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Title: A messieurs les Jeunes-Gens de Nantes, a leur retour de Rennes, le 9 Fevrier 1789.
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 Material Information
Title: A messieurs les Jeunes-Gens de Nantes, a leur retour de Rennes, le 9 Fevrier 1789.
Physical Description: Book
Language: French
Publication Date: 1789
 Subjects
Spatial Coverage: Europe -- France
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000694
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: notis - X

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E A MESSIEURS
ILES .

SIEUNES-GENS

DE NAN TES,


378 9.


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retour -de Rennes *


le 9 Fivrier :789,




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A MESSIER S'

LES

ID 9
SJEV NE S-GG -T .

DE NANTES.E
f ,?

A1 .e re our de r ,-e leg
Fdivrerq -8r9.

O R0 R D u. TIERS, leave enfin tod
frolt ,courb, depu-i i long-temps s os e
poids de rapprefion & du iepris; ofe
porter des regards affures fur le tr6ne de
ton Roi. Elle eft rompue la bArriere
qu'eeva le defpotifme pour t'emepcher
de fire entendre au coeur de ton Sou,
v eran le cri de la verit6 & l'expreifian
de ta douleur: Louis XVI eft ton pere i
il eft ton Protefeur: il a brif6 tes fers.
Reprends des droits trop long temps







'ufurpes: f'ls llbre, fois lereurux jamais.
Que lAngleterre, cette Nation fiere
de fa liberty & de fes loix, foit force
-cd'pplaudir k tes efforts g6nereux, kites
energiques vertus, & k ta nouvelle conf-
titution. Comme au fein. de cette Ifle oil
f .. .. '.. ,
le titre d~iomme eft refpe&e, ne reconnois
de maitre que ton .Monarque & les Loix,
& que pour-la premiiee tos on errtende
en France, cette exprefion fublime, l
JMajefr ds Peuple.

"Pris deces hmronts qci nous Cparent de
T1Italie. dans ces plaiies qu'arrofent laDu-
ra'nce & TIfere, de vrais Citoyens des
Trois Ordres, dans leurs Corices au-
gufies, out of6 les.premiers fondements
de l'edifice qui doit fixer pour la potel-
rite l'6poque de la. detrufion de la
f6odalit6, & de la revolution qui raffermit
fur des bafes inebranlables 1'empire fran-
ais,l'autorite royale, & notre commun
bonheur. Dans cette Province fameufe par






fes Ports, oh liapuiffance te. Ia. Nation
frappe les yeux d'une maniere fiimpo-t
fante, toutes.les Cits., m;aii principale-
ment Nantes & Rennes ont voulu porter.
ce monument A fa perfefion..0 Villes k.
jamais fameuTes, on ne -prononcera poirit
vos noms fans attendriffement.. quand!
QAi prononceta les daux noms de Patrier
& de liberty. .::

SEcrivains celieb-i:e dont lesicris ho
norent la France; Montefquiewi Rouffeaul
BRanal, Voltaire., vous aez ..prepare&
cette heureufe revolution C'fl.dans. vosr
livies.immoCtels que le fiecleae puif6 fes.
llumieres. Avec qutele eloquence brui-
lgnte vous avez pIlaide la caufe de 'huma-,
rit.! votre voix.6toit!to6ffuipar ccl.Rs
de T.P6gdifzee cei e onire- dtefitraeur dec
la f6licite publique .-; il dexifoit point dec
Tribunal qui voulut vous entendre. Qui
pouvoit jugier cette caufe en infltace.:
depuis tapt. de. fiecles ?. Louis X VL 14-





(6)
Bieihfaifand, 'd8cird' par l *Ncker, le pre,
pier Mitiifseik. qui hINatron -aitir 4ern'
)e tice -d Miniffre Citoyen.

Vertnieti arranger i 'ce tire exptime,
ril affez, nourz vin6Cratiorn? Di&e-nous
l'exprefion tnai puiffe rendre te qu'6prou--
vr a nos cnrs. Acceitere tribut-de
reconnoiffance que la Frarie 'irmpofe
4ternellenentenvers toi, Et vous, paifibles
contres bk.il prit naidfahce i vous a qui
la nature accord des barriers imp6-
ri&rablqs F ot, dans une tetrake affTute
vivent fhiuiles loix de l'Faliit & la garden
f&vere desimiocentes mneoausb des riles
vetus, vos .hereux habitamn 6 Suiiffe
t dois donm donmier ilaiiversi rs les-
tPjturateu~ s ie la libenri; GEuilaume Tell
aquirt air c:*aamps de PlHolv&ie..... .,
Nif~ccr eftfof Compatio e.

* Queis cris viennent me gt.cer d'hor-
pter & In'arache' g de fi douces images






Chacin fe regarded avec effroL..; Quaeltl
guerre eft dclaree ? Quels font les enne-
mis ? Dans quels lieux coule le fang, &
par quelles mains eit-il verft ?... Puiffe
la poftrite le demander vainement! Un
june Citoyen depute vers nous, appelle
au fecours & k la vengeance. Allez,
braves. Jeunes-gens, *Nantes applaudit a
.votre depart & votre zele ardent pour
la reparation d'un outrage a la nature ;.
aux Loix & l'rhumanite6

S0: vous, peres refpe&ables, ne cachez-
-point v:ospleurs & l'iaquietude de votre
amour paternel : vos infants violent au?
milieu des :dangers; ils peuvent 'trouver
la mort en cherchant a:venger leurs freres,
nialheureafes. vitimes d'in' perfide com-
,plot;. oui, .nqus approuvons vos alartnes.
Eh qui poarroit condnmner le plus douxk
sentiment de la nature Quel pere peut
se pas pr6ffrer a fa propre vie les jours,
-4e kon orfatt :chri L..i Mais q uel fou--





( 8, .)
r e f mp~le l'exprefflon de ptre-dour
leu .?- La joi ., mrilgr .vausAhlate-daqs
Sos yeux : en voyant vos fils fe 'montrer
dNignbs. d'8tre. des homes, &..remplir
les devoirs que ce titre impofe. Vous
vous glorifiez aved. raifon.,. de..voir rer
naitre- en eux-vosr fontiments. Vous les
effimez heureum de, pouvoir travailler k
.ette. regen6ration qu'onit touja2Urs en vain,
,defie vS actictres .

Et vous, que la nature orna de fea
charmes, les .plus parfaits; tnouts, doat le.
f6duifant empire nous tient .fourmirs .din-
ipuables loix; vous, don't fautoriti ne.
fera jamais comntedite, parceqiu'ellek ne
fera jamais opprefilive; vous, qui ne nous
offrez ppiotri ziines qu'un tiflir.de. fleuns
que nous ne chercherons poitrA. hrifer;
vous, qui feules pouvez fixer press de nous
Ip bonheur, Sexe adorabIc & par nous
ador&, quittez pour un, iuilant ce caracr
there paifible & lpux qette profound &






viye fenfibilit d'uncceur trop prompt- h
s'alarner ;prenez l'eflor & 1'energie que
sCclame. la Patcie en danger, Laiffez4
nous echapper' de vos bras careffan. s
ditez-nous.notre devoir; guidez-nous aux
champs -d I'honneur... Nous reviendrons
vainqueurs, & nos fronts ceints des lau-
;iers quonous aurons cueillis fous les dra-
peaux de la gtoire., nous. front meriter
de recevoir de vos modeftes mains, les
-ofes & les my;thes de l'amour.

Jadis, on vous a vu ,dans, les tournois,
4dun feul regard infpirer un courage intr&-
pide v6s ariants guertiens. Une etharpe
un ruban, offert par la Beaute, de fimples
Chevaliens-.,foifoient des Heros C'eft
aux lemons de fon amante que Sargines a
4^u fs yeitus. -

.. Ecartons de vos yeux. charmants les
hortibles tableaux de la guerre du fang,
i ,des.combats; nous prefervent les Dieux





( 1o )
de vous voir exercer ja;nis .votre valeur
rc votre difefpoir I Seblables aux Jeunes.
gens qui fe font divous,. A~la vengeance
de leurs freres & l'infurrefion de la
liberty, vous deploieriez avec tranfport
des sentiments qui n'ont :pt s'alterer ea
vous. Eh dans ces .jours o. la .patrie
fut en larmes; o h, les peres, Ids meres,
les amantes Cplores., tremblerent pour,
les objets chers .. leur tendreffi4. te palais
de Terpfichore fut defert, fes portes furent
fermees, & fes jeux remis k des jours
plus profperes. Le theatre ne fat hoitore
de votre pr6fence,, que pour vous voir
admirer la tragique Sainval., qui,
plans Merope, a fi bien exprimn, avec
toute la v&rit de la nature :laafeifibilite,
f'amour .& .e dfefpoir d'une mere. Son
art fublime, au-deffus de nos logess, vous
retragoit, dans une glace fidelle, votre
Jiorreur pour les tyrans dans fon horreur
pour Polifonte; & dans fon.extreme
amour & fes alarmes pour Egifte, roc.





S ff)
ettretre amour & Vos alaimes pour chai;
cuti d- os fils, expof a d'aufft cruel &
auit -ptifants dangers.

Quand le calme &: 'hartnonie des mrono
des font trouble s qi ad la nature inter-
rompt fon course, & femble ne plus te-
connoitre fes loix; quand tous les el6-
mnens dechainis, awlitu d'tre tes : n-
fervateurs de la vie, ne pr6fentxett aft
huniain affrayes qi'unimLuenfe rombean,
tour fr6mit ..... la erre gmit itA#er-
n6e;.... Bientot fe diflpe lorage aftreux.
A ces Arois nuages, bh itindeloit la fou-
dre fuce le de ddu clat d'uae a-arore
paifible ; & les mortels, effuyant lturs
larmes, diffipant leurs craiztes, fe confolent
par refpraiice, & ne tolent dans lavenir
qu'une fuite de joans plus heureux.

Telie on voit enfin fucc6der la paix aux
horreurs d'une guerre civil. La difcorde
teint fes flarabeaux. L'6goifme expire.






tes traces du crime font effaces-par Ie
fang .Ufi opprobre &ternel. eft 4: jamais.
empreint fur le front..des coupables. Sur.
l'autel de 1'Humanite rendons graces aux
rtparateurs de fon injure, & pour chant
de .yioire, egitoanoas un hymne i Ala
Lihbert!.

.Revetez,: geniruem Dffenfeurs. de Ia:
P'aie &.de la Gaifq cimmurfe revenez:
parmi nous recevoir.: les. hontgeurs:d'un,
triQophs :-f bien me.rite. Yoyez nousi
voler- votre renorttre, & laiffez-nous,
ceiidrq yos fronts 4u cbhne & du laurier.
Le ch&ene, fymbole antique, etoit le prix
de la, conservation, des jours d'un Citoyen,.
& vous.avez fauv: les jours de tous vos,
Frereuena danger. Le laurier fut toujours.
d6cern4k- la; valeur, & la v6tre ne peut,
fe compare qu'A vos vertus. Les larmes
du People ont trempd les trophies rigs.
..beaucoup de H6ros; ceux quivous font!
4lev6s ne front qiogilles que.des.larmec






de Tattendriffement & de la r&cbiinoir-
dance.
L'antique Rome accordoit a fes Gene-
S raux vainqueurs, leshonneurs de lentree
triomphale; & leur char 6toient enchanms
fes Ennemis vaincus4 des Efclaves chaxgs
de fers formoient leur cortege. Que votre-
triomphe eft bien plus digne de vous !
qu'il eft plus impofant!.... II fatisfait k
votre gloire, & il eft pour la nature un
jour de f&te iblemnelle. Courez dans le
fein des auteurs cheris de vos jours, &
de vos freres que leur amour & leur
vive impatience.de vous revoir amenent
au-devant de vos pas. Acquittez ce pre-
mier de vos featiments, & melez aprbs
vos voix a celles de tous les Citoyens,
qui,'en c6lebrant votre retour k Nantes,
c6l6brent le retour fi long-temps defir6 de
la regeneration des Loix de la Libert
& de' la f6licite publique.
.0 toi, patriot & pdcifique Guerrier,






Tf a RD re'ois iri l'hommage & It
reconnoiffance de Nantes & de Rennes
reunis. Des palmes offertes par la vitoire
ne t'honoreroient pas autant qu'une cou-
ronne. civique. Daigne l'accepter de la
main de nos peres, don't tu nous retranas
toute la tendreffe, & don't tu nous pro-
diguas tons les foins.

Et vous tous,- Citoyens de Rennes,
nos Amis & nos Freres, fupp'6ez ad
d6faut de nos expreffions. Nos cceurs
favent mieux fentir que peindre. Vps
touchantes acclamations vos tranfports,
votre empreffement k nous offrir des afiles,
vos foins attentifs & ddlicats, ne peuvent
&tre decrits. Q'une union 6ternelle & un
attachment inviolable nous lidnt tous A
jamais, ainfi que toutes les Villes qui ont
fait 6clater leur zele pour la Caufe com-
mune. Soyons tous les enfants, l'efpoir &
le foutien de la Patrie. Ne formons tous
qu'un mme vceu, le bonheur de la






France; un Monarque adore s'efforce a le
remplir. Que le bronze le retrace i nos
yeux, distant le code de notre f6licite.
Qu'il foit appuye fur Necker, fon Mi-
nifire fidele, -& qu'a la bafe de fa ftatue
foient ecrits ces mots. A Louis XVI, Ie
Bienfaifant 'par [ Peupl Franfais.

F I N.




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