• TABLE OF CONTENTS
HIDE
 Front Cover
 Avis de l'editeur
 Main














Title: Avis de l'editeur
CITATION THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00000710/00001
 Material Information
Title: Avis de l'editeur
Alternate Title: FRP : 0024
Physical Description: Book
Language: French
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000710
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: notis - X

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover 1
        Front Cover 2
    Avis de l'editeur
        Page 1
        Page 2
    Main
        Page 3
        Page 4
        Page 5
        Page 6
        Page 7
        Page 8
        Page 9
        Page 10
        Page 11
        Page 12
        Page 13
        Page 14
        Page 15
        Page 16
        Page 17
        Page 18
        Page 19
        Page 20
        Page 21
        Page 22
        Page 23
        Page 24
        Page 25
        Page 26
        Page 27
        Page 28
        Page 29
        Page 30
        Page 31
        Page 32
        Page 33
        Page 34
        Page 35
        Page 36
        Page 37
        Page 38
        Page 39
        Page 40
        Page 41
        Page 42
        Page 43
        Page 44
        Page 45
        Page 46
        Page 47
        Page 48
        Page 49
        Page 50
        Page 51
Full Text

A D R E


E


DE QUELQUES

PARENTS DES MILITAIRES

SAVOISIENS

A LA CONVENTION NATIONAL

DES FRANCOIS.

.. . Erant qui liberal posvent
Verba animi proFerre .. .
SJuV.






C H A-M B R f,.
thez CURTET, Imp. de IAssemb. provisoire.

1 7 9 8








t' ,

A IS DE Lt'DITEL'R.

A Son psisag.enPiifm Paheur no.
a cort le-Inanus~rit de I'ouvIage que Ion
f Ife. Ifile but pa, we mipredrdre au urne
0n I1uel 'I et 'dlige, ,- cpnire quMl so
borne IW qlaSidn, panruitheuqu'l t on,
r'mnae iSettel vW unsasta idchose
qftn c1iirthndPlquel ,Wwtr Addeloppe
Wf 'ri2's Impaknpfsier aonL fealemaen
roaurlsset8ie, aia pcira''Euroet enrndre,
iAcantr6W' eenakt dcr cFarlitti qui trap.
pent cc Dmiehia-d&pUi# qu'dlbab people d.
soldats-citoyens, de clubistes bien 6lev6s,
de ba~eleurs poht ftqaeri janlts.'rri polis
qui forcent la soumission & la liberty de
mourir de faim, et a la ncessiti de neplus
croire en Dieu; depuis, enfin, que ces tran-
quilles montagnes sont exploities et mu-
nicipalisees avec le m6me bonheur, et sur-
tout la pmme indipendance qui ont carac.






trise la 4biration diPj vanouie de Ia BeL
gique
Jamais un people medlleur ne fuc li; ri k
de pires pedpgogues: ce onoE des agacmu
oonduis par des panthers. L'ateur do
'Adresa e ns'est pa facti prpbablemen;
d'arracher i celles-ci un Umbeau de leut
proil; mai son cric prescirera des n;
tiont justes deslasituation paqme et pri-
lente de la SAoie., et ds rdflexion. stp-
asee sur cet.abus des moos, l'aideduque4
les rivolucionnaires Francois mrttent au.
jouid'hw la wscidt civie I1 tn rture, a
travalienr raieunir le genre humaia.







-:v i 1'" U i -I "2 ,10' ++ 'io u +n

7 .. J71; : I!a








A I DI.-.- '.,E S SE

DE qUELQLES PARENT

DES INXLITAIRES S4AVt 0 I'SIN'
.00


L-A Cq9NVENTION NATIONALA

DES FRANfUIS.T 31
1 iut di A 3 m i l f

Li GYrs.LIrIIJ b I>1i~


d Mourrqt '14 r eriv 5- : ,Pruls permjs do
dourer qcJfrMfVs campo e 'ou
le! fQrl !c $artrgux, se disposoit a envahir
Ja Savoie, cye.4-a-die yers *e milieu~dq.
plois de epieanbre desirer, presque tQiote
la Noblesse du pays 'en dloigna: la cpn-
quete qizi se prdparoit ie. devoid poipt
yfssembler avix conquetes ordinaires. Les
dogxnes politiqugs qui nous arrivoient Q-
jcortis par Ics a~res fian;Qiseew, A;iPi'fpn3-
zpw de tpq,l'uj ra.1. 41.VyenieT1e d&tuiry






lexistenci e t lei pro6piiet s de la"Noblepse;
bler son* huineur ( riel ou chimirique, )
tourmentey sa conscience, et violer s, mIn-
(linauidrs les plus cheres. IExiger d'elle
u.le atitendi, tranquillement les.conqu;-
rans et qu'elle leur itndit' ts bras, c',-
toit exiger d'elle, non pas de la philoso-
pFhq .t,,du. roprage, nai. ceITe espece
'mInsensibithi simpide qu1i ne peut jramnai
porter le nonm'i d t 'rtul a a(
Une foule de families nobles passerent
"oic TeflAlpes, "et se rfugihrent- A Pie-
nont ou dans Ja vallee d'Aoite, sous la
domination de leur Sauverain: .L
Bientlt les Miliuires suivirent le reSte
"de la Ndblesse, "lei'rrdri 7leu'i qlhartera
d'hiver dans tes' 'menes 't*in6es.
" Cependant 'se loimon ert 'S3avie' cUtte
Ass6mbh'te NarionalW Allobrogd qui se deL
'ati'a souveriinl- tiu'rmois apres notre de-
p'A-t; ddtruisit din lept jours notre ancienne
constitution, et'vous dorna h Savoie.
Lc6 mes res inditpensiblel pour lI si,-
reti du Pitmont ayani necessird de grande
g'hes dans les'communications; lei de-
cre'ti-de) AAWeblitCAllobroge'ne nous para
1:






vinrent que verse le milieu de Novembre;
etpari ces dtcrets, celui du 26 Octobre
nous frappa sur tout d'etonnement et de
terrerir.
Les Allobroges y disent, dans leur style
Que i l'Assemblee Narionale considerant
,, que, dans ces moments de crise qui pr6-
, cedent et accompagnent les RGvolutiuns
,, politiques des Etats tout Citoyen doit
,. enoncer, par un acte positif, sa soumis-
,, sion A ses derrets et conserver ses for-
, ces et ses moyens pour le triomphe da
, la liberty de 1'galitd "
,, Qu'en contradiction de ces prncipes,
Sii s'est ait une migration extraordinaire
;, de grown proprietaires et de ci devant
,, pnvilegies ". '. ;
,, Qu'il duil .tre- glorieux pour un ci-
, toyen vertueux et patriote d'habiter son
,i pays des que le despotisme aurm et tout
,, ses supp6ts en sont bannis, et qu'il taut
,, ere l'enriemi de sa pttrie et de 1'6galit
! pour la Iuir au moment de sa reghnera-
,, lion, d&crete ce qui suit .
AR'TTCLE PREMIrER.
Tous les Citoyens qui oLnt migrr de
A3







, le i Aoatt ton t 'tes a reprendre leur
, domicile dans le Paps de deux moist; et,
; provisoirement, irts tears bieti seront
,, squestrks; avec defense a tous l i Pro-
-,' -iresra, d4biteurs, etc. de ne tren ali6-
, ner, hypothequer ou acquitter ttc.

S An 'r c II.

II est ddfendu A tout notaire.... d'authen.
tiquer .ancfun ade do venre, quittnce,
change, ac(usimeat ou autre en faveur
d'un 6migr6, sans la permission des uMu
Snicipalites qui repondront des suites de
Sla'ote au prejudice de la nation ( ).
SA la premiere lecture de ces itranges de-
crets, il fut perris de n'y vojr que le ri-


( ) Un oheF-d'uvre dai code Allobroge hien supt.
tl&ik taut it resta.edest lincroyable prreabate de la
lai our Ies hiens dir Clergi : en Ie lisar on se rappelle
I'..hserrvaan de .lirabrcan dons sa Monarchie Prussirnne
P Qu'il est impossible qu'on raisanne hien dins in pays
i, se I'on crit ridicuelment". Ce prrmhiile ajant hesoin
d'aide pour francjr les froetisce de I'AUobeioic, nous I
publierons i lIa in de cc petit ouwage, pour l'attoehr,
suivant I'expression heureusie 'un criviin franiois, an
*tsi do flresaieo, I






sultat d'un de ees enthousiasmes momen-
tanes qui egarent jus~u' I'homme de bienl
it don't la probitt,' ivertie par ke records,
se hite de rougir.
On nous traitoit d'dmigrls,' dans le d6-
cret, quoique nous n'eussions absolument
rien de commun avec lei mnigrds franq6oi
auxqiuels on prerendoit nous a'ssimiler.
On nons' traitoit de Privileg s, et 'nous
itiouns si peu, que v' toit i4n problem de
savoir si, en relgartant la Nobfessd comdnri
un dlgent do li constitution monarch ue,
onar*: I -u
ii nous restitb assez de privileges pour rem-
plir notre desiriaton politlque.
On ne n'dus accordoit qle d'eux riojai
pour rentrer en. Sivoie et (cette precipita.
fion &tolt une cruaute inouie sous le double
aspect de la saison et des chemins; cruiutd
d'ailleurs tout-a-fait irutile, puisque notre
presence, plus ou moins retaide -toit par-
ftit.-ment indiff~ cnie '.la chose publique.
Nous commenSaimes dpnc par demander
disdelais. iNous represent5mes les frais im-
menses et les dmigers d'un voyage & cecte
space entrepris au coeur de la saison ri-
goureuse avec iel f-mmes et ds e'nfian
A I







Tout parloit pour nous: quele apparent.
qu'on nous refusal urne faveur aussi simple ?
Cepend4nt, nous nous trompions; on fut
inexorable.
Combien il nous en cofta de nous trans-
planter dq nouveau avec quel d6chirement
de caiur nous quitnrmes les foyers de I'hos-
pitalitW pour obeir A un decret tyrannique,
d'autant plus amer pour nous qu'il partoit
de la, ,ain de nos compatrioes ; de cette
/Assemble Allobroge don't la main lourde et
crutllq detruisoit tout, semoit la desolation
;de toute part,. et fesoif le naal pour le mal
sans rdflexion et sans motifs.
SIe pouvoir, quand 11 est a sa place, pos-
srde toujourp, plus ou moins, une certain
paoddratipn; et pour ainsi dire, urie certai-
ne pudeur qui assouplir le joug des loix,
et sait pargner des larmes lora roAme qu'il
se determine a sevir. II agit sans sscousso
avec upe force tranquille qui forme son ca-
ractdre distinctif.
Ainsi le fleuve bienraisant, rerenu dans
je lit que lui creus6rent la nature et le teams,
s'avance majesreitusement au travers des
province .qu'il enrichit, ec le silece rqpide

F! Aj





( 9, ).
de ses ondes teonne et rbjonit les regards.
SMai le fils d rageag, le torrent vaga-
bond, passe, dtruit et disparoit.
S. M. le Roi de Sardaigne ayant laisse a
Toute sa Noblesse non-milraire la liberre de
venir en Savoie defendre ses propri&rcs,
pous avions lien de croire, au moins, que
Ie baciifice penible de nos inclinations seroit
le seul qu'on nous demanderoit, et qu'en
vivant paisiblement sous les loix du gou-
vernement qui nous prot-ge, nous n'avions
plus aucun malheur a redourer.
Maia c'dtoiL encore une erretir, et il so
touve que nous n'avons obei au dderet,
que nous n'avons quitt6 une terre hospita-
libre, que nous n'avons rejoint nos foyeri
que pour contemplqr notre ruine de plus
pr&s.
Par une interpretation r6voltante du dd-
cret du .6 Octobre, on veut en 6tendre
la disposition aux militaires, c'est-i-dire,
A la plus grande parties dela ci-devant No-
blesse..
SII est cependant de la plus grande dvi.
dence que l qualification d'Emigrd qui no
nos convent nullement, conviept oncoro






moins avnx miitaires, et qu'it faut violer les
loix du language autant que cells du bon
sens. pour 'Vttribuer i des homrmes essen-
tiellement errans ainsi que leurs drapeaux.
L'Assemblke des Allobroges adoproir elle-
mrme ces principles sans s'en appercevoir;
car en inrilant (*) ce qu'elle appelloir les
Emigris a rejoindre leetr domicile ordinaire,
elle excluoit formellemenr les niilitaires de
Ia disposition de son decret.
Ndanmoins, quel est notre eronnement
d'apprendre que, jusques dans le sein de
13 Convention, les proprieta des militaires
sonr menaces, et de vofr meme comment.
cer les squestres de touted part, sanis au
cune loi qiti les ordonne.
Longlems nous avons nourri une esp,-
rance bien douce; nous osions nous flatter
que 'humtnitd parleroic aux cteurs de nos
compatriores. que loin de donner une ex-


( Cette dflicatese est remarquable: I'Assemihldee or.
di ir pointt ; clie n'ni.inl pao, ce snnt lt des expressions
prr.Fan~es par Its idirt des tyrano. Elle se conlente de
nos wvrter A noes ieparrr de nous-mimes, pa; dasans
lage ; et senitement i pirre de la conEscation da tout ana
hienas Douce et lganto fouveraine I







pension cruelle A-une loi deja trop cruelle,
il1 'empresseroient, au contraire, d en tern-
p4rar la rigueur. Le dironS- nons n Nons
attendions encore davantage, parune suite
de ce penchant nature qui s'ereint si difi-
cilement dans les ames bien- nees, nois
ellperions que les auteni din mal, oii leurs
reprisentans, le r-pireroient eHu:-m mnes
de la maniere la plis noble et la plus so-
leinnelle: qu'un beau mouverrenr de g6-
nerosird les engageroit i'prendre sl parole,
iA plaider la cause des militaires au tribunal
Id0 hF Convention maintenant qte la Sa,
voie est r6unie A la France, et a vous ronl-
jurer eux-m-mes de mittre les propriit's
d's miliraires sous la sauve-garde de ]a loi.
NMali routes les consciences sommeillent,
routes le? touches sont mnettes; ii faut
enfin cesser de croire a la justice, a la bon-
1 i la g6ndrdit6i des homes; il faut
surmortler une grande repugnance, et de-
nmander justice. Nons d'nonconos a vous et
a I'Europe le brigandage le plus odieux ,
plcn -ere, qu'on air jamasii tenrn A l'omibre
dvi loix. Nous vous demandons, pour votre
honneur i nous pouvoAs Ic dire hardiment,





( tao )
autant et plus que pour notre propre inte-,
r1t le Rapport t I'aniantissement radical
rde ce docret du 2.0 Octobe, dcret.ini
que et absurde sous tons les points de vue;
et nous demjndons encore, pour writer
toute uquiv:que et toute fausse interprkta-
tion, que les propridtes de 4ut. Savoisien au
Afrvice de la LCor de Turin ou iirnplement
absern suient mises sous la protection et la
fluve-pirde de la loi.
Sans la d.faveur qui nous assiege, il n'y
aurait auctn doute sur le succbs deq notre
demand : nos moyens sont victorleux; et,
pour en erre convaincu, i suffit de vouloit
nous entendre.; : .
Partons d'abord d'un principle incontesta-
ble sur lequel il est impossible que les opi-
nions solent divis6e. C'est que le a, Sep-
.tembre dernier, a six heures du martin, Vic-
tor Amd III 6toit notre lIgirime Souverain,
.1 c.ettepoque les miliraires rtpanduis dans
la Savoye er qui vov.ient depuis longtems
les preparattfs hotiles de nos voisins, ne
doutoienr point qu'ils ne fussent destines a
ddfendre cette Province er, dans une hono-
rable impatience, ileatuendoienj Ie moment





( '3 )
de signakr lenr valeiur. Mais i Cruoit eerie
que leur bonne volonr6 devolt tre'nutile,'
il fallout i'eloigner sans combairre. Tironts le
rideau sur des 6vinemens inexplicables; et,
sur-rout, gardttds-nous l'insulter I'hdnneur.
Le courage malheureux et tromp doit
exciter dans.tps ls 'coeurs 'biri tailt une
compassion respectneuse, fnrr eloignee du
language adopt par ant d'hommes inconli-
deii : mils ct gens-la parent leur ladngue i
Idiffonb-lts, et poursuivons.
Nous osotns vouirE demanderr, Lteisla-
reurs, quel itoit ii certe 6poque l i fnneite
pour noui, le devoir des militalres Savoi-
sitns ? I1 ne-petr y- 'Aoir qfi'lUe 'tponse.
l/s devoilent juire leurs dropealr. Interro-
gez tous les homnmes et tous les tieles vous
n'en obriendrez pas d'aurre.' .San discipline
i n'y aplua d'tal mnilIicae tt i le soldat
raisonne, II n'y a plus de discipline. Ces mi-
litires de.voieenit-dow obeir la voix de leu r
chefs qui les appelloient en Pinmonr; et c'esr
ce qti'ils ont faiL 'Vous voyea qurils sont ,ans
repi-ache. Tout ce quiet arrive depuii, leur
eqr absolument e ranger. La morality de6 chat
que action hunmaine est fixde par tn aet






mnomentan; et irrevocable. L'action bonne
ou mauvaise l'est poun rtoujours, er airmne
circon nance pourtt'ire[r, n- pe.ut en changer
la nature.
Un mos. apris 'lppoque don't noua pa-
las, u9' ,u"ea souverairq a'leva tont-a
coup en Savoie pour fire bient6t place .i
un troisieme; il est penria aux militaires
Savoaislns d'irgnorer ces grands evenemens.
Ils out aujurd.'lhui le mime souverain qt'ils
avoient alors. Jamais ils n',n ont change;
Jimais i so'ipt abwandrdWqt le terres, d sa
dominanron; of l'arm e,entiere eCoit en Pa,-
mong plujetp4 jours avant la naissance de
la ConvanLion Souyeraine des Allobroges. Le.
nauveag Spuuvrain ptjiO 4d.o pour eux au
rang des Puissances Etrangeres, et ils n'a-.
volert aucun ordrs A recevoir de lui. ;
On obiecte, qu'il nest pas permits 4 'ri
Cilnyen de quitter sa patrie an moment du dan-
ger et que. qelur qui aban4onn., son postl me-,
rile dire pwii .
C'est ainmi que dana les teams de factions,
on inveaice de as ptra4es vaguees et commo-,
des don't on tire ensuite toutes.les conclu- ,
sions dontuq a ,benio On pourroit d'abord,





( 35 t
demander la preuve d'une proportion aidi
g6nrfle; mais la ,vdritr n'a pas bLsoin de
chicaner: dtfinissons seulement les t trmei et
1'objection s'evanouit.
La Patrie d'un homrna est le pays entie;
soumis i la domination de son Souiverain
quelqu'il,asit..ls sons-divi~ions de ce pays
peu\ent encore, former dans un sens ,plu
restreint des.Par.ies particuLires mais dorT;
les interets subordonnis au bien gCidral,
Peptspvent nuire 4i la. Patrip universelle, ni
g&ner exercice ,de I 4opuverainet ; aurre-
went iln:'y'p,plus degn.rv qer~nit,
1 seroit bien strange que ces rincipep
ywus parus eeP 4uicpcx, ia voua, LEgisla-
eturs, Franioijs, ,dpt tpus les. 9io tendent
a maintenit I*stitd dea'Empire Franqois, et
qui avez si fort redoute I'aspri; de oantonne-
ment ct l'isolement des provinces, que vous
aver lorcC g i les distinguoie depuis tant de siecles.
* Que ,igriu4 dore cette affectation ridi-
cul- avec laquelle on s'obstine a voir dana
cette imperceptible Savoie, un pays isold,
autonomy, at, pour ainsi dire, une cinqui&.
se parties du globe ? .
5il





( is6
Comme si la Savoie Atoit autre chnse
qu'une province des Erate de S. M. le Roi de,
Sard3igne.
'Comme si le gouvernement n'avolt pat
toljours &t6 parhaitement un et indivisi-
ble
Come si nous n'aviorns pas tous le mtm
droit public', les memes privivileges, lei
nigmes devoirs et les memes relations avec
Ie Souverain t3
Comme si tous les erplois de 'Etat, sarn
esceprion, n'avoient pas 6t6 constamment
accessibles A tous le sujets du Roi sans dis-
tinction!
Come si, dans ces derniers terns, lei
emplois les plus importing de l'Etat n'avoient
pas htd confines a des Savoisiertsi qui les reh-
plissoient'dans la Capitale!
Nous vous prions, Lgislateurs, de fair
ulne supposition. Une armde ennemie s'a-
vance sur Paris, une armbe Frangoise est
en Normandie; vous YappeHflr an secoura*
de la Patrie. Que diriez-vbus de I'officier Nor-
mand qui rehuseroit d'obiir, de crainte quA
le people de Normandie cotntitiTd en peupli
souvcrain, ne le rappell&t bient&t ious peine
de






de mort, kandis que vaoun uli d'ferldicez de
partir sous CVeie de mort'
Observons, enpassant, qu'il Ieroitaussl im-
portant que difficile d'as-igner le nombre
precis d'individus, nfcessaLre pour so cons-
tituer en people soUverain et former in Etat
a prr. Sr la Savoie, en se diclarant solve-
raine, a droit de rappeller ses enfans qui sont
.in service du aoi Sarde, on ne volt pas
polrquoi le Genevois, par example n'au-
roit pas a l'gard de la Savoie en gsndral
e mrme droit quie rette province vient
d'exercer a I'egard du Pikmont. Alois, mal-
heur 3 I'habitant d'Anneci emigre qui ose"
toit occuper un emploi A Rumilli, 6u seu-
lement y r-sider. La proscription serait le
prix de sa f6lonie: et qui salt si la mEnme
theorie, sulie courageusement jusques dans
ses dernieres ramifications, ne finiroirpas par
nous donner des villages aouv.erains ?
Nous ne ferons point a une absurdity pal-
pable I'honneur de la rifurer plus longtem..
Le Posle de chaqaue Citoyen, et sur-tout d'un
rnilitaire, eat celui o6 le Souverain I'a place.
C'est i ce Souverain qu'il a jur- fid6lite~ ii
doit le'suivre'et ne suiyrn que lui.
B





( a8 )
A ces considerations tires plus particuli-
rement des devoirs de I'eat militaire, nous
ne pouvons nous dispenser d'en ajouter une
autre plus g6nerale qui dent A la noblesse.
Vous I'avez proscrite par une loi fameuse
que nous respectons come routes les autres,
dans ce moment, mais qui nous dtoit par-
faitement etrangire il y a qeelques mois,
er qui ne peut rien changer A l'ancien 6tat
des choses. Le serment du Gentilhomme est
connu : ii subsiste dans la mdmoire long-
tems apres qu'on est parvenu a l'effacei du
caeur; les militaires Savoisiens, et d'autres
encore, qui suivent leur sort, ne sont pas
seulement leis ujels du Rb1 de Sardaigne;
il. sont ses Leudes, ses Fideles ses Honunes ,
dans toure la force du terrine fodaLIls ont
promise, sur-tout ce qu'il y a de plus sacrA de
pn'ere qu'i lui; d'employer pour sa defense
onus les moyens qu'ils ont requs d.e la na-
ture, de le servir centre tous sea ennemis au
pdril de leur fortune et de leur vie, et de
se faire ecraser sous les ruines de son tr6ne,
ii ce trrne doit tomber.-Et I'on voudroit
qu'au moment du pdril ces Fideles I'eussent
abandoned! que, chaigds tpui--coup en IS-






Wtes pajaires, en.raisonabfe apostats, ils
fumsent demeurds en Savoie, non pas seulo"
oent pour servir une antre Puissance, mais
poor attendre, si, par hazard, il ne s'en for*
meroit point une nouvelle. Oh I ieu I
jt house vixons dans un teams o6 I'on a besin
de refuter cesinepties sacrileges!
SNa-t-on pas osu nobs dite froidement que
tous ls s.ermens faits i la tyrannie sont nulb
et que les militalres Savoisiens peuvent et
doivtt mime abanidonner le service do
lour Souverain, pour venir dans leur pa.
trie j air. des bienfaits du nouveau gouver-
nemenr.?
Lgisulelur! i les lhomnmes pout qui nous
vous parloas etoient A la barre de la Con-
ventiona ila vaus diroient qu'ils ont dit fuit
ane xerre oi ill droient condamnas & onten-
dre get blasphemes; Pour nous, Citoyens,
nous sentons que res grads mouvemrens #l
indignation ne nous aont pas permits. Helas I
que sommes ndus ? Et que deviendrons-
nous ? SUpards de nos amis, de nos parents,
de nos defnsturs neturels, trains par une
loi de fer au milieu d'un ordre de choses si
nouveaia pour noug,.environnes de la defa-
Be





( ?ao )'
veur'qoe suit ar setourt force .et 'minathenm
de.la naissance it ne nous est permis de
siewr-mpriser "'il fan rdpoldre i tout, et
qi'ndarusi hazard&ns. avec. defiance nos
ieprgdetraiions nous tremblans encore
qiue ce ne soit pour nous un tort- d'avuii
raison.
Ecoutez done, Legislateurs Franqoisj tcou-
eza .ranquillement.ce que nous awons i volf
dire. Jadis les Ath6niens n'envoycrent point
la cigue au plus grand Philoophe de 'an-
tiquitd pour avoir soutenu au sein d'Athn/res,
que Ie gouvernemen t monarch ique 6mit anssi
'1gitime qie le rcpublicain. Vous savez bierl
que les plus grands publicistes out pense
de made et no ous pourrions mirne vous
fire observer que la monarchie n'a guire
4t6 insultCe qu'au milieu des grands orages
poritiques et par des ecrivains passionnes.
fr polirique de sang-froid, et sans project,
bi-;pirle avantageusement ou a'en dit rien.
Cependant vous avez abolr ce gouv'erne-
menr, et vous avez eu vos raisons que nous
devona respecter : mais voui ne'pouver trou-
'er mauvais que nous fussions attachs 'a ce
gouVernement avant la conqu&e de la Sa-






vole, 't que leis mn i haiueoaur-tom, avg -.
manifqstatioe des nmaimes ,contraireAs, iiip
port uAtLdclA des Apes lwug pysteme et u l
fid6it6. Permwtez l'univers de pnrpe; saw
vous et mgme autrenent que. vous I- aun
ne vous detmadoan que-cla..Nous sommnes.
modestes, come vous vpye; mnais lesfoalr
heureux doivent I'atre. -
It et done evidenl, sq a tous les rappps,
que leD rilitaires Savojiec Wapstr.rrhprqcht
bles. kis out fait. Imud4tiv ion piar-nt: il
le font encore en refusanr de quitter. Ieq
poste er de rentre; 'epe Savqi. Confisquet
leurs. biens,:c'es vigler les loix lei plu&s*ey
cries d:; justice; c'est punir l'inncencq
et 1'houMoi te ;ri
L'hisroire a .fitriila n.n~gi4 c-.4L yandr
qui dioil, q'il fatiap l user res eqfsns awo
,,s ockies at lekrhonumsvecdes sermen#'.4'
Qui jadsais, aroit pi pilvoir qu'une pIli-
tique insensie se;satisroit un jour de eettq
inaximce pourjin fair un loi? C'est cepen-
danit ce q)onrprdtend fire aujourd'hui. On
s'aveugkl volontairerpit.;,oen ne yeutpap
voir qu'en itablissant des exceptions vague
eaibittai e a: .l'objtipqsr d segment, on
S3







finit atr h dctuire la saintetd; qu'il devien;
dra reellement an hockey, qu'll n'y aura plus
rien ae acr'parml leihomomes, et que les
titefrt s d~hmes de ces funestes theories en
seroht les preflieres victims.
Tout ce qu'eh nbusB ddbite our la tyrannic,
pour affoibirh: Bes grades vritris, ne miri.
teroit pas d'etre refutC dans tout autre mo-
ment. D'abord, nous pourrions demander
en vertu de quelle loi il est d4fendu i un
homrme, si tel est son goAt, de s'attacher A
un itran et de le server? Cb sera, si l'orrtvut,
Un-igo&t d6prave: El' bie ii fant plaindre
Ie malheureux et ndn .e puhir. Grand homr
ites! Laissez les repdles dans 'la fange puis-
que c'est leur ledment i ne prdtendes point
en fair des algles; et 'sur-tour reposez-vous
stitrleur Conscienderio su6 r leur amour-pro.
pre, du soln de les consoler do vos indpri.
Mais nous voulons encore vouw dire tout
ce que nous croyons sur la tyrannie.
Nous croyons quo cette expresWon, ainsi
que tous les mor abstraits, ne peit, de sa
nature, presenter i'apritune idde dftermi.
nee "et circonscrite. n' -r
Nous cr~oyos e-okgndral que la iyraT-






nie est un certain abus de la puisance ligl-
timne.
Nous croyons (sans prdiendre contester l
l1girimitr de la resistance i I'opprersion qui
est un dogme de la Republique) qu'il est
tres-difficile d'assigner le point fixe oh I'abus
du pouyoir devient tyrannie et peut U1giri-
rmer Iinslrrecrion; car depuisles erreurs in-
volontaires diu bon, du just, du religieux
Victor-.Ami, jusqu'aux lubies sanguinaires
des Neron et des Caligula, it y a quelques
nuances, sans doume.
Nous croyons que la perfection n'apparte-
nant point a l'humanit~, tous les Soureraits
(prenez garde que nous ne disons point,
tous les Rois) abusent n'cessairement phia
ou moini de leur pouvoir; ensorte que sl
tout abus du pouvoir s'appelloit Trranni'e
et si toute tyrannie tegitimoit I'insurrection,
tous les peuples seroient a tous les instans
en atal d'insurrection.
Nous croyons que ta difficult de poser
la hmite qui spare l'insarrection de la rdbel-
lion passe si fort toute Imagination, que dans
la supposition mime oin il seroit possible de
se procurer le vieu raisonni de chaque indi.
B4







vidu on n'auroit encore rien faith, pusqu'il
est manifesre qu'il faudroit tout i la fois
computer et evaluer les voix, et que la valeur
de chaque opinion seroit en raison compo-
s6e de l'inielligence, de la liberty, de I'ex-
p-rience, du sang-froid et de la moralild de
chaque m6contenr.
Enfi, sans pr6rendre insulter ni mnime
critqlierpersonne, nous d6etaronssolemnel-
lemeut, au nom de tous nos guerriersabiens,
er i la face de I'Europe qui nous emend,
que suivant la conscience et la maniere do
- penser de ces homes magnanimes, il fal-
loit non-seulement avoir fait divorce avec [a
justice, mais qu'll falloit encore avoir tteint
dans son cceur et sur son front jusqu'au.
derni-res erincelles de la pudeur, pour don.
per i Victor-Amr l'odieux nom de tyran.
Pourquoi dans ces matheureux temr, ne
s'est-il trouve lucun home assez gSnetrcuL
pour presenter A I'univers le tableau fiddle
d'ua4,iimveqqyqit ,qui n'est pas assez con-
pu ? Quclqueluis, e silence du mnpris no
pondd point.a.isie aux attaques de la ca,
jomnie.
Nou itionupj piuple de l'univers le mains






impose (") et le soul people de I'univers
dunt les impats ia up.ent pas augment de-
pnis soixanteans, 6tabli en 17r sur le pi6
d.Q la cinqui&me parties du revenue net, mais
riillcment fort au-dessous, et en valeur nu.
mieraire, I'impr n'a plus varied depuis; en-
sorre qu'ilest doutqux, si, tout compens6,
il s'-levoit dans ces derniers tems an douziA-
me du revenue total. Quel home d'rtat n'd
pas entendu parler de ce Cadaitre ctl,-bre
qui place spus les yeux de chaque proprid-
taire la repriaentation geom6errique de ses
possenions, leur irendue precise, la naruro
des diflfrens terrains et l'impfic que support
claque glebe Qui pourroit assez vanter
I assiere er le recouvrement admirable di
cet impnr territorial que nous pouvions
appcller unique, pisque la gabelle n'toit
qu'un poldJ impcrceptibl-, mime avait 1i
dexriere loi qui a ruduit le sel A deux sous?


( ) L'impdt total s'dlcoit i pine e 8 liv. de Franre
par lte. En France, i! f fleait A 24. au moins; on dia
sanu doet que l Sayole Ctoit panure. Nous en parlerons
sne aiitrcois: en atrcndant, if suAra d'observer que les
tcrrs s'y vendoient commInamuent ua denier ;o, er tris.
souvert au denier 40.







Du rest, nulle rigueur dans la percep-
rion : astez commun6meat on tdoir arriere
de plusieur mois et l'ekadtcur acceptoit
des i compares. Enfin, dans ces derniers tema,
le Gouvernement travailloit (et ddji il avoit
rdussi en partie) a former 4 chaque com-
munautc au moyen d'economies insensibles,
un certain fonds toujours pret pour fire face
A l'imp6t dans les moments difficiles, et lais-
ser respirer Ie contribuable pauvre (*).
TI n'existoit peut-6tre en Europe rien de
plus simple et de plus parfait que l'organi-
sation de nos finances.
La procedure criminlle est un autre chef-


(") De ces irltEs inconrestables usei connues que la
himidre du solely, il eft curieux de rapprocher ce passage
de 'adrssie aux Allebroges, p. 78 &79 des Proca.ver.
cisctd : `- :' *- *" .
1 Des loix salumires brisent pour jamais vos changes,
ct votti delivrent dc ces impdts disasrrcux qui ne furens
,rjanmi cmabisls, ct etabli que par I'rgueil et I'gno-
Sraane,, au miptii des dro e homme..... Imp6ts
srsi au milieu des excs de lp tyrannie at de Ia Nods-
lit I nstitutio'stl ui sacriRaient ie san5 ct les sucurs du
people I entretien des palais at des chateaux".
Cit.oens! Vms en avezas mn i par la gorge: pardonmez-
nous encore rutte formule Ifodale: vous voye: bion qu'un
ne peut absolument s'e paLTer.







d'Brunr, plac4 ave une sagesse surprenante
i urie'certaine distance de la procedure An-
gloise -et de la Franoise, tell qu'elle exit.
toit autrefois. Les publicistes ont souvent de-
anandi une patie publlque en faveur des
accuses: on en pafioit ailleurs, ecles Savoi-
siens la possedbTeht sous le nom presque
anguste davocat des pauvres. De bonnes loix
produisoient 'ffet qu'on devoit en atten-
dre. II n'y a pas d'exemple dans ce pays
d'un meurtre juridique.
La Noblesse i'avoit en Savoie que cet
Eclat tempdrd qui brille sans dblouir. On
pouvoit la compartr- A ces ornemens d'archi-
tecture d'un genre sobre et l61gant qui pa-
reoa leea nurs sans les charger. Jamain elle
n'a nui au people dofnt elle p'ttigeoit tbutes
les charges et qui partageoit avee elle tous
les honneurs de 1'Etat. C'est un faith conrnu,
que les poates lei plus brilans dans routes
les carrifres ptoiear accessible aux citoydns
du second ordre. Teus les terns, et le notre
sur-tout, en offrent dbe preuvas claantere.
Une grande parties des mlitaires est nr dans
cet ordre ; et maintenant ils combattent
pour le Souverain qui leur donna avec le






preapiqV grade militaire le honveurs .de a
jbhJpsea, et le droit de paroirre i la Coqr
A P *n des;,prernmer Seigneqsrs de 1'Erar
Sins domiti la Nobiesse avvit des privile[
gas et une prepopddranre, cemme elle en a
juui par-rout et dans tons les tern. :Un age
.ie 'anIiquir6 a soutenu comme une maxime
politique que,, dans tous lsqgouvernemena,
le. emplois devoient se copfier, en g6enaral
a la Noblesse et A l'opulence, et nous ne
connoissons pas de gouvernemena oi certe
maxime n'ait dt( admire par le fait; paur-
6tre on s'est tromp6, Car nous ne prdreq.
dons point dogmariser. Eh! pourquoi, ea
eoet, an pourroit.on dicouvrir, apriA 60 sic-
cles, dep rerits nouvellea dans la politique
come on en d6couvre daai la physique ou
]es matlhmatiquesa Mais nous disons seii-
lement9 que le consentement de l'univers
suffit, au moins, pour tier une opinion ou
un usage de la classe des absurdities.
La Maimon de Savoie, Ja premiere, parmi
les Mtisons regnanres, m'est occupie de I'af-
franchissement des homes et des trres%
ot r'ouvrage toit-presque achevi; pour ex6e
Cuter ceq u rande operation sane injutice,






sans secoussie, sais tiraitemenis dWdlourax,
Ie Sourverain,. appuyd sur le pmna, &lest
avana& verse son;,but:aJec une. obstri aion
trabquille comme la Sagesse, cominhe- Ia
nature.
- L'aflranchissement des terres beigeoir.ui
imp6t particulier. Lesgens instrwitwont tou-,
jotiri.sfi, etles ignoren m&me iavent -pr6-
sent avec quelle probitt religisuse cet im-
p6t a kte levd ,. empfbyA et enfia aboli pour
claque Commune,' a moment imme de
son effranchissement '
Dlesguerres sanglanres de religion onrid6-
solh la plupart des nations de I'Europe: d'au-
tres n'ont ichappf -re malheur que par
I'inquisidon et les Auto-da-F- La Maison de
Savoib a su reprimer ToUt-4-la-fois, et leI
novateurs er lee inquisireurs.
Quand i la p'obilc de I'etat et au oridit
qui en eso La siitr,. eut um e que nous en
savons c'est qte ,.4 qndant le siege de Tu'i
rin, les renders furent piiyes hvec exacci-a
ude ; et ql''aujourdi'hii, an milieu d'une:
guerre .ruineuse, les billets d'dtat sont au
pair. is ain pour i r
L'espace awws manque pour insister sur





(So>
d'autres dthils 4galmeaet honoables; rnal
pour dire quelque. cheek de particulier an
Roi.rignant, quel .Pinced sa maisn s'est
plus occupy de.la Savbie, depuis qu'elle
nest plus immldiatement sons l'ail de sea
Souveraim ? Depnis ingt ans ork a exiut
plus d'ouvrages publics en Savoie qu'on n'en
avoif fait, peut-itre, depuis un si4cle. De
tout c6t6 on entontre des cherins, des
digues, des points qui feroient honnear aux
nations du premier ordre, L'agriculkur, la
population et Iindustrie dans tons lea
genres, avoint rdeompens ces soins par lea
accroissemens les plus marquis: il seroit
aisd d'en donner des pteuves palpables i un
jour, pett-6tre, on les verra.
Ei)fin, Victor-Ame est encore la Prince
qui a employed le plus de Savoisiens, et dans
les postes les plus distingu6s. On a vu sous
son regne un ph6omien* qui, peut-htre,
W'a.pas 6t6 assez remarqud. On a vu la place
de premier President, celle d'Intendant-gd-
neral en Savroe, et celle de Procureur-g--
neral i le commandement de la mason nii-
litaire du Roi, la premiere Ambassade, et
le Ministere des afiaires drrangres ,, se




31 )
trouver, a-la-fois, en des mains Savoi-
siCnnes.
Que si, dans ces derniers fems, quelques
resorts de 1'tat sembloient avoir perdu un
peu de leur elastic;te; si qiielquefois nous
avons pu croite' qij'it est possible d'etre trap
bon; si 'influence. es bureaux a contrari4
de rems en 'fris des' autoritds plug chdries;
si les Inrendansnecessairement affranchis de6
formes qui comprlimenr les autres jurisdice
tons, ont pp, ;i et la, fatiguer quelques
individur; enfin' sI le fincde s'est montrL
un peu trop e cfin pour le gouvernement
militaire dontles acres expCditifs et tranchans
lui sernblotent pp Fessaires a Ir police int&-
rieure dan6sun moment de crises et d'effer-
vescence; ce n'est point ici le lieu de'dis-
cuter ces reprbch'esi qi sint 'i' fort fitend
depuis quatre ans. Als pourroiehft nous four-
nir des refexions int-ressantes sur les ba.
jancerrens et les compe.hs~fions qui rdsul-
tent, dans le gouvernemerit' ronarchique,
des different caract&res des Souvetains; maii
ietre dissertation seroit doublenent d&pla-
cee dans cet buvrag. On peht coavenir, sans
danger, des teaches qui tietirin't I'imperfec-







tion humaine. Qu e I'Ci lfouche et myope
de la malreillapce r'amiie A les.coutempler
de pries; t.e5 sont a pcine 2tlet pour le
;geard gctneral de Ia sagese, et moins en-
pore pour ['cew hwnide de l'amour et de lt
recoAuncUis.ance.
SLegiRag1eurs, il faudroc peut erre tenir
w. aucre laIpgoe pour sentourqr de quel-
que fav.tr,; il fiadroi peut- tre parler
commre la toulr. Non, non: la morr,
mille fos la mort,.plut6t rue qu faussere et
I'infamie. Si nous &ions capable de Irjnsi-
ggr,avec I'honneur nous seriqn hautemerit
desavou4S, par ceux meme pour quC nous
vous parlooil,; t.du fond de ces tombeaux
oh reposena les cendres de vingt g4nerarions
hdeles une voix formidable s'dleveroit pour
1noIs accuser .
. Voua avez'en;endu la profession de fbi dei
Mlilitaire : vou. save pour quel gouverne-
mnent et pouLr, uel Prince is 'combEattent,
pt npus terminerions.iri cette adresse, si nous
ne trouvions encore sous nos pids quelqucs
sophismes. ,qg'i ,faut carrier.
Nous antepdons rdpkrer avec affuctarion
que les mittiires avoi:'ieni sont digues de'
pines






peines les plu s6vires. Parte qu'ils s'appl
tent a combaltre conre lear Panie. ,
D'abord, cetta arserin n' st pas exa"a,
a beauconp pris; car ils pourront tout a"
plus se bare contre ue Province de Iauf
Aarrie, ce qui esa fort diflmear. JUes prPr
bable au resne, qU'ils no se btsoant jamai
centre leurs frhks. de, Savoie: mai quad
il en eroit tout autrament ce seroit un
malheur et n r un crime.
Les miliraires n'ont pas .pomis de servir
leur Roi coneir tel oureltennemi, mais coin,
tre toue ids ennemis ean gEneral. Le serment
est irrdvocable: persoune n'a droic de as
metcre entire Dieu et leur conscience,, et
d'apposer des restrictions a un acte qp)i 'en
porroit aucF ne. Un. segment est un .coIIrat:
les condirohi tune fois'arrroes entree lea par-
ties sontitrhvoeables. Nu tiers nepeut., potr
la propscbnvfeaance., les annuller ou.ki
-modifier pptiriaremnant an gre de son ca-
price, il n'y a qu'une puissance superi;ure
qui pubie andantirl'acte; et cette puissance
n'exirte oaint dans ce moment; car la R&-
publique Franqoise et ic Roi de Sardaigne
-no reconnoisoe ausum. aupericur common.
C





( s4
lne scouse tele que celle que.nou's rpron-
vons necessite absolument une foule d'in-
c6hvyniemn don't personnel ne doit r4pon-
dre parce qu'ili ne sont qn'uqeLuite int-i-
table des cirobnssances oi l'onse' trouve.-
ltaine dans une guerre' dvile biemI catact&.
yrise, la bonne-foi et 'innoecece peuvenrt
se trouver de -part t-,d'aire.' Lorsqu'enhn
1'in des parts apris une suiipeiorile d6cidee;
qn'il montre tous les caracties d nne orga-
nisation paimible, que les enntemnimtdrieurs
se taisent par craince, pat latitude ou par
conviction, er qu'nfin Je coenternment des
nations dtrangeres, achieve deidonnr j la
puissance qui a valncu toutL lestiararctre
de la 1 gitimit6 ; alors seulement toute op-
position est rebellion. Jusqu'A.casomenrt,
s'il est un principe, incontesable en politi-
que c'eos quet:chaque'pard a draic de se com-
batre de s'extetniner sus-le chhap de ba-
taille; mais non de se juger. .L'opinion coar
traire est egalemens injuste at .atroce.; elle
'tend produire une. r6ciprorite efrayante
d'ourrages et de prscriprions. .S IYon con-
fisque, si 1'on ecxecure a. nrrt dbun c6te, il
est certain qu'on.an fog&a auantAe Ilautre;





( 33 )
ct de rigueur en rigueur, on en viendri
enfin A fire une guerre de Sauvages, La Fran.
ce, dans ce moment, est en guerre avec le
Roi de Sardaigne, et la Savoie ese occupde
par les arnes de la Ripublique., Loroqu'il
sera dbeid6 que ce pays appaDtiont irrevoa
cablement a la France,. etqu'un trair eoanr
toutes les Puissances belligerantei aura nmi
lp sceau a ctteu conqutre, 'ndl doaca que4
dans le moment d'une nuvelleiguerre, .i
Savoisien quipartkroit pour 'efrir sem servi-
ces i P'ennemwL;.e hit grandement coupa-
ble; miis, dana ce moment, feus ne saa
vons point a qui ceete.Ptavisce apparlendra
4am ns aim ois, Youe ne potrez poait Ous
arrager sur ce pays les droits.d'une pncienrie
souverninct rt tenter ithamainement d*
violer lea conAciences de.can debraves gern
qui.ne yous our rien promise, qui ne voo*
-doivent tried, &t qui.doivencatou d uhe aw-
are Puissance. )
~rnSi nos premiers LUgislateurs eq san flattcs
-par..cette mesurb inexcusable de.'ramener
-lesamilitairesen Satoie, lie setrompect tran-
-gemen : si 'injlifice s'obftinre, 'honneur
ab'ibftiera;, rien .ne lei-arrc hma a laeut
CQa






'drapeaux. Le' ri, ow les artnes de I'Europe
leur rendronm pent-etre le patrimoine de leurs
peres; mais, qoel que sok leur sort, routes
lessouffrances auqiwlles une horrible ctrau
IV pourrbiE les condatner, ne sauroienrtles
vaincre, ,encore mojn. les humikeF r d la
table mime du pauvre don't ilsopetagerdient
le pain dessiche, iis ioiet .piendte leur
place autour du tTne, et moute grandeur s'a.
baisserois deoamrnhur here pauvrere.
Aureate, Ligislateurs Lajusrirequevots
readroz a nos .frne dait peu vous counter,
parce qu'eile no saurair.nuirea;i Ja'Rtpuhli-
que. Ce nest point une armde qii'n 'vous
dispute: il no s'agit que .b ueltqoes thte
don't le paids dans la balance ev absoalmem
fmul pour vous. Si vous persisted. dam vose
.desseins. aur: I -Pinmont, la Nature vous d#-
6snd de comnp cer la'gueure avant le mai
-de Mai, et vous ordonne de.h fmir aait
lemois d'Octobre. Au-deli de ces Alpes re-
:dputable plus de soixariteet dix mille hom-
-*ne de trotpes regldes et des milices innom-
brables voui attendenr, a les vicroinre se-
gfont qtivpques, et le dcfiites sans ressour-
oes: Ia vwea dcvses.combattre pour vivre at







oambantre pourvaincre, Un people riche bt
belliqueux qui voit dans .vou leg ennemi
de sek autels a mis tous ses aoyens entire les
mains de son Roi. Tous les trsors routert
vers ia Capitale; touts les bras ont lev6s: la
mort est par-tout, le scours nulle part; at
-cete terre, dans tos les temrs t fatale aux
Fran;ou, semble se soulerer pour boire uh
sang odieux.
Au milit a da ces pirils eflrovables, (dignos
de la valeur frani;soe ) qde vaus imported
une poign6e dadfficier perd;s dins la foule
de vos ennemir ? Certes vous leur devriea
justice quandtinm6 vous ne pourriez le fair
sans danger mais vous n'aurez ai loretgrt,
ni la gloire do nous faire un sacrifice .
: Nos ne pouvons finir sans mettre ousn
vos yeux une derniere consideration qm doit
&tre pour vous du plus grand poids. rt
Sans dmste v;ous 'ahvei cpint iiid, ceae
Convention Allobrge qui .voir-addumti-4a
Savoie, ni aet-e Commiasionw prpvisoirl qti
perpetne parmi nous Ids ponaoit de la Cot-
vention: smrn doute vodisrdea. lauMdde-
voir aide ec protection. C'est 4 rdcompee
naturilla do keh a idspw. Varea dowte
CS







anger qii les menace, et no leur pennettez m
pas de s'y exposer.
II y a deulx suppositions A faire sur le sort
futur de la Savoie, nous eonsentons i les
mettre en equilibre: vous connoissez les rai-
sons qui permettroient d'en juger autrement.
Si les jeux de la guerre et de la politique
la rendent ses'anciens maitres, ce sera ,sans
doute, quant A la masse du people, la reis
union d'un pire i sa famille. Le carac're
connu du Roi de Sardaigne nous I'assureroit
seul quand'la politique ne l'ordonneroir pas
imp6rieusement. Telle est, d'ailleurs, I'igno-
rance et l'aveuglement des Princes; tell est
la force ds prestige qui les environment,
que, -ragrid Ia majority, ou,. polar mieux
dire, l'unanimiri des suffrages qui vous ont
donn6 la Savoie, unanimity Eue personnele
ne contest; e don't ii n'est pas permis de
:d-iuter 'Victor:Am .s'imagine avoir i peine
minsl. dnmem ir dans ce pays; ensorte que
Il'oubli du.pMpA lui cofttera pen i 1'egrd de
-la Natioh en-gi6nral.
MMais, qni sera le sort de ces ddputrs dodnt
amn voua n larlions. tout-i-TLheure? On sF-
-:aarxas sai. doute, lea homm es nuls et les
.13





( DV )
trembleu s Lit i.-snt ceSfo t p6.mais Wla.r,
tune de tous les autrei r pondy de celle dea
militaires juaqua la deraniiq obote. Legislar
teurs imp6tueux! vous-payes;ez cher L'OUr
VRAGE 9o s.SEpr JOURS: oh chercheyez-
vous des apcues o. uatuv.rez vous 4cs
d6fenseui-s? Le Decre du Q6 Octobre eqt
une acrocite Iroide et gratui., \Vqus n'oserez
pas m6me due qu'il flr dict- pacla. crainfe,
Ie ressentimenti, on la vengeppcp.: car Vjya\
save bien-que nous ne voms.aaons jamai
nui; ainai, -vus. serez priv de la derniere
excuse derccupablez La d-ire des passion.
Vous n'avez pas crauin :de nou appeller
EMIGRES parce que vups .connoissiez L
defaveur arrachie i cette qualire. Mais qu' -
vions-nous done de commnuu avec ces ilofrn-
tunis auxquels vous avez o~spous compn -
.rer ? Ces homes avoient quitt la, Francp,
ils etoient en arms conte elle,;.ils risis-
roienr aux ddcrets de l'Assarnble Nationale
. sanctionntt par le Roi; et,i .qprtaut, comrmp
vous le aites, de la Igkiimiti des pouvoirs
exerces par I'Assempblte Nationale, il est clair
que les emigr's etoiein des rebeale-. 1I est
.mdme bian remarqu.ble que des,Pui.sances
C .






-*epnndrns areyoions eoU feignoitt do
croire puhlique*rent 'acceptation libre de
Louis XVI: Et ce homes si poupables aux
yeitx des Reprisentans de la nation, ia Con-
"ention ne les as immoles qu'apre quatre ans
'de resistance et un* annie de guerre ouverre.
Et nots qui'ne soinmes jamais sortis de Emats,
niors qui n'aions fait que passer d'une Pro-
-vmce conquite dans ine qui ne I'eoit pas;
arils que la religion du serment et les lieris
de la reconnoitsayce appelloient aupres de
notre Sourverain lgitime; nons qui avions
prrcede Parm6e dans sa retrait, qui n'avions
jamai vu le LFrangois, et qui no pouvions
Sioler ros loi puisque votre souveramete
in'*me niquit edulement un mois apies notre
-dpart; vous n'ave pas craint de nous trai-
-ter tomme le #ry-Agrs Franqois Iont 6te par
'la Convention, eC bien plus s6virement en.
"core; puisqu'ave''lmnipntuositi de la fondre
~rius punisds.rhonrneur paisible et timord,
comme It- Ldgielateurs Fransois ont puni
iPopposition armnne apres quatre ans d'une
-risisrance prolonged : sans pirie conmme arns
ljtrice, vous-ne nous avez donrn que deux
moist pour rejoindre nos foyers au milieu de







lh szisdn Ta plus rigoureuse : des haomm~s dE
biles, des femmes enceintes, des enfans la
mamelle don't les dangers one fair p&tir I'habi-
tant endurci des Cimes du St. Bernard, sont
venus i travers quarante lieues de glace etde
precipices, dispute quelques dbris du grand
naufrage. Isols maintenant au milieu d'ue
desert tumultueux, ces infortun6s regardent
amour d'eux avec elroi, et ne reconnois-
sent plus rien; separs de tant d'objets che-
ris( helas 'pellt-rre ils ne lesreverrant pls!)
is n'osentni parler ni se taire; la douce con-
hance n'est plus IA pour leur rdpondre; le
soupqon arm6 veille A la porte de leurs de-
meures silencieuses; et ils ne se seront arra-
chis a ce qu'its one de plus cher, ilsn'auront
obci i vos ddrrets, ils no seront venus srt
leurs foyers desolek que pour ,tre les rt-
moins muets et paessis de 'horrible execution
qre rons preparer heureux de notre dises-
poir vous aver vouli osvourer cette execra-
ble f6licit&. Ce n'etoir point asserz pour vous
de confisquer les blens des-militrares pendant
notre absence, il a fallu nous forcer d'en
l4ti~rei tImoins, et vous nous avez menrte
les horreurs de l'indigence pour nous trat-






n.r sw.,la place publique, et nous fire
eptendre la voix des huissiers. Aini l'on
vit autrefois un yran ingnimeux immoler
une yiclimnte a sa rage, et la fire movrir
deux fqis en plant ses.enfans sous 1'echa-

SAh! n'esp6rez jamais de pitid, si le crime
se consomme. Le bruir d'une saturnale
iouse vous erourdit mailtenean t et vuui um-
pache d'enftndre la vox de votre conscien-
re; male si le moist de Dicemhre vient a
fimir, wouo sekez tQut-a-coulp p.-triha, et
une stupeur mortelle, uw vous laissi-a pai
Same la force de demander grace. \'ou
.serezntC&ri .a cri de indignation, et
parce que vous n'aurez ecout6 ni la justice,,
Ii la pmisricorde, on vous rendra juLirE
.sans misricorde. .! -
Quant al'achcteur tim6raire qui auruon oa
nettre un prix au patimroine de Ihonneur,
nheur! maeur a lui le plus petit lamn-
,beant des d6pouilles de innocence seroic
:pour lui la robe du Centaure. On le verroit
.sechcr,. brrlder, disparoitre sous 1',ell anexo-
xible de La justice qui pr6teroit son bandeau
a la clcmence.






( 413 4 )
Lgislateurs de la France! faitei V a ri-
flexions. la fortune a des caprirrs, er les
armes sont journalires. Vous Etes las; 1Eu-
rope s*'branle. Si vout aimez ces enfans que
-vous avez fait naltre i la libere, prenez.en
soin, etprevoyet tout.
Passons mainrenant i la second supposi-
tion. Si la Savoie est pour jamais reunie a la
France, e'est une nouvelle raison pour vous
d'epargner ces guerriers g4n6reux. Vous sa-
vez bien que leur serment seulleg retient au-
deLi des Alpes, et que des liens de toute es-
p-ce les rappellent en Savpien Gen est point
potr difendre. leurs titrs et leurs prkten-
tions qu'ils ont quitt6 cette.terre amfligte.
Imagine, si vous pouvez, une position a la
fois -plus malheureuse et plqsa sublime. Si
vous laissez sub-isser le D-cretduz6 Ocro-
bre, qui deviendra alors une lbi de la Con-
vention national ? ils perdront tout sans au-
tre consolation que 'elle 4'aH'it faith leur de-
voir. Ils savrdt.que le rincei na peut las
didomnmager ap que la dett meme que
contracteror sa justice ne seroit propre qu'i
exciter degrandesjalomiies. Et -tols .voulez
-4e ced homes interessans soaientles rili-






sine de la dJliicatesse de leurs conscience !
Et voIs voulez absolument tralter les amil
de L'honneur en ennemis de la France Au
moment. de la paix, mille bras tends vers
Jes Alpes, appelleroienr de nonveaux ci-
toyens. non; alors voul les repotiiserez en
leur morjlrant la mort: deman la nature
vous les retndrit; mail vous les vnulez au-
jotird'hui: er vaus les appellez par une proad
cription; vous les suspendez sans pitid en-
tre Ie parjure et I'indigence: si la veren les
reorient, Ids ant prscrirs, bannis i jamais:
ils ne reveriont plus 'ia Satie. Et dans ce
mime moment vos loix nous enchainent ici
sous les msnmes pines: il nous eat d&fendu
de quitter ce sol baigne de nos larmes; vous
siparez sans piri 1'epdnx et l'6poiule, le
p$re ec le fals, le fire et la sour; et vous
metrez entire eux pour soujours les Alpej ec
]e fer des hourreaux.
Francoi s Peuple n'agu4e, si grand *et i
ghnreux TIoi, n6treaaaciierrfrre de maeurs
de langue et de culte; Qi'e-tut done do-
venu ?i er: quel prestige t'aveugle qu t'a
donned le droil d'envoyer chez tes voisins tea
loix cities armees pour tourmenter les cons-






sciences, former les temples, d6soler trois
cent families et commtmiquer a des temp.-
ramens foibles une yvresse qu'ils ne peuvent
supporter? Nous t'en cohjurons an nom de
la justice etde lhumanirt; au ornm de nos an-
cfrres aomrmrm qpti furent tous sujets de
Charlemagne; au nom de cette langue uni-
verselle que nous parlons ainsi que toi, ne
permers pas que la Savoie se ddhvonore par
cotte confiscation abominable qui appelle-
rait la vengeance du Clel et ide la Tdrte. Tu
di, ou L'o te fait dire, qu'il y a des crimes
tidessairert nous ne le croyonl pas; mais,
pourquoi done en laisses-tu commettre d'i-
nutiles ? n'y a-t-il point encore asset de rui
nes, asset de proscriptions, assez de suppli-
res. Et les cri du du sespoir monr-ib deve-
-aus pour ton oreille farouche une harmonies
latto*se don't' elle rie sait plus se passer?
Les palmersde ta liberty seuilile de larmes
et de sang s'agitnt tiesrement et duemandent
d'nre purifafes. Le g6nie de la confusion et
du .dsordre, sdcoue see totches bur la Frau-
ce ii plane tura cene terre desolte; il defend
a I'ordre d'y retairre et regne 'ur'les debris.
Depuis quatre. ans element tu t die libre,





( 46 )
et d&jA la Renonmmge a publiC cinquants
mille meurtr,.iL.Jadis tls Satellires de N#ron;
jamams le vainqielir Algonkin, ne cumman-
derent rien de si terrible que les spectacles
hideux don't ru efirayes I'univers depuis ta
finest 6nancipanlin. La mere a vu ses his
massacres sur son,sein; de6 Franqoia ont par-
te a I'epoise enceiite la trre.de.son dpoux in-
nocent; le sang hymain a soudill I houche
de te Fborts, dp tas Bachantes impures; dlans
le d6Lire de lcur fureur, ils se sont partag&s
d'horribles dtppuilles. Quels forfaits, grand
Dieu! et cepppedant le peilpjl qu lea corn
mnt polmt :l~eIfs-,srpaser hfi4jmpin; car il
ptut en rire. Stutvcux.savoir comment la
ppit Citi tejugera, JcpuIOkaf e4trangers qui
sont pour toi. ue posterit4 ctetempprainer
interroge I'Eurape que tuas fait passer si rapi-
demean de I'tjonnement ula orainte et de Ia
crainre ia I'orreuf. Laisse-toiguider par cerie
opinion,universelle qui ne peut,t'sgarer. II est
teams encore idlreveni i.oi.iJi.attlseesa la
Providence, pour te puuir, cile lefera trou-
Iver dais clhaque crime d~s forces pour en
commettre de nouveaux; et bievpt6t........ deji
msrn.e, q"ul. fiimissement se fail entendre







sur t &os les points de 1'empir e? Q ri fu-
nebre s'61eve, role comme la voix du ton-
nerre, et se pro1qnge de ville en viJle, de
province en. province ? Quelle mnaih cache
dans un nuage menagant, tend ce crepe im-
mense entire le ciel et'la capital? Urie se6ciusse
inconnue a fait tr.enbler I'Europe, et les ni-
tions'plissantqs te r.eggdent et em issent (9.
Peuple malheureux,! que pq rjions-nous
te dire encore.?,Ppisse l'Eternelt'envoyer des
.remords! Tu te prosternera ensuite pour
demanderr deA vertus.
Le 17 Janvier 1793.

(*) On decouvre que 'aiuteur 6crivant avant le meurtie
4(t plus verteuites d escdaian de St. Louis, r9voquoit e-
'iore en doute la pessibilite de cette cpFttrophq, delibdrie
une semaine entire, avec des t unspoats d fureur,.r m3 ls
aux hyperboles d'un enth~ousiasme hypocrite'contre a tyraq-
nie. Let militaires Savoyardi, le peuple de'Swioik,'et toes
.les Pe!ples,A a.gi5w, ennemis de la RepbliqFe ,himTere
de Paris, peuvent, apres cela, ivaluer le poids de la frater-
nitd tfi leur et offeirt pir des'gens qui out ~gwr)leir Roi
innocent, sans fornrt;, sait:proces riguller, au mnpris de
toutes leurs loix anciennes om nouielles., sahf pteo&e
maeine la peine de fournir la moirldrE'" dp'de lcurs at-
cusations, et de se manager la plus iegife rxcte-4'un atK
teitat inexcusable. .
4,~S::r~~C:


SF N.


S-a








.Dcret sur les biens du Clergd rendu par TAs-
semblde Nationale des Allobroges sur le rap-
port.de son Conitd de Leislation. (Pag. 44.
des Procks-verbaux.)

L'ASSEMV Lt nati e oale considrant qu le
Clergd s6culier et rgguliet n'a d'aurre but
'dans son intention qufe' ux dnonc6s par le
Fondateur de la Religion qu'il enseign& ;
savoir de d6truire, comibattre ( ) 'esprit
d'egoi'sme et d'ambition, en representarit
aux fiddles le n6ant et l'inconstance des biens
de ce monde, de ramener tous les hommnes
.au niveau de 1'Pgalit6, en prcveriant par l'ape-
logie et l'exemple du desintdressement et de
la charity6 (2) l'explosion de ces passions vd-
Sh6mentes qui sortert le, fpmmnes de leurs pl.-


(. 'Ob4mrve a beatE de cette gradation. Le Clergi sE-
CuUer Mt r4gpli.r est tenu, non-seulgaent de d/truire, je
ui. seroit dEji baucoupS mais encore de combattr .1'e-
opisme et P'ahitjon, ce qui nous paroit passer toutA-fait
.les forces.d-' amu nite. .. "
(s) Passe encore pour I'exemple: mais qni jamais s'est
avis de croire que-le disintiressement & la charity aient
besoin d'apelogie.
ces






Fs olrdiniFes, (3) ls ch gnagep~ en .usvaa-
teurs ina~tiablqs tgujour danrgerux p our
la liberty. .
SConpidterant que tous leurs biens (des
usurpaieurs, sans doute,) leur sort parve-
pus s4cce.sp;ivmnt ,-oz par. concession des
Roiq et,a re. prepo44d .dla chqse publique 4)
ou qu'ilq ont tt abandonn6 (5) i l'dglise et
a ses dqss.ervq nf tant pour leur entretigl
,que pour la splendeur et les frais du culte"
uI. (6) seront desorrpais a la charge de.la



(3) IllusttreSolems d P'Allobi'gik, que nous serious heba
toKln..aI-i et:O, Is. i jam8lis.iun Bassioll vhebmentp p
tous eut SORTIS DE OS PLACES ORDINAIRES!
--4) Afth tiepeTitrl meciiffsT Qifit y a de finesse dan"ee
ppufl t applicjqiP pp4ffant ts 1erpotentats du mode! V(
pen plus aguerris, les Ldgislateurs auroient dit: et autrf
i commtis de a Jiau ": maii i Jaiss,-les faire-. ils se
farmtront. C'est jl'giil de la Fontaine. ; ,
SD'.ab ii ,f'rit malf fiit an ui miens,, puis bien t
pl3 a ti pt, -f if Mii aqu riens +. :.:0.
Cs) BeMe Jivion 4es iens Ali Qierge! les uns 4ui Wsat
kervenus, etles eutres Sli ovt /td aban.fonsi. .Tec
p facundia deserit, HOS, xec [ucidus qrdo ".
(6) Nous avnns quelque scripule sur ce Qui".et nouy
joutonis e lo 1ai~ou: (e'cn deplaise la-syntaxe) se charge
D





(. 5 )
Considdrant que, dans tous les eas, its
ont &t6 donn6s A 1'Eglise ou a son Clerg6 (7)
definithiement, etjamais aux individus noml-
nativement et i titre de: propritd personQ
nelte (8).
SConsidranrt que la r6partition de ces biens
esf faite d'une maniere trks-indgale et abu,
sive; que leur administration et perception d4
cense annuelle entretiennerit parmi les ci,,
toyens des querelles couteuses et des divi,
sons, et que tel est 1'dtat actuel des choses
parmi le Clerg c dans la gestion de son tem-
porel (9), que 1'individu qui jouit du revenue
le plus considerable est p.rcisdment celui
qui paroit (0o) avoir les functions lee moins
k -r ------' '' Jl' 'r-
ion-settement des Fraix, mais encore de la Spendeur'du
Vulte. '
(7) Autre division des biens du Clergd: les uns sont desc
tines i nourrir I'Eglise, et fes autres i nourrir les Pr&tres':
ft prenez garde qu'il ne s'agit ici que des Prktres dei Eggle,
pt non d'autres; car 14 IWi 4it expr ai mcpt. f 4'Lglisr oP
soN Clergd.,
)C'est une deconverte difmitive de ces Messieurs,
(9) Ainsi, c'eq la gestion du temporel qui est cause do
ia division abusive, de ce m6me temporal -- Toujous
les dicouvertes!
(io) II -rot. L'Assemble p'en est pas *e; aintsi to0







nkcessaires et les plus faciles & rempllit d6;
create, etc.


ce qn'elle a flit 9'est uniquement pour a'avoir rien I as
; eprocher,
Observons, pour nopq rjsuamer, que le prdambale; on,
1'on vent, les Considirat 4'yne loi o'6tat que les pgr
nices d'un syllogism#e don't la loi est 1a conclusion, ii faut
pour sentir toute la beauty do celui que nous venons de
commenter, le tirer do torrent d'eloquence oi ii flotte,
an peu de'laye, Le voici done dats sa nudite' dialectique.
*. Les passions vhe'mentes sortent l'bomme de lui-mi6m
et le changent en usurpateur insatiable.
So. Le Clerg6 n'a d'autre but que cna de d4truireet en-
fuite de combattre l'explosion des passions vehimentes; et
d'ailleurs tons les biens qu'il posside opt ete donais, non
point nominatifement ) tel op tel individu do Clerge; mais,
difinitivement au Clerge, coiome Clerg, et tant qu'il Ua.
roit un Clerge.
9. Donc; it faut preadre les biens du Clerg.4

DlCATE: 10 P A ANt
(PO A ,.)




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs