Title: Adresse au peuple languedocien
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Title: Adresse au peuple languedocien
Physical Description: Book
Language: French
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Spatial Coverage: Europe -- France
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Bibliographic ID: UF00000703
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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Resource Identifier: notis - X

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ADDRESS E

A t

PEOPLE LANGUEDOCIEN.


I ANs ce moment o fre prepare une revolurioft
qui doit rendre A la France une liberty trop long-
remps mdconnue; o la premiere nation de I'univces
paroit devoir prendre enfin une conflitution digne
d'elle; ou le meilleur des Rois content i fI depouilier
d'une parrie de fon autoritd, pour rendre plus heureux
Ie people fur lequel il regne ; c'eft I vous, braves
& fdeles compatriotes A empdcher que vos droirs
particaliers ne boient lfWs que vor-e liberrd no
demeure andantie par ce refpet des anciens ufages t
des vieux abus, des antiques tormes dent le poids
vous a fi long. remps accablcs. C'\il ; vous de veiller
.'ce que, quand tout le relle de la nation va recon-
qudrir les droits imprefcriptibles qde la nature donned
aus peuples, & jouir de certe filicitr door I'ordre &
la liberri font la bafe, vous feuls ne foyez exceptis
dece benheur univerfel: c'eft i vous braves citoyens,
de profiter dela commotion gdnirale, pour confolider
i'jamais vos droits, & pour vous affranchir irudvo-
cabletment rte tous les liens de la fervirude.
Vous dres Franqois c'efl-A-dire libres, C'uft-.
dire, uniquenient foumis a un feul Monarque : l
people auquel vous appartenez eft compofd de mem-
bter tous egaux tous volontairement & igaloenten





r'lo )
arrlveroit qu'd 6u't un de As s~mbred eti alte
tTnergie pour fourenir qn1ll didr drre entendu, &
pour en impoler mdmel I'orgueil Ipifcopat, fa reprd-
femation n'en feomir pas mains incomplete. Qu'efl-ce,
en effer,t qe le Tiers-Etat, dans. cere affemblde de vro
trois Ordres ? Un nombre circonfcrit de Maires,
e'eft-a-dire, d'officiers municipaux rangers I tout
ee qui rient & Padminiftration d'un grand pays;
aommis, non par t fuffrage de toas les ciroyens
qu'ils afpiretnt reprkeneer mais par d'autres officers
inunicipaux, elus prdteddmment de la mrnme maniere;
de fe que ule s conrribuables, que les .inadefids,
que les membres de la focird qui doit dtre reprfdenede,
anont aucune influence dan I'sle&ion de leurs repr.
enrans : mai ce n'et pas toot, ciroyens; plufieurs
de ces Maires ont acquis du Sboverain, avec lears
charges, qui na lere encore deoiet des offices, le
droit d'affiffer aux Ears; & I'appirence d'une leedion
libre, qui eft la feule chofe qui reRe au troifieme
Ordre, n'eft pas mdme gdndralement confer-de.
Plufoeurs Maires fonr Gentilshbmmes d'aurres for e
annoblis par leurs places; les villas qui les depurent
en ont le drroi, non .pas en raifon de leur popa-
ation, de leur importance, de JIur contribution aux
charges, & conf'quemment deleut interet la caofe
publique mais par d'anciens ufages confacrsle
le temps & dort I'origine nous eft inconnue.
11 n'y a qu'un principle, fur lequel repofe uni'
qnement la formation aduelle de vos Erars & quo
rien ne femble contedirg eft celui de la propride.
Un feul droir y eft refpl c'eft celdi des repre-
fentras ; & le plus fapr comme le plus gdndrat'
celui des reprfdenrA elf abfolument compid pour
rien. Chacon de coux qui y alliffent, y paroai care
de fan rang & de fa place; aucun par fuffrage
des peoples. Le droit d'y flipuler vos intrdrds meme
malgrd vous, eft dans tous les ocdres nn viritable






( it )
pasriinbin6, cotmte jdis c'en tiati ti de -rod memne
i la guerre & de vous jqger; & c'eft A caue de
pe droit i vritablentent aburf, que v6us are ez
1i long-temps Ia viaime du defpotifnr des Evques,
de Pignooance des Barons & de la timide nullith
du Tiers Erar.
Telle eft done la conffitltian- qui pefe fur rows
de.pis plufieurs fecles Apras le tableau trop exat
que je viens de toos en offrir, f Pl'rr vouw difeai
que rous les abas particulars en driver qui do
voti feroit dtond ? Si I'on vous montroit 'iontda
.prticulier des members de cae corporation ,
Pemportantr oujours fur le bien gindral, & diam
feul leddcifions les .plus importanet ; fi Von vows
monoanoit les travauk publics, entrepris- ans n&ceffed,
disighs fans ceanotnie, terminis avee des frals Inormes ,
& devenant entire les mains des fubalternes, la- fouree
des malverfations les plus inouies & I'occafion du
ga(pilfge le pirs kdolrant; fi' Pao vous montroit la
portion d'iipdrs leode poar lee d6penfes propres & Il
Province, furpaffant de beaucoup ceHe accorded pour
le fouien de I'Erar',& reant poor urte foute d'employds
I* fburce d'une opulence exceffive, moins crimineHe
peuti-rre encore, par rapport i eux, qua honteufe par
apport 3 I'adtinifration : fi P'on vous montroir Ib
oontribution du people, prodigueo-en de vines dpenfes
de 'afte, en des ricompenfes non mdriees en des
atcihurions inuriles : fi I'on vous montroir lee mdmes
abus fe repnoduifaar Coun mille formese, defcendatru du
idh: grand jufip'ai.plus-petir, & routes les branches
de ceite adminillration infeades des mzmes vices : fi
Iun vous montroii cete affociarion docile a routes les
wolontds minifaitlleri, s'ernprefTfnt tanr6r d'acoorder
un fubfide meme conrre le-gri des peuples ; tantdr
d'offrir des eniprunts illimirs & fans bornes; trujours
da plrre le peida des contributions gknuralee: Cf
Ilea tous en mo iroi tous les membres, .acbheant-la.






( 1 )
fmnr du -atiran aim ddpens do bonhear des frujeir
& facrifiant ero intdr&s les plus chers, A I'efprance
de leur fortune; je T*us -le petr, citoyern qua
de.vous ferolr drownd! Nul fans doue j'afe lrtoire,
& vous vous dcrieri -de concora .qu'il eft i.npoffible
qu'une conflirution fouill'e de rant de vices, no
produife pasdeseffets plus vicieui encore. Eb bi n,
raffurez-vous ; le ciel fansdoure a veilld plus parricue
lidrement furcerrte portion de la France: les abum
g6ndraux fubfifthnr; la brbarie de votre conftitutiom
eft tell que je vous Pai' pinte: mais les effets n'en
font pas aufi mneurtriers qu'ils aurqient dd P)'dre.. La
providence .cdlfte a.mis i la-dire de votre admi-*
miftrarion, des homes pour qui le bien a eo plui
d'artraic que le mal & 'qui fe fom empreffs, fans;
domue, de fire rourner i votr advantage, un pouvoir'
qui dans d'autres mains n'auroit exiiti que pour vote,
ruine.
Citoyens, je n'inculpe dans cet crit aucun de Two
admiriftrateurs ; ij les refpe&e & je' les honors; je
lear connois de bonnes vues & a quques urns memo
de la vertu: mais i'arraque I'adminiftrarion. Je n'ai pas
befoic de fes vices particuliers, pour prouver qu'il faue
en (changer la former; & voil' poor.quoi le es etis
quoique j'en connoiffe un grand nombre. Les abuse
particuliers peuvens nalire dans la meilleure confti-
turion poffible; mais alors il ne faut que Its furreille'
& y porter une rdtorme fuffifanre, quoique particuliaer
aufli. Dans la vltre, ciroyens, ii pourroit n'y avoirs
aucun vice parriclier ,- faqs qu'il flrt peo cell
moins effentiel de la ddrruire. Le mal qui me s'eft pa>
fair hier peut fe faire.demain ;.:&O ii fufit qu'i ifoit:
poffible, pour qu'il faille to prvenir. N'imitea paw
ces orienraux, invariablement foumis-as defposifri e u
ils ne s'arracheart qu'aux effects & (amais a la aspie.'
Quand le defpore elr rrop injulft, its le poigmiarl. ;u
mais c'eIt.pair lui donner un fucceffeur plus defoau.





( '1 )
encore que lu; ill no fe ve.gent qbe du tyrant, &jmais
de la tyrannie, qui lubliffe toujours pou' les aceblke
Gins ceffe. Pour nous, ciroyens .nous devons hbifer
le tr6ne du defpote, lors m6melu'un. hpmme de bicn
y.el arfis c'eft la tyrannie qu'il tiumabaite, & non
le zyran quil faut punir.
; Vous aurez A luster .contre. vos adnm~~ ftateurs;
car Ie pouvoir plait mdme.-au gens qui veulenoile
bien, & on no I'abandonne pas vulootaisioni nt, lota
minme qu'il eft ufurpe : ils teront valpir d'ancieBs
droits, come fL ceux de la nature n'droienr pas les
ptusaciens ; il invoqueiront I'ulage, come s'il avoit
quelque poids lorfqu'il' efi I'efel de I'abus & qu'il eft
contraire a la raifon; Us vous rappelleront jufques
au bien qu'ils vou ont faith, & ne pouvawt vous
urrallf ils eiaiepsonr de vous ~daire. Ciroyens,
Re vaus lailltea pas abufer par des parqles ddcevantes
le bin qu'ils vous ont fair a dud produit par la
tyrannie; & plus iA a dCd grand plus vous devea
frimir dt mal qu'ils auroient pu vous fire; ils vous
propoferon des dformesr; mais gardes-vous de les
accepted : dans une organization auffi viiieife tout
doit tire anamti; les rtformes ne feroient que partielles,
& i .vous tiut soe rzgdhdration complete ; les riformes
feroient relireiates par le refpeo des anciens ufages;
elles feroient fubordcwnnes A dqsi trd:s., parriculieos;
elles ne feroient de ermindes qua- par le degree de
confiddrarion de ceux 4 qui elles feroient favorable;
elles laifferoient fubfifler le principle abfurde, fur lequel
t0 allife toate voire conflirtuion aduelle & d'aprd.
lequel, Je droit de vous reprifenrer ell une proprid E
patrinoniale; elles laifferoint inivitableenet la pluo
grand autorit~ dans la main des Prdrres, & enflite
dans celle de la Nublefe, pour avilir Ie Tiers Erat;
CC que.vous on dtves lamais permerace.
Ciroyens, ne les o courez pas, n'accideo A aucua
arapedmaent:
ko Danaos & dona f.r.e.s.





( r4)
Abasnes, fns Mrirer, ce gorthqo edifice de vcrs
adminilrasion, & reconfiruifea-le, (ans avoir Ige r
i (on antique fbrme: pourquoi vous borneriez-vous
i raparcr, quand vous pouvez rdgdnier ; A corriger
do abuse, quand vous 'Pouen. le ddJruire; i pallier
le mal, quand vous pouvez en tarir aI force ? N'dcoulea
ancon intedr& particulier; ils font tous oppolfs au bien
gLn&al ; la nablefra vous dira que, pourvu qu'ello
fkitadmire dans vos dass, inddpendamment des Barons,
leur formation no dolt pas dtre change ; le Clergd
veus dira que fi les Evdques n'droient pea les feufe
membres de fon Ordre qui y euffent entree la
conftintuien n'en feroit pas afurde ; & tous vous
dcieronr do viu ufages & de vvieul tires, P'appui
de leurs pridentions. No les ecouiez pa. ; it
S'y a point de droit parricller il n'y a point do
vieux tores, it n'y a point de vieu -ufages; il n'y-a
que Ie Iten girnal, il n'y a que la raifon A I'dquied
aturelle; vous des des bommes tis hiir qui voulep
vons conftkuer aujourd'hui.
Songez done & perfuadez-ous bien que l'iptbft
qu'a ehacun la chofe publiquec, oft la fule mefiur
do fon droit le flipoler ; qu'l n'y a pas d'antres
tires ; qu'il n'y a pas d'autres ufages; qu'il n'y a pa.
d'autres princpes ; qu'il n'exife aucune prerogative
ai propri e contrary ; que c'eft votre feule regle,
vorre Leue loi, & que tout ce qui y oil oppofi ne fauroif
fublfter dans one conflHition bien organifle.
Citoyens, je vons Ie rpete, ne perdez pas Poccafiow
qui vient a'ofFrir, de peur que plufieurs fiecles no
s coulent avant qu'ellenereparoifTe, & que vous no
foyez forces de dire, ii auriit mieux valu qu'elle ne fe
ft pas montre : hrez-vous done & n'hlfitez pas, ni
ddlibdrez pas, no perdez pason de vaines difcufioas au
remps precieux qui s'envole : voici la macho qu'n
ftut fuivre :
RWuniflez. vous d'abord.par comnrunautls, par arfomv
diffemens, par paroffles, par difl ics plat- on '"ins





drendus, come vous le pourrez, come voua vous
rencontierez ; mais fans diffndion d'ordre -i da
rang car vous avez tous un intair rgal A la chofe
commune ; redigez des proteflation conrre les Etars do
rotre Province, centre leurs adminiftrations abufives
& ufurpies. S'ils ioient vos mandataires je vous
dirois rivoquez les: mais ils n'onr aucun pouvoir
de voos & votre ddfaveu fuffit. Que ces prorefaerios
aient let vdritables principles pour bafe, qu'elles foient
claires, fimples & moddrdcs, qu'elles invoquent avec
une noble fermeto les droits imprefcriptibles que vous
ce renez que de la nature : Itabliffez-y que les Etats
d#nne Province doivt en n dere les vrais & grimess
prepdfenans ; mais que route reprdfentarion ne pent
dre que le fruit d'une sluion libre & volonoare,
fiss quai elle eft illgale & nulle; que root corps
repylienratif doir dtre compofi de membres ainfi eIga-
rmnent ilu & pris avec une juffe proportion, dane
les ordres & dans les diffrids: render vos proref-
rations publiques par la voie de 1mipreffion, afin
qu'elles fe propagent & fe mulriplient ; fites le
crculer de tons les c6tds, rdpandez-les avec proflfion,
pour que l'infurre&ion foir ppmpre, & qua de vos
cris fIpards fe forme bienth un cri gindral : adref
fe los fur-le-champ i tous les Minifires A rous
les gens en place, an Roi mnme, don't I'aveu voua
eft ndceffaire: que vos dimarcbhs n'aient rien dq
furtif& de rdndbreux ; que votre conduire foir franche
& courageufe; montres vous ce que vous 6res, de
bans & de gdndraux Franqols, foumis jufqu'I la
arn 1 I'autoried royale, fideleir fang de Henri,
mais ennemis s s de tous les abuse & de ronics leg
autorirs ufurples. No craignez pas de ranifefler vos
prdtenrions elles ne fauroient drre blames : no
craignez pas de fire cclater vote vun tout 1e
monde doit I'adopter; ce n'efl point ici une confli-.
daion aee par"n loe aasebres & foamenio dans Jo





filence ; c'eQ une infurreaion patriotiqoe, fraiche ,
raifoonable & ligitime qui, dis fon premier ulan,
doii le' manner avec dclar,
SVous ne manquerez pas d'adehrens a .ddja milla
rdclamarions particclieres ont devance les v&tres; dija
snille arr~ .o.nt.; confacrd les principes qu, diter-
mineronrtvos ddmarches ; ddja dans mille lieux do
Ja Province vos concitoyens ont dlev la voir pour
manifefter des vues conforms aux v6tres: les cinoyens
de Nifmes, de Beaucaire, d'Ufez; les peoples des
Chvennes du Gdvaudan, du VdWiy ; la Nobleffe do
Touloufe les trois Ordres dM Vivarais &c. ont
r4clamd le droit qu'a tout ciroyen de n'tre reprdfentd
que conformdment a fon choix & a fon vau : vorre
Parlement lui-mdme, qui s'eft monrrd dans tons lee
semps le ddfenfeur de vos. droits centre les entreprifes
de ces m-mes adminiftrareurs dent Pariflocratie pale
afur vous, a autorifi d'avance vos Idgitimes ddmarchess
fes membres fe font lonis a la Noblefe deTouloufe.
& tous ensemble ont confacrd vos principles; fi vous
aviez beroin d'un appui ah! fans douee il feroit la
v6rre; vos inCr6ts font les. lens propres, paifquo
tons ceux qui Ie component font des citoyens come
vous; le Roilui ndme,n'endoutez pas,le Roiapprouvera
yos rclainations: n'ef-il. pas le ddfenfeur de tous let
droits de fon people, & parmi ces droits en oft-il do
plus important que celui que .vous alez rdclamer ?
Vos ddmarches ne porteiont aucune atreinte A fon
autorite facrde; en changeant la forme parriculiere
de vorre adminillration vous jurerez de nouveau do
ne rien changer Ia fiddlird que vous lui avez roujours
conferve & vous ne violerez pas co ferment; jmais
6i les principles minifl~tiels, quelquefois deflru&eurs.
de l liberty fembloient vouloir -s'oppofer A wotre
xzgCne'raion; alors, citoyens vous le fentez fana
que je vous le dife ce feroit un nouveau morif
pour on precipiter .1'inflant. -Des Minifilns. qui. l:o
voudroiers





voudrolene que votre p usaLd bien, ne fauroient
tous dHiffftbuflr; mais caux quit voaioppofeieienl
des obfttles, annonceroient trap clairement quo
votre Adminiftration aduelle eft favorable A lears
wues pour que ous puifliez fans' imprudence
he pas redoutler d'ativitd, afin d'on accldr rc 1a
chfre.
On vona oppofera peur tra que vorre
conftitutibn dolt dtre Fouvrage des Etats-Gd-
ndraux. Mais cette obijecion mal foadeo ne
pourroit nanre que de PaeQoir d'empdcher en
la retartdnt, ane rEvolution auffl uluft qu'iud.
viable.
ts Natio n'en dourez pas, eft trangere A centre
difeufflon inmprtante; eHe n'intrreffe que voul:
'Affembldb' de fes reprfentans fera form'fe pour
flipuler fes isirhrs grdnraux, & non pour s'occupec
de vos droits particuliers. Qu'importe an reiec du
Royaume que vous foyez bien on maL confituis,
dls que votre confluustion n'a d'effet que dans yorre
enceinte ? La Province rdlnie eft la nation per rap-
port i eleai eme, & ce qui touche A fon admi-
niftttio intMieure, ne peat Aire rigli quepar elle.
Elle n's befoin que d'une approbation c'efl cello
du Rol; & vous I'obdendrez cette autorili-
zion fuprdme, aufi- et quo votre vceu fera par-
venu sax pleds du Tr6ae. C'eft i vous, Ciroyens;
n'en doaeu ps c'eft A vous fouls i vous confli-
tuer, felon v'ot grE, parce qu'il n'y a que vous
qui puiflie dte:rminae r uage que vous deven fair
de v drold ; pirce qull n'y a que vous & vous
feus qui pifiez vous intdretfer A ce que votre
conflh itros fai bonne; parce qu'il n'y a que voua
qui puillez favor quelle forme de reprifenration
peut vots convenla I mieux. Ciroyens je vous le
ripete vous near befoin du fecours d'aucune augo-
sit, ponr z6gl Femploi qua vus deves faire de
B





S (.8 ).
Is. vifte & Sut ne.-oit veus Apprendae qual.
pouvair voks deves donnmr & i qui. il faut la
reseteret
Mais f;, los Etats-GCndraul feot Als mifion
commi fa'ns itre pour AMdermine lIt fprMn d'uan
conliturion qui n'intrreffe que vous & qui ne
peur tre que vote outrage ; fi -mcnenwil feroi
imprudeun de I ur comfier in pobvoit qu. 4ous-feuls
devexs efcet il efl important de no.pas perdre
de vue. sfe 'dpoque prcYchaine de los convocation
eft colle Ah vous pouvea vess rigdnirer 4ves plus
de facility. En efer, c'efl la feule oi voos
,pifibar- -re rdellement raffemblda, f &mmnitefier
A Ia fois un van general & irriculabb i Dalj rtou
utre edrconftance voe affembldes feroiens furrives
iprohibies illdgales, & pent- dre reprdisensfble
Alors In volond du S6dversin les aue feuie ddrer-
mindes. Vans ferez tous rdunis par Sdn'dhaoifoes
on par tel autre arrondiffement, & vote rdunion 4
-fanftiognd par I'anrorit, fera rofdtue do toutes
lee forms qei ptutent la reafnp rfpeouble.
Vous y feres tous; par vous manies on par ua
grand nombre de D6purCs, tous Idgalement &
librement cheifs ; tour dignes de la confiance
publique tous revr6us des mandates les-plus honor
rabies. C'efR-l qu'il faat confomater I'euvre de
votre rdgdnirafioh ;. c'ef-fl I qu'il fau-, *rant tout,
s'occaper de ce grand qbjer; c'ef-l1 qu'il faut
difcuter les principles qui' doirent f6rvir de bale
I vorre organifaftion fathbm pefer: lo i'nfrrs de
tous les. drois refpe&&:ire d chaibe, Ordre & de
chaque Etat, & prodire- enfin Mt i eatAokitWio
digne de vous & de voire fecle. ;-.
Apportez tous dens cote-jA4bfeblke on- efpfir
pqrriotique & dtfint'reffd itaquemenet mnlcrilf par
I'etmour do bien genhtrs; qisp ciaaty vienni vtec
le tribute de fes lumieres & de fes connoisances ,





t '9.)
pr ce c uhacjn faith, f'el Il porimnoine de tous
qul y a: umeCit fns cramtre fs Fpns fis projer
f9 iddes afin qe du Lcqc des opinions la vdrir
puife nqhhe, i& la ffildrd 'fotre dp ce Ptyh s'afiblit
for dc bais,4branjabfles.
Vous ne irer pis rfunis dl'u!te nranere g4nlrale,
voua ne Ares' ai 'ppeltl da'd if m&mp lieu de
tpus les iefi i Ila Prof lai0tnari v riS' e fere
de tous Feu de vos divers arrondiffemrn s: mfns
vous dtablire. fans peine dqs communisaciops d'un
paioit I ue: m it s ot vapt n&ruitez prom emeqr
de Tvo rfidutars aifpeoifi, h' p 'in6 Moma r F t4ci
liWad, de vps abieaioos, de vos rdponfes, &r bjenmt
tlOre,, iri. uArlFes, deyequea commupps irobr fe
rdunir 'as ui biul fibyer i .i en irf 'it3
rayoapt'dams toli fes paoiny de ta PFovinFe.
Vo.EfJpurs 'aux ras-. nraux, f ptb1ordo
dans laquete Us f(onr ', pquf. ls 'drTd
Ordrqe, fl '*vobde'par pravient fiifspln B
Seer regard dtre vos repd t a;s. Va e'aprk
nomn rib rema nt r. par i'ne eaedion 'iof?4nare';
pouraoul ja Iles hqnoFeri -i Jas' deF d'e1
nouvelli 'fonAibn inddpondiit de fT premiere:
.Alors que les cablers,. cpntenanr vos opti-
vpirs & s dolhances, les' 4utrgpntr iRi' de
rcomaescer ltc outrage par"rga O"r-&ion ade Vs
nduveau r'ars. Ils fermnt d#ja"rFunis ppur d'auirhs
fonal s &si' leur fera facile de reMplrr .bf xd
ete-csi.t es inftrudions qs&' 4ous feIurdo j4iez,
dirigeoPnt .leIurs arrti & il\ n'auornrt en 'qtiqule
forre I xMtiqer qpe les rdlulias de ios deliberarions.
Cihoyens, v'''s te voyez l$ris peie; I'inftaitfavdi-
rable eq arrive, & vorre rivpPraolan yaxf 'con-
fomomer d'dele-rnrm. Old afe n Ur ir plus difcile
la rdvoludon opur&e par les D11phlanoil ITisavient
i lutter qonre i'auioiiit d'alors & celle d'aujos\r'hdi
rhls ubcd'uai ils 61*sdiAunis, & vouV allez
2.




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