Title: Nouvelliste
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Title: Nouvelliste
Physical Description: Newspaper
Creator: Nouvelliste (Port au Prince, Haiti)
Publication Date: December 23, 1977
Copyright Date: 1979
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Bibliographic ID: UF00000081
Volume ID: VID09958
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: acn6482 - LTUF
0012544054 - OCLC
000471641 - AlephBibNum

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2- 24,250cembrt 1977




,f I ,ic urttux sccrt- quwe dii tu'effacv"
Sais-tu comment onfait
un petit conte a dormir debout 0
"... Sais-tu dans ta main elfermer
une goutte de lune ou un cheeu de comete...
C'cst la Kite de /'Enfqant-'Dieu Mais les c han mcs en 'cicillant Afais )tC tous C Sttres heureux
Ies rics oes petits du mnonoe :i soIncIIt Jc hansons de loic 'qsis au banquett dc lniien'rcs
Dans unc citablejont la rond)c Et /ics bran hcht 's ,pi p/i0nt Conbicn, tansMIcinant I'cphnlmerc
;u son de 1iolons pieux Soui lIs jcl us itt p ctcnts Colhin C'I '/Ic tt i rout des ,)ictx ?


*1




r

iL




I

II'~. ~i
'4

II" ;*~





,/





31











Le Seccrtaire executf du Conseil
de Developpement et de Planication (CON'EP)





Sbe



Bonne et heuReuse annee


,on exccllencc
'PR!


monsieuR j]an-Claube
siOent c Vie OC la Rpueiqhque


Ouval'en


et A
mabame Simone 0. Ouvalie
pRemItQC Oame OC LA P4puB1ique


.1




iLE NOUVELLISTED


f


(GENEVE, ,AFP,
Quatr, blhe nat sint
chaque su conde sur la pla
nete qui compile deja 4.2
milliards d'habitants En
1978. la popult' on mon-
diale augment, ra de 83
millions de npf'snnnes 1 e-
qu valent de la France de
la Belg que, des Pay -Bas
et de la Suisse reunis
Mals c'rst aussi quatre
fois 1'Ocan'e. ou pre-que
tout le Proche-Orient (Tur
qu'e compr sei. ou 1 Argenti
ne la Colombio. le Ch'li.
le Perou, 1'Uruguay et le
Paraguay rcun's ouil encore
un dixi me de la Ch'ne
seule.


Les sta' stiq', drimogra-
pl; que d,- ONU dlerou' nt
,un pfei le pronfain par leuir
ab ri nicei ma s r 1 s affolent
a pi I1 press ;'i.'s 1--s Gou--
vernrme'nts neime si ellcs
:ont franchr mopn' imipreci-
s s.

C(ux d'Europ- de 1lEst
commp de I' CiOus s'nqu e-
tent dune denatalite qul
dure dipuls un dem'-sicile
l1 qul failt qui malegr une
'mm grant on masscv le
viesux conl nenil rpre"ente
malntenant muin', d'un cin
qu'eme de la population
mond'ale. alore qu'elle en


L'arnee 1977 peut etre cons deree comme un ve-
ritable tournant, sur le plan international comme
sur le plan national. On peut deja deceler des ele-
ments annonciateurs d'un ordre nouveau plus jus-
te, plus fraternel, plus harmonieux. Du mo ns, un
peu partout, un combat resolu. apre continue d'e-
tre livre pour, au moms, pose les fondements de
ce monde de domain ou l'injust ce le denuement,
l ignorance stront accules a leurs derniers retran-
chements.

Gcuvernements et peupits -ont engages, ga et
la, Oans ce combat, souvent meurtrier, Gouverne-
ments et groupements d.vises le plus souvent, tant
sur les objectifs que sur les strategies. rendant
encore plus difficrle, plus- epineux et sanglant le
cheinin qui mene aux horizons de clarte et de
bonheur. Combat pour un ordre econoniquge mon-
d'al plus equ table, combat pour le respect total
des aroits fondamentaux de 1Hommte combat pour
le blen etre de tous et Dour la jus cte Si par-
toit, on reconnalt la legitLlnite de ttl' objtCitIs oil
dermeure div se ur les nmoyens de le :cttiinilit sur
la facon memlne dabordi r I piioblenut te l so 11-
xe un itineiaire avec des clapi bi t dell i nill 'e
1; veut bruler cit etapI's 1 tpal til isii 'c\ti sti' l
total sus t ur I aveneini't d ui i onde [nuiii
veau.

En memrne tetlmps ilue m' li(U\tu It i tc 1, dil.tlogit
eli'rF ifs lact uns 51 itu I s ) us pu ip's >i -ll I t'ii
veinem enlts, i> llullH Ill', W 1 4 1' I I`-i` st
let actes de ,olllCe ou d11 di -po I C(.c 'tI ihiit
19.7, a vu. en miaints It, iou'i till, Ilain et)li di
violence. enl Europe, ( n AIniuiIqu la' I 1 s> I til
de guerillas urOailn o als i i op 1i' i' -
v ele(s plus dures lis actiio s l> rut s' -i .1 '1 i-
core multiplies et ont alttei des oiniIt'., dasil
I'hoireur et le dramen

Comme dani la vie de i itndl e Id t le .
tifs et les elements niegae sont ap i ):(i a s .a
dc cette annee 1977. ceri'abie ui rni :, dio a i '
.nLernationai, et la v niatiotnai(

Elements negatifs la deterioration de la s tua-
tii'n en Afrique du Sud ou 1iiac i- ro:,1'.ititen: t
persilte l'injustie de 1 apartie.d mi.pss d la
conference Nord Sud du d.aioue (intre paos
na.ntis et pays -ous-develioppes pour ; 'rdr eco-
nomisque plus just I( combat d ardpr(--E r, :- nsa -
vrulent de- par- sans re'rograd C c rdr'.
etabli .ur des privileges sur ::-.:u

Mais aussi, heurfe sen tei-t des p-.rsp;, i c' i r. .--
sorantes come ce coup ple n c audac e, d mna-
g.nation du .Ra,s-. du Caie ue or. .or-: a Jerusa-
I- m et dmaln la present. a I r..a, a d'., P-rn-.er
M.nistre d Israel Sont-ce ls signr annonc a-
tcurs, apres 30 anr de eut-rre i. x qu. a-
r.iitira les droits et la tecurte d. (s par,
Israeliens. Arabes Pals-' n .ins

Des progress cera;ir> (r.t e enrr-g re, rvlt
at.nee. dan- la balaoils p r if dr u ae i ton-me
Eni depit des affron'em, :it- comprel' 1 s 1 s
resultats de la conferf nci d H,-i inki or-,.' e dans
I'enscmbl, sat'sfa sants D-s mesure- c d'amnistie
totale on partlic.! on '-c pr,s, netilnts de nma:n: p sv- (!.iez ;iou i : alinee a (te,


colnstl tiia t I quart ( n
1950
('C plelsnoml nii' resle toiut
de mmme as.'Lez limit put-
qu, s, lon I ONU la popu-
lation de 1 EuIrope va; pas-
ver di 1 lan 2 000 de 473
a 539) m'll'onF d'halb'tants
L'ONU prsvoit que le taux
annual d accrolssement va-
ri ra de 0 08 pour cent en
Allemagne de l'Est a 3.47
en Andorre. la moyenne
curopeenns c n toant de 0,6
Mais 11 faiu compare ce
taux a ceux du reste dul
monde : 1 65 en Asis Orlen
tale idont 1.66 en Ch'nes,
1,95 en OcIannir 2.864 en A-
frique. 2,7 (n Asic du Sud


E I el 2.71 en Amerique
Iatines
Dans ces pays pauvres
aussi le taux de natalite
a ba'sse mais 11 reste dou
ble de celui des pays ri-
ches. sauf en Chine, oiu baisse a prooiblement et1
lrce sns'ble., moins d'er
reurs notables dans les estl
matilonse, relive 1'ONU.

Cette natalit6 pose aux
pays pauvres in problem
angol' sant : st la popula-
tion continue d'augmenter
do plus de 2 pour cent par
an, comme elle le fait ac-

(Voir suite ,nige suivantel


Le point de la demographic mondiale


marquee par le virage opere par le President a vie
de la Republique qui a engage un proctssus de de-
iiccratisat on et de liberalisation. Le Chef de 1'E-
tat qui a fait rat:fier la convention sur les Droits
de I'Homme de 1OEA, a reaffirme encore, en cette
tin d'annee, sa determination de poursulvre, d'ap-
pr-.tondi cette democratisat on et cette liberalisa-
tion elntamees.

II1 est just de noter vralment, dans les domai-
ni s international et national, l'amorce d'un vira-
ge Est-:l superflu de souligner que, le conducteur
prudent aborde tout virage avec prudence.

Et chez lui. la bravoure cede la place a la temers-
te a voulo r. a 200 a l'heure. tntamer un tournant.

La democratisaiion ii est pas, ne petit pas etre
a Loidee par decret ou arrete C'e.t un processes
dci.,, lequel nous soninles tous t ngages. Cest un
arule que nous dtrvoins culti\ver proteger, soigner.
11 depend de Inous touils dciasurer sa crolssance
pt) qu'i selinraiille sol d it ient qu'il grandisse
po',. quii a l onbre dt sc.s tionldtilsoii, nous puis-
.t 01 sent i1 blenl

i t un a.petCk a:11s1 iit limpt) Iant d- co0n-
.,, tt li l ti e la title l el q lu oll s duties
,i N usi \ .'llis: Io s II n\iii\ls cc ss i dti in'n r de-
|'i i t i ill i li tt I, li)lda slith l ('C il lsonglu 0 1 1 -
aI i ieta e ii"i,'W' il(' iitn l] s ti- di lu inner d le ro
1 1 ( iti iiu l Mtiis r e' l I vcii le senll di( lai


i n sel d, la cIII ,Iclli te hlall (nli e

I11" 1-1 ,O ir tiln ordrv pilu, julste. pIlls
pf .( iitl h 1all/, 11 1 st pa) s d& c es
dfi li;. l, 1, 1t it l i` i 's l t ljo iir; i sur la bre-
Mli ('U lIiin scii de r'ette l nobl, et dill, proles-


i I ;t. i accent l ol,'on, ae leflol-t pour le devc-
SPi't ; l: i):ce souis e signt du Jian-Claud sine.
u a. l 'aclhe soll an: la collaboration de toutes les
bl nne. o i(nles la m s enl branle de routes les
ee s *ir qu, sa mfnulise 1 I11mm1. se fosse en
nt< i (i' piur qe( s fm' nuise 1 immense fosse en-
I' ia can;pagne ( la Nvile, entire le paysan et ie

Sa \' NO(I rr au nouve: an quei me'lleur
-alr fcI.muie que cilu, dl vo r touls engage-s
.n cc': ffort vsant a fare reculer I ignorance,
a n:Isere a reduir( les inegalites. quell meilleur
-.a qul, celu d atteindre de nouvelles etapes
da.s le processus engage

L- Np (:1ls,(. ronlmiuera d appor ir sa contri-
.' a :a ba:a lie collective .urtout dans ce
Sra t.. dt1i-e at. dans (se louirnant dift -I, et cest
cans res s(ntimnts quil adresse a S E le Pre-
sd. : a v;e de la Republique M Jean-Claude Du-
.i. a la Premiere Dame de la Republiqui. Mme
I 'r.ai is svalu r 5sCs s cOux 'inceres de sante et
di suceis

l NiuiiiiltslI formula egalemenl rid's souhails de
al'ir- t de bonrliur pour ses f dels abonnes et
anlloncpurrs pour s,.s collaborate rs. ses confreres
'I KIlil di la grande fa:nile ha istinne


Le tournant de 1977


Les


predictions

des voyantes

pour 1978

PARIS (AFP)

Deces Ce Leon d Brejnev
en 78, bou:eversements du
regime politique de I'URSS,
destitution de Juan Carlos
dans les deux ans, attentat
centre Fidel Ca. tro, change
ment radical de dest n pour
Valery Giscard d'Esta ng et
grave menace pour sa v.e
dans les tro's ans a venir...
telles sont les principles
predictions des plus celebres
voyantes et astrologues fran
raises, a l'aube de la nou-
velle annie 1978.

EN FRANCE

Toutes prevo.ent une an-
nee dure, mouvemente et
fertile ell surprises po.it.-
ques, un climate pre-eiecto-
ral stres agris-.fi, une gro
gil' generate et des maneies
nations populaites nombreu
slS.
Pythonisses et extra lu
cides sont unan me a an-
noncer la v.ectoire de Ia ma
jorite mais elles voient f gu
rer dans le nouveau Gouver
n< ment un ou deux Soc.alis
tes simportants> ainsi qu'un
Gouvernement de gauche.
Selon une astrologue-me-
dium le nouveau g o u-
vernement i s su des elec
tions tera tres autor.ta re,
dictatorial mem, Voir de sa
lut publics.
Si l'on en crott les astres,
certaines personalities poll
t'ques franca ses devront
faire preuve d'une grande
prudence. Les astrologues
s'accordent toutes pour an-
noncer la dem ssion du Se
cretaire General du Parti
Commun'ste M. Georges
Marchais, due, selon les u-
ns., a des difficulties ren-
contrees au sein de son Par
ti et. selon les autres 6
des reasons de sante.
I.es hommes politiques de
la majority, Jacques Chi-
rac, ex-Premier M:nistre, de
meure pour les voyantes,
comme Ian dernier, i'hom-
me le plus dynamique. Un
. affirme
l'un des mediums, lui vau
dra d'acced(r, dans le se-
cond semestre 7P, A un pos
te <,tre- important>
Le Premier Min'stre Ray
mond Barre ne se maint en
dra pas apres les elections.
Toutes les voyantes affir -
ment qu'il connaitra une pd
rode ddl'cate durant 1'etS
et quil qu'ltera son poste a
vant Septembre 78.
Qui sera le nouveau pre -
mirr M'nistre apre Mars
7F ? Le nom qui revient le
plus souvent chez les augu-
res est celui d'Alain Pevre
f'tte. garden des sceaux. Ma's
l'on parole aussi d'un ciene qul' reviendrait.

A L'ETRANGER

C'est 1URSS qui occupe
le devant de cia sc6ne as-
trologique avae la predic-
tion unanime de la d spari
tion prochaine de Leonid
Brejnev et les bouleverse-
ments qu'elle entrainera

(Voir suite page suivante)





sLE NOUVLLISTEM





LA VIE ECONOMIQUE


Le commerce entire les Etats Unis


et I'Amerique Latine

DURANT LES TROIS PREMIERS TRIMESTRES DE 1977


Pour les 9 premiers mo-s
de iylt, 10c ei-cit commer -
clat global dfa Etat.-Unis
c Amer-que s'cst chiffre a 28
mnulards ce dollars. En
19g6, il n'eta't que de 4,5
mll.ards alurs qu'en 1975,
1'on avaiL constate un sur
pius commerce al de 7.6 mil
1iards de dollars. Avec l'A-
inerique Lat ne et la Carai
be, le commerce ameni-
ca n a evolue de la me-
me maniere qu'avec le reste
du monde. Son effet, bien
qu'.l y ait cu recemment
quelquei ameliorat ons dans
les exportations amer cai -
nes vers 1Amerique Latine
le commerce avec cette re-
g on accusait, de janvier a
septembre 1977, un deficit
de 3 m'11iards alots quet
pour les periods cores -
pondantes de 1975 et de 1976,
l'on avait constant lespecti
vement un surplus de 300 et
de 50 mill ous de dollars.


Les exportal ona ameri -
caines vers l'Amer qu, Lati
ne recuperent quelque peu
durant le 3e. trimeatre de
1977. Cependant, 1'absence
complete de croissance des
exportations americaines
vers I'Ameriquc Latine, du-
ranti le premier semestre de
i'annee, jo nte h 1'aagmen
station des importations ame
rica ne: de 1 Amerique Lati
ne n ont augmented que de 5
pour cent par rapport a la
period corresnondanie de
1976, alors que les import
tons piovenant de cette re
gion onL augmented de 31
pour cent. On s'attend a ce
que le comnmrece des Etats-
ITns avtc l'Amerique Lati
ne accuse, pcur toute 1 an -
nee 1977, un deficit de 3
miltlares. alors qu'en 1976.
le ddf'cit n'etait que de 300
millons et qu'en 1975, l'on
ava t enrrg str6 un surplus
'd'un milliard de dollars.


Le o trole const tue la
plus grande parties des im
portations america nes, tant
au niveau mondial qu'a ce
loi de 1'Amerique Latine.
L'Augmentation des impor-
Lat ons de petrole comp
te pres de la mo't'e des
trois m' liards de dollars
du deficit du commerce a
mec cain avec ln'Amrique

Latine. Cepcndant, alors
que les importations globa-
les de petrole -nt de loin
augmented beaucoup plus-vi
te que cell des autres pro-
duits (36 pour cent centre
114 pour centi, les importa-
tions americaines de petro-
(le piovenant ce l'Amer'que
Latine sont infer'eures a Celi
'les ds autres products de
a meme provenance (26
pour cent centre 31 pour
Lcent. Ce taux de croissance
plus lent pour l'Amnrique

Latine est immutable a la
stabilisat'on de la produce -
t'on v6nezudlienne et a la
faible demand pnur le
brut lourd pioduit au Vend


zuela et dans la Caraibe.
Comme resultat de la chu
te de, prix du cafe (et ies
expeditions limitets faites
par le Bresil) les impor-
tations de cafe du 3eme tri
mestre de 1977 sont restees
aux n veaux de la per-ode
correspondante de 1976. Ce-
pendant, duran le ler. se-
mestre 1977, les prix etaient.
Ci forts que l"s import -
tions totales de caf6 en pro
venance de i'Amer que Lati
ne pour 1977 ddpass nt de-
ja de un milliard la valeur
des importatione de caf6 de
1976. Les importations de su
cre ont baisse .ensiblement
en valeur, grace aux faibles
prex prat'ques, et durant le
3eme trimestre ont 6te d-
200 millions en-dessous des
n veaux de 1976

Apre, eLre restees tres in
ferieures aux iImportations,
duranti les 6 premiers mois,
les exportations americai -
nes vt rs l'Amer que Latine
se sont ameliorees durant
le troisiele itimestre. Part
ticul erement remarquable
a ete la croissance des ex-
portatuons ma bicns de capi
tal qu; etaient auipairavant


PAYS

Mexique
Bres 1
Co.ombie
Perou
Argentine
Chill
Panama
Bolivie
Uruguay
Paraguay
El Salvador
Guat-emala
Co ta R ca
Honduras
N'caragua
Jamaique
Rep Dom.
Haiti
Sur nam
Guyane
Barbade
.Venezu6la
Trinidad
Antilles NeerI.
Bahamas
Equateur


en-dessous dcz nlveaux de
1976. Les autres categories
ont montr6, tout au long de
1'annee, une c-oissance con
t nue, mais modcste. Dans
la categories des biens de ca
pital, les exportat.ons des
machineries non electriques
et des equipements de trans
port en particulicr, ont mon
tre une nette amelioration
pendant le Seme trimestre.
Ceci repreente probable -
ment le factrur limitant
dans la demand latino -
americaine qui e t function
des profits reale6s a Vex -
portation. En ioeme temps,
les donnees preliminaires
suggerent de grandes var'a
tions dans le,; demands
d'importat'ons ce 1'hemis -
phere. L'Amerique Centrale,
la Colombie. 1lArgentine,
le Venezuela et la Boliv'e
semblent justifier d'une
plus grande part de crols-
tance.

Au tableau suivant 1 gu -
rent, en millions de dollars,
les chiffres du commerce en
tre les Etats Unis et I'Ame
r que Latine pour les perto-
des de janvier a septemibn
1976 ut 1977.


IMPORT

2.566
1.195
482
278
218
166
118
67
43
12
209
202
175
163
148
227
378
109
63
45
24
2 566
1.129
876
496
369


EXPORT

3.827
2.175
506
427
349
343
250
98
37
27
166
248
186
119
119
211
322
110
67
72
34
1.849
232
171
146
296


MEXICO (AFPJ
Seul un desarmement ge
neral et complete pourrait
resoudre les cruels proble-
mes qui se posent as tiert,
monde.
Telle Est la pr ncipale
conclusion a laquelle a
about le colloque sur les
problcmes du tiers monde.
qui, pendant deux jours,
vient de se tenir a Mexico,
sous 1'egide de 1'UNESCO.
Danrts une declaration pu-
bliue jeud', les participants
a ce coloque ont decide de
demander a l'Arsemmbl6e
General des Nat'ons U-


nies que soient pris en con
s'deration Uts ro s points
su vants it sa session speca
le de Mai 1978
Prem.eremt nt, l'adoption
immediate d'une conven-
t on declarant 'ors la loi
1'(mploi d'armer nucleaires
et autres armem. nts de des
traction mass v t :oul'-
gnant que l'usage des ar-
mes constitute un crime de
l'se humanity et doit Rtre
chatie par le dront interna-
tional.
Deux'ement la prese de
measures permettant de sus
pendre dedfinitivement les


JANVIER

- Enforcement di
operation economique
Haiti et la Repulfli
derale Allemande.
- Phenomene de
de prix : Boissons
ses, products alim
etc..


e la Coo
e entire
ique Fe-

hausse
gazeu-
entaires,


- Haiti ratified l'accord sur
le cafe.
- Reunion des Directeurs
de Banque au Dpt. de la
Justice.
- L',importation du riz :
exclusivity des Magasins de
l'Etat. ,

FEVRIER

- Le phenomene de la
hausse des prix des products
alimentaires va en s'aggra
vant.

- Le gouvernement impor
te 30.000 sacs de riz.
MARS
- Augmentation des prix
du cafe torrifie.
- Les activities industrial
les sont ralenties, conse-
quences du rationnement
du courant electrique. La
vie economique s'en resent


1977
IMPORT

3.428
1.741
589
348
265
194
139
103
62
15
379
283
217
192
132
244
488
125
94
44
24
3.224
1.295
1.054
823
484


EXPORT

3.425
1.935
469
384
518
377
256
167
56
36
230
280
245
178
163
191
320
156
81
51
40
2.342
243
218
163
407


recherche3 ct les projects
concernant la fabrication
des armes nu.'leaires.

Troisiememenl le debut
immed at de negoc nations
en vue d'un Traite de de-
sarmemf nt universal et
complete. Le dit trait sera
accompagne de mesurcs ef-
ficaces visant a redu re les
armement..
Les partic pants ont sou
1 gne que. rien nest venu
combler le profound fosse
qui spare le monde indus

( suite avant derniere page)


serieusement. Risque de chl
mage.
- Hausse du prix de la fa
rine.

AVRIL
- L Etat Haitien emprun-
te $ 2.000.000 de la Banque
de Chicago.
- Decret sanctionnant un
prFt de la BID. 6 Haiti.
- Assistance am6ricaine :
4 gdnerateurs Pret de 3,6
millions de dollars et do
10.000 tones de riz et do
mais.
Grave incendie dans u-
ne usine a Delmas.
D;sette dans certaines
regions du pays.


MAI
- Decret modifiant la ta
nation des voitures impor-
tees.

- Creation de l'In.stitut
de 1'energie electrique.
- Modification a la loi
sur l'exercice du droit de
propriety immobiliere ac-
cordee aux strangers.
La BNRH autorise A e-
mettre des pieces de mon-
naie en or.
Fin de la saison sucrie
re dans les planes du Cul
de Sac et de Laogane.
Aide e la France aux
populations des regions af-
fectees par la secheresse.

JUIN
Aide alimentaire cana-
dienne totalisant $ 2.000.000
La FAO accord une
aide de 700.000 dollars pour
combattre la secheresse.

JUILLET

La BID accord un pret
de $ 610.000 it Haiti.
La BID prete 9,6 mil-
lions de dollars a Haiti
pour un programme d'edu-
cation pour le developpe-
ment rural.
Signature de 2 nouvel-
les conventions Franco-Hai
tiennes (aide non rembour
sable pour un project de de
veloppement dans le Nord).

AOUT

Depot et vote du Bud-
get d la Chambre Legisla
tive.
Coup de balai aux Con
tributions.
SEPTEMBRE
Nouveau directeur de
I'USAID en Haiti.
Semi7na,ire de control
fiscal.

OCTOBRE

Modification a 1'accord
sur les taxes entre Haiti et
les USA.
Congress touristique a
l'Hotel Plaza.

DECEMBRE

Signature d'un accord
additionncl d'aide alimen-
t a.re et technique entire
Haiti et le Canada.
Seminaire de formation
cooperative.
Accord franco-haitien
(aide supplementaire de la
France a Haiti).


La vie economique


en l'annee 1977


Le colloque sur les problbmes


du tiers monde a Mexico





eLE NGJVELLISTEi




Les predictions des voyantes pour l'annee 1978


tSu'te)

(dans la polltique interiLure
ct exter.eure du pays.

Aux ELats Un s, certaines
voyantes prevoient de agran
des dift culesc' pour le Pre
.ident Carter et son pro-
gramme economique. D'au-
tIrs aienoncent, au contrai-
rc, uil, hiausse do sa popu-
rite lt la reme.ontite du dol
lcer Ii.s voyae'.es ameericat-
ne.s. ] s( ist daens its astres la
d(inlls on di M. Andrew
Yn'ig, deleguc des E ats -
uiie a I ONU, "t la cand da
ice d, m HI'-iry KHss nger
cnc Senat. E'Ies predisent e
c a,i'eler't S'ilt, riiceoion ace
,cIi' rcsoniqgec eConcorde-' rde
'pser a Los Angele- pour
dc rv r In C'l fornii, et
li 10 % nO 'U 1i1 o( spoctneulpl
r. pnnee do'e c trick a6 t New
York 1 E'6 prochain.

x x x x
eahi q luc ''rce ;l'c s V.-

Ice Castro der'a set
i:; r ( un att intalt if urI
rdoc:s amer cat.s I cee
c. ec .'-, i,' t, t o l i .c' ,
i i r c : e \ (, l '
S, ( r c c' dcu c c b,-'
S. a ra MadrI. d' s
. cc. ci h( e.rb," d Cv,n 1>c'

; 1. ir '11 d l lc e i .e i cc



t cA c t 5i c, cctll


dre un niveau 6conomique
jamais &gal6 jusqu's pre-
sent.


ITALIE : La celebre astro
logue romaine, Mme Luc a
Alberti, prevolt l'arrvee des
Communistes au Gouverne-
ment, une nouvelle cruise 6-
conom'que au printemps 78
qui se disipera a l'autom-
ne, une recrudescence du
terror zzo de la criminality
et... la d6faite de 1'equipe
ni, Pr6sident du S6nat, n0e
scra pas elu Pr6sident de la
Republ'que.


anfin, M. Amintore Fanft -
nationale de football en Ar
gentine en juln prochain.

Enfin, tand s que l'u-
ne des voyante- frangaises
voit, avant 1981 se profiler
unl conllt IneLniIAL.oeIi prIe
voque par l aftaire du Mo-
yen Or ent, les autre predl
is, an. contra re, la Vecuee,.
a part r de '18 dc la paix
dans ceitta reg.nl. .grace all
ccolrage de dci'x hollinces :
Sudate ct Begni 1

SUR LE CARNET
MOtNDAIN

LIs tet s c o1ieelcec i
s't pa cutbl6c 5car sl' ics as
ti ";'g ei's ( t M Crd :ion ii'c l-'

-0c adie tioti ce Beatl'ice d'
Hollaindc, ]rs flancaille, onl
le maiDi ''e dc "r iite Crihar-
1i(s d'Al' ei':elr' nil d(",il a
ii'k d hitm PI'licar d s'' on


cis de sante pour la Reine
Elisabeth et uDe naissance
royale en Suede. Certaines
extra lucides prevo'ent le
marlage de Caroline de Mo
naco pour le Printemps 78,
les autres violent en revan-
che des nuages sur la futu
re union.

Alain Delon et Gilbert Be
caud devront se montrer
prudents en voyage, Ri-
chard Burton devra surveil
ler sa sant6 e- Mirecle Ma-
thieu court le r sque d'un
ace'dent.

CATASTROPHES
ET CALAMITES

Des inondations catastro
ph quest et une invasion d'in
sectes poux, cafards, pu
ctrons er de rats se pro-
duiront dans certa nes pro
vinees irangaiscs.
A I'unanimtn te les voyan-
tes predi enlt un deveioppe-
nienit algiu du ti rrorisme a
travers le neond' prises
d'otlages multiple s par 11. r-
Imo,' roug(e japl a so, alten
tats avengle',s al Pares EFllin
d:e.c s le donie in' l' l lcdi lcc,
q5''' ,, icIn nc nc t l i eeillln e'
iceccc' :I 1eil icc' c I sicicd'C 'clV
clhyul a:n11 1 lai dIecouver
t' d'ull r'emi'dt ii'e c r l. co
tre le (ince(' r.



1('W -Ol tell /" p!redltc-
tieolns l ic ,erl euse ? Sc
Ionc s,' r, i'cO'rc ia c l1s dcs
nIlM ci eecte' ce e'r in-
c' ie mc tI Ve il ee- : peOn i L5,1e-


nde 1976 en France, los vo
yantes avaient dans leur en
semble announce le depart
de Jacques Ch.rac, la pour-
suite de l'inflation, la se-
cheresse, le conflict dans la
majority et la mort de Jean
Gabin.

Pour cette annee, elles a
vaient prdvu une tres forte
inflation de 1'ordre de 8 a
9 pour cent, une hausse des
prix du vin, du cafe ct de
la viande, la constitution,



Le poi,

demog
tuellement, il faudra dou
bler la production al.men-
taire tous les 25 ans, uni-
qumnient pour maintenir la
consommation actuolle, de
jh insult sante.
Autrc preoccupation des
pays pauvres : iun bebe sur
quatre n( urt onl Afr:que
aviani d'avoir cin anl, un
sur 10 (in Asiac un sur 15
in Amer'quge Li,' nc. alors
quge lI e mortail'c itlantille
a el0 abaissrc nil Eu'rope a
ilun sur quarpnite.
1.e0 survivants ptuvent (s
peri r vivre 55 ans. mai es
ecn miey( niei saemhleIe'nt, ('
c c liiefric' reco-"vrc (is d _-
l il'it g ganliesques : 71
c]ns pouir l'europ(,iie moyrcn
'63 pcur c le ', 'no-ameri-
caici. 5 pour l'aia(tique et
,4, 'eill' en enit 1(11r t'afr'-
cain


pour la prem'Ere fols d'un
front common de tous les
syndicats, meme les plus op
poses, centre le Gouverne-
ment, des divergences im-
portantes entire communis-
tes et Socialistes, et des
inondations catastrophiques
au Pr'ntemps.
Elles avaient toutefots
prddit a tort un complot
contre le Prdsident Giscard
D'Estaing et, 'on hospitali-
sation en fin d'ann6e pour
un ulcere a l'estomac.



nt de la

raphie
Enf n on e-time qu il
faut 37 ans pi,.ur d oubler
la popular 0n moi.diale.
Mais la encore, les r6alites
nat onales sont tres di pa-
rates : il suffira de 10 an-
nees au Koweit, de 20 ans
anl Honduras, a la Guyane
Francaise, a Andorre et
aux iles G.lbcrt. ma's de
345 anie s cn Finlande,
376 al Luxemcvourg, tt 864
en Allclnagni de l'Est
pour double i lair propre
popul action.
Mais s'x Es',s ou colo-
n s n 'y arrivernnt j'mais
(r' l"eer tauy daccioer se-
inc lit I t 3ob,-'lIlment nul :
Saint-P:cP ro et M'(te e-on.,
Will s Fuit '"a (Pclyn'e-
si, lec Malc''-es. lr, il' a
Turk's P Caicos iCarabe b ,
Norfolk c Melac i -ie it aus
1- le Vat'can.


cr *c


4 SAGENCE

OV, CTADELLE
STOURSETVOYAGES





present







a son aimable clientIle






ses meilleurs voeux





4 pour un joyeux NOEL et une





Bonne et Heureuse Annie 1978.



4A Ari A
AXOa 9








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C6 C'i t cri UJ j D6 CL O
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4




aLE NOUVELLISTE


Jackie Onassis et Liz Tailor les plus



NEW YORK (AFP)

Conflit de generations ou
evolutions de la mode, Jac
kie Onassis et L:z Taylor
sont les personalities les
plus mal habillees des E-
tats Unis, est me le coutu-
rier new yorkais Jacques
Bellini.


La fagon de 'hab:ller de
la prem-.ere a ete qualifiee
de idesastres et "elle de la
second de t cop vieux
jeus.

Le magazine fem'nin ,The
Star)) a repris ce cla.se-
ment, en notant que du
cote masculin, ce sont les


acteurs Al Pac no et Dus-
Lin Hoffman qui detiennent
le palme du mauvais gout.
Les vedettes ne sont pas e-
pargnees: Barbara Strei-
sand, L'za MinElli, Sh rley
Mclaine, Mme. Walter Mon
dale sont aussi mal classes
que Sylvester Stallone,
Sammy Davis Jr, Jack Ni-
cholson, Robert Redford
ou Rudolf Nureyev.


Le tableau d'honneur reu
nit Laurence Bacall, Faye
Dunaway, Soplia Loren et
Bianca Jaegger pour les
femmes, Frank Sinatra, Ca
ry Grand, John Wa ne et
Bob Hope pour les hom-
mes. .. .


Le




1 Restaurant >




Du




W ..
Vaudreui


VOUS PRESENT SES MEILEI.ERS V'OEIX
PO'R LA NOEL ET LE NOUV'EL AN. ET VOlS O
PROPOSE SES DINERS DE GALA IFS 24. '25
ET 31 DECEMBRE 1977 ET LE ler JANVIER
1978. A PARTIR DE 6 HEI'HES P M1

MENU

LA SOUPE A L'OIGNON GRATINEE
EN MAR.MITE
on LA CREME DE VOLAILL.E A L'HAITIENNE
ou LE POTAGE CRESSONIERE


A LA QUICHE LORRAINE
OU LE PATE DU VAUDREUIL
ou LE FILET DE POISSON AU VIN BLANC .-


LES TOURNEDOS A LA BEAUGENCY avec ha
Sricots verts aux amandes et pommes de terre
noisettes ou LE CANETON DE LONG ISLAND hVt
ROT a 1'orange avec riz Pilaf et tomate farce
au mais ou LA lANGOUSTE ROYALE A LA
NEWBURG avec riz creole et petits pots eluvei '
au beurre


LA SALADE NICOISE


LA BUCHE DE NOEL tt
ou LA COUPE BELLF HELENE
ou LA CREPE FARCIE AliX FRAISES


CAFE OU THE



4 Prix fixe $ 17.00 par personnel
Ferme a midi le 25 Decembre et le ler janvier
RESERVATIONS Tel. : 2-4606 ou 2-0855

ILI


JANVIER

Exposition d'lnstru-
ments de musique ibrae-'
liens an MuSee d'Art.
Parution d'un ouvrage
,de Gerard Vital-Herne :
sSociologie d'une ieeduca-
tion Delinquante>.
Le Comite Artisanal
haitien inaugure sa premier
re annee de financement.
Vernissage des oeuvres
de Valcin II.
Recital de guitar po
pulaire de Lionel Benja-
min.
Reprise de la Pension
Vacher, piece de Mona Gue
rin.
Eddy Toussaint et sa
troupe de danse rentrent
en Haiti.
Recital Fred Moyer
(piano).
Exposition d'oeuvres
dart en coquillage at i
,Itte'ili))
Lepo.sition do Lyonel
La irnceieau
'Conf erentte de Jacquei
J.mnVier l j reunes pov
tes |lietiiens ont-Ils detou
verts t'e qile lier li', nl Ites
p i t traii, ., "I)
Al Mi-.ee d'Art lHai-
tiIn ( cur de Bak Ili et
'\p t oit det o, lli rirs de

I \1 IIo I Isii it' I-

1 Art
t- II iri u 'ttori dii 'li,-
III the' ire di'"".s i ipltite
xodou e' centre de rn lier-
(he'. tle klortque,
i)ibu' d, p lenqiique en
Ire Heno. k Trouillot v,
J.ieph p Nil
u- Parutit du ler innie
r d, Bilip
I Aaideenie Np\tIs,-ii.
de Dr it decerne usi dipli-
me aux Minisires Brulus et
Jeant\

IE\ It ILR

Le profe's eur Yves Au
gusie prononce unt esrie de
(,inlerences a I'ln-?itut Hait
tionr -Ameriain.
La nationn d'itat RIa-
dio National c(ommen( se emissions d es'al
Exposition des oeuvres
dii p mintre Claude Dambre

Rerili du pianti/e Ba
nard Kingerseitn
Le Gouvernemeni Ame
ricain fail don de 5000 dol

rain pour l'edification d'
ne hiuluoire national res-
trucruree
Causerie dr' Pierre Vr
net sur l'importanre ie la
liniguistique dans utiilisa-
fion ef I enseicnement des
langues




L'Almanach
du Nouvelliste

Nous r nouiivelons no10
(,impl fmnlts a nos iideles
abonnes (t nlo nieilcuIisl
v iiW a I1 i)cc( i';tiio dL la
Noel ct du Noiivi 1 An itl
pri. tot s plaisir n ls infoi -
mer qu en inieioe ii' tps
q(ui IInotre dillan I p)io ll
de No'l. nouis distribilionsl
A l intr iltlon d inOs a1lbon-
nd, des almaiiach 1978


Conference de Lamar-
tiniere Honorat : Le vodou
et la culture haitienne.
Vernissage des oeuvres
de Josiane Barthe.
MARS
Congress magonnique inl
ternatipnal a Port-au-Prin
Ce.

Guerdy Preval expose
dessins, peintures et gua-
chies au Centre d'Art.
Grande Premiere d'uO
liviat, premier long metra
ge haitien realism par Bob
Lemoine.
Table ronde rur une nou
velle pedagog.e de lEnsel-
gnt inent du Fran.ais
Conference de Mme Lu
cette Chambard a l'Insti-
eut Franca.is.
Exposition d'Art Afri-
cain au Musee d'Art Hai-
tlien.

A'RIL

La i.hanteu-se Marie-
Pit uiI Belle d Port-au-
Prince
-Gcrard Maisonneuve
1i; 1 l I;i | i I t t 5, A nIna1th s
Rel igneuses,)
Exposition de Marie-
I)enise DI\ i 1 Intlitul Fran
cais
Noiveai liver, de Glis
li',n <,trai,'c : Ainiur : re
i ,lutin dte la felnn ,.
Ma.iri-Carniel el tlue
Reme i I 'I rivalil.



Hepri'elit;ition de laI
ppece Ti Cra 1)
1.- p{iee Bouiqui Nan
Paradi qui a b inveillante carrier la,
iapitale e-t jouee a Fer-
inathe.
Le Jeune Theatre pre
tenIr : Cyclone.
L'lnslitiu! Haitiano-A-
mericaln declare d'Utilite
Publiiiue.

Le Descrhimps 77 est
decerne au Dr Marc Pean.
conference e a la Gua
deloupe sur la Culture hai
tienne.
Mlle Francoise Elie
est clue Miss Haiti.

JrIN

( n correspondent de
<,Jeune Afrique,,) en Haiti.
6- n787 Candidats au Bar.
Vi lie i P-au-P d'un
Iriip)t di prolesseurs et
d iidinnl doijinica'n.s
Parution d'un ouvrage
de Frederic Tardieu Du-
qutlla : que.

2 representants de I'U
riverside d'Oltawa invites
par I'lINAG.
Jean-Marie Dro i i'l ns
fitut Franrais.
Mtanifestalion cultu-
relle ha.itienne aux USA.
Parution d'un ouvrage
de Edouart C. Paul : iLa
Problematique haltienne el
]'intervention des MaSS-Me
diat.

Deiut ('uine polemi-
que .ntre Pierre Bambou et
G6rald Merceron.
On envisage de fair
revive la Soci6t6 Boliva-
rienne.


JUILLET

La polemnique Bambou
Mercer,on est a la une
de routes les conversations.
Reveil de la Socliti
Bolivarenne (formation de
comite, etc...)

AOUT

-- Nouveau Conseiller cut
turelle a 1'Ambassade de
France, M. Yves Boy.
Parution d'un ouvrage
de Gerard Vital-Herne :
uPsychologie de la defense
social dans l'individualisa
tion delinquatte.

St-Soleil expose an
Musee d'Art Haitien.
Premieres journ6es de
Pediatrie.
Accord de Coopera-
tion culturelle entire Haiti
et Liberia.

SEPTEMBRE

Le peintre Philome 0-
bin est decor par le gou-
vernemnni.
Parutition d'un livre de
Georges Anglade : (Mon
P'ays d'Haitiai.

(ICTOBRE

Mi.s au point de M.
Theodore Baker el response
a Rine lDcpestre autour du
livr.' : 30 ans de Pouvoir
Noir.

Commemoration du
157e. annivera.ire de la
mort d'Henry Christophe -
des manifestation; cultu-
r lies oni lieu au Cap et
a Milot.

Jeune Theatre presvn-
te i: L'Ouvre boitr,.
Pour la prminsere Lois
drepuis 11 ans, des journal
listes haitienn prennent part
aux As, i.ss de la Societe In
teramericaine de Presse.
Representalion de la
piece : Dessalines ou le 'ang
du Pont Rouge de i'histo-
rien Henock Trouillot.
Expo'ition : Scenes de
la vie quotidienine.

NOVEMBRE

La chanteUse franchise
Catherine Sauvage a Port-
au-Prince.
Exposition de Tapisse-
rie d'Hlaiti de M. et Minem
Taggard.
Le Dr. Hermite Plaisir
6i 1'nslitut Haitiano-Ameri
calin.
Commemoration du
35e. onniversaire de I'lnst
tut Hait'ano-Amfricain.
Inauguration de la Ga
lerie Marassa.

DECEMBRE

L'Acad6mie des Scien-
ces Humaines inaugure ses
travaux.
Remise de 1'Ordre de
la Pleiade a quelqucs com
patrioles.

Exposition du Photo-
Club.
La Societl Bolivarien-
nle a .Tacmel et aux Cayes.

Repritsentation de la
piece : Trou Foban, do
Frank Etienne.


La vie social et culturelle


en l'annee 1977




LE NOUVELLISTEs



2 LE DEPARTMENT DES AFFAIRES SOCIALES ,














present a son Excellence



Monsieur Jean Claude DUVALIER


President a vie de la Rkpublique



et a la 'Premiere Dame Simone 0. DUVALIER,


ses meilleurs voeux a occasion de la NOEL

et du novel An.
4i*'j'* ^
4 ^'.. ^

4
4 ^yy--'a^- ^
4^.^ wr-T1
4 % \ L





LE NOUVELLISTE


24" WCLmhre


(1nsomnntni aux Amainbes


Suumnon glar a la myar'ieginnte mi faousse br QtilIts
a**
,FiIet be !x3uf en Brioce a ln a$arlatine



Olrqunelet Jlarci Aurillac





p]Iateat be Fromagea


MUC}e tlale be NiEi

LJoeilig fuigse


bormmarb
GIourfixisitr


S?0--


ue l'amitie des VOtres Vous reconforte

et que

la sant, le bonheur et la prosperity

Vous accompagnent pour Nodel

et tous lesjours de la Nouvelle Annie























31 TO1 i.e1icnib1



OlonaomtnT (thassenr


uitreE 3FrairlIs be etisan


1BaIotine be .aisan nrm ite be 3iangmxste Aarrie


(ihet be (EIaneton fine Q(llampagne mn Qfte be rhneuf pirigiux


,oufffI b'Aubergine (Earottes mnrtiantures


3rrmnages finm be jrance


AGtean buit 9vbel An m T nuffli (GInac raIne


(llampagne be 3enetge


$ 35--


PARIS, (AFP)
Par ses etonnantes riches
sea m.nerales ct sa posi -
t on strateg que sans ega.e
,ur ia route du perole, I'A
ir.que dev ent p-u a peu un
enjru rnajeur dans la lut
te d influence que se li -
vr nt dans le monde les
deux super-puissanes, l'U-
n.on Sovet que et les ELats
Un s.
R.che en mineiais, 1'Afri
que lEst, en effet, & un
po nt tel, que lon n hes te
pas a parier de 5scandale
geologique ou de d iuxa. Quant a sa position
strategique ,ur les routes
d'approvis onnement en pe-
trole de 1'Europe Occ den-
tale, un seul coup d oell sur
une carte permit de cons-
tater que la pvissance qui
control l(s r ve; Nord-Est
ou Sud du Continent No'r
peut decoder souvera ne -
ment de 1'avenir economi-
que et. par vote de conse -
quonce, social et poltique
de l'Europe de l'Ouest.
C'>st ce qu' afait dire r6 -
cemment au Pres dont ivoi
ren. Mons'eur Felix Hou
phone Boigny, equi aura
l'Afr quo era le maitre du
monde,>.

L'offensive Sov;et que In
Afr.que en de,'it de certain
echr cs, comm,' en Egypte,
au Soudan (t n!us recemi -
men- (n Somal e, 1 URSS,
depu s 1975, pousse hard -
ment .es pron siir lc Con
t nent africain. C'est In of
fet. c'tte annep-li que Mos
ccu a naugure en Angola
un- forme notvlle d':n -
t4 rvent on : grace a un
c rps expediti;nnnirp cu -
batn largemont equ'pe de
ses arms, '1 a pu fair
Ir ompher le niouvcn'Int de
liberation qui lui 0ta't pro
ch> idbolog quoment.

L' influence de 1 Un on So
v.et,que est eoa emenit pre
dominante au Mozambique,
ou le gouvernt mini di M.
Samora Machel a opLe
pour le Marx sme Lenni..-
me. El e a dc Its guerille-
ius du front pa:r otique
du Zimbabwe en lutte con
tre le reg me mn nor taire
blanc de Sal soury ainsi
que opposition naL ona -
L.ste No re Afr que lu
cud qui combat I'Apar -
the d de Pretor a. Elie pos
;ede egalemenm dis posi -
tions dune soi'd te var.a -
ble dans plus eurs etat,
come le Ben n, le Congo,
la Gulnde. Elle joue au
Tchad. a la to s la carte
des rebelles Toubous et c 1
le du gouv;-rnement de
N'djam'na, en 6qu pant et
conse'llant la 2eune ar -
m6e Tchadienre et en four-
n s ant a la ,L bye les ar -
mes oue Tr:.poel' retrocede
aux adversa rc du general
F61lx Maloum
Le conflict du Shara Occi
dental qu oppose lt Maroc
all' h la Maur'tann'e. a
I'Algerie quo so-utient le
front Pol'sar o n, la'sse
Mauritannie, a l'Alger e
quo 'out'ent le front Pot'-
1'sario ne la'sor pas 'nsen
-;ble : Sa svmtsth'e va
tou' naturellement aux
combatants F. uhraou's ut
se reclament dr soca'lsme.


Mais c'est dans la icorne
de 1'Afr.qus, que 1 union
Sov etique joue actuelle -
ment la partle 'a plu, ser-
ree. Confronted a la guer-
re non declare que se li
vrent depuns plusleurs |
mo s Mogadisc o et Addis-
AbEba, elle a du proceder
a un renversement dallian
cs :renian' son enfaint che
ri d'hier, la Somalle. elle
accord desorma's toute son
attent on et on aide a I E
th'opie rcvoulutionnn:re ...
et la encore, on parole de
troupes cuba nes.

-L ATTENTISME ET LA
PRUtElNCE DES
l'leATS-UNIS
L Afrique constitute a
'hteure actuelle 1 une des
preoccupations domnan -
tes d, l'equipe dir gtante
amer.ca-ne

C 11e-ci voudra.t notam-
menu evoLer le cbain de
sange en Afr.aue Au.trale.
Aus :, s eforce-t-elle da -
m ner l s gouvernements
minor taires biancs a com-
poser avtc es nat ona. sites
no rs avant toutte .nierle -
rence etrangere au Conti -
n nt. Cependant, afin d evo
ter tout engrenagc lourd de
consequences, Wash iagtoi
ev t( so gneus menu t toute
n.tiative qui pourra' 1 a-'
mecrir en contact direct
avtc Moscou. C c' iitnus
que 'a pol:tique ti.ind da -
vantage a consolid r par
une aide econoi que lies
gouverneoents africt. r; fa
vorablev- a 1'Occldeni plu-
tot qlu'a s'oppo -r ollt cle
min t a la penetration S, -
voct (iue Toutefolis. crt':1 ne
1 emnpeche pas de pr',povi.r
des vent s Id arm, :i I F -
gyopt,. i la I Srinal' *'I au
Soudan pt d ci i.sotih.o Itr>
que l(s troupe libhillncve
snient enroclia'nli mInnt rl
Fo ent prochainpemi ilnt re
t rdes d'Angola

La Chine, vigilalc', et
hosl Il au ,asoclai-niiper ai-
t sito pour Pek ni. Is
icltent.ons dc Mo cuu -iont
cla res : il s'agt dit .mI1 -
piantt r nt Afrilqu pou
ijrtndre a revels les lite -e
lets de 1 Europe Oce.d-ent -
le.

Les ruptures de Mo (,u a
v, c i Egypte, lc Soutian et
la bonialce ont ete .-u vies
avt c attent on par la Chi-
ne, qu a profile de 1 occa-
sonr pour meLtre en garde
IL T rs-Monde tout t ntier
control les dang rs que
1 URSS lui fast cour r et
compare son .nuten 'de -
o nteressas aux pays en vole
de develop ment a c( lul
de Moscou, quo ne v se, se-
lon elle, qu'a ( s on->, l' 1 hegemonn m ,' mondial
au depens de 'autre super
pu ssance. les Etats-Un s.
Lieo par des accords de
cooperation 4conomique, mo
n6tacre et milta re a un
certa n nombre d'etat afrl
cans, qui furcnt, pour la
plupart, ses anc'ennes co-
lon'es la France proclame
qu" -l'Afrique dolt dtre aux
africa nsD. C'est au nom de

(Voir Su'te, Page Su'vante)


L'Afrique, en jeu des


super puissances






LE NOUVELLISTE



Les droits de l'homme, Les dissidents et Belgrade


PARIS, (AFP)
Prociamee par les d ssi -
dents des pays de IEstan
nee du pr sonnicr polite -
que, 1977 aura cte tn fait,
d'une maniere beaucoup
psus large et spectacuaire
,l'annee des dro-ts de 1 horn
meT.


ce principe quelle a accept
te, cn Mars dern er, de
transporter danl, la prov n
c( zarolse du Shaba le ma
ter el destine al cuips expe
ditionnia ri Maroca itn Lnu
aider les troupe s zaloii ,s a
rcpous er .is invalh s -
seurs, v'nus ci An tgola

C'est toujour- 'oi l i ii ll (I
Ct pr IIIo pI et I, vI It 1t d,
accords pas e. qtie la Fi;iti
ce apporte un, a de li:.' i
que a 1 arnie. T lihad iiit,
en little cunti la rebel -
lion Toibou I qi i 1 IP a
enforce la b);-. m i i r'a
de Dakar. '1n .11'il )I Y.i
des forces fra-'t ,' a la
au'te des ev'r.rni in' d'l


Jamais tn eltet la cause
des droits de 1 home -
propul-ee sur Ic dtvant de
la scene polit que apres la
conference d Hels nki -
n'aura ete deba'tue avec au
tant de passion et dans
de; instancts auss' diveres
qu'elle 1'a etc "ette an -


Sahalia Occid'tnital

I ARABIE SAGU'DITE
UNE AIDE EN PETIU-
DOLLARI.

L ad \i tr .tl! i l. )i t l -

Sllul it ; vi A lltq ili' i n n
S AlaU l( 'S ou
P 'li t'l i.,i I ti I I Iii ,

I e t I i I ( I
i .ll H ;Kil 1 I i i l' l',, .

1rn 1 r 1 4 1, d 1 1 ; 1 it
111 I 1!)Ill2 li T w I A l;th


nee, marquee par deux
ja.ons d importance : la pu
bl cat.on en Tehecoslova -
quie de la ,Clarte 77> et
la conference de Btlgrade.

Comme la fa t remar -
quer a sun arr vee a Par s
1 ecriva.n rcuma n d ssi -
de nt Paul Goma la ,Char
It 77, man.', ste publ.e
oan- I ts p n er jo::rs d,
Ja\nt\r par uti. glup d' n
it'ltc.U. i Ci-.os.\ aQUt S
pour iclaarn.r I applca -
I on dania 1 iir -.is d:s dil
po Ions de 1 acle I nal
d H- i.c nklll' a (tt le .detonIa
ta. don't !is d -.den
des divers paN. de 1 Est a
Na i'n' b" o n ptir coordon
In r tei ii.s ti iforl et siins bi
1 set a Iur ciusii' 1 'pi -


l i l Il ,t (l 7a 7 a


1we.1, 1a .- at VI'Ll
3 'it c a c I I n
t 11 ( 1 1 I -t c v I v k



I 'III I a I '] 1 1
( I < c ) dc 'Ai r 1

r , do ;,


s tuation des dissic
1 110L, S1 les autori
Cos ovaque- no lu!
eli s-memes assure
tent ssement spec
en organisant '., r
contrc ses signa'al
it stat ons, interr
process, 1 cencemen
mades d verses s a
In eff t sur cf'ux,
in 'lls nombr ux
v n (i nt a gn )' d
chartt. rt 'mv
,, av nt n.: .'
'o e d- 'a 0 P-Idr

quo 1lun dos Por





Pieces retrou
au Service
d'Immigratioi


dilu Iv ', dit 1

1i 1 t lll li s
(t M II A T A 1I d01





at ii ii i ir
I vi d I 'nm p(i iv" 'I
' 'r,- a Icf'l~tii r 1


ients a
te, Tche
ava ent
e un re
taculaire
epre s:on
res. Ar -


de la Charte, le Professeur
Jan Patocka, age de 69 ans,
mourut le 13 Mars d'une
hemorrag:e cerebrale apres
d'epuisantes seances d'inter
rogatoire.


ogato res, Encourage par le retentis
t bri segment de la scharte 773,
battirent le groupe de surveillance,
de plus fonde en Mai 1976 a Mos-
. qu. a cou pour reclamer le res -
iffu e la pect des dro ts de 1'homme
sur c-ux en URSS redoubla d'act vi
em nt re te mais allait se voir lui
in r. Laf auss" dec me par la repres-
am- !ors s on. Tour a tour dta'ent ar
te-Parole retes Alexandre Gu'nzburg
le Phy ic'en Youri Orlov, le
mathematicien Ju'f Ana -
-- toly Chtcharnsk', ce der -
n er inculpe de haute trahi
son et pa sbht d- ce chef
1VeeS de la pe'ne de mort. D'au-
trfs d ssidenis act'fs se
voya'epni, condamnes is de
I lcurds peJins de prison, de
einmo it d'axil ou con -
Generale trn nv i a 1'em ration.
inini gia-
itit )ii a Toljoulrs clans le sallage
i Aci b de < la charge 771. la dissi-
t.". edI d, nlce te mantifesta aussi
1 '(- nI Rointatt'e. ofi file n'e -
centlral. tat pourtant ju qu't cItte
M i.,. it's avnn1e giere organ see Ele
I'M Li s prit la former dvun mesa -
COnI]]l!:>- g( de sout (n aux signatai -
t iu S.r res de la charter et d'une
s,,I in lettre aux participants a la
es pl'ees. conference de B grade.


SAA^&^^^*^AAAAAA^A-tA A AP4A AAAAAA4A A


A F1occasion de la NOEL et du nouvel An O

4I marquant le 174eme Anniversaire de I'Independance Nationale, fidele a


4, une tradition Gui lui est cher,


LA DIRECTION ET LE PERSONNEL




4 DU LAMBI- BEACH HOTEL-



-- RESTAURANT NIGHT CLUB,





4 REITERE AU CHEF





SUPREME DE LA NATION






3 Son Excellence MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVALIER #


ET A LA PREMIERE DAME DE LA REPUBLIQUE


1 Madame FRACOIS DIUVALIER SA VENEREE MERE


4 son adhesion inconditionnelle au Jean Claudisme, nouvel ordre Politique et Corollaire de la

Bataille Economique qui se pursuit progressivement pour le Bien Etre du People Haitien,

avec lears Voeux Sinceres de parfait Bonhear.


L'Afrique, en jeu des


super puissances

(suite)




aLE NOUVELLISTEi



| LA REGIE DIT TABAC ET DES ALLUMETTES S














est heureuse de presenter

ses voeux de Joyeux NOEL


et de bonne Annie

a leurs Excellences


le President a vie de la Republique

MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVAER



et la Premiere Dame de la Republique


MADAME SIMONE O. DUVALIER
4 m ^
4 j )/@.7^


4 ifi
4pp|r
4























4




aLE NOUVELLISTE




PARIS (AFP bLe terrorism dans le monde en 77-


La monte du terrorisme
sous ses d verses formes
aan5 le ilOt"c en 1917 a
surtout prove quaucun E-
tat, mem, paittl its plus
democratiqus, n est a l'a-
bri d actions de m norltaires
decides a rvm.trt en cause
par la violence un certain
ordre social et moral, les
institute uns, 1 tunce national
le quand c. n st pas, selon
une tres ancienne tradition
anarchiste, l'auror.te pour
elle-meme au travers d'une
dialect que esiover on re
pressiona.

Que le pretexte ou le mo
tif soit pol0i que come
dans laffaire des Sud-Mo
luquois des Pays Ba anti-
institutionnel come Its ex
ploits du group Meinhotf ou de 'IArmee
Rouge Japonas, ,,s autono-
miste comme cela s'e t pro
du't en Corse, en Brelagne
et au Pays Basque oul ceco
logiquei dans lfs att'ntats
centre des central nucleal
res ou leurs fournisseurs.
chaque fois leirs auteurs
cherchent moin I'efficac,'t
que la popularisat on spec
taculaire de leurs actes

L'annee 1977 aura ete mar
quee a cet egard par plu-
s'eurs caracterist lqu- i nou
velles : une part c patl.n
tries important dc t i ounes
femmes de la generation
nee en 1950 aux actions ter
roristes (Baader Armie Rou


ge Japonaise), une .coope-
rat.on, plus etroite sur le
plan internal onal des ter
ror stes d Extreme Gauche
et d'Extreme Droite, la ge
neralisatlon des justifica-
tons pol t-ques, come en
Ital e d actes qui n'avai, nt
auparavant quL des motifs
crapuleux


En meme tncmp certa:-
ne s organ sat0ons ma ntt -
nant reconnues j usquau
se n de 1 ONL. come les
palestiniens de 1 OLP on'
renonce a la re du imOnd ,
enter le theatre de leur
explo:'s.

1977 aura as-- ete 1 ian
nee de la reach, on i.t rnl.-
t onale nlt, t It p lI ',ri

6ero te ciper,' 0; di.
lie's. la Ill m,- 1, 1i id d t
iour dl 1 (ION' dci Ia liu'
ant Il o t, i t la ,
tIoll a t i d ittl d ii. t i,
it irt x i s ll ar 1i It r s
Siint Fr:inlai' Vit lcI (
cald d Is.'i i i i ide 1:1


1i ')l d till ;l 111



La e ;ie al n.nal Ae
1, 24 iart. r p:it lIc in i
cre a Ma:drd do qultri '1
v'eat, rep te coortri .'!
dcihs t ir e' ice d, 1I r
A'lrha par' di H' E


tme jusquaux tents Mals,
dans la series d .nlevcmeliLs,
de detournements d a\ oins
ou d autocars, dc pi s.s d o
' stage d execuo.ons sonimlat
res, de dynam;'ages dt re-
la s de telev sinn. de p rcep
tions ou de gendarmt r e. ce
sont avant tout 1 operate on
dit Sud-Moluoluo:s contre
uine ecole et un. train a A -
.sen en Holland"e 23 Mal -
11 Juin' et 1'enlevement
du patron des patrons Ounst
All mands Hanns Mat I)
Schltyer jo'nt au detourne
men d un av'on de la Luft
hansa et au suil de d An-
dra Baader et de crux de
ses compagnons de deten-
ton *4 Septenmore 19 Oc
tbhrec qu, ont 1r plus ret'.
ni Ite souffle de 10op'lon
internationaile


I,* 2. MI I i tix oilllllltii
d (t' 1 i lt ts id M1 olit
S ti i l" 1t) .i[ Ilia iI
it ill itiii ir a nl, Eti i
i l i~in h l sI,' -i llt i mlll)tl N
d,' 100 I nl all' i c 1 a 1 1 ill.

S Idi l Hi 1 l nndi, diii Nord-

it 1 I I : l ri Nii i'di
I 1 I 1 ber rt ar 1, o ;ir




,, 1. : .;t q r, d(e ts ; tl"' r
i, < T l' 1 nt l" 4 ditrrs



Ir I her r 1,ir la force
,+ 4 p : at!,r, (!t '-:I 1 f ,q.e
S n,, :, ,t de, f,: ;1,,,r,


mar ns nollanuai, au course
de laquelle deux otages et
Its sx terrorists ont ete
tues et six otages blesses.
L s autres membres du corn
mando, notamment celui de
leicole ont ete condamnes
le 22 Septcmnbre a des pei
nes de 6 a 9 an: de prison.


En Allmagne de l'Ouest
la tension terrorist aigue
s'est deployde du 7 Avril
date de l'asassasinat du pro
curtur general Siegfried Bu
back et de son chauffeur a
Karlsruhe le 19 Octobre
1977 date de la d6couvertot
du cadavre d'Hanns Mar
tn Schleyer (Enliv6 le 4
Sept.embre) dans le coffre
d'ime voiture a Mulhouse.

EntreLemnps., les commandos
terrorists connus sous les
noIns de lMouvenilent du 2
JLiIi> oin de RIote Artnee
'raklilon., avalent orgnnlsh-
1,, ti Ji lletl l'e is.ion de qua
Ire fmmtnlnes. don't Iige Viett,
dc la prison de Berliln Outwst,
le 30 Julllet It, meurtre h
Bad lHolmbourg du Presldtint
di lit Dre-dier Bank (2inme
hbiique al lemanlide Jurgen
Pronto. 1,,l 25 Aofit n attend
ll, inal:nqu( Cotle fois, coil
irn le procureulr Kurt Reb
mann le 4 Septlmbre L'en
lv\'eniPti de HM Schleyer
a Cologne. t, Ic 13 Octo-
bre l, detolirnremnt d'un
'opnaroel &Land-shult, de la
I.ufthansa aver 87 passa-


gers tuant le pilot avant
que l'avion soit pris d'as-
saut a Mogadiscio (oiu 3 ter
roristes sur 4 furent abat-
tus). On apprenait aussit6t
apris le triple suiem-e u'An
dreas Baader, Gudrun Ens5
lin, Jan Karl Raspe.


La terreur et les me-ure'
de precaution ne devaient
pas cesser pour autant en
RFA, des groups de gaurs> ayant announce qu'ils
feraient exploser en vol des
avions de la cLufthansa-
en reprisailles des euici-
des. Parmi les suspects
constamment recherchds fi-
gurent dix femmes sur 16
personnel reperees par la
police a 1 1 e m a n de.

C e s f a mmes de 22
a 33 ans, et notamment Su
zanne Albrecht (26 ans),
maniant ais6ment les, ar-
mes a feu, organisant des
cachettes et des coups de
mains comme des hold-up
entralent ains,i dans 1'histoi
re comme autrefois li'ra6-
lienne Betty Knout, 1'alge
rienne Djemilah Bouhired,
l'americalne Angela Davis
et la palestinienne Lilah
Khaleb. On retrouve gale
meant une participation nota
ble des femmes au terrors
me dans 1'Armie Rouge ja
ponai,%e (Sekigun) inspirAe
par la celebre Fusako Yo-


(Voir Suite. Page Sulvante)


LA LAITERIE J. BRAND



J present ses meilleurs voeux



au President a vie de la Republique




JEAN CLAUDE DUVALIER -U




U Wet a sa Veneree Mere




Mme SIMONE 0. DUVALIER S





A L'OCCASION





I DE LA NOEL 1977





S"ET DU NOVEL AN 1.978 >

V -VITIT O





gaTa1fj3V.ov .In
aLE NOUVELLISTEI




L'URSS apres 60 ans de communism


PARIS (AFP)
Dcpu's la Revolution
dOttobre 1017, en scixante
ans de communiime, 1'U-
rion Sov4detque s'Est hissee
au n veau des super-grands.
Mais les d-Tigeants du
Kremlin reconnaissent eux
memes que la socidte idea-


le don't ava t rAve Marx
est encore pour demand it
que la Russve Sov etique
n'a toujours pa3 depasse
lIs E ats-Unis conimne le
souha ta t Kiouchtchcv.
Certes. dans presque tous
lez domains, economy que
sc.entif qu", milita re, etc,


1 URSS sefforce de talon-
ner Its USA, ma s le n -
veau de vie i. s c ,toyeus so
victiques resLe tre0 onfle-
rleur a ctlu, dies omier -
ca ns.
Quand Len ne et les bol
chev-ks pr rent le pouvoir,
la Russie eta t encore le


Le terrorism dans le nmonde en 1971
(Su.te)


shinobu (32 ans). A l'actif
du xSekignn on relieve le
detournement du Pars -

Tokyo de la cJal> le 29 Sep
tenibre avec 142 pae-ager:
A bord, liberes a Alger er,
change de 6 terrorists dt
tenus, la prise de 16 otages
dcans un autobus de Nagaau
ki le 15 Octobre, liberes a-
pres 15 heures de saupeslte,
on lui attribue egalemenit
1'explo'ion en vol a Singa
1lotr d'un avion malalsien,
le 4 Decembre avec 100 per
Qonnes a bord. Mais le plus
: ouvent les polices consta.
tent une complicity internal
tionale enitre groups terro
rites de tous pays et que
1'on dit entraines en Alge
r:e, Libye, en Syrie. au LD-
ban ou au Sud-Yemen. II1
on serait de meme de cer-
tains groups autonomistes.
COtux-ci e Font en France
attaques a des perception-
et gendarmeries mais aussi
a des relays de television
Septembre a Mont SaIn'
Cyr), sans parler des innom


brabls attentats comm L-
en Payc Basque franuai6 et'
t pagnocl dipuls 1961

On a pu noLer. d autre
par: en 1977 un debut d-
utrrori me ia base ecolog.-
qua" a l occasion de pla'l_,
cages de celttraltn nucleal-
re, ou de lben teo'lrnls ur.
,in France it en RFA.

Sur le plan nondial le
ti'rroarisme a bat ideologn
que 7'1a pargine u),e pet dr
pays ,1 1 on tient coniplt,
de detouirineiilent, d 'lvionl,
cn URSS I10 JuUllel .4 rI
Te'lheco lovaqule, ou la prt
*e de 134 otage-' ka Wusht'lii
tnn par in coeTmando lana
1 que mu- ulman hinalaitu
du 9 au 13 Mars

MaLs finalrTnent 'horrviir
du terrori-nme endemiquu:
provoque o n contraire
C est anllli (.e l'ann6e s'e
"erm nee avecr I orrol diu
Prix Nobel de la P.Ix 'au
titre 1976, a d,-uN femms
irlandaises du Nord B-ttv
Willlam '1 34 ani- c: Ma -


red Corrigan 24 an', toutes
deux catholiques romaintsa
pour avoir cree le mouve-
ment tre dres-ee- centre la gur
re fratri.de d Irlaude.

SONT DE PLUS EN PLUS
RECHUICI'ES
De notre Co('r spondantf
Permanent it Bonn


Les autOrite- Lout eout
ile 1 opIn onl publ.que n
Iltpubl que lFederlh d Al-
lemia.ne tlolt convain ttt
qui 1 a>. sa'tint t de 1M la111ii '
Martin Sclileyer, le Prts
dtnf a hla fo,- de lI Fede-
ralot du '.alronal t celle
de i'lndustrie en RIFA neo
sra pas 1- dernver deft des
terrorists a la RFA et aux
reriines democnrataque<, dui
inonde Aust Its me-sure.'
de securute et de protection
pour lo population en ge-
nerale t pour les grandss,
en puart ulier .oe s multipliees a press nt en
RFA d'une ita-on constie-
rable,


gicni.r ce I'Europe oil el-
., -xpor-alt son b6i En re
vancue, malgr6 les efforts
de mod, rn sat-on entrepris
des P. restart une pu ssance indus
tr, lle negligeable, meme
elle avait achieve, precse-
ment en 1917 le plus long
cntm n de fer du monde,
le Tran_-S berien.

LT-URSS v:fnt au premier
rang mondial )'our la pro-
auct on de petrole, d ac-er,
de potasse et de p 1 o m b
au second pour
Ca.le de carbon, de gaz
nature, d or et de phospha
tls. Elle vient egalement
au pr.m er rang pour la
plupart des cereales (sauf
le mais), les pommes de
leire et les betteravs su-
cr eres et ses Iroupeaux d'o
\ ns ct de beorns o-cupeit
resptelt ivment les second
(t t o sieme place dans le
inonde
M.iah les niuttva'scs recol
its. dt creailts sout relati-
\ mct t froequ tie's el, 1'Ur. s
Ss ;1o- C0111o:1 nil d ache-
itl di bli' et .u: toul dou
li. .is ;ii Etats-Uiis com-
in" "t, lul le ca'. en 1 tl3
F Iiin 1977 Ell fall, la Rus
Sov 6et que a du mal a
;nour;ir sn population.
C ost que la product'o,
agricole n est actuellement
qui 3.3 fois super'eure A eel
tl de 1913 b'en que la popu-
laton employee dans 1'A-
priculture atteigne environ
20 pour c'nt de la popula-
t on totale contre 3.8 pour
Rent aux Etats-Unis. Le
rirodu national brut par


tete d'habitant dtait 6qui -
valent en 1976 a 11.600
francs centre 37.700 pour
les americainB. Pour 1'In-
dustr e, le nombre de voitu
res pour 1.000 habitants
eta.t en 1974 de 4,2 centre
484,6 outre Altantique.

Quant aux changes corn
merclaux avec stranger,
ils ont ete deficitaires de -
pu's 1974, en ralson de la
d minut'on des ventes aux
pays Occidenrtaux. Aussi
1 'URSS s'est-eile serieuse -
ment endettde, le montant
total de ses emprunts a 1'e
tranger s'1elevait fin 76 a 72
milliards de Francs, selon
les estimat'ons des meil -
leurs experts.

LLs Sovietiques eux-me
mes blament leur propre
bureaucratic pour ces defi-
c ences de la planficat on
economique, exposes fre -
qutmment dans les carica
tures du celebre hebdoma-
daire sat rique skrokod I.
Le bon cole de ]a medail-
le est b en sur 1'absence
de chomage. la gratuity des
sons medicaux et de 1'en-
se gnement, male, la p6nur'e
d-s logements est flagrante
Selon la < Pravda >,
1 URSS possdde le quart
des efffctifs mondiaux de
chercheurs, et, de fait, la
C:'ence Sovi6tique ava't
pris un depart foudroyant
dans le secteur de pointe
par excellence, celui de l'ex
ploration de 1'espace.
Les savants Russes avaient

(Voir Suite, Page Suivante)


present ses meilleurs voeux



de Joeeux NOEL et d'heureuse Ann&e





C IO a Son Excellence





le President a Vie de




Sla Rpublique






Si a la Famille Pr sidentielle





et a sa nombreuse clientele




ALE NG JVELLISTEs


4 JOYEUX NOEL-
ET
BONNE ANNEE















yA SON EXCELLENCE
(794










A SON EXCELLENCE

SM. JEAN CLAUDE DUVALIER

President Ai vie de la Republioue d'Haiti
a la Premiere Dame de la Republique
Mine SIMONE 0. DUVALIER
Set au people haitien tout enter.

SANGAMO BARTER CONSTRUCTION
INTERNATIONAL COMPANY.
w w www




LE NOUVELLISTE*


L'URSS apres 60 ans de communist
(sUite)


etc lis premiers a mettre
sur orbite un Satellite arti
fic el le Spoutnik, en 1957,
puis a envoyer un eng n
wur la lune, Lun k 2 en
1959, et enfin le premier
homme dans I'espace, You
ri Gagarine, en 1961, Ma!s
depuis les U.S.A. ont sur -
classe l'Un'on Soviet!que en
ddbarquant le premier horn
me sur la Lune, et les re-
contes experiences Soviet:-
ques ont &te deeevantes.

Les co monautes Russes
ont. manque en Octobre der
nier leur arrimage avec la
station orbitale aSal'out 6v,
qui deva't coramemorer le
60eniv anniversa're de la
revolution d'Octobre. Ils
n'ont reussi qu'A la second
de tentative, il y a quel -
ques jours.

En revancht 1'URSS a
ma'ntenant combl6 son re-
tard en mati6re d'arme -
ment atom'que (elle n'a -
vait fait exploser son pre-
mier eng n nucleaire qu'en
1949. so't quatre ans apres
la Bombe d'Hiroshima).
Le point de la S6mogra-
phie...
Elle maint'ent des effec-
tifs m'lita res consider -
bles sous les drapeaux,
3.650.000 hommes qui diEpo
sent d'une flotte de sous-
marins impressionante -57
a propulsion nuclera're -,
d'engin- bl'ndes reputes, et
d'une aviation relativemefnt


tophistiquee. Elle parais-
salt cependant avoir quel-
que dirt culte a soivre les
Etats-Unis dans le doma-
ne des Miss les interconti
nentaux A tete multiple
(MIRV), mais tout rerem-
mcnt elle aura't mis au
point pour ses sous margins
un nouvel eng n de ce ty-
pe, le portee de 7.400 km, soit
1.700 de plus que le rayon
d'act'on des :ica ns.

Le kreml n s efforce nean
moins d'appara.tre come
le promoteur dune politl-
que de pa x et :de desarme
ment, assurant chaque an-
nee que son budget m'lital
re va en decro ssant.
I1 est vral qu'en Loixan -
te ans,. les gains terrIto -
riaux du commun'sme se
sont revels cons derables :
1'Europe de 1Est, la Chine,
la PNninsule indochinouse
et p'us'eurs Stats d'Afri -
que No re.

Mais paradoxalement,
c'est la que le bat blesse :
-Moscou ne peut plus preten
dre & la d reaction pleine
et entire du -monde commu
n'ste, les schismes ont en
effect succeed aux schis -
mes, d'abord celui .le la
Yougoslavie Tit ste, celul de
la Chine de Mao, et enfin
1P dernier, plus fermeture
le dernier, plus feutr. cp-
lui de l'Eurocommunkime.


B en plus, en URSS, me
me, la contestation s'est
la.r entendre avc, une vi -
gueur jusque la inconnue :
'intell gentsa 'tant little -
raire .avec le grand ecri-
vain Soljenits ne que
-sc entif.que avec BSakha
rov, le pere de la Bombe
H Soviet que se revolte


Les podmes tuivans onut
6te inspires a klur auteur le
5 'Novembre, au Borgne, le
premier par l'accoutrement
d'une oratrice qui crut de-
voir se co ffer d'une (enor-
me perruque sous un cha-


UNE ENORME PE;
De la mode vraiment on ne
ptut se defendre,
Que ce soit la perruque ou le
vcston tris long,
Que ce so't la barbiche ou
le chapeau melon,
Toujours a son caprice on
finit par se rendre


xxxx


On aime. on n'same pas, que
veut-on ?, c'est la mode,
Elle change de lieu ainsi que
de couleur,
Tant6t, c'( st le ton vif, tan
t6t C'est la paleur.
Il faut bien innover et chan
ger de methode
xxxx


Sd des degres divers centre
la toute puissance du part
L'equiuue d rueantle du
Kremlin n'en pursuit pas
mo ns op'niatrement la con
solidation du regime qu'el'
le a dote, 1'automne der-
nier, d'une nouvelle cons
t.tution. Ma's si celle-ci af
fire que le stade de la di


pau de paille; le second
Pantalon blanc en monta
gne> par la presence tant
attendue au Borgne des dis
tingudes soeurs du Pres!-
dent a vie de la Rdpublique,
alors invitees de notre col-
x x x x


dacture du proletariat est
depass6 et que 1'Un on
Sovi6tique est desormals
dans 1 etts du people tout
entier, Leonid Brejnev
lui-memme a pris soin de
souligner que la situation
actuelle cne permet pas en
core le pas age direct au
commun;sme>.

laborateur Ernest Bennett.

Comme on le voit, i1 en
faut plus que des discourse
pour mettre "les poetes sen
prove a une motion paraly-
sante.>


RRUQUE SOUS UN CHAPEAU DE PAILLE


Avec Dame Nature, on prend
des ibertes,
Les cheveux sont crfpus, 11
faut les rendre souples,
N'allons pas cependant par
ler de vanity,

C'est la mode, 11 fart suivre
et n'etre pas maroufte.

xxxx

Tant6t, c'est la mini, tantit

c'est la midi,
II n'est pas jusqu'aux yeux
qui n'aient leur petit cerne;
Meme quand on la boude ou
des fois qu'on en rit,
II faut saluer la mode avec
un air paterne.
xxxx


On est b en indugent pour
le sexe dit beau,
On admire la femme, on at
me ses folies,
On s'accoutume enfin a sa
coquetterie,
Mais de grace, on voudrait
que rien ne soit de trop...

xxxx

Cette 6norme perruque et ce
chapeau de paille.
Mais de paille quelconque
et sans aucun attrait,
Madame, d'tes-moi, sans me
croire canaille.
Les portiez-vous vraiment
pour respirer le frais ?

A. SISTANT.
10. Novembre 1977.


M. Jean-Claude Duvalier
President Vie de la publique






















X Jean Claude










ainsi qu' Madame Simone Ovide Duvalier




Premiere Dame de la R publique



T T Vw i* T 1wwWW






ALE. NOUVELLISTE-


Panorama 77- L'Afrique dichir~ee


L'Afrique, don't les fa
bulcuses r chesses poten -
ielles (n mat eres premier
res qui lul ouvraient les plus
p'us large perspectives de
development, sombre nian
molns, chaque jour daVan -
tage, dans des confl'ts meur
Iriers ayant la plupart pour
finally6 u n renaodelage
d, s frontieres heritees de
1 ere colonial.

Gl1s ant inexorablement
'er.s une adestabilisat.on>>
qtiuiine quaranta ne de
coups d'Etat en moins d un
quart de sitcle ont amor-
ce., le cont nent Africain
offre aujourd'hui le spec-
tacle d'une cerre dechiree
par les guerres. Le pouvoir
militaire s'y exerce avec
toute sa r gueur. dans une
v ngtaine des 49 Nations
qui y sont noes dans indexe
pendance. et deux blocs d'e
tat s'y affrontent, se pre-
levant d'un progressasme
Marxiste Len'niste) oeu
d'un conservatisme> qua-
liif' de Pro-OrC'dental
En ayant termine, oui
presque, avec les colonia -
1'smes franca's, Britan -
que, Beige. Portlugais ou Es
pagnol, l'Afr'que aurait pu
longer ha un avenir de paix
rt so consa#rer a son dove
Innpom nt. I1 r'en a rien
0it .

Les luttes mourtr'rers
qpi pricedirent en 1975 la
na'ssance do l'Angola index
pindant et qui so poursui -
vent aujourd'hui dans les


- maquis de ce pays furent
su vies en Mars-Avril 1977
par la tentat ve armee de
reconquete de la province
zalroise du Shaba par des
exiles vivant en Angola.

Dans le mnme temps, les
actions que les nat onal.stes
rhoddsiens et namiblens me'
nent quotidinnement pour
derac'ner les pouvo'rs mi-
noritaires, blancs d'Afrique
Australe, entretiennent dans
cette region un clmat der
guerre permanent et accu -
mulent les vit'mes, par di
zaines de milliers.

Mosa;que d'dtAts don't les
frontieres furent arbitra'er
ment traces par le coloni
sateur sans tenir compete de
existence dp groups eth
niques que 1'hicto're avait
toujours unie 1'Afr'aue,
bien qu'ayant cr6 1'OUA.
qui devait etre e0 cement do
son un't4, a t aisas'p drans
plusieurs de res cortr6ep.
d'une sort de vert'ge de
Une bonne alza ne de dif
friends frontaliers sont ain
si nes de la volonte do cer
tains pays de rEct fer les
erreurs du passe, parfo s
pour la simnne posses ion
de quelquos arnents do ter
re ou pour ohepnir un de-
bouche sur la mer. Sou -
vent entretenies par des
ideologies antagonists, c's
querelles. 's e les n'ont pas
degenr6 oin affrontement-,
armes, n' n demFurent pas
moins latentes en curtains


cas, et entrut ennent une
tens on porp.dique aux
quatre coins au Continent
Togo et Ghana, N ger et
Ben.n, Ouganoa et Tanza-
nie, HautL-Volta Et Mali,
Gabon et GumiLe equatorna
le sont autant de pomits de
fr ct on en pu.ssance alors
que demeurent les probe-
mes oppo ant la France,
d'une part a In jeune Re-
pubi'que des Comores au
sujet de Mayotte, et d'au-
tre part a Madagascar qui
revandique les iles frangal
ses Europa, Tromel'n, Juan
Da Nova ft g!nrieuses dan,
1'Oc6an Indien

Mas c'e t surtout dans 1-.
parne s ptentrionale du
Cont nent, qui fut en ju-1
let 1977 le theatre de
trefs ma:s sanglants affron
tcments entire troup: 1 by
(nnes et egyt <-nne:, qu'en
trois affrontenments (ntre
troupes libyenrrs et egyp -
t:ennes. qu'en trois reg ons
la bata:lle auinurd'hu' fa t
rag- : corner ce l'Afrique,
conf'ns Tchado-Lbyen, et
Sahara Occidental.

C'ost la corner de l'Afri -
que, zone charriere entire
le monde Arabo et Afri -
cain. commandant la r -
gion strategqve de la mer
cug' et son dobouche vers
1'Ocean Ind'en, qui a 6t6
la premiere submerge par
la v olfnce. A 'or g:ne, un
confl't frontalior vieux de
17 an; rntr- lE'h'opie et la
Somalie d'une part, cette


dern ere et le Kenya d'au -
tre part..
N6 e.n 1960 de la fus on
du Somaliland Britann. -
qus et de la Somaie ex-Ita
lsenne, la Republ que De -
mocrat que de Somal.e t'est
dotee d'une constitution
prevoyant le regroupem nt
des terres a peuplement
Somali : d strict Nord-Est
du KE nya, Oga.den, proven
c- eth opienne depuis 60
ans, et ex -> cot4 frangai
se des Somall.;.

Cet < rredent sm' > Soma-
li uortailt n gcrme la
guerre qu dech're aujour -
J'hu. la corner de 1 Afr que.
Le front de 1'berat onde la
Scmal e occ dentale, soute
nu par Mogadi':cio, a de -
pu s sept mo s overt le;
host'l teas in Opaden qu'.1
croyait actual It ment dans
sa (quasi total to ma tre d'oi uvre dans la re
go d abord a,,, rtles do ia
Somal e. l'a f nalemnt a
bandonno,- poi:r le camp
ethopicn quno'e a de de
toute :a pis.rssnce m litai-
re.

Dcs diza nes de m'lle rs
de morts, d s ac nta'nes de
v llps el villnoPs detruts,
un, azphys'- Frogress vo de
1'E h opie don' lex str nc2
mime est misp- cn per I par
les moivrimei-ts sec ss'on-
n s,-- Erytreens, font main
tenant de colpe rk"ion.
ou commando la rout- du
P'ron'. uno r-l, nll tour
mentees du Cont nnnt.


Plus sournolse est la guer
re qui a pouc theatre les
confinsm Tchado-L-byens : la
Libye y occupe depu s 1973
une part'e du territoire
Tchadien, dite c bande
d'Aouzous, qui recelera t
d'importantes resources mi
nerales et petrolieres.

La L'bye soutient dans
cette region taptentr ona -
le du Tchad une rebellion
armee don't lhs actions
constituent une menace
permanent pour le regi -
me de N'Djanmena.

Ra ds sur les cEntres vi -
taux du pays enlevements
d otages (Frango'se Ciaus -
tre en fut la plus ce e -
bre) caracterisent cette
guerre que le qouvernement
Tchadien tente de resou -
dro, tout a la fois par les
arms, la negotiation et de
multplfs ma's va'ns appeals
a la reconciliation natlona
le.

Trols eme conflict ma -
jeur en Afr que du Nord,
la guerre au Sahara Occi-
dental trouve son origine
dans 1'accord de Madrid du
14 NovFmbre 1975 aux tfr
mes duquel 1 Espagne la's
:a t au Maroc t a la Mauri
tone le soin de se part -
g(r son ancienne co!onie.
C tte decision, prise A 1'en
contre de la volont& du pen
I le Sahraoui d'exercer son
droit h l'autodeterm'na -
t'on, comme le lai rccon -

(voir suite page su:vante)


L'INSTITUT NATIONAL ET LE CENTRE





SPILOTE DE FORMATION PROFESSIONNELLE



PrUsentent




L Son Excellence le President l -vie de la Republique




4 grand protecteur de Ienweignement technique haitien



a la premiere Dame de la Republique P




aux industries de Port- au Prince et de la province




x Leurs meilleurs voeux de Noel et d'Heureuse Annie
impfl t'


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LE NOUVELLISTE'
















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LE NOUVELLISTE


."Sous emploiES OPINIONS et hmae ne sont pas fatality de nture"
Sous emploi et ch6mage ne sont pas fatalities de la nature "


Lueur d'espoir d 1'hori-
zon; i petits pas et suire-
nient la gourde gagne du
terrain. Souvent ces jours-
ci ii la radio et la tele,
1 on s'exprime on gourdes.
Dans les journaux il est de
mande de suivre le bon exemn
pie du budget de l'Etat et
de libeller 6galment les
horderenaux de la TELECO,
de I'lIctricite ainsi que
des autres services public-,
de gourdes. Bien stir, tries
bon signe pour le prestige
de la gourde mais vrainMint
pea et loin d'etre assez dan


Li,, t I'ONU, a depu s lors
cegenere en une ver-table
guerre des abless ou ma
ica ns et mauritaniens,
-,umln s a dEs emnbuscades et
Sa.ds n( urtr ers contre
leurs v l1es et centres mi -
i ers. affrontent les corn -
battants nat .nalistes Sah
raour du Iron Polisario sou
t>nu par l'Algirie.


Alors qu'une vive ten -
.'on ex ste de ce fait entire
Ie Maroc et 'Alg rie, la
France a du prendre cer -
tan' s dspositions mil'tai-


la confiance absolue qui
doit lui 6tre accord pour
le sauvetage de ensemble
human de notre groupe-
ment. C'est bien elle, la
gourde, qui doit supprimer
Ie Lsous-emploi et le cho-
mage dans 1'utilisation de
muscles et cerveaux dans
la production de nos besoins
fondamentaux et nous pro-
curer par 1'echange ce qui
nous est utile et que nous
ne produisons pas. Par la
seulement le credit de
la gourde alimente par 1'ef


ies pour proteger se- res-
sort:sanfs iravaillant en
Maur tanie, huit d't ntr
eux ont ete uris en o ag-
par les combatants du Po
1 sario.



Ces plai, s nvertes pour
des ransons pretendument
I thnique s, mAiF ctrchant
souvent dfs cause- plus ma
terelles ou strategiques.
donnent aujourd hu au
monde 1' mag, d'une Afri
que malade de s:s dt cor -
des.


fort de i'Haitien se tron
ve as-uree la survive de no-
tr& nation. Defi, que nos in
tellecluels, dans notre in-
dependance mondtaire, se
doive de reliever.


Ne comprend pas celui
qui ne veut pas compren-
dre; il n'y a pas du mystie
ritux dans l'argent qui se
cree, se fabrique. Ce n'est
pas la nuit et par magie
que les coffras-forts ou,
les chambres-fortes se rem
pli.s:nt. Cela se fait par
des commander executed,
pour des etablissements spe
ctalises a la fabrication deS
coupons (1, 2, 5, 10, 50, 100
etc... etc) et des pieces (0.05,
0.10, 0.20, 0.50) comme d'a.u
tres usines ou installations
existent pour produire ce
qui est necesaire pour les
be oins de la vie en society
civ.lisee. Et alors, d partir
de eette verite, faire des
commander de gourdes a la
me ure de la productivity
de notre groupement qui pas
seront par la BNRH pour a-
limeinter les credits ou-
verts (credit agricole, com-
m-rcial, industrial, mariti-
me etc... etc...) par la (Ban
que-du-Travail,) (a creer)
et situer un p u partout i
t ravers les neuf departe-
ments geographiques de nos
28 m 11e kms. carries. En un
mot, cette banque du Ira-
vail ou si l'on prefere la
Banque-d:s-Haitienss, sera


char g e d'acheter du
(temps par et pour 1'Etat
en pratiquant avec efficient
ce le management dans
la regionalisation des for-
ces productive sociales. Ce
faisant, la gourde est reflet
cpotentialit6t haitienne.


C'est que, de droit au tra
vail est eligible des gouver
nement-, non celui a 1'in-
vesti-semnnt. Et, c est preci
S6ment pour cela qu'en eli
sant des chefs il leur est
done, implicitement, le
droit ia mission et d la
frappe ou comme 1'on dit :'
de (battre monnaiet. Seul
le travail est important et
ne doit pas se perdre ou se
gaspill:r. L'argent lui est
la pour prouver et donner
un pouvoir de defense aux
muscles et cerveaux qui ont
agi ce qu'en aucun cas
ne peut avo;r et faire l'ar-
g.nt lui-meme. On se trom
pe, il ny a pas capital et
travail chacun dans un
camp different; c'est 1'hom
me lui-m&me qui est le ca
p 'al dans le fait de pou-
voir produire et la monnaie
elementt de civilization)
qui n'appartient it personne
et est a tous et a chacun
par le travail. Et, il (1'ar
gent) ne peut ktre merited
que, par le travail L'effort
est un besoin de la person
ne humaine et a 1'Etat de
m-tire chacun, dans la Ii-
berte, en me-ure de se de-


veloppdr a son propre pro-
fit et de produire au bene-
fice do la colImunaue.L'ac
cent doit etre rmis sur 1lel-
fort qui est, en permanent.,
la richeSse du groupement
Et seul 1'effort 6galement
en permanece est renta-
ble parceque d la base de
tout et de ce fait indispen-
sable a la soieti civili-
sie; celle des 6changeurs
que nous sommes. La chose
est possible par la debudge
tisation au profit de la pla
nification generalisee.


Bien stir pour Ce fair,,
point n'eit besoin de par-
ler de : dictature du prole
tariat, de partage des ri-
chesses, d'op;um du p uple,
ni de verser dans la violent
ce en brfilant 1'Egli.es et
de massacrer les projects, ni
de penser a opposer la ter
reur rouge a la terreur blan
che, ni de predire de, fa-
meux savisou, de bain de
sang...


11 6uffit seulement que
la oil se trouve le Pouvoir,
la, se trotivent le vrai a-
mour de l'homme, celui qui
passe par Dieu, la connais
sance, le courage et 1'ambi
tion.


Fernand Alix ROY

Bourdon, Decembre


L'ADMINISTRATION DE L'AEROPORT



FRANCOIS DUVALIER




Prend plaisir a souhaiter au President a vie de la



Republique et a sa Famille,




a ses nombreux







et fideles clients






Joyeux NOEL 1977






SHeureuse Annee 1978






w wWW IWw Pwik w-CwE57 SWt"


Panorama 77-


L'Afrique dechire

(Suite)




POlE NOUIVELLISTE




POUR L'HISTOIRE LITTERAIRE


Nous publions Ie texte
d'une interview accord6e .en
1974 par le poete Gerard
Etienne, notre a n c i e n
collaborateur, a 1 o r s que
celui-ci venait brillam-
ment de presenter en Fran
ce sa these de Doctorat en
linguistique romane. 11 a-
vait accord oette interview
ta M. Arnold Bernardin qui
accompagnait 'son inter -
view d'une lettre dans la-
quelle il soulignait ce qui
suit :

eLaned en 1961 par le
Journal Le Nouvelliste, M.
Gerard V. Etienne, apres a-
voir Wt1 requ Licencie es Let
Fires h l'Universitd de Mon
treal (Canada) vient d'etre
recu Docteur on Linguisti-
que Romane d l'Universite
de StrasItourg (France). An
clen autodicdate, on ne peut
passer Sons silence cet 6vi-
nement unique dans l'his-
toire d'Haiti...,)



Pour (l'Histoire Litterai-
re) et en homage a notre
ancien collaborateur qui
fait honneur k 1'etranger
aix tLettres Haitiennes. nouns
publions cette interview:


A PROPOS DE
GERARD V. ETIENNE

Pour la premiere fois
dans l'Histoire d'Haiti, un
ancirn autodictdate parvient
au grade de Docteur.

(Entrevue exclusive au


Nouvelliste, par Arnold Ber
nadin).


Q.- Docteur Etienne, vous
venez de faire un long che
min. Si j'ai bonne memoire,
vous avez laisse Haiti en
1964. Quatre ans plus tard,
vouS etes recu Licencie es
lettres a L'Universite de
Montr6al (Canada). Imme-
diatement, vous avez entre-
pris des etudes doctorales.
Aujourd'hui, vous etes requ
au grade de Docteur en lin
guistique romane a 1'Univer
site de Strasbourg (France).
Comment expliquez-vous cet
evenement unique dans l'his
toire dHaiti ?

R.- C'est uni question
d'itineraire intellectual. J'ai
eu la chance d'avoir, du-
rant deux ans come pro
fes-eur, un autodicdate a
1lesprit methodique. C'est
1'ecrivain Raymond Philoc-
tete. Raymond m'a initic
aux grades questions little
raire'. p1111.lo ..phiqu socio
logique, et a l'art d, conm-
poser. Mais i choice de cela.
1'admiration et le devoui-
ment de mes aines avail
beaucoup contribue du moins
a ma formation sinon a ma
perseverance dons le me-
tier de. lettres. Je citerai
aver plai-ir MM. Lucien
Montas. Paul Blanchet. Ju-
les Blanchet. Jean Montes
L franc. Jean Fouchard,
Leon Laleau Roger Gail-
lard. Georges J. Figaro. Pra
del Pompilus, Frere Ra-


phael, Ghislain Gouraige,
Maurice Lubin etc...

Q.- Mais 11 y a ici uo
paradoze. N'avait-il pas en-
tre ces personnages que vous
citez avec tant d'enthousias
me et vous une certain bar
riere ideologique et meme
politique ?

R.- C'est justement h
cause de ce paradoxe que
je leur rends hommage. Au
Nouvelliste oil j'ai fait mes
premieres armes et d Pano-
rama oil j'ai ete redacteur
durant deux ans, on n'a ja
mass exerce sur moi aucune
pression morale ou ideolo-
gique. On respectait ma li-
berte au niveau de lines con
cept0ons ideologiqut's. J'i-
rai meme plus loin. Vous
savez qu'en 1961, j'ai ete
mele ai un complot politi-
que et j'ai fait la prison. A
ma liberation, j'ai retrouve
chez ces aines le meime en-
t hiousiasnie. Les mediocres
diront que je suis paye pour
dire ce que je vous dis. Je
les niets tout de suit, en
garden Dans mnes moments
de misere, je ne nim sui. ja-
mais abai-se pour oblenir
quelqui faveur. De plus, je
n'ai anmlis, vous entendcr
Jamraii. occupy aucun posted
gnuuvrneemental et je n'aim
pa- non plus 1'intention de
le fair. Le chemin que j ai
fait m'autorise moralement
a dire ls verite. Je le repe-
te : par leurs conseilt. leur
admiration., aide de ces ai
nes sur le plan sirictemrent


intellectuel a ete pour moi
benefique.

Q.- Si du c6te de vos al-
nes, vous avez retnouve une
espece de reconfort, de comr
prehension...

R.- Ah li, je vous arrite.
Je ne suis pas le seul. Seu-
lement les autres sont trop
laches pour faire un temoi-
gnage identique au mien. Re
lisez Le Nouvelliste et Pa-
norama des annees 61 a 64.
Citez-moi tm seul journal a
1'epoque en France oil l'on
remettait en question 1'ideo
logie du Directeur. 11 faut
dire la veriti mon Dieu.
C'est mon droit de n'etre
pas d'accord avec 1'ideolo-
gie de ces messieurs. Mais
ils acceptaient & 1'6poque
ma faS'on de voir les choses.
Q.- Je formule ma que s-
tion d'une autre faqon. Vous
parlez de vos aines avec en
thousiasme. En est-il de
mnime pour l's jeunes 6cri-
vains tide votre generation?


R.- Jeunes ccrivains Tn
parle- lis n'oiit combatti
avec ragig el frustre. J'ai
vrannent des imaux de tete
quand j'y pense. Ceux que
sous appelez les jeunes e-
crivains de ma generation
m'en ont voulu a morn.
P ut-etre parce que je n'a-
vais paq de nom de famille.
Ou ai cause de mon humili-
ti Je remettais aussi ena
question les conclusions des
livre que nous lisions, .1,
rcfusai- d'accepter des dog


mes pour des v6rites abso-
lues. Autre point de d6eac-
cord : ces jeunes icrivains
venaient a la littirature
par un certain snobisme qui
caracterise la petite bour-
geosie occidentale; Au fond,
cordte en 1974 par le poete
Gerard Etienne, notre an-
quette de dix pages. Ce sno-
bisme me r6voltait. Vous" sa
vez que Davertige a failli a-
voir le meme sort. On n'a
jamais dit que j'etais le pre
mier i publier AU MILIEU
DES LARMES en 1960, que
j'ai ouvert les vannes de
ce qu'on appelait la jeune
poasie haitienne. On n'a ja
mais dit que j'etais le pre-
mier, avec Max Manigat, d

fonder le group SAMBA
qui devait devenir Haiti-Lit
teraire. On cite d'autres com
me chefs de file et non Ge
rard V. II a fallu la pr6fa
ce de L6on Laleau i mon
oeuvre GLADYS, 1'article de
Roger Gaillard dans Le Mat
tin pour faire taire les pe-
tits pr6tentieux. Mais oette
frustration m'a rendu de
grands services. Elle m'a
rendu orgueilleux, temerai-
re, perseverant. 11 fallait
reliever un defi : montrer
anx arrivistes que les let-
ires n'etaient pas pour moi
un paravent mais un moyen
de me lib6rer des fatras de
mon subconscient. Montrer
que comme le savant, 1'hom
me de lettres avait une res
ponsabilit6 devant 1'histoire
et la society. Mais il faut

( (suite page suivante)


L'HOTEL EL RANCHO




present a




S. E. le President ta Vie de la Rtpublique d'Haiti









et a sa Famille







ses souhaits de joyeux Noel O







et d'Heureuse Anne&









y I TifT g 7
TW W WT W"T




POUR HISTOVElSTEE


POUR L'HISTOIRI LITTERAIRE


quand m6me nuancer. J'ai
cu de nombreux admira-
tours dans ,1a jeunesse. Dc
meme j'avais et j'ai encore
de tres bons rapports avec
les jeune's intellectuals du
Nord'Est, Herard Jadotte,
Dieudonne Fardin etc. Par
centre en Ce qui concern
les autres la c'6tait une
lutte perp6tuelle. D'ailleurs
1'histoire m'aura donned rai-
son. A lVexception d'Antho-
ny PhelpS, de Davertige, de
Richard Lafr6t qui font des
recherches sur 1'esth6tique,
citez-moi un seul de ces jeu
nes 6crivains des ann6es 60
qui au niveau acadtmique
ou littiraire ait produit h
letranger queLque chose de
valuable.

Q.- Je sens dan.- vos pro
po, line certain rancune .

R.- 11I y a des choses
qu'un homme ne pourra .id
mais oublier dans sa vie.
Je ne sul's pas un Saint. Se
voir traiter d'espion en 1960
alors que je vivais dans la
miser.; etre vulgairement
attaqu6 dans sa vie senti-
mentale; se voir expose a
tonutecs sort's de dangers a-
lors que je luttais de tou-
tle mes forces, tout cola est
impardonnable.


Q.- Aviez-vous les me-
mes problems avec les jeul
nes progressistes ?
R.- Vous voulez parler
de, marxistes ?

.- Oui.


R.- Evidemment. Beau-
coup d'entre eux etaient des
voleurs et des mystitica-
teurs. C'etait la plupart des
rates, Regardez comment au
Canada et au Congo, ils u-
tilisent de faux diplomas,
de faux certificates d'exp&-
rience. Voycz comment ils
ont utilise dans 1'alcool, la
drogue, les femmes, les vol
tures de luxe, l'argent des
peuples russe et chinos sous
pretexte d'aller faire la re
evolution en Haiti. Non il y
a trop de poubelles entire
ces marxistes et moi. Je de-
vrai,' dire ces bourreaux de
femnies; ils n'oit qu'un
but: jouer aux ved-.tes de
cineina, trontper les jeunes
do 20 ans en citait des boo
q1.ii.s qu'ili n'ont menne pal
ahs.nles. II.-, o~ti respunsa
ble, des mialheur-, de 1on1-
br, ux joeuies coiupatriotcs.
MaiN attention Je reste el
cure fidelc a une cerltaine
ecle lnarxstAe. telle qui
peut eitr uilisc nion pas
(onlne la; verite abtsoluie
nmalis conline nil in LtrUnilnt
d anialv-c de r.cherchc. d in
terpretao tn des con Iradlc-
t'snt d'unie society 'Par (con
ire il v i ilin ilarxisine tlui
a ete utilise commie trein-
pla'n par dcs nmarxtisint
hailien'. Ce marxitranl/
puent Iv fa'ci'me DIerricre
leurs paraphrases. it exis-
ie tons les elements dune
oppression psychologique et
s-'ile aussi brutal que
celle existant dans certai-
n- soc.ctes du Tiers Monde.

Q Si j'at bien compris,


(suile)
vous n'aviez pas d'amis par
mi les jeunes de votre ge-
neration ?

R.- Oh non. Mille fois
non. Anthony Phelps, Vil-
lard Denis, J. R. Laforet
out etc des compagnons de
route. 11 ne faut pas oublier
non plus Herard Jadotte.
Dieudonne Fardin, Emile
Celestin Megie qui a public
AU MILIEU DES LARMES.

Et que dire des jeunes dra-
maturges de l'epoque : Ale
xandre Charles Abellard,
Francois Latour, Max Tous
saint. Sans ces derniers, jo
n'aurais pas pu tenir le
coup ell 61 62. II m'ont
niev sauve du suicide. Phy
sique s'il (ous plait.


Q- l'i von, etes strrive
au ('anada en 1964 I'our
qiuo, vtOiU Cles-vous inc'rit
a I U'niver.ite de Moitreial ?
II .I':vais llis'se Hailt
pour aller ctudii r Jc de-
vits re-ter fiddle it nmon en
gai, ieiint ('Contra iremn nlt
iaux jeunies ecrivain. de it i
enterationi ji'tais conscioet
dc mes lacunie.'.


Q Mats vous avez choir
si de fire une Licence ftreI
difficile

R C'est dan, mon tem-
perament. J'ai toujours ai-
me ce qui esl difficile. Heus
reusement. Car c est la phi
losophie qui m'a fast decou
vrir le creole.


Q. Et votre these de
doctorate porte sur le Creo
le du Nord d'Haiti ?

R.- Oui. Parce qu'il y a
trop de lacunes dans les
monographies de mes pri-
decesseurs. Prenons par
example les linguistes ame
ricains. D'apres eux, 1'es-
clave aurait deform6 le
bon parler du maitre et
erete une langue batarde,
une langue inftriure. Or
selon les recherches, il
ils n'y croyaient pas. La lit
terature etait un moyen de
paraitre, principalement lI
poesic. On se diSait porte a-
pros avoir public une pla-
n',xistait entire le maitre
et 1'esclave, je veux dire la
mnase. aucun moyen de corn
iniciltton. Or vous save
que pour arriver i la crea
lion d'nli code, ou si vous
le tre-ferez d'iu parlor, un
vrs i desir de coinnunica-
tion do tIr des groutpes ethnique-
nment, linguistiquemient dif-
ferents. A p a r t i r des
de I h i a I o i r t igno-
re, des linguistes ame-
rw.ains, le creole remon -
I t anx premiers moments
de I'elt/blissement des Fran
cil., n St. Domningue. E- puis
il fat voir avec quelle nai
vote la langue creole est
decrite. Sur ce point, la
the'e de Chom-ky ne peut
tf re verificie : on ne peut
pas decrire une langue que
i'on ne connait pas. Les u-
nilps phoniques, morpholo-
g quest du creole n'ont ja-
mais etl e6udices stlon les


avancees de la linguistique
structural. Quant aux ques
tions phrastiqueb, j'ai pu
me rendre compete qu'il fal
lait creer on linguistique
de nouveaux concepts afin
d'expliquir scientifiquement
le m6canisme de la phrase
ereole. Durant trois ans,
j'ai travaille dans quatre
laboratoirus au Canada, aux
Etats Unis, en France, rien
que pour etudier le mode
de realisation, d'articula-
tion de certain phonemeo
creoles. II y a de nombreu-
ses questions auxquelles il
fallait repondre par la
voie des mathematiques mo
dernes. Si j'ai ehoisi le Crio
le du Nord, c'est precise-
mentl cause de la com-
plexit6i de la question. Je
me Suits dit dans la measure
oil Scientifiquement on peut
de6crire un parler dans une
aire geographique donnee
ceci ne peut que fire pro-
gre-ser la recherche, car on
commence i peine d debla-
yr synchroniquement le
terrain du creole caraibten.
Q.- Que pentiez-vous du
nmoivemcnt cr6olisant aux
Caraibes et on Haiti en par
ticulier ?

R.- Je suis informed sur
los travaux qui se font en
Haiti, notamment par la
mai-on de la Bible. Mais
vous conviendrez avec moi
que 1'approche rcientifique
d'une langue ne doit pas
Itre l'objet de 1'amateuris-
me. Or actuellement i part


( (suite page suivante)


T CABANE CHOUCOUNE



Spresente




q 4 r-ses meilleurs voeux




Blde Joyeux NOEL


Set d'heureuse Annee




ia Son Excellece




\ ,le President i Vie de la Republique

01 --

'a--- la Famille Pr4sidentielle





et a sa nombreuse clientele



4- *6




aLE NOUVELLISTEs



LA DIRECTION ET LE PERSONNEL
DE L'OFFICE D'ASSURANCE

ACCIDENT DU TRAVAIL MALADIE MATERNITY
(OFATMA)












Pre'sentent

leurs voeux de Joyeux NOEL et une bonne Annie

0 a Son Excellence le President a Vie de la Republique
M. JEAN- CLAUDE DUVALIER

a la Premiere Dame de la Republique
MADAME FRANCOIS DUVALIER


et aussi aux fiddles contribuables et aux usagers de l'Office


ww w www www ww ww r




aLE 1VOUttMLrSiT



Pour Phistoire litteraire
(suite)


le Dr. Pradel Pompilus et
le Reverend Pere Roger De
sir. je doute qu'il y arti en
Haiti des gens qui ont urte
olMie formation soit en syn
chlsnie, soil en diachro-
"t*. De nombreuses hypothe
.4es relevent de l'intuition
Snoin de demonstrations
rignireuses. Prenons la ques
flot de l'orthographe. J'ai
dit dans ma, these qu'ausi
lonagt~mps (iue des ques-
t)ot synchrmhiquies ou dia-
Albroniques demeurent sans
riponses, il serait dange-
reut de s'aventurer sur ce
terrain. Quant e 1'edduca-
fkon des masses par le creo
Ie, la encore je me suis
montr6 tries prudent. Nous
avons avec 350 millions de
francophon-s un fonde lin
guistique common. Les mas
ses haitiennes peuvent el-
les aussi apprendre la lan
gue franaise, et j'ai deja e-
crit que le bilinguisme nest
pas un obstacle d 1'epanouis
cement psychologique d'un
individu. Maintenant quant
Sli'utilisation d'un parler
populaire dans l'apprentis-
sage d'une langue second,
la dialectologie et la socio
linguistique proposent ac-
toellement des instrunmts
de travail qui peuvent 6tre
exploits en Haiti. En un
mot, il faut pour Haiti une
eqnipe de linguistes compe-
tents. Nous avons une lan-
nue romance qui, decrite
cielntifiquement, dans toun
seq aspects, sera une contri


button appreciable i 1'etu- R.- Nullement. J'at pu-
de des langues romanes bli6 il y a.deux ans DIALO)
dans Ie monde. GUA AVEC MOW OMBRte
qui a dte tres b"-e aecueil-
Q- Mais vous qui etes li i' l'tranger. Malheurea-
maintenant Docteur en lin segment A rexcepti1n du PE
guistique romliie, quw pun- WI SAMEDI SOIB, les jOt
vez-vous faire ? laut haitiens iea ont pas
parlC Tout ,s passe ac-
tuel-lement comme s'il y a-
R.- J'ai encore devant vait une barriere infranchis
moi au mains nne disaine sable entire les Haitienss
d'annies 46de rechrch6es a quil Oodftsent A Iettranger
I'Ltranger, et je suis profes it *eit qIfi produisdent in.
seur r6gulier A 1'Universite Haiti. Je crois .que par-dela
de IMoncton au Canada. les questions ideologiques,
Mais je suis dispose a tis- nods avoDs InitdAt unimr
penser, chaque ann6es, deux nis efforts, f )oindre nos
on trois saminaires de re- couder, car Mtinte Si noWi
churches aux 6tudiants hai n'avons pas fait la conqul
tens. LA4 te de la lune, nous pou-
vons nous imposer dans le
monde au niveau de la
Q- Pensez vous qu'd creation on de la recherche
1'heure actuelle, on peut en sciences hmnaines. Oe-
mener en Haiti un travail ci dit je peurst8s Iarallele
serieux de recherches ? ment a ntel travaux linguis
tiques mues travtsus de crea
tion et itl est probable que
R.- Jean Fouchard m'a je public bienf6t un recit
dit l'autre jour en presence LE NEGRE CRUCIFIE.
de Davertige que 1'Histoire
ne s'arrete pas. Les escla-
ves de St. Domingue 6taient Q.- On dit que tous les
totalement demunis. Its ont Createurs haitiens sont ac-
quand m6me reussi la re- tuellement en exil. Parta-
volution de 1804. gez-vous cette opinion?

Q.- Si j'ai bion compris, R.- Nullemqnt. Ce se-
vous avez choisi depuis dix rait ttn non-sens. 11 y a ac
ans la linguistique roman, tuellement en Haiti des
comme sp6cialisation. Avez- Createurs de valeurs : Frank
vous n6glig6 vos travaux de Etienne par exesllple, Raoul
creation ? Remy dans le Nord. De plus


m6me si on n'est pas d'ac-
cord avec totes ses prises
e position idjologiqfieas On
no pout douter de fa valder
intellectitelle d'un ]Roger
Gaillard. De meme un Dien
domnea6 Fardin, s'il pouvait
travailte' sons la difec-
ftort d'un Jean-Pierre Ri-
chard, d'un Andr6 Vachon,
serait sans aucun doute I'un
des plus grands critiques
litteraires anux Cataibes.
J'ai ld usne etud qv'il a
consacr6e A DIALOGUE et
j'ai dit Chapeau has.
Q.- Docteur Etienne, je
volas remercie et je souhaite
que l'on prenne note de vo
tre disir de dispenser i nos
jeunes compatriotes des se
minaires de recherche en


linguistique romane; je son
hate egalement qu'on pu-
blit un jour votre itineraire
ittellectuel car vous 6tes
pour la jeunesse haitienn.
un example de courage et
d'efforts. Nous sommes fliers
de vous.

R.- C'eSt mol qui vous re
mercie.

Propos reeueillis par
Arnrild BERJVAIN
P.S.M. G6rard V. ETIEN-
NE a ete requ Docteur en
lingnistique romane i I'U-
niversitd de Strasbourg (Fran
ce) et depuis 1971, il est
professeur de linguistique a
l'Universit6 de Moncton. Ca
snada.


ONDES COURTS
par Frederic Tar dieu DUQUELLA
FELIX COURTOIS


Port-au-Princien de nais
sance, Felix Courtois a fait
ses etudes classiques au Ly
cee Petion oil il a ete for-
me par Damocles Vieux,
Justin Gdefroy, Fernand
Hibbert, Justin Lherisson,
Auguste Fabius, Dr. J.C.. Dor
sainvil, Horace Eth6art,
Seymour Pradel. Tous ces
iminents professeurs hai-
tiens de jadis et naguere
ont joun un role considera-


ble dans la vocation litte-
raire de Felix Courtois.
Ses 6tudes secondaires ter
mines en 1909, Felix Cour
tous entire a la Faculte de
Droit de Port-au-Prince,
dirigie en ce temps-la par
Me. Joseph Justin.
Pendant dix annees con-
secutives Felix Courtois a
occupy la function de Chef
(voir suite page suivante)


A l'occasion de la NOEL et du nouvel An



LA VILLA SAINT- LOUIS



Prsente ses meilleurs voeux a son Excellence






M. Jean- Claude Duvalier





President a Vie de la R-publique



aminsi qu'a sa vendrae Mere






Madame Simone Ovide Duvalier




W Premiere Dame de la Republique >



et a ses aimables clients


TT -UIT T-




oLE NOUY jELIST


LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE

ADMINISTRATION GENERAL DES DOUANES D











sont heureux de presenter

a Son Excellence le President a Vie de la Republique

M. JEAN CLAUDE DUVALIER


et a la Premiere Dame de la Republique

Mme. SIMONE 0. DUVALIER

leurs meilleurs voeux

'a l'occasion de la NOEL et du nouvel An.
S.





AIE NOUVELLISTE*
'1,


ONDES COURTS
(suite) i


de Division au Departement
des Affaires Etrangeres.
Dans la suite, il devient
Conseiller de LUgation a
Paris, Subftitut du Commis
saire du Gouvernement pres
le Tribunal de Cassation a
Port-au-Prince.
Dans le domaine des let
trees, les auteurs suivants
Ont marque le talent de F6
lix Courtois : Racine, Vol-
taire, Jean-Jacques Rous-
seau, Victor Hugo, Lamarti
ne, Sainte-Beuve, Balzac,
Flaubert, Taine, Anatole
France, Jules Lemaitre, Al-
phonse Daudet.
Le premier article de F6

lix Courtois, un petit conte,
a paru dans le quolidien
Le Matin du mois de De-
cembre 1913: un beau dte-
marrage qui lui Sa permits de
poursuivre la carrier jour
nalistique dans Le Matin,
Le Nouvelliste, et d'tire le
Directeur de I,e Soir oil a
dabute le journalist Ro-
ger Gaillard.
Le premier roman de Fe
lix Courtois aDeux Pau-
vres Petites Fillees) date de
1920. Duracine Vaval. le tan
demrn : Frere Raphael Berrou
- Pradel Pompilus Ghi'
lain Gouraige dans leur
(Histoire de la Litterature
Haitienne) ont mis l'accent
convenablement -ur ce ro-
man de psychologie social
et politique.


Le second roman de Fe-
lix Courtois, cScenes de la
Vie Port-au-Princiennes a
et6 public en juin 1975 aux
Editions Imprimerle des An
tilles, Port-au-Prince, Haiti,
255 pages. Notons que notre
brilliant et talentueux e-
crivain fera paraitre inces-
samment son troisieme et
dernier roman intitule Vie
et Mort d'Antoine Bel-
mour)s.
Les meilleurs plumes de
notre pays haitien ont dis-
seque aScenes de la Vie
Port-au-Princienuic, roman
de Felix Courtois. Pour ra-
fraichir la empire des
uns et des autres, rappe-
Ions les noms de ces criti-
ques autoriss : Frere Ra-
phael Berrou, Pradel Pom-
pilus. Roger Gaillard. Alix
Mathon, Georges Coruing-
ton. Michel Gilbert, Antoi
ne Bervin. Lucien louita.,
Carlo D)isnor. l.allier Pha
reaux, C;unille Large ll'in
Philloclet, Carl-Henri Gu(;
teau. Frantz Htaiaille. Mnx
Antomne.
aToutes les grander lee-
lures sont un', date de 1 e-
xistence)0. Cette pen'ee de
Lamartine hant-e money e'-
prit cha(que fois quc je 11,
une pae de Me Felix Cour
tois. journalisle -t roman-
cier haillen de reputation
mondiale
Frederic T. DI'QUELI A


Dans les champs de la nhilosoDhie
Par Christian A. ROUSSEAU
PROSPECTIVE D'UN LIBRE PENSEUR


En poursuivant obstin6-
ment et par predilection
comme un infatigable explo
rateur, nos investigations
pour un humanisme inte-
gral, j'ai retenu dans mes
notes de lecture sous l'angle
des croyances religieuses u-
ne important these aS la-
quelle j'accorde une credibi-
lite restrictive...

Elle emane de l'oeuvre
mystique de Dostoievki, Iu-
ne des gloires de la litter
lure au decline du tsansmer
russe vers la fin du 19e sie
cle qul atteste dans son ro
mnan dl'Adolescent, d'une
renimarquable anipleur psycho
logique qiii s Adolescence
Instauli dis atlltiudes qui de
Ineulnlit toul>t lexistencei ,
C rates. pouir totl ion i tr, 11 llle
i dtl11ialt lne alilysl, ai)pp o-
londle de cclte tllhse qui in
luressdse dlii I cn' d iinou li
di llelr nls i)lnils di t v Ii
SI I" ti tillp l I'I( 111.111(l :ii Il
I,1 U sementl Toutll tois
poiull 1na part ,-ll lt dmi ,ltalnt
Ii inil primiordinl dt s pril
t'pe, r1, 'l i x (]it otill edi-
lie ina raisoni apr0 a1voir ca
Ii(clelis les Clans, prim eal
lirsc d, ma Jeiuniss' en ad
] 1tlarn suirtlil quI l s- dif
1 c l, d- changer leo attilu
des ou de mndiffr 1i cou
lum s ai la iavcur dr ctte


derniere education qu'on se
donne A soi mIme, je me
suis progressivement liber6
du cadre 6troit de la mysti-
citd et au dogmatisme impi
riallste en allant plus loin
au fond des questions essen
tielles avec plus de clartb
d'esprit En ouvrant plus
grand les yeux, ej'ai grand
depuis et comprise bien des
chosess puls-je dire avec le
compatriot Alfred Marsan,
poete reallste, originaire de
Port-a-P.ment dans son Mes
sage meridional au souffle
patriotique... Je pense que
Paul Valery a apprehended
la question avec plus de jus
tesse quand il ecrit que : ji'ilnessp 'st un temps plen-
dantl leqiitl ls conventions
sont et doivent etre rmal comn
prises A ce propose, il nest
pas up-irflu di souligner le
tllolglnage d lll ne jeunil fil-
le Mlle Gliuertly Alin', line te
t hiie fale do' la : jiunllesse
acluelle, de l',intelligentsia
linitliiiii, 11111 liout derniiere
1m11111 I1 y a 11 il n11 os, pul-
sait i la source du rat'onalis
min scienliflque. quand avec
line pointe d'amertumne dans
in brlllan1 artii lp ep sousl
lun lon cal6ilorique ilte s'ex
primalt ainsi, l'adolescen-
ce 'st un age difficile ou0
bru'quement jet6 dans le
tourb:llon de !a vie. l'on se


rend compete que 1'on n'a
rien appris, que e'on n'a rien
compris.> Dans ce passion-
nant parcours de confront
tion philosophique, je re-
joins au passage l'Nminent
cong6nere Aim6 COsaire qui
exteriorisait sa foi en la pri
maut6 de la recherche, son
refus de toutes les 6glises,
au course d'une interview ac
cordae a la nouvelle revue
africaine en declarant peremptoire-
ment ceci : une epoque oiu il est essen-
tiel de dissipei les mythes,
detruire les mystifications,
voir et fair0 voir, ne pas
mentir & soi et aux autresa.
(fin de citation)...

En cheminant vers les som
mets, a ce carrefour du mi-
di de ma pensae, j'avoue a-
voir perdu la coutume du ri
tuel, plus encore le gott de
l'ideal abstrait du matin
fleuri de mon adolescence...
Certes, sans vouloir minimi
ser l'importance d'une telle
declaralton, j'accepte et en
tends deja les eclats de ton
nerre a travers la condamna
tion saugrenue des puritains
scandalises, des pharisiens
prosternes prets a me vouer
a la potence in m'accusant
devant toute nouvelle inqui
siion d'etre un renegat, une

(voir suite page suivante)


LES ATELIERS RAYMOND MENOS





4 Souhaitent a leurs clients et amis








SUn Joyeux NOEL














4 Uiie Bonne et Heureuse







Annee 1978






4 I;, T 4BV
T T T


]




aLE NOUVELLISTED



LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE


L'INSTITUT HAITIEN DE STATISTIQUE













presentent a son Excellence


Monsieur Jean Claude DUVALIER

President t vie ze la Rkpublique


et a la Premiere Dame Simone O. DUVALIER,

leurs meilleurs voeux at l'occasion de la NOEL


et du nouvel An
Oil^^^ ^ -^IAJ






aLE NOUVELLISTE





Dans les champs de la uhilosoDhie
(suite)


brebis egaree itn blasphe-
mateur, ou je ne sais plus
quoal en jouant t.ur les mots
... Qu',mporte la fatuite de
leur anathema cette male-
d c on a laqutlle Galilee lui
meme, 'un des fondateurs
de la m6thode experiment
le, n'a pas echsppe hier...
Guide par l'orientat'on de
ma culture intellectuelle,-
1'experlence decevant du
tabou et la prat qug, amere
du common des mortels ont
fort, ment contribute a arra
ch' r le vo'le cde mes illu-
sions... C'es dans t(l ordre
d' dee: que Carl Henri Gui-
trau ne cra ni pas de desi-
gner les fauss-" att tudes en
ecrivant fort hibsn dans 1-e
Pet' t Samedi Soir' : sil ne
s'ag t pas d'a surer son tic
ket pour ]e royaume d- D eu
ma's d'esperer que labon-
dance, )e bonhour de ce pa
rad's tant desire s'install"
sur la terre... Par une judi
cifuse approche de celt't ob
oedante question. 1un d"s e-
criva n'. ha tens don't 1 elo
g, nest p'us fair'. M He
nock Trou'llot ecrivait dans


iQuimporte .:' cioyance,
I' -sent el pour IUI huIman s
te c'est de crore- en t'huma
n te,. .

Nul ne peut nier qu, I uni
ver alite du Christiani-me
tu confer un. plus forte
tmpr'se sur routes les cou-
ches soc'ales et c -t prec se
ment dans ce s, ns qu 1 se-
rait mieux place pour txt r-
per les antagon:smes en'
vue d instaurer 1s ba'es :n
destruct bles dc reo le soli-
darite... Les prob emes de la
vie etant prioitair s, pour
sortir de ce d lemne il fau-
drait mainten r 1 harmome
dans une society blen orga-
nisee sur une parfa te correct
t on, la mort qut vient apres,
etant su vant les concep-
tVons un arrest une cessation
ou une transformation soit
total ou partiElte. t'mporai
re ou definite ve de v e ...
Mais l'amour du procha n
que proclame le chri_-tanis
me suppose le bannissment
du v e'l homme qui fait que
le plus belles vertus se p'r
dent dans I'interet, 1e mobi
le dfs actions humans ou
se confondint le bien et le
mal dans I'exacerbation des
particulansmes ..

Devenu chercheur. ratio-
nal ste, lbre p n eur. b en
que je continue d'hab ter
tout pres de 1'eglise parois-
siale de mon bapteme et
me reveille au son de ses clo
ch s, je n'a. plus le.- oe lIe-
6 s de mon enfance lium'-
nee au sein d une famle ca
tholique laborious ou le sen
timent relig iux con't tua t
le ferment de mon educa-
tion... Non je nr conna:tral
plus la devotion d- crt age
tfndre of l enseignement re
I g eux s' nculquait a partir
de la priere en common ma
tin et soir, avant et apres
la tache quotidienne. a par
tir surtout de l'ass:sance o-
bligato're a la messe dom ni
calc qui nous plongea't trans
figures dans le pathetic m
des sermons e!oquents et
nous berqait par la sublimi
t6 des cant'ques lat'n que
nous n'essayons pas de cornm


prendre, pardue dans cette
amb ance d'extase, capable
de fire oublier que meme a
1'intereur d'un temple sacre
ion re pire encore avec les
officiants le meme ai: pol-
lue de la nature... L'obser-
vance de cette pieuse tradi-
t on se precisait a 1'ecole pri
malre des freres de linstruc
tion chreti(nne de Leogane
ou je f'. mes cla ses elemen
ta :rs et se completait plus
tard a Port-au-Prince au Pe
t:t Sem naire Colleg,. Monas
there du savoir oi je les pour
sulvis comme pen 'onnaire
Plutot epr d s lettres. j ai
mais b't n ci pendant les
course de rel gion que je pre
ferais aux d fficile lemons
d chl'me par example. b'en
que, paradoxalemint c est
de la clhmie que ma Ia ble
intelligi nc' deva't retenir
cette forminu lumnneuse qui
frappait ma cur osite en e-
veil ne sct cre," i i y a que des
transformnat otn- De ct
t' foriimul. luill n1 u e qu 1 sil
mila na'iri'ie I emii1lnc pa-
t'on de mon isirl t julenile
d ecol nr je r giarde ai inr-
d buil; inur dans la pleni
tud, du rai(lonnemnu ii u ile
nce' s.an!t ha.it s,


Ji gard', l icessanti hlan
lise qu a travel lot's ti nips
et 1 e-pac I spr t scr nt fl-
qu- huniani e filn ra par a-
,o r ra son de la faimn d'
maladie! pretendu' s in'ura
bl- d b prejuge>. des ~u-
per tit onil. fru 's d ligno-
rarnc, vo.r dri 1 gni.raiict
ele meme Comm ni d. inos
ours I est a notre por'.e
d en av on d un continent a
un au'r, pour nous mieux
connalre trouver la olu
ton de mult-pis problem(
iatisfaire nos Dcsoins ie ne
vo s pas pourqu'o: no suc-
c-sseurs plu' e-o ues ne f ni
ront-11, pas par trouver sur
d'autres plane' s dans la
galax e une source pour I a-
mel oration de nouvelles con
editions d- vie Ce n ,st plus
une v slon .ngenieu e n une
frict on qui relieve de la qua
drature du cercle depu s que
homme a march sur Ia lu
ne. Ayant ptrsonnellement
atteint c't age mfur d- la
pensee qu Auguste Comte
qual fiat de po it v:ste par
fa t accord av c m, s cnv e
tions .( s p us "rn fondes e
sUlS :nev tab emen' pnrie a
reconsiderer iii- mb'l, des
donne't class que, socio e-
conom ques qui. a les b en
compr ndr," deshuman s nt
notre espece I impact d"'
c s dur s realte- dev int de
generation i.n generation
plus mperat f ur a terr"
que ce ou un tat lintueux ac
teur de cinema appill : 'les
faustes c r' tuos' de 1 au de
la d I 'apre mor't i r ra t
Rog. r Gaillard pour r( ster
rur le pinn ph'lnsophique
Veri'ab'e d kiat qu s impos"
non soul ment i I nroya)nti
ma s a la pluparl des pro-
'olyt, s pour qgi la croyanee
en I a-d'l Ia :mpl anan' Itn
fer pour 1 S cmi'pable et les
mechants d un, part Pe la
heal tude rel(sie pour ],'s
jlltusts el lI bonds d autrv'
par'. e t subordonnei quoi-
qu' Is pu sent objector a
la recherche du bien 6tre
materfel, ci ttoa nddcrotable


attache terrestre a laquelle
l'on tient malgrt la brieve-
te du temporel ephemere...
II est vrai que dans ce cer
cle infernal et vie eux le pi
re dts malfaiteurs :mpun's.
se pose en irresponsible,
sous un air fallacieux de
qu etude mal a suree, en ar
gumentant astuc'eusement
que rien ne se fait sans la
volonte de Deu...


A nsi I'ame empoisonnee
s egare dans la soil des ri-
chtsses, dans Its faux e-
Ciats de la glo.re, la precari
te des grandeur, la fragile
te du pouvo r autant de ve
rite brutales qui retent's-
aiau nt deja par la voix au-
tor see de Bossuet. I'un des
plus ?llustres predicateurs
de la chars esaree. 1' nftluent
pree piteur de pr needs rto-
yaux au siecle de Louis XIV,
sui nolnlne It' Roi Soleil .
L. h sto'r,' a retenu c'tte c n
plainly apostrophe dic Bos-
11 I Van tas van.tatunt
(t h1 1 a vantitus ,



l] tout pispr:1 sevruux sw
doI d, ne rn'Fin vanrcer a
la leger, ct .1 .mlportl sails
palirt aille en lout obljercl-
vite de a're i xcelltion dlunli
nt .rme minnor le dr gi ns
s neires conv\-r'ncus ju qu a
I hero sm, d iu'., ftrveur re
ligieu sanl trop de faillis
I t qu le prouvent .a oeca-
Son1 C stl 1Nxcepi n qult
confirm la reele Ft cornm
m d' ecla r, rc danrs ine
ni I de 'empettp nous y Irou
vnns de valeu.rux misson-


Beau Noel du Pays
que tout le monde adore;
Petits on grands,
Jeunes ou vieux,
Pauvres ou riches;
Noel du Pays d'Haiti,
Parfaite Communion
De voeux, d'idees'
De pardon, de charite
qui r6unit tous les homes
De bonne volonte
Fn coe0r0 unaninres
Pour celebrer, magnifier,
Chanter et glorifier
La grandeur, la majsto
De ce mystere tant .acre :
Un Dieu fail hornme
Pour sauver dans
son humility
La total humanity
Noel d'umour
Di beau Pays d'Haiti,
Circle de grandeur
Qui unit, entoure
Tons les chretiens
de la terre
Si bien qu'd Noel
("est 1loibli de soi
C'eSt la saint- mortification;
Pour se purifier;
Charun voudrait aider.
Se donner, se d6passer,
En on mol se Racrifier
A 1'exemple du
Dieu faith Homme


naires prets a transmettre
le flambeau de leur fol ar-
dtnts et vivace...Ce n'est pas
par hasard qu'ils ont emer
ge au d-ssus de la milee
dans ce conflict permanent
entire le mal et le bien ou
le mal continue de 1'5mpor-
ter...


Pulsque dans ce context
des croyances la religon ca
tholique remain? a toujours
eu legalement la suprematie
offc c lle en Haiti depu:s 1' n
dependance, je m- permets
de citer en example l'Arche
veque Ligonde qui vient de
fa re preuve d un courage di
gne de :a haute pos tion en
denonqant vignureusement
dans son di rn'er mi(s'age de
Careme 1'esprit de lucr?, la
cup'dite legocentreime de
se sol-d sant chretiens peter
nell phars'(ns qu font plus
d' mal que de bien a cette
rel g:on < nvers qui ils se
moniirt it pourtant prod gues
ien verbosite...

N' 1-ce uine conserat'on
I:istoal.' de la penset pers
1) ruea non degu se! d'un a-
nalyste contemporain a sa-
voir tlu'i i i aiuraf nimons
di mal dans 'e monde s' 1 e
la!l mlpo- bli de le faIre
sous oilv rt dil bi' All
sommn t de la h erarchie.
Paul VI liI1 ime. le souve
rain pon' fe Paul VI le pas
t' ur supreme n a pas pu re
t'n r Y' xplos on neces acre
d un ardent cri d'angoisse
rn sixclamant urbi et orbi
dans ton rnevc'yque populo
rum progriss'o que 'le mon
de souffre d'un manque d'A


Pour sauver 1'Humanite!
Car chacun porte en soi
Un Dieu vivant
El combien Puissant
On ne voudrait plus
En ce jour beni et glorieux
Voir aucun home souffrir,
On aimerait, aueil pauvre
Que 1'ol soil, soulag.-r
Tous les pecheurs
De la Terre
On d esirerait
Tendre un filet
Comme celui de la ptche
Abondanle et miraculeuse
Pour sauver a so portie
Tous ceux qui pleurent
Se lamontent et souffrent
Car Noel si beau. si grand
Si majestueux, si pur
Voudrait 6ter toutes larmes
A perler au ooin des yeux;
Noel du Pays dHaiti
D6sir-rait donnier
Un pere, une mere
A tous les orphelins
De la terre
Noel d'laiti
S'etimerait heureuse
De center la gloire
De 1'Humanite heureume
Serait-ce pour un jour
A trav'rs champs
Montagnes et Vallees;
Noel du Pays aimerait


mour fraterneli. Oette prise
categor:que de position ne
vas pas sans provoquer la
reaction immediate d'un
traditionnaliste endurci cornm
me Monseigneur Lefebvre
qui, par exces de conserva-
tisme retrograde accuse bien
a tort Jean XXIII et son ac
tuel succe-eur Paul VI d'e-
tre des allis du Commun s-
me, a cause de leur libera-
lisme qui permit un plus lar
ge courant d' dies sur la
structure vErmoulue de l'edi
fice...

Tout compete faith, nous de
vons admettre en toute equi
te que 'humanimte cartelee,
tiraillee a la recherche de sa
voae strait effectivement
plus humaniste au course de
ces deux millera'res de Chris
t anisme si la mult'ude des
crcyants ou pretendus tels,
essayalent d'eviter la fla-
grant contrad action qui xis
te centre ce qu'lls dissent et
ee qu'ils font, c'est a d re
s'ils pratiquaient i'essent'el
des prectptos fondamentaux
de la Morale chretienne...
Malhi ureusemeint depuis
pre- de deux m'lle ans cette
hypothese m rif'que demeu-
re au conditionnel puisqu'l
faudrait tout remettre en
question et 'on finite par
m'(,ux sa'sir avec ou sans
humeur. le sens de cet ada
ge apparemment anodin oui
dit -qu'avec dcs si. on pour
rat mettre tout Paris dans
une boutcille>... Mais He-
las !


Decembre 1977.
Chr stian A. ROUSSEAU


Retrouver partout
Un coin de Bonheur.
Alleluia Chantent
Les Anges
Sur terre aussi lecho
Du grand Alleluia I
Perce les votes sacroes
Des eglises richement parees
Des sanctuaires benis
Aux sons des
Orguefs melodieux;
Et les fronts s'assemblent,
Se courbent avec humiliate,
Et confessent pardon
Mon Dieu !
Pour tant de vanity;
Devant tant de gloire
De Bonte eot de Majesti -
Et, c'est partoirt
Au Pays d'Haiti
Que le ceel nimbe d'etoiles
Descend plus pres de nous
Pour ne faire qu'un
Ciel et terre
Et I'on credit avec emotion :
Gloire a Dieu
Dans Sa Grande Eternite
El Po;x aux Hommes
De Bonne et
Sainte Volonte...!


12 Dicembre 1977
Mme Andree
Moamplaisir PEg


Noel, du paysage d'Haiti

par Mame Andree Momplaisir PIBRRE




ALE NOUVELLISTE>


LE DEPARTMENT

DES FINANCES ET DES AFFAIRS
ECONOMIQUES







C



prsen te

a son Excellence le President de la Republique


M. JEAN -CLAUDE DUVALIER


et a% la Premiere Dame de la Republique


Mme. FRANCOIS DUVALIER


ses meilleurs voeux de Joyeux Noel et d'heureuse Ann6e
et leur renouvelle avec son attachment sa foiprofonde dans les

succEs de la Bataille Economique du Gouvernement
twwwwwJEANww -wwCLAUDE wwwwwwwwwww e




aSIT81JJWVUOW a3J
aLE NOUVELLISTE*




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE
PAR IGNACE NAU -
I


REVUE DES
COLONIES Juillet 1836
ESQUIJSSES 11ITI.ENNEo-
IGNACE NAU.

Nous avons regu a'une u-
niversiti etrangere par 1'ln
tremise d'un ama, quel-
ques pages photocopies.
La. date : JUILLET 1836.
La publicat on : LA REVUE
DES COLONIES. L'auteur :
Une hisEtoire etranga de
zombi de ouanga et de pa-
paloi dans la 'tterature
prc-indigen ste d'Haiti. U-
ne langue et un style un
piI surprinants chez un
jeune>n conteur nmal con-
nu.
Ceux qui s'interessent a
notre I'tteratu'- ont dii sin
vre dans 1'irremplacable
Histo re de la Littorature
-aitienrne du Dr. Pradel
Pampilus et oil Frerr Ra-
Dhael Bte'rrou. la trani, d,
ce conte: mais qut a lu 1-
sa-lina ?
x x x x

LA iO-ULAISON
LA iOULAIS)N


chi son pont de plerre, at
quel s'attachent ma-ntes
chron ques, la grande rivie-
re d'abord se present a
vos regards; ensuite vous a-
vez la montagne noire qui
s'altve a votre droite, a vo
tre gauche le bourge' et ses
dep ndances, et en face
de vous Digneron et ses ri
ches ptturages.

Si vouo arr ez ua jour
de la sema ne au bord de
la rv ere, que ia sucrerie
lance alurs ses ioiral-s de
fumee et ses vapeurs od-rall
tcs dan, la-r, vous enten-
dez tout-a-coup des voix
sourdes, dcs lu iiiiiis- nients
prologes, pUi unle ag ta-
t oIl extraoldinaire. Pte i a
ptlu cC' bruit etrange pprol
h !I, g':Ind t er touIt aussitoti
v o u s v u us r l r
Inz elnv 1'-1)l l aic 1roilllp al.x
(I (ei b s-ti a ix i(icoi iii nt i11
iiiiiint:S diu ciaval .s d ales
toutl liit iris 1I li u d'ou
*- Clli\ riil lCs vaiti)rS S u vd '
l1 i 1 In a1 ltrc Cote pi rve
in u1l i liabl.'tion c lpiel ic
lit iqu'l tle reiou:ssaince
lipitouil le. icst le bru i


d6licieuses chansons des
jeunes filles dtstinees a
nourrr constamment I'avi-
dite des cyl ndres.

En effect, est-ll rien de
plus amine, rien de plus
varied et de plus p-ttorusque
que la roula-son F gurez
-vous un atelier, de cent
bras au plus, divis6 par
groups et dssemine sur
touted 'habatit on, s'occu-
pant chacun dun trava 1
special et ayant i sa t te
un conductcur qui surveille
ses progrcs. Chaque groups
Imnile sa besogne sails int'-r
ruptoll du mtll-n aull sor;
c. lu-c! devisalit celil-la
s'epr\eillant, ii quelquc le
rit lanLate que d(i'ensorcelle-
nitlit onil d- quilque prouh's
se inoie d'un dainseur lUiii
ailtrt. caldencanl sa chall-
soiL Sill I t IVi" Ct Ite tOli-
ber dLis cii lltr's iltlit le
v' son de bi I-) I eli buol
lolr avec iiite aid s.-c et li-
ni dexter te nires. Pliurtl:
boii iuiiiibi de p- is r c 'not
de iondiuictiiir> d ias v in i1-
irr t.6 d'ins ster iiur sat s'unilic:l


ce que c'est qu'in conducteur
Si tous sont des hommes
dant celul du moul-n, ou,
selon 1'expressionu locale,
ie mouliier. O., pour rem
plir cette tache, la plus in
dispensable de toutes, il
faut un home & la barber
et aux cheveux blanes, preu
ve incontestable d'une expe
rience consomnmne, et avec
cela assez de vigueur et
d'agilite pour se planter
d'un bond a c6te de l'une
des tables, assez de force
dans les muscle pour tran
cher d'un stlil coup le
bras du lnalheureux qui
s engagerait dans les cyl n-
drts. Le moulin, depu's la
chute d'.au jusqu't ses der
n:ers rouages, soil etre sa
scule etude. Son jLgement
do t etle assez prompt, pour
snisir d'un coip d'oe 1 la
,;use du atliotage dts p;-
vots, pour sav1 '" d'oi nais-
s nlit It's gilsn.s5ciileints des
lrs (cy iidr'qiie-, c qui
pout provenir soil d'liii man
queii d eni. so t l'nl engorge
menit de canines Je no sals
s', dans ret alltr et vunir
cont inuels de la foul, dans
ct, I a itatio d fr il


ment et qui pourtant vous
paraitrait au premier coup
d'oeil plutot un desordre
complete; je ne sais, dis-je,
si vous avez remarqu6 cet
home sans lequel le mou
lin est comme un navyre
dans le malaise de calme.
II porte un long baton de
bambpu don't le premier
nocud content quelquefois
sa ration de tafia; un cha
peau de pa'lle, don't lea
large bords retombent sur
ses 6paules, coiffe sa tete
blanche et les poches de
sa var-use de g nga renfer
ment un tresor precieux
qui consist en une pipe, u-
ne demi-livre de tabac es-
pagnol soignousement press
dans un morceau de tAche
de palmste et son indispen
sable c II se pro
mene sans cisse en long
et en large, allant a tou-
tes les vieilles femmes pour
rallumnr sa p'pe 6teinte. Il
est surtout improvisateur
ou, en nous servant du mot
technique excellent Samba.

Quand 1' inspiration lui
v ent, il faut le voir inter-


Apres avoir double 1-.s cc iiinuetl de l'au, hc tour 1 on propre niueln ne s'est qui s'enchaine admirable-
collines de Solsson et frail- no, imnt du moulin l. s jasnais soucie de demander (Voir suite page suivante)
















4--- -. ,
FRANCE










a sa fide clientde,









Sses meilleurs veux



S/ -. "- pour



la nouvelk annee







Ft A*. S., t`, M .
Sf~~~~~~~: ^^^T-. '* -*^ ^ r ^J W,:f




aLE NOUVELLISTEs

LE DEPARTMENT DE L'AGRICULTURE

DES RESOURCES NATURELLES

ET DU. DEVELOPPEMENT RURAL










Souhaite

3que Son Excellence


le President Vie de la Republique

et Ia Premiere Dame de Ia R6publiaue

daignent agreer les voeux fervents de succes

et de bonheur qu'il leur adresse a l'occasion

de la Noel et du novel an.
wwwwwwwwwwww- wiwwwwwww






.LE NOJAVELLISTEa




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE


romtpre tout-a-coup sa pro- trop passionnes pour ne pas
mep ade, revenir sur ses pas, y laisser deviner de 1'a-
puts s'accoudant sur la ta- mour. Cette vo x, cepen-
ble, jeter rapidement sa dant, avait ete tellement
strophe qu'il accompagne alt6red, soit par Amotuon
de. certain movements ou par ruse, que je n'avaLs
brusques et inimitables de pu la ieconnaitre, biep-,cue
tete. II semble par ces tics 1'accent ne m'en ffit point
vouloir imprmier plus de tout-a-fait inconnu. Un mo
force et d'energie a chaque ment apresa que le group
in0t, a chaque id6e de sa se fut dissipe, Jean-Julien
chanson. Mais du moment vint me frapper doucement
gue, le dernier mot expire sur 1'epaule et nous .nous
sur ses levres, que 1'atelier, mimes- a parler de choses
jusqu'alors attentif et silen fndlff6rentes.
cieux, salsit le refrain, e-
clatant souvent d'un rire de N'etait-il pas du nomr
contentment inexprimable, bre ? ... demanda-t-elle a-
il remet la pipe A sa bou- vec un peu d'hesitation.
che et se reprend a mar-
cher et a mediter.- *Et c'est, Pour celui-la, inter-
en verite quelque chose de rompit-il brusquement, non,
delicieux que d'entendre ce f'en suis stir; il aurait chba
pltange de voix ma- tie 1'insolent; c'est mt n
les et feintines, con- frlre de bapteme. -Dites, per
fondant leur timbre pur et sonne ne vous en a-t-il par
sonore, d'ecouter le refrain le de toute la nuwt ?
courier, et gagner les alen-
tours du moulin, puis tout- Oh je n'en sais rien...
A-coup ce choeur disperse, merchant que m'mporte
mais toujours en harmon'e, 1'amite des autres. Comptez
clore la ballade par des vous pour rien le serment
crip ou points d'orgues carac que j'ai fait sur la tombe
teristiques, de mon pere ? ...

Au he Au he ... Oui, oui, je vous crois...
Un soir que les conduc- pardon; C'cst que mon ame
teurs hataient la march etat bounieversle. Comme
des travaux, on vit un jeu je nose pas vous tout dire
ne homme nomme Paul, ici, venez dema n chez ma
don't la demeure est sur la mere : wcaus6 made shi-
rive opposee de la riv.ere tae, reprit-11 avec un leger
s'adoss:r centre une des sour.rt.. Je vous attenrda'
arches de la dalle et, dans vous viendrtz. nest-ce pas '
cette attitude pensive, avoir
les yeux constamment fi-
xes sur la gentille Isalina. Je vous le promets
Ccll--ci, charge d'un pa- Ici la voix dss conduc-
nier leger, avait Wlur tache teurn stimula le travail .
d'enlever la *bagasse, au its se separerent. Paul. en
mioulin et de l'aller jeter s retirant., ap rqut quel-
dans la cour deschal'aux,. qu un gl sber tt d sparaitre
Alors le soleil disparaissa t darns le rap.dement et la nut tomn- dant. on baissa la porte de
baet. Commine il Apiait un 1'ecluse et peu a peu la
moment favorable pour rouc revint a 1 e;at de re-
'ent r e t e n i r s o n po. Alors le s lence succe
front sombre et tcrni redes- da au grand tapage qui re-
vint serein s'tot le vxnue gnast. La vietle bonne femc
de 1'obscurte. Sortant brus nme hab Luelernent charge
quement de sa position, il d al mentor le foyer d- fut se placer a 1'entree de ga-sc- dessechee af:n d'e-
la cour ou Isal-na ne tar- clairer 1'ence.nle du mou-
da pas a se presenter a son lin. ne tarda pas ah s'en-
tour. dormir. le feu s teignit, et
pu s tout rentra dans l'obs
Isaline, dit-il, j ai be- cur:te. L-e quart,. se disper
soin de vous. sa ca et la pour oublier
Et- son air avait quelque ses fatigues dans une heu-
chose de sombre; sa voix e- re de somm-il. La nuit e-
tait triste. tait delic euse; l'azur avait
tant de transparence que
Moi et que venez ion eit -d.t vo'r des myria
vous m'appr'ndre. Paul ? des d'etoiles, plus reculees,
Vous etes tout tremblant. come se reveler et dispa-
d t-elle, en jetant son pa raitre alternativement pa-
nier et s'avancant a lui re'lIes a de flottantes etin-
celles. Et, tandis que, d'un
J'ai besoin de vous di c6te, les flames et la
re a part, reprit-il, ce que fumde qu: s'dleva!ent dans
je souffre a cause de vous. lasr s'affaissaicnt, tandis
quelgue chose qui met 'l'n que les chants du qufitude dans mon Ame ... et du chausseur, qu' se re-
pondaient toul-a-tour de
En serais-je la cause la sucrer:e an fourneau et
moi ? du fourneau la sucrerie
5s'eirgnaiint, de l'autre, la
-- Eoutez: l'autre soir, cascade dhtournde de la
dans la eCalinda de Bau- Taille-Vanne, tomba!t a-
duits, j'ai vu plusieurs jeu- vec molns de bru't dans
nes gens se grouper i quel son large bassin. Isalina,
ques pas de la tonnelle... seule 6ve'lle, s'assit au-
et vous dansiez alors. Par pros de son pan'er taItiant
leurs regards et leurs chu vainement de sp rendre rai-
chotements, je presumais son de la visite inopinee de
que vous en dtiez le sujet. Paul. Qu'a-t-il done A me
En. effect, en m'approchant d're ? se d'sa.t-ellc. Pour-
de leur cercle, comme si de quol venir ainsl exciter ma
rien n'talt, j'entend's un curjosite, me jet-r dans u-
d'enatre eux exprimer son ne crulle perplex te jus-
aditiration en des terms qu'l dema n ? Si ce sont


des reproches... pourtant je
n'ai rien fait pour les me
riter... mais non, que dis-
je, ne l'ai-je pas vu souri-
re ? n'aiJ -jpas en quelgues
mots, ce Ifle semble, dissi-
* zBes craintes msal fon-
dees? .. Puis elle se tut
et songea longtemps.

Mals bientot 1'heure du
repos s'ecoula. Tree de ses
reflexions par Ie travail
qui recommenga, en vain
essaya-t-elle de reprendre
sa gaiete premiere; ni le
vent du soir qui lui portalt
1'odeur du sucre ou la dou
ceur d'une nuit voluptueu-
se, ni les bonds de la cas
cade sur la roue haletante
ou le chant du quart qui die
ja volait 4e bouche en bog
che, rlen ne pouvait la
d straire des pensfes qui
l'obs6daient. Enfin minuit
sonna. Les sconducteursa re
curent l'ordre de renouveler
les bras. Ils allerent done
revealler le rest de l'ate-
1ier pour remplacer le pre
miter quart qu'ils congddi-
aient. Abattue par le tra-
vail et le tourmtnt de 1'in
certitude, Isalina prit par-
un pet't sentier lcart6 pour
se rendre chez. En pas-
sant devaint le cimetiere
qui se trouvait sur son
chemin, elle apei;ut ,a tra
vers la mi-clart6 des 6-
toiljs quelqu'un assis sur
tine fosse Auss tot 1 hom-
lne se redrnssa. Qui sites -
vou ? lui cria-t-il d tune
voix forte. Arrctiz !

E'lle trim4)la de tous ses
membr!'s et tenta plusleurs
fo s di s'enfun ou de crier.
mna s la peur avait presque
aneanti ses f;I-ultes. L'au
tre, pregnant sa stupeur
pour une adhesion. sa\an-
ca et la regardant: Isali-
na secria-t-il avrc traps
port.
II porta; tla ma n sur
elle quand celle-ci. reve-
nue de sa terreur. recula en
Ie repoussant avec jndigna
tion :

N avancez pas dit-el
le. ou je crierai.
Crer Qui done vous en
tendra a cette heure ? Ta-
chez plutot de reveiller
ces morts et de les conju-
rrr a votre secours. D'ail-
leurs, ecoutez: je n'ai pas
l'intent:on de mal faire;
mais vous me direz quel
etalt celui-la qui vous par-
la't devant la cour dcs
cchtteaux bagasses ?

C'6tait Paul.
Ah ah Paul ? que vous
d sait-il ?

Rien- Si, vous le sa-
vez
Rien, vous d s-je la s-
sez-moi passer; et elle fit
un m.ou\ ni.-ii comme pour
s'en allEr. L'autre se jeta
devant elle.

Passer s'6cria-t-il.
Ah ga n'appelle pas, car
cecl te fera taire II porta
la ma'n sur la poignle de
sa daguz Ti me rlpon-
dras I

H1las I Je ne sais qui
vous 6tes, mais sl vous a-
vez id quelque parent mort.
jc vou-, prie. Cn son nom sa
cr6, la ssez-mot passer I


Je suis Jean-Julien !
Vous ? Jean-Julien t Mon
Dieu...

Eh bien Je te diral
moi ce qu'll ;te veut; j'yta's
:la vous pier tous deux.
11 t'a dit, n'est-ce pas, de
te rendre chez lui demain...
sans doute pour te confier
quelque secret; mais a quoi
bon ? Va, il te dira de fuir
et surtout ;de nm6priser le
rival qu'il ne counait pas
encore...

Un rival dites-vous ?

Oui; c'est moL

Oh dit-elle, en eachant
ses yeux dans ses deux
mains, ayez pithi de moi!
Vous avez 6te son ami, et
vous Ates...

Tu dis vrai, interrom-
pAt-il, en jetant un rire mo
queur, je 1'avais etW; mais
qui t'aime ne peut souffrir
de partage. Aussi, je le ju-
re la main sur ces tombes,
si tu ne m'appartiens pas
tu ne seras pas h lui !
A ce terrible sermnent,
la malheureuse enfant pleu
ra si amlrement que I'Ame
x x

sle P
PA

Rendu thez lui, Paul ne
gouta pas un Instant de
repos jusqu'au lendemain
martin S il avait fixe 'heu
re et le 1 eu do rendez -
vous a Isalina, cetait dans
intention de lui annoncer
lcur prochaine union afn
de dejouer toute measure
qui aural ete prise pour
le supplanter. A cet effect,
il faisa.t batir une chaumie
re non loin de celle de sa
mere, et n'alttendait plus
qu'lsalina pour lui fair
part de sa drrn. er resolu
tion. Enlin la matinee pa
rut It se leva prit son ca-
fe. et allumant son care,
il alia sasseo.r au seunl
de sa porte; mais il attend
dit vainement. Des dout-s
commencerent ii se reveil-
ler en lui. Impatient, il se
promena le long de la chau
miere, s'efforgant de dissi-
per ses inquietutdes par la
fumee du tabac. Pourtant,
il vit le solel parvenir
bien haut et que personnel
ne se montrait encore dans
le chemin qui courait de-
vant lui, il eclata en a-
mers reprochea centre Isali
na eParjure, se disait-il,
ton serminnt eat plus -lger
que la fumle de mon ciga
re, Elar que diras-tu quand
l'ame de ton pre viendra
dans Ils songs de tes
nu'ts, demander compete du
temoignage don't tu l'as
chargee ?

Cepeodant, come il crai
gnalt d'alarmer sa more, il
entra dans son jardin afin de
donner un plus libre course
Sses emportements. C'est
alors qu'il vit venir de son
cotA dEux pietorns qul par-
lalent ea .'ez haut pour qu'il
pat le., entendre distincte-
ment. Ils avalent pour ba-
ton chacun une longue can
n, A sucre jttec sur .,urs
6paules, ayant au bout un
paquet de llnse et une pal


cruelle de Jean-Julien en
fut touchle, et se jetant a
ses pieds, il s'dcria avec
un transport, brutal : 4D:s,
dis seulement que tu re-
nonces a Paul, Isalina !
Et tu seras heureuse, et j.
te serai; moi, plus soumis
que le chien de ta mason.

Non, non, dit-elle en
reculant, laissez-moi; vous
i&es nieprisable! Alors se
relevant plus indign etc
plus irrite, il la repoussa
de ses deux mains si vio-
lemment, qu'elle tr6bucha
et fut donner de la tete
centre la pierre d'un tom-
beau. Le sang jaillit; puis
rendant un faible soupir,
elle s'evanouit.
Pendant que l'autre cher
chait le poignard qu'il a-
vait laiss6 tomber, quatre
hommes, revenant de la su
crerie, parurent au detour
de la haie, ayant chacun
une torche en main. Jean
-Jullen disparut.
Cependant les dernilres
plaintes qu'Isalina avalt
poussoes attirerent ces hom
mes au lieu ouf elle g'sait;
ils la prirent et 1'emport6-,
rent chez elle, baignde
dans son sang.
x x
ARTIE
UL
re de souliers. Par leur mi
ne il jugea que ce pouvait
Atre des bras debout venant
de Digneron; or il ne serait
pas imposes ble qu'il tirat
de i-ur conversation des e-
claircissements concernant
le retardement d'Isalina ;
car apres tout, il ne pou-
vait se resoudre a la cro.re
infidele. I1 se cacha done
soigneusement derriere la
haie touffue de son petit
jardmi: aussitot l'un d'eux
As'cria a quelques pas de
lui:

Quant i mtoi, compare,
je crois que Digneron est
le plus joli site de tout le
Cul-de-sac. Sur ma foi,
1'on ne peut guere trouver
de plus belles femmes ail
leurs.

En verite. je suis fort
de votre opinion, repartit
son camarade.

Et quellts denrees I
reprit le premier.

Jisus etokaillec, vo
yez un peu ces cannes: y
en a-t-il de pie-s jaunes et
de plus -sucrees ailleurs ?

Le tafia que 1'on y fa-
brique est excellent ...

Vous me fates souve-
n:r, interrompit 1'autre tout
-a-coup, en tatonnant son
paquet, que j'ai... tonner-
re L'aurai-je oubli6 par
hasard... Non, non, reprit-il
en pirouettant rapidement
sur ses pieds.

Eh bien compAre, quest
-cc qui vous met en si beau
train ?

Une chopine de tafia,
une chopine de tafia, la
voici.
---Ah ga, voyons, dit

(Voir suite page suivant )




LE NOUVELLISTE-


4 LE DEPARTMENT DE LA JUSTICE
presenfte

i leurs Excellences

4le President A vie de -I R.,ptalique


SM. JEAN CLAUDE DUVALIER

4 la Premiere Damne de la Republique

Mime SIMONE 0. DUVALIER

ses voeux les plus sinceres





, *










ET DU NOVEL AN 1978
4 W^i-^
34 *r ^O t
4 H- II^~c H-*lBMBC?^' .**aw
.o~fA L'OCCASION"1 DE LA NOE1"11-- 1977fa
4^1\^B Ir^
lH~ E DU NOUVEL' AN 1978j .-
4 ^i^ jiai^ ^ *^ R H ^',-* ^ *'^ r'rW
| ,^ ^ -\. ;,
S" rnwo







eLE NOUVELLISTED


ISALINA OU UNE SCENE CREOLE
(SUITE)


son compagnon joyeux, c'est
une nouvelle qil IBe su
prend a propose. eGrangou
for pass maladi.v Asseyons
nous et prenons une fols no
tre ddjefiner, car nous avons
encore un bon bout de che
min a faire avant d'attein-
dre le haut de ces mornes.

C'est vrai, voup avez
raison.

Dans ce moment ils 6-
taient arrives en face de
la hale oil Paul se tenant
cach6. Ils s'assirent done
tous deux sur une pierre de
galet qui servant de borne
a la petite propridtA de la
mere de Paul, et ouvrant
leurs paquets, 1'un en tira
quatre petites cassaves et un
morceau de more, 1'autre
fit voir la chopine qui ve-
nait de provoquer le repas.

Est-11 fort du moins?
s'dcria le premier.

Ca va sans dire. Se-
couez la chopine et placez-
la entire votre oeil et les
rayons du soleil.

Oui, oui, c'est perle;
ddpechons-nous.
Avec leur abatte-feuv ils
allumtrent bientot quel-
ques rameaux sees oif ils
jetlrent une demi-douzaine
de patates et leur poisson;
ensuite coupant quelques
feuilles de bananiers qui
penchaient de leur cotd,
ils improviserent des gobe-
lets et burent largement le
coup de sante. Puis, apres
avoir retired leur morne du
feu, ils commencement le
repas en reprenant le
fil de leur conversation.
a.TAs

Quelle est la plus bel
le d'entre les filles de Di-
gneron ?

Ma foi, c'est, je crois,
Marie.

Marie I oh! compere
ginga ou deteinna, que
faites-vous d'Isalina ? A
ce nom Paul s'avanea, et
s'appuyant sur ses deux
mains, alongea une longue
oreille pour n'en pas per-
dre un mot.

N'allez pas si vite, r6
pliqua son camarade; au-
tant que je puis m'en sou-
vznir, je crois ne 1'avoir ja
mals vue.

Comment ?

Que dis-je ? m,. Isali-
na, fit-il comme pour se
la rappeler, oui, oui, c'est
elle-meme qu'on a trouv6e
hier au soir etendue dans
le cimetiere toUte baignee
de sang.
A cette nouvelle inatten
due, Paul se sentit ddfail-
lir. Mais tout-a-coup l'indi
gnatlon et le besoin de ven
geance firent monter le
sang A son front. Ii retint
done avec un courage press
que au-dessus de ses forces
le cri qui allait lul echap
per. L'autre pi4ton, apres
un moment d'etonnement,
s'dcria:

-i Isalina, dites-vous ?
Sc'est impossible"! je Vlal
vue hier au sofr au moulln.


Oh je dis blen; on
trouva entire autre, un polt
gnard aupres d'elle; ce qul
d'abord donna lieu de crol
re qu'elle avait det poignar
d6de, mals on ne put trou-
ver qu'une forte contusion
A la tete.

Est-elle more ?

Non, mais 5i en r6sul
te qu'elle divague beau-
coup, et tous les vieux de
l'habltation pensent qu'il y
a de i'ensoreellement .

Soupgonne-t-on quel-
qu,'un

-- 'est la embarrass I1
y a tant de mystere, tant
d'on dit.

Dans le cimetierel in-
terrompit 1'autre: et qu'y
faisait-elle ?

Apparemment elle reve
nalt de son travail : 11 e-
tait minult.

En effet, c'est 1'heure
qu'on nous a relev6s. Ma
fof, j'etais si las que j'al
dormi sur la &bagasse P du
fourneau. 11 y a des szom
bls dans ceci, qu'en pen-
sez-vous ?

Cela se peut bien.
Id le repas termine, ils
burent le dernier coup du
restaurant, et faisant leurs
paquets, ils reprirent leur
route vers la montagne.

Longtemps apres que les
pistons furent parts, Paul
resta toujours assis a la
meme place. II dtait pale
et absorbed par de doulou-
reuses pensees Enfin, reve-
nu a lui-meme, il reprit
lentement le chemin de sa
case. 11 rencontra au seuil
de la porte sa mere qui, in
quite de ne pas le voir ve
nir a i'heure accoutumee
du repas, allait au devant
de lui. Elle fut frappee de
sa pdleur extraordinaire et
ne put s'emplcher de lui
en temoigner sa surprise.
:Je n'ai rien, dit-il, absolu
meant rien, ma mere,, et il
soupira profondement. Ii
entra dans sa chambre et
en sortit bient6t avec une
machette ceinte autour de
ses reins et un baton en
main.

Mals non, vous me ca
chez quelque chose, mon
fils; vous Ates visiblement
d6fait depuis que vous etes
revenue du jardin. Ou al-
lez-vous?

A Digneron

Pourquol cette arme ?
Vous pleurez, mon fails; u-
ne mere est-elle de trop
dans la douleur de son -en
fant? Ditke-moi, nr me ca
chez rien, pcut-tri trou-
veral-je un soulagement A
votre souffrance.

Isallna, ma mere, Isall
na a 6et assasslnde I
A ces mots prononc6s
d'un ton d6chlrant, sa pau
vre mere pallt et chancela.
seralt d'autant plus tenlt
Morte ? repartit- ellc
en d6bayant.
Non, males elle mourra
peut-6tre I


Sait-on le meurtrler?

Ah il je le savais, je
donnerais ma vie pour 1'ins
tant que je 1'aurais face it
face avec7 mol. Alors en
quelques mots il r6suma &
sa m&re la conversation des
pistons. Partez, dit-elle, a-
vec un accent don't elle a-
vait peine & catcher 1'indi-
gnation, allez la secourir
ou la venger. Pauvre en-
fant murmura-t-elle, et
elle se retourna pour que
Paul ne vit pae sea pleurs.
Celui-ci devina son inten-
tion, s'dlanca et disparut.

Mais c'6tait fait d'elle
Isalina avalt entlerement


perdu sa raison. Aussit6t
qu'elle vit entrer Paul, el
le jeta un cri, se cacha le
visage sous le drap de son
lit et ses membres se pri-
rent k trembler. II ne tar-
da done pas a revenir plus
triste et plus d6sesp6r6.
D'aussi loin qu'il apergut
sa mere, l lui cria: Elle
est ensorcelee elle est per
due, perdue, pour jamais I

Ensorcelde quelle bar-
barfe .dit-elle en bondis-
sant de son slege. Eile cou
rut k son fils, et tous deux
s'6treignant dans leurs bras,
demeurerent longtemps dans
un morne silence. Mais tout
& coup une hbureuse idee


vint & sa mere. Eh blen !
dit-elle en se d6gageant de
ses bras, nous n'avons rien
de mieux A fare que d'al-
ler demain, sans plus tar.
der, consulter Galba de la
montagne Shasha. Je t'assu
re, mon fils, qu'il te revelera
ce mystere : 11 a 6te l'ami
intime de ton feu pere. Carols
mol, partons; Galba est mA
me redoutd de la fameuse
Marie Bobin.
- Oui, oui, nous partirons,
dit-il; et une expression de
contentement part sur ta
physionomie, Attends-moi,
je vais ramener A l'instant
meme nos chevaux de la
savane.


xxX
-III-
OALBA OU LA CONSULTATION


Quelque cruelle et longue
que la nult cut paru A Paul,
11 ne laissa pas, cependant,
de se rejouir un peu quand
la matinee s'aunonia. R1so-
lu d'apres l'avis mame de
sa mere d'aller consulter le
vieux Galba, 11 fit Incessam
-ment ses pr6paratlfs de d&
part Outre une some de
cinquante gourdes qu'll lul
apportait, 11 devait aussi lut
fare un present selon sa
fortune et l'usage etabli par
les Caplatas. II choisit donc
la plus belle chevre de son
troupeau, une breb's noire
sansi tche; ensulte il se mu
nit d'une volaille de chaque
espece, d'un couple de pi-
geons bruns dores et des vi-
vres que la montagne nest
pas susceptible de produire.

A cela il ajouta touted sorte
de boissons, tells que le si
rop, le tafia et quelques bou
teilles de rhum. Ses prepa-
ratifs termines Paul, accom
pagn6 de sa mere et de ses
proches parents, partit a
quatre heures du martin.
Maintenant, laissons les vo
yageurs et transportons -
nous chez eGalbas, afin de
preparer le lecteur aux see
nes qui s'y passeront bien-
tot. eGalbai est un homme
don't 1'extdrieur misculeux
announce une force extraordi
naire blen qu'll ait atteint a
tres peu pros sa -oixante
huitieme annde. Sa tete lar
ge et velue ne ressemble nul
element au vral type afr!cain
qui s'amblior. considdrable-
ment dans notre pays. Son
nez l6grdmnent 6pat6 a une
courbure peu sensible sur la
1tvre superieure; son front
large porte des sourcils bien
arquds, ses bras sont potelds
et ouverts, et ses 6paules
carries. Sa tallle est haute
et blen prise II a les jam-
bes un peu bancroches, et
par suite ses genoux qui se
heurtent, g6nent et retar-
dent sa march. Sl ce nest
une deml douzaine de cha-
pelets suspendus A spn cou,
ayant chacun un agarde -
corpns en forme d'agnus Del,
rlen d'ailleurs ne )e distin-
gue des homes A profes-
sion commune. Par un ha-
sard Inconcevahle, 11 possn
de un fne brun don't les
Jamben sont iordces aussi.
Ai'n le maitre eat le servl-
tour par In aFlmnultannilt do
Irur march offreni un coup
d'oell rts curilux. et l'on
d'y Irouver une analogle


complete, que l'Ane, comme
nous le verrons plus tard,
semble ttre pour beaucoup
dans la vie mysterleuse du
acaplata. Sa chaumiere, si
tude a quelqu:s pas du som
met de la montagne sur une
pente douce, n'offre rien de
remarquable, quant A l'extd
rieur, si ce nest ce quelque
chose qu'on ne peut d6cri-
re, ia voir une maisonnette
toute blanche, sise sous les
domes verdoyants et mobi-
les des rangers. Ceperi-
dant si nous entrons dans
l'interieur, nou, trouverons
une salle spacieuse dont les
panneaux sont tapissds de
caricatures, repr6sentant, je
crois, le diable r6tissant quel
ques damnes. A part, dans
une alle de la mason, il est
une chambre obscure oa.
personnel n'entre pendant
ou avant la conjuration in
female. Il y tient constam
ment une baille remplie
d'eau pure de source, un
jeu de cartes sur une table
ornee de deux crucifix et de
deux bougies espagnoles be-
nies par la vierge d'Ytiguey.

Or ce jour la sis sous les rangers de son
jardin, avalt a ses pieds une
natte tendue ou son fils ve
nait de deposer son dejeu-
ner ordinaire, qui consistait
en quelques vivres et legu-
mes accompagnes d'une l6-
che de tassau et d'une cho
pine de rhum. A une petite
distance de la natte on pour
rait apercevoir une couleu-
vre magdelaine role en
spirales, ayant la tete re-
pos6e sur ces replies. Ce rep
tile est tout a la fois son
ange garden et sa dditd. II
lui jetait de temps en temps
quelques mlettes de banane
qu'il avalait avec une gran
de avidit6. Tout A coup au
moment oa il acheva't son
repas, l'Ane se mit A braire
extraordinalrement. A ce si
gnal blen connu, son fils se
leva brusquement pour aller
accomplir. son devoir, mals
dans son empressement 11
heurta maladroitement la
couleuvre. Celle-ci se redres
sant de toute sa longueur,
lut darda sa triple langue,
et se prdparait l 'attaquer,
quand eGalbas, Intervenu,
poussa rudement Jean Paul
(car c'est ainst qu'll se nom
malt) : Van-t-en, dit-il d'un
ton de colere, tu seras done
toujours maladroit. Je ne
sales A quol tu resembles tol


avec ton air bbbt6 : ddp6-
che-toi, va m'amener ces vo
yageurs et bien vite !i

Tandis que la couleuvre,
glissant rapidement sur le
gazon, gagnait le haut d'un
avocatier, Jean Paul, sur-
nomm6 le lourdaud, e6 don't
les pieds pour comble de
malheur, etaient garnish de
cchiques>, disparaissait tant
blen que mal. II est bon d'a
jouter en passant, que l'ne,
obdissant soit a l'instinct ou
A la magie de son maitre,
comme on le voudra, pait ex
clusivement sur la hauteur
qui domine la chaumilre
pour humer les strangers et
pour les announcer au capla
ta. Deux raisons reclament
cette measure, d'un cote, il
peut avoir tout le temps de
se preparer A bien recevoir
ceux ]a qui viennent le con
sulter, et de I'autre se met-
tre a covert de toute accu
station, en se derobant a la
surveillance de la police ru
rale. Nous n'ignorons pas,
sans doute, la punition que
la justice inflige aux pa-loisa.
En effet, A pine le repti-
le avait-il disparu qu'il vit
revenir son fils sulvi des vo
yageurs. D'un pas lentte p
nible, il alla vers eux et les
regut avec toute la politesse
possible, en les invitant A
enter et se reooser a leur
raise. Ils entrerent done dans
la chaumidre et prirent pla
ce dans la salle. Avant d'al
ler plus loin, qGalba, ne
manqua pas de leur deman
der leur sante; puis il ajou
ta :

-Je presume, chers cama
rades, que vous venez sans
doute reclamer mon service.

- Oui, lui r6pondit Paul,
nous sommes venus pour u-
ne consultation.

Eh I ben, dit-il avec
une legare inclination de tI
te, exposez-moi lea faits, sur
tout parlez avec franchise;
vos interets memes 1'exigent.
Paul se leva at apres lul a-
voir racontd ce qu'il avait
oul derriere la hale de son
jardin, poursuivit ainsl :
Je ne sais, mon pere, pour-
quoi Isalina tremble sI fort
A me voir. Hier au soir a-
vant que je me fusse decide
A venir vous consulter, Je

(Voir suite page sulvante)


I






ILE N4OUVELLISTEs




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE
(SUITE)


voulus savoir sa situation
reelle. Je lui demandai si
elle ne se sentait pas souf
frir autre part quA' la tete;
je lul demandai de m'ap-
prendre seulement le nom
de cct home barbare qui
l'avait, si fort maltraitee,
mais a tout cela, mon pere,
elle ne repondit que par des
sanglots. Alors je m'appro-
chai pour lui prendre la
main, elle en- trembla corn
me une feuille et me cacha
son visage comme sl je lui
faisa's horreur, A ces der-
niers mots il pal t et la pa
role lui manqua.

Continue, cont nuez, re
prit vivement Ains', mon pere, je vou
drais savoir d'abord, st c'est
la blessure qui la jette da.,;
un delire ou elle repousse
mame celui qu'eile a le plus
ailmf; ensu te quel est l'au
teur de cet assassinat, et si,
comme je le presume, elle
est ensorcelee, veuillez m'ap
prendre le nom de lind vi-
du, et celui de la personnel
qui lui vcndit ses conseils et
ses drogues. la tete et mordit se3 levres
comme si quelque diff cult
1'arretait, puis s'ad.essant a
Paul :

Votre derande, dit-1,
peut etre divisae en tro s,
chacune bien tranchee. A-
vant de satisfare a la pre-
miere, j'ai quelques ques-


tions a vous poser; tachez
d y repondre succ nti ment
et avec franchise. Vous di-
tes qu'Isalina a de frequen
t-s hallucinat ons, n'est-ce
pas ?

Ou', mon ptre,

Et dans ces moments-
la, quel nom prononce-t-llee
souvent ?

Ma cousine, qul est as
s se aupres de vous, et qui
ne la laissait d'un pas, nous
as-ure qu el'e repete inces-
samment un nom de Jean.

Est-ce vra:, clia ? In-
terromp t ,Galbas, c.i so re
tournant vers la jeune per
sonne ass'ist a ses cuts.

Oui. je 1'ai enteind, et
je- assurei, repond t-clie te'
se levant.

Votre norn s'll vous.
plait, belle niliant ?

Georgina

Pardon, mna f AI, ce'st
qu'Al < st necessary que je
sache votre nonm.

- N'avait-elle j:unals d'au
tres sur ks levres ')

Oh oui, elle d salt sou
vent Marie Mare. et n a
cheva t pas.
A ce nom mnachive un


pressentiment fit tressaltlir
le vitux Galba, pu s repre-
nant son came ordina re :

Asseyez-vous, mon en-
fant, dlt-il, c'est tout.

Paul, ne connaissez-
vous -personne du nom de
Jean qui soit de vos am's ?
Personn-, si ce n'est
Jean JuP'en, mon frare de
bapt6me.

C'est different. Et cet-
te Marie don't parole votre
cousin ?

Sa soeur cadette se
nomme Marie.

Est-ce lI tout le norm ?

Out Marle tout simple
ment

Hlum dit-!l, en se-
couant rapidemnent une dec
ses jamb's, c tst que j'ai be
so5n1, voye.--vGu;, de savoir
si Ci dllire n est po lit occa
on01111 par la tievre. Pour-
taint, secria-t-1, enll pas-
anit la main sur son front,
comime is'll enait d'ftre e-
cla:ir par une soudaine rd-
velation, mauemo sell Geor
g na peut nous dire, je crois,
si ce Ji an Jullen la visit
quilquefo s et dans ce cas,
qu elle vet la conduite d Isa
3ina ,nvers lui n'a-t-elle
jama s eprouve de l'aversion
cn le voyant ?


Non, mon ptre, je me
rappeile avoir vu Isalina lui
sour re plus d'une fois, mais
elle ne l'a jamais repouss6.

Ah ga, mes amis, passa ote tr.pp' pou mete
pa 11a;

Comment done vous
aompit v'vement Galpa,, ]L
n'accuse encore per.onne,
pensericz, s'ecria Paul, que
ce iflt...
Ecoutez, dcoutez, inter-
mais il m'importe, c, pen-
dant, d'entrer dans les de-
ta'ls qui vous paraitraient
enime les pVus insign fiants:
Or j' prononce : la blessure,
ou plutot la fire qui peut
etre en cst la su te, n'est
pour r, n en cci, je vous
le jure. Ne repoussarait-elle
pas egalement tout le mon
de ? Pourquoi Cette horreur..
remarquez bien une lorr ur
souda'ne, sans aiucune ant6
eddent, une haine vive, inat
tendue, sans provocat on au
cune, pourquol, d!s-je, cette
liorreur seulenlent pour I'ob
jet que natu(lres (lie ne rou
g ssait pas d'adorer ?

Non : d'a llcurs l'anour
no pa,'Fa jamais aussi bubi
t cment a la ha ine : nul dou
te qu'il n'y ait de I'ensorcel
lament Voila pour la pre-
miere demand. Dans la se
conde, il s'agit, jo crois, de
connaitre le meurtrier, n'et
ce pas ?


Out, reprit tristement
Paul.

Eh bien tenez pour
constant que, celui qui l'a
ensorcel6e n'est riens- autre
que 1'assass'n.
Ainsi passons a la dernia
re qui est la plus 6pineuse;
elle seule d'ailleurs nous rd
velera ce mystdre, ou plut6t
les noms des indiv'dus cou
pables.
Alors il se leva et donna
qu'on tint les portes fermees
a clef. 11 entra dans son ca
binet secret et y rest un
long temps dans le plus pro
fond silence. Mais tout a
coup les gens de la salle vi
rent une clartd soudaine il-
luminer la chambre. Ils 'en-
tendirent des g6missements
sourds, des soupirs convul-
s'fs, et comme un bouillon-
nement d'eau male a des
sifflements aigus de s' r-
pent. 1s se leverent plus du
ne lo's pour sortir par la-
cour, tant ils en avalent u-
ne frayeur dans l'Ame I
mais la crainte de d6pla'rs
au bonhomme 1'emporta.
Peu a peu le bruit cessa, et
, don't la physiono-
m!e ava't pris une singul a
re expression pendant la con
juration, sa prdsenta au
seuil du cabinet et les invi
ta a rentrer.
Ils virent tro's cartes, cha
cune collee sur un panneau,

(Voir suite page Suivante)


4 INSTITUTE HAITIEN DE PROMOTION >



3 DU CAFE ET D'EXPORTATION DES DEGREES





4 SOUHAITE


Joyeux NoIl 1977


Bonne Annie 1978


A LEURS EXCELLENCES



SM. Jean Claude Duvalier


PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE






Madame Simone 0. Duvalier



PREMIERE DAME DE LA REPUBLIQUEB


V 1V




LE NOUVELLISTE -

LA LOTERIE DE L'ETAT HAITIEN













Souhaite


que Son Excellence

le President a Vie de la Republiaue

et la Premiere Dame de la Retpublique


daignent agreer les voeux fervents de success

A et de bonheur qu'elle leur adresse a l'occasion

de la Noel et du nouvel An
Gwwwwwww wwveyw wwwwww





al' N OUVBbISTE




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE
(SUITE)


et au beau milieu de la
chambre une table sur la
quelle etaient places les
deux bougies allumees.

's|sl,, 1uanj as snol pusnb
11 prit Paul par la main et
le mit vis a vis des cartes
de maniere a ne point inter
center, la lumilre des chan
delles.

-Eh b!en, Paul, avez vous
l'esprit un peu tranquille ?
lii dit le en sou-
rlant.

Oui mon pere.
Alors reprenant tout a coup
son sdrieux habituel : lah Mitchor !I s'ecria-t-il
d'une voix nasale. Puis 11
donna face a l'Orient et
continue ainsi :

Regardez dit-il en 6le
vant la voix, regarded ce va
let de carte attach sur le
panneau, a votre gauche;
quelle est cette figure-la ?
la reconnaissez-vous ?

Aussit6t une ombre pass
sur la carte et s'y fixa un
instant. Les traits en dtaient
le nage rdel; aussi Paul s'decria
t-il en bondissant en arrie-
re :

Jean Julien ; non,
c'est impossible !

Pas de commentaire !
et la dame de pique qui est
a votre droite dites ? r6pli
qua le vieillard.


Quoi Marie Robin !
Eh mon Dieu je suis done
perdu.
Abattu par ces revelations
terrible, 11 laissa tomber sa
tete sur sa poitrine et croi
sa ses deux bras.

A l'autre maintenant,
le temps press, a 1'autre
en face de vous

Pardon, mon pdre, dit-
11, revenant de sa surprise,
c'est que j'en suis accabl...
Oh du moins celle-c, c'est
Isalina; comme elle est pa
la et d6faite I

Approchez-vous d'elle.
Helas elle tremble et
me cache son visage.

C'est bhen, dit le bon-
homme venez, venez de mon
cote. Passons a la derniere
dpreuve. Ayant pris avec un
vcou' un psu d'eau dans la
baille, 11 pria Paul de s'en
bien laver les yeux et tout
le visage. Maintenant, reprit
il, regardez au fond de -et-
te ba'lle et dites-nous les
choses qui se presenteront
a vos regards. Allons, mon
enfant, courage (Cc st tou
jours Isanna qui me halt et
me repousse udit-il.
Ces mots furent pronon-
c6s avec un tel accent de
dasespoir, que sa mere alar
mde interromp t le (Capla-
ta>.
Bon vieillard, lui dit-
elle. je vous conjure de nous
dire av'c franchise ce que
vos connaissances super'eu-


res vous suggarent sur no-
tre demarche. La consulta-
tion viendrait-elle t r o p
tard?

Mademoiselle, tout dd-
pend de la sagesse et de la
retenue de votre fils.

Tu l'entends, Paul, cou
rage Demain tu auras Isa
lina.

Aussit6t, Paul, rassem-
blant quelques restes de for
ce, plongea ses regards au
fond de 1'eau.

eJe vois Jean Julien,
continua-t-il, qui entire a
l'instant. II s'approche du
lit d'Isalina, saisit la main
qu'elle lui tend, la press et
la porte a ses levres.. A
cette vue, il ne put conti-
nuer. II recula, tira sa ma-
chette; il eit brise la ballet
en pieces, si suivait de pres, n'efit retenu
a temps son bras qui retom
ba't.

Imprudent june honm-
me s'ecria le vleillard, qu'al
liez-vous faire ? vous pen-
siez, pi ti etre, les atteindre
et les immoler a votre ven
geance Vous oubliez sans
doute que ce ne sont que de-
images.

En disant ceci, 1i sema u-
ne poudr" blanche sur la
surface de Feau, et Paul vit
tout a coup la physionomie
d'Isalina redevenir parfa'te
ment sereine et Jean Julien


sortir de la case en trebu-
chant comme un homme
pris de boisson. Ne pouvant
se posseder de joie, il se je
ta aux pieds du xCaplatax
et s'ecria en lui baisant les
mains: cMercl, merci, mon
pare, vous avez rendu la vie
a un malheureux jeune horn
me. Si vous voulez, je seral
votre fils adoptif, et je vous
aimerai comme j'ai aimed le
pere qui m'a donnd le jours.

Levez-vous, mon flls,
repliqua le vieillard atten-
dri; plus tard je repondrai
a 1'effusion de votre coeur.
Sachez qu'il n'dtait pas de
mon devoir de retenir votre
bras, mals vous m'avez intd
resse, et je n'ai pas oublie
l'amit'V de votre feu pare,
don't l'ombre m'6tait appa-
rue pendant la conjuration
Isalina est sauvde. Cepen-
dant, il vous reste quelque
chose a faire. Void une ta-
bat're qui renferme une
poudre noire cue vous seme
rez sur les paupieres de
Jean Julien. Ceeci qui est cou
su dans ce morceau de drap
rouge, aycz le soin de l'atta
cher sous une tresse des che


veux d'Isalina, directement
sur la couronne ae la tete.
Ayez auss' Ihabitude ae ia
peigner vous seule et ne laib
sez ce devoir a personnel,
sous quelque pr6texte que
ce soit. C'est une dent de
serpent don't la vertu dd-
truit non seulement les fas
cinations d'esprit, mais sait
en garantir quiconque pour
le reste de sa vie. Alors qu'el
le se garde de manger ni
anguille, ni poisons, enfin
rien de ce qui provient de
l'eau. Elle fulra aussi la
chair du pore, car le pore
mange la couleuvre; elle re
jettera 6galement les oi-
seaux, de pro'e qui se nour
rissent de la couleuvre. Jean
Julien, votre frare, expiera
bientot ses peches en d6pit
de la science de Marie Ro-
bin. Approchez maintenant
que je vous donne le bai-
ser de fdlicitation. Puis a-
pras un moment de silence,
il se leva et les conjura de
partir incessamment. Souve
nez-vous, dit-il en se reti-
rant, du vieux dans
vos joies comme dans vos
peines, et que Dieu vous soi
en aide.

Sxx

et fin)
tie IV
ALINA


II elait nuit quand les vo lina, Paul s'y rendit et trou
yageurs arriverent au pied va sa pauvre mere qui veil-
de la montagne. Une here lait a cote du lit, suivant
apres 11s entraiant a Digne-
ron. Impatient de voir Isa- ( (suite page suivante)


I LA BANQUET ROYALE DU CANADA



qc present Ci




S. E. le President a Vie de la Republique d'Haiti









4 et a sa Famille







ses souhaits de joyeux Noel






IM et d'Heureuse Annie





'F TVwTV5




ALE NOUVELLISTE

LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
DE L'ELECTRICITE D'HAITI
LES DIRECTIONS GENERAL
ADMINISTRATIVE, TECHNIQUE
ET LE PERSONNEL
Souhaitent a Son Excellence

Le President a Vie de la Republique

M. JEAN CLAUDE DUVALIER

et a sa Veneree Mere,

Mine. SIMONE 0. DUVALIER




S.et

--Une Bonne

Set Heureuse

Ann6e 1978

4- t"
q 2




ALE NOUVELLISTE




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE


a-cc anxiety I's moindres
mnouvmnientri de la malade.
A cheque plainte, elle 6tait
dcibout t I accablait de ces
qiultion.s don't la solllcitu-
die d une m're no se lasse ja
mais fait mal, na here enfant ?
O(n entcz-vous la douleur?
Dites crein 4 votre mere, re-
ponder, mn fille ? Vous soul
fri. nst '4-ce pas ? Pauvre
infant ment I pras que Paul entra
dana la inalson. Elie 6talt
trilImcint ab.sorbee par Its
-ouffrances de sa fille qu'el
lr n, fit pas attention sl
ciitwlqii'un u tail eintre et me
me etanilt vnu se placer der
ricre le dos de sa chaise. II
li tiucha legerement sur
I paule. Ell. fit un mouve-
,mnnt brusque sutir sa chaise,
riais en soulevant la tate
t.ic reconnut Paul et lul dit
a demi-voix :


D'ou venez-vous ainsi ?
Je viens de la monta-
gi, Shasha.

Et c'est pour cela que
vous nous avez laissies si
promptem'nt I autre soir ?

Oul dit-il, avec une ex
ir sion de jo:,. grace a
Ih'urf uso idee que ma me
re, me iFommnuiiqua, Jsalina,
\ Itr( fill vivid a.
t q(i vomui l'a dit ? in
S' rNmplt-'ile en s, levant.
M. lI, avaitl d ,,tier pit loin,
II 'ad !;ir(] de savor com-


ment elle se porte.
Oh depuls hier, 11 y a
un mieux considerable. Elle
n'a plus si souvent ces hal
lucinations longues et de-
sesparantes. Elle parole et
sourit a tout le monde... Je
vous en prie, tirez-mol de
cet embarras; qui vous a dit
qu'elle vivrait ? Ne me trom
pez pas, je suis mare.

Elh bien rejouissez-
vous avec moi, nous venons
de voir Galba.
Voir Galba ? et pour-
quoi ?

a- Quatt ge contr6 anti
cabas. Le cas d'Isalina etait
pressant; nous nous atten-
dions tous a la voir mourlr...
al-je mal fait ?
Merci dit-elle en le
pressant sur son se'n. C'est
done a vous qae je duos la
vie de mon enfant, merci !
Et si Dieu lui donne la san-
t., je vous unirai tous deux,
n'est-ce pas ?

Ma mere, vous m'acca-
blez, 'est plus qu'une re-
compense... et je n'exige
rien de vous.
Darts ce moment cepen-
dant, Isalina poussa un pro
fond soupir ct se rtveilla.
Alors se redressant sur son
lit, elle regard autour d'elle
avec des yeux pres'que 6-
teints de fiavre et de souf-
france; puis les ramenant
sur Paul :
oVenez, lui dit-elle, appro
che-z-vous. Vous m'avez a-
tandonnae, n'est-ce pas ?...


(suite)
Que dis-je, j'avals un son-
ge, tout it l'heure, et vous
me meniez vers la rividre,
vous me disiez des parole-
si douces et st obligeantes...,
Nous allions tous deux chez
votre mare ... et, je ne sasi
pourquoi, je me suls raveil.
16e. Que vous ates bon! Vous
ne souffrez pas comme mot,
peut itre... Pauvre Paul !>>
Paul s'dloigna prompte-
ment pour que ses sanglots
ne la troublassent point.
Oh s'ecria-t-il en sortant
de la case, elle m'appartfen
dra en d6pit des machina-
tions de Marie Robin I

Quoi I repartit la mC-
"re 6pouvant6e, y est-elle
donc pour quelque chose ?
Ah je sais maintenant, je
sais pourquoi ma fllle se
mourait, pourquoi ces spas-
mes, ces sueurs froides, ces
frissons dalirants qui la
tuaient. Oui, souvent ses 1e
vres balbutiaient des noms
interrompus; grace au ddve
interrompus; grace au d6-
vouement de votre meilleur
ami, Jean Julien.
Jean Julien dit Paul
avec coltre, c'est un infta-
me Pour l'amour de Dieu,
ma mtre, au nom de votre
Isalina, dites-moi ott il est;
montrez-moi sa demeure;
j'ai un devoir a remplir.

Allez promptement, lui
dit-elle; vous le trouverez
encore 6tendu au milieu de
sa case; depuis hier, il y est
comme ivre.


En effect, Paul s'y rendit
et le trouva couch par ter
re, la face en l'air. II tira la
boite de poudre, et apras en
avoir seme une grande quan
titan sur ses yeux, il se reti-
ra pelLnement satisfalt.
Cependanot le jour ne tar
da pas a poindre, et chacun
se retire chez soi avec la
joie et l'adm ration au coeur
Pau alors jugea que le mo-
ment etait venu pour agir
librement. It souleva douce
ment la tate de sa fiance
et datachant son tignon, 11
mit avec precaution le mor
ceau de drap rouge ofi le Ca
plata le lui avait prescrit;
ensuite 11 replaga sa tete sur
1'oreiller en posant un bai-
ser sur son front.

Quelques jours se passe-
rent depuis que ces scenes
eurent lieu sur i'habitation.
Isalina se sentait renaitre
de jour en jour. Ses moeurs
douces et son excellent na-
turel la faisaient aimer de
tout le monde. Aussi quand
atelier apprit le grande a-
malioratlon de sa santa, se
promit-il d'en faire fete. Di
manche fut le jour fixd
pour les diverse danses et
prires en actions de graces
En attendant, dans tous les
cercles on ne parlait que de
la maladie subite et de la
guerison miraculeuse d'Isa-
lina de la perfidie de Jean
reux de Paul. Alors chacun
se rappela un incident qu'il
n'avait point remarque sur
le champ. L'un disait qu'il


avait vu Isallna sans doute
au meme moment que la
Julien et des efforts gen6-
conjuration avait lieu a Sha
sha, redeventr plus came
et respirer plus librement;
un autre, quill avait remar-
qu6 une soudaine hesitation
dans les proc6d6s de Jean-
Julien, une gane un trlbu-
chement dans ses pas lors-
qu'il sortait de la mason.
Et parmi des choses inoules
d6bitaes par chacun, selon
les fantaisles de son imagi-
nation, plusieurs avangalent
qu'ils avaient oul un certain
tressaillement dans la paille
du toil de la mason com-
me sl un vent ldger y avait
pass, qu'un oiseau ou quel-
que esprit s'y etait pose.

Enfin dimanche arriva, et
route la court retentit de
joie. Aussit6t que le soleil se
leva, les diverges sectes a-
trangeres qui avaient ete in
vitees a la grande danse, fi
rent leur entree solennelle
au bruit des volx et des tam
hours. Li'Aradas demand
un coq noir, et I'ayant im-
mold, dessina une croix de
sang sur la porte de la ma-
lade. Le lards entrarent les entrail-
les de poulets t des cabrits,
qu'ils venaient de sacrifier
a leur aux quatres an
gles de la mason; putis vint
le yant trac6 quelques figures
bigarres au milieu dun

( (suite page suivante)


LES ETABLISSEMENTS RAYMOND LAMBERT

0:0


Souhaitent un joyeux NOEL



sa fiddle clientele,






*

0 r et luii presentent A






e 4 ses meilleurs voeux








Sl / pour la nouvelle Annee e









C' |




ALE NOUVELLISTE*



LA BANQUET NATIONAL DE PARIS



a l'honneur de presenter ses voeux de

JOYEUX NOEL ET DE BONNE! ANNEE

- A SON EXCELLENCE

M. JEAN CLAUDE: DUVALIER

2 President a vie de la Republique
02 et a la Premiere Dame de la R'publique
MADAME SIMONE 0. DUVALIER

















Banquet Nationale de Paris -Port an Prince (Haiti)
* LA BANQUET NATIONAL DE PARIS



4 1'honneur de presenter a ses clients


Sses meilleurs voeux de

4 JOYEUX NOEL ET BE BONNE ANNEE



Banque Nationale de Paris -Port au Prince (Haiti)
41i^




LE NOUVELLISTED




ISALINA OU UNE SCENE CREOLE
(suite)


a.d cfrclr de poudre,. dan
a tout aultour ct finit par
Smerttr Ir fu Ces prelu-
S rmInes. lIoutes les see
r: n- rmnrert on un scul
,- "t < proccditrent a la
!r ou lc ittendalt l'a
,m* i ambl O(n pr t du
; po ur designer A cha-
S c- r .1oni 1'el sptc al
r.dalit eet .ntervalle. Paul,
i-rnant lr,, bras de sa flan
r :rop falble encore pour
-,arch-r tans appul, lrnemme
::. rr-p rcr I'air pur sous
S:angotl rs de son jar-


u)i Paul, dit-elle, en che
:;...nant lInt.emnt, combien
S,:oufre dons l'etat oil
Mon front est enco
urd et Je s'ns l'ebou s-
S: du vert ge.
Vo'idra;s-tu t'en retour


Nn cela me pas.ge
S.. n soup rant.
s'Ai a contI mpla long-
"* -;, dars celte attitude a
;: r al-tm nt doulou-
x Is d-ux bras de la
.. ,P enrelaiqail nt son
S, rnait de temps en
S' ;.:i rf mHem"nt ner-
;,ir )rr sIon corps de
b ril cncolile s 11
Sb r pour laisser
1-, ,r te aie bonnie
a '% Alor. d,'ux lar-
; r I r s s pau-
; .' 1 ],r i nlmber sur
S .: ,;i (i. sa c'here
S .1 I] pi Nt an ruc hoire
Noni. I s


pitie de son humble fleur et
lui donne ea rose pour 1'em
pefchtr de mour.r. Marchons
maintenant, je suis assez
forte.

Rappelez-vous, Paul,
cont nua-t-elle aprds un mo
ment de pause, qve j'avats
soupqonne fort votrk free
Jean Julien; ce doute vous
6talt atfreux, ei vous m'a-
vuz brusquement interrom-
pue.
M'offenser dites vous?
Ah I ah I aujourd'hui
vous voudriez vous en de-
fendre, n'est-ce pas Il en
cst bien temps.
Helas vous avez rai-
son. Aussi en avals-je ete se
verement puni combien de
tourments, comb'en de nuts
de fievre et d'insomnfe !i:.
Tous edux arriv6rent en-
fin aux p:eds mangotiers. A
lors un souffle de vent v nt
soulEver et balancer leurs
oomes mobiles et arrondis,
et leurs grappes de fleurs
jeterent au loin un parfum
delic eux; le sourd murmu-
re de leur feu'llage se m8la
au brut 16ger d'une dcluse,
aux soup rs des merles el
des conjaunes.
Quel chant lui dit -
Isalina d'une vo'x faible; il
y a longtemps, n'est ce pas.
O Paul, que nous n'avons
passO de si doux moments
ensemble. Hdlas Je ne sa's
apres tout quel m6chant es
prit me portait malgre moi
a sourlre aux paroles d'un
serelfrat. Ce que je senta's,
voyez-vous ma faible cons-
cience essayait, mais vaine-


ment, de 1'abjurer, de Ise Tre
Ipousser loin de mol. Plus
d'une for's je voulais dire fe
nom du mechant, mais je
ne pouva's jamais 1'achever
tarint Je 'Tme settats la lan
gue lourde et comme cloueel
0 Paul, je vous en demand
pardon, grace pour une mal
heureuse IEle -cacha ses
yeux rouges de pleurs dari
les pans de sa Tobe.
- Pourrais-je t'an vouloir,
moi ? Ne sais-je 7pas t prd-
sent que tu as succonibd in
volontairement, chiee Isali-
na, A la vertu de leurs dro-
gues. -Les omnchants 1! 11s ni'a
va'ent done pas eu. pitid -de
ta falblesse. Imbeciles 1un
et l'autre ont etd ditjouds
par la science superieure de
1'excellerit Galba.
- fle me -trompez -pas, je
vous en prie, le bonhomme
vous a-t-il assure que j'en
guerirais ? qne je rev'vra's
pour vous et pour Dieu.
C'est que dans cet 6tat
oul l'e'prit du d6mon vous
persecute, on perd le souve
nir de ses jouissances pas -
sees; on doute msme de sa
propre existence.

Non, ne t'en ressouv'ens
pl,us... Regarded ce petit bas
sin d'eau; le vent et I'hi -
rondelle 1'effleurent et le
le ternissent du bout de
leurs ailes, eh bien tout ia
There, quand luira le so:r,
le calm y rev endra et sa
serenity sera d'autant plus
douce, qu'apres des heures
d'agitation, il aura une nuit
toute de parfum pt detoqles.
C'est ainsi de to!, Isalina;


vois-tu, apres tes souffran-
ces, ta paix et ta poie seront
plus completes et plus dura
bles. Mais enf.n, oublions
nos debo res passes pour son
ger a cet aventr qui sera
sans doute meilleur.
Du moins. que Dieu le
veuille, repartit-elle en sou
pirant.

Eh blen dans quelques
jon's je r6aliserat tes son-
ges, june fille; nous travel
serons ensemble la riviere,
tu seras .l'enfant de ma me
Te, et ne seralt-ce, que pour
moi, je-sais, elole adorera sa
bru avec toute 'affection de
son coeur. Tu la'sseras le
moulin -et les .cannes et tu
m'aideras au travail leger
don't je 'mnoccupe sur ma pe
tite propridte.

En ce moment la fete corn
menga. L'a'r retontit du
bru t des tambours. Tandis
que d'un cote s'cleva:ent les
chants v.fs et gais de la Mar
tinique, de l'autre le (Ba-
boule) chanta t ses tee et ses oMajemba,. Dans
une aitre partte de la cour
el'Arada) et le ougou) jetaient au son de
l'A sotor leurs hurlements
fantastiques. Tantot ils press
saient, ils ralentissa'ent tan
tot le rythme de lturs
chants, et b;entot toutes les
voix etouff6es par la put's -
sance de 1'emotion, n'a -
va4ent plus que des sons
lourds et saccadds, des ge-
missemonts prolonges. Alors
ils tournoyaient, reculaient.
s'61ancaient, et tous leurs


mimbres se prenaient a pal
piter convuls vement. II est
inutile de dire que tous Its
initls, quelques eloignda
qu'lls soient du lieu de la
danse, se sentent pris du
oVaudaux h n'untendre que
la cadence du tambour. Or,
Paul, era gnant que cette or
gie ne fit impression sur l1a
me encore febrile d'Isall -
na; malgre la puissance de
la dent de serpent, la rame
na chez elle, et ne ne nggea
r:en pour la distraire.


11 rest done aupres d'elle
jusqu'au tomber de la nu.t
Alors, disirant partir et ra
mener sa famille a sa de -
meure, 11 convoqua celle d'I
salina et lul commun.qua
l'intenion qu'il avait de se
placer avtc elle aussitot le
rtabl:ssement de ses forces,
afin de la preserver desor-
mais de toute atteinte funes
te. 11le accept avec jole sa
proposition et fixa ie jour
de leur union a d manche
prochain. tls s'embrasserent
de part et d'autre, et Paul,
beni de toute 1'habitation, re
prit le ch-min de sa chau -
miere avec sa mere et ses pa
rents que 1'on ava't cornm -
bles de toutes sorts d'hon
netetes. Et c'etait, (n ver.-
te, un spectacle attendris -
sant que de voir ces coeurs
humbles, pauvres et bons,
echangt r eurs mutuelles,
affections Le bonheur est,
un astre don't les rayons.
brillent avec plus de purete
apres un' nult d orage.
Y. N.


Y4 A&EA AALA DAA EA



MOSAIQUE DENROCHE .S.A




I)UNBRIK DUNTEX .S.A., Reputte depuis 1945



Blocs, mosaiques, tuiles, claustras




Souhaite a ses Clients et Amis





SUn Joyeux NOEL







.. et

4 -w,&





U Une Bonne et Heure1use




Annne 1978




LE NOUVELLISTEx

LE CIMENT D'HAITI

D /AITI 6..
,LE CmENT

SE DEVELOPPE
POUR LE "
DEVELOPPEMENT
SD'HAITI




6 1
': .










Presente a%

S. E. le President a Vie de la Republique d'Haiti

et A sa Famille

les souhaits de joyeux NOEL

et d'Heureuse Annie






eLE NOUVELLISTEc




LA "GRANDE DAME D'AYTI"
par Jean FOUCHARD


Le titre est empruntd d
L:A. C(s.as. L'cvcque contcm
porain de Colomb sale de
cit homnma.ge parmi tant
(i autre.s, la reine Anacaona.
Son nomn availt la grace de
la flur. Elle etait clle-mes
me ela reine des fleurs et
la fleur d.es reinesn. On 1'i
ninagie toujours dans la se
duction d'un cternici prin-
temnps, epouse adoree du fiber
('aonabo et pour complete
la legend sa mort .st con
tee en ver-ions fantaisistes.
11 est temps ce nous sem
blh de ressusciter de ces
songes la petite reine
plus belle de se retrouver
nus le vrai visage de la
verite, sans le fard et le
sernnullon des raquettes,
dans la grace naturelle
qui fut sa seule parure.
Elle etait nee dans File
(u'elle n'avait jamais quit
tee. Peut-etre it Yaguana
. eogane) qui fut la capi-
lule du Xaragua, le cacicat
command par ses ancetres.
IFll y vecut toute sa jeu-
nc.se aux cotes de son vieux
frere le cacique Bohechio
qui y regnait depuis long
temp-, vieilli dans le me-
tier de Roi, au milieu de
'e., trente femmes, respected
dans toute i'll non seule
rent pour son grand age
et 'on experience mais aus
,i par le faith dc diriger a-
ver ea.gesle le cacicat le
plus vaste, le plus people
et le plus productif danS
I ordre des riche-'e.s agrico
les II v avail dans le Xa-
r.agia la joie de vivre. Ja-
itliAis c1 sacicat ne fut com
me les autres divaste par
Istu incurcsins dates Caraibes.
A al.icana y grandd.it come
le verge i se, conmpagnes
siuies au Cul/e des Cemi',
Sr tan l s dieix, dansants
.iI ( lair de line et parta-
ranii les gaiteaux de ma-
e e arr o's de niiel ou le';
,.-at, dGals les rivieres cris
(a I I inq-.
Ille :tima particuliere-
nint Ites danses el les
(liints a;i ryl ihm des /am-
bourins et des crecrlles. Le
iout luii prit d'improviser
elle-m6me des couplets d'a
revytss tIercant 5e- rev ries
tiur ,a natte de joslc.
o leur d'Worn ait doucee
pour laI Porsie. Sa r6puta-
tion stiendit h /oute i'lle
ou es composiiions m6ertei
rent I'hommage enviable
pour une samba d'animer
les flees populaires des au
tres cacicats. La miraculeu
se beau/e de l'adolescente
nubile eveilla un essaim
d'admirateurs parmi les sei
gneurs du royaume mais
quand elle fut en age plus
ipanouie on la donna pour
femme it Caonabo le Sei-
gneur de la Maguana. C'e-
tait un chef caraibe v-nu
de la terre d'Avay que C3-
lomb baplisa Sainte-Marie-
de-la-Guadeloupe. 11 6tait
belliqueux et fier,scduisant
et si habil qou'en de6it de
sa quality d'etranger il par
vint a impo,er sa domina-
tion aux people' de la Mas
guana, voisins du Xaragua.
Ce que furent ces noces ?
MWotns la consecration d'une
idylle nee d'un grand a.
mour qu'une alliance pol;-
tique qui garantirait det
frontieres commune et scel
leraut par des liens plus
nu'ssaints la fro.ernitl des
deux cacltesa voisins. Boh6


chio avail encourage le ma
riage de sa jeune sour. Au
soar de sa longue vie et sen
tant venir la fin, le vieux
cacique ple.in do sagesse
voulut armer la fragility
de ladolcscence qui h6rite-
rait de sa couronne de
l'asistance et de la pro-
t:ction d'un seigneur puis-
sant et riche. De cette union
naquit une fille, la tres be]
le Higuenamota. Pourtant
le couple royal ne semble
pas avoir vecu uni. Caona-
bo come tous les caciques
entr:tenait une cour de fern
me' r6servees au privilege
de partager sa couche. Corn
bien de temps dans le se-
rail ouvert an seul caprice
de Caonabo. Anacaona de-
meura-t-elle la favorite ?
L'histoire suggere pareille
indiscretion. Le Journal de
Colomb precise en parlant
de l'arrestation du cacique
de la Maguana qu'il fut cap
tur6 eavec ses femmes et
Res enfantsc. Or Anacao-
na ni sa fille Higuenamota
ne semblent pa.s avoir ete
faites prisonnieres a 1'epo-
que. On ne trouve que de
rares traces d'un sdjour d'A
nacaona dans la Maguana.
E 1 1 e p a r a i t avo r
h e s i t e seulement par
courts intervalles p r e s
de son royal 6poux que I'A
miral dGpeint comme eun
homme de grand Sens et d'a
ge respectable. Par con-
tre la Reine est signalee
presque toujours preSente
aux cstes de son vieux frc
re, I'asistant dans la di-
rection du royaume de Xa
ragua et exercant dejd unt
aultorite qui se manifest
par example dans sa pres-
sion pour obtenir de son
frere I'adhesion du Xara-
gua a la revolte general
centre Guacanagaric le ca-
cique du Marion qui avait
alors imprudemment on-
vert ses frontieres au con-
qutrant espagnol.
Anacaona, a 1'arrivee de
Colomb, ne pouvait plus
etre tries jeune. N'6tait-elle
pas la soeUr du patriarch
Boh6chio, le plus ancien ca
cique de I'lle, noble vieil-
lard don't l'age et l'expe-
rience paraient la r6puta-
tion dans 1'lle. N'eait-elle
pas la mere d'une fille qui
s'e-t rendue celebre vers
1498 par une dramatique
idylle avec 1'officier re-
belle espagnol F-rnand de
Ghevara. Ce fut, comme on
sait, une affaire d'Etat. L'i-
dylle se noua au course d'al
1ees et venues de Cayaha
(Arcahaie) oil Gh-vara s'e-
tail refugie et d'o0 il se ren
dait en pirogue pour des 4l
jours prolongs a Yaguana
(Leogine). On parla maria
ge et Anacaona consentit i
chevalier castillan. Mais
1'autorite eSpagmnole s'oppo
sa a cette union. Ce refuse
entraina un choc armed que
payerent de leur vie Gheva
ra et un group d'amis
qui reverent d'allier leur
sang a celui des siduisan-
tes fille du Xaragua.

D'avoir etd spouse d'un ca
cique ad'age respectable,
soeur d'un vieillard d'ige
avancl et au surplus mire
d'une jeune femnime indique
sans doute que la Reine A-
nacaona pouvait avoir a la
Decouver.te pass la saison
du printemps. Ce qui n'em


pichait pas qu'elle fitt de-
mour6e tries belle, lIa plus
belle femme de l'111,
car c'est cette image d 'ex-
traordinaire beauty qu'evo-
quent tons les tempins de
l'epoque qui ont vu de press
1'6clatante fraicheur et l'mi
comparable seduction de la
Reine. Au surplus n'est-ce
pas que la medisance cou-
tumiere d'Oviedo preta a la
Reine, a la mort de Caona-
bo son maria et apres le d6
ces de son vieux frere Bohe
chip succombant au poids
de la vieillesse et des cha
grins, une carrier indiscrn
te et vulgaire de veuve jo-
yeutse. 11 y a evidemment
dans la ligne d'e la petite
histoire bien peu a retenir
de ce temouin peu scrupuleux
qui attribue au cacique Gua
canagaric des moeurs part
culieres on affirma que des
pratiques de ce genre se
trouvaient repandues par-
mi lei naturels d'Ayti. Tou
jours est-il qu'a son veuva
ge, Anacaona serhblait en-
core a ce point ieune et frai
che que la celebrity de ses
charges inspirait encore la
malice ou ces calomnies
qui hont souvent et depuis
toujours d'involontaires horn
mages d la beaut&e
Ainsi vecut la Reine, par
mi ses sujets (contents de la
loi de la nature et sands a-
voir soing du temps advenu.
Concertant sa tragique fin
l'ens:ignement habiluel est
qu'apres le massacre triste-
ment celebre du Xaragua,
Anacaona fut garrottee et
conduit a Santo Domingo
oil elle fut pondue sur la
place publique. Mais le Dr.
Apolinar Tejera a montr6
de facon lum,ineuse, en se
basant principalement sur
le temoignage authentique
de Diego Mendez, que la
R ine fut pendue plutot au
course du massacre sur les
debris de Yaguana, sa ca-
piiale.

Le Xaragua cameurait, on
le sait, le seul cacicat in-
soumis de tous les peuples
lainos de l'Ile, encore qu'il
eit accepted d'acquitter en
coton et en vivres un tribute
au conquerant. Nicolas 0-
vando decide d'occuper le
Xaragua et recourut a un
stratageme d'une deshono-
rante fourbErie. A- la bte
de sa cavalerie et de trois
cents fantass;ns il se diri-
gea vers Yaguana pour ap-
porter, disait-il, ses hom-
mages t la Reine. Anacaona
fut trop naive pour flairer
qu'lque piege indigne d'un
guerrier. Elle mit en bran
le d'extraordinaires prepa-
ratifs pour accueill'r les di
gnitaires de la Couronne
d'Espagne. Yaguana revktit
ses plus beaux atours et
tous les grands du royau-
me, caciques et nytainos fu
rent convies d'un bout h
1'autre du Xaragua. La Ret
ne et sa Cour entourcs d'un
people immense se porti-
rent a la rencontre du Gou
verneur d la barbe roue-
Fe. Et lors commencerent
les rliouissances, les fes-
tins et les dances qui de-
vaient se pourSuivre durant
plusieurs jours.
La Souveraine organisa
elle-m&me ces fites popu-
laires. Entouree des plus
belles files de la Cour tou
tes vetues de flers, elle


anima la faranldole joyeuse
et le pas cadence conduit
par trente vierges cayactes
rameaulx de palmer en la
dextre, totalement nues, les
cheveux epars sur les epau
les... semblables i nym-
phes et dryales desquelles
parole lactiquite).
Au dernier jour, les Espa
gnols i leur tour offrirent
en maniere d'adieu, le Sp:c
tackle d'un combat simule,
apris avo,ir occupy toutes
les i sues. Au plus fort de
cette joute, au signal conl
venu, la foule des Indiens,
stupefaits, se vit la cible
sans defense des lances et
des moousquets. Pen d'entre
eux echapperent a cet her
rible massacre. Quatre-
vingt-quatre caciques et sei
gneurs des provinces du Xa
ragua furent brfills vifs et
Yaguana la ville aux mille
arbets flamba comme une
orche. Devant les ru:nes
fuman.tes de ia capitals, la
Reine Anacaona fut pen-
due a quelque potence de
fortune.
Elle mourut en la saison
des fleurs en 1'an 1503. A
son con qu'orna toujours un
collier d'eglantines, il y a-
vait usne corde et, au bout,
la langue pendante et le
sourire eteint a ses levres
blames, la petite reine conk
leur de sapotille, les deux
bras croises sur ses seins
nus.

Le sang du dornier ho-
quet macula son pagne de
coton et sa longue chevelu
re s'eparpilla au vent frais
du crepuscule.
Qui porter le pain de
mais et la calebasse d'eau
fraiche au pied du gibet oil
se balance son corps sou-
ple ?
Oil sont les vierges ses
compagnes qui autour d'el-
le dans la fraicheur d. s ma
tins on dans lesles nuit de lu
Pe dansaient et chantaient
l'areyto de la Reine tries
belle ?
Le Xaragua et mort. Son
e/In l s'est eteinle.
Pas tout s fail, puisqi'el
1- revit dans la memoire
des contemporains. Elle I-
tail ede 3,rand e'prit), avoue
Oviedo. C'etait une femme
d'un gene beaucoup au-
dessus de son sexe et de sa
nations surencherit Char-
levoix. eTres noble person
ne et grande dames affirmed
las Casas. sRemarquables,
commente Herrera. LI(In-
dienne la plus belle et du
plus remarquable talents,
belle. g6ndreu e et spirn-
tiYlle, chantent tour a four
1r Pere Merino et Javisr Gu
ridi.

Roselly de Lorgues a re-
sum6 ce concert de louan
ge. en evoquant la Reine
dans la gloire de son re-
gno : La re.i'ne Anacaona
n'6tait pas senulement le
premier poete de i'll; elle
en format encore la pou-
sic la plus suave. Sa ptr
sonne, sa vie, sets concep-
tions tenaient de 1'enchan-
tement, Elle Itait inspira-
trice avant d'etre inspire.
On lui devait des ballades
et des ballets; des posies
parles et chant6es, enri-
chies de pas choregraphi-
ques, rehausses d'une panto
mime ,savante. La credit lit
tiraire d'Anacaona rendait


nationaux les areytos te
Son invention; et tous les
Souverains de 1'lle se trou
vaient tributaires de sa cho
regraphie. Reine de la lan
gue, du ceremonial, dei
jeux et des pla!iirs, elle
avait fait adopter l Itiquet
te de Sa Cour mis ai la mode
ses parures, ses meubles,
ses fleurs preferees. Son pa
lais regorgeait d'sutensilet
elegant, de coquettes fri-
volites, d'instrumtnts fragi
les, petits chefs-d'oeuvre
de 1art indigene. C talent
des paniers tresses it jour,
des calebasses ciselees ou
p:intes, des etoffes Leintes
de vives couleurs, des siege
couples et legers, des ha-
macs aeriens, de fabuleux
eventails, des masques or-
nes d'or, des parures en co
quillages... Elle avait dei
nappes fines de coton e-mail
lees de fleurs et des espi-
ces de serviettes en feuil-
les odorantes (Ramusio).
Temple du gofit toujours
ouvert t l'invention, le pa
lais d'Anacaona embaumd
de 'enteurs, people d'oi-
seaux families, de jeunes
et folatres vierges resonnait
frequemment de sons har-
monieux ....(1) Si la Reme
est ainsi re suscitee avee
son eclatante beauty et la
seduction de sa personna-
lit., on ne retrouve point
les traces de sa poesie tou-
te au'si celebre. Pas un
seul areyto ne redira ce
talent que vante Herrera.
Souns 1'appellation sd'a-
reyto d'Anacaona, on a
pris I'habitude de citer, comn
me un fragment d un poe-
me authentiquement indt' n
attribute it la reine du Xa-
ragua. cc couplet myste-
rieux :

Aia. bomtbala, lumber
Lamnia salniiana lquIana
Aia, bomba a bombed
Lamnuia smana quana
Fernando Ortiz a souli-
gn lec caractere fantitstii'"
que revet 'attribution a A-
nacaona de ce couplet don't
certain auteurs cubain.
ont deforme les derriere,
strophes pour mieux en (it-
ri'buer la paternity a IL
reine-poete -e ou en accen-
tuer les pre/endues origi-
nes indiennes. Alejo Carpen
tiir a defin.itivemenl ecarte
cette mystification en sou-
lignant ces defonnations
tendancieusc s et suspect_ :
de : lamma samana quana
le ver, est devenu :
lamma lamanaquona
et enfrn : la massanaquena
]a mas.sana anacaona

Ce qui est loin d'etre con
forme au texte original. le
quel pourrait apres tout a-
vo:r et6 d'origine plus. re-
cente, melange d'africain
et s- rapprochant, comme
le Dr. Price-Mars en a fait
la remarque al suiet di
couplet de langue fon qui
exprimait la meme volont6
de liberty :

Eh eb boumba
hen h-u !
Canga baf'o tl
Canga moune de 1l
Canga do ki la
Canga li

I1 faut de esplrer a ja-
mais d'etre a notre tour se
'duits par le talent de la
Reine fres belle




LE NOUVELLISTEs


LE DIRECTEUR ET LE PERSONNEL DU
PROJECT D'EDIJCATION No.I













Souhaitent

a leurs excellences


M. JEAN CLAUDE DUVALIER

Presidreat a Vie de la Republique

et 'a la Premiere Dame de la Republique


Mmie SIMONE 0. DUVALIER


JOYEUX NOEL 1977 et BONNE ANNEE 1978
^W S3










LES GRANDS PROBLEMS DE NOTRE EPOQUE

Education et Developpement: L'enseignement en Haiti
Par Dr. Louis C. THOMAS


D'aucuns et pas des momn
dres croient que 1'enseigne-
ment est un luxe : leur
attitude et leurs actions le
prouvent. Cette fagon de
penser rejaillit sur 1'educa
t.on qui traditionnellement
parlant serait le moteur
du developpement national.
La grande tromperie reside
dans le fait que des fac-
teurs prioritaires, 1'economi
que tient le haut du pave
faisant fi de l'incidence
des autres variables sur
1'efficacit6 de son system.
Tout se resume en une sim
ple question d'elite intel-
lectuelle ou pour etre a la
mode, de cadre> qui ne
l'est pas toujours au sens
vrai du terme tout prend
la forme de rplanification,
- divin neolog'sme sans
faire 6tat de l'archlaisme
des structures et de l'anar-
chisme des institutions
Aussi, constate t-on quo ai
cumul des errn uirs s'ajou-
tent le pi6tinement des or-
ganismes et le, aleas de la
conjoncture.

En effet, le developpe-
ment economique et social
est affaire net'onale. Levo
lution est d'autant plus
certain et assuree que la
population dans sa presque
eglobalite> participe aux
diff6rents rouages de son
processus. Des auteurs. no-
tamment Odd AUKRUST et
Edward DENISON, ont me-


me arrive a quantifier l'ap
port de la culture dans le
processus de la productivi-
te. Plus d un tiers des
gains de productlvite reali-
ses dans les pays industrial
lises pendant le dernier de
mi siecle deva:t etre impu
te, aff rment-ils. a 'ensei-
gnement don't la contribu-
tion au progress aurait ete
deux fo:s :mportante que
celle du capital. Ce qui
porte les econonmstes libe-
raux tMYRDAL, GUER-
NIERi a la remarque su -
vante que la cause prnmie
re du retard economnique
ct social du TIERS-MON-
DE est 1 ANALPHABETIS
ME. I1 suff.t de consulter
1's stat stique. iSAUVY.
UNESCOi et de coinpirier
les pourcenitaI a pout s ii
,Oinivaincre
Tel qu :1 est aO pciise
dan.s cette i)tlion diu glo-

;itegie dan, It cin't C il ceo
iloiniqtiu (lii a 1 utirpl- lo
( 11 tSt is's C aill Iait,:id
de s, ,liontces :t ll nit I I
tai dre lat ltinlt du cliaos
tiucim rail oiia lit diian le
s'tmI (11 pas d Cprt I.de u si
tc dans son 1('ct ii i pii ss,
bil teI d appi eh i s'ii) dIs
doninees dil IIa t -di.il "t
D,, reformies Ifeqiu nil's tIii
dnt plutot a cnimpliqiti
la situation qii a I alnello-
rer pu cisq i 11 n rlml ;ilt-
ciin rapport Icc le fonld
du problem


Les disciplines pedagog.-
ques modtrnes et le phe-
nomene ,cooperation techni
que. embrassant des domai
n s bien particuliers se rap
portant so t a la fornmaton
d:s maitres, so.t a la dlutri
but on des et.ablissements
scolaires. solt b 1 ameliora-
tion de- procedes pedagog -
ques le tout selon dtis
programmes standardises -
ma s pr.s dains on ens mn
ble, le system national
reste .nclhange dans sa struck
ture. Or quelqu efficace et
rationnel que soit le plan-
n n'g. il apparait certain
que, -elon 1 Evangelist-
(Marc 2. verset 21., & la
dechirure serait pirc tau
te de lenri conmpt- de i's-
sIntIll poul pouvoiri parer
ita pliis pi'T se

S I trou] t lIi aiiss tpris
d ims c, i s eiii, u i eI> i s
I sys'telllte dteda atl( loll hil

it, lt d lt' ( 1 el1st iii


d illil d ii l esi ll I I '


1;ci alol di d t tc C I -

I rir pa s' I

prorci'ss d( duFrage (

l~i UFIIU OU 1ll, ;ip -


par-nce simple, le proble-
me de l'tnsegnement en
Hait: est assez complex.

_l y a dabord le system
hachure: les ministers de
l'Education ,Nationale, et
de 1 Agriculture se le par-
tagent: ensuote, la grande
confusion qui existe entire
le renouveau pedagogique
pur les menagements struck
turel, et l'integration du
system dans le circuit du
developpement Autrement
d t. le cadre inst'tutonnel
it le fait organisationnel
ne s accommodent pas a
la realize. Pour etre plus
clair. di-ons qu'on confond
pedagog e, administration,
et politique de developpe-
inenll.

I I ETAT DU CADRE
INSTITUTIONNEL

A nit stiure iqie le progress
;Ivalik . 1 eIlseIglnemnlie t se
tti\c tonlrotiLoe ft des si-
li ,il, oiis vriainiiiiI dillliciles.
('i; It 1i t n faitl qtiue,. de
ioo.s teiIlips les relornies
opeii s ni ftonl qui- driver
li lilal on 11ii i t harder les
t 'II, Ile n reFiultats ainsi
coii u iles ont seinble avoi'r
tin iltipie c'ita : un syste-
ne d dl';( aton defectueux,
1iTiir m coiiiai.:,ance de la
\i[;it plse' dc I ernseigne-
in int dans la vie national(
,I poir comible, un manque
di matieriel ihumain.


A.- SYSTEM D'EDUCA-
TION DEFECTUEUX

Herit6 des structures na
poleon'ennes du syst6me
d'education frangais et, mal
gre tout, emputl de ses eld
ments de viability Con-
sell super'eur de p6dagogie,
par exemple-, le notre se
veut d'etre national, voire
original. Aucune 6tude sys
tematique n'a jamais ete
malheureusement entrepri-
se depuis qui permettrait
de le remettre en cause. II
vit, plus d'un sitcle et de-
mi durant, de tAtonnement,
de replatrage et avec l'in
ternationalisme d'adapta-
tion et ou d'adoption <(all
over.
II y a mieux. On ne peut
meme pas parler cdu sys-
tenmee mais edes systems>
puisque les ministeres de
l'Education Nationale et de
l'Agriculture se partagent
geographiquement et admi-
nstratlivement l'enseigne-
ment. Chemin faisant, ils
s'ignorent jusqu'a rendre
toute action educative d'en
semble inefficace et sans
effet sensible.

En effect au ministtre de
lAgriculture, il y a la di-
vision du developpement
Rural qui comprend, entire
autres, lenseignement ru-
ral (primaire profession-

(voir suite page suivante)


LES FRERES Mc. LANEY E



CASINO INTERNATIONAL




LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE ROYAL HAITIAN



HOTEL ET CASINO




SPRIENT


SON EXCELLENCE LE PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE


MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVALIER


ET LA PREMIERE DAME DE LA REPUBLIQUE


Mme SIMONE 0. DUVALIER


La Famille Presidentielle




d'accepter leurs voeux




ia 1'occasion de la NOEL 77 et du nouvel An

,W, ., , ,




'"'AW'MAJ~t~t~ftsmf




Educatiw 4 Dv&eloppement L': neignenent en Haiti
(suite)


nel normal) et la divi-
sion d'agricalfire, l.'1coP4e
moyenne d'Agriclltwue ;et
la Facult dcrAgronomie -et
de medic cne v6terinailre.
L'ensemble forme ,un systb-
me quasi-complqt (A t'ori-
g ne. ,le circtilt '6tant ainsi
balayd car, der-os jours, .1'en
eclgneM tni agrJcole lait pla
cc au class que et le certlUi
cat d'eLude primaires e.st
dcvenu la,r'gle.
En tuot, cas, le-plus repre
sentatlf ministere de I'E
education Nationale est
compartments en ordres ou
dtgres dist nets, voire index -
ptndants ayant a leur bAte,
chacun, un assistant-d.rec -
tcur qui relive du.Directeur
General celut--ci etant res
pon able devant le Min-stre
i loi organique).

L'organisme
L'organigramme .p6che
en faith; le jeu des responsa-
bil!tes semble etre bien
flou : avec lalternance sous
s,.cretariat direction ge -
nerale ayant chacun des
fonct ons et attribution
fall : des -coles rurales a
I'Ecole dp Chatard et de la
a I'Ecole Nat'onale d'Agr'-
culture section enseigne-
ment puis. muni du dipl6
me normal, ah la section d'A
oronom'e qui aurait eu
pour mission de mener la
pal'tique agricole national.
Man.s tout la sse croire que
Sqsage admnistratif a tout
spcifiques, le mfcan'sme
,i)ubloA 7 aoqlBjddpe isa


sans qu'aucun texte de o101 me 'le preparer.
l'ait monif.. .
Scldros6 arinsi da.ns .sa
-!Les- rates pieces mattres satructure or:gmelle, lEcrga
ses de 'ce -sykitme ~at Ales --- '-atme -chargd ;de fare -tonc
assistantsadirecteurs. Secon -tionner eo- system ase -trou
d6s par--un .corps d'inspec -ve dhpass6 par la dtmogra
teurs, pes denrifrs qui -Tont phiea-,galopante, le sutcha.
figure .d4e -ge6italitee, 'sbc -ge des- matres et ,1!6volu-
cupenit de tout -: pedagogWe, tion des 1m1thodes et procd
per:ontel,' admjnlstattlon. -d4s pidagogiques. Les corn
etc., etc., -de tell Sorte lque issioanS .Isporaddques -for -
seules' les affaireh cob mdes -en vue d'6tudier 1'e-
rantes et routinhrres pius tat de fait prescrlvent pres
Fent ttre tarit ts6it--p* .vi- que toujours des solutions-
ddes z- cause' Efl-ente Vde palliatlfparce que s'en pre
la baisse graduelle du ni- nant aux details a part'r
veau des 6tudes observe du problme litig'eux.
d(e part et d'autre 'dans
i'enseignament.


La responsab'llte n'est
pas diluee; elle est confu
se, embrouill6e. -Les cellu
les de concentration des va
riabl(s de dec sion detrui
sent el'uniclt.e :du system
Aussi est-il constitud de
petits ilots d-autorites in -
vestis de .pouvoir distinct
ego'stement excrce. .I1 _n'.exs
te pas d'organes de re -
flex'on et de concertation
- chers a notre epoque -
susceptibles de coordonner
lis travaux p6dagogiques et
admin'stratifs eux aussi
inexistants d'ailleurs.

Le service des statieti -
ques ne -porte que le nomn
Par consequent, .le manque
de donnees chitffres et 1'ab
sence de services 0 et M
bloquent toute recherche
operat'onnelle tendant a
mesurer 1"aptitude a saadap
ter au changement et rme


B.- -SA t&LACGE D.ANI
LA VIE NATIONAL

Ii decoule de la .prece -
dente situation que la ;po-
litique de education e-t
.meane sur le plan nat'o -
nal independamment des
options du monde moder -
ne et des criteres scientific
ques r6g ssant la matiere.
La d'spers6in des organs
ide decision et de control,
l'anarchisme dans la crea
tion des institutions lais -
sent planer un doute sur
1'importance et la port6e de
l'ense'gnement dans les ef
forts d6ployes vers la vole
du d6veloppement natio -
nal. Si on admet la con -
ception de 1'appo'nt du po
tdntiel et des forces vives
de la population soute -
nant de son adhesion cons
c'ente et active 1'l1an du
progress, force est de recon-
naitre que 1iE d6marches


.ainsi entreprises manquent
de fetmet6. Un res fort
pourwecatge -,de da popular
tion A.-laccede pas *E 'effat
a, 1'enseianement prilmaire
on debase.

aNote it a u ,x .d'lllettr6s
n'est jamais s6rieusemeont
-4tabli. ill est vrai que les
statistiqes ile- fixent jus '-
qu'a 85 % -Vrai ou 4aux,
c'est que 51a ,population sco
-lariste .annuelle rest -ben
dtr'soire. En effet, 'de 1963
-& .1973,: la pe pulatlon ecola
risable oun scolariser pas
so de 1:445688 a 1.816.919 en
Yfants de 6 A -19 ans; tandis
que -la -population scolari
Ssee pour le secteur pu -
b'c, en 1973 (Voir : section
statstique *DEN et DAR
NDR) accuse 433.841 e'le
ves, soit un taux d'inscrlts
de 23,87 pour cent auquel
.J1 faut la moyenne appro-
x'mative .de -5 pour cent du
secteur prive.
Une remarqqe semble se
gi sser d'elle-mineme : 1'al
phabetlsat on des adults
n'a aucun impact sensible
sur 1'augmentation du nom
bre d'analphabetes. A me-
-ure que le movement
prend corps, il est d6pass6
par le reject annual consider
rable de la population a
scolariser. En dept meme
de la .grande vertu de .1'E-
DUCATION FONCTIONNEL
LE, on est encore au stadet
du d6but. Avouons-le, l'es-
prt de cette conception ne
cadre pas dans notre con
texte 6ducatif avec l'ac


tion : 1'adulte haitien est
de 95 pour cent cultiva -
teur. --Ba formation dependd
- faith et droit --du' DAR
NDR (Dipartement :de IA
agriculture) et non de 1'O
-:NAAC, organism autoflo
me index6d 1'Education Na
tionale.

Toujours-est-l1, st le sec -
teur prive.collabore .large -
ment an point de viae qaan
titatif .h actionn educative
il n'en rest pas molns" vral
que le aecteur public -e mun
tre impu ssant .Non seule -
ment l'oftectif ,demuere sta
tique,par rapport A ,'accrols
segment. e la.populatIon en
fantine pais encore et qui
est d'importance, -la ret.4i,,,
profets'onnelle de l'Educa-
tion Nationale n'oriente nul
element sa politique vers une
integration.de cette portion
de la jiunesse dans le con
cert gdndral. La situation sui
vante .ddcrite par des voles
autorisdes, pers'ste encore.
les sont en nombre insuffi
sant et ne d'sposent pas de
1'equ:pement nece:saire soilt
pour la formation d'un
p'us grand nombre d'ou -
vriers, soit pour ameliorer
la quality de leur ensel -
gnement professionnel
(Actes du 26me congress na
tional du Travail Le Nou
veau Monde 10-1-69)... Or,
nous .ne possedons pour la
formation des cadres tech-
niques et moyens que I'Eco

(voir suite page suivahte)


wt m t0n BEACH



presente e



ses nireurs voeux



Sde Joyeux NOEL



V et d'heureuse Ann&


a_ a- N Son Excetlence




!le Prksident Vie de la R publique




Sa la Famille Presidentielle



Cet La sa nombreuse clientele



C1W
44 1

^*tVWWW^yWtWW nn^^wwt^Wt^-Wt y^t^t^t^f




wabE NOUVELLISTE




LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE


4 LA CAMEP

4













Spresentent a son Excellence



Monsieur Jean- Claude DUVALIER


SPresident a vie de la Republique


et a ]a Premiere Dame Simone O. DUVALIER,


leurs meilleurs voeux l'occasion de la NOEL


et du novel An.
4 tal rmeeDmeSmn .DVLE
4ij i~
4'WBe
c 2
4idi*'










4^1
4yiin
et& wiI rm^eDm Snoe0 UAIR
4
4 t




aLE NOUVELLISTEs


Education et Developpement: L'ENSEIGNEMENT en Haiti
(sbiitd)


le protfesionnelle J. B. DA
MIER>. (Planif eat-on et D6
vt loppement, bulletin CO-
NADEP No. 2, 7-69 page
331 ... Au surplus, le bud
get de 1'en.eignement pro
lessionnel etant de 1.808.
996, 37 gourdes 1'an Et la
moyen.ne par eleve, de 426
gourdes, les classes primal
res de l'enseignement pro -
fessinnel absorbed 1.281.834
gourdes, alors que 526.962
gourdes sont r6servees a la
format 'on specialss&> (Com
munication du Directeur ge
neral. de 1'Edication Natio
nale au Seminaire sur 'E
education 1967, page 2).

JEn ce qui concern I'Uni
vutrsite, un clivage s'lmpoue.
11 y a d'abord les facultes
traditionnelles : medicine
genie (sciences appliquess;
en.utte les faculties d'avant
garde : sciences economic -
ques. droit, sciences social -
Its. sciences humaines,
sciences agricoles,...

Des dernieres, certaines
'-salent de parer au plus
prrsse: d'autres s'efforcent
d- con tituer une base in-
destructible sur laquelle
reposera dan leur domain
no le developpement du
pays iAgriculture : faculte
d agr'nomne et de mndeci-
no vet6rinare. cole moyen
no d'iuriculturp pour la
format ion do fPrmiers spt-


cialises). Malheureuse -
mtnt, Iturs tenants ne pen
sent pas comme FREUD :
premiere enfance laisse la
plus profonde empreinte>>.

C.- MANQUE DE
MATERIEL HUMAN

Ce n'est pas sans rai -
son que, des rtformes suc-
cedant aux reforms, la si
tuation de 1'enseignement
s'aggrave de jour en jour.
Sans voulo.r minimiser 1'ap
port des moyens f nanciers,
ils n y jouent pas une in -
fluence exageree. Est as -
sez probant le cas de 1'en
seignement urofessionnel.
Done la carence est a re -
chercher ailleurs; dans'
1'equipement human, par
example.

Les resistances institution
nelles aux changements de
structure du system educa
tif hait'en ne rentrent pas
necessairement dans le con
cept de administration.
Elles sont dues a des fac-
teurs ben determines se re
duisant in globo a :
1) la doctrine du espoll
systems, de a function pu-
blique se repercutant sur
les postes administrat'fs
les p.us inf'me:':
2i 1'instabilite de 1'em -
ploi der'vde de la politisa-
t'on de l'ad'ministration


(art. 144-2o, Constitution
1964 amendde en 1971);
3) la competence techni-
que..

Les deux premiers etant
inherents a la conception
de la vie publique nat:ona
le, on ne peut que deplorer
le regime de suspicion
qu'ils engendrent. Toute ini
t'ative de reform perti -
nente est taxee tion.
Pour maintenir le status
quo et c'est la qu'intervient
le troisieme facteur, les pos
tes techniques sont com -
blds, en fonction des crite-
res politiques. Ces csufi -
sants) n'acceiptent pas de
dialogue et, par le jeu
de la em6prises et du ad6ni
grements, prennent plaisir
a ddcourager les c'ens rompus,> qui ou s'eva
dent, ou s'orientent all -
leurs. D're alors que la
formation administrative et
meme pddagogique quant
aux degrds d'enseignement
est inexistante : les tenants
de 1'6ducation 6tant aux
neuf dixilme pros formes
sur le tas. Unc telle struck
ture emptche a qui de droit
de prendre conscience des
vices du systeie.
On objectera oue. de nos
jours, des posies de deci -
sion sont confie6 a des ,qua
lif'Os. Po'nt do vue confor
miste car qu'd do leur forma


tion Les ,Ecoles Norma -
les avec leur programme
traditionnel ac vitent nul
element l'adaptat-on des
connaissances aux Exigen -
ces de la conjoncture mais
recherchent 1'amelioration
qualitative de 1'enseigne -
ment. Elles n'ouvrent pas
l'e-prit des enseognants sur
le monde exterieur. Le per
fectionnement t 1'6tranger
de ces derniers trahit au
contraire la desuetude de
notre system d'education
et de son 6tat de carence
chronique. De plus, les
alas du mdtier absence
de' centre de recherches pe-
dagogiques adapt.es ab -
sence de motivation de
taut d'dquipements con-
traintes hi6rarch'ques fa
voritisme, etc. freinent
tout 61an dans le sens d'un
renouveau p6dagogique sus
ceptible d'int6grer les 561-
ves dans le circuit du d6 -
veloppement economique et
social.

Le monde moderne exige
des methods et procedes
pedagogiques pragmatiques
Ce ne sont plus de ces me
thodes actives mal defines
ot difficilement ble > de jad's. Ce temps de
tAtonnements ct de pour l'art> est rdvolu. Mal-
heureusement la PEDAGO -
GIE DE LA COOPERATION
A L'ECOLE qui a ddja fait


ses preuves m1me dans leas
pays du Tiers-Monde les
moins pogrvus en cadre, est
ignore dans notre milieu
scola.re, voire des tenants
de 1'educatlon.

Le phenomene de la co-
operat on technique vient,
ces derniers temps, appor-
ter sa part de confusion.
Son interpretation extensi -
ve et abusive entralne des
consequences vraiment ne -
fastes : on est toujours au
stade d'experience-pilote et
cela se comprend aisement.

Culture, traditions, contex-
te economique et social, e
qu'pement materiel et hu-
ma'n, tout fait parties com-
posante du success d'une ex
perience pedagogique. Or,
tous ces facteurs se situent
dans un environnement
bien localism. Comment
peut-on arriver a le trans-
planter intact.

Au surplus, le cooperant
n'est pas tenu ni de chan-
ger les structures des insti
tutions ni de les adapter a
la situation reelle. D'a'l -
leurs peut-il le faire sans
une connais-ance appro -
fond'e des problems s'non
greffer ou suggerer des me
nagements possibles et, ce,

(Voir Suite, Page Suivante)


LA BANQUE DE BOSTON


SPrend plaisir a souhaiter au President a vie de la





4 Republique et a sa Famille,




a ses nombreux






up d-fidtes clients







Joyeux NOEL 1977






Heureuse Ann&e 1978



|Ai





if *V 4,.V__ V TV 3.
3fww n S ^-"'- *"^)




*LE NOUVELLISTE



LASINTRA












est heureuse de presenter


ses voeux de Joyeux NGEL


et de bonne Annie


a leurs Excellences


le President "a vie de Ia R#pubique


MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVALIER

et la Premiere Dame de &i Republique


MADAME SIMONE O DUVALIER
ed uswwwww wwwwn www





uLE NOUVELLISTEs


( ucation et developpement:


L'enseignement en Haiti
(Suite)


ni function des principles
:eneraux. Aussi la coopera-
lInn technique suscite-t-
ell, un 6tat conflictuel.


x X x

11 LE FAIT
ORG ANISATIONNEL

Dans son ensemble, la dl
vision directlonnelle du sys
eme d'education haitien pr6
enite de graves anomalies
qui sont inhfrentes s sa
structure. Ces inconv6 -
nients portent atteinte au
staaut du corps enseignant
ct au fonctionnement mtme
df.s ecoles.
Le service de control pra
tiqu.ment inexistant et la
conscience professionnelle
manquant faute d'interet et
d encouragement, les eta -
o1 .ss, ments d'enseigne -
niiont n arrivent pas a don
unr leur measure. Ajoutons
,i.. quand bien meme il y
;irat eu un corps professor
ral suffisant en quantity et
nii quality, le problem ne
.erait pas pour autant re6o
Ii vi e qule rI organismes
d, nitrlle no disposent ni
de-, mni,)yns pour le payer


convenablement ni d'un
statut de protection socia -
le rdpondant aux exigences
de la profession.

Au surplus, 1'enseigne -
ment priv6 jouit d'une li-
bert6 sans precedent. Elle
ddcoule de la carence ain
si constat6e. Les rapports
de cet enseignement avec
les organismes de tutelle
semblent etre assez la -
ches : peut-6tre au seul nl
veau des examens officials.
La encore. 1i1 se produit un
d6sordre que la section pri
maire de 1'Education Na -
tionale tente, ces derniers
temps, de rem6dier pour le
CEP... C'aurait dfi @tre un
movement a gendraliser SA
condition de s'attaquer au
prealable a tout le syste-
me.

De toute faqon, une re-
consideration de la struc-
ture du corps enseignant
permettra de order les con
editions favorables a 1'ex -
pansion de 1'enseigne -
ment de base, au relive -
ment du niveau des etudes,
de regulariser la situation
de 1'entrepriFe priv6e d'en -
seignement et de l'orienter.

(Voir Suite, Page Suivante)


18-19: Egypte, 79 morts
et 800 blessds apres les 6-
meutes estudiantines et ou-
vrieres contra la hausse
des prix alimentaires, an-
nulde le 20.
21 : Etats-Unis, eintrde en
functions du Pr6sident Jim-
my Carter.

30 :France, liberation de
Frangoise Claustre apres
1.015 jours de detention
chez les rebelles toubous
du Tibesti (Tchad),

FEVRIER.

3 :. Ethiopia, prise du pou
voir par le Lt C1. Mengistu
Ha16 Mariam et les 616-
ments radicaux de la Jun-
te. Le Gloteferi Bante, pre
sident du Berg (Conseil Mi
litaire Provisolre) et 8 au-
tres membres sont tu6s.

MARS.

1 : D6but de la tournee
d'un mois de Fidel Castro
dana 8 pays africains qui
coincide avec le voyage de
Nicolas Podgorny, Chef d'F
tat Sovietique dans 4 pays
africains (23 Mars-2 Avril).
7 au 9 : Le Caire, pre-
mier sommet arabo-africain
de l'histoire.


8 au 26 Mai : Zaireguer-
re du Shaba (ex Katanga).
Les ex-gendarmes katan
gals qui ont envahi la pro-
vince de Shaba depuis 1'An
gola, sent repousseds aprts
1'intervention d'un contain
gent marocain et un sou-
tien logistique frangals.

22 : Inde, d6mission de
Mme Gandhi et de son gou
vernement apres la defaite
du Parti du CongrMs aux e-
lections (16-20 Mars) Le 27,
formation du Gouverne-
ment Morarji Desai (Parti
Janata)

17 : Liban, assasslnat du
Leader de la gauche liba-
naise M. Kamal Joumblatt.
18 : Congo, assassinate du
President Marien N'Gouabi.
Le Colonel Opango deiient
le nouveau Chef de 1'Etat.
27 : CanariWs, collision
sur l'adrodro,me de Teneri-
fe de 2 morts. C'est la catastrophe
aerienne la plus meurtri6-
re de i'histoire.

AVRIL.

9 : Espagne, lgalisation
du Parti Communiste Espa-
gnol.
20 : Etats-Unis, le Prtsi-
dent Carter present au


Congres un programme 6-
nerg6tique qui, pour la pre
miere fols p6nolise les gas
pillages d'dnergle.

MAL

17 : Israel, elections ld-
glslatives : Lea Partis de
drolte (dant le Likoud) 1cm
portent sar les Travaillistcs
23 : Pays-Bas, double pri
se d'otages dans une cole
et un train par des Sud-Mo
luquois. 8 morts apr6s .jLa.-
saut de l'armee le 11 Juln.
24 : URSS, M. Nicolas Pod
gorny est limog6 du Bureau
Politique et remplac6 a la
t@te de l'Etat par M. Leonid
Brejnev le 16 Julin.

JUIN

15 : Espagne, pour la pre
mitre fois depuls 41 ans, les
espagnols 6elsent leur Parle
ment : success de l'union du
Centre Democratique de M
Suarez.

x x x

20 : Israel M Menah. m
Begin, Chef du Likoud. fr
me le premierr Gouverr-
IVoir Suite. Pace Siivaini.


^A~tE^.^d aAAA&A^^a^&^d^^^^^ ^fif


LASHASA


souhaite a ses clients et amis


... Un Joyeux NOEL




4 n eet



'r,4_T




Une Bonne et Heureuse N






Annie 1978



4 :0 zy


iwnn


Panorama 77: Chronologie des


grands faits mondiaux





aLE NOUVELLISTES



Panorama 77: Chronologie des grants fairs mondiaux


munt non Travailliste depuis
la creat on de 1'Etat d Israel
27 Djiboutti, Independan
ro apres 115 ans dr presence
fran<;als.s
U I LLET.

5 Pak stan, une june ml
Stire dir gee nar le GOne-
ral Zia UI Hay, Chef
I Itil Major de I'Armee
i r iii. irlnversit le Gouver
:,nnti dr M. Ali Bhutto,
-\ i) ', s av c de violein-
ii, rin tln'I depuis Its e-
.ns dui 7 Mars.
;6 21 Clune, Session p1e
':: rit Conilto C(ntral. M.
i'ng iislao Ping. limoge de
A Avr 1 1976, retrouve tou
'tvOlites ses fonctions
dIr'gcantes.
20 Debut drs combats en
'r., ropess eth'opiennes et
Front de Liberation de la
Somal'e occ dentale dans los
Provinces de Harrar et de
'Ogadn.

AOULT.
3 Chypre, mort de Mgr
Makario, Presidtnt de la Re
publique a qui succede le 31
S *,p, mbre, M. Spyros Ky-
prianou.

10-11 : Grande Bretagne
Annee du Jub:le de la Re -
I., v site d Elizabeth II
Sn Ir andte du Nord.

I1EP'TEMBRE.

5 RFA, enievcme'nt de M
Ilt i Martin Schlfyer. Pre-
I, nit dp la Federation
i Ii All-mande de, In-


dustriels, par lt6 dommando-
S egfried Hausner qui de-
mande la lib6rat'on de mem
bres de la fraction armee
rouge.
7 : Panama, signature du
Traitd sur le Canal. Washing
ton renounce a ses droits per
petuels acquis en 1903;
23 : France, rupture, de
l'Un'on de la Gauche a pro
pos de la du programme common de
Gouvernement signed en 72.

OCTOBRE.
1 : Moyen Orient, declara
tlon Amrencano Sovietique
pour une rap de convocation
de la conference de Geneve
4 : Belgrade, ouverture do
la conference : ur l'appli-
cation des accords d'Hel-
s'nki, reun'ssant Its 35 par
tic pants de la CSCE.
13 : RFA, detournement
d'un Boeifig 737 de la Luf-
thansa par 4 terror stes pa
le tin'ens rdclanmant la Libe
ration d'Andreas Baader et
de scs complices. Le 18 un
Commando anti tcrroriste
allemand libere les otages at
I'Aeroport de Mogad scio. Le
meme jour su'c des en pri-
son d'Andreas Baader, Gu-
drun Esslin et Jean Carl Ras
pe. Le corps d Hans Mar-
tfn Scleyer est retrouve le
19.

10 : Concordo, premcr at
terri sage a New York a-
prds une bataille jur dique
de 21 mois ivree par les au
torites portuaires de New-
York.


25 : Sahara Occ'dental"
prise de deux otages fran-
gais par le Front Pol sario"
aprds celle de Zb'erate (6
franga's enleves le ler Mai)
Au total 13 frangals sont
ports disparus au Sahara
depu's le ler Janvier 1976.
NOVEMBRE.
12 : Ethiop'e, le Lieute-
nant Colonel Atnafu Aba
te, Vice Pres'dent du Dirg,
e:.t execute.

13 : Somalie, Expulsion de
tous les experts sovietiquis
et retraits des fac lites m'-


Iftaires accorddes a. 'URSS.
19221' : Coup de theatre
au Moyen Orient : le Pre
s'dent Sadate rencontre le
Premier M nistre israelien
Begin a Jdrusalcm et prEnd
la parole a la Knesseth.
22 : Europe, lancement du
premier satellite europeen
Meteosat de Cap Kennedy.
28 : Japon, consequence
de la crite dconomique mon
dale : le premier Min'stre
Takeo Fukuda remanie pro
fondement son Gouverne-
ment.


ADORATION
par Felder LARGE

Plus que jamais je t'aime 0 Chri't bunheur supreme
Et c'et dans la douleir, dans ma misere extreme
Que s'exalte mon ame et que je veux t aimer !
Les honneur-, et la gloire et les fronts couronnds
Passent aux yeux des humans et sans lainser de trace
Mais Lon no1m cst amour. II est tout plein de grace,
Il domeure loujours et triomphe partout.
E t-il vrai que 'amour S egneur pest tout pour nois ?
J'ai vu let grands du jour s'en caller de ce monde,
Ne lailsant apris eux qu'un souvenir immonde.
J'ai vu les beaux palais, la demeure des rois,
S 6crouler tristement et sans laiorer d'6moi.
Mais, redis mnoi Seigneur, d'ou te vient ta puissance ?
Alor, que les mortels s'abu ent dans la science ?
Ccmmert fa'* tu germer le grain io'un a sem6 ?
Comment na't le pou-sin dons l'oeuf qu'on a couve ?
D'of viens tu Ocean et toi terre feconde
Qui voit fleurir tes champ, care-sds par los onde- ?
Seigneur Dieu tout puis 'ant, comme ton nom et grand
Et qu'Atlas e't petit lin que 1'on croit gdant !...
Comme on don't s'abal-ser pour que l'Ame s'eleme
SAigneur fais moi petit et permet' Cur la greve'
Qu.e je iois 1'Oc4an par les vents tourmenter
Publier ta grandeur qui nous redit d'aimer.


DECEMBRE.
1 au 5 : Tripcli, xSommet
du retuss Arane (Algerie,
Sud Yemen, Libye, Syre,
Irak et Palestiniens). Le 5,
I'Egypte rompt avec les c nq
pays.

8 : Portuga, chute du gou
government sociahste minori
ta re de Mar.o Soares apres
16 mois d'activite.
14 : Le Caire, ouverture
de la Conference reunlssant
des reprdsentants de i'Egyp
te, d'Israel, des Etats Unis
et de 1'ONU.



LA MESSE

Ma petite fille
A jusle trois ans.
Je 1'ai menee
A 1'eglise proche
Pour voir la jplie creche.
1'enfant Jesus
Et les bergers.

xxxx

Elle a ete tres sage,
Comme une image, en veri!c.
Ma's au moment
Oi l'enfant de choeur
A faith winter
Ses trois clochettes,
D'un bond elle s'eSt levee
Pour s'ecrier gaiement :
(Mamie Mamie !
Vo1ci le marchand
De crimes.
J'en voudrais une
Au chocolate.

(Tire de sPoemess, de Mine
Odette Roy FOMBRUN)


SL'HOTEL OLOFFSON



Ssouhaite





tUn joyeux NOEL



4 et une Bonne Annee



Sa leurs Excellences



M. JEAN CLAUDE DUVALIER



SPresident a vie de la Republique





Mme. FRANCOIS DUVALIER


Premiere Dame de la Republique


*AAAAAAA ILEU




LE NOUVELLISTE
iqA A4A4A4A AA A 4AAAAA*AAAAA&A,1It4A4 .4

Votre
U Pour
4




i K'











SU ZU uelque,
4 I S wZUQulq_




LE NOUVELLISTE


e Type de Vehicule

votre Type de Travail








I ,


















es soient vos besoins
^^1 4
.A<1^ ^, 4
i ^^ 4
I ^ 4
^m A 4


II y^)

.es vs besins
4~v
4to





aLE NOWVELLISTE




Regards sur > d'une generation>>
Par Freder.c Tard ev DUQUELLA


nLes Tendances d'une Ge
neratione, Collt action des
Grots, ouvrage critique syn
thetlque sur 1 ensemble de
la product on I.ttera re du
pays hatilen depuis les ori-
g.nes jusqu'I 34.paru en cet
t, meme annee sous la plu
me de Franqois Duval.er, Lo
r ner Den s, Arthur Bon-
homme, est aujourd'hui in-
trouvable dans le march
d(s lives haitieni.
Dans eD ctionna re de B'-
bhl:ographie Haitiennei par
Max Bissa nthe, on lit pa-
ges 96 et 97.

,I-s Tendances d'une Ge
nerationu, Port-au-Pr nee,
Imprimerie du College Ver-
tier s, 1934.
189 page-, 17 X 10. L:vre
tnregstre dans les B bi:ohe
ques su vantes :

1 Bibliotheque Nationa
le. Port-au-Prince.

2 Bibliotheque de Sa nt
Lou s de Gonzague. Port-au
Pr nee.

3 Bibliotheque du Con
gres. Washington

4 NCw York Public L -
brary.

5 Howard Univer ity.
Wash ng on

6 Pan Amser can Unoon
Washington.
L'ouvrage met en relief
certa ns des jcunes ecrivanms
qul debutaient alors et qui
aujourd ihu, ont centre 35 et
45 ans. Le livre devait ce-
p. ndant s editer au Cap Hai
t en velon Haiti Journal du
24 Fevrier 1933. La ver.te (st
qu'edite a Port-au-Prince, il
fut imnprime au Cap Halt cii
niur les Presses du Sem nai-
re AdventistCe. Extrait de
Dict onnaire de B bliogra-
phle Ha tlenne., par Max
I ssa'nthe Anre 1951.
La Tab'e des MatiereQ de
,Les Ti ndances d'une Gene
rat!ons stl d vise en qua-
ire Part es.
Prtmiere Partic par Lor:-
m(r Den;s


1 Une Elape Litteraire-
re Page 1 a 11

2 Dans lH'stoire de la
I. tterature (1804 1931 pa
ge 12 a 57,
Dux neme Part e par Fran
gois Duvalier.

2 Les Ecrivains d'une
Generation a Travers la Lit
terature. La Poussee Nouvel
le. Page 65 a 98.

3 Les Ecrva ns d'Une
Generat on. Page 103 a 115.
4 Nos Femmes de Let-
tres. Page 119 a 133.
Troisieme Part ie par Ar-
thur Bonhomme.

La Nouvelle Gendration
Littdraire. Page 141 a 183.
Quatri&me Part'e.
Po t Face. Page 185 a
189.

xxxx

Pu'sque nous venons d'ex
poser le plan d'ensemble de
rations plan insere dans
la Table des Matidres- nous
gallons maintenant fire 1'd


cole bu'ssonntere autour
des Quatre Part es de ctt vs
sal critique de llaLitteratu
re Hait enne par Frango s
Duvalier, Lor inmtr Denis, Ar
thur Bonhomme. L'ouvrage
en que-tion est mag stra'e-
ment preface par Jean Pri-
ce Mars, vle plus grand ecri
va'n de la l1ttbrature hai-
t'enne contemporainec, pre-
c:sce Francois Duvalier a la
page 108 de d'Une Gendration.,)

xxxx

Premiere Part'e
Une Etape Littera re par
Lorimer Denis.
Dans ce chapitre, Lor mer
Denis fa't re sortir, qua ses
debuts, la 1 tterature haitien
ne nest ni or g:nalc, ni au
tonome.

Elle n'est pas, en effect. .e
m roir dc notrt society. Peu,
elle rellete inos tradit ons
nat:onales, no coutulnt's <
nas nmoeurs, pas plus lie cap
tlve la mag e de notri mer
vli use nature tropical
E le n' xprimc. pas I'aie eol
I ct ve, elle ne rt cel pas le
gen e national, p. 1.
,Notre litterature na ss an
ce etait tout impregne de
psfudo classicism. R en
que ds v lleites d nsp ra-
t on pi rsonnellc,) p 1.
,l.a stconde generate on
su'v t le mouvomfnt artisli
Qu- franca s. Elle adhera a
1ecole romantlque, p. 2.

Lorimer Den;s signal. a
attention des lecteurs. l'ori
g nalite de Ignace Natb et de
Oswald Durand.
Durand n'eut pas de cont:-
nuateurs; p. 2.

REtzer V laire caresse, le
reve det avenement de no
're elite a 1 hstoire litterai
re de la Frances. p 3.

,Dem.svar Deloitme, c tt
1'ar stocrate eli I L.terature.
Pour pui er ses bujet., I
a du trouvi r notrt soc.ete
de noblesse trap recent. no
tre nature trop.caie trop
quelconque, Aussi deda gn -
t-tl Ha ti pour l'Ital e p. 4.
cA 1 encontre de Paul Lo-
chard, de Tertulien Gull-
baud, de G:orges Sylvain,
Arsene Chevry. Flkury Bat-
tier Henri Chauvet. Mass ]-
]on Co con ont eu b'heur de
rester ha tiens. 11s no man-
quent pas de couleur locale.
Ils ont partag nos j nols,
pleurd nos souffrances. bin
que leurs ocuores no oient
pas suffsamment penetrecs
du g6nie de races p.p. 4 et
5.


Ici Lorimer Denis definite
le genie de la race. So t nos
heredites les plui lointai-
nes, nos surv.vances afr.cal
nes, notre ame douloureuse,
notre gofit du reve, du mys
tic ,me, l'existence etrange
de nos contes, 16gendes, cro
yances rt superstitions popu
laires. Nos herd teI frangal


fermant a 1'africanisme a
elle meme flechi sa pure
fleur d'orig'nalit6. Hon -
neur a la cRevue Ind' g-
neo d'avoir combattu ce


stupid prejugd Et re-
jouissons-nous de la venue
ae par Jean-Price Mars* p.p.
6 et 7.
Lor mer Denis strouve la
cause determ nante d u
mouvem:nt actuel vers l'A
fricanismea (p. 7) dans
L'Occupat on Americaine
en Haiti.

< Un jeune pofte incarna
ce moment nat onal. Et
dana une patrlotique inspi-
rat on, il accoucha d'un
pome ou 1'African sme a
trouve sa plus pure, sa plus
haute in piration : <,Le Dra
me de Marchaterre de Jean
Brieerres. p. 8

Apres une page et d. m e
dc commentaircs sur .Le
Lrame de Marchaterre ,,
Lot mer Deni dec are :
,Empi' ssovis-nous de le
d.re : pour etr, sort du
plu intinie foi l dt la race,
pour tii avoir repres nile les
tra is les p us orig nauix,
,L- Dram, de Marchaterro'
cost lue une etapi' d0 no-
ltr 1, tleralitur, vi rs sotn au
tonoim.c' pi 11.

x x x x

Dans 1'li.toire de la Littll
ralurt. 11804 19311.
Ic Lorinmer D. n s pla de
en favwur dune litteralure
ha-l enin1 inipregntee di la
nimanifestat on du gen'e na-
tional qu w syntlihefse dans
la triptyque dr H'lppolyte
Tain- : Race. M1 u. Mo-
ment, p 13.


,Trois typf s dhomnme- ont
concouru a !elabora':on de
ncvre mentalte : lAfricain,
lc Francais. I'Ind en. ice der
n er pour une mTnime pro-
portion. Ecout'z Morpeau
dans un language etoffe tra
du re ce contours d ethnic -
te. C'est notre afr canisme,
notre amdricanism.e notrP
gall c'smp qut reu sircnt a
se fondre comme un metal
de Corvnthe en un hau arsn'
m" nruf, dp bon aloi de
puWssante et orig:nale al-
lures p. 14.

T Tr pie cro:stment tr p'e
atavisme qu: cunstitue notre
fond racial et dc v t se re
fleter dan notre litteratu-
r(,v. p. p 14, 15 et 16.
Apres avo r depose d'abon
dance sur Ip s oeuvr s des lit
terat, urs ha:tiens de 1803 a
1931. Lor mer Denis mi t a n
i le point I na! a sa mono
graphwC:

-Et la Croisade nouvelle
que precon se-t-elle ? R en
de manifesto ment ambit vux
s non un retour s ncere a
lesthetique national d'Os-
wald Durand. S' nspirer de
nos tradition, de nos
moeurs. decrire nos p tto-
re squds paysages, 6voquer
nos glo'res nationals, pen-
ser et vivre surtout en A-
fro-Latins.

sNest-ce pa, l'ideal qu'e-
xalte le d stlngue critique
M. Frangois Duvalier ? Que
le june et talentueux M.
Franco s Duvalier revoive
I'hommage de notre admiral
t on pour avoir profess que
notre llttdrature do t signi-
f er I'ame national afn d'6


tre le facteur de notre par
talte integration soc.a.e.*
p. p. 56, 57.

xxxx

Deuxieme nart.e
Les her.vains a Une Gene
rat on a Travers La L-tuera-
ture. La Poussee Nouveie,
var Frangois Duvautir.
Dan., c chapitre, Fran-
gous Duvalier tcr.va.ns de la Poussee Nou
velle al n de les s.tuer d -
vant lavenir. 11 detache, du
group de la Sema.ne Litte
raire, quelques s Ihouettes
interessantes qu'l I vre au
publics p. 69 : Roland Chas
sagne, Louis Diaquol, Lori-
met r Den s, Arthur Bohnom
me, Pierre Hud court, Jelune,
Jc an Fouchard, Georges
Gu.rrier Legendre, Roger
Dor inv lie, Emmanuel Pier
re Antoine. Rend P'qu on,
Apollo Garnior, Normil Syl-
va'n. Robert I.ataillade, Os-
wald Fidela, Berthom'eux
Lahens. Rene 1aleau, Mau-
rie Casseus.

xxxx

L s heriva.ns d une Gene
rat un.

.ci, Franqo s Duval rY fait
une peite promenade a tra
ver, la litteralure lia,t.c ie
pour parl r d( Normml Syi-
va n, Leon Laltau, Enm ie Rou
nii r. Maurce Casseus, Ste-
ph: n Aiexis, Carl Brouard,
I ou s Diaquol, I ouis D. Hall,
Jacques Roumna n.
A part r de Jacques Rou-
ma:n. Franqois Duvalier (se
hate d'en evelir dans le
tombeau de loetbli, les elucu
brat ons fanta s stes de cer
tains ecrivain; pour turner
ses regards vers les ecri-
vains de la Pous ee Nouvel-
le. p. 107.
Francoes Duval'er tfrm'ne
ce chapitre en mentionnant
les noms de Jean Bricrre, de
Probus Blot, de Damocles
Vieux.

xxxx

Nos Femme, de Ltttres.
Une here avsc Mmi Virg.le
Valc n, roman': ere de la
Cluelle Destinee'
Franqois Duvalier presen-
te d'abord la nersonnalite
l.tteraire de Mine Ida Fau-
b rt et s'attardc plus longue
nment sur Mmv V rg le Vai-
cin, romanc.e-e de <,La
Cru lle De,.tinee>.
Frangols Duvalier prcnd
conge des lectimrs par cette
r(e marque f na! :
De jeunes cr'va'ns inte
ressants a pu-; d'un titre
n'ont pas Wt6 c:tes dans
notre monograohie. A eux
tous. nous envovons le sine&
re hommage de notre ad-
miration., p.p. 132, 133,

xxx x

Tro s eme Partie
La Nouvelle Generation
Litteraire.

Conference vrononc6e le
24 Juillet 1932 a la Biblio-
theque de l'Arm cale du Ly-
cee Pdtion sous le patron
ge de la Socletd d'Histoire
(t de GOographie d'Haiti par
Arthur Bonhorrme.
Arthur Borhomme met
d'abord dn lumidre l'impor


tance de la tryptique tainien
ne de la race du moment t
du mil.eu cn fonct.ion de l e
volut on de la 1 tterature
haltlinne. Puis consider le
cas de certain litterateurs
ha.t*ens d'apres la fameuse
classification de Seymour
Pardel, a savor :

< ble que nous er avons une,
a v o n s u n e je d i -
rais meme deux : l'une
qui sattache a 1'histoire na
tinoale; qui y a pu se ses
insp rat on:, qui est pur -
ment haitienne. L'autre a
qu ne deplait pas la peintu
re de la grande famille hu
malne; qui a en elle quel-
que chose de plus large, de
plus un'versel et que nous
appellerons franco ou huma
no haitiennes>. p. p. 143,
144,

Arthur Bonhomme fait un
rapide tour d'hor'zon sur
" hait'ens qui pratiquent la
profession de foi du poete
Etzer Vila're, A savoir :
qL'avdnement d'une elite

(Voir Su'te, Pase Su vante)



Pantalon blanc
en montage

Elle etait belle a vo r, altrte
et decide,
Gravissant les mornes en
beau panalon blanc;
Ceux-la qui l'escoraient dans
c, tte randonnee,
Adm raient sa tenue et son
a r de geant
xxxx

Elle marchait ain.i a tra-
vers les montagnes,
Bravant les obstacles, sains
souci du -ole.1,
Comme las chevronnes de
nos vertes campagnes,
Qui, pour ces equipees, n'ont
certes leur pare.l.
xxxx

Sa -oeur, a cote d'elle, au.si
alert et gale,
Moins grande cependant,
telle une deite,
Fafsait un beau contra-',
avec sa teinte ba'e,
Et son comp'et chatain irc-
haussant sa beauty.



On les vit en aller, non pas
pour leur detente,
Mais b.en vers leur devo r,
sur ces rocs trop altiers,
Dans les hauteurs du Bor-
gne .nocule de pentes,
En inspectant leurs plants
de beaux cacaoyers.
xxxx
L'accueil tres chaleur tux
d'un ami et client
Les recompen a bien de c, t
te douce peine,
Mais dans l'apres m'di de ce
jour entrainant,
Quelqu'un trouble la fe'.
aurait dit La Fontaine...
xxxx
Ne nous lanqons pourtant
dans ce domaine obscure,
Ce n'Fst pas notre affair :
et pour ftre plus stir,
Parlons pantalon blanc a
travels la montagne,
En revant aux beaut6s de
nos vertes campagnes.
A. S'stant
Samfdi 26 Novembre 1977






cLE NOUVELLISTEs


Regards sur < d'une generation>>
Suite)


haitienne dans I'histoire de
la literature frangaise. De
la belle poes'e, de I'harmo-
nieuse poesie eclot sous
d'aussi fines plumes, mais
pas de la poesie haltiennes.
p. 145.

Apres le debarquement des
troupes americaines sur le
territoire haitien, en 1915, la
croisade en faveur de lhal-
tianisme et de l'afr'canisme
triomphe dans notre litter
turq.
influen.a beaucoup Levolu-
tion de la jeune litterature.
La Nouvelle Ecole etait neci.
p. 148.

et la Revue Indigent, la It U
nesse embouchera 1i latm-
bi revolutionna'r e p 149
ques Rounmaln Eimile HOtu
mre, Carl Brolaid Ph ill>p.
Thoby Marcehlin Datill Hii II
telou, Alldre L aitatid i -
tour viol nit a I h .i ;1;.1 -
mne, a I aiI lricai-Ill p 1 I t,
I.a Rc\u, Illd0ig, lr :1t
opere le r'rarli it It 'du t
enthoulaste, pa-, .in i" .i\l
hoses d Halti ,' i i !' !I
encore. aux ,s. d \
quie p 154.

I fautl t Ot l1 'd i i
rayonnim nt d ai HI'\
Caraleb, abon ',- '
m e d" la Ri'u, I, 1 : ,
don't les tenda c,- ,'-: pc.:;


sees jusqu'au ridicule. La
poes'e hermetique revecut.
Les images violentes lurent
des defis jetes su natural et
a l'art lui meme Apres des
fulgurances horribles, ce
meteore d'sparait de notre
clel litteraire. p 161. 162.
* sLongue existence dans le
Nord de la ouil la poesi est restee class
sique. romant'que, parnas-
s'enne Aucune vellette d&
symbolisme vo're de moder
nismes p 162
Dans ike derniercs pages
de son chapitrn Arthur Boln
home e cape la peis Oinali
te litteraire d. Jean Brltrre.
Lou s D Hall, Louis Diaquol
Eminanuel Pirlre Anto lit
Roland Chatssuiire Mau I it'
Cas'>e U FL ralit. lt\u .i.eI

L-5 eid II i i i i
l llll 1) I








f l, t i .1


se ehnique a explotter, p.
181.
Pour notre actuelle gene-
neration. le. fond est tout
la forme n'tst qu'un aces-
coire qui en precede Pa-
ge 182.
Arthur Bonhomm conclut
en favour de 1 exploitation
de la r chesse de notre fol-
klore et de la luxuriance de
notre nature tropical
X X X X

Quatr eme Part:e

POST FACE

Das la posl-talce figure ni
les nomins dC i lolte ille plea
de d'eiitetlictutil1 ha tens -
leilnezses tlon Nord it du Mli-
di god enlIis I gllaiite S de
& I d it 1111 de tie I'

lilt ;t ii lin ltlt Ci l e
t1 t.1 i ti. l I (. 1 1. I t 1i










i u sc , ,


me qui na ccsse de rapper
la Premere teputol que Noi
re du Monde, dtputs 1804.
,A preuve encore, le sort
fa.t a sa literature. Dans
un article de la Revue Fran
ce Haiti tNovembre 19761,
Auguste V atte ecrit : sJ'ai
tort surprise dts interlocu-
teurs au dernier Congres de
Litterature compare, en
leur di.ant que la L'ttera
ture Halt e'nne ne date pas
dc 1926. ma's renonte aux
debuts nmenes de 'Indepen
dance ,
2- Haiti possede une lit
ieraturi express on trangal'
1 i,, iportanie et de quail-
iri au tenmo gnage nmemit du
Bulleiiln Ciitique du Livre
Flanelia. de Mars 1976> Le
Flelte laphael a i lrtiou diis
lI NoutM1 llise til 3 Dece'li-
i" 10 '.;7 No 30680l lt
\ ,,I ll1 li do11 llt r 111



11 ti i



'i. I- 0 t It u1

Si i '' \ 1111 i


puis l'extraordinaire et san
giante epopee de 1804, reste
son patrimoane inteliectuel<.
,on patrimo:ne intellec.
tuel.s

Opinion de Fortunat Strows
ki, Professeur a la Sorbon-
ne, consign6e dans nare de Bibliographie Hai-
t'enne par Max Bissainthee.

2 sPassent les Genera
tions avec Icurs grandeur
et leurs miseres, mais les de
marches de l'Esprit, sous tou
tes les latitudes et pour tou
tes les races, demeurent des
valEurs eternelles de civil!sa
tion.s Frangois Duvalier,
L'Hebdomadaire Les Griots
du Vendredi 2 Juin 1948 No
231.

3 Quand dans une cite,
lc mot literature est pejora
Hi.test quielle n'a pas enco
ir re';u la visited de la civi-
I'satioit, I.eoen Laleau. Le
Nouvellish du Samiedi 27 No
citbrle 1971 No 29.490.
C, il dit, il stullilt mainte
I.init lx l i lla rilies conlpe-
( il1( s tit, pieuditr los d'spo
MI noiie I eel'ssalrl'es ot vue de
i.i'li p Ill la Ii literature IHai
lii 'e 1111 ute l' 1on a try's
l ilt 1 pour le Football
I.1'lt1141 P;1 C'c ( d0ux atouls,
,i I I'ic 'I ; 1 tin 'l Ir notre
1pl\%s l 101r. DellIpl ('11n vec
d' ii nous, avons tout at ga-
!riwi i ( rici i il perdre.

Froderi T DUQUELLA


LA


CITIBANK


pr cente


a son aimable clientele





4-i ses meilleurs voeux






Aft- pour un ijoyeux NOEL et une e





4 I l Bonne et Hleureuse Annee 1978.







44 AAN4 A 4 4A


Ai~ ~q i


t 4. 14 4 A t i

Et




dLE NOUYAEiSTI


4 Pour leurs Excellences

4 M. JEAN- CLAUDE DUVALTER

4 President a Vie de la RWpublique

4 Mme. SIMONE 0. DUVALIER

4 Premiere Dame de la Rupublique











Forment a l'occasion de la nouvelle annee 1978 '

des voeux de success continues
i es 58.000 assures sociaux

4 de l'Office National d'Assurrances vidilleses

ainsi que

lLE CONSEIL ADMINISTRATION

LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE L'O.N.A.

tous unis dans les memes sentiments
Sde ferveur 0 ans (Caudiste
4OF
4t ^
4 eFfieNtoa 'surne iilss *t
-34i
4^c '^''
4A* *
4 mi u
4 ECNEL^DMNSRTO
4it




4ffPl1
4s
<^y~y~yi destvoeux de succtsrcontinus^^^




LE NOUYELLISTE



La vie politique et administrative locale en I'ann&e 1977


JANVIER

- -Le Chef de 1'Etat dres
se le bilan de 1'act on gou
vernementale

inauguration du Cen -
tre-p'lote de formation pro
fessionnelle


inauguration a Fond
des Negres de 9 batiments
et installations du centre
cafeier.

- installation d'un nou-
veau conseil d'adm nistra -
tion de l'ONL

Dementi du Ministre
haitien de la Justece a pro
pos d'une information de
cAmnesty inttrnauioiial


- Une delegation enie -
zuelienne est rti'ue par 1i
chef de l'Etat

- 21 JANVIE'P Echnii -
ges de vue etirei' le Hut.iea
directeur de la C'lir.biie dc
Commerce avrc ls d ri -
geants de 1 Klectr cis',
d'Hiaiti.

Ouverturr dies Vraid
travaux dr la rouie Cai -
Aquin

M. Remy Mathi-u e-'
nomme dir(ct"'.r d(- Af',t -
res juridiques asu Depa'--
ment des Affa res etra'ge -
res.


- Mon.ieur Max Jadotte.
nomme ler Secretaire a
1 ambassade d'Haiti en Co -
lombie.

FEVRLER

Le gouvernement im-
porte 30 000 sas de riz pour
casser le march noir


Le xporta'-in des pro-
du ts vivriers t.-t lnuterdite
par le gouvt-rnementi
Relorie .iu Deparle -
ment de la Ju'stice


Nouuvelle conumitsi-on
communaite a Petllon Ville
MARS

Le l ep;il.ii.i d.l
Conunetrc t' i.ii\ oqtue it- pi c











k l Il 11 :


Le Doyen de la Facul
te des Sciences est rempla
ce et decore

Fausse rumeur de de-
couverte de petrole par la
Crux international: demen-
t du gouvernehlient


inaugural'on du nou-
esau point Sonde

Me Claude Hyppolite
nonimle substitute en Cassa
i.oi.

Nonuniaiois a la Cour
d appel Me. Cast.el Jus-
t u president, Charlt's Des
groiites juge. et Oabriel Jn
pi .-Ie auiibstiiill du Coill-


to Pt i l' NL 0 n l ''
Ii:,d tN 1.1 t~tl


tures surranees et defall -
lani es devront etre chan-
geese

Nom'nation d'un di -
recteur-general au Touris -
me
Nomination d'lun nou
vel eleque a Jeremie.

MAI

3 Ministres entrepren-
neniit une tournee de tra -
vail dans le Sud du pays

Decrel mod'fiant la
taxal on des voltures im -
porieeb


Creation ce I'inslitult
lnii1on.il de 1 Eli'erg e elec-


Modkt'elit o, it lia lol






N eil "iIt aO I t itl -



;" I i t' i i i."llill ls te l


i; i 'i'" di iii ni ; , iN i u i iii' li a At lntit
ii:l 't 1 : ( i d eC irn lie
*'" :' : { i t', i O i' Ani n prolt' -
S c ,* i' I h t at so ('lt I
Id i'd re c


- Le gouverneament dis -
tribue 100.000 sacs de riz
dans 83 villes de province.
Credit extraordinaire
ouvert au Departement du
Commerce pour 1'amenage-
ment de I'Adroport Inter -
national et le fonctionne-
ment des 5 aerodromes en
province.

Recherches minitres :
nouvel accord entire le gou
vernement et le PNUD -
ONU
Tournee du Ministre
de la Justice dans le Pla-
teau Central

Nouveau cabinet mi -
1nsternel.

JU1N

Les nouveaux minis-
tres visitten les organes de
p rt's.se
1- Rel or'll nux Travaux
plblit.s 10 iigeniiieurs re -

oertliony Gasteon est
i seplitace ll Departenent
il i lnhrtelur
Delega:ll oii d'Halti au
lie ('iiig|rs ba llr le tourls-
ii, (': I lb 'i n1
Afliii', d(, faux aux Ar
il' tis Nationales
Il' Pape Paul VI sou-
haitei unmi collaboratioii en-
Irn e'sponsatlte clvils eH
ait.oralits i' elirisse en Hal
ti. afin d <,C.lC'toenl r le cli

(Voir Suite. Page Suivantc)


L'HOTEL IBO LELE






souhaite un joyeux NOEL 1977 et une Heureuse Annie 1978 N




ia leurs Excellences





41s

41 M. JEAN CLAUDE DUVALIER






President a vie de la de la Republique






et Mme Simone 0. DUVALIER




Premiere Dame de la Republique




alLE NOlVLLMISMEs


42 L'ACIERIE D'HAITI S.A
4 CONFIANTE


4 DANS LA POLITIQUE PROGESSISTE DU

GOUVE&MEMENT ET FIRE D'Y APPORTER SA f

CONTRIBUTION TOURNE SES PENSEES AU SEUIL

DE CETTE NOUVELLE ANNEE VERS TOUS CEUX

4 QUI L'ONT AIDEE A CONCRETISER

LE REVE DE DOTER LE PAYS D'UNE INDUSTRIES

LOURDE NATIONAL.


4 C'est dans cet esprit que notre jeune industries se joint
4 -au peuple) haitien tout entier pour adresser
4 a leurs Excellences
( MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVALIER
President a Vie de la Republique

MADAME SIMONE 0. DUVALIER
SPremiremir Dame de la Republique
a la Famille Pr&eidentielle
4 aux membres du gouvernement
e et a son aijmable clientele
Sss Wmillcuirs voeux
4 a l'cU''iini dc la NOEL et du novel An




&LE NOUVElR&TIME



La vie politique et administrative locale en l'annee 1977
(Suite)


mat indispensable de con -
Lance et de liberty dans
le pays".
O~icte )le-e et _ent.e-
re est accordede A EIugenee
Maximailien
inauguration d'un i en
tre dc'ducation ouvrlere ia
Pa:llant

Rrqtiege .manifesta -
tion ,d'ouvrWer (16 juin)
JAcqus Simeon noma -
me daie;cteur-;g6edral.de l'of
flee duiibadget
miaugiraticn de la pr6
fecture .de -Jacanel.
Me -Malhe-rbe DPaniel,
nomie f (vce7pr6sident de
la Cour .de Cassation. Gil-
bert Austin, tnomaid juge au
tribunal supreme
Revocation en masse a
la Th1eco.
les coupures de courant
rCcommencent
Conse'l National di
tourism. au .Palais Nat;o -
nal
Les dirigeants de la
Crux sont dQius par les pre
mifres recherches sur le pe
trole
Formation do comite
technique du CONAELE

JUILLET

Assass nat de l'Ambas
sadeur d'Haiti au Bresil,
Monsieur Delorme Mehu
Le ler. secretaire at
lambausade d Haiti au Bre
sl accuse d'avo r commandn
d6. le meurtre


Monsieur Legagneur
Jacques est nomme. prefet
de la vllle-des-Cayes
Nouvelle commission
communale aux Cy'es
Ouverture de la ses -
sion Crimninelli :Port-au-
Pr'nce et aux Cayfe.

Nom nation.. d -Con -
sell administration -de
SLETIC
Seminaire p-our .offi -
c;ers de l'_Etat C.vil.
retour de de la
delegation parleMtentaire
halt enne

ABOUT

Nominations au De -
.partement des Travaux pu-
blics
etude hydrograph'que
du port et de la bale de
Port-au-Prince
Arrivee a Port-au-Pr.n
ce d'une important dele -
gation cubalne
1'Amoassade dis Etats
Unis a 1'ONU .Mulis'iur An
drew Young en im ssion a
Port-au-Pr:iinc 14 lb
Aout i pour le President
Carter
inauguration d'in e -
n0'na re pedagogique a Ilia
mien
78 a la Chambre Leg slat
ve
Project de Loi creant le
service national d' cau pota
ble
Project de creation d un
tr bunal de Surete de 1'E-


tat
Vote du Budget 1977-78
Affare de Marijuana
a Pet on-Vil1e
Visite "preidenotie LUe
A Jacmel
Le 4eput6 Aibirign ame
,n par le Chef de .TIat.
-Accord de ,Co9peraton cut
.turelle et technique entiree
-Ha.ti et le Libdra

.SBPTEMBRE

-- lrstallalois e la
commit s.on adim.nlnstray .
Le ,gouvernement ;hat-
tien rt peaenLe .par.1ierhan
.celier Brutus & .la .sgnatu
ro du Tralte de Ba
Noqyeau p)4 t -as 5Mb
le St. Nrcolas

Le igouternement ;.deco
re Philome Ob,n
Seminaire de control
lti-cale
_- Commemorat on gran-
diose du 22 Stptembre Le
Chief doe 'ELat amorce le
piocvssus de iuberil"altl on
lt de dIemlocratisattion Ulle
ni)iu,,eille ldoctrillL s t ln d
llinuvplle docltr ne et ditllu

L beration iid 105 pJ I
tsnniie'r ~polltiques ll liai-

Depot du Buldget 1977-

OCTOBRE

L Alia re di Mariluanai
es' entenduc par le Tribu
nal Correct onmel


inauguration de 1'An-
nexe de. la Direction du
Trava 1
_- I. :j.a ,poWnt ,.e .;ou -
4-qNOs R trycaips _aiu DAR-

-- .1.2 nip~Ss .pont 4r4-
'; .a ;a 1S 'WP
-NowuqaIpij 4uile -com
.sialon ,W.D".ae 4 control
.e ,du tragic, .4e fl1'se ei
de. ,'abs ,des sWpef.hants
Pa puvrers 4e ; aHas
co Loumettfent .leurs dA -
leances .-a 'auntoiL% execu

,L governmentt opmn
,j.d7n1re Ile .lltlne .annlver
saire de -la mortt d!Henry
.Christophe -lnaugura -
.Lion -des Lravatpx de rrestau
ration ae ,la .CiLdeltte .et
-de Palai.s Ba nsOucl
Ha'ti .Teafrlrme 1'O
NU l.ilntert .qu'elle porte
A la gestion dts dro'ts de
I 'honuine
_- Le Sous-secretaire d'E
tat america'n aux affaires
inltraimer calnes Mons'eur
Todoman en visit a. Port-
au Prlicre
Ha'i1. condaminne par
la Sou elte intramercalne
de Pri s e
Reinise doi certiflcats
I li lere promotion de In
Commi ssion adm nistrati -


NOVEMIBRE

Ie department de 1'E
1 adoption du dossier sco -


la're.
education Nat'onale announce
,4e ,gouvecnement an-
pnonce Oles resiultats des n-
rgociatums avec -Cuba sur
Miles [Fpnuere5s maritimes.
Reunioh des prtetas .de
la Republiaue. an I :parte-
jment -de :Intireur

Installation ale qou -
veaux -.octeurs. a 1'OFATMA
.Graves cnoflts au Ca-
menL d;Halti
Nouveau directeur au
journal gouvernemetal :.
le Noveau-Moade
jieforme -Ai la a'acultd
d Agronomle
Ppnoatowski en qnisslon
a Port-au-Prince pogr -le
compete du -President .Vale
ry Giscard dEstaing.

DECEMBRE

Le Chef de JEtat.rend
visit ia la Faculti c.e ,Mede
cine et de pharmac'e et ins
pecte les d6partements de
'lhopital de lUniversite d'E
tat d'Haiti.

Le Pasteur Luc Ner6e,
co-editeur de 1'Hebdo Jeu-
ne Presee, agress6.
La Pros.e locale fait
echo de l'affaire et s'en
6mcut

Conference de press
au DCpartement de l'Inte
rigur. Le Gouvernement fait
savoir sa position sur 1'af-
faire NE'RE'E.


l A occasion de la NOEL et du novel An O




n AEROVIAS CONDOR DECOLOMBIA S.UA



"AE ROCO ND 0 R"



Prisente ses Mei'eurs voeux a son Excellence




M. Jean Claude Duvalier



President a Vie de la Republique




ainsi qu'a sa Mere




Madame Simnoe Ovide Duvalier '



JPremiere Dame de la Republique



et a ses aimables clients
,k, ca 7., K:, A




aLE NOUVELLISTE,


LES POINTS SUR LES I


FANAUX DE NOEL

par Ernest BENNETT


A 1'approche des fites de
fin d'annee, pourquOi une
immense tristeSse dechire-
t-elle mon ime et brise
mon coeur ?
Convisnt-il d'en incrimi-
ner les chansons de Noel
qui sonnent pour moi corn-
me un glas ou penser que
ela religion chretienne est
la religion des tristesses de
la vie, des malheurs, aes
chagrin, ?s
11 en faut bien plus pour
reveillrr cette tristesse en-
dormie depurs 1'adoleScen-
ce et que je traine come
un boulet tout le mois de
Decembre.
Noel : souvenirs pourtan'
heureux oil les bas suspen-
dus au pied de notre lit s' ,
plibsiaient comme par en-
chantement des cadeaux de
Pere Noel Allumettes ben
gales et etoiles don't la lu
miere vive illuminait les
replis de notre iam- enfan
tine Les gais reveillon !.
Mais la musique. cell,
((parole la plus profonide
de l'ame, reveille d autr s
sentiments. Mon ame jovyu
se. fire et vive "ubu alors
une metamorphose qui de-
vaste tout mon e/re
Car Noel, c'est au'si 1 e-
Vocation de certain -ouvw-
nirs d'adolescence oil nos
coeurs enflammes d'amour
s'ouvraient volontiers aux
malheurs des autres...
J'avais alor, douze ans et
tout le Cap-Haitien. dan,
l'allgrmsse Se preparait aux
festivities de Noel dan les
fastes de la Cite Capoise
Pour ma part Noel c'e-
taient aussi les regards des
enfants pauvres e suspendus
aux vitrine, ktincelantes


des nmeres d, f.nille inca-
publes de se payer le plus
niodeit, revealloni lits .joiiui
les Illiltis ioulteu El pults
Noel Ic eti t I oui t uni dli



lit ('i 1 t ) d ,
lUl liabila.t unte mIasoll %0I
snii de ;la ntitre el ;t lec til
.ije Ilil 1i. d'alnittie (.,ar l:
c ot'Al rader'e tiene o I ;ilni

.IJe tie fardal pa- a il.prien
dr iill, iii.n anii ouilfrtr a'
d'un nial don! enli il' gueril
gilere toui au In )lit il l
poque.

LIuis ef.a' alde depui'
des mois e! le-s med cin- di
saient qu il ne verail pas
la nouvelle anne'-
J, me promos, al rr, di
tout sacrifier pour egavser
les drniers joiurn d e mon
(freren qui ne 5,, d'utait
pa tide la zravi'e de st 'n ec


Coquetel

par LDor. LALEAL-

Det mouche- font a la 'Tnbl- F!, rc'.incl,
Presquiun tapis d'ailen et de frissons.
Un gommeux. fier du faux-col 1 er.
Sur la cais-iere appuie un regard pio :

D'un mince sourire commercial
Elle dit sa distraite gratitude
Croyant au succr-, le provincial
Client bombe dasantage -on att!iudp

Bruits de vOix qui command(-, ,t de srr-s
Entrechoques et de des aux corit"
Fritzberg sort ses apophtheiiem- s eor,
A Borges qui. en noir. blanrhit horse du h.ir-,

Un calembour use d Eli- IHciry
Ainsi que de la Veuve Clicquo. fuse
Moringlane protest. mal, en rnt
Quand mmee... La chalrur e t pois.vus. dIif.'

- Pour moi. le meme co.i' itcl murmur,
Richard CONSTANT, revlur Ji. iix d i bo-i:,
Claironne Agathon IL existence ,,s! dur,
Et nos mille 'Oucis ont decupl l]ur s*'.xck
Clement MAGLOIRE offre ses pied- au I hw
'Et. Cheriez. a nou quinze. unil pii' it(
Felix VIARD comment un ir- d 'Hnri HEINE
Et Rene FAUBERT cite Ein.stein et Copernir

Plus glabre qu un yanke,., Arnil Sa It Romtoc
Se vante d'avoir banni le tabac
Tandis qu'Ernest CHAUVET hume 1 arome
D'un cigare qu il affirme MADE IN CUBA

Juvet, lui. faith craquer une pisaclih,,
En protegeant son palin-b<-ach d. cratnd I ,ir;-
Et nul plus ne songe a la imorne liachl
Que, bous nous reprendrons cas soir dnimaln loujo irs

Lion LAI.EAU


Ce 24 De>cemnbre je lul 1aI
porll aiinu fil dies heure's
ious le jotiure, que ., rece -
vtl ell cadeatu di, me pIt
lrii'e r ti dr leur, atiti, : tlln>
fol., birlalntt lai tpmt(s i;%II
bourineuri iipsite di iini
tier arbalete, elt Ell ce
1 m.111, la on ti ait encor
it rol a douse vi it a luclus
tine .ti>ucf, l' I. 'ce, dcil
en ie, p o dr atouri| hul

force ir, lla en rir it ilde
mes ne' n f paInirulit.r, de
CCU\ qul it, a mill; refl toll,

p, re, de ,oi : 1, L- ieux du


d aient autiune No e auune



me-s cl",ons particulieres,


fail pa' ausi (her qu au-
.jourd'hui et 'on pouvail se
procurer deux ou trois de
res fanaux pour len quel-
ques miserable5 sou, de no
ir, rousnset d'eevolher
J a eais le sentiment que
ce' fanaux auraient la ver
lu d eclairer 1,- regard de
mon ami que le (lumagnon
rouge dan. les losanzes vi
lreei du fanal lui feraient
-ntrevoir la re sou.ns des cou
leurs plus rianie'
Je presai le pas et ga-
gnat la re'idnie d, mon
ams, II semblait endornnmi
de ce nsommeil qui suspend
non chagrinsi.
j',us garden d, le ri'veil-
ler maii desirant que ses
yeux "'ouvrissent sur un u-
r V,, rs minoini ir st.( j' allu-
mai le frois fanaux qur je
dilposai en triangle 'ur la
table de nuin El raehi dans
un coin da la chambre j'al
tends non riv-il
Ne dissimulon-.-nouis pas.
tutle notre vie dans les re
plis di notre inme de ies
joies innoeente,, si chi-rers d
notre adolescencir ?
l'ne respiration plus sono
re devait preluder i son r6
veil Se.' yenx tbiontilt S'ou
vralenst grir, nux fanaux,
non -tir la grisaille d'une
ehiambre de mala e mais
siur un nitiid( O] Int l tl 1 V Iti
re s, oindue (11 en tvinlt multil
rolores s'rise de reflets roil
geitres, bieu d'azur, jaun.,
capueine et verit eladon
Ft. miracle du chroma-
tisme, la pAilnur du visagi
de Louis, htalgn ti du reflect


polychrome disparaissait
sons des teintes plus colo-
rees que relieve un sourire
discret :
Rebonjour, Louis, dis-
je. a voix basse.
C'est toi Ernest ?
Bien sutr, Louis.
Merci pour touts ces
gfiteries. Et quant i ces mer
veilleux fanaux de Noel,
pares de routes les couleurs
du Paradis que je viens d'en
trevoir en songe, j'aaore
leurs teintes chatoyantes,
C'est bien donmmage, n'est-
ce pas Ernest. que ma vie
soit course come ce lunmi
gnon qui bienttt n'aura
plus d'huile pour entrete
nir la flannue ?

Ne dis pus a Louis :
tu gueriras.
Guerir? Mais les an-
ges intont dejia tendu leurs
bra. fraternels dans ce pa
radls entrevu I'espace d'une
coiurte solnnte. Je tie soige
rain, int plus a I vie.
.ir iec piOilinviis ni retenir
d& pleu'rer ,it in'ipatble d'e
toutifer li's sanglols qui ien
itn i:it'telt la gorge j'ouvris'
la port, ('I parties
ers I s nieuil hieures dui
sii ritndi, que .je in'oppre
taI:s i :tller a; lit li infir-
iie r de LouiS. Ie visage
l'aicLicn de laarines nme pria
de la 's ivre :

Wii tie v'as pal) toe
do ell, tout sinllplenient.
Mort ?
Son ilenece. plus 610-
quent que route autre re-
pine accu-illit ce mot.
Je penitrai dans la chain
bre : les yeux de Louis s'6
latent deja refermes sur la
vNe et c'et le triste specta
cl, de mnion omi mort que
mn, renverra a pale lueur
du petit fanal de Noel posn
dur sa poitrine entire ces
deux mains pales
Au moment ou se prelen
tail le aphenombne ulti-




NUIT DE NOEL

Est-elle gale ?
Est-elle trisie ?
C('ie nuit d, Noel
Ou Jesu, nail pour touns
xxxx

i rhez toit. mon infant.
Se dressed un sapin vert,
Orne de gaies lumieres.
De rintlillantes etoiles;
Chargi- de beaux cadeaux..
Comblen est douce et gaie
Celie nuit de Noel
Ou Je.sus nail pour tous
xxxx

Mais, pour
Les enfanths pauvres
Qui ont rivvr d'avions.
de poupie-s. de ballons.
De bonbons, de rubanS,
Mats ni resoivent rien ..
Combien elle semble triSte,
CrIle nuit d, Noel
xxxx

Oui Jlisus nail pour tous.
Quiand ton Noel est g'ai.
N'ouihlie pas
I.'enfaint pauivre
Pour qiul Noel est lriSle
xxxx

(Tirk do aPaimtesi, do Mine
Odd tt. Roy FOMBRUNi


me 1'arr&t du coeuro et vou
lant mourir dans mes bras,
Louis implorait-il Dieu de
lui garder encore son souf
fle, come ce petit fanal
qui siit conserver la pile
lueur de son lumignon ?
Je vecus longtemps de
cette illusion li. et s'lL m'ar
rive aujourd'hui de penser it
cette blessure faite h mon
inme dans la douzieme an-
nee de mon age, i la veille
de Noel, si une ulcere se-
nieuse me rzlance toujours
d cette epoque oft naquit le
divin enfant tandis que ren
dit 1'ame mon meilleur a-
mi, n'est-ce pas a la pen-
see exprimee par Mauriac que
asous la couche ipaisse de
nos actes, notre ame d'en-
fant demure inchang6e,
1'hime 6chappe au temps.

Ernest BENNETT



Poemes pour rire
un dimanche
de Noel

par Christophe CHARLES

I NOEL EN MARDI-GRAS

('onnaissez-vous
I'll gars Sur terre
Pour qui Noel
I-st un supplice ?
Ses pieds brtiles
Sonu pleins de crabes
I1I est toujours
Enl mardi-gras
Tend sa Sebille
A des aveugles
11 est
UI' squelette ambulant
Ses tripes sont
Sous-developpIes
Sa mason,
Cest le bord-de-mer
Champion
De march quotidienne
Port-au-Prince
En animation
Fait fuir son coeur
De solitaire
Fail fondre son Coeur
De paria
De sans-famille
El de chrilien
Et la machine humaine
Avancel..
Connaissez-votu,
Un gars sur terre
Pour qui Noel
Est un supplice?

2 DIMANCHE

Aujourd'huLi,
C'est dimaTnche
Tons les garcons
Du quarter
Ont revetu
L,eur belle chemise
Repassee
Par de jolies mamans.
Aujourd'hui,
C'est dimanche
Patrice porte
Un magnifique pull-over
Confectionne
A New- York, cadeau
De sa sour
Qui travaille li-baS.
Aujourd'hul.
C'est dimanche
Tous ies ,garlons
Du quarter
Rient et vont au cinema
Moi-mntme, je rase
Les murs
Aver m,-.s
Chaussures 6cul6es
Conunmme si j'avais honte
D'etre pauvre.




LE NOUVELLISTE



LA DIRECTION ET LE PERSONNEL DE LA
4 MINOTERIE D'HAITI
4sont heureux de presenter

a Son Excellence le President a Vie de la Republique

M. JEAN CLAUDE DUVALIER

et la Premiere Dame de la Republique
Mme. SIMONE 0. DUVALIER
Sleurs meilleurs vcvux

a l'occcsion de la NOE. et du novel An.

4 7








LA MINOTERIE D'HAITI

present i ses aimables clients seu voeux les meilleurs


a l'occasion de la NOEL et du Nouvel An
V F-? r !1 !"-I-i t t.)t t 1fI










PILIE ANDRE .-

Admni-s1rateur aes Flnan-
c s de Jacmel en 1823.-
Pu s le 20 Fevrner 1842 Se-
cretaire dEtat proviso re
remplagant Iinbert .

PLESANCE JEAN CHARLES
Ne 2. Port-auj-Pr nee en0
1836.- Ministre des Finan-
c s et du Commerce du 13
Decn'mbre 1897 au 10 Jun
1898.- Mort a Port-au-Prin
ce le 7 Fevr.er 1902.

POIL JEAN JACQUES
SAINT VICTOR.-
Ne en 1778. Eta t present
a la Rav ne a Couleuvris,
a la Crete 2a Pitrrot; a S -
bert en 1807 il etait ch..f
de bataillon. Commandant
de la place en 1831, pu s
P-au-Pce en 1837. General
de Brigade en 1842 Conmman
dant de l'arrondis ement dP
de 1'Arrondsscement (i '
Lascahobas en 1845.- Gene-
ral de d v sion et Due de
Ban': sous Soulouque. Me-t
a Port-au-Prince en 1862 a
84 ans. Fut un des dcrn.els
veterans de la guerre de
1 Independence.

PROMPT PAUL.- Mulattre.
sF'nsurge En Octobre 1802 a
Gros Morn, centre le; Fran
cais Est tue a la bata 11e
de Vert:eres.

POLVEREL ETIENNE -
Blanc, avalt ete avail' la
Revolut on. s1nc1 c des E-
tats de Navarre pu s en
1791 accu attur public du
premier arronu. Par s. Commissaire civ.1 a
Sa n' Dom ngde ou il arr'-
va en Septemore 1792. Sn(m
harqua pour l- France le
14 Juin 1793. Mourut le 6
Avr 1 1795.

QUAYER LARIVIERE.- Mu
laIre, ne a Fort Dauph ni
in 1773. Marechal des lo-
g .s de 1788 a 1793. pus sou.l
1 lcutenant dance li s troupe,
Branches de Fort-1.iberte
Nonme par Sonthonax ca-
pita:ne au mette corps le
ltr about 1793. Fa t par La
vcaux chitf det bataillon le
16 mars 1796. Sonthonax
at Raymond le font. le 6
mal 1797 chef d escadron
dan, la gendarmorie nat o
-iale. Quay' r Lar viere epau
le l'act:on d'hedouville con
tre Moyse 2 Fort-L berte le
26 Octobre 1798 et. s'etant
a'ns' brou 11e aveec Tou--
sa nt. se rend par Santo
Domingo en France.

11 rev ent dIn- le pays
avec Leelorc come officer
dP son Etat Major. I1I ne
tarde pas a etre deported a
Brest pu s a Ajacc o. d'ou
:1 s'echappa pour mnn,.r
line vie errants et san, ar
gi'nt a Constan' nople. a
Cadx et en Angloterre. Ron
tre dans le pays en 1810,
'1 est faith chi f d'ewcadron.
Commanda le fort de Bizo-
ton en 1812. Colonel Com-
mandant des chaesseurs en
1818. General de br gade
on 1820 et commandant de
1'arrond ssement de lai
Grand R viere cdu Nord jus
qu'2 sa mort le 15 novem-
bre 1836.
RAYMOND JUIIEN.- Mu-
litre, n6 a Aquin en 1743.
Riche proprieta'rp. Elev6 en
France oil i1 acquit une ins
truction super'eure. alla
en 1785 reclamer les drolts
poltiques pour les noirs et


ALE NOUVELLISTE)




MINI- FICHIER DU PASSE


E s muldtres 1 bres et l'a-
mel oration du tort des es
claves.
sasnne de earsovie; tel qu'il
RICHE JEAN BAPTISTE.-
noir, Ne a la Grande R vie
re du Nord en 1771. II eta t
baron sous Chr-stophe. A
comande 1'arrondlssement
de Sa nt Marc ,'n 1812. Corn
mandait a Santo Domingo
en 1828, sous hi s ordres de
Borgella. General do Br ga
de, Commandant de 1'arron
dissement d? St Jean en
1841. 1-res dent d Hait le ler
Mars 1846. Meur a Port de
Mars 1846. Meurt a Port-au-
Prince le 27 Fevrier 1847.
E't 'nhume dans la tombe
de Petion.

RIGAUD ANDRE Mula
tre. Ne aux Cayes in 1461.
Eleve a Bordeaux ou i1 ap
prt Ie metier d'orlevie. Se
batt t a Savannali en 1780
Solis I Comte d l-Maing
Fourr Ir major dans la mi i
I ce colon ale. Pronioteur dc
la prise d'arnies des hoin
i 's de couleur a PIloli '
n.v i mbre 1790 Colii el .i I
la Legion de I Egalite e'I
1793. l)U s eo il a.llid tiil it'
la prove nee du Slid Ii ill
p .icen lin t du Colonel i1ar-
ty in 1794 Generial (i bril
gade le 2.3 about 17196 S. ie
tira en Franc' cn 16i apre'
sa lnt Lou vert iure RevHi '
dians l.i coloni'c a\c 'e Ixpe
d'titn de I cl rc 11 fu de
porte 'n mars 1802 et n1' r
ne mi Fort de Jiux R'' dii
a Ia 1.berte. 11 xegeta plu-
s iurs annee, a Monlpell i r
o 1 Il s etal. f xe av t -a fa
miller. Le 7 A\ni l 1'81 so;,
Ie Gull ri'iermein' de Pec o1n
i1 debarqua 11n ., Mi. 1 '.1
aux Cayes et conl', 'Iui i
lou't' rn lmen,, -ep ara e ,,
Sud don't ll d( ntl 1, cl f
i rtliF (t 'Ir.t (''c slir i 1 i.
tat.on Labord' ri,' ,. p a
ne deo Cay. 18 S , m
bre 1811

ROCHAMBEAl' DONATION
'MAR1E JOSFPH DE VI-
MEUR VICOMTP 1(, bl';r.c
nee tn 1750 F.- c'i Malre
chal de Frair., R,( him-
beau. i1 su v 1 swi pel d 'ii,
la gu, rrF de 1 Indepe;d,idanc
de, E'ats Un t1 devinli M.i.
rechal di ca. m) en 1791
Nomme Gou\ rFl ur de la
Mar':in qu'e n !7',2 11 !i'
cliarpe p(;ur un I ii (iill
Ge iv rnem nt de So Doni) n-
gue vai t d wno iii )u i -di' p )
te in Janv r 1793' '' >
montra cruel vi ".',i !5 In
mes di coulleur I .i An' 'iF-'
1" finrcw c:itp I I) r a F IT! PO
yal en IeM < r 1794 ]1 rc:i
rut i n 17!,6 a St I1m n10,e
avec la corn mss:o C v
qu; V', n e po' (r u :;prv-
I1 3 rvInt per !'nn 1" ;v] r
I expedite rI1 (i Ier'lriic I
Cna eon01'e (inlrli In eh1 f
Ia ci) 111 m 1 1n d i 'cq) I'
27 Nov' mbrc 1FF." D1, r, t 'ir
en France, ap--. a\o r e '
prsnnr s di;r ( d AnIi'nis '1
pr I (dl service dnn i cs nri
m es imper al"- ,I fe 'lit
le 18 Octobr" 1"13 ai la ha
iillec de I', 1 -r

FRANCOIS PrnMAIN N
aux Cayes le 2'. Mar. 1798
mort en 1859.

REMAIN PAUiI noir, co
lonel dci la 2omr brigade n
1799 au siege de Jacme! Eni
fevr er 1802. combat t les
Franqais en faveur d" Tous
saint l.ouv( rture. Gd6nra de
br gade en Janvier 1803,


guerroya sans repit contre
le, troups lianqa.ses do
Cap jusqu'k i. au reaalt on
en novmbre 1303. S gna
l'Acte de 1 IJndependance
comme General d brigade.
En 1805 il devint General de
D-vis on et Commandant de
la lere D vis on du Nord
sous les ordrea; de Christo-
phe, gen6raliEsime d s ar-
mees. Dressa Fux fosses de
L monode 1'Ambuiicade ou le
General Capoi3 tomba et
perd t la v e, le 6 Octobre
1806. Elu Sena eur par 1 As
semblee Constitrante le 28
decembre 1806. p-end part
pour Cliristopne tt, come
Dcyen du Cunmell d'Etat,
fait voter I'Act( Constitution
iivl d Ha ti du 17 Fevrier
1807. Ell 1811, 1 cut, nailnt Ge
neral Prince du Linbe con
inandant super' ur d,, tous
It's quarters o I Artl bollit,
av'c res dfinee a la Pel ie R.
v Ir' Apri, I. 'witii do Chris
hoplie It 8 0,'"lt r oI 18'20/ ('s
sal a d( it n m i' doe ist
tui[ do i noiviiei n 1" Nori 'en
I' ti indeipeiidniil c qii11 hli
\;I lii t d (ll, 'xi i iid c 111
111c ".I ki~ l l 1! l 18 :a1 l1
1821 a l.i 'reo ai'' qu ,1 eIi
pour prison I e silvan
I, Roilll in 1 1i p lirv n ll i
Mainy 1 t :1 L,,,r-(nt h A viro1
Illl i c mle 1 i l n 'i 'lt i ./ i -di
':ill de (eodi*" n l la 1:
diant d I arieopd ss, lienl d&
I ceogan., qu !r(< ;', 1,' 1nl a
I, ]ii i i Ii lii I, c on-

du 1a;' a lii*ir' a-: Price i
pour une ( t.lllloninal on
quand eln cnuil d' roul e
i" ECirdei u ; 'uiriO' n-
0 sena ( I i: : 'Il' d0 or
dre d- GCde. enT "ri ena t
qi' Bony r us e ('cemli ,nce


ROUANEZ JOSEPH mu
la're I nc:' General.
crand Marech.il d Ha T due
"(, Mrin M n <'l d iat a I
,I(- Alfa r.T E' r' ger -

ROUME DE SAINT LAU-
RENT bhin" IIe a Gre
i Pd- d ece f,-, Fr i c Pr ,e Con
I(,i Fr iord ,),' ,' .r a Ole
n!i P a I -,i' iii d ai
, a S Ia I' to!i Arilii' i i
r! 1 28 N Ine lbr 1711
1 F)ur I l' a 11N 10 ripiii !e
5 Oclobre 179" 11 moiurl' a
Par le 29 S-' tvnior( 1804
a i a de 80 ,r

SAl FT N I SSP (.iE mu a-
!Ii Ni o 2o '-l; ) i,1- 181 .
;i -. ., 1M 1 ., 1) ', PA % : I

:I I': ( 1 1,W 1 l18i a 1874
S.' (;lI- I C(< AS Ni '-
Ii I i Ii a ( 1 iii 1 !1i ,! I.lloll
a Leogan. ini 1814. Notalur"
,ii ibolrg di al Piel le R vii
rr d' I Arl bin 1i, il 1829
S IM ()M()N I '11 ,Ml : F-'1 -1
I.it I'1 iii"I, I, inix C'a
P 3 0 JOln, 181 ') 1l ;ki
h 19 1)c'.., l, 18' D Ii
I S: o 10, l %. I(':- (?. 15( '

(il gr r nd pei, ,i tne I t la
Marl iin.quo i 'c (cur de
I F, P Sl 1, i llfu 'it t C- I i l
%:41 Ill de"s 11 p, l lfhelU 1, ('1
1835 Adm n i ,r I ci I l di's
F nilnce, decs Cyi in 1815
M iiii',r (li's Finl Ie soius
Souiloluqiue M'nisire d l;i lll
a Par s ous S-hnave Pr re-
dnet d Ha II dii 23 r)ctobrc
1879 au 10 aoul 18811

SAINT LEGER EDMOND DRF
blanc. 116 d'amlt 6 avrc Rio
me pour avoir vsjournid a
Tobago oif 11 Otnit propr'6-
ta re de terrcs et d'cesclaves.
Doeteur en M6declne et in-


terprete de lar.gue angla'se.
Arrive a Saint. Domingue le
28 Novembre 1791 et s'tm-
barque pour la France le 8
AvrlI 1792.

SONTHONAX (LEGER FELI
CITE).- blanc, avocat, s'at-
tacha aux Girondins te fut
al-soc 6 a Polverel. Son pre-
m er sejour a Saint Dom n
gue dura pres de deux ans
iseptembre 1792 -- Juin
1794) I y revint ocemme a-
gent commissa re du Direc
to:re en avril 1796 it 'n fut
chasse par Tou-'sa nt Lou-
verture en about 1797. A son
retour en Fra..e. il s'egea
au Conseil d s Cinq Cents.
Deported apres !e 18 Brumai
re. '1 li tarda pas h revenir
a Par s, ma's so ret ra b en
tot dans le Departi m nt de
'Ain, d'ou il etait or!ginai-
re. 11 y mnourut en 1813.

'TE.LEMAQUi, CESAR- ino r.
No a Ia Marl nlqul iSa lit
P r, e i ii 11740. lut affranu
cli ni 1753 du fa:t de s'e
lr" tlrollu .' Paris. sillur Ie
sol do. la Melropole 1, 11
Mai 173:6. 11 deliarqu, ii St
Don nue alltiehli a Sonllhio
nax. I un des linrlii(,s de
I Ag ii, 11 0.,: nonime mn-
'ni'd'ad tiemllcnl irlosr i r ia Pt
de Pl: x De\l'ni .1l1e di ]ialx
al Can ('11 17198

Mairue hi CAip 11 1801.
l)i nid piri p oil r p1 I cere a
I arrive d i'Iexiid 1 oi. Con
Irolour d( la Mar line dcl De
part ment du Nord in 1804.
Const tuant in 1806. S(cre-
Taue d Elta cin Olcobre 1807
Meurt a Port-.au-Pr.nce en
Ju1 1ILtI 1808.

VERNET ANDRE mula-
tre lie a la Mirm lad,, vers
1742 Ollicier commandant
de la place des Gona ves
en 1795. Co'o,'nil en 1801 it
General del ndant Gonaves
conlrei les Francai.s (cn 1802.
Apres la sounm s on de Tous
saint ( st fait Commandant
de I Arrond s- 'mnt des Go
na.ves Command' la 7eme
et la 14e'ni doit br grade
an "g, iee du C:",? on Novem-
bri 1803. Signala're de I'Ac
te de FIndependance a t -
Ire de Generai' de division.
M.n s're d s Finances it, de
I Inter eur d( p' le hlr Jan
vier 1804 ju u li la niorl de
ID .ssal in .s en (itlo r ', 1806.
Menliri. dui Cinsi' 1 P i'laiti
1r 17 FevrC(- 1P07 M nistre
di s F.nanec s.
SMelirc dui Cone I d'Etat
de Chlri-ioplic et s pieataire
die I Acli colsliliil onlln"l
di illl. 1, 17 feT'ic 1897. Mi
ii xlir die's fniincires. p)i s Ie
81 avril 1811 M niiln. de la



AAAH!

I'n 1beh qui se meurt
N';i ni &ase, n*i -x" ;
C'est un entanl part
Pour ne plus reve'iir
x x x x
I'n bl-b6 quii se mneurt
C'est la chair d'une chair,
C'rst uine parcelle de vie

A la glaise donniie.
l'ne lucur s'eteint
Un leurre se di'sipe
L'espoir s'an6antit
Car, b6bo qui s'en va
Emporte dan' la tombe
Les grands r6evs
De neuf mois.
Carmel le
ST. GERARD LOPEZ
10/11/77


Guerre et ae la Marine.
Meurt le 25 decembre 1813,
a 1'age de 70 ans passes. Sa
femme, Marie August ne
Chancy, plus june que lui
de 38 ans, spouse quonze
jours p'us tard le Prince
Jean, neveu du Rot. Madiou
d't qu'il 6tait profond6ment
ignorant et ne pouvait que
signer son nom St Remy
(des Cayes) ava't vu de nom
breux autographes de Ver-
net dit qu'il etait litt6rale-
mcnt, un des hommes les
plus capable de son temps.

VILLATE JEAN LOUIS.- Mu
latre, n6 au Cap en 1751.
E'leve en France, servit dans
le r6eg mnt des Dragons de
la Reine et dans celui de
Royale Infanteire. Grena-
d'cr intrep de l'assaut, ses
( (suite page suivante)



Renaissance
J'aime
Ce vieillard, cette vieille
Au visage empeSe
Plisse' el delave,
Aux yeux noirs,
Bleus ou jaunes
Au sourire dloux et bon.
J'aime
Mes freres et mes soeurs
Mon ami, mes amis
Le connu, 1'inconnu
Le fort, le faiblle, 1'enfant
Les Humains en un mot.
J'aime
Ces passants anonymes,
Ceux qui m'aiment
Ou me blessent
Ceux deSquells je reois
Tous ceux auxquels
J" done.
J'aime
De 1'aveugle nature
Ces plants qui grandissent
Et, touijoqurs disponibles
Me rappellent ma mere
Pour que cessent les guerres
Pour que ceux qui Ignorent
De 1'amour la beauty,
Se desillent les yeux
Se dilatent e1 coeur.
Pour qu'ils gofitent du don
Les douceur' et les joies
Pour qu'enfin
ceux qui picurent
Aient acces au bonheur
Je declare la paix
El 1'amour et la joie
A tout le genre Humain.
Carmelle
ST. GERARD LOPEZ
8/12/76


Ta Bouche

Une rose
2 peino close
ai jardin
de mon ime
x x x x
Fringale de volupte
,sortile.g-
de la saisoni nouvelle
6 douce ambroisie
x x x x
Fleur au parfum
encore inconnu
au gouffre
de mon coeur
Ta bouche
vase celieste
d'ou s'6vapore
1'6lixir de mon amour
x x xx
Ta bouche
ce/te adorable
e fr6le flour
ii pine close

x x xx
S'epanouit
la nuit
dans les sanglots
de man ame.
Georges ALFRED




L NOUVELUSTES


LA BANQUE NATIONAL

DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Souhaite

A LEURS EXCELLENCES

M. JEAN-CLAUDE DUVALIER
President a Vie de la Republique Republique

In ec SIMONE 0. DUVALIER

Premiere Dame de la RJpublique

A LA FAiMILLE PIRESIDENTIELE


Aux 3Menbrcs du Gouvernement


Et a sa fiddle clientele







Set de


ionne et heureuse Annie 1978 #
4
4






LISTEs



JE PLAIDE POUR L'EMPEREUR


-I-
On s'obstine, avec quel-
que perversite, it opposer
Dessalines a option. Exer-
cices de politicians en qui-
te de patrons heroiques 4t
disireux d'atteler l'Histotte
i leur fortune. Ou jeux do
vocifirateurs en transe, qui
tentent didentifier la Gloi
re au scandal et s'ever-
tuent, avec une assurance
aggressive et pontifiante, ai
confirer la veracity du do
cument aux impostures du
Pamphlet.

Cette acrobatic de la mau
valse foi, rien ne serait, a
la verite, plus burlesque,
si 1'on n'y diminuait, et
m6mement, le concepteur


de 1'Ind6pendance et TCe-
idl qou en ait lacteur de
premier plan.
Dessalines et Petion ont
ohaoun leur d6faut.
Tous deux, leurs qualities.

Defaits et qualities, au
demeurant, divergent. C'est
de leur fusion, pourtant,
que snonta ce Soleil de
1804 don't les irradiations
entretiennent les
fiertis officielles et perpe-
tuent ce feu d'artifiee au-
dessus du bercean de la Na

tion.
Dessalines et Petion se
completent.
Leurs temperaments ree-
pectifs coincident
S'ajustent;.


par Lion LALEAU
S'embolteit.
A eux deux, ils 4d1lisent
l'Ancitre immarcescible.
Et feu Louis Borno 1'ap-
prend au Present-et le signi
ie -a 1'Avenir, ce imatin oil,
dans uno acte 6mond6 de tou
tes les hesitations de la
couardise coutumibre, il con
fie l'uarne unique, leurS
cendres, d4sormals, confon-
dues; et remet a un seul
monument aux Lignes droi-
tes et siveres, la perpetua-
tion de leur renomm6e, de
puis, sans -dishrtmination,
ians nos grdtitudes conju-
guees et stabilisies-


D&einteressi et eultive,
adroit et perSpicace, Pi-


MINI FICHIER DU PASSE


(SUITE)

compagnons l'appelaient PA
LISSADE. Congddid le 19
mars 1777, il retourna dans
son pays natal a la fn de
la meme anne-. Volontaire
durant la champagne de Sa-
vannah et le sidge de Pensa
cola. General de Brigade ls
23 Juillet 1790. Condu t en
France, il fut detenu a Ro
chefort. Il reparut dans la
colonies en 1802 et mourut
au Cap le 27 Mars 1802.
VILLEVALEIX CHARLES
SEGUY.1 mulatre, ne i Pt-
au-Prince en 1835. Fit ses
etudes A Paris, pnis rentra
dans le pays, Secr6taire de
la Legat on d'Haiti a Lon-
dres en 1870. Min:stre resi-


dent a Pars et a Loneres
en 1874. Resigna ses fonc-
tions en 1883. II v6cut a Pa
ris jusqu'a sa mort tn 1923.
VILLEVALEIX SEGUY, mu-
latre, pere du President,
(CHARLES SE:GUY) naqu t
a Port-au-Prince en 1790. E
tud a en France comme bour
sier. Rentra en Haiti en 1816
Nomme a ce moment cllef
de bureau a la Secreta rerie
d'Etat. AR' mpl t, d'importan
tcs m ssions a 1'etranger en
1826, 1838 et 1851.

YAYOU.- no:r, ne en 1779
a la Grande Riviere du Nord
Lieutenant de Sans Souci,
nomme tn Janvier 1803 conm
mandant de la Grande Rive
re du Nord. Signata-re de


l'Acte de l'Independance corn
me general de Brigade. Corn
mandant de l'Arrond sse-
ment de Leogaine en lempla
cement de Cange. Porta la
ma n sur Dessal i's au Pont
Roug-. Christonhe essaya de
le rallier a sa calt e, mais
11 alia du cote de Ptt on. De
vint Sinaleur en Decrmnbre
1806 Prit part a la bata'lloe
de S bert et sauva Port au-
Pr nCe le ler Janvi r 1807
Le 19 Mars 1807. General de
division ct commandant des
arrondissements de Port-au-
Prince et de L .ogine Pr't
le, arms conitr Petion etl.
traque. per t dans les moont
tagn s d- Leoiane dans .les
parages du Fort Caiipan.
aux premeirs tours d aoft
1807


fioh peoqolt, avec texne-
ment d'aeoit6, les different
ces que, toutes les fois oil
s'affronte une situation, non
a dinouer avec minute,
mals a trancher d'un coup
bref, il s'efface et l'offre
au sabre catdgorique du fu
tur Empereur.
Dans cette nuit du 13 an
14 octobre, il inaugure an
Haut du Cap, avec Cler-
veau, l'epopee cyclopeonne.
11 en remet, cependant, la
conduite a Dessalines. Et il
dresse devant ses yeux et
plante son orgueil, la cer
titude de succider Tous-
saint. 11 sait qu'anicien es-
clave 1'explosif alter ego y
trouvera un propulseur;
qu'alors il coordonnera
mieux le courage epars de
nos soldats spontanes et
saura lever i la tempera-
ture la plus fievreuse le
fanatisme des masses d l'as
saut.

Calculateur discursif et
miticuleux, observateur pro
dent et subtil, de qui le sou
rire est, presque tonjours,
une opinion; el le silence,
quelquefois, un mode d'.x-
pression, PWtion n'ignore pas
que son frbre d'armeo, a cau
se menme de ses celporte-
nments quotidiens et de ses
rancoeurs en perpietuelle e-
bulllition, sern un realisa
teur foudroyant el parfait.
11 en faith un General en
Chlef.
Dessalines est, en outre,
le plus anciln des hauls
grades et, de surcroit, il
poss-de la fougue qu'il faut
pour incruster dan, la cons
science rugueuse de ces 1-


lotes, en instance de dto-
yennete, le sens de leairs
obligations presentes' et le
sentiment de leurs deVtirs
de demain-
11 1'aidera, la Victiite, as
service, k itre notre premier
Dictateur.
Et les jours graV Ssent
ainsi la c6te, raserVant a
chacun et 1'y plagant iL
la second voulue, la .posi
tion qui lui est diceoite.

_HI_

D'aucuns execrent en
Dessalines la cruaut6 a
1'heure des inventaires.
Feignent-ils d'oublier que,
dans son coeur fracasS6, gi
sait la depouille mortelle
de ses raves traquas et cou
tures; que ises epaules por
talent, saignant, peit-itre,
encore, le paraphe de l'a-
trocite du Commandeur ?

Le delire sanglant du ni
gre revolt et sa rage re-
vendicatrice de pillard im-
provise qu'ont-ils, en verite,
de plus barbare, que les fu
sillades massive de Leclerc
et ses noyades en grappes ?

L,'ordre lapidaire et tran
chant come un couperet.
de d6capiter sans merci et
d'inctndier sans exception
ne repond-il pals barmo-
nieusement au dies trae ma
cabre de Rochambeau, a
ses asphyxies au soufre dans
les cales empuanties; au
menu nbronien de ses do-
gues imports de Cuba,
gueulecs dtgoulinantes de

( (suite page suivante)


INADER'S ART GALLERY



3SHOOW ROOM




present



ses meilleurs voeux



de Joyeux NOEL



et dHeureuse Annie


a Son Excelledice



NADER le President a Vie de la Republique




HOW-RO0OM a la Famille Presidentielle
et sa nombreuse client
1 et a sa nombreuse clientele D




aLE NOUVELLISTE


4 L'OFFICE NATIONAL DUk LOGEMENT

Spresence
a leurs Excellences


le President a vie de la Republique


4 M. JEAN CLAUDE DUVALIER

la Premiere Dame de ]a Republique

Mme SIMONE 0. DIUVALIER

ses voeux les plus sinceres











A L'OCCASION DE LA NOEL 1977


4 ET DU NOUVEL AN 1978
@ WV~ W~ WWVVV '




aLE NOUVELLIS 7 -..



JE PLAIDE POUR L'EMPEREUR
(suite)


pourpre africaine, crocs
gluants de chairs noires er
jaunes ?
D'autres semblent, avec,
d'ailleurs, quelque tmniditC,
lui reprocher sa durete en-
vers la truandaille en gue
nille qu'au galop il menait
A 1'Independance.
Ceux-la, sans doute, ne
se rendent pas compete qu'u
ne defaillance efit etW la
perclusion de l'oeuvre; un
retard, le refroidissement
de l'idle qui ne pouvait vi
vre et preidre corps que
dans la fournaise. La Des
tinee, en gesine d'une Pa-
trie nouvelle, ne s attarde
pas a evaluer les vies hu-
maines.
Et, fauchees, on na guc-
re le temps de les pliur-r.
Les Cites se fondent dins
du sang en ecore et sur des
cadavres dechiqucles et
troues.
Et repudion' sais alTr-
moyer, et d'un coup. cei a-
nachroni'me oil se redairait
a 1'6tiage de nos sensibili-
tes modernes affadies -
et tollemenl eloitgnee-s de
la tragedie journaliere oil
ils vecurent cels titan-
qui n'eurent jamais pour
cortige que le< chame' et
le fouet, les supplies el
les microbes. -ur cette rou
te oui, chemirant a baton-


rompus, ils allaient, de la
natte pollu6es, par les hail
Ions disparates de leurs lan
ges jusquds a cette fosse
commune oil, parfois, quel-
ques-uns, sous les pelletees,


respiraient encore, et cri-
aient.
Et sans qu'on les enten-
dit...
Je ne sais quoi de plus
qu'humain les sauve de nos


Lorsqu, Ia II I' os'nl-i11ce ell ilia cloinilbr, bi' ,ii close
S'.r Irie, C-'lo Sti.ll riS Selt0 0001. eraille se p001v
L'insoniliie

L- oijiutelir e luos sill sIt (Iig, lec.olle
ELit- 1101 ii ctil i('l lIi V1 Lit' pi'llIC plislol1dici


N1ll1CiChi slq

Ito s ii C i 11 1, tc lt[1


d N11CUES I IC' I .WI11
~ i'.11's I' lI I c

lo I cmt iim1" Ins( lwwoci f it dill 111( Till 0 l scllo


d6biles critiques. Et c'est
Eclabousser le Souvenir que
de les expulser de leurs L6
gende pour les ravaler ai
ce tribunal oi 1'Idole d'i-
voire est avilie et le Heros


de bronze, diboulonn6.
Et si la Postdrit6 se re-
cuellle devant la Folie im
provisant une s6pulture aux
( (suite page suivante)


dans 11, pralirie multi flore
Cout site dt Ma~ts de soleid
III pliysillnitle
t111isadi, rouIige et caraco bleu
Weil tiies ocoeit u et c~le~lsl
lit Ii, lie plyoutlillic
L10t1 loh (te sitc hailiriiere
Itc(ctit's lsa1rieuis
Ct -II1, til ko i~ v s afviir vide

til 1h l 1 -.11 II'.
()11 'tile ti t' 1 :11 11. I[

JI lii lclljS llt (ii t' Its V l(,


I~ ai :iii iim'.aid dalis 'air qul fltttte
:iri dun~ ii iii t, de cisrossol
i011.1I St' Miclli ('ii
d11 'III coilittlll (if' giltfiie

Georges ALFRED


*4


LA MAISO









4
I N 11
4









A]4em
















<11"W
4






4
4 tal





4M6


N JOSEPH NADAL & Co.




Souhaite a ses Clients et Amis






Un Joyeux NOEL





et





Une Bonne et Heureuse





Annee 1978






k '.. V", k k.;' ,.k, ., : N' ':


Ressouvenance






LA COMMISSION DE CONTROL

DES JEUX DE HASARD












Souhaite

que Son Excellence

le President 'a Vie de la Republique

et la Premiere Dame de la Republioue

daignent are"er les voeux fervent de success

et de bonheur qu'il leur adresse a l'oecasion

de la Nod el du nouvel an.




aLE NOUVEUISTEI 'i V


restes de l'Aszassine, n'ense
velit-elle pas, dans une cab
sence 6paisses ceux-la qui.
le soir du drame, deshono-
rerent la gravity de 1'ins-
tant, de leurs danses aux
quinquets et de leurs re-
jouissances avinees et titu-
bantes ?...
IV -

Toutes ces vetilles res-
trictives qui infligent a la
Grandeur de mesquines chi
quenaudes, qu'on les diri-
ge a 1'egout, enfin.
Ainsi qu'a propos du Ther
midor de Sardou Clemen-
ceau definissalt la Revolu-
tion; et cotime le ,souhaute
opportunemnint Stenio Vin-
cent, dan' une prose opu-
lente et vertebre, recon-
naissons en Dessalines uni
bloc.

Un bloc infranzilble a
er6, deviant Icquel le
seau, brand et le marteCui
level, tremble'i he'iitent
s'immobilient .
Et puis rei tniibenit tin
puissant- .

Et niemne cctte mort en
crible don't c est aujour-
d'hu.i la d(:t anniseraire
voyon7"s-y non ',ut a fatii
une offrande 'a t factori,
aux Genie. de la )emotira
tie, mats plu. juitemtnt
le periode le plus elese
d'une vie toun; en ascen-
sion ;


qui eclot dans la boue
coriace de 1'esclavsage;
durcit a marronner auS
cretes acerees des monta-
gnes comme au penchant
mouvementit des precipi-
ces;
fraternise avec la Faim;
est a tLu et a roi avec le
risque;
s'exalte aux melodies
miaulantie- et enchevetree's
de. projectiles;
reduit a des sports d'en-
trainifmnent I echauffouree et
l',Scarnrttouche qui prelu-
dent a 1 srri'sse de.S atiliques

ajoute aux conutellaitou.w
de la Gloire des et1':lia
nounsell,

engouffre dan t I isittiiC,
unit r'villr d mittllkrr, di

lAr ior [Pi 1d- c ( td C tlt

1 tt-ilT t it t6 c 1 .-I to

d,,it tef fo ttttt sic ,





di p'rftit'n daa re dt

I'i,,otnitnitci du t.a'l I au di
I e lair rt utl nIl nt s.n

eI arNe 1, bre dnt i c
dette m 'derne e' la ieirtt


fe des choephorec antiques
tient le role de la Fidelithe
exact au rendez-vous
qu'aux portes du t-ombeau
lui assigned le Sacrifice.

L'heure derniere de Des-
salines0 le Sort I'auraif pi
teusement rate s'1 en a-
vait ravi initiative a la
seule Fatalite et qu'il I'efi
balance entire le suicide
theitral de Christophe -
bait] de pimait, balle en
or ee lui. touf en de
mi-ti-utesle de Perion jel
aes organizes chaigris dor


L.,-' de'iins ihor." erte la
Prnfvid e e't rnhxoel i 'ttautill
d. leu.rs nimonituii ,e'loin 1u-
Li.te I- tsi ue e., ti e t lt n
i liti c I t < ti. ~ites Lilt t I -


ipc- ce ltl a n ii
tlliginei us i aflii'



i-r ti aitin ko-ir A-oiltii des
dc l e siiliti acvs Ia tic-

Ne frtonldon Inot It eulle
de I Alcut i


plus d, nettefui d n:t- I, rite

Ist ida la fIcrvutr uni

(it ioLbr 1I>l4
(AeOTH1 aLS.
Leon LALLAC


JE PLAIDE POUR

L'EMPEREUR
(suite)


4AAACA4AAALA AAA 4tAAA A AAAAAAAAt


LA MAISON JAN WOEL








_-. ,Prbsen'te






Sses voeux les meilleurs




de Joveux NOEL 1977 et d'Heureuse Annee 1978


a Son Excellence le President a Vie de la Republique


M. JEAN CLAUDE DUVALIER


et 'a la Premiere D)ame de la R6publique


MinMme. FRANCOIS DUVALIER



0C et tous ses clients


AAAAA4A A AAAAA 4- A 4 A .AAA4A.AAAA


Une voix dans le soir

N'tntend-tu pas ce soir ma voix
Alternant avec le zephir
Et sur tes bords venant mourir
Ma voix qui hurle on ne salt quoi

En lion ame couleur de lie
Un appel. un grand cri resonne
Sans fin. a toute heure qut sonne.
Ce n'est pas une plainte, am;e,

Ni is v oles d'une lyre...
Ouvre ton coeur, ouvre ta main,
C est emol qu' te le donne. Tiens !
Mon coeur, mon grand coeur qui soupire.


SOUVENIR

Mortn souvenir de toi, un conte merveilleux
A remplir de mes ours les pages les plus belles.
Elierliude des solrs, pur inorceau de crystal
DoIn I eclat eltrnel eclaire encor mon coeur
Georges ALFRED


REVIENS
.1 In lrIttne iles r'etRoll-i s pllitr olut dans la nature
Nv tioiiv.Al, 1n ii tt i bt All qlu ait beaute si pure
A!\x ti li t's itl vent lit b how est. nlolts eclue
k lh ii t);tll:' oi t'on t e ii ton t o i pll o Inge nue

(k' I Nt lll t c-, t ci niil t t l iCnto ,yniphonies
l 1:t );, I.t, \ nl itlitll el he5s chi'] ll s de P'o0SCau
1, j llr lo s co ntii us d 'l lllnpid oIl s ruisseau
N oln l tilelj r i 11 laV IX 1:1 tVlidlT't S infillie.

lt in t l nl'ol1r' Itl mnt) nlii'orp, ina brune,
Koi):nlitl' It. pa lutlis ;ui )ipaivis dr la nullt
Ft1 illr lhi b)r e Inolle 0t quil pleiure et qui fuit,.
y.i;h imuls pai:trnls heliir'iix de la plaine a la dune.

Ii n" st qiu' n des'r qu nm tournlente. 6 soeur;
1T t -o.r pour lhs frissons et le- intense flevres
I t1iti t IongS traits 1 opium dp tes levres
un tl. ha ilt ;t r d abeille' au calice des fleurs.
Georges ALFRED




d.E NOUVELLISTE
tAAAA AAAA* A"' AAAAAAA- A'AAAA A-A


LA SONAVESA


"Societe Nationale de vehicle S.A"


















Prend plaisir a souhaiter



4 au President a vie de la Republique et a sa Famille,


aux nombreux et fiddles clients, de la S O N A V E S A


JOYEUX NOEL 1977


HEUREUSE ANNEE 1.978
4aI' V
4^/.- *f&^
4W to
4gf ^^'?'


















4^ i^1
4






4^




dF. NOUVELLISTE


LE DEPARTMENT
DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES
















JOYEUX NOEL ET DE BONNE ANNEE

@a Son Excellence


M. JEAN CLAUDE DUVALIER
4













WPr'sident a vie de la R publique


et a la Premiebre Dame de la Republique

Mme. SIMONE O. DUVALIER
4 a I d p st s o de ,
4'
4il~ fi
4'fri
4 OEXE D NE




















VYr tw wWW?~W







aLE NOUVELLISTEI




TI PARIS POETE ET MUSICIEN
Par Gerard V: ETIENNE


II existe chez 1'haltien -'
surtout quand il se juge
Instrult un certain com-
plexe d'infdriorltd qul an -
nihile en lul tout esprit de
Jugement, d'analyse et de
synthise Pris dans un mo
de de pens6e coloniale, 11,
repousse par m6chancet6
ou ignorance tout ce qui
est du terror et s'engage
ainsi dans des impasses mal
heureuses, faute d'une ana
lyse de sa determination so
dale

Pour nous, apprenti dans
le m6tier d'intellectuel, 4la
culture n'est pas une affal
re de part pris Tout ce qui
est national est n6tre Bien
des fois, un air de gMon Ca
pitaine, fait vagabonder no
tre esprit A travers maille
et un drames d'une petite
paysanne jetie sous les ver -
rous de la prison Bien des
, fois, une note tomb6e de
eDIANE, nous lance dans
une reverie pleine de md-
lancolie et de douceur Et
puis, quel charm de trou-
ver des resonances A son
inspiration, quand voyage
un air sucri de iMARA-
BOUT DE MON COEURb
ou quand sanglote dans les
montagnes haitiennes le
tambour conique, compa -
gnon fiddle des Titans de
MIL HUIT CENT QUA -
TRE Quel plaisir ne gou
te-on, lorsque, sur une pla
ge ou sur le boulevard, un
couple baign6 de lune, re
dlt le point d'orgue de
Volvick Ricourt, ou s'aban
donne A la beauty pure de
la blonde 4IDALINAD Coin
bicn de fois ne nous retrou
vons-nous pas dans les ri
tcs vaudouesques : les
coumbites par el, par lk;
les danses piquantes!... et
comblen de fois avons-nous
feint d'ignorer tout ce qui
a contribu6 a notre existen
ce de people n6gre, libre
Mais, vous m'excuserez,
chers lecteurs: Tant je raf
fole du nationalism, il
semble, que trop tot, je m'c
carte du sujet qui nous in-
t6resse

Je m'empresse done de
vous presenter Ti Paris,
Port-au-Prince le connait
Haiti ignoree Imaginez un
adolescent, chasse de chez
lui et qui prend la vie avec
des mains de cyclope Ima-
ginez un adolescent, errant
a travers bois et monta -
gries, rddult A une goutte
de pluie, et qui caresse le
temps comme un songe ca
resse le sommell Voyez
Rqusseau, papillon dgar6
dans les paysages de Fran
ce Contemplez A 1'instant
meme, ce jeune homme qui
pasee dains la rue, avec,
sur son visage, une jeunes-
se fade et sans couleur Con
templez aussi son compa -
gnon, avec la mime ex -
pression de misire, de fati
gue et de fatm Faites d6rou
ler devant vous, le film
icoeurant de la vie de Shu
bert, s6pari trop tot des
tendresses maternelles Je-
tez un coup d'oetl sur le
wharf de la capital, A la
Croix des Bossales, que de .
spectacles hideux vous
Smeuvent : de jeunes pay-
sans passant leur faim


dans un goutte de clairin;
des femmes qui, les soirs,
se livrent sous la tonnelle.
de Maria & des actes inf& -
mes pout avoir de quote met
tre sous la dent Imaginezs-
in homme qui balance la
voix au rythme lent des
brises ou des chutes d'dtoi-
les; Imaginez enfin mille
et une notes d'une guitar
perdues dans le vertige des
illusions et des rfves, vous
serez pret k m'accompagner
dans cette glanure autour
des mervellleuses mlo -,
dies populaires de Tl Paris .
Cependant, avant d'Inte-
roger las musique de Ti Pa -
-ls, 11 nous. sliralt, fit-ce
pour une second, de jete r
bridvement un coup d'oeil
sur ce que 1'on appelle en
Haiti : 1'art populaire


Toute oeuvre litt6raire,
dcrite en creole, ou toute
composition musical chan
tde en c'role, constitute,
pour certain secteurs du
milieu, 1'art populaire Di..
sons plus simplement, par
souci de probity intellec -
tuelle, que d'aucuns confon
dent 1'art vulgaire avec
1'art populaire Pour mer -
veilleuse que puisse paral-
tre une oeuvre d'art, deux
points essentials la caracti-
risent et la diterminent :
la forme et le contenu En
ce sens, nous pouvons avan
cer en toute quietude que
les po6mes de Morisseau Le
roy, d'Emile Cilestin Md -
gie sont populaires, parce
que, outre qu'ils sont 6crits
en lngue vernaculaire, ils
nous intigrent par leur con
tenu dans un context so-
cial et rejoignent les aspi
rations, les misires et les
d6tresses du Peuple Au to
tal, seul le fond d'une pro
duction artistique peut la
rendre populaire Aussi, cro
yons-nous rencontrer les
opinions des Maitres de
l'art; car, un critique di
sait t propos des oeuvres
de Brecht : 'Forme vulgai-
re, done aristocratique
Quant au fond, c'est une
-merveille Ii est vralment
populaires Et-Herr Better,
c6l6bre journalist de Ber-
lin, pouvait s'6crier dans
un loge adress6 & un jeu
ne musician : rLes miseres
du paysan se retrouvent
dans chaque son qu'il pro
duit, et chaque note est un
reflet spontand deS chan-
sons du Peuple-

Mais, ne nous oublions
pas Le chemin est long,
certes
Nous avons consider le
cas de certain artistes qui
se veulent populaires du
fait qu'ils icrivent ou chan
tent .telle composition en
creole Mais, il y a plus Ces
artistes c6pient 11s puisent
leurs inspirations daiis la
musique itrangire Eb, cho-
se drile, 11s emploient un
rythme stranger aux tradi-
tions et aux moeurs de l'Vt
poque D'autres, plus intel-
ligents, peut itre, explol -
tent le folklore du pays a
1'itat brut Qu'on nous corn
prenne Nous ne disons pas
que 1'artiste dolve ilhminer
de ses productions le th? -
me folklorique Non II peut


y trouver certalns e61ments
capable de traduire ses
emotions et ses sentiments
Mais, qu'll lui done une
certain souplesse; qu'il le
vivifie, le fructifle La music
que de Clopin se situe
dans le cadre du- folklore
polonais Cependant, 11 y a
port un coefficient per -
sonnel qui fait enter son
public dans tin pot pour-
ri de chansons natilonales
st riches en -inspiration et
rp LAg., avec boaheur dans
son vIlage natal. En Fran'
ce, certains atsiltes comme
Yves Montant, preftrent
des chanions folkloriques
aux melodies franeaises
NWanmo1ns, Hs s'empl6lent
A dirlger ce folklore vers
un anodernisme, en un mot
une souplesse d'ame

Ces considerations susci -
teront des controversies
chez certain esprits de cha
pelle qul attachment plus
d'importance A 1'exaltation
qu'k la raison Ils croiront
que nous voulons 6tablir
une cloison entire l'art po
pulaire et 1'art d'dlite Tant
mieux Cependant, tous
ceux qui conviendront avec
nous que l'art est un ph6
nomone cultural, idiologi-
que, admettront aussi que
toute oeuvre d'art se limited
a la situation social de
1'artiste; de que toute pro-
duction artistique indiffM -
rente aux problimes du
People deviendra une pro-
duction fade, et sans ave-
nir
Je vous at invites, chers
lecteurs, A gouter avec moi
les merveilles de Ti Paris
Voulez-vous que je vous
tienne compagnie

Vous avez imagined tout a
l'heure un adolescent chas
s6 de chez lui, et qui; par
les rues, par les planes,
par les bois, cherche le
temps pour 6pouser ses d6
tresses. Nous avons ensem-
ble revu Jean Jacques
Rousseau dans les paysages
de France Vous avez imagi-
nd un boh6me, courbd comr
me si le solell lui eft don
n6 un coup terrible, et qui
porte une jeunesse qu'il
n'est plus possible d'apprd
cier Ayez A 1'esprit ce bo-
hcime'La chaleur, la fati -
gue, la poussifre le tortil-
lent La sueur couvre son vi
sage comme si on 1'eit re-
tird d'une rividre Par-des -
sus 'les trous de ses chaus-
sures, ses ortells paraissent'
saignants comme deux seine
meurtris d'une putain ddvo
rde par un ddsir fdroce Son
bonnet plac6 de travers
sur sa thte, porte 1'emprein
te de sa misire et de sa d6
criptitude I1 march corn
me une ombre, tant6t; le
dos appuyd a son sac; tan
t6t gonfl dans sea hail-
Ions, tantot dechint .par le
vent 11 march, le venture
cave Alors; fates une des
center en vous-meme Inter-
rogez-vous Cherchez A cap-
ter toutes les fibres de vo
tre coeur DItes-vous ces dU
tresses humaines qui sont
v6tres; ces disespoirs, ces
lamentations Repliez-vous
et nous ferons une entr6e
sensationnelle dans le
pays de l'artlste, Ti Paris


Rue I'Arsenal bouillait.
La nu.t d'un d manche er-
ralt sous des 6tolles acca -
blees. M nuit bouleverse pa
raissait mauve; et dans la
somnolence d'un vent qui
passait, le son d'une guitar
m'arretalt droif devant mon
ombre. J'abordais ma pen---
sede qui allalt partir et mi
ditais. -

Je miditais sur la haute
function social du podte-
mus:clen Achille Paris. Pa-
r.il au menes'rel, qui, au
moyen age chantalt au pu-
Sblic sesa po*eiesa, i prouve
que-'l'artiste qui e qu boe
dans sa tour d'ivoire est un
1iso un 616ment n6gatif
dans la socikti, un ddclin,
Le bon artiste, est celui qui
intigre sa subjectivity dans
un contexte d6termind. S'll
icrit, il fitterpr6te devant la
foule. Vous direz que j'exagi
re. Pourquoi ? La foule est
po6sid. La foule vous offre
sa po6sie A vous de la lui
remettre

Je disais done que le son
d'une guitare m'arretait
droit devant mon ombre. Un
group se foima Et Achille
Paris, envelopp6 dans le
so!r, lancait des airs faits
de soupirs et t'ssis de bru-
mes. Des vers forts. doux,
tendres. .
Dipi moin soti nan pdyi-m
Moin vini ch rchi la vi
moin f& yo ti cabrouett
pou-m machS fil zouti
Avecq ga ma p6 viv
moin pap fM bhtiz
I'heur moune peyi-mi
va oue-m
yo pal con-n affi-m

Et la podsie conmmen -
cait a descendre, lentement,
document. Mais, ce boheme
qui ch'minait le long des
trotto rs... cee vis:onnaire qui
cherchait A percer le secret
du temps, le voyez-vous ?
Oui, sur un petit bane, il
s'asseoit. 11 solfie sur le cla
vier des lunes, une chan -
son faite de m'ssres, d'an -
goisses. Dans les rues ois il
errait, ses facultds motives
ont pu trouver un stimu -
lant qui se reflute dans ses
compositions. Ti Paris chan
tait. Ceux qui dormaient se
sont reveilles. Et je pensais
a Lucien Lemoine a son
XChant pour ne pas dor -
m'rz.

aRue Capo'is une hantise,
un rnve, une obsession. Le
sens de 1'authentique y joue
un role primordial. L'artiste
ne garde pas secrete sa vie.
11 la lance dens le vert'ge
bleu du t6moignage. Plus
tard, ceux qui auront lais -
se leurs coumbites, la ten -
dresse de la champagne pour
venir habiter une capital
oi' les hommes sont md -
chantu,.n'attendront pas que
tombe la manner du ciel. Ils
prendront auss! leurs brouet
tes espirant que sonnera un
jour l'heure des foules. oRue
Capois* I qui ne s'y retrou-
ve ?

Helas, j'ai horte de mol-
mime. Vous vous demanded
pourquof ? j'aurais voulu di
re tant de choses...

Mais vo'll quea Ti Paris
me vient A lesprlt avec des


vers d'une autre compose -
tion; des vers *eint@s de mo
Manman-m pap travalli
rale et d'humanisme :

Papa-m pap travaill
ou vini pou fi-m 9a
Qu'en dites-vous .? vio- -
leurs de beauty et dinno-
cence I vous qui tant de fois
avez exploit la naivete de
vos soeurs! Ecoutez le cri la
mentable de cctle malheu-
reuse fille:

Men papa ne travaille pas
ma maman ne travalle
pas
et tui es venue pour faire- ga
Quelle serait la situation
de oette-famille, sl par mal
heur, un accident surve -
natt ? Dites, apris avoir sa
tisfait vos disirs, quels sont
les drames qui vont se di-
rouler... La famille chome.
II n'y aura pas du lait pour
le bibi.

Achille Paris trouve dans
la poesie 1'expression de son
existence. En ce sens, il
est poite. Relisez Virgile
qui pleurait la vie des la-
boureurs, parce qu'ils ne
connaissaient pas leur vrai
bonheur. Relisez Beaudelai
re qui demand a sa mu-
se de lui tenir compagnie
pour un voyage dans la
Chine de 1'Europe o il vi
vra loin de la corruption
et des mauvaises tendances.
Relisez Federico Garcia Lor
ca:

Le sang je ne veux pas
le voir
dis a la lune qu'elle
vienne
que je ne veux pas voir
le sang d'ignacio
couler dans 1'arine
Et, ecoutez Ti Paris, dans
une priere lamentable:
Les Ames du Purgatoire
j'ai pleurd les larmes aux
yeux
Sainte Vierge Marie
je te feral cette primre
Je te ferai nos coeurs
1'htur chalan passed
toutt moune pren couri
Ca qui gain pid cass6
passe pren biquille yo
Ca qui gain tit case
couri pren chapo yo
Ca qui cocobd
passed pren baton yo
La vierge Marie pride pou
yo
ouvri pou yo
les potes du Paradis

Tout lui parle en faveur
d'une classes opprimde, -ex-
ploit6e. Les misires humai
nes sont peintes dans- cha-
que note de sa composition.
Ceux 4ui montent dans le
XChaland pour avoir corn
mis le crime d'etre va-nu-
pied sont un peii de son
coeur. II verse des flots
d'encre pour les paralyses
qui ne peuvent prendre la
fuite. Et pulsqu'il ne peut
protester, c'est sous la for
me d'un rythme qu'il dd-
peint ce spectacle hideux.
Il veut un changement
dans lordre social, puisque
les choses tournent A i'en
vers:

Macon fat call
Ui dormi en bas. pn
boulanger fal pain
pititt 11 dirot grangou

(voir suite pag suivante)




LA OtYUAI fu




LA MASON GEORGES SICARD



souhalte un Joyenx NOEL



4 a sa fidele clientele

















et lIW pr^sente ses meilleurs voeux



pour la nouvelle Annee 1978
4 ipW
4 .. .^ t?





4 ^1^ e
4
4i "

-(l' U~l~i




ess: ~ e (liii presente ses mieilleurs voeu~x



% ipour la nouvelle Annee 1978
341


v.3. ,? Y ?W W




aLE NIQUYM4IS'i



ANGOISSE
par Frederick R. ST. VICTOR


Le Soleil se levait tot en
ce aois chaud de juillet.
I1 etait d peine cinq heures.
N~aabnoins, la viUle s'ani-
mat dijit et se pr6parait
it uane journie laborieuse...

fatrick fixa tristement
le. fils d'araignies qui or-
nalent le plafond de sa mi
sirable chambre. C'6tait u-
ne petite piece just gran-
de pour u74 lit. N'ayant pas
d'argent pour se payer ce
degnier, il s'etait content
d'ute paillasse qu'il avait
6Wtane a mime le sol. Dans
un coin, son nicessaire de
toilette : cuvette, savon bon
march, une serviette sale...
A l'autre bout, il avait en
tafsi pile m8le, son richaud
de carbon de bois, sa petty
te manrmite oil avaient cou
tume de bouillir all6gre-
mer t quelques pois congo
frais, son unique assiette, sa
fourohette, sa cuillire en
bois, etc... 11 s'6tira un mo
meant et pensa a se lever
afin d'acheter pour 15 cen-
times de cafe britlant et
deux petits pains. La mar
chande du coin le connals
sait et acceptait volontiers
A lui fair credit, il 6tait
un client de longue date...
Tiens! il la devait dejdt
une gourde. Dicidiment, 1
eurait a se d6brouiller an
jourd'hui pour trouver dea
1'argent. Le week-end s'an-
nongait djia et c'6tait ton
jours dur de passer le di-
mapche sans un son vail-
lant en poche...


?ataijc4 so leva avec ef-
fort. 11 se sentait toujours
le corps douloureux it for-
ce de dormir ainsi t mime
le sol. N'empiche, il devait
y dtre habitue, an fond, ce-
la faltait trois ans 40ji.
C'est 6tonnant, le temp-
passe vite. 11 y a tr9is as,...
11 venaZt d'avoir dix-neuf
ans et 6chouait lamentable
ment aux examens du bac-
calasriat deuxieme parties.
Son pere avait Ut6 tris fi--
ch6 en voyant qu'il ne pou
vait pas s'inscrire a la Fa
cult de Mbdecine. Toute
la famille mettait- un es-
poir fou en ses qualit&s de
midecin et voyait en lui la
personnification d'nme vie
meilleure. 11 avait 6chou6
et tout s'ecroulahi comme
un chateau de cartes. II se
sentait hai par les siens...
Bien stir, il pourrait se pre
senter 1'ann6e prochaine et
reussir cette fois. Mats non,
impossible... IU n'avait plus
la confiance nicessaire en
lui-mime, et 6chouer une
fois encore serait terrible.
11 avait done tout aban-
donni et se laissait vivre
au crochet de ses parents.
Un jour, comme d'habitude,
il s'Wtait riveille vers midi,
il bailla, ouvrit les yxix
et rencontra le regard d6-
saprobateur de son pere. 11
se frotta inergiquement les
paupinres se croyant sujet
at un r8ve persistant...

Ecoute Patrick, cela
ne pent pas continue ainsi.


Noe ie. figure pas'que je so-
rai toujours de ce mond-
pour te nourrir et te vitir...
SSi tu ne te sons plus capa-
ble d'6tudier come tu Ie
pretends, tu dois an moins
travailler... J'ai parole de
tei a mon chei e sqrcvioce,
il svept bien te prendre Ai
1'essal, disait son pere gra
vement...

D'accord papa... Jo
stis prit et ne desire que
de travailler, de gagner ma
vie et de an'tre plus une-
ch.xrge pour vous... En quoi
consisterait man travail
dit Patrick prudemment.

11 s'agit d'un emploi
de bureau. Le travail est
assez simple... Allons, prO
pare-toi. Tu sais bien que
les bureau ferment a deux
heures... dit son pere en
se levant du report du lit.
,-I
Bon, je vais fair vile...
Dans une minute, je serai
pret, dit-il en repcusmant
les draps...

Son pere sortit, il demeu
ra seul et se mit it r6fl6-
chir un peu... Travailler,
gagner de 'arngent, ce sera
tres bien, il pourra s'amnu-
ser libbrement sans avoir dt
demander de se payer I'en
tree du bal. Une bonne cho
se vraimenl...
Deux mois, trois mois,
tout se passait tries bien.
tout le monde itait con-
tent et passablement heu-
reux... 11 travaillait tout e


la semaiee, le vendredi soir
il allait au oinema eof
samedi, an bal... C'tait par
faith, c'6tait le cycle rigu-
lier d'une vie bien remplee
et some touts de saine
labour. 11 avait mime fini
par se fisacer ot parlaii de
e marier. Mais, le destin i
'atgi en avalt dleidi au-
trement.....

Un soir qu'il rentraitidu
bal, apres avoir pris cong6
de sa fiance, il croisa une
silhouette njace qui se fau
-ila par la porte de derrii
re qui donnait sur le gara-
ge. Ses parents devaient se
rendre a une soiree que don
naient quelques uns de leurs
amis. Us devaient amener
,sa soeur Paulette avec eux.
EtaieOnt-ils rentris si yite?7
Mais oui, 11 Atait .qutre heo
res du matin... Qu'il 6tait
bite, il 6tait certainement
plus saofil qu'Jl ne voulait
se l'avouer. La voiture fa-
miliale Mtait-lt... 11 prit
sa clef... 11 p6nitrait tou-
jou s par la porte de der-
r4,re quaud ,il rentrait fort
fard... En laissant le gara
go. en se trouvait directe-
ment dans la cuisine... Pa
trick y entenrit des bruits
de voix. II lul semblait
qu'on soe querellait... 11 s'a
vanqa lentement ef rilqsua
nn coup d'oeil t l'intirieur.
Tout y 6tait obscur, mais il
entendait distnctement la
dispute...

Je t'avais interdit de
venfir chez moi. Pourquoi


pn'as-tu disob6i, dit une
$oix autoritaire qu'il recon
nu Otre celle de son pere...

Abandonnes tee grands
airs. Tu sais. qu'avec moi,
cela ne march paa, Jules...
Je t'affirme que je suis en
danger et que tu dois m'ai
der. Nous sommes tons deux
dans le p6trin, dit une voix
de femme inconnue.

Tu savals les risques
quo tu courais, k toi de ten
sortir touts seule...
Ah, non, tu ne vas pas
me laisser tomber just
maintenant. Je ne me lais-
serai pas fair. Pour cola,
tu peux me croire... cria-t-
elle.

Tais-toi... Tu veux re
veiller tout le monde et
ajouter d mon supplice...
dit son pere.

Non, je ne me tairai
pas. Je vals fair un vacar
me monstre atin que tous
sachent qui tu es rtelle-
Ieort et dans quel tour-
ment tu m'as mnise... dit-
elle.

,- Je t'a.i dit de to tair.
vermine. Tu ne veux pas...
Alors, tu vais to taire pour
de bon. Tiens...
La femme poussa un hur
element qui n'avait rien d'hu
main et qui ressemblait it
un cri d'animal bless a
mort. Patrick, sur le seuil,

(Voir suite page Suivante)


ANTLLEAN AIRLINES -






Souhaite






un joyeux No el sa fiddle clientele



et lui-pr senate ses voeux les meilleurs



pour la nouvelle annle


intlipeet e vexlsmilus-
lit"




sLE NOUVELISTE*


L'ADMINISTRATION GENERAL


4 DES CONTRIBUTIONS

4 Reitere "a son Excellence

le President a vie de la Republique


M. JEAN -CLAUDE DUVALIER

et aL sa v3i tr're MWI'T


Mme. FRANCOIS DUVALIER


4 ses voeux les plus profonds de

Uson inalterable attachment


4 ,JOYEUX NOEL 1977

ET DE


BONNE ANNEE 1978W
, 4
4E




aLE NOIJVEnf*"""'t -


itait paralys% par une ter-
rtar soudaine-... Il etait a
la fois sujet i une profon
de angoisse et une peur to-
tale. glagait son sang dans
sea veines. Une lumiere sur
git; de nulle part et un crt
deftfroi 1'accompagna. Pa-
trick fut bouscule. Ses yeux
hagards balayerent rapide
mint le tableau horrible...
Son pere avait tu6 la fern
me qui gisait le long cou-
tean plant dans la poi-
trine. Sa mere, proche de
1'dvanouissement, se tenait
faiblement an mur. Au de-
hors, la voiture d6marrait
t tombeau ouvert...
Enisuite, les 6venements
se deroulerent tris vite. 11
ne sut jamais qui appela
la Police. Le fait est que
les policies etaient ld...
vers six heures, on apprit
l'accidznt de son pere. 11
avait et6 tue sur le coup en
s'ecrasant contre un poteau
6lectrique. 11 s'6tait fait
justice lui-mdme... Les jours
qui succederent furent pe-
nibles.
Apris, sa mire, franche-
ment traumatisee, avait d6
cid6 de partir avec sa soeur
pour les U.S.A. Un beau ma
tin, elles s'envolerent. Il se
trouva seul... Sa mere lui
avait promise de le faire vo
yager des que possible. 11
lak-sa la mason familiale
qsi; appartenait a son pere
et vendit les moubles. 11 ne
voulait plus vivre au Cana
p6 Vert au milieu des gens
qui connaissaient son dra-
me, il se proposait de louer
la maison... Pour noyer


" son chagrin, il s'efait mis -
a baire et ia frequenter des
endroits dont il ignorait
1'existence li'tnnie dernie-
re : des, cafes, des bordels.
des sales de jeux clandes
tins oiu on s'enfuyalt i cha
que descent de la Police
et oil on se faisait tuer pour
un rien. Telle itait sa vie
di.ormais. 11 avait rompu
tout naturellement avec sa
fiance. Celle-ci n'avait pa'?
fait d'l. toire... Elle parais
sait as-ez content et sou-
lag6e...
Patrick poussa franche-
ment la porte de sa cham-
bre. II n'avait pas de quoi
Se payer un bidon d'eau. 11
sortirait sans se laver. Dans
quelques jours, il aura a tou
cher les soixante dollars
du loyer, il pourra alors se
reprendre. Ce n'est que par
tie remise... 11 s'habilla ra
pidement avec son unique
pantalon et porta une de
ses chemises eternellement
sales. ah... qu'importe, il
s'cn sortira, car d present,
il voulait '-:vre, deses-pere-
ment vivre...
11 sortit... Les abords du
march Solomon etait en-
vahit de mnonde, c'etait sa-
medi jour de mnarchtl et Irs
comnimrants de tout poil
Ole levait t6t... 11 avait faim,
il pourrait maattuger un boeu'f
i luit -eul tant il avait
faim... All... La marchande
6tait li... Au lieu de deux
petits pains, il prendra qua
Ire avec beaucoup de cate.
Au fond, il se portait tres
bien. 11 n'avait vra.imeit
pas a se plaindre...


ANGOISSE
(SUITE)-


Sous an clel gris-bleut6 I
of s'affaisse le jour
Pour srmfulr de-nos lotS
Le beau temps se noircit
xxx x
Sur les tots moribonds
C'est la nuit qui descend
Au moment du ilence
A travers les feuillages
Pour quoter les penshes
Des others tirent le voile

Sur un monde boueux
Confusion de marees,
De derriere 1'horizon
La brise
vient
se briser
x x x x
Son passage dans le bois
Dans cette douce harmonoe
Du couchant au levant
Dans le vase
Creux human
Jette un peu
Goutte a goutte
Un concert seraphique

x x x x

Conmme an vienx
Temp. des vepres
Dans un air liturgique
lniploruant dati, le soir
La p(it niariale
Je me leve la tlte
Et regarded lo oleld
x x x x
Et alors ju.squ'au fonud
O'est le soir qui soupire
Quiiane ite vient
Tout en trombe
D). entrails 's de la tomibe
Cc qu'a dit en mourant
Mon grand-pere repentant

Mon enfant
pleurail-il
Je me meurs
De vouloir tout pour


La premiere fois
Que je e ta vue
Tu lisais
xx xx
Tu te perdais
Dans un roman
Qui te contait pent-6tre
L'histoire de toi et de moi
Inconnus que nous etions
x x x x
Ce fnt un saunedi
Au liasard d'une vistte
Oui un sanmedi
De je ne sais
Plus quclle sisoin
x x x x

Mai$ je m'ent souvielns
Tu ressembltis ce samedi
A un camintlia
Don't le calice
Etaii plein de rose
Les p6tales
De nostalgic 6toilbe
x x x x
Ins-nsible que je fus
Toni sourire me flechit


El de vouloir riet centre
C'est 1'empire
des
tinibres


Le petit meurt d'amour
Et le grand vit de haine
il est beau de survive
Mais 11 est doux de mourir
Aime avant tous les droits
Ce que veut le devoir
Apprends mieux i aimer
Quand nos lois
Veulent qu'on venge

x x x x
La vengeance...


Ce sourire
Oui ton sourire de toujours
C'est la p6nombre
De ce que t'es
C'est le rien
De ce que t'as
x x x x

Depuis
Dane tes yeux
Charges de rdves
J'ai vu
Plus que le rove
Sur tes levres
Moussues de charge
J'ai bu
De mes yeux
La tendresse de ton coeur
Le gouit sur
De
La
Vie

Port-au-Prince, 19 Sep-
tembre 1977

Antoine ZEPHYR


-W (E* -










prdsente a I


S.E. le Prdsident a vie


de la Rdpublique d'Hai'ti


et a sa famille


Sses respectueux souhaits


de joyeux No'l ,


et d'heureuse anne



AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA


Comg tu es g6nereuse
Peur ironer 1'Anjustice
La vengeance est lue
Pour se fair
Tout-puissants
1s se disent offenses


Mats & tol
Mon t6moin
Et a tot
Pour demain
De mourir pour vouloir
Que de vivre sarls vouloir

Port2au-Prince 17/10/77

Antoine ZEPHYR


SOUPIRS D'UN SOIR


TA RENCONTRE




aLE NOUVELLISTEa


LE DEPARTMENT DE L'INTERIEUR

ET DE LA DEFENSE NATIONAL

4 present

4 a Son Excelleicee
Le President a Vie de la Republique

M. JEAN CLAUDE DUVALIER

1et

,(va Son Excellence
la Premiere D)ane de la RI)publique

SMme SIMONE 0. )DVALIER


S j' cc,
C iY -; ses voeux les plus profonds



A L'OCCASION

4o -



-ET I)I NOVEL AN 1978
4 ^^
4i"^ZT 1 1 t~
4 *^'0svex e lspood
4^ '^r?^ "' ~e
4jc'^f







aLE NOUVELLISTE*


Pjre Noil ,n'oublie pas!


par Mne Francine Hyppolite ROKER


Pere Noel, du ciel
Oi tu descends
Cette Nuit pour
Apporter des jouetes
A tous les enfants sages
Qu'ils soient dans
Les villas
Aux lauriers roses
Ou dans lfs modestes
Maisons, dans toutes
Les families,
Riches et pauvres,
Tu feras des heureux,
Car ces petits,
Anxieusement, guettent
Ton passage.
Tu en as pour Hans,
Pour Gerty et Patrick.
Oui, ils sont tous
De.s enfants sages.
Mais Tonton Noel,
Viei par ici.
Regarde au loin,
Tout au loin,
Cetle chaumieare;
Tu la vois ?
C'eSt loin, tres loin.
N'hesite pas :
Vois-tu c6tte lampe
eTete gridape
Qui clignote
Dans l'unique piece?
Si tu vsiezes, Tonton Noel,
Dans cette petite
(Caille paille) tu feras
AuSsi des heureux.


La mere est souffrante,
Le pere n'est plus;
Fais il y a
Les enfants. Vieins!
Papa Noel,
Uls serort contents,
Car ils savent,
Ces orphelins
Qu'il existed un
Tonton Noel
Ils n'ont que
Leurs sapateS.
Mets-y trne petite
Boule de caoutchouc.
Une poupee, une flute
Ou une marionette,
Eux aussi. ils sont
Des enfants sages.
N'oublie pas viens,
Papa Noel,
Viens, ils te be-niront.
En cette Nuit oiu I'Eolle
De Bet hleem
Illumine les coeurs.
Oil du ciel tu descends
Avec des milliers
De jou< ts. apporle
De I'Allegresse
Du bonheur partout :
Dans les Villas:
Dans les modestes, iats'tnts
Dan. les pauvres
Chaumiires.



Mme F II ROKERi


I suite)

Ti Paris accord une at-
tention toute special a
ces desher tes du sort qui
longent les rues de la Ca
p talt; a ceux qui passent
la nu t sous des galleries; a
c, ux qu vent a la canque
en regardant li-s pauvres
av, c un a.r d, d dam, a
tous ce etr.s don't le coeur
ne bat pas, qui sont com-
me dis boules de p rre: a
tout s corte eass depia\ce
tt rej, tee par la soc ete Ti
Par s volt le. cihoses avec
des t ux neufs D une pro
londe sens b:lil.e ll chaute
pour tou, ceux, qui conuine
lIu \ vent la v e doulou-
itiuseinent mais couragt us-e-
n- 1it. 11 d ra dans 1'lu e
d, Ses comnpos' lions
N n inmicht vale pou b.
a'lIhe v e itng fil e set,

inc itllail ci oylo er t I IInaly

c'il, i dt, T P| l I
Nii w- :ivoi lI di phl, ht;Iotl


1 : I I s "d'c 1 c ii :1
go .0N~ in F1 HNIF \
l, ack ii so1 1 al l


foncttonnelle. Elle repond
a un sent ment qui, la de-
termine. Les memes preuves
fo sonnent dans les oeuvres
de Rene Depestre. Certain
poetes, tels que Regnord C.
Bernard. Carlos St Louis,
Roussan CAMJI.LE, Carl
Bouard Jacques Rouma n,
ont Nu egalem nt dans la
paes.e une arme de combat.
Or, s, la poes e est un ins
trument d. lute la mus -
que p ut ausim 1 etre. Mo-
Zart a eer t des oeuvres d ou
les problems du Peuple
sont ab-'nts. Pourtant,
dans les ecrits de Chop n,
nous pouvons soi vre le the
mic central' tl1 qu'il a ve
cii obje-tlvnit ,t avee la
clas-c paysani',c de Varso-
\,e, 1It1 qu' 1 s requ subject
liv mlentl cettt rlas e pay-
silnllne et tel qui l 1'a rille
t an-. s, iot 0r s Le
1n11- i( In n'l st pa nil hltros
n t) h lo loin, 11 .'St un1
h llninl t it 1 et oin holt)
inc 11 do) : v\ d's dollu-
lculs d's oi'O" nll rces d-,
pll blcelles soc :mi oln mlo-


l is t e'4 o iVtic d art.
\l s ihul c I d u, cotes
finpp'ntl l i l .('e ill on l a ll
ditl i 11 ('rol e the !Ique


et le cot6 ideologique. Le
mus ciun dolt savoir pour-
quoi il product: qaelles
sont les circonstances qui
le poussent 6 produwre. Son
oeuvre doit etre le reflet
de sa soc 6td. On nous rap
porte que tres Jeune encore,
Chop n joua a s soll de pia
no, improvisant sur des vi-
ces du paysan mill'ennai-
re.

La mus'que haitienne au
rait deja fait sur le
plan populaire de vastes
progress, si les intellectuals
de ce pays, sava'ent appor-
ter une aide sp rituelle aux
mus ci-ns de chiz nous.
Des petits programmed pEu
vent etre charpentes: course,
conferences etc.. Ainsi, nous
orienterons la mus que hai
tenne vers des resultats
satisfaisants.
A T Par s done, nous devons
dis compi m nt1s. Rejetant
cette tendance a ne recon-
nialtre de valour qu'a ceux
(hIui port, ntll de grands t -
tre,. n-us notii decouvrons
devant les oEuvres popular
les d'Ach llt Paris, et de-
mnindon, i touF no, jeun's
music nis di marcher dans
1(' s llage dui ijein artiste.
Geraid V. ETIENNE


^a AAAA AAAA^A AAA~re AttA AAA AAtA LSA9 VAA




L'ADMININISTRATION GENERAL DES POSTERS >



a l'honneur de presenter ses voieux de




JOYEUX NOEL ET DE BONNE' ANNEE



A SON EXCELLENCE




M. JEAN CLAUDE DUVALIER




President a vie de la Republique



ifflF et Lila la Premiere Dame






de la RKpublique






Mme SIMONE 0. DUVALIER h K


TI PARIS POETE


ET MUSICIEN




&LE NOUVELLISTE

LE SUPERVISEUR GENERAL ET LE PERSONNEL
41 Du Bureau de Supervision des Entreprises
Mixtes d'Etat
^ LE DIRECTEUR GENERAL ET LE PERSONNEL W
4 De I'Office Assurance Vehicules contre Tiers
*

41 se joignent au people haitien tout entier pour souhaiter Do

S a son Excellence M. JEAN CAIJDE DUVALIER

M* PC.resident a vie de la Republique

Ic a son Excellence Mme. SIMONE 0. DUVALIER


41 Premiere Dame de la Republique
a la Famille Presidentielle

2 aux distingues membres du gouvernement >

et 'a tous les assures

I| Un trees joyeux NOEL 1977 w

S1lne heureuse et fructueuse

Annee 1978.






ELE NOUVELLISTEF



UNE NOUVELLE DE LEON LALEAU


o ...C'est vrai, murmura
Pierre Gallois, subitement
lointain, c'est vrai... Beau-
coup de choses echappent ai
notre entendement. Et ce
qu'il y a de plus bizarre,
c'est que, blen souvent, les
faits que nots ne pouvons
comprendre et auxquels no-
tre intelligence refuse toute
explication, sont precse--
ment les plus menus, les
plus banals, les plus tenus.
Ils paraissent bien simples,
blen clairs parce qu'ils sont
courants et que chacun pour
rait, rien qu'en regardant
un peu en soi, en trouver tou
te une collection aux replies
de son coeur. Mais, a peine
les a-t-on appeals devant
soi, pour les interroger, que
l'on s'apergoit qu'ils sont
muets. Ils n'acceptent pas
d'etre approfondis, ne veu-
lent etre pris que comme
ils se prtsentent et ne per
mettent pas que t'on remon
te a leurs causes. Ceux qui
trouvent a tout une expli
cation, lorsque ces petits
faits sont du domaine du
sentiment, ne manquent pas
de crier a la sympathie, a
la tel6pathie, etc, etc. au-
tant de mots, qui, comm-
l'amour, ne me semblent,
plus vouloir dire grand cho-
se, a force d'avoir ete profa
n0s.

jamais combien cette im-
puissance naturelle fait souf
frir, ceux qui, comme mot,
eprouvent du plaisir a ana-
lyser ce qu'ils eprouvent, 'a


pencher leur esprit sur les
moindres battements de
leurs coeurs.

< a la m6moire, un de ces pe
tits faits inexplicables sur
lequel j'aimerais bien pro-
jeter un peu de clart... Je
le livre a votre intelligence
et a votre sagaclte. C'est
l'histoire de mon premier a-
mour, lequel d'ailleurs, est
le seul amour que j'aie eu
jusqu'ici.

cS'x ans, s'ecria Pierre
Lardent, il faut avouar que
tu etais precoce.,
Nous nous mimes a rire.

aRriez-en, Messieurs, fit
Gallois, riez-en tout votre
saoul, il n'en sera pas moins
certain que la petite histoit
re que je va's vous conttr
est vraie et qu'elle a tunpri-
mne a ma v:e, je ne sais quel
le teinte de melaneolle inel
faqable.

I1 -'as'it suir un des pt its
banes en ler de la Place dui
Champ de Mar, Pu's. ayanti
arrache a I'un d" noiist sia
calnne ii si nillt tl ien vogiri'
les eacloux de I allotr ct
Coiiilllien(i'Q a '!isj 1h'stol
do son un'qiue 'niour

M'ssieurs. le nomn dc t I im
rle qui. a ct age tendre
n' a inspire ce teniace amlnour
Car (ile vit encore ,t est
marlee. Et. beon soluvint
nous la r'-ncontrons dans le


monde quoiqu'elle soit d6ja
assez vieille. Nous l'appelle-
rons, si vous voulez blen,
Mademoiselle...

Nous le voulons bien, in
terrompit Lardent, souriant
et moqueur.

... prit Gallois, comme l'appe-
laient tous ceux a qui elle
apprenait a lire a cette epo
que lointaine,

,tLa petite cole qu'elle
dirigeait et a laquelle appar
tenalent tous les enfants du
quarter, etait tras vo'sine
de chez nous, de tell sorte
qu'en d-hors des heures de
classes, je voyais encore Ma-
demoiselle assez souvent.
J'etais le premier arrive en
classes. J'en partais le der-
nier. Mes parents qui nont
rit n soupgonne de cet a-
inour n- tarissalient pas de
fare n1on eloge aux viail-
tours et de leur vanter tnon
golit de I eltide Le fa!t est,
qlue poullr 11" pis retCOvoir uln
de res Ieproclhs silnclteiix
qtlue Madelnoiselle. nous lil-
stilt d nl rtrs J l rst ll i, tl'u ivanit
dalll le sill :I derli lI-cr
C i s ti l t' itt : ptu t' dt
L,(ectu gradllet, quh mmlnits
a I te )( oId llialll F| cl
tail iln l hi ii l ill iI 1 Iboll-
tll' ii i i IsnitI' i iin li ii tiiiiid.
lii I t til lit tititi m 1 1id' i 1iiot] 'llt .

se tolurinT n vels illol, di-
,nit :

F loii tsi-ct que til
\ens lire ? .W


*Je r6pondais toujours par
le mame geste. J'attrapais
mon livre tachet6 d'encre,
au passage, et, lentement al
lais, a elle, tras lentement,
de man'&re a avoir le temps
de trouver la page, avant de
m'asseoir sur le petit esca
beau qu'elle avait prts d'el
le et ott tous, a tour de rble,
nous nous asseyions pour
bire.

Eh bien ? interrogeaits.
elle une fols que j'eta's as-
sis.

che et vacillante, je lisais
Je lisais avec en mol, le de
l'c:eux espoir de recevoir, a-
pres avo.r bien lu 1'inestima
ble recompense qu'etait le
sourire de Mademoiselle. On
dirait que je le vo's encore,
ce sour re que j'aimais tell
iment et que j'apprehendais
t -pendflnt car il mettait
I-ti a ma leqon, car 11 en e-
taill I point 11nal.

,Qiui'lquhols jt mn'enibrouIll
lhis Au lieu de lire, je sill
va's 1 Index long et, fusele de
Mad nioiselle que tt rin niait,
nil oingle d'ln rose poll sur
l,.oy tl lhr :il| dt pet i-t s atf-
lit'h s bil l'li s conllm des
'lotl|tes d( hilt aLes lii i's
.ilol i', itctileni u soIils itess
i Ilx det ir:lln| 'y 1nrmildolis
( I til 1I1ro 1bl Illdelll'sslbl holurdonnat dmls Ilon es-
lit Ii

Coimiiie in Os dislrait.
me d sit-elle a;lors de sa
voix mli Itrnetllir it si doucte


aux joues. Et je balbutiais
des mots qui ne disaient rien
s non mon embarras grandis
sant. Elle me donnalt une pe
tite tape sur 1'6paule, ou me
tirait le mention en sou-
riant et, sans mot dire, m'in
diquait ma place du geste
tendrement autoritaire -de
son index ae lait a l'ongle
rose...

... Je ne sals pas, mais.
il me semble que Mademoi-
selle sentalt que je l'almais
et qu'elle m'a'mait, elle aus
si, un peu.

plus tot que de coutume.
Comme j'en faisais la remar
que a ma mere.

Comment, me repondit
elle, tu ne veux pas aller au
marlage de Mademoiselle ?

,,Mademoiselle se ma-
rie. m'ecriai-je ?

.Et brusquement enfouis-
sant ma tete dans l'oreiller,
je ome mis a sangloter. Ma
miore qui ne comprenait rien
a mon subit desespoir, me
con ola d> son mn.eux. Elle
me d t, que Mademoiselle ne
s'i n trait pas de chez elle
el qiu'lle continuerait a e-
Ire i ioi profesoseur, come
par t1 passe et jusqu'k ce
qu" inos flusions en age
d'aller au Seminaire ou a
Sa'nt Louis.
L'Idee que ce bel home

(voir suite page suivante)


`4 .a A* A4 -t t A4 t A *P-* A4S4A* I4S l




LE DEPARTMENT DU COMMERCE





SET DE L'INDUSTRIE



C SOUHAITE



C Joyeux Noel 1977




Bonne Annee 1978


A LEURS EXCELLENCES



M. Jean Claude Duvalier


PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE

ET



Madame Simone 0. Duvalier


PREMIERE DAME DE LA REPUBLIQUE



AAAAAA AAt- A.AAAA4A A.A*A4AA4Pa"AAA4A-A




LE NOUVELU6IS*


LE PRESIDENT ET LES MEMBRES DU
4 CONSEIL ADMINISTRATION
LA DIRECTION GENERAL
SET

SLE PERSONNEL
DE L'INSTITUT DE DEVELOPPEMENT
4 AGRICOLE ET INDUSTRIAL (IDAI)
4 DE

SLA SOCIETY D'EQUIPEMENT NATIONAL (SEN)
ET DE
LA SOCIETY NATIONAL DES PARCS
INDUSTRIES (SONAPI)

A L'OCCASION DE LA NOEL ET DU NOUVEL AN
Presentent leurs voeux sinceres
a Son Excellence le President a% Vie de la Republique
MONSIEUR JEAN- CLAUDE DUVALIER
SET A SA DEVOUEE MERE
MADAME SIMONE OVIDE DUVALIER
Premiere Dame de la Republique
4WO





gLE NOUVELLISTE



UNE NOUVELLE DE LEON LALEAU
(apite)


befun que j'aval vu, parfois,
1# soir, chez Mademoiselle et
qu'lnstinctlvement javais
hal,allait 6tre, dasormals,le
maitre de ses sourires, me
fit mal, horriblement mal.
Et, t l'Eglise, tandis que mes
autres camarades, s'amu-
salent et paraissalent tout
heureux de voir Mademoisel
le si belle, dans sa robe
blanche et sous son voile frd
missant, moi, silencieuse-
ment, je pleurais, comme si,
en se marlant, elle etait mor
te A mon affection, morte a
inon amour. Malgre tout ce
que me disait ma mere, mon
cbeur d'enfant sentit bien,
loasque Mademoiselle s'en al
ldt, apr&s une journde de
jole au bras de son maria,
qu'elle ne reviendrait plus,
jamlais plus et que je per-
dais pour toujours I'inesti-
sflable recompense de son
sourire et le tableau silen-
cieux de son indi.x blanc
allant d'une syllabe A l'au-
tre, sur les pages de man 11
vie de lecture.


cAprs ce marriage, je refu
sais d'aller ha 1'cole de Ma
demoiselle que dir geait en
son absence sa soeur cadet-
te. Mes parents n'ont jamais
su pourquoi, au lieu d'y re-
tourner, moi qui craignais
tant les professeurs en pan
talons, je me rds'gnai, a me
laisser interner au Coll.ge
Louverture don't le direc-


teur 6tait d'une s6v6rlt6 pro
verbiale.


C'est banal, n'est-ce pas,
cette histoire, c'est courant.
Quel est 1'enfant sensible
qui n'a pas aim6 la premier
re femme qui lui a appris a
lire et n'en a gard6 un im
p6ris:able et gracteux souve
nir ? Mais ce qui est moins
banal et qu'on ne m'expli-
quera jamais. mesiseurs,
c'est que depuls,- i1 y a 26-
ans de cela,- je n'ai jamais
eu le courage d'armer. Je
n'ai jamais pu, non plus,
rencontrer Mademo'selle
sans fr6mir, mais, la, corn
me je fr6missais au temps
lointain oil elle me sour'ait
pour me recompenser d'a-
voir bien lu.


Etrange tout de mfme,
fit l'un de nous
strange, continue Pierre Gal
lois.- et sa vo'x alors tres-
saIllit ju'ques 6a l'extreme 11
mite,- c'est que chaque fois
qu'au bal, voulant vous iml
ter. je jette mon devolu sur
une jeune fille pour un flirt
d'une nuit, quclque chose
d'aussi brfilant qu'un grand
remords m'entre dans I ame,
me tortur', petrifie mon e-
lan. Et je crois volr.- du
moins je les vois.-les grands
yeux no'rs de Mademoiselle
qui, du fond de mon passe,


me font un de ces reproches
s'lencieux don't j'avals peur.
Et, alors, comme jadis, corn
me a cette lointaine epoque
oil elle apprenait a lire au
petit gosse amoureux que j'F
tais, et le reprimandait de
n'avoir pas su sa legon du
jour, je souffre. je souffre


Au-delk de toute expression.
La-bas, dans le soir, l'en-
seigne verte de Parisiana, de
toutes ses lettres lumineu-
set, nous appelaltt au Cin6-
ma ou chaque jeudi, nous ne
manqu!ons jamais d'aller.
Nous n'y fimes pas atten-
tion. Nous 6tions, parait-il,


tous quatre, profftd6ment
emus, car I'un apres I'autre,
nous nous en allimes. Cha
cun de nous 6prouvait secret
tement le besoin d'8tre seul
pour mieux penser, peut C-
tre, A cette histoire strange
et melancolique d'un amour
d'enfance...


PANORAMA 77P


LA CHINE APRES MAO


PEKIN, (AFP)

Pres de 500 jours apres la
mort de Mao, la Chine ache
ve difficllement de r6gler
la plus grave crife que le
r6g'me aft connu depuls sa
foundation.


D(puis la liquidation poli
tique, du aGang des qua -
treI de la vouve de Mao, en
Octobre 1976. les mots cl&s
sont ordre, discipline, reor
ganliatlion et productivlt6,..
Tout a 6tO pass au crible
dans les rouages du parti, de
1 &tlal dans Jes secteurs cco
nonuques, de 1 'Agr'culture
de l'Indu trle, de 1 duca -
tion et de la Culture, de la
press et de la propaganude.
Au fil des mo's les tetes
sonlt tombees lors de la plus
vaste champagne d'epuration
jamais menee in Chine


Finie la revolution dans
la revolution. LI're des ma
nagers est arrivee. II s'agit
de remettre en march une
6conomie moribonde, de fai
re enfin la Revolution dans
la production et de batir le
social'sme non plus sur de
belles idees autopiques
mals da partir des faults >
comme le souligne d6eor -
mals la press office elle.


Le retour au pouvoir de
Teng Hs ao-Ping it lit mi-
Jullllet aprfs son secondd 11
mnogeage sous la pression
de Ch'ang Ching et des diri
giants radicaux a 6td sans
contest levnement ma-
jour de 1977 en Ch:ni.



Un mols apris la rehabi-
lilaton du vice-prem:er Mi
nistre, vice-pres'dent du par


ti et chef d'Etat Major gene
ral de l'armfe, le part a
tenu son llme congrEs et
i'on estimate que la Chine
repartait du bon pied, une
fois regles les nominations
de dirigeants.



En fait, ainsi qu'on le re
levait alors, le lleme con-
gres s'est termind sur uh
compromise. Teng Hsiao -
Ping y est apparu plus puis
sant qu'il ne 1'avait jamals
ete avec 1'entroc massive de
dir geants militaires et de
techniciens experiments,
partisans d'une modernisa-
tion rap'de de 1'6conomie.
Ma's en mdme temps, etaient
reelus tous les anciens mem
bres du bureau politique,



(voir suite page suivante)


LE RED CARPET






^ souhaite un joyeux NOEL 1977 et une Heureuse Ann&e 1978



a leurs Excellences







4 M. JEAN CLAUDE DUVALIER






President 'a vie de la de la Republique






et Mme Simone 0. DUVALIER




SPremiere Dame de la R"publique



YVzw W 1WWWW Ww WT W6 WT W1"W ITIT




aLE NOUVELIES I'W I(r 1,


LE DEPARTMENT DES TRAVAUX PUBLICS

TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS













_Souhaite


que Son Excellence


le President a Vie de la Republique

,et la Premiere Dame de la Republioue


daignent agreer les voeux fervents de succehs

et de bonheur qu'il leur adresse a l'occasion

Pde la NoVl et du novel An.
4'Wtp-
43f
4 tu
4ft) T"
4 tl rmeeDmed aRpbiu












4'll ~B
4fU"
daignent agrr les oeux fervets deysucys






sLE NOUVEI lSaIU iVTTIOWM ;J



LA CHINE' APRES MAO
(suite)


don't certain ane sont pas
proches de Monsieur Teng
Hs ao-P ng, talks le Maire de
Pekin, Monsieur Wu Teh, re
comment critoiie pour son
role auprfs de3s (quatrek en
1976. Le Politburo porte
insi encore les germes de
divastons poss'bles.

11 semble curtains que des
d vergences de vues soicnt
apparues au cours des dEr-
niers smois sur la facon de
mi ner la purge en province
et .ur les measures a prendre
pour fa re decoller 1'econo
In e.

Mons'eur Teng Hsiao-Ping
a ri lance de plus belle la
purge en province alors que
'on s'attendait a ce que la
c:nquieme Assemblee Na -
tionale Popula re soft rapi-
dement convoquee et mar-
que definitivement le po nt
de depart de 1'ere Hua Kuo
Feng avcrc la reorganisa -
tion des rouages de 1'etat.
Elle se tiend'a quand la
purge sera achevee, au pr n
temps prochan., ont annon
ce les dirigeants.


L'enjeu est de taille. Cet
te Assemblee Nat'onale est
precedde par des Assem -
blees provinciales qu! renou
vellent en ce moment me
me a travers le pays la corn
position des com'tes revolu
tonnaires (gouvernements
provinc'aux). Chacun pla -
ce ou tente de placer ses
hommes.


Sans 6tre ccnsiddres corn
me de tendances politiques
opposes, deux hoinmes
emergent dan; 1'ire post -
Mao : le successeur du
< Feng. 57 ans. et Monsieur
Teng Hsiao-P ng, 74 ans.


Le prem er est un admi -
n.strateur, un partisan de
l'ordre et de la d sc pline
qui n'y va pas par quatre
chi m ns pour les maintenir
dans ce pays irmense et dit
tic le a gouverner. A preu-
ve; le nombr- des execu -
t'ons enregi tree; depuis la
chute du trei a travers toute la Chi
ne. Certains exeprts ont sous
est m6 cet obscur adm nis -
trateur, Mini; tre de la Se -
curite, quand il fut noni -
me par Mao pour succeder
a Chou En-Lai il y aura
bi(ntot deux ans.


Ma;s '1 s'est avere tin ma
no' uvr er redoutable qut a
su blen as eoir son pouvoir
dans l'appare 1 du parti el
.e 1'etat au fil des nmo's
Tout recemmept on a esti-
mue dans cirtlits ni'li tuix
Dipoluatlques qu'll s'eta (
identifJe lui-inmme aver un
group, de d r giants conls de
res come i6servi.s vis a
vis de Teng Hsiao-Ping lors
d'une seance de travaux ma
nuels destined a cultiv ron image de d gne succes-
seur de Mao. Ni Teng Hs ao
Ping. ni divers dirig(ants mi


1 ta'res et techn'c'ens n'6 -
taient presents.
Le second ezt Teng Hsiao
Ping. De.puis son retour au
pouvoir on le volt partout,
il d scute de tout et le fa't
savo r. Pour lui, un obp. c-
tif est prioritaire si l'on
veut fa re de la Ch'ne un
pays soc alLte : le Ddvelop
pem nt econom'que du pays
II est populaire 11 ddtient
des functions considerab'es
dans le parti, le Gouverne -
ment et l'arlmee.

La revolut on culturelle
n'e t plus qu'un souven r, de
sagr6able pour beaucoup. II
ne se passe pas de jour
qu'on ne rape lle que les
17 ans prdcedant ce mouve-
ment avail nt ete positifs.
Toute la politique 6conomi
que remice a 1iordre du jour
rnssemble fort a clle d'a -
vant 1966. Les primes de rtn
dement sont retabl'es, It s
sala rcs augment' lit pour ac
t vir la product on Dans le6


education on a r6tabli les
examens at dans le domain
cultural on rEstaure tout eg
qui fut brimd et brfd6 pal
Chiang Ch'ng et consorts.
Les rdhablitat'ons des mem
breed de la vieille garde
n'ont pas cesse depuis plus
d'un an.

La rap'dit& avec laquelle
ce changcment de d'rect:on
- a 180 degrbs s'effec-
tue don't faire grincer beau
coup de dents. La purge en
province se pour uit. les in
capable sont ecartts et il
s'ag t dc nommer des horn
mi s act'fs, et d'ecarter les
mous et le; bavards :
dur labeurs), declarait Teng
Hs ao-Ping lors du 11eme
congress du PCC en Aoftt.
En 1978. la construction
economique du pays tera
plus que ]amais de r gueur.
Tout reste a Ia re pour mo
dernisir 1 Agr culture, 1'In
dustre., la datinsa, la scien


ce et la technology aprds la
simple remize en ordre de
1977

La tenue de la c'nquirme
assimblde populaire nat'o-
nale prevue pour lei prin -
temps prochain parait done
une 6ch6ance sera tres im-
portante. La constitution de
1'etat y sera amendde. L'on
s'attend A un retour a la
constitution de 1954, a peu
de chores pres, avec la res
taurat'on du poste de Prdsi
dent de la Republique sup
prime. en 1975.

Qui dev'endra Prdsident ?
La question est actuelle -
ment d'scutee et le nom de
Teng Hsiao-Ping avanc6
par ses partisans. II s'agira
aussi de red6fin'r les pr6ro
gatives du President du par
t et du chef de gouverne -
ment et de distribuer de nom
breux postes. Alors, 1'aprds
Maoisme aura vraiment cornm
mence.


(PANORAMA '17,



CARTER UN AN APRES


WASIINGTON iAPeP
Apres onz, nmois de pros'-
deli'c Carts r I 'sl I xpcita
t v Auiicu .t urces eclatant
in'U st velni ls i, oubier line
series de senll 'ehers
Pn pell dA moitc 1 'ane' in
Griuveriinur de Georgle s'cst


il's I Amielrque iI dos La
chutc dtr, : a popularitle no
sellble toillujoUr: pas elnra-
ye ii.s jinitlltlititvs dr il'oilt i4coi-(r protdu t que
de miinc's rI,-nllntis tl un
beau toll, 11 y an u l's re lancer : iune

douloureiu e. Et cotte lon-
gue partle d'echics avec un
congress recalcitrant.
Les noil's americains qui
ont contr:bua d'une fagon
decisive a son succession a

(voir suite page suivante)


c LA TEXACO CARIBBEAN (INC)







4 present


m a sa nombreuse clientele


S- tant de la capital que des



Svilles de province




fi ses voeux les meilleurs pour



4 1 ,IUN JOYEUX NOEL



4 UNE BONNE ET



4 HEUREUSE ANNEE 1978.

.wfi




ALE NOUVELLISTEM 'i N ti l;



CARTER UN AN APRES
(Auitho


la Maison Blanche s'esti-
nmoint dela'sse;, done trah s.
Ils le clament. Le chomage
don't 11s sont les premieres
et les plus nombreu es vic-
times ne s'est que legeee-
nient tasse dcpuls Janvier.
L nllation n'a guer( f16-
ch La valeur du dollar
s'est effritee sur l'ememble
des marches f'nanc 6res. Les
ours de IWall Streets sont
r( tombes des Octobre 1977 a
li.ur nlveau de 1975.

Le Blig Business> n'a ja-
na's eu confiance en ce su
d ste aux accents populistes.
Ce ne sont pas les vigoureu
s(., denonciations des actions
dc, cormpagnies pitrolieres
qu! out rehausse la position
de Jimmy Carter au sein d'u
nie conmmunaute economique
ul lui reproche tout de go
d, n avoir pas defini de po
1 tique.
En crtte fin decembre, les
fermlers defilent sur leurs
tractriurs dans les grades
villes pour prot, ster contre
la chute spectacular re de
leurs revinus. LIs mlineurs


sont en grfve.
L'influente communauts
i: raelite malgr6 1'evolut'on
de la situation au Proche G
rient' n'a pas renoue tous
les l'ens qui I unissent tradi
t'onnellement avec une Ad
ministration demorcrate.

Les amfricains d'origine
hongro!ke en veulent a M.
Carter d'avo r decide de res
tituer au regime communis
te de Budapest une relique
Sainte la Couronne de St-
Etenne.
Ce bilan est troublant,
mas il n'a rien d'exception
nEllement grave Pour l'ame
ricain moyen Jimmy Carter
n'est pas encore une vraie
deception meme si le destn
chantement est reel. II avalt
trop promise que ce qu'll fe-
ra t strait different de la
residence imperiale de R,-
chard Nixon ou de celle, la
bor euse, de Gerald Ford.
D'autrcs chhfs de l'execu
tif, John Kenn( dy en parti-
culier, se sont alnsi adapts
a pas he itants aux dure
realities de la prescdencc


don't seul le tyle finale-
ment- est malleable a loi
sir.
A 53 ans, veilli primatu-
riment au fil le son emploi
amb.ante.

du temps rigide de seize heu
res par jour, JYmmy Carter
est allergique a la moros't6
II a prom's une pause
pour les prochains mois a-
fin de rqprendre et mettre
en place la ribambelle d'i-
des et de projects &nonces cet
te annee. II para'.t 6tre a la
veille d'arracher au Congris
1'essentiel des dispositions
de son programme energe-
tique.

En politique (ttrang.re, u-
ne strategic relat'vement
plus cohreinte merge apres
une act on brouillonne. Des
pr orites sont degagees. Tout
en poursulvant d'une faqon
Inmons criante une llltte mou
ralisat on dc la diplomatic
anser caine. olr a recourse a
in certa n pragnialis ir. La
defense des droits de 'homn
me dans le nllnd' est uni
exemiple pat' ll L's elletho
d.s et efforts bureaucrali-
qut s so 01ont sub itues a I1 s
prit de cro'sad,,.

Au Proche Orient apres
un re-equ I bragc des posi-
tions amer:ca nll- ila recall
na.:.sance dc< Drois Legitl-
mes, des palest n Ins, et no
tamnient cclui dc disposer
d'un! entitye, ou ppair eI).
1 Administration Carter s'e-t
resolve a :outeni'r sails equi
voque lI s initiatives du Pre


sident Sadate venues pour-
tant contrarier la strat6gie
america;ne en faveur d'un
rfglment global> du con-
fl-t Israeo Arabe par l'in
termddiaire de la r-conduc
t'on raplde de la conf6ren-
ce de GCnevv.

Des gistrees en Amerique Lati-
ne avwc une reprise quoi-
que lmitee d'un dialogue
avec Cuba et la restauration
d'un me'lleur cl'mat avec
1'ensa.mble du Continent sud
america'n depuis la signatu
re en septembre des traits
sur le Canal de Panama.
La D plomatie amiricaine
qui, de tout temps, avait de
laisse l'Afrique a pris pied
sur le Cont nent noir oil
elle joue un r6le dans la re
cherche d'un riglement en
Afrique Australc Ds rela-
t ons saines entre Lagos et
Washingtotf out e6e re-
nouie.s.

Apres unill br retour aux
infant nations de la guerre
fro de. le-prit de la d6tente
a dec ravive entire les Etats
Un s et 1'Union Soviet'qule.
Le piirinivr granlid uces di
plomatique tant attend
de I'Admini strat ion Car
Itr pourra t bien venir dans
l s prem ers mnois de 1978
ollus la former d'un novel
accord sur la linitaton des
arnementls strateg ques

,Salt-21 ou d une nt( rdic-
tion tolale des 'ssa s nuclear
res Par contre, en Asie, le re
p!i anmelca n qui ava t fait


suite a la defaite au Vietnam
s'est accentu6. Le bon en a
vant chinos de 1'Adminis-
trat'on Nixon a dibouch.
sur une impasse.
Homme de principle, Jim-
my Carter s'est- aussi applf
qu6 avee plus ou moins de
r6us:ite, a mettre en valeur
ses preoccupations sur les
dangers de la proliferation
nucleaire et le commerce des
armea.dans le mondc.
Mats le plus strange, a
Washington, et que Jimmy.
Carter reste une engme.
Son personnage 6chappe.
Pourtant, aucun Pris'dent
n'a jamais autant done de
conferences de press (22),
cotoye d'aussi pres les jour
nalistes, repor.du a de si
nombrEuses question et recu
st souvent a la Maison Blan
che les Parlementaires. Per
sonnage secret, a l'humour
impr6vis'ble et a i'humeur
inegale, d'une ambition aus
si devorante qie sa patience
est 1 mitee, Jimmy Carter
demi ure indechiffrable pour
un pays a l'affut de tous les
fails et gestes du PresIdent
et de sa famille.

Alors qu'on le pressentait
tctu. il s'est reveli incons-
tant fhlt x ble. MaIs il ne
faut pas sous estimer une
volonte cor ace : pas intention de perdres,
eta t son credo electoral. Il
vient de la reprendre a la
veille do sa premiere grande
tournee a i'e ranger qui
vi(nt a point pour un nou-
veau depart.


LE CONSEIL ADMINISTRATION ET LE PERSONNEL


DE LA BANQUET DE L'UNION HAITIENNE .SA



souhaitent



Un joyeux NOEL



o et une Bonne Annee .

a leurs Excellences


SM. JEAN CLAUDE


DUVALIER


President a vie de la


Rmpublique


et a la Premiere Dame de la Republique


Mme. FRANCOIS DUVALIER


Ainsi qu'aux actionnaires, deposants et clients

1J14la B* r t a t,=




LE NOUVELLISTE



SLA HAMASCOSA














Q present a son Excellence



Monsieur Jean Claude DUVALIER


4 President a vie de la Republique




et a ]a Premiere Dame Simone 0. DUVALIER,




ses meilleurs voeux h l'occasion de ]a NOEL


et du novel An.
4d & w w a a"ww e
4
a'^






ALE NOUVELLISTE




Education et Developpement: L'eneignement en Haiti
(Suite)


A DU CORPia
hNSEIGNANT

Moteur du svrcOs scolaire,
le corps enscignant n'a de
prc.-Uge qu nouti personae.
i..es demarche. tente's t n ce
5s1ns n'ont jai.a s de ce co
e ete pos tive:, varce qu'el-
i(s nalbordent 'r-us la valort
sat on de la profession par
i e ticde d'ti nst nble em-
hrassant toius .0e; aspects.
R n de rat oncl n'est enco
re elabore in viie Tune meil
1i ure ut lisat on du cap tal
htunain.


En (ffit, l'adage popuia re
fa t di lenseignant une vi5,
ino res gnee g .de la vie ,'t
,. a tous lI, n vi au--. On se
Ua.e cert. 8 ur le t rail-
miCent les appoint meniti
deriso.rts mon0e d un pio--
o (ur d un vtrs'te (Vo z
HAITI M s on d'Assistancc
I',chn qu, Integree edi-
-ii OEA 19.2, page 175)
Sn: fo Poss'b lites budie-
S. :. accord rma's il x
Sn decalage entre le ta
S,'n leualhm n' prevu et la
!('t le Cc' o inl'l igence est
:''n 'to 'ait ptr l' rnployour
ril p:iir ( mtmilyd6 I d( r
'; ,r i .n' ohi t de s" de
F,'~ r 1' 1us' mr nlt aoi-
I Ir l il rirndir so f 1ns




i l'l l 1i" cl! forma
i' t i l di rcndomlent
rai. I i lr 'i ismlsops emplo-


yeurs se souc-eut peu. Ii en
est de meme de la chance
de promote on qui decoule
plutot des facteura afftc-
t'fs que de competence. L e
xode de no valeur tient de
cLtte procedure.

Format on.- Le mythe
des Copioums etmlobi la
p.ofcss on iloi organ que)
mais ce nest qu'une appa-
rnece. 11 a tour, smp-einent
torv, a la stagnat on des
centres de format on qui
deversent sur le marc'e de
1'emploi qu une categor e
soc ale marginal .os z corn
I-:xe-, gard:enne dune c.r
ta ne tradition.

Press dans le:au d.s
conna ssances c ass quen un
peu pciisseis parfo s sans
.ens etro ts avec ls ten-
ances actuLttes aru pragma
me ct a la spec al.sation,
Sd plom r.'arr ve pas a
:.adapter, sub ssant la prcs
en d, l'ordr.: otab'i et -
'n Intme ttmps tout,
h-urcux d'avoir et promu
C ct une situation i tout
le mnoin contrad rie rc.
nourr e et entretenuo.

T.'eff etif dcs ,quialfiesi
asspz restore 'n et stable ne
sr.fft aurun-men.pt a ou--
Tv"r les deniandes annu fIPs
provoquec :o


a d'abord, par l'expan r
s on dcmogralhqurn:
bi ensu te, par lP depart
vers d'auires rives dcs '0n-


s-( gnants chevronnes.

En effect, chaque annee,
un rtecrucment de eproia-
n- s> n ayant reou aucune
lormation Lpec lae) comb.e
ce vld Les statistiques des
organismes d'ense gnement
accusent un pourcentaga
moy. n de 1 3rrre de 72,36
pour cent en leur favour au
n'veau primaire. Quant au
second re, on ignore le
taux ma s le p re est 6vite
- pour Port-au-Prince -
par un effort d" specialisa-
t on de quelqueor professcurs
(In t1tut Frana s d'Ha t')-
la format on '-edagogique &
tant quasi inpx tante. II1
conv ent d'ajouter auss' les
ours de recyc'cg- d- I'Ins-
tilut Haitiano Am6r'ca'n.

I1 s cien ainsi uno s tuai
Son d cr miltrito-re rassante. C'pst que, a 1 nte
r ( ur du corps ( tnseognans ,
11 y a d s lt ina' s : clva-
t oi'r, i ca ise it cil va
ags ; 1' nter .r de cluiiiiune
d lie .


Maifrc6 tout. F S( pt Fro
Sis Nortma s pays 13 pri
niir s in-l}a 11 3 pi" nr -
res rurai's. I c' onda ro Iet
par tipelitmenIt tiuper'orur'
c(n';irv nt l 1,i, rad 1 onniel
sat otrt d- proniol'on I'm toes
ot dc ftrmiliatini tihiori('ne in
formclle ct irrit'onnel'P.

TLo in eu incr,'ss, d" son
cne. laWse croun r dans les
arch ves les texts afferents


aux cyclage et recyclage des
enseignanos en cours de car
r.ere (art 29 a, arrete 15 sep
tembre 1958 art. 19-4o et
5o, arrest II novembre 1949).
A 1'enseignement rural, ils
sont pourtant de m se, selon
les poss b ites budget res
Svidemment.

Ad:-i ss.on ,sar concourse,
cyc.e d etudes de trois an-
nees, internal pour les pr.-
ma-res et externat pour le
second tre. caracter.-tnt in
globo le regime statuta.re de
ces centres, d formation.

Le d plome nest pourtant
pas unu garant.e automati-
que d'emploi : de longu.s
.t pat ei tes demarches sont
souventes to.s neces a res. 11
existe qu. rd mome une loi
de garant ,- pour les oquai-
c os tcl 1 enscit! iment second
L..i re. Dans son i"t cle 17-lo,
l'arre.c da 11 rev mbre 1949
st pule : ,PotulI iit com-
mi.ss'oinniC fi.'o'" uf d l ('n oli
gnomi nl' coW C .!''' I il faui!
oitre dc l p'olls e i ill Ecole
Niorrl;il Supe.p 'ii'n ou l'll-
no Facultt prc., i it t ,'I 'on
s 'Rine nclit d ',,, les ccol s
secontda recs.,


S alut.- La '* organo' que
de: minister.. niir sses
prevo t les coniours pour le
r' crut meant di on;s'e i'tlants.
C( pendant a nom nlit on
sur recomman' a'iton pre-
vaut la stcu, prat quee.
rn doef native. Crtlo dirora-
t on enlra;ne d'autres ot s"


revele as-ez fatale pour le
prtst ge du corps professo-
ral : les postulants plus ou
mo ns qualifies ont toujours
mince chance d'f re retenus
Tout un arsenal de textes
Iarretes II novembre 1949
septembre 1958 16 decem
bre 1960 decret loi 6 sep
tembre 1963) f xent le sta
tut de chaque catfgorle d'en
se gnant.. Pourtant, s', appa
remment, les disposit ons le
gisiatives et reglementa res
.emblent etre prises en con
s'derat on, dans 1'ensemble,
il n'en est rien.

C est ansi mue les traite
ment sont allouerS arbitrary
ment sans ten r compete des
baremes prevus; le princ'pe
du contrad ctoire n'Est pas
re pecte. Les promotions
sont f'oeuvre de

elles ne sont nias automati-
ques ans' que le pre cr t la
lot organique. On se aeman
de s':l existed vra mcnt un
dosrocr ense'gnant.

I1 faut rtconna tre toute
foi,, que l'usage administra-
t f ainsi vfcu decoule de la
ma'tornat on des agents
d rxec.u no et surtout de
"smperfctt'on des organis-
mrns de conlr6ol tant interne
qu'cxtprne. Le principle de la
respon ab 1 t6 fa'sant de-
f:ut dnns l'ordonnancement
iurid:ou- des 'erv'cs pu-
ble's l rn ,ignnnt a fort a
farep pour obtrn'r just ce

(voir suite page sutvninte)


02 LA SHELL




present









ia son aimable clientele






ses meilleurs voeux






pour un joyeux NOEL et une





Bonne et Heureuse Annee 1978.









Sa nAAAA AA"AA taa




wLE NOUVELLISTE

~N
'4i ****iA*
4~W


I ~ TROPIGAS S.A.


4,

souhaite un joyeux NOEL

4,
*^ w






4
et tiehuruea e17









A son Excelleci




le President at vie de la RePubliaue d'Haiti




lwa la Famille Presidentielle





et son aimable et fidele clientele

4,
4 i:




oaTbijU..lV JOA> 3iJ


LE SOWVEEtS9Tr


Education et Developpement: L'enseignement en Haiti ~t
(Suite)


No:aon que, d uine fagon g6
nretalh, I' ignorance dcs re-
g .c itatuta re.i in est cause.

i1 DESETABI.1SSEMENTS
c L.AIRES

l.,o insufllances dans la
.rcure dc notre system
(i cluration ruiletint sur le
i i'.nn.ii nt des etabls-
scint .iola res D'aill urs,
i t le.s seils concerns.
1 i' meI ('nigell'n t pedagogic
i, aidlmini'sratlif proj( t
n a i i1 a.i:r, buit quie d am6l o
r o di faciltll r leur ren

ti t i t n ti r aux
I- .t a leih aux les jeg a
i;' ordoniiiia cemeniit ty-
st i",:ginal. La
a 2 .septvniibre 1958 por
-r uirgani,. anion de I an
nii ,m cnt pr.:nia re! la loi
. i d,:ct mnbr 1963 concer-
Si. reorganti.'Ition doe en
Sunm' it econdaire; le
crrrit du 16 dccembre 1960
c I Un.versile d Etat d Hai
I Ce dern or tixte laisse a.
-.que Faculte Grande Eco
: Institut le soln de se
d, r d une organ sat:on spe
7i'que.
I n y a pa.a a proprement
;irr unr o oi 0 ur l'organ'sa
* in de I ense:gnement pro-
,*.ionnel I.a ( cton exoste
:., Departfm,-nt de 1'Educa-
SnI Nationale ma's d une
* 'I 'iurep doutu' e.
(unant a l'ducation des a
1. 4.; l so trove dans
;,i i'ni'nn rhnot'que. L'O
'":AC i ffce Natlona d'Al-
; i l '-aion rt d'Action


Communautaire) qui est un
organ.sme autonomy an-ti-
teu a cetteNV.n (D0cret 23
janvier 1969) ch'erche encb
re sa vole.

Tel n est paut etre pas le
cas pour 1'ense gnement ru-
ral. li depend cd la d vision
du Developpcment rural du
Department dAgr.cuiture.
Son role est de r.ver le puet.t
paysan a la terre. Pourtant
l'objictif n'e t pas atteint :
le cert fica. d etudes primai
res en est le rouronnement
- 'ense gnemcnt agr'cole
n'etant plus assure a ce nl-
veau. L'organisation et 1
lonct onnement des 6coles
rural s ne presentent de
vraies partirular'tes qu'a
part r des horaires qui sont
adapts au context rural.
Pour ce qui concern I effect
tif des scolar'ses ruraux (pu
bl'cs et privas) il accuse ap
prox mativement le douz'e-
me de la population a scola
r'ser (enfants de 6 a 19
ans), soit 169.3988 inscrits
pour 1'exerc ce 1973 1974
(Stat'stique DARNDR..)

I Organosaton et fonc
tionnement des Ecoles Pri-
maires Pubiques. Elles
sont dir goes per des laiques
et des congregations reli-
g!euses. Chaque ecole pri-
maire a un personnel com-
pose d'un directeur ou d'u-
ne director ce et un nombre
de maitres (titula'res et sta
giaires ou remplagants) en
proportion de l'effectif cx'-
ge par la loi (10 a 40 fe6ves:


art cle 6, loi 25 septembre
1958.)
A ce propos, 11 convent
de fare tro a remarques con
cernant :

1) la malformation des
maitres laiques par rapport
a ceux des eoaies congrega-
nfstes les relig'efux pr6pa
rant sur le tas teur person-
nel;

2) 1 espr t d'ordre et de
r6gularit6 des rcl gieux con
trastant avec. i'indiscpl:ne
des la'que.o;
3) les classes pl6thor'ques
dues a la d6mographie galo
pante et au manque d'eta-
bl'ssemencts scnire.s 6v6(6y
bl'ssements scolaires.
Les reglements minicte--
riels du 22 Ju 't 1953 assu-
runt le fonctionnement dtes
ecoles prima res urba nes de
la Republique. TI n'y a pas
de doute que -A, disposit ons
de l'arr:te regissant lea eco
les ruralcs sen rapprochent
sensiblement.

Quant aux ecoles pr'nves,
elles aura ent dfi marcher
sur la trace de spubliques.
Cependant, faute de contr6
le efficace, leur fonctionne
ment laisse a dcsirer.
Organisation et fonction-
nement des Lyctes.- Ces e-
tabe'osements scolaires pu-
blics qui dispensent 1'ensei-
gnement seconda're sont
administrfs par un direc-
teur ou une ,drectrice se-
conde par un cen:eur, un
surveillant go6nral, un con


seil de professeurs et des
rep6thteurs (professeura-sup
plantss.

Leur fonct'onncment tient
des r6glements du 25 ff -
vraer 1919 et de la loi du 6
d6cembre 1963. Les remar-
ques relatives a len-e gne-
ment prima're peuvent etre
applquees a l'enseigne -
ment secondaire vu que les
colleges congreganistes (pri
ve ) surclassent en tous
-ponts des lycees.

Organisat.on et fonction-
nement de 1ENSEIGNE -
MENT SUPERIEUR.- Un
conscil de 'Un vers t6 for -
m6 du recteur qui en est de
droit le pres dent, des
doyens de Faculte et des dl
rocteurs d'Insttut ou gran
de Ecole affil 6e, assure la
d reaction et le fonctionne-
mcnt de 1'Un'versite. En
En vErtu du decret du 16
d6cembre 1960. les pouvoirs
publ'c- ont 6tabli le mono
pole de 1'enseignement su-
p6rieur et inst'tu eon r6gi -
me de central'sation excess
s*f.

En d6p t de 1'etatisation,
une certa'ne autonomic en
ce qui concfrne les regles
generals de fonctionne -
mont des etab!ssements est
largement la's fe par la loi
a lcur determination par la
vo'e de leurs compntences
sfatutaires. Les doyens et
drecteurs a-sastas de lcur
coneil de profcseurs s'en
chargent moyrnnant rap -


port stat'st'que mensuel et
annual au recteur, intermte
diaire e trnecuv ( 8a .s
diaire entire eux et le Pr*
s'dent de la Rfpubllque t
le Secr6ta're d'Etat de 'E'
ducat'on Nationale.
Organisation ct fonctionne-
ment de I'ENSEIGNEMENT
SUFERIEUR.- Un conse.l
de 1'Univers te fcrme du
recteur qui en en est dro t
le president, des doyens do
Faculty et des directeurs
d'In.titut ou grande Ecole
afffliee, assure la direction
et le fonctionnement de
l'Univers t6. En vertu du
decret du 16 dgccmbre 1960,
les pouvoirs publics ont c-
tabli le monc.l:ole de lFen-
seignement sponrieur et ins
titu6 en reg me de ccntra-
lisat'on exces-if.

En dep t de 1'etatisation
une certain autonomie en'
ce qui conceine les regles
generales do fonctionne-
ment des 6tablissements
est largement la's:ee par
la loi a leur d6termmna-
t'on par la vole de leurs
compete nces statutaires.
Les doyens et directeurs as
s'st6s de leur conseil de
professeurs s'en chargent
moyennant rapport statisti-
que mensu1t et annual au
recteur, interme5ia're entire
eux et le Pris'dent de la
Republique et le Secr6taire


(voir suite page suivante)


1 AA ARAA4A4A4 74A4M4A4AIA4A4A4A4A4AIA4A4AA


ADMINISTRATION COMMUNAL



SDE PORT- AU- PRINCE




souhaite





SA-- Un joyeux NOEL



et une Bonne Annie



"it leurs Excellences



M. JEAN CLAUDE DUVALIER




S-- President a vie de la R6publique


< Mme. FRANCOIS DUVALIER


C Premiere Dame de la Republique


A4A4Q AI AA24AAAAAA* A AAAAlAAA t AA




aLE NOUVELLISTEu




Education et Developpement: L'Enseignement en Haiti
(Suite)


ti Eiat de I Educal on Na-

III LES ESRPRANCES
II s% product .depuls quel
qu, temp.i .un plienomene
de changement. Des efforts
,njt tentesn rue d',ntegrdr
nrnic T ysteme d'education
dans le circuit du develop-
pctrnnt Les unes 3 effet
plus rapid gue d'autret,
lI, reformnes opersees accu-
-unt un r6sullat sensible
b i que da'us 1'ensemble
la structure reste inchan
e:r On senmble vouloir dis
pencr un enseignement ra
oinnnl, methudlque et de
qual'tk, ce, pour faire face
Sl'volut:on scientifique et
S-clhnique.

Tous les ordrcs ou degrds
d enseignement benef-cent
de ce renouvesu qui .est
btin plus seleceif qu'expan
?i C'est d'ailleurs le
grand handicap du develop
pement e6onomique et so-
cial de noire pays. La cons
c'e-nt;satlons eu people ne
peut pas se fair parce que
icnortrta partant refould.
Li M'nistre dce lEduca-
?ion Natonale se penche
Fir son sort. 11 en est de
m6me de celui de la jeu-
ne'e et de sa pepiniere -
I snfance lois decrets, ar-
r'-tts et communiques expri
ment cette volontS. Tous
portent sur Ie5 grands pro
blmres qup confront leur


formation ,et, ce, a tous
les niveaux d'enmegnement.
Pour s'en convaincre, essa-
yons d'examiner un a un
les dff6rents secteurs de
1'6ducation haitienne.

DE EDUCATIONN DES
ADULTES.- Le movement
creole qui, depuis 1946, oeu
vre dans une tcLale confu
scon, se trouve encore au
stade de la controversy.
Tout un chacun s'interroge
sur son sort parce que, a
l'actif de 1'education des
adults, on n'enregistre
que :
a) le manque d'experts
nationaux;

b) les luttes de clocher;

c) Faction tAt'lloLne de
l'organisme rtsponsable,
1'ONAAC;

di la croissance du taux
d'anal phabtes.
L'alphabteiatiaon ei lac-
tion communiutaire gallant
de pair sous le covert de
education fonctoeinelle,
semblent rencontrer des
difficulties quant au centra
Vesme des organes de 1'O-
NAAC face aux Administra
tLons locales, au manque
d'activites reglonales, a la
cooperation ddsinvolte des
services. interesses et a l'in
suffisance de motivation p6
dagogique.


II est regrettable qu'a-
pres plus d'un ;quart de
slecle, un tel movement
con.u preconis6 et patron-
nd pAr l'UNESCO nlarrive
pas A rddufre 'd'une fagon
sensible et .utilitalie le
pourcentage dc'iilettr6z-adul
tes (plus de 19 ,ans). Tout
espoir nest pas pourtant
perdu. La bonne volont6
et la technique aidant, on
fintra peut-.tre par le ca-
naliser et, par ce fault, at-
teindre un jour ses objec-
tifs.


V E.-
DE L'ENSEIGNEMENT PRI-

Cet enseignement connait
enfin une certamne structure
tion. Au moins son fonc-
t onnement est garanti par
un texte legal le decret
du 11 Septembre 1974 qut,
selon la lettre, considered les
eeols priv6es comme une
solution de fortune. Consl
d6rant qu'en attendant la
multlplication suffiuante des
6tablissements seolaires d'en
seignement class'que et pro
fessionnel administers par
les enseignements publics,
il convent d'octroyer des
particuliers une autoresa-
tion cond'tlonnelle et de fai
re fonctionner des 6coles pri
v6es sous la supervision du
Ddpartement de l'Education
National> (Le Nouveau


Monde, No 2467, 25 sept.
1974, p. 4).
A bien examiner la dite
regiementation, elle rxpond
a un simple .beso!n, celui
d'orientation ZEst-elle retro-
active ? *La majority de ces
entrepr ses .scolaires seraient
contraintes de termer leurs
portes. iDans Ile cas contrai-
re, de nouveaux etablisse-
ments privds seront de plus
en plus rares.

II vaut aussi de remarquer
qu'en d6pit de ce decret, le
mtme laisser alier persisted
par le fait de la centralisa
tion des moyens de contra
le des ecoles priv&e5s et de
absencee des clauses ten-
dant a garantir les condi-
tions de travail de leur per
sonnel et a rdgulari-
ser 1 e s c o n t r i b u-
tions scolaires. C'est d'ail-
leurs 1A que se trouve le
point de depart de la failli
te de cet enseignement. A-
joutons, encore que les me-
sures interdisant les inscrip
tons dans les classes inter-
mediaires des lycees n'affec
tent en rien -les collages.
Bref, aucun jugement por
tant sur application de ce
decret nest valuable pour le
moment vu que 1'exPercice
scolaire 1974 1975 comment
ce a pine. Le signal 6tant
toutefois donn6. 11 faut es-
parer que en temps et
lieu des redressements n6
cesea'res pourront opener.


DE L'ENSEIGNEMENT
UNIVERSITMIRE.- ,Un 'souci
de rationalltS riomine l'es-
prit des e6formes opk4res a
l'Univers'te .d'Etat -d'Haitl.
Elles prdsentent -jusque 4la u
ne certain comoatibilltk, du
moins au niveau atatutaire,
avec les normes pedagogi-
ques actuelles. Leaur grand
m6tite est d'essayer d'adap
ter lenseignement supkrieur
de telle sorte qu'll puisse ser
vir efficacement la cause -du
ddveloppement national.

L'institution de re-moire de
sortie dans certaines Facul
tes measuree selective), les
dispositions de lot obligeant
le edlpl6mft a servir obliga
toirement l'Etat haitien pen
dant un certain temps en
lont une preuve. I1I en va de
meme de certain redressp-
ments quant ba a formation
des cadres : creation d& la
Faculty des Sc'ences Humai
nes, de l'Institut National
d'Adminustration et de Ges-
tion. Ce dernier, dit Particle
2 b du decret du 9 octobre
1973. diepense un enseigne
ment th6orique et pratique
en vue de la formation des
cadres pour I'administraton
gendrale, le ser-ice diploma
tique et consulaire ailnsi 0ue
pour la gestion des entrepri
ses.
Cependant l'enseignement

(voir suite page suivante)


LA HAITI METAL





souhaite un joyeux NOEL 1977 et une Heureuse Annie 1978





a leurs Excellences







M. JEAN CLAUDE DUVATIER






President a vie de la de la R6publique






et Mme Simone O0. DUVAITIER




Premiere Dame de la Rkpublique




aLE NOUVELLISTE*




Education et Developpement: L'Enseignement en Haiti
(Suite)


universitaire tel qu'lil est dis
pense est loin de pouvoir sa
tisfalre les exigences du pro
cessus de d6veloppement car
la specificite des different
sccteurs necessite l'apport
d'institutions specialis6es
pouvant remed'er a la ca
rence de la formation aca
demists de l'Universit6.
,Voir A ce sujet : L'Adminis
traction A l'bre du Develop-
p'm lent).

DE L'ENSEIGNEMENT SE-
CONDAIRE.- Differentes me
surcs d'ordre interne mar
quent la rentrfc de l'exerci
ce scolaire 1974 1975. Les
j-lycees ne reqolvent desor-
mais de nouveaux Aleves
qu en 6e classes et en philose
phi. En tont exclues les clas
ses intermedia'res. Ce qui
pose d'ailleura un point d'in
terrogai'on quant a la strue
Iuration des colleges face au
recent secret de reorgani'a
TIon.

II faut reconnaitre du
coup que le nianque do ly-
coes ct meme d? college's -
notamment dans les villes
de provinces -- const'le iun
I'.nd ca|; majeur pour I'ex-
plinson de cet enaigne-
mont.

DE LENSEIGNEMENT PRI
MAIRE.- II r:ssort de ce
(it precede que 1 (nse gne-
Itir ci ( I)a e st Cn p!eine
'X\:)iIs on qluoiqluc no pou-
Vtit aucunemint repondre
,1:-: 1 xir' tn-s de la popuila-
iit scolarisable. Un pour-
"('otlaOe t fort appreciable -


soit environ soixante quinze
pour cent d'enfants d'ago
scolaire est priv6 du pain
de 1'instruction. De gros d6
bours sont faits en ce sens
mais le gaspillage caused par
le dualisme de notre system
me d'dducat'on empeche u-
ne polit'que concertde du
premier degree.

Cependant, avec la fixa-
tion du cycle prlmaire a six
(6) ans et de sevdres mesu
res d'ordre ptdagogique et
administratif prices par les
responsables de ia DGEN, il
faut s'attendre a une aug-
mentation croissante du
nombre des ddtenteurs du
certificate d'etudes primal-
res.

Ce n'est tout de meme pas
encore le facteur d'integra-
tion pusque ces enfants
sont aussi mal orientes que
ceux d'avant.

IV.- LES REDPESSEMENTS
NECESSAIRES

Ces quelques considera-
t'ons generals suiscitent
d'autrcs. Mats, aL tout preni
dre. la vraie pe-occupat'on
strait de savoir dans quell,
measure le pays pout. a par-
tir de ce qui cxiste, lirer d, a
vantages appi'r'ciabes. Au-
tr(ment dit, il convent de
ugg6rer des redrcssf ments
dordre pdagog ie adm'n's
1r atif susceptible d appor-
ter une response definitive a
bon nombre de cas.

DES ORGANS DE DECI


SION.- La premiere grande
question a d6battre est d'or
dre structure. Pour freiner
le gaspillage (6nergie, ar-
gent), liminer les zizanies
sociales, concevoir une poll
tique d'ensemble d'enseigne
ment adapted au developpe-
ment, il faut proceder a une
restructurat'on du system
educatif national. Autre -
ment dit, une redistribution
des responsabilit6s s'avere
n6ces:aire (voir L. C. Tho -
mas : Le systeme d'rduca -
tion en Ha'ti Courtoisle
du CONADEP 1974, pp. 69-
97).

LE CAS ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE.-

FRIMAIRE.- I1 faut le con
sderer a un double point
de vue : pedagog que et ad-
ministrat-f. Car cet enseigne
ment souffle du defaut d'ex
pension et at l'incapacite
d'adaptation on d' ntegra -
t on au progress scilntifi -
que et technique.


PEDAGOGIQUE- L'amello
ration de, nieuthodes et pro
codes pecdagogiques tradi -
tionlii Is a perh:'s de r'elever
tlatt so't poll l' nivcau do
1 'nsc g iicini lIt public. si do
cr e. Cependant, si le de -
trilcur du CEP ne se d'rige
pas vers o'ens-itnenmcnl .e
condatre ou professtiolnel
iquasimenti inp,, il ite p't l
pas se suff'r1- valablement
parce quo juistmrnt la for
me des connals ances re -
cues est tout a fait strange
re a la real'te du milieu amr


biant. Or, l'objectif de 1'eco
le est de perparer 1'enfant
par la vie pour la vie. La co
operation scolaire qui nest
autre que application des
methods actives, apporte
les elements de la solution.
Il1 s'agit alors d'orienter les
recherches prdagogiques :
oeuvre du minister de 1'E-
ducation Nationale. Des cen
tfres sptcialisae., doutre -
mer peuvent rdpondre a son
appel.

ADMINISTRATIW.- La re -
cherche de la stability de -
coule de 1'exisatcce d'une in
frastructure materielle et
humaine. Lors meme qu'il
existed un encadrement peda
gogique adequate, le problem
me de 1'enseignement pri -
maire restera toujours un
enigme si les conditions de
travail ne sont pas rem -
pl es. En effect, le manque
d'ecoies primaires public -
ques est cause de la non-fre
quentation sco'airs do la ma
jorite de la population sco
larisable, Au 1 eu d'utili-
ser cn douze gourdes (G. 12,00)
que reclame 1 arrter du 27
S' ptembr 1973 iLe Moni -
tour No.75. pp. 533-534). il
'ullt (t plus uit Ie d't employer
eel argentl t ti construire, cha
quiet annee, d'apres lea prin
'pes coopdral`if". des locaux
scolaircs Co scra'l une oeu
vrI vraimnelnt iat'oncle ren
trant dans le cadre do la po
litiqur do reennstruction du
Gouvernement cle la Repu -
b'ique et sa valrur coop6ra
tive aurait 6td tangible. Que


dire alors de la formation
qu'auraient regue les eco -
liers I Bien conque, la coo
perative scolaire est a la
fois un laboratoire vivant,
un foyer de civisme, un cen
tre de culture et une ecole
de fraternity (Voir collec-
tion PANOMARA, novembre
1968 f6vrier 1969).
Pour executer un tel pro
jet, il aurait fallu fusion -
ner les deux systemes (ur-
bain et rural) et assocler
lenseignement privd au
movement. Les coop6ra -
teurs scolaires accuseraient
ainsi un effectif approxima
tif de 1'ordre d'un demi mil
lion. Ce qui donnerait un
capital coopfratif annuel
d'environ six millions de
gourdes G. 6.000.000).
A supposed qu'il faille un
devis estimatif de deux
cent cinquante a trois cent
mille gourdes t250 a 300.000
G). selon le cas, pour la
construction d'un local sco
laire, il y aurait eu chaque
ann6e au moins une vingtai
no de maisons d'1cole dis -
ponibles.

A partir de ce moment, les
administrations locales se
do'vent d'etre en measure de
pourvo r ces ecoles en per-
sonne', meme partielle -
mnent. C'est d'ailleurs faire
preuve d'autonomie (Cons -
titution 1964 amendee en
1971).
Ainsi l'enseigncment de ba-
se aura une reelle infras -
tructure et l'organe respon

(voir suite page suivanie)


4LA ESSO STANDARD OIL LIMITED SA. g



























.+ remercie sa bienveillante clientele




Sde sa prcieuse collaboration




+ et lui present ses voeux de joyeux NOEL




et d'Heureux Nouvel An




ALE NOUVELLISTEs


L'ADMINISTRATION PORTUAIRE
SDE PORT- AU-PRINCE












est heureuse de presenter

ses voeux de Joyeux NOEL

et de bonne Ann'e


a leurs Excellences


le President a vie de la Rkpublique

MONSIEUR JEAN CLAUDE DUVALIER

Set la Premiere Dame de la Republique


MADAME SIMONE O. DUVALIER

mw w9W Wt W





aLE NOUVELLISTEs




Education et Developpement: L'inseignement en Haiti
(suite)


able pourra envisager se -
r:eusement comment satis -
faire toute la clientele sco-
laire primaire. N'est-ce pas
son object.:.

DE L'ENSEIGNEMENT SE
CONDAIRE A L'ENSEIGNE -
MENT SPECIAL.- Le problem
me pozd par 1'enseignement
secondaire est etroitement
11ie avec 1'avenir de l'ensei-
gnement profess'onnel. II
n'y a rien de nouveau. Seule
ment le ministry de l'Edu-
cation Nationale l'a orfcia
lis6 en excluant par un
communique admission
des 61ives dans les classes
intermediaires des lycees.
L'elite intellectuelle etant
sauve, il rest done a cana
1ser les mille ct une in -
telligences qui. tout au
long du cycle secondaire,
restent en chemin.

Pour faire oeuvre qui vail
le, il imported dans 1'etat
actuel de notre ense gne -
menit professionnel et tech
n'que :

a) d'abord, ae proceder d
un inventaire des profes -
s:ons susceptibles d'as urer
le developpement national:
bi ensuite, d- fair un
choix ou encore determiner
desquelles pfuvent repon -
dre ai nos posib'lites;


c) puis, de s'attaquer ii la
structure organisationnelle
de la direction techn que et
professionnelle du D6parte-.
ment de 1'Edacation Nat:t,
nale.


La creation des ecoles
profes-ionnelles v'ables ne
doit pas etre la seule preoc
cupation ou 1'aboutissant
des r6formes. Ii y a le fac-
teur d6boucne qui, en somn
me, a toujours ete pour les
tenants de l'educat'on un
noeud gordien. De no- ours,
on n'a pas a s'en inqueter
puisqu'il existed un organ's-
me le Conseil National de
Dtveloppement et de la Pla
unification (CONADEPi -
charg6 d'etudier les poss'bi
lites du pays e, ma'n-d'oeu
vre.

Cos memes observations
joutnt aussi poutr 1'(nseigne
ment superieur. Les poss -
bilites d'emplot sont minces
et. de plus. le utin versita'-
res refusent d. travailler ii
provicic, faute de siti:at'ons
cnv ables les polis de deve
loppi mi nt regionaux soint
encore a l'eti embryonnail
re.

DE LEDUCATI(.N DES A-
DUITES AU DEVELOPPE-
MENT NATIONAL- Econo
mistes, rocioloeqes. educa-


teurs reconnaissent qu'un
pays sous ense.gn6 est un
pays ,ous d6veloppe. Le
sous enseignement haitien
embrasse les millions d'adul
tes qui quo que un peu
touches par 1'ONAAC -
n'ont pas requ ce qu'il faut
pour e sentir vraiment -con
cernes dans le dcveloppe-
mEnt national. Or, ils cons-
t tuent la force vive du
pays, d'ofi la necess'te d'ac
border une attention sp6cia
le a leur formation.

Quatre 'ingt quinze pour
cent des anaiphabeteUs sont
des cultivateurs. Leur 6duca
tion fonctionnelle aurait du-
etre faite dans un vernacu
laire qui leur fac.literait,
comme le preconise M. Emi
le Roumer, la comprnhen-
s on du Ifraniais langue
officielle dc la Republique
d Haiti. Au lieu d'oeuvrer
dans ce stcns ct coordonner
leurs efforts, lt-s 1ongu stes
nationaux se percent mal-
heurcusement dans d's polt
iniques sans grandeur.

I1 rivieii normaliimenit i
1 organit me re,,s:rnsable d'ex
1'o tr ctIte t i'uation de
cul'iver le terrain propi.ce at
li ur rapprochement ces
special steps et techniciens -
et de les mobil'scr en vue
de preparer c.,-ns le creole
appropile des onvragcs por-


tant sur les disciplines tel-
les : notions de techniques
profess onnelles, technique
agr.cole et autres, notions
samples d'6conom'e, notions
de comptabilite sim-
p 1 ifie e, notions
d'arithm6tique 616mentaire,
notions de droit (civil, rural,
travail), principles et savoir-
vivre coop6ratifs. etc,

Avec de telles connalssan
ces, les dtacticntl communau
tairess seront mieux hypo-
thequees parce que bien corn
prises et extcuttes a. bon es
cent; les encadrements tech
niques n'auront plus le r6le
de iegendarmes mais d'auxi-
liaire.

N'oubliont pas qu'il faut
beaucoup computer avec cet-
te portion de la population
pour s'assurer d'un demarra
ge 6conomique ferme. C'est
uine verit6 reconnue par tous
les Etats, pourquoi pas Hai-
ti.

V.- EN GUISE DE
CONCLUSION

La gravlte du problemie de
l'enseignement haitienp et la
d v( rite des cas rendent
tout pronostic incertain :
cliaque solutil n apport6e en
gendre d'autres cas.

L'etude d'un ':as cas n6-
cessite la conpaissance glo
bale du fait 6ducation-


national. Or, les cas sont
studies isolement au lieu de
s'attaquer a la structure or
gan'sationnelle du system:
d6parcellarisation du syste-
me, r6glementation simple
mais ferme, redistribution
des responsabilitas, ajuste-
ments des traitements, for-
mation en serie des ensei-
gnants, renouveau ptdagogi
que, amtltoration des condi
tions de travail, etc, etc...

En outre, du deventr de
1'enseignement depend le de
veloppement national. Les
r6formes doivent viser non
seulement la formation des
cadres mals aussi et srutout
1'integration de la popula-
tion dans le circuit de 1'6
conomie.

Vu sous cet angle, 1'expan
sion de l'enseignement de
base et la structure de 1'en
seignement professionnel
sont revenues ine necess:t6
eV, pour ce faire, une saine
planification s'a'vre impe-
rieuse. Ce qui laisse sous-en
tendre un staff technique
efficient.

En attendant, notre enmei
gnement ed luxe fait son
bonhomme de chemin. Espe
rons que, dans un proche a
venir, il deviendra vraiment
utilitaire.

Dr Louis C. THOMAS


LE COORDONATEUR DE L'INSTITUT


NATIONAL DES RECHERCHES MINIERES ET


SLE PERSONNEL


renouvellent a son Excellence

le President a vie de la Republique


et a sa V ~ndre Mere




Al'expression de leur devouement-



et de leur indefectible



>; Y attachment et leur presentent p



leurs meilleurs voeux



de joyeux NOEL et



d'heureuse Annee 1.978



'TV Vaf U, V^fr'VwwwwTVWU W




rLE NOUVELLISTEx


21 MARS AU 20 AVRIL
(BELIER)

Restez dans votre coquil-
le. Ne prenez rien pour ac-
quis meme s" tout semble
bien aller. Fouillez les sil
tuat:ons a fond.
21 AVRIL AU 21 MAI
(TAUREAU)
Journee de surprises. Un
service que vous avez re-
cemment rendu est large-
ment paye et 11 y a d e s
chances pour que vous en
tendiez parler d'un viell
et bon ami du passe qui
vous a manque depuis un
certain temps.

22 MAI AU 21 JUIN
(GEMEAUX)
Restrictions planetaires.
Ne vous appuyez pas sur
les promesses d'autrui et
ne vous cngagez pa?. Autre
ment, la journee a de bel
les possibilities.

22 JUIN AU 23 JUILLET
(CANCER)
Votre jugement est un
peu < a cote6. Oubliez vos
plans les plus audacieux
pour le moment et concen-
trez-vous sur leis questions
quotidiennes et vous aure7
un pu dc detnrite.
24 JUILLET AU 23 ABOUT
(LION)
Belle journi'(e pour le
succc'i, Pour avoir au>si de
inOuv( aux contacts. in tail,
I'acri it i at l mi ur 1 acti-
Vii' :,i)c'alk ( t )pV ilSlrvnelle,
a 1I li' it( aclieie .

24 AOUT AU 23 SEPT.
VERGEG)
Viil i l 'lc( p i i ai-tl
Clllen in' lit a '1,11(. Eii lout.
liz'-voii., a vollr' jugement
p rsoini l, )pa:; ., celui d au
trui.

23 SEPT. AU 24 OCT.
(BALANCE)
Vous rn.':p ctLez d ordinai-
re vos accords et vo pro-
messes (it c'e, le jour ou
vous d(ivrez fire preuve
de votre honnei(te Une en
treprise nouvel!e dolt vous
enchanter.

24 OCT. AU 22 NOV.
(SCORPION)
N'eparp llez pas vos for-
ces et evitez 1'extravagan-
ce. Soyez reali"t- et n a-
yez qu'une activity raison-
nable, que ce sort sur le
plan du travail ou sur ce
lui du plaisir.
4 23 NOV. AU 21 DEC.
(SAGITAIRE)
Ce qui est commode n'est
pas toujours sape. PrenEz
garde quand et ou vous de
Vez refuser, accepter ou e-
earter les suggestions de vo
tre esprit. Mars ne rejctez
pas automatiqaement les
iddes d'autrii.

22 DEC. AU 20 JANVIER
(CAPRICORNE)
Vous passez peut-dtre
par une per ode d'ind'ffe-
rence et comrnpttez ainsi
des erreurs de calcul par
insuffi'ante r(tlexion Pre-
Dez garde.

21 JAN. AU 19 FEV.
(VERSEAU)
Excellentes influences
3planetaires. Vous irez loin


DIMANCHE 25 DEC. 1977

sans effort. Bonne pdriode
pour affirmer vos pessib:li
t6s, res- usciter un project
pr6cedemment mais de co-
td.


20 FEV. AU 20 MARS
(POISSONS)

Pas de decision definitive
avant d'avo;r eu suffisam-
ment de tempo pour peser
le pour et le centre. Et
m6me, si vous en prenez
une que vous con:'derez
come finale, vous aurey
peut-6tre besoin de la re-
voir plus tard.

SI VOUS ETES NE
AUJOURD'HUI


VOTRE HOROSCOPE


1960 Boeing 707
8h15


Vous avez l'esprit d'ana
lyse, Etts app].que et atti
re par les closes intellec-
tuelles. Vou, avtz une vi-
ve imaginat on, etes inven
t:f et serez a,.ttre par itx
pdrimentation scientif-que
Les natifs du Capricorne
sont souvent sollic tes par
la famille, les ami, les
partenaires p-'rce qu' Is
sont consc encieux et. di-
gnes de confiance et qu' 1s
donnent l'appui maximum.
Vous etes souvent trop re-
plie sur vous-mime et cet
te tendance *ou, 'menera
fr6quemment a la d6pres-
sion. Essayez de refrener
cette tendance et d'etre
plus ouvert au monde qui
vous entoure. Les affaires,
les f nances li literature,
le droit et la function pu
blique sont des champs
d'act'on ou veilous pourriez
connaitre le try's grand sue
Cr's


1970. Boeing 747
7 h 55


Vol quotidien NewYork-Paris.

Depart 10 h 15 Arrivee 20 h.

Reservations: telephone: 21.70.0


Chili :
SANTIAGO (AFP)
Le referendum sur la re
solution des Nations Unies
concernant des v.olat ons
des droits de 1'homme au
Chili se deroulera le 4 Jan
v er, a announce jcudi le
Secr6taire Ge6nral du Gou
vernement, le General Re-
ne Vidal.

Le General Vidal a ajou
te que tous les citoyens de
plus de 18 ans divront y
particlper obligatoircment.
L.s ch-liens ?.uront a ap
prouver ou rejeter le tex-
te suivant: *Face h 1'agres-
s on international don't le
Gouvernement de notre Pa
trie est victime j'appu'e le
Pres'dtnt Pinochet dans fa
defense du Chill et je reaf
firme la e1gitim'te du Gou
v rnement de la Republi-
que pour mener souvoraine
in' nt l processes du'nstitu
t'inniial sat'on du paysKi.


Touss es jours





NewYork-P aris



3h3j










3L AI ANCE ---------

.-,--








30 ans de progr s.


1946 DC4 1955 Super G
23h45 16h25


Carter : Debat
televise le 28
Decembre
(GEORGIE) (AFP)
Le President Carter parti
cipera le 28 Decembre a
un d6bat televise d'une
heure a la veille de son
depart pour sa premiere
grande tournde k 1'etran-
ger, a annence jtudi le ser
v.ce de presse de la Mat-
son Blanche, a Plains
(Georgie).
Ce d6bat vera occasion
pour le Chef de 1'Executif
Americain de fa re le point
sur ses onze mois de presi
dence et de browser l e s
grands traits de ses projects
pour 1978.
Cette mission t6l6vis6e,
qui sera r6alis6e de la Mai
son Blanche, fet du Prds'dent pour gar-
der le contact avec le peu
ple amdricain>>. soul'gne le
Comuniqu6 du service de
press de M. Carter.




EcaTuI'JJI VJO J


&LE NOUVELLISTE


BEYROUTH (AFP)
De la guerre du Liban au
ge i Jerusalem du Presi-
dent Anouar El Sadate, les
palestiniens sont passes, en
1977, d'un champ de batail
le marginal a une profon-
de crise politique inter-ara
be, sans pouvoir s'ihs6rer
dans le processus de paix
reliance par le Prtsidenm
Jimmy Carter et brutale-
inent accelere par le chef
de l'Etat 6gyptien.

Avec la reconnaissance
par le Pris'dent Americain
du droit des palestiniens ia
une spatries et la declara-
tion amnricano-sovietique re
connaissant les adroits legi
t'nes du people palesti-
nien, les habitants de la
Cisjordanie et de Gaza, corn
me les membres de la dias
pora palestinienne- plus de
trois millions d'hommes -
out pu espirer, un moment,
qu'apres avoir etI p-ndant
trente annees dans les on-
bliFtes de I'histo:re, un sort
plus favorable leur etait
promise.

Espoir dequ, car les nego
ciations sont resties blo-
quees. Face i Israel qui
maintient son refus de trai
ter avec les sterror;stess
de l'Organisation de Libera


tion de la Palestine (OLP),
meme si celle-ci reconnait
la resolution 242 du Conseil
de Sicuritt, les Etats Ara-
bes considtrent toujours of
ficiellement, cette organi-
sation come ale seul re-
presentant legitime du pen
ple palestinien.

L'ensemble des dirigeants
palestiftlens ont done bascu
le vers le refus lorsque la
premiere puissance arabe a
engage un dialogue direct
et public avec Israel. Mode
res et radicaux ont dit
nons e toute negociation,
alors que le monde arabe
sombrait dans la plus comn
plete confusion a la suite
des initiatives egyptiennes.

REsumant le point de vue
de nombreux palestiniens,
un responsible a estimn
que le ((President Sadale a
ferme la porte a tout regle
ment politique 6quillbre en
offrant, a l'avance a Israel,
et sans contrepartie, tout
ce qu'il souhaitait : la re-
connaissance par le plus
grand Etat Arabe de la Ie
timite de existence d'un E
tat Hebreu au Proche-O-
rients.
A 1'interieur mime des
territoireF "ncupes oil 1'OIP
parait avolr conserve son


credit aupris notamment
des intellectuals et des res
ponsables locaux, Ite dialo-
gue igypto isratlten est
suivi avec passion, que ce
soit pour approuver ou pour
condamner. Pour les habi-
tants de Gaza et les Cisjor
daniens comme--potr les pa
lestintens du Liban on 'd'ail
leurs, partout la,*pestion
est la mime : Qui represent
tera les palestiniens anx ne
gociations, et quelle szra
leur place dans la paix ?
Dominant la melee avec
son habileti coutumirre et
sa parfaite connaissance de'
la diplomatic arabe, M. Yas
ser Arafat a r6ussi 5 Lviter
la rupture avec le Caire
tout en demeurant le Chef
d'une OLP qui a bascule
dans une opposition ouver-
te et unanime, mais p-ut
P#re conjoncturelle, au Pre
sident Sadate.

Bien qu'il solt parfols en
t.ique pour Na trop grande
souplesse, il a survecu la
guerre du Liban coimmne a
la rEcente radicalisaition
du movement palestitnteil
sans que son mandate soit
ssrieusement menace et
sans qu'il soit exclu qu'il
puisse. demain, engager
1'OLP sur la voice des ncgo
ciations.


Intore 4ua4tues hbures, adieu 1987!

A ma femme Jeanne


Devant qu'e.le s'achtve,
finmsse et tombe dans lab.-
me du passe, elle agonise,
elle expire, et je Lqnge, moi,
a tout ce qu'elle m'avalt ap
porter de jo'e et de bonlheur,
d'angoisse et dr doul6ur. Je
songe a tout ce qu'elle va
b'ent6t te pour toujours en
veloppd dans son linceul.
D'autres peuvent s'egayer
darns le plaisir et ne point
nmahifester d'inquittude
dans 'alltgre-se du salut de
b'envenue faite a sa jeune
soeur, i'ann6e 1978. Ml1an-
col'quement, je contemple
Ie temps qui s'envole :

Une annee de plus, mais
une annee de moins 1
Une annee de p.us L'on
ne s'en doute pas. Nous
couron;, insouclants tt in-
conscients vers 'abime de
notre fin. Et vo c. que tou
tes les bouches chantent.
Et volei que t,"is les coeurs
exultant


Cliaque anniee qull s acnC
ve enmporte aver lie une
part'e oe nou;,. EL notre
('ist nee :'at icv-. Le goiut
du pla sir a sacr fe en nous
1c s cus du bonhi ur. Dans
le tourbillon du nmonde,
nolus tournioyonIs a tout vent


perdant le droit chemin qui
misne au port s9l.
Aussi, polur mhe conformer
a l'impdr.eu-e tradit on sans
doute aussl viellle qoue le
monde, je ne me dtrobe pas
au desir de t'aclresser des
souhaits el mes voeux les
meilleurs pour 1'annee 1978.
La cant;, mais 11 ne d6 -
pend pas de nolus de 1'avo r
et de la conserver;
La prosperite; mais elle
ferait ton tourment,
Le bonheur, mais ce q'est
qu'un mot.

Comme le po6te la si blen
dit ':
q Fais eneigiquement ta
longue et lourde tache,
La voie on le sort a vou-
lu tappeler
Puis apr6s.. couffre et
meurt sans parler.
Gabriel D. ALEXANDRE

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french with both formal a
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Vous souhaitent a tous un joyeux NOEL


et une merveilleuse Annee 1978



VSU1 :iw E7 T; 1- W_ IF-1 q[E _1_ 4ES :;w i 'ES -4W US AN- ,F ES ..;'


LES PALESTINIENS




aLE NOUVELLISTEs


VOTRE HOROSCOPE
Par Frances Drake.<
^~~~~~ ~~~ lc/ ^^ ^ ~


I.UNDI 26 DECEMBRE


21 MARS AU 20 AYVRIL
IBELIER)
TOiidancc actueite it pren
,If trava't que vous tie
p,,.vrz rin fairly Evltez-la.
s avi' .' cela vous a
ult priced mli nl ,t.

31 AYRIL AU 21 MAI
tTAURELAU)
IrA.trict 0lns sur le plan
t-aonnel. N itsayez pas de
,,tq bousculer L.es parte-
.alrrie nr v( t.us suivraient


22 MAI AL' 21 JUIN
(GEMEAUX)

S'ayez patll(nt st vous ren
ntrez des retards ou des
.:cles a vos plans mals
:, I arnenez pas par vo-
17. hesitation votre irreso
i ;,ron Progre5sez avec con


'. JUIN At' 23 JULLLET
(CANCER)
Ft'' r actions planetaires
:,' .araLssonl e vous etes
leaure de fa re avanoer
realisations recemment


bloqudes. Un seul conseil:
pas de d6c sion precipitee.
24 JUILLET AU 23 AOUT
(LION)
Les influences Oldu Soleil
st'mulent le movement
les idees d'expansion. Adop
tez des genres de raisonne-
ment et d'action qui solent
blin fondes et clalrement
comprehensible.


24 AOUT AU 23 SEPT.
(VIERGE)
Belles influences de Mer
cure qui stmulent 1'initia
tive, les bonnes idles parmi
lcsquelles certainaes seront
nouvelles.Appuyez-vous sur
tous en cette belle perio-
de.

23 SEPT. AU 24 OCT.
(BALANCE)
Journee ideale pour re-
colter les fruits des ef-
forts passes. La r6compen-
se v'endra sous la forme
d'une promotion, avec un
prestige accru.

24 OCT. AU 22 NOV.
(SCORPION)
Prenez les dispositions nl
cessaires pour protnger cer,
tains de vos intdrets econa
miques qui sont menaces.


Vous le pouvCz mals il
vous faudra une t te froi.
de et blen organisee.

23 NOV. AU 21 DEC.
(SAGITAIRE)
Le moment est venu de
1'effort pour attenwdr.e vQ,-
tre but essentlei. Vous 4-VeZ
beaucoup d'aide. pla4taire,,


22 DEC, AU 20 JANVIEIR
(CAPRICORNE)
Votre ambiance esat parel
le a cell di4 Sagitire. Si
vous avez de la c oenfiance
en vous, come ce doit 0-
tre le cas, qette journey
est propice l'obien onr,
de la cooperation dans u-
ne r6alisation qui vous est
chere.

21 JAN. AU 19 FEV.
(VERSEAU)

41verses chances de fai-
rt7-mieux que d'ord'naire.
Prenez avantage dq toutes
les possibilities. Bonne pe-
riode pour es:ayer mdtho-
des et idles nouvelles.
Prenez Ivantage de routes

20 FEV. AU 20 MARS
(POISSONS,)
La conjunction accroit vo
tre desir de reconnaissance


et de prestige futurs. Les
deux peuvent tre atteints
en Employanr, une approche
nouvelle. Ne vonis paraly-
sez pas par excess de tradi-
tionnalisme.

SI VOUS wSl~S N9
AUJOURD'HlIi

Voua 6tes resaruablen-

ne ainbtien ,il1mite et
de 1~ perseverance qtecessai
xe p.~9r atttcidre voa buts
les plus eleves. Vour. tes
un travgiieur-,e eat prdfe-
rpz souvent lg solitude .
1a socei d' autrui. Votre
sens des responsablitlds est
profound et etes extreme-
ment eop-ciencieux dans
toutes vos entreprises. Tou
tefois, votre obstination
vous pousse parfols jus-
qu'au dogmatisme. E-sayez
de refrener cette tendance
car elle vous alidnerait
ceux qui pourraient vous i-
tre le plus utile au course
de la route, parfo's diff ici-
le, de votre existence. La
science. la direction proves
s'onnelle et financier, la
literature, le droit, la fonc
tion publique, le theatre
sont des champs d'action
convenant le mieux it vo-
tre variety de dons.


certain effects
bnefliques de la
marijuana
BALTIMORE (AFP)
L'usage lItens- die la ma
rijuana tend a reduire les
ri-ques d4'il.c6res P( 1'esto-
mac mais les fumeurs de
chanvre indien sont plus
sujets aux troubles dige.-
tifs, estiment des che:-
cheurs de l'Universite de
Baltimore (Maryland).
La Marijuana, consom-
mee r6guli6rement, r6dui-
rait en effet le taux d'aci
dite stomachal, d6truisant
ainsi Aio'ns de germes et
'de bacteries continues dans
Les aliments. Mals, selon
les cheroheurs, lea fumeur
qui appr6cient autant Val,
cool que le chanvre indien
ont des taux d'aciditd nor-
maux, leas effects contra'res
de ces deux produ ts s'at,
nulant, au moins dans l'ea
tomac.
Selon les medecins, la
diminution contastae de-
pu's le milieu des annees
soixante du nombre des ul-
ceres A 1'estomac aux E-
tats Un's nest sans rap-
port avec 1'6norme augmen
taton de la consommation
de Marijuana.

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Delmas

a^^<<~sl;il~oc<

A PORT-AU-PRINCE


La vie Sportive


en l'annee 1977


JANVIER

- Tourn6e h Port-au-Prin
ce de 1'equipe franqa,ise :
Stade de Reims.
- Deces de la femme de
1'International Ernst Jn-
Joseph.
Tournoi de la solida-
rif1 (Racing, Violette, Ex-
celsior, Aigle-Noir).
- Modification des prix
d'entree au Stade Sylvio
Cator.
- Inauguration des diffe-
rents championnats de Bas
ket.
- Volley-Ball : tournoi
masculinen et feminin) Hai
ti Porto-Rico.
- Coupe Pradel: Le Vio
lette mene au clasiement.

FEVRIER

- La Coupe Pradel se pour
suit. Le Racing prend la
tete du classement en bat
tan/ le Violette par 2 a 1.

MARS

- La Coupe Pradel se
pour-uit.
- ChampionlIat de Vol-
Ily-Ball el Basket se pour
suit.
- Semaine Olympique -
Racing champion olympi-
que.

MARS

- M6saventures du Victo-
rv h New-York. 9 joucurs de
1'equipe du Bas peu de Cho
se emigrent a New York au
course d'une tournee.

Changement de Comit6
an Racing. Mme Baker en
devient la pr6sidente.
Nouveau Comite Direc-
teur de la Fde6ration Hai
tienne de Football.
Dans le championnat
des clubs champions de la
CONCACAF, le Violettr-
friomphe a Trinidad.
Un nouvel entraineur
arrive a P-au-P. Affaire
Tratai Piontek.

MAI
Reunion a 1'extraordi-
naire a la Federation Hai-
tienne de football en vue
de modifier le protocole
du champi'onnat de la Cou
pe Pradel. R,6union avort6e.
L'equipe Nationale du
Perou joue au Stade Syl-
vio Cator iontre une s6lec
tion haitienne.
Debut de 1'Inter-R6
gional.
L'entraineur Piontek
s'en va et espere revenir.
Challenge Adidas aussi
pour le football feminin.

JUIN
La Coupe Pradel se pour
suit. Le Racing mene tou-
jours an classement.
L'6quipe franeaise de
26. division Fontainebleau
en tourn6e e P-au-P., a St.
Marc, Gonaives et au Cap-
Haitien.

Dans le tournol des
clubs champions de la CON
CACAF Violette Robin
Hood : 0 0 (Stade Sylvio
Cator) Ce nul est conside-
ri comme une defaite.


- Le Velez Sarsficld joue
centre la selection haitien-
ne de football.
- Phase final de l'Inter-
Regional.
- Le Racing gagne la Cou
pe Pradel arr&t6 apres le
2e. tour.

JUILLET

- Aux USA, 1'equipe ,hai-
tienne : Haitian Star : tri-
ple champion.
- L'equipe am6ricalne St.
Louis Stars en tournce a
Port-au-Prince.
- Phase finale du cham-
pionnat de football feminin.

AOUT
- L'equipe feminine de
football, Les Tigresose. rem
porte la Coupe Femina 77.
- Wanderers joue centre
1'6quipe national de foot-
ball au Stade Sylvio Cator.
- Protestation Haitienne
prcs de la FIFA. concer-
n7ant le, formalit6s a rem-
plir a Mexico lor, du tour
noi de la CONCACAF.
Le Racing de Buenos-
Aires joue au Stade Sylvio
Cator centre 1'equipe hai-

lienne.
Coupe Prestige Cater
pillar remportee par 1'e-
quipe des Gonaives.

SEPTEMBRE

Depart de la S6lection
National a destintt'on de
la Colombie.
Caupe du 22 Septembre
remportee par 1'equipe du
Violette.
OCTOBRE

Pre-Mondial i Mexico.
Haiti, non qualifice pour
la Coupe du Monde.
Passage a vide dans le
Sport local.

NOVEMBRE

Nomination d'un nou-
veau Comit6 Directeur do
la FMdtration HIaitienne do
Foot-ball.

DECEMBRE

Ouverture du chantm-
pionnat m6tropolitain pour
l'obtention de la Coupe Pra
del.
Francillon laisse le
Football.



Le Centre de
TransEusion
Sanguine de la
Croix-Rouge
Haitienne
remercie
Au nom des heureux be-
neficialres, le Centre de
Transfusion Sanguine de
la Croix-Rouge Halt'enne
remrec'e bien s'ncerement
tons ceux qul au course de
I'anne 1977 ort fait don
de leur sang, soit come
donneurs volintalres rtgu-
liers, solt comme don-
neurs volontaires b6nevo-
les, et formula h leur Inten
tion tous ses touhaits de





aLE NOUVELLISoEI




DANS NOS CINEMAS


RIX THUATHE

"-4 1* OIh C, 10
i (t 350,1 0 ci 5,00
f Fy AiiI It F-11112' St




cvi i% rvs I
P. O ih 1h Rh 10hk
ROIN k, SI iIttK

I 2 SI t h b 11 G, 1,00
t 16h 0i I.Ht5020





Q Arnerique Latine


(C ,4 L;,, dP u,



INord de





c, ,bsfrva
i,quaii iOs


i '-Llrril lro.s
J JT; 11(t1d
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Lundi
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Vendredi
A PACQUES OU A LA
TRINITA
Entree G. 1.50
a 8h30 : SCORPIO
Entree G. 3.00
Dimanche 5h 7h 9h
LA COLERE DE DIEU
4h30 G 1;50
6h30 et 8h30 G 3;00
Lundi 5h 7h 9h
4h30 G 1;50
SHAFT CENTRE LES
TRAFIQUANTS D'HOMMES
6h30 el 8h30 G 3;00
LES FEUX DE LA
CHANDELEUR

AIRPORT CINE

Vendredi G 1;00 et 2;00
L.S 4 CAVALIERS

Samedi G. 1.00 et2.00
VIE FANTASTIQUE DE
BRULCE LEE
iimanche G 2;50 4;00
I.A MACHINE A TUER
I.undi (; 1;50 et 2;50
SOtIDAIN LES MONSTRES
teslnxe Auto CiflC


Vcndredi it 7h et 9h $ 1;50
II'ITICOIS FANTASI'IQUES

1- !,.,11,, Tiirif iI'cntrce $ 1;50
if i Saniedi l it 711i e( 911 $ 250
UN IIOMI'iIEI POUR11

DI nianc he it 7ht et !Ik $ 2;50
I i 1,1' CRIME DE' L'iRIENT
Ith i0,i I.XPRE~SS
1i-f, i.i Enttt'c $ 2.50
!I;, I y, y Lund, a 7h et 911 $ 2;50
J: Ic, ii cii lic LE'RIME DE' L'ORIEINT
Ecx PRE IS S


TOILEE CINfc

Samedi 6h30 et 8h30
J'IRAI VERSER DU NUOC
NAM SUR VOS TRIPPES
Entree G 1-00 et 1-50
7 h et' 9 heures
Entree G. 2-00 et 3-00

Dimanche a 5h30 G 1;50 et
2;50
a 7h et 9h G 2;00 et 3;00
J'IRAI VERSER DU NUOC
NAM SUR VOS TRIPPES

Lundi a 6h30 et 8h30
SEPT HOMMES
DES BRONZE
Entree G 1;00 et 1;50

xx xx

PARAMOUNT

Vendredi a 2h 4h 6h 8h
BEBE VAMPIRE
it 2h et 4h G 1;00
a 6h et 8h G 3;00

Samedi a 2h 4h 6h et 8h
KING KONG
a 2h et 4h G 1;00
a 6h et 8h G 3;00
ARNAQUE A HONG KONG
6h et 8h G 3;00
S S. REPRESAILLES
Entree G. 3.00

Lundi i 2h et 4h G 1;00
DEUX HEROS CHINOIS
a 6h et 8h G 3;00
S S REPRESAILLES

xx x

LIDU

10h -b;
Vendredi 12h 2h 4h G 2;00
LES 5 MAITRES DU
SHAOLIN
6h 8h 10h G 2;00 et 3;00
Samedi lOh 12h 2h 4h 8h
10h
LA MAIN GAUCHE DE LA
VIOLENCE
G 1;00

Dimanche 10 h 12 h 2 h
4 heures
DOC SAVAGO ARRIVE
Entree G. 1-00
(i h 8 h 10 heures
LE TELEPHONE PLEURE
Entree 2-00 et 3-00





SENEGAL

Vendredi d 6h 8h G 1;00 1;50
EL PISTOLEROS

Samedi a 6h 8h et 10h
LA CEINTURE NOIRE
G 1;00 et 1;50

Dimanche h 5h 7h 9h
L'IRE DU COOLIE
G 2;00 et 2;50

Lundi a 6h 8h G 1;00 1;50
MISSION SECRETE AUX
CARAIBES




Auditorium

Dimanche 3h G 2;50
LE CIEL ET TOI
G 3;00
21 HEURES DE MUNICH
5h et 7h G 3;00

LUNDI
COMMANDO POUR UN
SEUL HOMME
G 2;00


CAPITOL
VENDREDI 23 DEC 1977
CAPITOL I
LA BATAILLE DE
MIDWAY
11h45 2hl5 4h45 7h15 9h45
Avant 3h30 G 5;00
Apres 3h30 G 8;00

CAPITOL II

TERREUR AVEUGLE
12hl5 2hl5 4hl15 6hl15 8h15
10hl5
Avant 3h30 G 3;00
Apres 3h30 G 5;00

CAPITOL III

LE DERNIER BAISER
12h 2h 4h 6h 8h 10h
Avant 3h30 G 3;00
Apres 3h30 G 5;00

CAPITOL IV

NANOU FILS DE LA
JUNGLE
11h45 1h45 3h45 5h45 7h45
9h45
Avant 3h30 G 3;00
Apres 3h30 G 5;00

x xx x

SAMEDI 24 DEC 1977

CAPITOL I

MARATHON MAN
10h 12h20 2h40 5h 7h20
9h40
Avant 3h30 G 5;00
Apres 3h30 G 8;00
CAPITOL II
LA BATAILLE DE
MIDWAY
9h45 12h15 2h45 5h15 7h45
9hl5
Avant 3h30 G 5;00
Apris 3h30 G 8;00

CAPITOL III

LE DERNIER BAISER
10h 12h 2h 4h 6h 8h 101
Avant 3h30 G 3;00
Apres 3h30 G 5;00

CAPITOL IV

NANOU FILS DE LA
JUNGLE
10hl5 12h15 2hl5 4hl5 6h15
8h15 10hl5
Avant 3h30 G 3;00
Apres, 3h30 G 5;00

x x x

DIMANCHE 25 DEC 1977

CAPITOL I

MARATHON MAN
12h 2h20 5h40 7h 9h20
Avant 3h30 G 5;00
Apres 3h30 G 8;00

CAPITOL II

LA BATAILLE DE
MIDWAY
Avant 3 h 30
Gdes 5,00
Apres 3 heures 30 G 8.00
11 h 45 2 h 15 4 h 45,
7 h 15 9 h 45
CAPITOL 3
Avant 3 h 30 G 3,00
Apres 3 h 30 G 5,00
12 h 2 h 4 h 6 h 8 h 10 h
LE DERNIER BAISER

CAPITOL 4

Avant 3 h 30 G 3,00
Apres 3 h 30 G 5-00
12 h 15 2h 15 4 h 15
6 h 15 8 h 15, 10 h 15
NANOU FILS
DE LA JUNGLE


CINE TRIC.PHE

SALLE I

LA MENACE
-Entree $ 1.00 et 1 54

SALLE II

CARRIE
Entree $ 1.00 et 1.50

SALLE III

L'ARGENT DE POCHE
Entree $ 1.50 et 2.00

MAGIC CINE

Vendredi 4h G 1;50 et 3;00
6h et 8h G 2;50 et 3:50
L'HOMME QUI DEFIA
L'ORGANISATION

Samedi
6h et 8h 2;50 et 5;00
2h 4h 1;50 3;00
RIO BRAVO
MAGIC CINE
Lundi 4h G 1;50 et 3;00
6h et 8h G 2;50 et 3;50
KARTA

x : x x

MAGIC CINE

Dimanche 3h G 1;00
LA PRINCESS ET LE
VOLEUR
5h 7h 9h
SI C'ETAIT A REFAIRE
Avec: Catherine DENEUVE
Anouk AIME Jean Jacques
BRIO CHS DENNEUR Colet
te BAUDOT Niels AREE
TRUP MANUELA Papa TA-
KIS Jacques VILLERET e.c-

Catherine DENEUVE et A-
NOUK AIME interpreient
routes deutix avec Uin airt In
galc le plus beau dranit
d'amour inalerncel tlc II -
IAO1Cll petit-on uiiiler Io
songe ct ses stratagemest
pour degulser lit verite? I.o
mensonge perinmrf de mirux
saisir lc reel quaind l I rcr
lthe dev;ent Irop accabllan-
e!' SI C-'ETAIT A RlEFAIRE
s'ordonne mlerveillenSellieit
Sur ,e,, t1ci .s su-rpretnintsi

Ce film illustrer aver e11110
autorilte ciinetei le (Irani,
sublime de 'iiiiour miater-
nel chez une jeune inere
qui vent reprendre son enfatit
depose ia l'assistlance public
que. Elle veut rachefer tine
fate de son pajs.se une or
reur du cceur qui conduit
toujours it 1'agonie ('une
mere.

Des lors il faut devoiler

la verite longtemps etouffee
MaiS comment dire a ce jeu
ne adole cent de seize alns
que sa mere avait succombc
dans le vertige d'un amour
immense Catherine DENEU
VE prefere l'adopter et le
drame ce corse terrible-
ment Cette mere de douleur
martyrisce par la vie. lei
malheurs vett se ressalsir,
abolir son strange pa.se
pour atteindre le bonheur
retrouve.

Ce spectacle aurcolera
le jour de la N a t I-
v i 1 6, la N O E L fite
de 1'amour par un grand ga
la qui plaira aux nombreux
clients assidus de MAGIC
CINE qui leur souhaite UN
JOYEUX NOEL 1977
G 4;00 et 5;00


i;,. ~





ALE NOUVELLISTE,


Chronique de l'Unifed et emploi" "Main d'oeuvre feminine


La fenmmne haltienne a tra
dl: oiutll rneniit joue un ro
it Ires actif dans l'econo -
illt' nat ona.e seriLout en mi
1f u rural. Actuellemtnt
Jr., dt'n er, s statistiques
i [t ('lni ng,itre son entree en
1Ice, dans le march du tra
, I it mcme la place pre-
ponier iantt, qu'ellc occupy
duans c'erain secteurs du
cmuiint re ,, et do 1'indus -
tre Dan.s le souct de miEux
informer et d'aider toutes
i friunies qui trava llent
i n leur falsant m'eux con
naltre leuis droits et leurs
devo rs de trava'lleu-es,
telk quc def nis par notre
legislat on social, 1'UNI -
FED se fera le plaisir de pu
bhIer chaque semaine, a
part r de cette date, une
Chron'que informant 've et 6
ducat'iv sous la rubr que :
YMain d'oeuvre Fdminine et
F.mploir,.

I.'UNIFED invite les tra-
vailleuses a lui adresser
1' s quest ons qu'elles pour
ra nt souhalter lui present
!fr in vue d'avoir les infor
nations qut leurs sont uti
Ies oin pour connaitre I'n-
t, rpretatlon a donner aux
lexte d& lo reg'emEntant le
ravail fem'nin.


I.E BONI

L article 160 du Code du
Travail Frangois Duvalier
ptipi'le qu'entre le 23 et 1"e
31 Decembre de chaque an
iIe, tious les emp)loyeurs
rivne'ralement quelconques,
'un tenu- de payer a leurs


employes, un salaire an-
nuel compl6mentaire oau
6tre infdrieur a la douzie-
me parties des salaires per-
qus par la travailleuoeo au
course de 1'annde, qu'il s'a-
giFse de r6mundration en
argent, en nature, logement
commitlion, pourboire.
Le boni doit Itre calculd
comme suit :

a) Pour les personne- r6
mundrdes au mois, i sera
6gal au montant du salal-
re mensuel;

b) Pour les peraonnes re
munerde-. a la quinzaine
ou a la semaine a un sa-
laire fixe, il sera dgal au
montant perqu pour deux
quinzaines ou quatre se-
maines de ealaires;

c) Pour les personnel re
mundrdes a la tache ou a
la piece oil sous toute au-
tre forme de retribution ba
s6e t'lr le rendement de
la travailleuse, le boni se-
ra dgal a la some des sa
laires pergus au couro de
1'annde divide par douze.
Toutes les valeurs pa-
yee, au titre d'heures sup-
plementa res, travail de
nuit, primes a la produc-
tion, pourhoires devront e-
tre ajoutode aux salairei'
pour effectuer le calcul du
total de< salaire? effecti-
vement pcrcus au cOars de
l'annee en vue d'dtablir le
montant a verser pour le
boni annual.
En cas de rdsiliation du


contract de travail au course core fourni une aun6e de tion du nombre de mois de
de l'annee et pour les, tra- service a 1'entreprise, le service fournis au course de
vaille-uses, qui n'ont pas en boni sera calculd en fone 1'annde.


Le colloque sur les problems

(suite)


trialisd du monde sous de-
veloppe.

Malgre les < intentions ge
nereuscs proclamees par
des hauts d.r g ants mon-
diaux et les resolutions
de I'ONU, declare le com-
mun que final, il y a dans
le monde < tion constant du nombre
de= analphabetfs, de ceux
qui sont atteints par des


maladies end6m'ques, de
ceux qui souffrent de la
faim ou de la malnutrition,
de ceux qui ne d sposent
pas d'un logement convena
ble, de ceux qui ne dispo-
sent pas de travail et de
ceux qui front surexploites.
Parmi les aersonnalit6s
qui ont partic'n6 au ddbat
figure MM. Senn Macbride,
ancien ministry rdes Affaires


Notre couverture

CES EKTRAITS DE DEUX POEMES, LUN DE MARIE
ANGE JOIICOEUP ET LE SECOND DE JEAN BRIER-
HE NOUS ONT PARU ETRE LA MEILI EURE FA
CON DE <,COMMENTERe LA TRES EXPRESSIVE
PHOl'OGRAPHIE QUE NOUS DEVONS AU TALENT
DES ARTISTES DE TECHNICOULEUR.
-L'IMPRESSION tOULEUR DE TOUTE BEAU-
TE. EST I'OEUVRE DE LA MASON HENRI DES-
CHAMPS QUE NOUS FELICITONS POUR CE MA-
GNIFIQUE TRAVAIL D'ART. PREUVE FLOQUENTE
DE CE QUE DANS L'EDITION. NOUS POUVONS,
CHEZ NOUS. REALISER.
NOS REMERCIEMENTS VONT AUSSI A LA MAI-
SON BENEDICT QUI. DE BONNE GRACE, BIEN A-
VANT L'EPOQUE CHAUDE DES FETES, A TRA-
VAILLE' A L'AMENAGEMENT DE CETTE BELLE
VYIHINE DE NOEL DEVANT LAQUELLE. ON LE
COMPREND. S'EMERVEILLE NOTRE .SUJETv LA
CHARMANTE EDELINE ALEON.


Etrangdres d'Irlande, prix
Len ne, Pr x Nobel de la
Paix.

A aucun moment il n'y
a eu d'opposition entire re-
presentants du Nord et du
Sud, des riches et des
pauvres, pas meme une r6ee
le d scussion. Les ddlegues
donnr, nt, pour la plu-
part, lecture de sereine
communication prepare de
1'avance.

C'est le Major Melo Antu
ne., anceen ministre des
Aflaires Etrangeres du Por
tugal, membre du Conseil
de la revolut-.o, qui a etd
peut etre le plus ecoute
quand il a declare que de au t crs monde etalt con
damnee a ne pas reussir
parce que le monde du
bien etre et de l'abondance
voulait perpdtucr le systd-
me de domination des pays
riches :ur les pays pauvres.
Soules. a-t-il ajoute, des
transformations radicales
culturelles dans les rela-
tons entire le tiers monde
et les autres pourraient a-
bout'r a un changement
qui permettrait de jeter les
fondemnents d'un avenir plus
human et plus juste.




AgA AA^A AA ZAA AAAZAA AA AAA


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