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Title: Adresse a messieurs de L'Ordre de la Noblesse
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 Material Information
Title: Adresse a messieurs de L'Ordre de la Noblesse
Physical Description: Book
Language: French
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000702
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: notis - X

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Full Text














SA D R E S S E
ADRESSE

A E S S I E S

DE L'ORDRE DE LA NOBLESSE.












u. o
WI -


















*a .





* 7 7
4, i









A D R E.S S E

S A M ESSIEURS

DE L'ORDRE DF LA NOBLESSE.


MN L 5s s'i Vn s ,

J .ne suis mainteiiat qu'un vieux ra-
doter en olitique, aacien.tribuu du
Pen ple raform6, hors de combat, qui
a donnp jadlis des pxre.,es rion quivo-
ques de son zele et de son courage pi-
triotique. Jo passe dani le monde pour
etre ni- des nrnilires de votre ordre:
quand pj-: n'anrois pas cet honneur-la,
je ne m'en estinierois pas plus mallieu-
reiu. Ntamunois Messieurs, je vous
prie en consequence do me pcrinettre
de vous exposer ici mes vieilles idees.
Jc prernds done la libert, de vous dire
Sque, selon moi, il n'y a ni proGt ni Iho,-
neur pour vous h vouloir desorriais [jrd-








tendre a aucune espece de distinction
on de privileges difl-retrs d ce.ix que
tout honnete Citoyen a droit de conser-
ver. DULpoiller-voys eatiuloutti fait de
nos vieux prrjug6s gorhiques, et reunis-
sez-vouQ non par poltiqN ou paF fir-
ce, mais sinc&-rement et J. d cx-ur, ah 'or-
dre que nous appellons trs impropre-
ment Ie Tiers puisqu'll.cppippPje lui
seul press lue le total des membres de
la Nation.
Predeitement,' la pr deanU v6s' le
conselle, puisque rseMVteihnmenm c es
le part ili plus fort; car enrfin e Pe'ple
auijourd'hui connoit ses droits impres-
ctiptibles et sent seo forces.
Secondement, vdtre intkrit bien en-
tendu,et su r-tout celuide vktrfi osteritd,
avous en convie.
Troisliniemeut cnful la justi-ce par
essence 'vous L'ordonne impdrieiuse-
ment, et par consequent I'honneur
car tout home qui voudroit. conser-
ver une possession daiwontree i~njuste,
ne peutplus rtre un honimu d'hoaneur.






(3)
1 me reste b vous prouver ici en
peu de mots qre 'la justice en effect vous
l'ordonn'e tr-s express6ment.
Personne, je p htse, n'osera ni ne
pourra me nier ce premier principe es-
sentiel, evident, de toute justice en fait
de bdgislarfon ; --Savoir qu'une insti-
tution, ure'loii; ine Constitution enEn,
e'it-elle'"D t constamhtibit suivie sans
reclaniation depuis quatre mille ans si
I'on vent, n'auroit pas cess6 pour cela
d'avoir kt6 et d'&tre toujour4 assentidl-
lement ijijste dLs qu'ellen'est pas gi-
neralefientutile bu avantageuse a tous
er chacun' des membies de la socict&,
ou du mnoins au plts grand normbre des
individus don't elle est compose ; et
qu'en consequence elle doit rtre abrog4o
A la premiere reclamation du plus grand
numbre des Citoyens. Si ce principle est
incontestable il n'y a plus matiere a
prores entrc l'ordre de la Noblesse et
celui du Tiers. *
M. I'AbbIS Sr r. s a fii;t line petite bro-
S chure irtitulee, Qu'est-ce quie e Tiers ?
A iij






(4)
., Je voiidrois..qu'i en erit tait ue se-
cunde, intitmlle Qu'est-I e qie Lea No-
blese?
En attenudnt je e puis m'empchier
de radlter unmomeiit ici sur: Le U1ilu
objert .. .
O Francois soi disants nobles, (car
vous nc l'ftes pas. en etier, parctqv'il
ne peut pas y avoir de vefiable noWlesse
dons uu '.iyatio.sourmisei pouvoirqr-
Utr4ije ) 0 Franirlis! dis.je 1 en.vaia
\ous ou \Us a dlecores par tur despite dis ;p us.h#tu
titres., dts ci.rdJus les pl'is brillatm.; ap-
Ipre.nez que touteCs CL- decorations don't
voQI_ Aites si hers t'offienlt aux yCuir
dcs homes senses qui les marques fle-
trissanites d'un vil esclavage..Vous porter
des chainei d'or il est vxai, niai.seles
avilhseiit hien plus les amnes que les
chaiecs de fer que portent les Citoyens
ohscurs-que votre sotte vanit mnidpri-
sES tandis qu'ils south plus estimalles
que vous: parceque ceux-ci di moins
'i,:li-gnpriL de leur esclavage et qu


- -- -







i Vous, au centrain-, vous avezl'imb6cillp
folie de vous en glorifier.
Apprenez que Je seigneur de la coulr
le plus titrd fe plus decort le plus
accreditc. n't st Ihtre chose dans la Na-
tion, que ce q' -st un Negre comman-
deur dans une habitation de Saint Do-
nmingue, qui demain.aui grp6 du colon
proprittaire on de son agent pent 6tro
destilue de son fouet de comnmandcur
et ktre fonuett6d son tour A I'atelier da
travail comme les autres. Ne voilh-t-il
S pas un beau privilege, pour vouloir obs-
tindment sacrilfer le bonheur et la liberty
de ving-quatre millions d'homnmes et
S celle de vos descendants A l'espoir pen
certain de le conserve pour vous-immes
l e rest de vos jours?
Apprenez que la Noblesse at ]'escla-
vage sont et seront toujours absolumuent
S income tiblcs. Apprenez qu'il n'y a ja-
mais euet qu'il n'y aura jamois d'hom-
Ses vraiment nobles (lie dans une
Nation vraiment libre ; dans une Na,
tion ou le dernier et le plus pauvre des
Siv





(a)
Citoyenp sera toujours l'dgal. aux yeuxde
la loi, du plui riche et du plus puis-
sant: dans une Nation enfin oi I'esprit
public fletrira toujours de dishonneur
et d'infamic tout Gilyen qui, voyawt
opprimer injustemen t tu autre Citoyen,
Lft-il de la derriere classe,n'auroit pas
crid de toutes ses forces a l'injusticq,
come il eilt desire qu'on eit fai pour
hl]im6me en pared cas.
Helas si cet esprit public r6gnoiten
France, nous ferions bient6t des Fran-
-ois un People roi don't lo globe de
la terre pourroit enfin s'honorer.
J'ai souvent entendu dire a nos Nobi-
listes que les hauts-justiciers et les set-
gneurs des fiefs doivent toujours Atre
les protecteurs ncs de la clause des pay-
sans, et qu'il n'y a qu'eux seuls qui
puissent 6tre leurs inevitables repre-
s6ntiants dants l esEt Ls-Gidndraux. Grands
Dieux quelleplusniauvaiseconstitution
que celle oh une classes nombreose de
Citoyens auroit besoin d'autre prrtec-
tion que cell de laloi, dans celle mnme i






oh un. particlier seroi oblige a' re-
couir & quelque protecteur pour obte-
nirjustice Us ignorant done qi'un pro-
tecteur a laongue devient oppresseur,
et que Fame d'un protege se degrade et
s'avilit.
11 y a long-temps que j'ai dit iour
la premiere fois dans mes conversa-
tions fnumilieres apr.,s avoir observA
que laclimere de la noblesse faisoit le
malheur general de ceux qui Aont no-
bles et de cux qui no.le sont pas et
qu'il n'en r suhe rien autre chose que
de multiplier infinimnent le lnombre dts
gueux glorieux memubres inutiles oL
dangereux dans la soci4td... Je di.icis
done: Je voudrois Atre roi, unmiquemlnt
pour avoir le plaisir de dorier un edit
par lequel j'aurois ermobli tous les Ci-
toyens et Habitants de mon royaume.
Si Louis XV avuit execute mon project,
lers nembres de nos Etats Gen6raux
n'auroienr pas eu de peune a se rdimir,
promptement d'opiuiou, d'inutrtl et de
, volont&.






Los vnaisontow tes t'1anilles qpi jonis-
sPnt de queique consideration ou de
qu(lqiIu estime ilans ;'opinion puhli-
quef ( ce qie doit fiire uniquetnetnt la
NobllIsse propremrni dite n'y au-
roilt rien perdu, au contraire eUes. ne
se Irouveroient pas ronfondues dans
ccit- toili. de soi-dit,.us nobles. dont
ls trois qtiiis au moins snnt Iils on
p: tils-Ills des sang-sues du Pcuplel, on
de qiu.'-li, aricre e-pece de tiippoIn ou
di- viim inlgapilts.
En mi mot un ordre pde noblesse
Lhrlditarui et vonale,tell,: qu'ell-est ta-
blie eni France ,. est Ir s cI-rtainemnnti
la plus pe-nicieuse-et la plus pestilen-
ti.ll', dt iotes lI.s mauvaises grains
qu'un demon cnnui-iii du geirq-humain
nuroit pui s.-mner dans le champ social ;
il t'aut donell ,ibolunij-it 1'Le arraclher et
la d6truire,
Mali.-ur au Citoyen qui n'airoit a
pr"inseItI-r dl'sormiiils pour prdtendre a la
consilderatioi publiqu qu'un parclt-
lin11 vYi,.U Ou ULoukleau i





(9)
S On qaoiroi,,deputsquvelqA; temps ,k
la cond ite.inconcevabl- du ninistere,
quvon a v;oulu forcer les Fran oWi a cher-
cher le secret de se passer de roi.
Un mnonarque vraimlent digne de
riiguer seroit celui qui travailleroit efti-
cacement i rcntre ses sujlts dign-s de
devenir un Peuple ro.i Ahi maudit pr.-
jug, de la Noblesse! toi scul est la
cause que nious naen sorunlms point en-
core Ik ; nous somnmes dans des circon-
stances oii c haq1il honrate Citoyun doit
faire connoitre au Puhbli se-s verites *L
ses.siethinents. C'est pourq'ioi je ,ais
joindre ici unelettrede f-u il.TucoT ,
alors hitendant de Limoges qu'il ni''.-
crivit non par la post au sijet de
mus prof-issiio de fot politique sur lI.
op6raiolns de clianccil..r de MIaupeou.
A Limnoges le 6 No, embie i-1i.

ONI ma'd remi Monsieur, ces jours-
ci unj petite brochure que j'iimagiie
venir de votre part L't jc vous price d'cin
recevoir tous mnes rcnmrciemcnts.ctmuc-






( 10)
compnlimPrnti. Vrius'v tnutchez de's ria
tieres d4llatr s et' ini pen fratchIes .avec
unp fa nchlse et tui Crurag. r'are, qui
pourrbit 'tre dangereux pour un hturnf.
llais votre position est si independahte
et votre ouvrage porte tn si gfathd'a-
racterede droiture et d'hortn6t6 qud
ron rous rtspectera inalgre qu'on itt
alt. et I',n se taira.
En g4ndral vos id6es ct les nmieriies
scalt c'daccird sur prcsque tous les oh-
jets. Cependlant jc vols que vous tesi
pls universellement &conomiste qud
moi. II a unl a ticle sftr letque je oIt
piis 'tre de e-ur a\ is. C'est sur la pre-
J'.IL-IN e du gouv-rn:.m i-nt monarchi.liue
i tout autre, quoique je conviennme ort
q'il vaui peut-r4re mieui A tout' prcn-
dre qu'raicun gotuvernc-ment irpublii aiin
pass. on prI'Vs:nt. MaLis ikjus parlous Ile
I'ordre natural d anI lirq-l rout( la po-
litilu.- ni'est que ie de\eloppemen de'
(es deux mots entrendni -'nous ; 'i.Us
qn'il faille qu'tua tiers vienne nfous
dire je Veu,:.






(C')
1L yq1n aytre ppiul sW igtla'fn
rois bea g oqpopi ioputer: C 'Ist ale, S-.
tPgje4 stipuJlers valears teu bl r au
1gt. d ,hsi bLiptipler en a'4geelt. Je cois
qp.c?.tte deri';r- met hloile est 1, 2ale
bpp e (,hPip wtteadu qu'il s'a'gi .di
poids et du tiqte ). p~e que I'argena
est d': routes les ,chQies inmaer~iabl,;s,,
- ccll dynjt 14 v4eur ri le znoqisei,
prPuvYC, te 41oip d4q,-e sse#., iClatj
wwft It' Spq;lb1P.,tpwtte 1hls va-

TUaisCEr n'es; qu'a.L Ippgue. pt.d x mia-
"jaw .que l'i;wg- n isL.t,4n'eii pq( ftp,
sensible.
Prenez garde que dans le cis que
.r.,us cit-z, Je ldavd ntage' di cr. dI cier
ne, s'eltL trouv6 cUOnsiderabl,.i que par-
cequte oou per,,eavnit prkt6 a constitu-
ton, et que1 I dthitelr s'est tro-Lve~.
maitre de rc~arder Te reinl htraJluent.
Aussi en tLral-jc ul tort hon ar.-muent:
centre Its contracts d3 cl:nlltuttioi, es-
ecede convnlliti'n .cllotre jiature, intr6-
duite par les pr'-jugi's aba.urds dLe nQS







Srh4ologiens -et di nos jur;sconsiltes,
centre ce qu'ils appell.-ut unsre.
S Mais eu vans combattant stir c-s
-defl points, j'applaudis de bien bon
corur A la maniere franche at genereuse
avec laqu-elle Ious abartdorthe'nob nibiis-
trueux difice dn'sy'strnre t~odalauquel
vous series fait pour tenit plus qu'jru
SauLre-, si voumilikz -pi'rsnnedltriiatc
m oins suprin'tr des 'diltihctions dotlt
tatt de gens s'enorgn'llissernt avec biet
moins de'droit-que ai'Bdri'en afiiezI"
Rleveze Monsihilr, les assurances'
du sincere et respectneux artachrliient
av.c lequelj'ai l'honneur d'&re,
Monsieur ,
'6ie tres hamnbipert tis
hbdierujt tr4v heurn
T n R h a T.
Permettez-moi de presenter mes res-
pects h Madamo ... J'espere pouvoir
hlu fair ma court avanI la fin de ce mois.
P S. J'tos dans le fortd 'de mhme avic qua
1I. T sor, ol, maisle ne cr, ., is pus q'';I Jilt
temps encore alors de ledire publtq.luent.


















Se distribute cl.g.z CarEssoN ILH ,
libraire, rue S. Jacques, en face de culle
dea Mathurins, n" 3,.


-'F~




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