g;mit fur
le.r atcuglement, ririeirt Lon bras, ne punic
point; ii attend leur repentir, 1cur ouvrira fon
fecn parErnel, toujours pret a Its y rccvoir.
Suiviz done aveuglmnent les ordres de vos of-
ficiers. foyez furs qu'ils ne vous ordonneronu
janais rien centre les loix de 'honneur. Sans
doute ils vous commanderont d'aller contrc les
6meutte populairis. C'fl sotre furet, cell la
fircti puhlique. IIs tous commandcront m6me
de tire fur des bripmnds attrnouis. Mais les
brigands fort-ils Frangais ? Ds brigands ne
font d'aucunc natiioa, quoiqlu'l y en air dans








rrts les pays. Mais par-tour ils font 1'hcrreur
de genre humain & par-tour on chbrche 3 les
dtruirc. D'aillcurs, vcon le vovez, ces mift-
rablne maffacrent cux-mimes chaque jour tes
plus honunres gens. Voius cts avares de leur
fang, quand ils cherchent i rdpandre le 6tre!
Mes aniis, mes camaradcs, voil3 tour ce
que notre bon Roi avoir exigi de fes Gardes-
francaifes. C'droic de mainrenir l'nrdre dans
raris, den chaffer leis i'cleras & les bandits-
II ne voulut rien de plus.
Les Gardes-Franaiifes ont 't tirump5; eux-
mdmes; ils en conviennenr, & leur repentir fe
manifelle chaque jour. Ils Ibnt pr&rs & rent er
dens le devoir pour n'en jimais fortir. II ne t-ur
mianque qu'un homme qui face les ramener
dans les voics qu'ils fuivoient aurrefois. II s'en
iif trouve mille pour Its egarer; il ne s'en pre-
fence pas un feul qui air affez de courage pour
Ieur montrer leur erreur. Eh bien, foldas c'el
a 'ous Gardes-Franqaifes que je parole, %ous en
trouverez un, c'ellmoi. Je me lie 3 vaus. fe me
litre i vos mains, Je fais les lifques que je course,
non de vorre part ( vous aver conferv- I'erpric
noble du foldat ) c'eft de 1a part de ceux-
meme qui vous out tend des piegces; mais vous
me dcttldrez j ) cumpte. Si Ion m'aiTaliine
D 2








av..nr qen votis rvcz !e rt.:rps drc me d'rfendre)
Snir vcnerez ma rrort. Jaurai fauve li Patriei
& jc mourra; cntenrt.
( .ic me fer.i conloitrel des que vous le
def:ere? ).
V'ots connoiffer vos torrs; on ne peMt vous
Is diffimilcr rmjis je fais combien vous avez
iclrii;f je fis combien votre cour repugnoir
a ce qu on rous a ft fit far, & les efforM q'il
a tallu pour vous agener. Tc fais aufli que dans
re crr'eur nilme, voui ave Loujours montrd
q-'c- 'Lus tiCi f*l!dats.
V tr r colonel fr~" daure a de grands repro-
si j 3 f aire. SI; aIoit roulours fu vous pren-
dre par rhonneur, voui ne feniet jamais forris
dei tlurresqui vcns utoicnt prefcrites. Si j'avois
ell cdui de vous commander, vous n'aur.ez rien
fiir d'iidignc de tous, & b France re feroit pas
p!ongte dans lesmalheurs affreux qni 1'accablent
aijourdI'lii. Soldats! ous pouver encore rour
reparre & vous couvrir d'une gloire immn r-
tclle.
\otre Roi eft priConnier, roms le voycz.
Yous I'avic garami de la fireur d'une populace
e.TLrn'te, donr les proicts 4roent inconnus; ce
quLi .c:us arendu Ielim e de s ls gens de bicn.
Diies aujourd h.i quC oIls piPrLrndiz qu'il foit







libre, il le fera. Ses GaMcds-.u-Corps n'e'ille-
nutnr plhs fans. vois. FiniffeR vorre ouvr.lt-
Delmandez u ids .rprenntenr Icurs tr:onfiorts au-
preo d4Ss Maielt.', iIs let reprendronrt. N'l-il
pas:eliux, qu'un Roi de France ne puiile ,voir
des Gardm-dui-Corp quand 1c plus pe.Pi Sot-
veraiua Is fiens?Songez, lbMats,que voici le
momaenr c vous pquiez fair la plus belle ac-
tion du monde, mertre k1 Roj dans le cas de ne
janais oublier cc trait de zeie, d'amour & de
Sfidlitr, & de contraTer u-c amitir inviolable
aver route .1 noblecre du rovasme & aIe: le
plus bNau & Ie premier .,rps de routes Its
tsoupes de France.
Apres un fervice auri fi fsal que vois aurrz
rp~du au Roi, dentanlde-lui c % outoir blfn on-
b'ier'le paiff, de voun rendre fes bonts.: de-
S mandez-iii de vrou r-:int~irer dans tous 'os
dairs, de redevenix fi grde la plus fidelle: il
ne voas refulera "pa : demnder -lui aoili de
rappelltr vos oflica3es, except e colonel, plif-
qtfi et la raulf premiere de vocre 6-arKnK nr.
Yous obtiendrer tour, rant le caur de ce Mo-
narque eft bon & gnn'reux. Vous rep9endrez
votre ancient uniform, & k nom fi glorieus
des Gardes-Francaifres de I pcrrlnne ficrE:d.-
plus grand Roi du moad..





54
Votre example a pond I'infurre&ion dins
prei'que routes lestroupes. Vorreexeniplelsfera
toutes rentrer dans le devoir, & la faure .qe
vous avez faite va fervir & vous immortalifer,
atrendI que routes verront qu'jl a fall vous
tiomper pour onus mettre dans l'erreur; mai
qu'aulli-to que vous 'avez reconnue ,vous avec
fu vous reptntir (ce qui part toujours d'une
gradiid ame ); & que, pour prou.tr que Ihna-
r .er ert toujours la bale de vos principles ,
lous prrtender rendre a i'tat fa preniiere Iplen-
-- dr. II vous la devra vdrirab'emer t ,& vvus en
aurez route la gloire. Songez que tour vousin-;
, ire faire ce qu e e vous dis; Ihonneur, le
drvoir s la recon-noilance. Car vous n'oublie-'
Sr, pas que votre Roi- vous a toujours folds,
quoique vous ne futiez plus a lui, tant ii ef-
piroit lurvorre retour.
Sil en-dioit parmi vous, qui n'approuvaf-
fettt pas ce project, ne les force pas; conten-
tez-vous de les meprifer ; & rappellez ceux de
\os camaradeg qui frronr de bonne volontd,
quidf font retirds dans leurs Provinces. Sils ne
fuffifent pas pour vous mettre au complete de
ce que vous t'iez, %ous prendrez, pour y par-
venii, ceux cue \ous croirez les plus dignes








d'enrrer dans ur corps auldi aiugule que Itc stre
va devenir: croy;z que je vous done ui boo
tonlcil: invirez a.fll toun lef foldars, cai.dali.s
ou dragons qui font a Paris ,de fui re sorre
exenple. D'ailleurs, .ous le-%oyez, nn ne vuct
plus Paris de Ibldats qui quirrent I'.rs dra-
peaix. On 'herche mrme 3 fe dufaire dc %ouI
autant qu'on le peut ne vous trouanrt plus
necefTrcs; mais refez roouiours.
Je par!e maintenlaut i toute l'armce. \'ous
voyez les moycns violent que les parlemens onr
employed contre les brigands, auquels cienl-
danr on dpit la revolution : ds quelle a t'i
fair, on leur a fair 1 guerre, or les a chalf s;
on en a pendu plufirers. Tous ces fafreurs de
motions du Psal'rs-voyal auJquIls on don-
S noir beaucoup d'or. poar Cnhauter les elirits,
fitc,..s'ils n'on plus (rte t'ceffaires on les
a irrIjds, commi peFrturbateurs du repos pu-
blic on les a mis au carcan; on n-. faic pas
ce qu'ils bonr devgnus.
Je croir vous en avoir dir alf-z.pour vous.
fire outrir les ycux, foldas ; cell: a vous A.
fire tour renrtrr dans lordre. Vous avez la
firce en nmain, jurez fur vos glaives, que vous
dlfndrer otrre Roi cnvrrs & centre toes.
Dites que vous pr rendez qu'il rcprenne court:
D4







fa puiffance; que c'eft votre vaeu t, que vous
le voulez Vous aurez la gloire d'at oir remis fur
le tr6ne le plus grand Monarque du monde-,
& d'avoir rendu 5 vorre parie la tranquillird
qu'clle a pcrdidepuis li long-rteps, & qu'clle
delre avec tant d'ardeur. Si vous ne Ie faites
pas vous ferez auffi malheureux que nous: la
confiance publique Cdanr perdue, il ne circle
pa< un rcu. Qu'allons-nous devenir ? tais je
connois votre valour, je fais combien Thon-
heLir vous anime: je vous onis tous erprrfTis
d'c i'.over une ddputation pu Roi poir raffu-
rer de votre fidelity. Quelle glqire ne feta-ce
pas pour le premier regiment ou Ia premiere
gainifon qui en donneront l'exemple All rul-
rirs, je vois que Ics premiers qui liront cit
crit, front les preiricrs a fe fignaler ; d'au-
rant mieux que vous n'avea pis un coup de
fMil a irer. Vous n'avez qu' prononcer'affir-
riiativemenr, que vous voulez que tout rentre
dans 1'ordre & tour y rentrera. Soldats fon-
gez que voici ]e moment ou vous pouvez a ja-
naiscouvrir de gloire tout le militaire Fran-
ois.







IRE,

Votre Majcflc vienr de voir ce que mon zele
an'a fuiggri'- pour ell ; je la fupplic de voulmor
bien pcrmetrrc que je lui adrelfe encore dirue-
rement quelques rtflexions.
Si vocre regiment des Gardes-Francaifts faL
be que je lui prercris, ainfi que je lc crois, je
penfe que Vorre Majel doir leur parJorannr,
& les rdrablir rels qu'ilt droient.
Si les troupes, come je n'en doute ps, fe
declarent pour vous, a 'lxcmple de; GdrJii,
je crois quune amnillie gLndrll.e de\nrt ir C -
faire, & qu'il convieudri que \'aoEr Maielld :e
render, dans ia belle faifon, au milieu&e f1i br.-
ves Ibldars, pour y jouii de Icur anour & de
leur fiWllirc. C'ell Ie vrai noyen de lks rian-:
tenir dans ces hevlreux principles, qiii fint ks
feuls vrali. Jc crois qu'l 1eroir & propose, en
mrtindan:r que c projer puilf.' avoir heu, de
vous occuper Iv plus fprmpremenr pollible,
d'aulmenrer leeur folde, qui raimnent W'el pas
futifante. Je Tis que Ic foldat Francais ie
firt que pour 'honneur; mais encore faur-il
quil ait de quoi \ivre. il conrienr aufli, par
roure tbortes de raifons, de rendr. lei corm-
pagnlie aux capiraines, lei licure..n:et col-







neles, & ls manor ircs aux corps, & de ne don-
ier les regimens qui des officers d'un m(rite
reconnu. Jc ne confeillerai jamais A Vorre Ma-
jefid de s'armer centre fes fujets.
Je fais combien ce project c,dieux pourro:t
l'oftfnfer : je la fupplie aufl de croire qi'il ne
peur jamais enrrer dans mon ame; ellc eit trop
gdn6reufc ; mais il faur qu'un Roi rache fe faire
obeir. Sans doutc le plus bel attribute dus Sou-
verains ,c'et celui de pardonner, de fire grace.
Mais un Roi qui pardbnne roujours, pnr fa
bontd rrop facile, rend rous s f lijets'miTheu-
reux. Leur device doir erre juflice & Fermeri.
Sire, fi Votre Majeitt ne calre pas elle-mrme
les Ecats-Gentraux, elle doir du rnoirns app'au--
dir A ce que les Parlemens lui rendint ce fer-
vice; service qui devient dc la plus grande im-
porcance pour tour la Nation: elle le fire,
elle fait de vceux ardeis pour I'obenir.
L'drat eft dans une crife ou jamais puiffance
ne s'e( trouve ; on invite de roattes parrs A
Senior au licours; routes les boilrfes relent fer-
mi'es; ce qui prouve le peu de coifiance qu'on a
dans les Dillrifts de Paris, & dans lei Erati-
Gcnfraux. Mais,Sire, reprcnez votre pncirmnce;
monitrz a ros peuples ( les plus aimables, les
Flus gentre~nr de [a terre), que vous allet







fupprimer tour les abus, que vous allez les gon-
verner en pere, que vous allez d re Roi; de;
millions vont s'offrir a vos yeux.
L'imp6t volontaire du quart durevenu d'ua
chacun ne produira rien Crant ridicule, & le
SSouverain lui m6me ne le demandant p3 ;
mais,-Sire, guand vos fujers %errunc l'ordre
r tabli, letatd'un chacun afforera la monarchic
fans arreinte, inibranlable fur Ies fundzmens:
It. commerce ibre & prortgc que vous leir
ferez connoitre, les befoins preflans de 'ctat,
vous verrez tous les corps, les arts, let me-
tiers, les compaguies, les mairrifes tous vr.
fjerts venir A votre fecours, & d'lne maniere
eCfi.ace. Mais pour tlur donner plus de con-
fiance, ordonnez que toutes ces Ibmmes relleric
er, dep6c anI rh nie lieu dont clles lironr for-
tits, qu'elles ne viennent point au trelbr-royal,
& que chacun acquire les articles que vous
leur aurez JddCgnes, & que le rout loit renda
public par la voie de I'imprcfiiin.
Je ne crois pis qu'un particulier ifold doic'
faire de ccs facrifices, & fur-rour quand il,
ne peuvent crre que trrs-nmodique;. L'exem-
pie ne fdduir perlbnne, & prrte beaucoup a la
critique: mais quand cc fera par corps, par
compagnie par g/nt'ralit6, alor' cdactLn Con-







rnbuera hbrement, felon fan nele & fes rfa
estiks. & la modefte indigence (qui foiuen-
a plus de vtrius, que ces riches qui afft&enr
un iele li patriotique ) n'crt pas humilide', &
paroge I'honneur de Ca gn&dralir qui n'n et
poinr jaloufe.
Size, connoiffei les Francais, gouwrierz-le
bien; ne le.r demnndez jam.lis que ce qu 'i
pourront fire; que vorre aurorir ue foir jamais
eompromnifL; qluc "ss dicrets faitnre wiremeni
rflichis, diAds par Is juflice mis une foii
anchs qu';Is relent irr'vocables: priner Emu-
jours les Frnicais par le fentimenr qui feurtit'
le plus cher celui de I'honneur : que Ie vice
n'opprime point La vertu qui feue do-u rcra ob-
senir. Vous les conduirez afsx enfers, & vftd
frcrz le plus gan Roi dii monde.
Vos affaires font bien embroulttl~i&tan'ms
javois le dbo de communiquer mon ame a vot
r-iillres, je voudrois, conrpi;flanr I Ntioa
co nrre Ie la connois, qu'avant fix hpois, on te
dourar plus de voir blentor la France cc qu'lle
doir tr re.
RTfumons. Pour I&ablip l'orire, il fau; n-
cefaiirement en revenir notre premiere conf-
[;urion ; on a beau dire quelle nexille pas,
Ale illte. Quand inemne on ie oirroit pra-








duile de rJglement politif qui la fixjt, un ufage
de quutonre c.r nt, ins, qni r.ou a rendus ii
puiflins, li Ilorilllns, heireus cofin doir avoir
force de loi conllicutise. Notus voyons,j'en
cpn icens, des abuse Lnormes. Eh bien, c'el ces
ahus qu'I fjur extiiper. Mais il ne fauc pas tout
'diruite, 11 fatI perftitionner.
il n'en ell pas dun empire, comme d'un
tdi ice quclconque & pourquoi ? c'et que ce-
iui-ci nappartient qu'i un ful, on i une pe-
tite focitr, qui pcur rdunir fes opinions pour
Ie rcrverfer entierement, afin de le rEddificr fur
un autre plan, ce qui ne blelTe pcrf'one. Mais
un.emp.r Eompoff devingt-cinq millions d'h-
bitans, donc Ics inrLrers font li divers, ne doit
jamais supporter que de fliers changemens,
cu tOur va rnal. T.exemple ell fous nos yeux,
chaque individu le lint fortemenr.
Les homes, fanrs Joute, paroifftnr itre nds
pour iire rous tgaux, parce qu'il ell bitn de-
montre moralement & phyliquemenr qu'ils
jiennent rous d'un leul. Cependant, la nature a
gravL dins nos ccrurs, non pas le caralere de
Sl'fclavage, mais la niceilit abfolue d'obir;
enfuite les ,circonlanccs dans lefquelles on crt
re; 1'Ndication quon a rcsue,,ont form lc
diffdreures nuances. Je dirai plus, je crois que








tes rant I: dt'crets de l Providence. Je fai;
iue it me donne un i;dicule de croire en Dicu,
mais je croi & je porte mon ineptie juf-
quati point d'ofer efperer en lui.
Ce qui me fortific dans mon opinion, cell
de voir des itres purement pafifs & ii en.
a beaucoup,& que de tous Its ttmps, depuis que
ke globe eft habit, il y en a qui ont command,
il y n a qui one obdi. II fant donc des fignes-
de dCrmrcation : es hommes ne Font pas faits
pour itre tous (eux, ou bicn la frcit? di-- .,
;arot; er ctux qui crient tant pour 'ga~itle,
m'en font qu'un jeu de mots : le %ais le prouver.
Ie fais qi'un avocat, qui n'eft point nE noble,
a dit qu'il ne s'accontumoit pas de voir quz fon
ls tirfri1 la milice, quand un Monrntorenci
a'y tiroir pas, vu que rous les hommes lone
I(aux. Je voudrois demander a ce M. 1'Avocat,
sit regarde I porter d'eau ou le petit
dicrorreur come fon gal ? 11 efl cependanr
homme come lui, organilf de meme, peut-
tIre plur vei-rueux, & peut-dtre quilt Ira e '
choqud de la comparaifon. Dira-r-il que ce
petir Savoyard eft uo petit malheurnux, fans
rnlle efpece d education,& qu'il-le paye pour
decrorter Ies louliers, 6 le porrcur-d'eau de
s-ime, pour Ie service qu'.A lui rcr., La rC-
yrcne feroit on ne peut pis 1plu incpte, &








horriblcment ridicule. Si ces deux 6tres font
fans educnion, cefl parce qu'ils Iont nis de
pareus piuvres, & quc c'eft peut-Erre les fiens
que les one ru;n's. 11 les paye, dit-il; mais
lui ne rccoit-il pas de I'argent de rout le monde?
If en reccvroit de ce porteur-d'eau, de ce dd-
crorreur, s'il plaidoit un proc&s pour eux :en-
fin, fon existence ne \ient que de 'argent qu'il
gaine : je le menage ne me fervent que de
cette expreflion. Les admertroit-il A'fa table!
Sbrement non : M. 1Avocat a trop d'orgueil,
& les difproportions font trop grande : ce-
pendant, la difproporrion de lui 3 un Mbontmo-
retici, ect bien grande aufti! & ce Monimo-
renci 'admettroitc manger avec lui; il pou-
fGroit mime fa fille, fi elle avoir bien des
dcus. Difons done que c'efl la fortune qui ma-
rie rout. Sixre Quint devint Pape de simple petit
porch qu'il Croit : i n'admic pourcant pas
dans ftrs ears I'6galitd des conditions, & fe
croyoir bien le premier du monde. Enfin, 'on
voir rous les jours que rien n'cll ii vain qu'un
nouveau parvenu ; & crux qui crient tant pour
n'avoir perfonne au-defrus d'eux voudroient
fouler i Icurs pieds I'univers enier; mais leur
empire feroir en v(ritr trop dur.
Mlffieurs les ddputes du Tiers, quand ils ont







ouftr d'rrujre la nobleffe & Ie clergy dnt,
lIa-r achlii nieni n'a pa; (tr diflimule, n' leur
u-rr:b'e animolite, il ont dit que le Tiers fai-
bfoic prefque rotalire du roy3ume, pour fair
Trir que le retle mcritoit bien peu d'egardt
MUii on peut r'pondre 1 ces glorieux diLfn-
furs, quie s is i font modeflement ranges
dans cerre valle & gentrale clalTc, ce u'ioic
quie pour en tircr rnut I'vanrage, & non pour
fervir le malheureux. II; en donnent aujoar-
eh11i la preuve, voulant ftixr A rarr dc mirce
.arF-ent d'inipoflirons (car routes leurs ex-
prtfflons font nouveiles, ainfi que Icurs op&d
rations), ou rant de polrelirons de bitns-fonds,
pour .tre qnelque chofe dans PIat; fans con-
fidlrer que ceux qui front exclus par ce rigle-
r.enr, 'eronr encore la prefq'le totalirt du
r'lumne; car f I'on.comrroni tous leaspayfans
tqIi ne front pasdans tous lsca s requis,rous es
ona riers, les mance(vres les donmelliques, las
FTircst, & les foldats enfin, avec aufli la ma-
fLre parties de levrs officers & tant d'antrcs
que je ne n6mme pas. tant I'numniraiion feroic
-grnde, ce feroir encore la prefque roralii ,
pour me fervir toujours de leurs rermes di-
siluiques, & a coup fir li parrie II plus re-'
toutrahle. C: font pourtanir to-.s s d 's ba s,
des






des citoyens, par coalfquent aant.tous Its
mimes droits. Je voudrois qu'ori fIt confd-
quent; mais quand on vent faire le mal, on
s'aveugle fur lei confequences.
Je prie le leteur de me permettre un .pifode
qui trouve ici fa place [oue nacurehemenc.
Come it y a des ducs aux Erars-generaux,
qui fe fobn aTlimiles aux avocats, & mine
for tu-deffous; qu'il y adesavocats dans ces mc-
mcs Etars, qui fe croyent tort au-deffus d'un
duc, faifons-les marcher ensemble.
Je fuppofe que ces deup Meflieurs out die
quelque durcti chacun I leurs domcliques, qui
fans doute leur auront m3nque: ces lomelli-
ques prendrnnr de r'humcur, & rcndronc i
leurs maitres ine voike de coup; de -biton. il
n'y a plus de quoi les ruer: nous fommenstous
gaux. On appelle la gar3e; la gacde vir t,
prend les batru. & les battens, & les conduit
au dillriccq, parant du nouveau principle de !i
parTaite egaliti parmi les lhommes, du droit
enfin de I'homme: il n'y a point de fang ri-
pandu. Les domefliques ont de lionneur ; ils
tie foufrent point de propns qui blelTent leur
dilicattlcfl ils ont fair ce que leurs maitres
auroient faith en pareil cas: cell ine a::;re
d'cgal iga l, c'ei-1--dire pouuliii d. cr~uilc ,








pifiu'il n'y a que la canaille qui donne &
qui recoit des coups de bihon. On les conduit
rnus quaire au corps-de-garde, cc mme ayjnt
trouble f'ordre de la fIci'r puis on les ren-
voiechtz, cux apris kur avoir bien lavd la
terc.
les deux maitresveulcntau moins renvoyer
leurs domelliques. Ceux-ci rpondronr, cela
vous plait A dire! nous fommes les maitres,
parce que nous rommes kIs plus forts; nous
fommts la prefque totalit': car parmi tous vos
gens rous vos \affaux ( ils.ont chacun une
fort belle terre), qui font nos dgaux & nos com-
pignons de fortune, il ny a que vous & vos
Term'ers, qui parent un marc d'irgent d'impo-
fiti6ns.oNous gallons vous faire fenrir que c'efl
Snous I fire laloi & pour quela r evolution
foit totale, nos allons parcager entire nous
vosbiens, & vo'ls merrre 1 la place du der-
aier de votre village, c'efl-a-dire, que vous
naurez rien. ,'ous fcr, parler les loix range
qu'il vous plaira nous ne les avons pas fires
nous n'avon ps rpas er confults, parcel que nous
n' tions pas affc riches; nous ,ne voulons pas
aous y fbumettre
Nvus a% os palrmi null'(nous entendons tous
ceux qui, par ws's rgl.merns, bnm ::clus de






67
donner lurs voixdans 1'Etar), des gens &- Ia
plus granJe'dillindion fit par leur nailla'ice
leur mirite, leurs talens, & beaucoup de bra-
ves foldJrs; ceux-I.1 front nos chefs, firon:.
nons guids dons tout ce que nous ftrois &
vous rellerer le prefque ricn de la prefque to-
rahlt, ce qui ftra peut-eire alors un tout or-
ganuif d'uie manirre rout-i fair nouvelle. Mais
les Ecars-G inranx font du nriuf & du ttrs-
ne uf rcus en ferous aulTi.
Nons conferverons notre roi, porce qu'il
ef bon;, nous lui dirons d, l'tre to.uiours, n\is
,de ne pas toujours pardonncr, arttndu que les
gens ages & vercueux n'auroicnt pas plus d'a-
vantage quc les fckilrats, & que ceux-ci Qous
tourmenteroienr fans ceffe, vu I'impunirt don't
ils fernient furs: oous.lui irons cnfin d'etre
julle.
Nous conferverons auffi nis nobles, auxquels
nous f-rons un meillcur fort que le n6tre,
pour qu is aytic aufTi plus de confiddration
quaiid ili aurnnt des t-erus, & pour qu'ils puif-
lfnt nous aider au befoip. Nous voulons les
conferver, parcel que non-feuklmest ce fera une
lulice, mlis encol e pour que ce foir un pbjet
d'dmulation pour nous qui voulons cntrer dan
quclque belle atios. D ailletrs, il nr us coi-
E.







atindetnt, prt'ferant leur obcir a ccux quie.-
roieii fi parfairement nos egaux.
Quant aux Parlemns, nous pourrions fort
hien rous en paffi'r, mime leur faire perdre
leuirs charp-s, attend que nous leur demons
en pattie ics maux que nous fouffions, &
qi'lls ne favent ou n'ofent Its r4parer: eux
qui vouloient aurrefois itre nos maltres, pa-
roiffent aujourd'hui avoir peur de rout, rant
lkur foumilflon & leur inaltion eft grande.
Nous aurons des juges que naus prendrons par-
mi les gens les plus dclairt's,les plus vertueux,
& es plus ages; jamais parmi les jeunes fre-
lIqucts, qui ne (cnroiffent queles coulillesde
I'OpTra, les longues toilettes, & les grades
fl ircs.
Noits laiff:rons dans Ie ntant tous fes avo-
ears, rous Is prqcureurs, (les juges eux-
nikmes connoitront its leoi), & ccs gens de
la court. qui ont aff'eFt uine f grand popu-
Sartin qui n'toit que feinte, vu la cirrpnf-
taice.
Si rout ce que je viens de dire arrivoit je
crois qiue les ErArs-GL'neraux chanteroienr bicn
\ire la palinodie de certe 11 grande igaliri qu'ils
ont voulu metric entire ks honmmes! Conven'ns
done que ces Mellieurs, qui ne \Cic-nrt itre







Ifl6aihs'pkrqvti7 TeCT& purife rtre, vnudrolent
rindre Str -oirtii t6nt au-'kdd de toures les
atid IT niTs p6otevht cipendanr u'ellk 'e
ftepidsirrsiw'fT n'ioft rous lea ours parmil
Whboi'tats ulift&v qire m"oins ils etroient
Fafis pour trie qDef4ude tdcbfe,plus leurs chalnes
foitt"bdzah '
Ces melTieurs, pour bien nous prouver elitre
ef'ils vcdetit &ite 'ibf'ous oublient q'is
wit de'" mattres. Ces plairres font ieiurs cA6ih
mttiasr. Th onr ffittuLAilr qul defend ait
provtLe'rdie 'affcrhiler. ?e vouArok3vsrdit
pttrqdOi nris 'efl pas tompri' disr cerce
dEfcnfe. Cependite, Parisft four c' glavede
eur juf4ee. Paris', riT' cinfalter te redovt.
WIriWat, s'affteble de Tlift-teme, lance atrfl
Les dtres abfblrt : it reffe permanent, & il Af
tr4-b-prbblmatiqilU& de fhv6tr b rifrdele fou-
Wtlifi qpflreoW.TU el'eP I Pair vnir que fotf-
qui 'bi 'l pas bion d dcid au tombai, qtc ce
'eft jiamis oe & P rs-lIin que Po dtFn iefoA
'imtenti; Ye t ifi'nfqtu-eve~s, c'et'ainfitle
tew Te4pevd; ft noi s tefons dans nere aves-
gtement. Revenans done come onit (tion ,
fipptimong tes abuse djan toutMs ls platies
de ladiniTiiftion, & perfedionnons norre I
Code criminal; ad c'c fair de la i France;







pfn commerce 4tte 9SLp aag^ir .IaiP.i
-ffrayanre. L. .graiu lWri5.rMiPSA' f,A4
jiygr'ic rocpr, la ljii pp/gouj9url epichif
nosroilins,: pQFu\ ,C A WIAgy .9Mt 1^
Ji'rl ." -ppiu a, ro..uv .i ip; ,:c
tcC iI reLciIt.t ne iVivepq fire aut rVien
nuia, Il ctis d migrationn s'clikvct deo .st

Yr; u irarion qui -U 1fie Jo^ 4 .ij pg
tior, de IEdit de anreS,j-fai.t utne. pJa qui
iple cerore., Ce]4c5..,r'q qtflc roU,4 lo -
rj.hben fr fair oqrir eF~~g qx :,'o,~jSr. es
FLa5gcM s \pOyCe t ?e, ur:cA l qo'ol faiti.-wvou
'e.i.or atce Q yj- f r.eg i Vore r ..i
pcJL,,p!qs Sia., 4 c4. ifprn. i r d, qs.oprv l
force du it rIIeC n fe ,rA4e.fb no -ponr
, qqsP ijy ir. 4a if'pt i ga-is mtp% qp qu fl
fanitine, toui w y ,q'J tf ajFpc ptNIrupljr
,force de!qi. II pl ,qgeairievrent "bo a, nalisil
lie pcut :ri' fatire ppj flui,'Lamr p$;ibi'
C'rll vS ia s c F lrcgre .'e g qu'il. o.Mfer,
il) is Ei;rpi:jl ifat'ead r'ei.,q .Fapn1ri ips
.bqy fRB4Fe heureux ,4 & ,parc!'-.ls mniaiguG
v4itFijf.; seei; o 5 anob :. .K..:- ..t
4i,tWp.9ant .cet tcrit, j'i'Uvic tons iCe
bou-i btlw aes, qti. iaimenrPt itlop ,qui chy
ridollel clr. Ros, de m'aider a le.iedre 'pu7







Af-dAns tout le Royasimeu le faifant impi-4
jsqr anP.le6Provinces pour que chacun puilff
Ik lijc,,,&-J4t ire liredans Coutes les Pqroif-
fes ,'iavf'eArt-tont i lecpmnunaiquer kt outes
Je ypu ,, ,g "

,i- .-.'ai',riff4r. I#rfqe'aB.n-mowt de l'im-
prelJiopd~, de la grag die Charlqs;:K., que 'on done
au-x .rcqajy efpdpanq.qy'on mYviteroi.r, enle
retirpnj'j'hqreur d'en fairn mention.
SCetptragedie, come ouvragt,dralnatiquc,
eXI ly.ipspiAnm aiaf, Ia plus mal-faite de roues
SI.ipei esq~'on donnc wv U ihtrc, & fero1;
toAn3 ,dts it premqi a fans la circonf-
tanee azgeUliy qui la fair app1lpar depvis I
c.monmm cemepe:l.lfqu' la fin. Jf pre le Ilec&u
ds r, W6 iCe "'y i',p9iflt'Lt Fqu je ne l'ai
point lue, que aje e RlihW poe.,,qae je nirai
p'ik yfpi iJcaj4p tApR. de fe que fen
er.,co4A ., !- ,,w,,.
I .,llAe f l,.ne.t;oJ e.tmon4 .,c npt It~
nllulac, Itlrtible,,exi rtpl in n icbhc de.a
iii- jlri- Mhqillayif,; C'lgipf6F vroio" quon
Ct P;la,4jpU, 4oBinu ft. e-rat. .Pia4 s clfe .de-
aaox,'e5}eux,, Nos crimes.e fotI -ils done
pas ajfergcands ? Veua-on les .oi:cir davaji-






71
*ltag'rTOl, ce rrinm comirui ati t'finti9f*
ft r, q'fn mon enDm 'peepter frv lM Kiin
penti r. i veet asuyjoioha i qu'W 4dmretouej br4.
.'fh rdle 4fr W: fekne le EtrierMmn tort
raine, reveru de la pourpre facrie;2dWWbi
pontificaux: ar aid"roirt queil au Saint des
Sints-qu'll &droffIri'n ferMiAee 'et ur
tniui Is. poIpbtd* de fillkeasffWnt4'u9 v6hi
ks ptlnger dPs le rii4 dt lers frr@s, A& ietrt
#PF s, Id eH1a prIm ...:' VI1-kle ffetA&i
qui fi:r dcan '' Lfbherlit Ie diet der Pari-
f&ttIs.. Gtan&DiftU fqirgif qatiritlfflircz-
vsi's qme dti hodfinie, qui ri Mflfiri'dclairas'
futpaffen' en firnctW Ies fi&cls ics p1is ba41-
air&, au minis nmfme ii'ne fl ntirin t'rTigiomn'
rei {'ifes, qup dins oitre7t4 totris AinCti,
iir;f6ibirs pFfii tar Vftru de la fAnflid', olHiat-
fcies-hMiffi codpabfeiu bit noi4 rvetl-'vout
pnC ph strritfe'% gVtatice -''''
Tr ibfr nateiflAU t aiirfi1tilCurh! ia
inefure ell combine Quoil vous retmrr votre
Roi,'piitfbtnn~F'r Satrp ghnde'e 66ht Ite fiir
it9cfrfr "'i\ir Ctr4e 'vens &itlAade, &S .
4eusTras dffr Tinfie9 llrrTeritc'e, fCii
fet y'ru, Ilu tie3cE' f 'inrAe"'d'n' ittm e doin-
if'rt pr unf, de 'fei (tdicelfear 'PiJl I
n'ctt troud pac* dabtS tliuire, tfVie Cirl 6Y-








ternifant'. ecr voulu nous punir tonjours d'uef
acion fi dCretlab'e.
Vous prcfentez a la Reine un michant;
parce qu'ii eft forti du amme fang don elle
fort, pour rendre plus amer le cilice done
vous labreuvez fans cefe! Vos dcfcendans
auront le aleme fort : onne leur parlerade vous
quepour les fair rougir: mais vous avcz beau
fire, elle nous montre aujpiirdhui combi.en
elle eft grande, & combien vous eteg has; c'et
Ibhommage que lui rend dans ce moment un
des plus grands Rois du monde, prlanr i un
de not Princes do Sing, don't voici les propres
parolc... .
Le roi d'AugTeterre ayant faith attendre dgux
heures M. le duc d'OrlYins, lui dir u Le ROi
de France m'a donned connoilTance dcs ('v'ne-
mens arri\v.ds dans fon royaymc; j'en fuis fen-
fiblement touch : fa cafe et crlle de tpus leJ
Sonuerains, j n'ignorc pas non plus I'extrime
couragede la Reine, & fon grand canrctire.
je fuis rris-aifE de ic moigner an premier
Prince du Sang de France, les fenrimens qic
j'prouve, & qu'il dolt partager plus qu'aucun.
autre ,.
Ces paroles fans doute, dai.s la bouche d'un-
grdii Roi, diflnt bien plus que routes les







plumes floquentes n'en pourroient dire. La
mienne ne I'eft pas :auli i'admire, & avec ref-
pecd, me tais; mais c'elt dans I'advcrfire qu'on
connoit les grande s ames.
Dira-t-on, pour junifier la reprifentation
de certe piece, que c'ell le people qui la de-
mande Le Peuple ne lir pas, ne coinnir point
l'hillire, ne \a point I la comedie. D'ailleurs,
trente mille hommes arms dins ure cvile,
doivenr y maintenir Fordre, ou leur chef efl
indigne de les commander. Auroit-on d'aucres
projers? II elt affreux d:y peerer; jeiouilerois
pa plume de vouloir les dclaircir. Je finis.
A I'Auteur du Pere-de-Famille.

Au momentr, Monficur, qie je corrige la
premiere dprtuve de la derniere feuilil de ce
petit outrage, je recois vo re exceller tableau.
J'ai pris d'auranr plus de iirir 3 le lire que
tour r&emmcnt je venois de voir daus I'hif-
toire Ic trair que eous avez fi bien adapted &
la circonflance acuelle. Souffrex que je vous
timoigne, avant tour, la farisfafion que j'L'-
prouve de voir que vous eres non pas cc qu'on
veur appeller aujour'hlii un bon parriore, mais
un bon & loyal Frincais qui aime fon Roi, fa







patrie, & qui veut le bien. Voil., monficur
des litres qui talent bien, je penfe, celui lqu'oa
voudroir nous fire prendrc 1 tous: mais on a
beau fair, le grand nombre, & le tr-s-grand
nombre, penfe comme nous.
Vous garden I'.nonymc, mon cher mon-
lieur, & vous faires bien; cependant nous
a vons la liberrd indlfinie de la preffe; mais cLre
liberrd fi grande, except, j'en coniens, leC
icrivains ages & vertuxe. Confolen-voas,
monsieur, notre tour pourra venir; je fuis dans
votre meme cas.
Voa portraits font parfaitement reffemblans.
ils font fi bien fait que tout le monde les re-
connoit. Je dois vous dire aulTi, quedans les
pt irs grouppes qui fonr fi artillement jets fur
vorre tableau, on Leconnoit a merveille touIes
les perires figures.
Permetrez-moi a&uellement d'avoir 1'hon-
neur de vous dire, que, daos 1'hifforique, ii
vous e1ll happi5 un trait qui peut avoir fon
prix, c'et que ce Marcel, apres avoir er rtue,
fur trained dans la rue & dans la bone, en pre-
fence d'un people qui l'avoit fi paflionndment
Maimi, & qui n' port pas le plus leger obstacle,
& les chaperons mi-partic rouges & bleus,furenr
jetrs au feu le 24 aouc 1358, jour auquel Ie







Paiphi,, alors-RWgeot du Royaume j & deputi
1Ui,Chbarles V, rentra dans Paris,&-c. (Mo-

J'fpre, monfieur, que ous voudrez bim
me pardonner cecre petitr r tlexion; je lacrois
d'autain phis mceffaire, quelle poarra ajouter
A a unpreffioa que vous voUn tes propofe de
faire.lur vos ledeurs, & fur-cout fur vos
fuj ss pcilts.


Encore nm P. S. qui en vaut bien un autre !
Ics Etats-Gn;raux apris avoir tout culbutc
ruin; rout Ic monde, port 12 dfcdAation pir-
tour, reconnu un di'cit de pres de deux cents
millions, in't i tous les cicoyens a fair des facri-
Ties denormes pour venir au fecours de 1'Etar,
ifs s'affimilent modeflcment au:. clers de procu-
reurs & aux gprcons perruquiers, pour faire
pn dbn patriotiquc: ils ia, ent de donner
chacun lurs 'boucles de fouliers (.il y en a
nti vilem un petit ecu). N'auroit-il pas mieux
wal ab ndonner leurs appointemens (que AM.
Nedker, forr mal-a-propos, a pris fur loi de
paver du trrfor-ro, al ) qni If nmoraint A mille
louis par jour, ce qui fait qCe perfonne ni'ef
payP ? Mais non ces Meflieurs troutent fury







puwx denoit ruiterjyQr aqnS itp,
means, e font rendus .lp appp, ,9oiquE.qr
cahiers portent tous que leurs pouvoirscefleroni

rite, voy ai pi e 4 ,,IG k.4-R t s 4 pter "
Svards, dire a fes camarades de faire de beaux
tours-de force; ils es font (prefque roujours au
rifque de leur vie); enluire il leur dit: ce n'eft
que cela? Je vai bien en fire davamagel I1 fe
role par terre puitprte*ve, fair la cabriole,
& ce moque d'eux. Voila, Frar.Sais, la premiere
Nation du monde, quels font vos tres-auguftes
reprfenrans.

Enfin,depuis cete tbelepoque,on nepur plus,
dansParis, porter des boucles d'argent fans tre,
infulre par la canaille qui vous arrdte & vous
tes vole au milieu d'unt arm&e de trente mille
homes, fous le prerexre de les porter au Dif-
trid. Voila la police de Paris! voila Ie fruit
des Etats-G6ndraux! Jufqu'tquand, grand Dieu I
tarderei-vous ~nous tn dWlivrer ? Que ce jour
foic le dernier de votre courroux! Amen, Amen,
mille fois Amen.

Vu approve, & figni par tous les honnEtes
gens des trois Ordres detout e Royaume, qui








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