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Title: A monseigneur l'archeveque d'embrun, en Dauphine.
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 Material Information
Title: A monseigneur l'archeveque d'embrun, en Dauphine.
Physical Description: Book
Language: French
Publication Date: 1789
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000696
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: notis - X

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A MONSEI GNEUR

aL'ARCHEVEQUE
S.I A R C 14 E Q U FE


D'EMB R U N,

EN D A U P H N.


S Vous leur frcs Seigneur,
En les croauant, beaucoup d'honneuf.
? LArOiTArrw.















b. .
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a MON SE fGNEUTJ

t'"'A'P idH EV E U E




E N D AUQ P HINl.



PARB lI U, Vous avc bien taifon de frrpper
faur crre canaille de Tiers-Ecar i Vous afpzrier
a re a5ergvorre de.fi&.a. 11 ne vous faloic pour
eala qun peu ,plus de voix pour Zrre dipurc
aiLX Feara Geic&irux oai vous auriez rervi, commre
chacun fait le Tiert-Etac. Ce maudir fciurin
vous a trompi & vyus voilit ranfporr6 dZ
col&e.. Alors paroit une proreibrion de votre
fabrique o6 vous combez avec fureur fur ce
que voas appelez les Cormmunes.
Je la,lis, & je'vois que vous leur prodiguez
'des outrages, zandis que, vous eincenfez les
cleux atsires Ordres. Le premier donr vous he's
Membre, qui eft, dires;- vous, Ic fouties
de fI ReligJon (Moni VArchevique d'Embrua
&c foziicn de la Prch-on Y). Le second qui 60







l obe obe appul du Td.f i coin o e .f Tiers-
etat rden toit pis aulli l'appui comme s'il n'y
emrnloyoir pa us d" b[ra, plus d forcpte
p'it de fang plus de ticherles, &- auiantc-
valeur & de courage come ri tout ce qu'il
pofMe de fairtune n'iroi pis 6poif& pour payer
les nobles appuis du Tr6ne come fii c Tiers-
etat n'ot'roic pas apjourd'hui tous les facrificei
poffibles pour foutenir le Tr6ne, randis qu'uno
partie du Clerge & de la Noblefte s'y refuse,
& ne muliiplhe tant d'efforts que pour's'en de-
fendre!
Ces deux Ordres, dires-vous, croyoient avoir
farisfsir l'amlbicion du Tiers Erar en confentant
a perdre la preponderance qu'ils avoient dans
les anciens Etacs de la Province. Quoi ils
avoient 1a prbpond'rance ? Quoi ils &oient
on plus nombreu ou arms de deiux uffrages
contre un ? En virid cela f.ir fremlr. C: n'etoic
done pas des ttacs, mai uine allembl&e de fous.
Que flifoir don't la le Tier--Er.ar avec ia fi.ble
voix iecefiiremenr & intfailliblemecnr irourfiL
pr les deuLx .ucres ? Qu'alluir.il fire dans une
arlemible os il eroir siir d'i.re vailncu & facri-
fih ? Faur-il done s'erooner que les deux pre-
miers Ordres fe fullent ddgagis, come je Ie







dira; rour-i--'heure, du poids de a. corvee;
qu'lls eulTanc iniprime I leurs funds un cara. re
f.cre c'etlt--dire une exemption de railles,
pour ILs rtjcer en enriet fur Its fonds poffdd6s
par Ic Tiers ; qu'ils eulTent mis cdlui-ci ae
fervage ell un mot, que tous ces monnres
d'abus nes de fdali fdai fe Fulrenr fourenus ?
EI I',bandon de cerre prdpondrance, vous rap-
yelkz une grace! Vous regrettrez de ne I'avoir
plus Dites plur6o qu'll eft affreux que vous
'layez jimais cue.
En conrenrant que les Reprefentaos da Tiers-
tar foient en numbre 'gil des ReptJeifrans
des deux premiers Ordtes riunis. C'eftlidire
que vous confentez enfin que nous foyons
ia conrre zo, ico conrre Iou, pour deliberer
fur un initer& common aux trois Ordres: soill
une grace d'un nouveau genre Mais, 17 nous
'marchions au combat, foutfriritz vous que l'ufa
de nous eot un fe:ond contre un fell Si nous
plaidions, fouffririez -vous qau ji'ulte deux Ex-
perts, deux Arbirres, deus Juges contre un
pour vous? Avec quelle force ne crieriez-vous
pas : InfeXf6 ru bleles I'galiit la premiere &
la plus fainre des laix I Qui Ca donn6 le droil
de m'ecraler avec res doux bras, quan4 ii no







mn'en refle qu'un ? Quelle inf;gne folie te fil
revendiquer deus fuffrages contre un ? Ne vois-
to pas qu'en mercant deux poids dans ron ballin
de la balance, ru I'emporres fur moi qui ne mets
qu'un poids dans men balfin uppofc ?
Certes, vous auriez raifon ; & fi je refitois,
c'eft que mon cerveau fetoit timbre, on quc
mon iurirti m'avengleroit. Eh bien cc que
vous m'oppoferiez je vous l'oppofe.
Ne dires pas que i'a pourcanr 6r le fuiet
d une quellion que les Notables opinoient en
faveur des deux premiers Ordres; que le Confeil
du Roi a balance ; qu'un feul homme paroic
avoir dercrmind I'opinion contraire; que la Bre-
tagne y tient encore &c. : c'ell me dire qu'il
-n'y a point d'dvidence qu'on ne metre en quef-
tion, point de vinit qu'on ne mere en dif-
pure, point de folie qui ne trouve fes parcifans,
point d'homme qui n'ofe vous fourenir qL'il
fair nit en plein jour. Si les Notables ont hi-
fit c'eft qu'ils itoient compofis des deux pre-
miers Ordres ; qu'ils avoienc i e nu feuls ta
prepondrance fur les quinze ou vingt du Tiers-
. Iar. C'iroi pricifemein le mime abus que
vous voulez fire' regner daus nos Ecats. Si les
armes eufent ite femblables, les bouchts 'dt








Tiers rat euafent etc en nombre gal t cellb
des deux aurres Ordres la queflion n'auroit
pas tehu deux minutes. On auroir ri de voir
accourir de tous les coins du Royaume des
homes appeals pour eclairer la grande quef.
tion, ii je dois porter deux mains dans lt
combat oB- vous en porter deux ; Ii je dois
y porter mon cpie, quand vous y porte la
v6tre.
En confenrant a dilibdrer avc le Tiets-Etat
dans la mime fall. C'eft nous faire affurd.
ment beaucoup d'honneur. Mais cela vaut-il
,ine 'gale contribution aux impbts, & croyeac
vous qu'une place a vos ctcbt doive 'acheter
a fi-haut prix?
En confentanr a fipporere, par 6galir, a
corvec qui jufqu'a prifear pefoic enriaremenz
fur le Tiers. Mais c'irnir li un abus Cnorme,
car vons farigucz nos chemins plus que cent
de nies femblables; & me diriez-vous pour-
quoi il fir que nous fupportions feuls les
cdgradarioqs que vous y faites ? Falloic-il auere
choofe q &la aifon pour crparer
uneinajftice fi affreufe- Cependant il y a ea uin
Dauphini quelque chofe de plus : c'eft un train
de 4 4 entire les trois Ordres, qui les foumet







A.: fupporrer indiftinetement & igakement la dC-
penfeodes corv6es :peu-.-pcu, au moyen de
cene pi4pondCrance don't vous paties tout-A.
lieimre, les deni preriers Ordres s'y itoient
fouitraisi; ils ont joui de ccrre franchise pen-
dant dELLX licles talloir-il erernifer encore centre
violation d'un traiteqni devoir &rre farE moins
parce qu'il exiflon, que parce qu'il n'ioit que la
confitmationdu plus natural, du plus jufte, dtplus
facre de rbus les droits ? Le Parlemen I'a reclamd
comimte tel; ii en a dicmande I'extcurion, non
come grace mais come juffice ; &
vous, vous l'appellz nne grace fire au Tiers.
Era:, vous voulez qu'elle ctinne lieu aux deau
Ordres d'une gale conrzibunon aux aurres imr
p'ors, c'eft-i-dire, qu'ers nous rendanrtpour
!'avenir fealemenr, ce qui nous 'troit vok. do,
puis dene files, vuas vous croyez quite de
vorre detre publique.
Voill done polls vos fari&les. Vous area
ifiamre mille livres de reme done le qiart ap.
pnarinr,.fuivinn les faints canons, aux pauvres,
i ptinre de ddamaarion de votre anme. Les paw
i res rouchentri.b ce qurt ?
Vaus payez der dcimes, & vous rontribuea
t: dan gratuic. Ni,-4.nic. vaous combieo ceo






(04
leuxobjers vous robrent perfonnellemenet chaqp
annbe, & de combien voLre eveCnli,,ea et
diminud 1
Eh! Monfeigneur! voyez a vos .ot cs ce
nalheureux Curd reduil dqns fa chaumi&re a
700 liv., furqqoi on lui prend come a voarr,
c proportionnellement plus qu'l vous, les d&-
cimes & le don gratuity, environna de piuvres,
qui chaffis par vos laquais & vos chiens des
alenrours de vorae Palais, fe refugient chez ce
pauvre Pafteur.
SVoyez ce pare de famille charge d'enfans
qu'il peur a pine alimenter, ce Labourcur qlu
.arofe de fes focus ce champ oil vous recueilles
les prenics s, ce malheureux Journalier qui
expire de fraid & .de fain, ces Mendians
qui errent lur c~tte terre fans en" avoir un coin
on ils puiifenr fe repofer : ce font pouraqt des
hoinmes, des homes forms come vous
4& mqi d'un peu de limon & de boue, des
Jiommes don't vous vous dices l fire quand
,vous prethez du haut d'une chair doree,
& que vous infuliez dans volre Proteltaion
quand il s'agir de jetcr fur. ew vtre cha-wg
Ils font 6puifls, Monfeigneur, its font tpuifhs,
il n'anc plus lien & eepenadit vous youlos








encore qu'ils payment pour vous! od voutez vonu
done qa'ils prennent ?
Vous donnez an coup de dent a ces quarorze
'Avocat Dauphinois, que vous avez vu fortir
-du fcratin poor diputr s aux Etats-GnorauL.
Vous les appelez, poliment, des gens de /lo
fuSalreraes. Vous oubliez que vous tenez, par
des liens do proche paienmi a un Avocat
honmme ud Tiers, eftimr & refpea& par fes
verus, fon mirite & fes talents dans fa noble
profelfion; vous onbliez que vons aves fair
ipoufer i M. votre frire ane fille unique, mais
riche hericidre d'un Procureur de Viinne en
Dauphin qui lui-mame troir forti de la plus
bafle roturw
Les Avocats tiennent dans le Tiers la pre-
nmiere place, rCuniffenc plus d',lrdes & plus I
de connoiffances an ralent de la parole : con-
tens de peu, & n'intriguant jamais, pin&ris
de rous les principes d'honneur & de probic6,
eit-il eronnanc que des homes qui clairem.
les aucres, qul vous arraquent ou vous dcFendenr,
qui font vos corifeils on vos adverfaires, qui
vous proadgent ou vous dbmafquent comme
das. votre affaire de Bofcodon, de qui enfin
vous empFunez& lesfecours & les Imnibres done








les deux premiers Ordres font prives, mirirent a
confiance de lear Ordre pour n'avoir pas come
;oas.an Siege Epifcopal fouvent acquis par la
plus vile intrigue, ni une noblelfe d'origine, par
fruit du hafard ? Croyez vous qu'ils foient moins
recommandables ?
Vous voudriEz, dites-vous, des Labourexr
aulli, popr Depures aux Erats-G ncLraux. Y
penfez-vuus ? Si vous admerrez des Laboureurs
de la plaine, ii faudra bien appeler aulG vos
Laboureurs des mcntEgnes. Mais que 'eronr
11 ces paylans infortunes, I qui le fenriniunt
de lIur profonde misere obfhue routes les
fjculrds de i'ame, & ne leur printer pas de
rififler aux volonr6s de Monfeigneur ? COs
malheurcus ne fauroient que fe profterner aux
Spitds des Magnars des Erats G6ndraux. Sont-ce
done la les difcnfeurs de la Nation Vous
voulez done avoir Ie triple advantage de a.
prepondrance du nombre, de 'lclar qui vous
environne, qui en impose, & qui ferme routes
les bouches & do choc de votre opinion ex-
primee avec haureur conre la miserable igno-
rance qui pilic, tremble & vous abandonne
la place fans rfifiance ? Mais fi vos Ordres ont
ut feul de ces avanuages, que refe-til fire







au Tiers Ert, inon a fuir &S s'epargner la
honte d'nrterdre la voix prdpondirante qui Ie
condamne, le dcpouille & le charge du fir-
deau public!
Vous voulez qu'il s'abandonne A la gdnror
i1r des deux premiers Ordres, qu'dl s'5Al re-
metre a la nobleff de leurs fenturiens, a leur
omnne tbi. C'cd ce que dir avant vous le ml-
moire des Princes, celui de la Noblerte Bre-
tonne, &c. Mais tous ces mimnires-l.i fon
fits pound les fimples, fe moquenlr de la N.a-
rion & lui donnent des gaudoifes pour des
raifons il y a rrop long-cemps qu'elle s'en rap-
porte a de tells iromeiTcs, & qu'elle on et
dupe & viAime i ii ell temps qu'elle ne per-
metre plus que les deux premiers Ordres lui
faffent fa portion. Voyzc come ils onr fair
la leur, comme ils fe font arranges, comma
ils ont rogne de tout leur pouvoir la furilf-
tance du Tiers-Etat ccimne ils lui onE en-
levi places, emplois, poles milicaires, charges
de magiltratures, pensions, gratifications rc-
compenfes, honneurs, diflinllons, &c & c'eft
apres une fi loigue & Ci funelfe experience
qu'ils lui proponent d'en Faire encore une nos-
velle & de s'abandnner A lIcu merci







Mais s'ils invoquenr leut generofilr ,leur
ba.nne fai, le Tiers-Etat qui n'a pas moins de
genorofirc, pis moins d bone foi, invoque
aulli la ienne fiez-vous i nous, dilent- ifs
Ie Tiers-Ercr r'a-c-il pas droit de rhpondre :
iais voas mimes fiez vous i moi ? EC de
quel droir me fiercis je a vous, plus que
ous A moi ? De quel droir celui qui a r16
tromp6, d6poaill pendant. dcs fiicle, feroit-
il encore obhig de paffer fous la barre du
trompeau! De quel droit vingr-quarre millions
d'hommes iroient-ilsdcpofer leur contiance entre
les inins de quarre ou cinq cent mille, pla-
i6t que ceux-ci entire les mains des vingr-qua-
re millions ? Si le Tiers-Etar peur computer des
homes qni abuferoient de cerre loyaur6, croyez-
vons que les deou premiers Ordres n'en comp-
pent point
Non noil fi voU vous mifiez de moi,
je me mefie de vous. C'eft pour m'6crafer que
vous voolez deuoe tires concre une. C'et pour
me difendre d'etre o crafe que je vehx com-
battre ttre 1 tete.
Vous 8aclarez adherer an mrmoire des Prii-
ces, I ce mimoire done je ne fais quell bro-
chare fort inepte a dit qa'il tdoit plri' de chaofs.






Ce qui n'cft pas eronnitnt puifque I'Aurear de
cerre brochure, qu',n dit catr un Abbe venue
de Bourgogne pour accrocher un Brndfice Eccl6-
flaffique, en s'arrachant au char des Princes, cef
auflli l'Aureur du memoire; s'il cef cliir qu'il
leur fair fa court, il e( probable que vous voulcz
auni les courtifer. Tous deux vous couraz la
mnime carrire. Tous denx vous afpircz -i ous
fire diputer aux Ertas-Gcncraux ;. tos deux no
pouvant I'ire vous vous rabarrez a fire I'u
un mcmoire, I'aurre dcs proreftations pour rout
brouille & proticer au moins du defordre i
mais avant de publier, d'approuver, daignez
lire, Monfeigneur, daignez litir & quand vous
aurez lu voys aurez quelqup .regrer d'avoir
compromise votre efprir & varre jugemenr. Car
vous avez I'ura & l'aure. Et pomuquoi faut-il
que la coltre qui vous a diclh vos preteftarians,
vous air fair oublier I'un I'aurre ?
On dir pourrant que vos Emiffaires onu ac-
crohi .quelqus. lignatures. Tant pis pour les
avugles! ,




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