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'A D.R E SSE
DE- LA SOCI TP
StANTE AU CAFt PROCOPE.
Seance du Aodt I79 1 au < r.
IP1UiMiK. IAR ORDR L'ASIEMBL*E NATIONAL.
SM EI SIEURS, -
UNE fociitd habitude au Caf6 Procope-Zoppi, &
amie de la libertd, ;ous prie d'en iyer aux habirans
du ddpartement du Jura les fulils qu'elle vous prdfente.
Ce que nous felons, les circonftances femblenr 1exiger
de tous les patriotes, & nous nous fdlicitons d'avoir
6rd les premiers. Oui, Mei ieurs, nous auions des irii-
tateurs; ce front ceux qui, comme nous, retenus loin
des frontiares par des engagemans quelconques, re--
RJsowcls-verbal. %L0. 7483
.*CftbI .
commandent I'obeiffance' i laloi, & veillent fur nom
ennemis intrieurs, plus dangerqux que tou. les autres.
P.iilTcnt-li tre bientor dimafquds puifent tou nos
freres fentir que l'homme libre doit foumetrre toutes
fes.aions aux loix que vous avez fates I puifent-ilsfe
mdfier toujours, & des homes implies qui, au no'm
fd'un Dieu de paix, demandent le fang & la mort,
& fur-tour des prdtendus patriQces qui exagerent lea
maux infeparables d'une grande revolution, pour que
vous retourniez en arriere?
Yous ddjouerez les piojets criminals de cat~i homes
odieux; vous foutiendrez les loix que vous avez don-
nies A vos freres & i vous-memes; & la premi;:e Af-
femble' conftituante miritera a jamais les hommages
des vrais Frangais.
SP 0 N S E
DE M. LE PRESIDENT.
M 'ES SEU S, ; -
L'offrande que vous faites la pa'trie eft un tmoi-
gnage pricioux des fenrimens qut vous animent, &
de l'idde vraimcnt jufle & fublime que vous vous 8tes
formLd des devoirs impofd au citoyen. Ne pouvant
porter vous .mmnes'tle armes que vous confacrk gu
mailtien de la conilitution; vous vous emprcLff(..,
les remettre en d'autres mains. Votre choix ne poavo;t,
fans doute, fe fixe. fur des repredentans plus dignes
de repondre a l'dnergie de votre patriotifme que les
habitats du Jura, qui viennent de donner encore une
preuve recent du plus gindreux devouement, en s'of-
frant tous, avec une ardeur gale, A marcher a la dd-
fenfe des froniitres.
Les Citoyens, A qui vons conflez vos armes, fauront
en fair l'ufage que vous attended d'eux. Ils les em-
loieront, n'en doutez pas, a affurer l'ex&cution des
lix, a repouffer 'ennemi. Ils n'abaAidonnerpnt qu'avec
la vie ce ddp6t facrd.
Telle ef, Meffieurs, la difference du rigne de la
loi, A celui du pouvoir arbitraire. Aurant les armes font
dangereufes & nuifibles entire les mains de l'efclave,
autant elles font,, entire cells de l'homme libre, un
infirument de fdcuritd, de bonheur & de gloire. C'eft
pour eux une propritd ndceffaire que l'on ne fauroit
trop multiplier ; c'eft une puiffance invincible contre
les tyrans; & les homes ne fonc jamais plus dgaux
& plus libres qtue quand ils font tous dgalement arms,
pour rfifter a l'oppreffion & maintenir leurs droits im-
prefcriptibles.
L'Affemblee Nationale, interprete fiddle de la re-
connoiffance de la patrie, recoit, Meffleurs, avec
applaudiffement & fatisfaAion votre offrande civique;
& elle vous invite i affifer i fa fiance.
Sign! VICToR BROLIE, Predfdert.
DE L'IMPRIMERIF NATIONAL.
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