Title: Nouvelliste
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Title: Nouvelliste
Physical Description: Newspaper
Creator: Nouvelliste (Port au Prince, Haiti)
Publication Date: April 30, 1970
Copyright Date: 1963
 Record Information
Bibliographic ID: UF00000081
Volume ID: VID06733
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: acn6482 - LTUF
0012544054 - OCLC
000471641 - AlephBibNum

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QUOTfDIEN

LE PLUS ANCIEN D'HIAITI
PONDI _N l OrM

Ok-erw et o mdcteur s Chef :
ILUC/EN MONTHS

AdministroafIeur: M-s MAX CHAUVE T


annavI$OTi l nPRM


ElB]UI ms L'AUPOCILTIONi.A.N INTiWAWfApr DX PNI


Adreue: RUE DU CENTRE
it 212


PORT-AU-PRINCE (HA I T/)



BOITE POSTAL 1316


No 2n8008 Ni. JEUDI 3S AVIUL 1970







NOTRE 75eme ANNIVERSAIRE


LES VOEUX ET LES FELICITATIONS

DU PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE

S. E. le Dr. Francols Duvalier

Mon cher Directeur,
L'anniversaire du Nouvelliste me touche de pres. Outre cue
j'y ai fait mes debuts dans le journalism, Le Nouvelliste, depuis
mon accession a la Premiere Magistrature de l'Etat, m'apporte
sans reticence aucune, une collaboration sincere, appr6ci6e et in-
telligente. N'est-ce pas d'ailleurs la ligne de la maison fondue par
un grand journalist haitien, un remarquable homme de lettres.
C'est toujouis la mime action. 'Le Nouvelliste defend la R6vo-
lution duvali6riste et la defend int6gralement parce qu'elle d6-
fend 1'ensemble des int6irts mat6riels et moraux de la R6publi-
que. Tous les articles d'information,'articles de doctrine, 6dito-
riaux ou chroniques regardent vers le movement profound d6clen-
ch6 par ma politique, une politique hardie, avancee au service du
people haitien.
Depuis plus de douze ans, Le Nouvelliste sert la Revolution
duvali6riste et Ia sert fiddle'ment. Depuis plus de douze ans, Le
Nouvelliste appuie .les demarches d'un gouvernement national
don't l'esprit recherche la reparation social et la promotion du
grand nombre, enfermm dans l'6tau d'une &conomie exploiteuse.
Depuis plus de douze ans, Le Nouvelliste, fiddle A cet esprit, con-
tinue la lutte de manicre d6sint6ress6e parce qu'elle 6tablit le r6-
gne de la Justice social.
Je tiens A vous f6liciter, mon cher Directeur de cette attitude
de fiddlit6 et de courage a l'occasion de 1'anniversaire du Nou-
velliste, d'un journal don't le pass et le present se confondent
dans la m6me inspiration et A vous dire de continue au nom des
id6aux de la Rivolution Duvalieriste auxquels j'ai d6di6 ma vie.
Recevez, mon cher Directeur, avec 'mes voeux, expression
de ma parfaite estime.
Dr. Franqois DUVALIER
President A Vie de la R6publique
Monsieur Lucien MONTAS,
Directeur du EN VILLE.



Des Souvenirs et Autres...
Par FMlix Courtois


J'etais tout enfant, un gri-
maud d'6eole, quand je con-,
nus LE NOUVELLISTE.

Dans la rue vieille du Peuple
aoif3'habitais alors, avec 'mes
parents, et on flottait encore
le souvenir du ponte, roman-
cier Amidie BRUN qui y
dec6da deux oa trois annies
auparavant, cir:ulait une pe-
tite feuille que recevait un
de nos voisins. Elle se bala-
dait par le quarter, pcni-
trait dens toutes les demeu-
res. .

Dans cette rue, du moins
dans la parte oft nous 6tions,
regnait le plus souvent, sauf


le samedi et me/me aux
heures active, un silence
impressionnant que rompait
par moment g( .passage d'un
vieux buss en maraude ou
les sons d'un piano sur lequel
une jeune fille en fleur s'exer
gait a jouer des airs de
, bleuec ou < Vierge.>>

Seule l'arriv6e du petit Nou
velliste mettait un peu de
vie dans cette atmosphere
16nifiante. Ne fallait-il pas
savoir, des mondaines qui se'

(voir suite page 5)


Ein 1905, a l'occasion/ do notre
50tmte anniversaire, notre tr0s
re/r/tle Ernest G. CIIAUVETY
int!twtla/t so editorial oTres
grandiosement ou tries nmades c-
menti' dcrivait :
S Cel ao ntiversaire qtte nous
tevio/itia r coatr a cciebrer grant
dtosement arrive t til moment
oit... d'invisibles menaces pour
le moude, s'lavent u m iliet.,
tdes alti/oisses et des lurinet ti'
l'hnu1munih ell dtresse... Com-
meii.c ti,'.l- granl./iosemcnlt C'oes
Il, guerre dans toule son hlor-
reor, qItoique touchbit ti so Hi v
SAu scill doe 'are 75tnae aic n
versa tr, in ilrae inferrogatio t
mtrgit. (ti Pmei ,t [i/r irit;o
aeienta
Le jcitph .l/iln lielt /de ivi-
ire ; hiarc 1parlwltl iereicet
d olt/,/llt'ica. /Ico victimses /1-
noceites out" subi dias letlr
chair et d/lta e/r /1/oilea ar;-
fails ttit bo ittrii-deit/ des ca n-
tius des Gardt-COtes.
tLe Not ve/listc)i rst en denil
ausal dnluit lde /o disparitiori
eli As/ot ttrirl/er / d,! ,o' t-reh
cheo ax Cha vel qui jut/e-
tet, se pti p/ t ailt i ci brer de
'tto r;/iulttai le -Vineotc aooi-
Serosaire de ie uotidica pohr
te railonm eientl tiqi. l il s'tail
do(iied tout ewftier.


borateurs,-a !'eape ,, de sacrifice
des diffdrentes dquipes qait au
fil des assa, ant assumi son des
tin. Il Ile dolt a ses abmtds et
annoncosrsa, a tous ceux- qui aco
siddrent quae Le Nouvellistet,
veritable/ institution natiinale,
rpond d unti besoin, i ue sn -
cessitd. aLe Nouvelliste a ton-
jours su demcurcr fidele t. hil
ligne trace par ses foltdtoeurs,
A ce souci d'tunite information
honudtse et complete, A cote tra
edition de libdralisme grtlce A,
laquelle des dcriains dte tautes
tendances oit pu s'exprimer
rdo s seb tsolontes el entrihit r
ai;ns; le patrimonlve telturel hai
tien.
Faut-il ci/er dea omis ? Peut
on le fate, san courir le tris-
qua d'ami'ssionsc. Les p l u s
grands naoms de notelo itttirt,-
re ont public des articles, dess
c/ittcs, des poeeies dant -i *Le
NsiotiTi//m1c Le aPremier Alh-
itrail tde ls Rkpublique, S. E.
le Prdsidenti t Vie de la Rdpsg-
blique qti comttit bien l'esprit
de nohre maiso'v pour y avoir
lmgfcumps minlite, rappelle sov-
Icit ct ecore aerjottrd'hui, t
ilersaiie', qu' i/ a I'ait Sces pre-
mirc artes. I .11p public ju mais
1'anntveraire d scin vi/e.r Nott
vellistc el lai adresse Iidile-


Le Nouavellistc, miarqiae dnco met seo soutlaits, c i/gatatsI t
rel.te grande ilatle id ,so ric e' la collaboration loyal et ddisin-
de /l prose nialionaltc il/e fa- leres.sac qut'ii apporte l sao poli-
tou treOs iondestce, oilt ei con- o t ique dc /justice socia.le. Noas
sidirant avec quelque argueil le saiaissons occasion pour lui d -
long t(eetini purcournt parsemi primer, avec nos sincere retter
cerles de tanl ide roarc l tl'rt- cif/etrts, oiotre plus vi/c grati-
pires. 75 ans an service dui pfei tude.
pie hailien, ocitrrunat /aree fni et x x xx
cowstance pot'r le bien de lai
' aoIIttllIt//lt / haitienne, cin d/tpit /f Mis le a/licles publics dols
dea i/t"/li(/cs de Ioutest/c or-t-o e tic/s td.i,/ uesi Iat/ce, se dt:ga-.,
/t iie/O /0 /r100 ,'i t de s s0 ti e- /r /e -' / el tc ;lc l le / cs ra5 c tri ti-/
//eOi.-, r'es.t bien, coumne disait ques de re ql-'est e/'esprit dft
Ernest G. Clhauore t, i Mlliracle/ Noueliste7, d, ce qt'est sle
rontintttl. (1). climate tde mitrc Mii/aol' et cc
1al0 pta-oati :.a t coii,/ ; qui Lui permet d'envisager I'a-
r ics chooses, porier de nmira v rnir, fort d P'oappai de ces i -
cle ? Le Nouvelliste vit et r nombrable Iccteurs.
yonne, apres avoir merit/ I'erti x x x -
me at la consideration de tots En j/oilt al ie satisfaction
les seclers de la Nation; etl o mi t regard tur ire pasii tciibiii
le dot at lta fidil/t/ de sec colla a niaoemenai et ptco/lottaRi tt/, il
et /bon eussi de roin/it-rer l'a-


venir, la route a parcourir pour,
aprs avoir n arichi le patrmnoi
ne common, passer le flambeau
, cu0x qovi viendrontt assurer sla.
relive.
x x x x
Pourqtuoi ne pas regarder dd-
jai i'ioroUt du tlOite anniver
saitre ? Ce n'est que dans 25
ans. Unc generation. C'est de,
nmaitt. At ct- sra prcsque l'au
2000 quee malgrd toutes les doc-
nies prospective de la cfuturo
/ogie, on Ite pent encore trai-
mentt rrfigurcer. De toules les
facots, au rgthme dc l'dvolu-
tion scientifique, on peut pre.-
voir wue tritable rv,'lntiont
-duns le moce de. vie de l'hoimne
qui disposera de moyene extra-
ordinalres, doe communication,
d'informtion. Quel/ serai le vi-
sage de t preomo, t l'Vheure ofi
la teloision au m.oye de satel
lites touchera les moindres re-
coins de la planete ?
Apria 75 otws d'efforts et de
luttes, de smodernisation, nous
no sonintc pos encore it ,e1tne
de disposer e encore, sur ite d-
chclle imodesate, du materiel Iechl
unique indispensable au quotidien
7uttr e le plus petit, de 1970. Des
linotypes seat vieilles de so, 40.
a-s. Nous somnmes encore nit
flat press. Aucun journal
tn dispose doe sot natdriel de
photogramire. Les tech/cioirns


sent en nombre insuffisant. Le
Sprosbt t so pown chaque jour s E
avec baiiotcoup -pne d'actitc. 1E
C'est done avec modestie
qu'au seuil de notre 75ime a- -
nicversaire, nous envisageons la La /
situation do notre press on gec LISTE
ncral. I1 faut quand ttme se 0 1 CIa
mettre i li'heure du 2Ocme siecle Lo t
Et c'est la tdche' qui s'offre t jour Il
nous en ce jour glorieux de la que les
vie du .\-,ithileret. C'est la t- et que
che que nous allonq entrepren- iMe de
dre, avec' le contours de ntos a- tion.
bonnis, de s/os annonceurs, eo
comptant toujours susr le de- L'di
vouenteot admirable de /'/quipe ronneo
actuelle -- Tedacteurs, colia- super
borateurs' et personnel des voucie
ateliers. U'e tIdche de wto- La bl
dernisation, doc rdtovation ant-' atteint
me de# strctures vie/lles t6 pas
de 75 uns -- du Nouvelliste, en pagndi
Vus doc writer tovjours cotte H -imn
confiance qtf dotts tc.s mo-' tape i
mentR de difficulties et de peone, Sea
rons riconforte tant. le sou
/aioent
Nons ev preiins Iengagemenet deroul
Sides Ih
(1) Gvice a. I'amna.bilit de leur La
Directeur, notre sollaborate-ar pas u
L. St.-Jicste, les Archives Na- qui a-
tintales inau//urevt samedi une prent
expositum special consacrde Elles
au Nouvelliste. La nature idut- pleure
active et historiqute de cette er conna
position est tcidente et / nous fant
co/vions toust la visitor. Son


Trois quarts de siecle


Dans le poids de l'age, chaque
jour frid compete comme un
jour ouvrable et le nombre qti
'cecrit se perd dans i'inconmmen-
surable de /'infini. Le rapp .-t
incrimine It fragility, evoque la
goutte d'eau dans l'ocean. Pour-
tant, des ievnements, des dates
simple comtie une r/gle 61tale/,
taire se d6tachent, marquent
'histoire des hoinmes dans cc
- nu'elle a d'intaosl)htl-, li. penste
ou l'id/e.
Le lor Mai ressuscite, t l'oe-
casion de l'annivcrsaire de to-


Les 75 Ans du Nouvelliste

par Lallier Phareaux


Le Nouvelliste c6lebre de-
-main ler Mai, dans une vive
all6gresse, s'on 75e anniversai-
re. C'est pour lai une grande


gri les contingencies.
Pour m6riter toujours la
sympathie de sa clientele,
mis son imagination en cam-


Apres 75 ans d'efforts, de pagne pour trouver des ru-


labeur continue, selon une
ithique traditionnelle, pour
maintenir un Organe come
eLe Nouvellistes, il n'est pas
superflu -de jeter un coup
d'oeil s4r le chemin parcou-
ru pendant plusieurs lustres
.pour assurer son rayonne-
ment en le mettant au ser
vice de la collectivite afin
de d6fendre Aprement ses in
tirets et avec courage, mal-


briques qui plaisent, satisfont
le goOt difficile des diff6-
rents groups de lecteurs.
Comme pour toute entreprise
humane, des diboires, des
jours douloureux, ont assom
bri son existed oe. Et tout
cela a toujo-rs trouvi un
echo sympathique dans le
coeur et l'esprit de nos com-
smunautis i travers le pays.

(Suite page 4)


Le Nouvelliste et le

Centenaire de notre Independance
par Maurice A. Lubin


1904. Notre pays comptait
un siacle d'existence. G6niral
Nord Alexis en est le Pr6sident
Pour f/ter ce centenaire de
notre independence, chacun a-
vait ilabori son programme.
Dr. Rosalvo Bobo, dans une
plaquette, sugg6ra de crier une
LIGIJE D E S PATRIOTS
MARTYRS prats a se sacrifier
pour la Patrie en versant leur
sang.
Plus d'un, au patriotism


moins farouche que le Dr. Bo-
bo, se dpnna la tache de d6ga-
ger le sens de cette comm6mo-
ration.
Nous savons que Le Nouvel
listed a toujours 6ta h6raut. I1
s'est, A sa naissance, trace le
but de paeticiper a tous les as-
pects de notre vie national.
Quelle fut le participation de
notre journal apx fites du Cen
tenaire?
(Voir suite page 5)



Reprodclitim, du l /bleiit qii orile iotre uic r dl'ntitte L'a, isao a realisd les portraits dc
Paul Andrioli, .Henri Ch/atio- t el, Tiary I tiuitie s t toteahel r' tnr an itumntro dc Nouvelliste
de 1901. Sur le titre, on voil /le'pigeoin y.aiarr upportant l s tdernier res nouvelles, Andrdo-
li a la plume an main et Fleury Fdqui/ere f.e, .'- naertmne. ..


ntretant d'autres titres
Par Lion DALEIAU I


notoridtd du NOUVEL-
se doit rien au temps.
trouvie dans son bercoau.
triumnirat qut V'a mis au
!/i a insuffld eote tells foi
Sans lie I'ont pas affadie
tient encore son program
vie : measure et moddra-

oge, mtme quand itl cta-
wln ams ivolue en deta dal
atif. La modestie la plus
use t'y regoit pas un pli.
idme, surtout s'il vise et
t tun advreraire no a'dcar-
s du toi de la bonsre com-
s. Pour ne point blesser,
nulc aimeo quelquefoisla
amicale sour Cpaule.
poldmiques do jadis, dent
venir. n'est pas perdu d-
dos conversations qui se
lient das un salon entree
appy few.
rensomintie caut-ti '/est
ne cible. Qwi de otiavelles
uraient amuse 4e lectte,-
cnt le chemdn dlu pacier.
aturaient peut itre fait
er wne femme qtu'ow o e
/it pas ou sangloter i en
qu'on W'a jamais vi.
n souci de la probili -arit,e


la bieat souvest it so laisser dis
cancer par 'actualits, & no pas
itre exact au rendesvouoes e que
u assigned li'evnem t. Maia
la precision, l'ilganea do la
forms li/ octroient le quart
d'hure de grace. On arrcma ton
jours & temps quaiad ce que l'ou
advance outrage pas la reality
et adhreo a fait. ,
Sa prudence ne la conlea1nre
pas pourtant a cxpeota.tive pt r
atanente. Il no nwisit pas sur
la touche. IL prend toujors per
ti sotns tra fatti o de parti
pris. Oela contribuc ia in w ri-
libre, dobit la stabil.t, e ,traver-
se sans ebranleimentl tes ,pque,
les plus p/rilleusesa ti 'otrc
pass. LE NOIVELLIST ?e
garden de catechiser. La ,ouvel-
le a le pas sutr la doctrine. II
renseigne et laisse a la morale
le soin d'enseigner. II e clai-
ron-e pas ni iwe dogiyitl;e. On
se fait nietu entendre s' 1t,1
Wi/lve pas la voi/a ct i/ar s'i
cotpe l'aile au geste. La colire
e r'enotteement sont f;t.le-P.nn-
ces et troubles hipath 'quei. Its
oblitirett la viric/ eht ,i e s.fra-
vett le fiange.
(Vcir suite page 3)


DEUX DE NOSFONDATEURS


tre journal, ce trait inarquant.
C'est un premier Mai que leo
Matin le Nouvelliste, port
sur lea fonts baptismaux par
Henry Cliauvet et Guillaume
Chtraquit, naissait a la vie tur-
bulente, risque tie la premiere
p/riode haitienne, cell de la. fin
de ce XIXime sic/li si attachant
et si passionnant par ailleurs,
iials aussi, tellement Lumtoltiitc
ltMa son 'rotmantisme evolution
naire et ses d6chainements in
d;cvidualistes. Le sibcle i d/
mourir et stir de ste rcnouvel',
l'espoir haitien await conslruit
ses perspectives.
Le Nouvelliste, charge de,
jeunesse, se promettait a un fu-
tur qui serait, it I'aube du XXe
si/cci, un 6blouissemeinti de clar-
t6 legique et de rai3on efficace
Le Nouvelliste des deux lutLcurs
ne s'imposait ni ne s'interposait:
il venait i son here. Le besoin
d'information qu'il allait satis-
faire 6tait ressenti i la itanib-
re d'une tendance tyra-nniquc.
in journal, miroit et reflect dt
la socidet haitienne, un quts.i -
aien pr6occupc du seul dessein
de servir en elairant la reality
haitienne pour la rendre plus
saisissable: re journal, cc quo-
tidien, c'6tt,-' Le Nouvelliste
Apres les tentative de Joseph
Courtois, de Fclix Darfour, de
Pierre Fr6derique, de Paul Lo-
chard de Christian Rigulus, ta
verses d'obstaeles et de difficul-
tos, Le Nouvell'ste de Chauvet
et de Cphraquit announce que le
fouet de 'honmit au ruban vort
ferait claquer les vcrit6s.
Le Nouvelliste ne sc voulait,
it 1'6poque, aucune pr6tentinn,
come aujourd'hui, il no s'on
(voir suite page 5)


COMMUNIQUE
IMPORTANT
Litl Scratairerie d'Etat de
I'lnt/rieur etl d la D/lense
at;o it ;de a appris que des
banaes dc brigands et de vo-



at travers (ertLan! lee soctiols
du i/partement dc l'OuesLt,
Port-au-Pirint, Kenscoffe, Pa
cot, etc., iA des aces de pil-
lige L dc' sabotage systlcma
tiques.
Los auorict.s c lvilc/s et ui-
I taires mattent ces brigands
'Etnt dar Sie cge, cits tebri-
uigands seront t encotitiuea
Irtilosophi dtie latt t6i Iuti.it
i)uvaliiriste t eltni-sitersnt
ies As/vir s/ilts ett surprise
o-n flagrant d/clit.
En foort/on de Ia li -iur
'Etat do S/tea, co dtis/ Ibri-
gscants seront syctC-tttstique-
ment abattus sur place.
Le present communique
tient lieu de s6vbre avertis-
sement.
Port-aue-Prince, Ic 2: Avril
1970.
iocteur Aurele A. JOSEPH
Secr-6taire d'Etat de
l'Intdrieur et de la D6fense
National


Dimanche 3 Mal 1970 A 5 h 7 b et 9 h


RXEf TfIATRE 3UmT l i




LE DERNIER FACE A FACE
ii r o ..ut...


, ,' : ., ._-. ..... -.. .. -,. .. ... ,, ...... .. .. .. ...... . . ....


R6servte Gdes 400

EItre Odes 2.50


IIENRYV CIIAUVET
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COIN [Dl- LA l.N.SEI IIAITIENNL


L'ART ET LA VIE
1'OLITIQUES
Les literinediaires (Suite)
b) Anlibiguitd do Situations
11 n eat pas a penser quo les
forces do disuasion dMtenub
par In major.te des habitants
do notre pays avaient 16 conm-
pleLtient disolues par les cn-
traves de I'analphabdtisme. Ob-
jectivement, cela semble impos-
sible mains subjectivoluent, en
mesurant ce qui le touche le
plus, son int6r4t immn diat, le
peuplo mettait du sien dans le
chaos. Om donc serait la prise
de conscience de ses conditions
d'homme ayant droit a la Liber
t4, A lI. proprikt6 come aussi
A 'la suppression de tous sos
mnux? C'est cette prise do cons
science qui a value Ios perpatuel-
les actions des Piquets du Sud
et des Cacos du Nord.
Que d'autres arrivent A 1'ex
pression de leurs desiderate et
soient m:eux places pour diri-
ger la lanterne de leur cot6,
ancientn esclave aussi senti


LE ROMANTISME EN HAITI
LA VIE INTELLECTUELLE: 1804 1015
Par G6rard DORVAL. Jacquelin DOLCE, Joan Miotel CASTHELY


cei ,sous 0 a peau do Nogre. Sa
participation i a ration lit
trafro serait infimn sl les conl
flits entire le Pouvoir te certai-
nes factions no l'appelaient
pour 6q ilihrer plus ou inoins
les plataux de sla balance. Et
c'est du&s cette perspective qu'il
faut renmarquer toutes lea dua
lit6s qui se posent pour le peu-
ple d'epuis l'origine au point de
d6g6n6rer petit a petit en un
changement de mentality.
spare un abime, I'dlite et la
masse illettrle. Deux religions,
christiauisma et Vaudou. Deux
langues. le 'franqaias Ptt6ri;re et
le cr6ole... (Auguste Viatte)
tHistoire Littraire de I'Ain6-
rique frairtaise Pp. 331 332).
C'est que l'anclenne mentallt6
coloniale n'avait pas trop chan-
ge.
L'on a vu, pour une satisfac-
tion perhonnelle, un esclarve n6-
gre arbiter un conflict entire
Colon. Blanca pour la fonda -
tion d'une Acad6mie. (Allusion
A un certain Touasaint maitre


LA



Mort aux Rats


EN BOULETTES



GIBBONS



QUEL QUE SOIT

LE RAT

S IL PERI BA


d'HOtcli do Mi Loron, don't un
article sans nul doute inspi-
r6 dans la Gazette colonial
aurart rssolu le difffrend enite
son nmaitre et unii autro colon (iu
sujet de la foundation d'une Aco
d6mio S St Domningue. II a crit
qu'il n'y aura pas 4'Acaddiie
parce que Il'6mulation nest pas
tournie it St Domingue vers les
Beaux-Arts, uooiqu'on lea aimed
et qu'on les cultive en particu-
liern.) Mais cc ne serait pas un
pire pi6tinemenf si la mental
lit6 n'nvait pas empire surtout
du cot6 du goit et des mani6-
res. tLe gouit de St Domingue
ne se calque pas sur cclui de Pa
ris: les regrets t plus encore
les gens de couleur no prcten-
dent ils pas imnposer leurs lois
aux fabricants de France, pr6-
f6rer leS carreaux aux rayuies,
lea couleurs vives aux tons plus
discrets? Chez les-Blancs, la co
quetterie onasculine a. ses exi -
gences, les 'nanchettes broddes
ne se portent plus que cousues
i la chemses (R. P. Cabon. His
toire d'Haiti Tome I. P. 258).
Que Pon compare ce jugement
ivec la corscataLion suivante
pour la perio0e qui nous concern
ne: cLes persuines/ cultivdes, en
effet, par suce tie leur dluca-
tion, ressemblent pour le carac-
tere et les habitutles, aux Euro
pens et aux Americains* (J.
Vershueren tLa Republique
d'Haiti Tome I P. 23).
Alors l'intellectuel qui se voit
6lev6 h cause d'un mdrite de si
tuation a la Direction des Af -
faires Publiques, regarded d'un
autre oeil ce people de soldats
d6cid6 lui aussi a jouir des lau-
riers de la Victoire .Sa religion
idevient de ilimmoralit&, Pes
moeurs, de ia brariea pure;
seas chansons, de i'nd6cence; sa
condition d'illettr6, une offfen-
se A la civilisation. Mais ce peu
ple continue d'offrir le specta-
cle de sa resignation, de sa
gueuserie, de ses iaiilons. Alors
sa presence simple et agreste
finit par meriter une certasne
attention de la part de certain
,crivains. On s'enorgueillit de
sa grandeur, or se plaint de sda
misere, on le voit patriot et po
litiquc. On comprend sa persis-
tance. '
maternellc,
Leur inspirant aisi Ilhorrour
des assasins


rez, lour criait elle.
Vous n'aurez poiht por'U d'es-
claves dtlms vos seinui
(Missllon Coicou, le Sup
plies du' Noir)l
.Et chaque uit, la june poal-,
trinair,. ,
Entendant le cri de l'oiseau
Disant, tout bas, aux transes
de sa more

*Ecoutez le friz, lh-haut>.
Pru rsrne Clievry in ,Voix
Perdues1. 1896
Ses 3up. rsi tionsl deviennent
matisre d'art meme pour justi-
fier de la part dee 1'crivain d'un
certain cart de oivilisalion.
Sao religion fleurit les Ilvres de
nos poates come une merveil-
leuse inconnue. Nos cpayseso
sont comprises avecr tous les
charmes d'un autre plaisir, ce-
lui de leurs graces et de leurs
chaudes amours. On crie par -
tout tontre 'ignorance du sol
dats:
olls (les soldats) sont incapa
bles de prendre conna.issance
des d6bato legislatifs ou des pro
clanmations prdsidcntielles et die
lire les journaux qui r6pandent
les nouvelles. II leur faut done
un bon laps de temps pour 8tre
renseign6s sur les aftaires qui
los interessent le plus et savoir
par )a tradition orale l'ordre
des choses riellement 6tablis.
(Antonor Firmin. sPr6face des
Lettres de St. Thomas P. VIII)
Pourtant les proclamations
'intsressent au premier chef
lorsqu'il sagit de demander au
people de proteger les Intellec-
tuels pour le prestige de la. Na-
tion et la rehabilitation de la
Race. ,Aux haitiens de touteso
lesa classes, de tous les degrs 'de
fortune ou d'insiruction je di-
rais volontiers: Honorez, prot6-
gez, qu'il ail reunsi on non,
I'Haitien qui faith effort pour en
rchir d'un livre nouveau la lit-
tfrature Nationale. Une race i
qui lon denie touts ap(itudc ith
la Civilisation n'a pas le droit
de dfdaigner la glo re des Let-
tres. La p6osie haitienne est un
argument i double tranchant.
C'est pour nous tous nun devoir
do patriotism do no p ; la a I s
ser rStornuer centre nous.0
(Nov. 18911. Georrcs Sylvwin
oConfidencos pt Milancoloes"
PP. 40 41).
L'ors voudrait PholnOrer nen -
jrivnnf sn lannuoe. EL si cotte
dloCrminlion prtsenteole I dBn -
vantage d'Strc encore un olutil


DANS NOS CINE]


AU CAPITOL
. Jeudi & 0 H et 8 H 306


do lettr6s, le people,; i la lectu
re _A .autre aIrat, Ie profit
de comprendre sans une traduc
tion prdalable.
cN. Nso n'ecrivons pas easez
en CrLile. Nous no rnllechis -
dons |iu que pour -lever le pen
ple a La conception de I'ideal
artistii.ue, pour af'irmer r on
esprit, pour le moraliser en 1'6-
veillant au sentiment du beau,
il faut commencer par lui" par-
ler sa langueo. (Louis Borno
4Prdface de Confidences et M&-
lancolies* P. 7).
Le Roi Christophe I'avait il
cempris quand il faisait jouer
des Com6dies trad'uites en Cro-
le pour le divertissement de on
people? Du moins c'etait un ac
to A n'en pas douter assez pro
fitable dans les 6ventuels r6sul-
tats qu'on ne pouvait encore
soupgonner. L'6chec, qui pour
d'autres raisons devait le cou -
ronner, a ftouff6 toute tentati-
ve dans cemsens. Toutefois, nal-
grd curtains cris de triomphe,
les antagonismes persistaient
toujours. sLa main sur notre
conscience... nous croyons ainsi
avoir m6rit6 de l'humanitu, a-
vir travaille d'ans la Imesure
de nos forces A la gloire de no-
tre pays etqlqeue peu cntri-
bud a ouvrr H nos concitoyens
les voices du progress et de la ci-
vilisations. (Edmond Hgraux
e'melanges Litt6raires et Politi
ques. PP 61 62)
Le people 6tait entr6 dans la
voie du renierhen, dans l'adop
tion des vieilles dlfroques qui
avaient bien rendu le verdict de
parjure. II place dans sa cons-
cience un ver rongeur. une dua
lite d'etre qui presuppose un
6tat de crises important.


Vendredi & 6 H. et 8 H. 30
YTEXAS .TJIM -


Entr6e


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Jeudi & 6 h.'et 8 h. 80
LA NUIT DES GEINERA IX
Entree Gdes. 2.50 et 4.00 '


a GOde. 2.b50 et 4.00 Vendredi h 6 h. et 6 h. 15
LE TONNERRE DE DIEU..
... Entree Gdes. '1.50 e t 2.50


AIRPORT CINE'
Zeudi h 6 h. 80 et 8 h. 0O
OUANDO TO NO ESTAS
Entree Gdes. 1.00 et 2.CO
Vendredi A 6 h. 30 et 8 h. 30
BALA PERDIDA
Entrde Gde. C.60 et 1.0.0

MONTPARNASSE
Jeudi A 6 h. 15 et 8 h.
LES DETROUSSEURS
Entree Gde. 0.60
Vendredi h 6 h. 15 et 8 h.
UN MERCENAIRE RESTE
A TUER
Entree Gde. 0.60

CINE SENEGAL
Jeudi i 6 h. 15 et 8. h. 15
LES TETES BRULEES
Entr4e Gdes. 1.00 et 2.00
Vendredi A 6 h. 15 et 8 h. 15
CINQ CARTES A ABATTRE
Entrde Gde. 0.60 et 1.00

CINE STADIUM
Jeudi (En Permanence)
LA FILLE DES TARTARES
Entr6e Gde. 0.60

AUDITORIUM
Vendredi a 7 h.
RINGO
NE PARDONNE PAS
Entr6e Gde. 1.50


UN IDEAL MINORITAIRE Avis de Divorce


Entre les ecrivains et les il-
lettrns, se plaait un group
d'hommes, en petit nombre, si
on 'ait la some des Scoles pu
bliques et des 6tablissements pri
v6s alors. La situation politi-
que de 1904 a 1915 se r6vble.
d'une faon gs6nrale assez con-
fus(. Les perpetuelles agita -
tions ne modifierent nullement
le visage du pays. Elles P'accu-
lerent plutit a la ruined et i laI
degradation. cLes R6volutions
sanglantes et armies ont ruin6
mion pays et lui front perdre
son autonomier (Louis Joseph
(Voir page 5)


II est portA. A la connaissan
ce du public en g6n6ral et des
intdres6as en particulier que
le Tribunal Civil de Port-au-
Prince, compltemment r6uni a
rendu, a la date du 17 Mars
1970, un jugement admettant
et pronongant la dissolution du
marriage qui a exist entire les
6poux Wesner Jean-Pierre, la
fe0nme noe Olga Morency.
11 eat 6galement ordonnd que
le dispositif du dit jugement
soit transcrit sur les registries
de l'Officier de l'Etat Civil de
Ila Commune de T6tion-Ville.
Port-au-Pre, le 22 Avril 1970.
Dabelmar Mentor av.


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-A NOUV-- LIBTZ PA-G I-


pressaient la veille au bas
travesti du Grand Cenle,
cellea qui etaient les plus
belles, Ids plus pqrdes des
graces de la jeunesse; ou si
Fleury F6quidre allait hien-
t6t nous gratifier de son
grand ouvrage sur l'Educa-
tion haitienne? Ne fallait-il
pas se dnlecter A la gazette
rimke de Paul Andrioli, alias
Nilaup, qui mettait en, vers
les faits divers marriages, nais
sances, announces publicitai-
res?

Quand je contemplais avec
emerveillement ceux qui
sous leurs galleries, conforta-
blement enfonc6s dans leurs
edodines, lisaient Le Nou-
velliste, d'un air convaincu,
de la premiere a la dermire
ligne, avec cette conscience
que l'on met i jouir de ce
qui ne vous appartien past
est-ce que. enfant, a v e c
mon Amne d'innocence et de
candeur, je pouvais pressen-
ti- qu'un jour je deviendrais,
dans mes jeunes annies, le
- collaborateur du journal, et
que je le redeviendrais ces
jours-ci, dans l'affaiblissement
d'un Age plus que mur?

Le Nouvelliste a march, a
gagni des gallons camrifAs. La
petite riviere qui, i la source,
chantait doucement, avec des
balbutiements timides, esat
revenue le beau cours-d'eau
qui s'etale majestueusement
entire ses rives.

Comme Paris, il ne s'est pas
faith en un jour. Pmnibles
etaient les debuts. II connut
tout d'abord le desert de la
collaboration. Les quelques
lettris qui tenaient une plu-
me, priferaient nos rares re-
vues. Quant a 1'argent, n'en
parsons pas. Mais le Nou-
velliste ne mourut pas, parce
qu'il avait deux bons nauto-
niers,Guillaume Ch6raquit et
Henri Chauvet qui surent
iviter les icueils, naviguer
Setre les brisants.
Les fins de mois itaient
difficiles? Adminstrateur ha-
bile, sachant computer les
sous, Ch6raquit y parait. Les


I copies talent rares? uhau-
, vet se souvenant qu'il 6tait
s ecrivain, dramaturge, pokte,
3 fournlssait les papers que
i rclamaient les typos. Asso-
ci6s, pour le meilleur et le
pire, A la mcmem entreprise
p6rilleuse, attelas au nime
joug, ils itaient les fr6res
siamois de notre press, se
comprepant A mi-mot, fixant
dans le lointain, le mhme but:
un quotidian qui, dcho du
vaste monde, r6pandrait, &ar
ses informations, une Vive
lumi6re A travers l'obaeurit6
du pays, refl6terait IAme re
pli6e ou le visage de joiet
de Port-au-Prince, les aspira-
tions d-flaiti, ses heurs et
ses d4faites. '

Le Nouvelliste s'est main-
tenu, malgr leas soubresauts
et les conclusions d'un group
pe human qui cherchait pk-
niblement sa vote. Quand
dans notre obscur pass6
mort, d'autres sont tombs
en route, il affirmnait, lui, de
plus en plus sa vitality, ac-
quirait peu i peu des colla-
borations de quality, parti-
cipait A des polimiques reten
tissantes A propose de 1'du-
cation aonner aux jeunes
Haitiens, A des joutes d'iddes
ode se manifestait avec iclat
le haut exercise de l'esprit.
L'instabilit est sla loi fa-
tale qui souvent frappa chez
nous bien des entreprises.
d'ordre priv6, conummerciales,
industrielles ou i caract re
social ou cultural. Le Nou-
velliste qui fete ses soixante
quinze ans, a 6chappi i une
telle loi, parce que ceux qui
ont presid6 A sa naissance,
etaient imbus du destin diffi
cle des Haitiens, des passions
qui nous ont trop souvent
divis6s centre nous.memes,
et comprirent vite que 1'intran
sigeance ne devait pas etre la
vertu cardinal d'une oeuvre
aspirant a durer. Ne valait-
il pas mieux rechercher un
heureux iquilibre, apaiser lest
passions, roder les antagonis
mes?
Cette pondiration ou cette
moderation don't le Nouvel-


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listed 0e 1fi une loi, grace a la-
quelle il n'a pas achopp6,
dans le pass & certaines em
buches, ne le conduisit pas,
pour autant, au culte de l'ab
solu. Quand il le fallait, on le
vit froncer le sourcil, pr6ser
ver sa personnalith. Le ;no-
ment venu, il se jeta dans la
grande venture natioxiale,
participa aux luttes patrioti-
ques qui aspAnerent lac fin de
l'intervention amdricaine.
Dans les annres dix.neuf
ou vingt, je devils, pour la
premiere fois, collaborateur,
du Nouvelliste. L'dpoque .-
tait dure, cruelle, equivoque,
car selon un mot clibtre, 1'Oc
cupation s'6tendait dans tou-
te sa beauty. C'est le temps
oui je me suis le plus 6vadi6
vers la literature. C'est elle
qui m'achenina au Nouvel.
listed que dirigeaietnt alors
Ernest Chauvet, Fr-dric Du
vignaud et Lion Laleau. Je
brulais d'avoir un public A
qui communique mes reves
et mes espoirs. Etant A demeu
re au journal j'etais en bon-
ne place pour prendre con-
tact avec beaucoup de ceux
qui alors faisaient la seduc-
lion et le brilliant de 1'intel-
ligentsia haitienne.
Potes, romanciers, contours,
historians, ethnologues, phi-
losophes, iconomistes, juris-
tes, journalists, pedagogues,
homes de science, homines
politiques de toute obedien-
ce, ceux qui 6taient mes ai-
n6s, les cil6brit6s 6tablies, et
ceux de la generation mon-
tante : dans mon imagination
de la rialit6, je voyais en eux
commb la couronne de Port-
au-Prince. Ils composaient A
la Citi ce visage tantSt grave,
tant6t sourian oad se retrou-
vaient les soucis, les pr6oc
cupations majoeures de l'dpo
que et parfois cette joie tein
tee de mnlancolie, come ces
temps oil alternent la pluie
et le soleil.
Les soixante quinze ans du
Nouvelliste ne Font pas vieil
li. II n'a pas besoin de ore-
tour d'ige:o pour connaitre
une jeunesse nouvelle. 11 est
toujours vivace, ouvert aux
idies g&n6reuses, au progrbs.
II a encore cette pond6ration,
fruit d'une longue experience,
que maintinrent A leur tour
Marceau DESINOR et le tris
regrett6 Max CHAUVET
don't l'image eat encore intac
te dans notre souvenir; a qui
L6on LALLEAU rendait un
hommage que 'on n'oublie
pas.
Lucien MONTAS, fin let-
tri, intellectual de classes qui
fut le directeur d'OPTIQUE,
cette brillante revue tSt dis-
parue, qui subit cette loi d'ins
tabilit6 don't j'ai park, appor
te le meilleur de lui-mfime au
Nouvelliste, ou il a djit ac-
compli une longue carribre.
Sezondh par une equipe de
valeur, c'est sans effort qu'il
conserve les grandes tradi-
tions intellectuelles du jour
nal. II rest notaunment ac-
cueillant au mirite, a ceux
qui ont quelque chose a dire
et qui s'6vertuent it le dire
bien...


F61ix COURTOIS


Trois qu t e:it le.
ce(nlati Itle sctu)


Des eS...

(Suit* do la t1re page)


vout aucune. De 1895 A 1915,
l'lntervflt d'une ginraMem. qui
a vu la guerre civile dgdn6rer
en un felt permanent,la macade
des pr&iidents so pVolpiter, der
puBcule de boue ot de sang, dana
l'preuve humlllante du 28 jul-
let 1915, La Nouvelliet a tsnu
le ton de saagese et de mode-
ration don't I absence indiquait
un vlcee.de structure nuitale eL
a recherche, par tons lea inter-
midiaires, Ia significatlon d'
lI reconciliationn de 'haitien a-
vec lui m6ime, la fin des divi -
siona et des haines stiriles.

Le Nouvelliste ne pouvait
carter le fatallnme des mevne-
ments. Ses objurgations n'a-
valent pas anqu6. Se a avis,
non pa s, see conseile de pru -
dence, encore mains. Lorsque
1'nltinetet sO ivolt II rmpt lea
digues du rationnel et pervertit
l'intelligenee et de l1 loglique
interne qi .se r6soud en ordon-
-nancement et Bym6trie, il fait
un montrea, Une pensie sauva-
ge, nfayapt de lois que cells de
'envers de la raison. Le Nou-
velliste ne voulait point avoir
raison, .t, desl le lndemain, il
d6clpre Ia resistancece ei't cson-
ne la charge.

Le Nouvellisfe des annies
sombres 1915-1934 se confond
avec la lutte in6gale, dispropor-
tionnie, mais humaine et virile
dui nationalism haitien et des
nationalists haitiens, de I'U -
nion Patriotique, de la press
national (Port-au-Prince et
provinces), des potes et icri-
'vains, des intellectuals et des
professionnels, des artisans et
des paysans, de tout un people
fr6missant, accroch6 aux itoiles
et dAespzrpement aceroch6 i lui
mgme, a son Aime, i la acendre
des mortse, aux souvenirs qui
prolongent la presence de la pa-
trie.

1915-1934. Une nouvelle gend-
ration. La gin6ration de l'ocu-
pation, dissent les moderis. La
g6n6ration de la gifle, discnt
d'autres. En tout cas, un bras-
sage se produit it travers I'o -
rientation politique de Ila s colla-
boration franche et loyalea. :
formula dcolorae qui masquait
le bic6phalisme de 1'6poque.

Que fut cette montic au cal-
vaire?
Les combats quotidiens du
Nouvelliste le dissent: protester
centre les abus et les excess de
la troupe d'occupation et d4ga-
ger les cas d'impuissance et de
ddfaillance du gouvernement na.
tional. La loi martial, la pri-
son pour les journalists, leas
course prvyotales, les condamna-
tions arbitraires et la listed im-
preasionnante des brutalitis. Le
geste din garden de l'arsenal ne
racheaitit pas toutes ces lAche -


t6s. Un Directeur eulvail I1AU-
tre au P6nltencter Nationl.
L'Occupatlon triomphak aou e o-
yalt :rlompher. Comma a cons-
clence ae voltloee dreasad t con
tre la colonlsation. Le Nou.ld-
liste ne lachalt pas prise 11
fongait, fongait toujoiirs; lea da-
Ssillusons .suceddaieint aux d -
ailluaiOns, le durciasesqmnt fal -
aitplac it la' pacificatlon et
le plh halitlen, rkjete Uanss
cette g(henne, souffrslt, gisim.-
salt, e sentait tseaucbi La imalse
. ance du iouvellbiti nle faithli
guro, elle tie dinminue point. 'On
rlduit leg polices de resistance..
mais pae le people haitien.
Le ton hausse inns la prewee
et le Nouvellisate, i, iahi gar-
dtie, stigmatize. Lea annideas 1920,
1921, nout lea annee bteiribles.
DarUt guenave touclie i la fin de
son mandate. Le Nouvelllste part
en champagne pour un suffrage
non cautionn6.'

Les unet ne asot pas respec-
t4ea a t de 1922 i 1930, -Ie Nou-
velliste de la Rue Pavie ramas-
se et concentre toute son 6ner-
gie pour la defense de Pessen-
tiel.
Et c'est coinlne Ult rasembtle-
ment: dan 1'a.ir dijit, lea ei -
gnes du renouveau apparais -
sent. Les grande intelligence
haitiennes s'associent it la croi-
sade. La littirature, les dcoles,
le commerce, l'industrie, toutes
les institutions, tons les cou -
rants s'unissent pour foerer la
victoire. La. bataille hisatorique
cst de dimension national. Le
Nouvelliste frappe. Le Neuravel-
lisle harcle. "Le Nouvelliste &-
reints. Et, dans les limits de la
liberty d'expression, il recharge
la foi des militants: Le Nouvel-
liate trappe a la porte du Stnr.t
animricain;J i meut les libtruux
am6ricains; il s'allie A la gran-
de presse (quotidienne et t la
press hebdomadaire et il plaids
cent fois, mill.fois le m4me thli-
me: le retra ties marines et
la suppression du control fi -
na.ncier.
La grvec des eludiants de
l'EcIle Centrale d'Agriculture
ouvre .a premiere brkche. Mar-
chaterre consomme la rupture
fin dicenbre 1929, avec le mar-
tyr hAroique des paysans, Le
gouvernement amiricain inter-
vient et, aprsa le rapport de la
commission Forbes de 1930, la
plus significative victoire inci-
fique s'inscrit au compete de la
maturity du people haitien; puis
le ler Aout 1934, dans la Cour
des Casernes, le Ismaphore au
haut duquel claque le bicrlore
announce svmboliquement la re -
conquvte de i'Ame haitienne par
elle-mnme.
Le ler Aouit 1934, le Nouvel-
liste exaltait le fremissement
oui courait d'ans lair nouveau.
Tandis que la communaut6 h
Ia rechchehe de son time collec-
tive reconsidirait en tennes d'a-
iustement nou de readaptation
1'6quilibre de son destin, le Non-

I


Pendant plus de trente ans
(1934-1970) lea Directeurs s'at-
tachent i cet effort materiel qui
s'acceompagne dun esprit .jour-
nalistique propre au Nouvellis-
te: il se propose de renseigner,
d'informer et pour qu'il rest
objectif, il garde une allure in-
d6pendante: il eat mieux inspi-
re par sont-dsir de contribute
A l'utiliti de l'oeuvre de cons-
truction de degager leas aspects
permanent de Plnmtrit nation 4
nal et dindiquer les voles de la
m6thode et de 1'efficacite que
par les excis de 'abattage, par
les laideurs du ddnigrement et
par lea condemnations solennel-
lea et sensationnelles. La manin
re du Nouvelliste se tient a ega-
le distance de l'exageration et
de la demonstration: la tradi -
tion de la mason se reprend,
d'annae en anne, d'epuis trois
quarts de siecle et elle s'enri -
chit de 1'expirience, qui s'a -
masse dans un 'milieu yant, si diverse et qui prusente
par certain traits, une origina-
lit At une singularite si d ce -
vantes.
xxx
Le Nouvelliste, A cause de
cette line, dent il respect la
souveraineti, rest LE DOYEN
DE LA PRESS, un Doven
scuriant, accueillant A tous les
ages, A tous les styles, a toutes
les forces de pens6e et les tac-
ceptant tous, avec tolerance,
sans en introniser aucun, sans
en maudire aucun. Les num6ros
de Nuel du Doyen, ivenement
littiraire des ann6es 1920, ne
rCunisscnt-ils pas les signatu -
res des 6crivains qui s'6taient
distingu6s, et la prose taton-
nante ou la. jeune po6sie des d6-
butants?
Des fondateurs au directeur
actual, en passant par Ernest
G. Chauvet, Frederic Duvi-
gneaud, Lion Laleau, Marceau
D6sinor, Pierre et Max Chau -
vet, aucun changement qui d6-,
tonne dans a vie du journal ou
lisisserait impressionn d'une dd-
cision brusque, non re-flehie.
II surgit peut 1tre, ou mAnme
sans doute, tde cot satalihement
it des valeurs morales et pra-
tiques une note de conservatis-
ame. Si le conservatisme cons;s-
te a se dresser lcnitement saln
le mot du pokte antique pour ivi
ter leas sauts dans l'inconnu on
pour prevenir l'aventure hasar-
dense, le Nouvelliste i'a ilu. Tou
tes lea grandes civilations re-
posent en parties sur cette idie
ficonde de la cintinuiti et le
Nouvelliste n'en rougit pas. S'il
6tait la soumission i des regles
st6rietypdes, valablea pour un
imnobilisae absolu, le Nouvel -
liste 'aurvit rejet6, ccmmo un
temoignage d'archaisme.
Le Nouvelliste s'est cri une
place bien i lui dans la co.mu-
naut, Itaitienne et sans immo-
destie, nous afirnimons qu'il re-
pond uni besoin.
Qu'il se soit trompt, fauldra-it-
il en etre ctoinn? Mais il n'a
jana:s trunipo. Qu'il ait eher -
ch, aIn verit., et qu'il soit pas-
si parfois h coti, est-ce lit mo-
tif de condtammstion? Ce uii im-
porte, c'est de la disirer avec
conviction. rest d'essayer de lui
confinir le cas rtds naeessaires
pour cue sa vertu iclairante s'e-
tende davannge et aide it ren-
dre I'hommnic h'itien et la soci6-
t hlinitienne meilleurs.
Au seu I tie asoixante seizi&-
mi annie, le Nouvelliate regar-
de avec saisfaction 'oeuvre que
renfrnmiie cette existence pas -
sionnae et passionnante. Trois
'iresrtions d'abonns s y ont coa
couru. Que tous ceux qui conti-
nuent d'y travailler soient re -
mercies: ILe Nouvelliste est aus-
sli hi- onvre. Assures aujour-
in.hui tde la finitd 6 de sea lec-
teurs et de sea abonnis, aussi
attach itla continuity du Nou
velliste que ceux d'hier, nous
roursuivons notre mission dir-


formation et nous Y associons
A, os ta 4 Way 6-Speaker System aIn pensee qu'il faut sans ceZse
l reporter su la nation et sur l1
P' aml a-l . people haitiens.


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Au iieu do laffaiblr, Is
grand aog le rejeunit. C'st
qu'l accueille, a colonies oiuver
tes, Ise jaunms epndrattoen.
Elies luI appprlmai: i i.e Il 1- .
oessantt de vie r enouvelde o do
pe-rptuellse mwsiles tie tHve. Et
c'eot paouquuai ite sea ti'ois
qgiart do siaele it a, erommso
Ses heursvus qui sous tle chie-
weas n grisaiilole o a;e diroute
arboraet dea joues rabiondiec et
en flers. '
Si l des fao itl se ftoume, it ie
se cramponne pas u d si mpri-
tes.-ats tro -'y t oraitre, il lea
attinuaeou lea rcdrcsie. Cebi, h1
set aimed car sea affirmationis
oont toujourapmtuleiie.i. ForPme
puree de eoa lib' 6 tifme. Cest
er l a points dee pieds que i,e
risquenst sees dindgations.
ew0 es0


vellat mas modeisalit, rajeu-
n.lalt ua pitnietatie, ilargla.
ialt son format at diverilliait
JI matUre aofferta se abon -
nds. Dea deux feculles de ashier
d'icoller de annites du dibut au
Journal des annaes 1915 et aul-
Svantoe Jucqu'aux quatr., ixs ou
hullt pages des annees 11U30, quel
ehemin parcouru I Aux-oazettcr,
rim6es t'ajoutent lea ehroniquem
varf6es den collaborateurs; aux
notes braves bur le change ieran
ger et aux colonnes' du Cable
,'klrancais (dernjereb 'nouvellts
du monde antler) succulent cis
SOditoriaux, des articulate, des
ndtes de r6daction, des rdfle -
xiona, les. obeervateurs sur l'ac
tualite poliique, e6conoique, in
international et dues etudes histo-
riques et littiraires. La linotype
renuplace lea caractbres mobiles;
]a photogravure permit la re-
production des avtnementa pris
mur le vie, L'Eqpenient, la nia-
chinerie, lee prevsse electriques
ont bousculd 4eki cases, lee pres-
ses A bras.
Le Nouvelliate eat entree darna
un autre age avec son Directeur
Ernest G. Chauvet.
xxx


do tlmps on temps, d laisiaer
temhr It veltn el u putter le
col d la Dalton.
Pens celas ugrerble ,ei miofl-
dion, i n'y a pus d'anle t i -
rondir. C'est le carole purfait.
Ont sst tOues die men grosupt
samguin, eut coastatd Mac Or-
/la it.
L'air climtitti appitimea 'er-
citation.
Et cometa poutr oteter que
anus 'apjort dIe la iutypie le
stylo auroitn des chances de ne
pas rialiser son desiit, P4Atv-
lier ussai eat de ia p..rtie. Sa
voix se snile dctroitensi;t celle
des coalloorqteurs et daet ;.-isi-
teur hlebddomat.adairea. Da suari-
ro sourire vole ttuit sana
nembarras. f,'ide ne Ii ,at pas
obstacle.
Cott cohsion quo imientoit
'admatration ou Cliactii, in a.ym
path4 ote n'affecston, voild re
qui paaet au NOUVEtLl18i
d'ftre, sales effort 'pt Ariht Ce.
qu'il eat at de le resater. O,; y
travaille daois la joie et la con-
fiance.
Et teos, sur t'e iitio palier.
Et l'on nte s'tcn, pas qfa ue son.
anniversaire coiride avec /a f6
te din Travail qi esat calls
usesi dut Muguit.

It croyait aoutier esulement
un mot i sa listed, le motier
incorrigible qui s'iriait .-
LE NOUVELLISTE elt
woe habitude.
Mais soiutigna pluttit "te
evidence.
Ulie journie qui e'aclit te l rtIL
ce Quotidiae semble .itu ye .r
de plus d'un, icaompletc.
On sait cc qu'e t lI force tie
l'habitude.

A casxe de rso j)lce tre
tous les jours ea de saom itilt de
la tenwie correct, pourrait-oi
luif atribuer les dwi.tr (itree eqt
feeu Co)Istantin iuyard, en Iaers,
at Richard 'ConIstail en prose,
dtceritaient et Eugene Pouillh,
vicilla.rd ihlgaont quz avait dit
style uat s iu prolongert isli:-
lion jusque dunes le ct rtge
qu'il pratiqaU longtemps.
La pass-iont des Lettres et la
companies 'quotidievine des !i-
vres cbien relis etl qwi parlest
sl'aniou) 7wu, curieticl ussifsti t
coeur jesune.
Voici les titras dtt l'htsinor'-
reant ces dcuii i;ntelleattiel- :
Prou'fesseur e icmaintien t geo s
lier du Printemps Ne dirait-
on pas vraintent qit'il d/finis-
naient ai si LE NOUVELLIS-
TE.
La Coupe, Avri; 197a.
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...- .. .... ..:_ ,. ".a. s I. :L 5. ... ... ..- -.


Le spectacle east reconf/orta- t
d'une hoeure passe, le sa.nedi,
autour da l'imposante table de
'exigi carrd directorial.
Tout la monde a la parole.
Personne e, la, idonne. Cha-
cumt la preind & son tour, El,
orVesit l'avia judicieux auquel
tols se rasgact jaillit de.- 1i
vres d'un dibutaut u:i e ett :)
son prenier paper tandis qua
la boutade qui allumnd le rie le
plus embrousailld, c'est & ua-
croulatt qu'on en est redef.a-
ble.
Chlacun interplle lc directe-w
par son petit iant. A aucun mo-
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i-





















Le 28 Juillet 1915 les troupes de
I'lnfanterie de la Marine des USA
debarquane t a Port-au-Prince du
Croiseur Washington. Le lende.
main n mee du tris grave ovn&e-
mient le Nouvelliste protestait
coantre la violation de eotre terri
toire.

lxx
Le Nouvelliste no man-
que pas de protester con-
tre la violation de notre
territoire par les forces A-
m6ricaines. cQu'il y ait eu
certaines exaggerations corn
mises pendant ces heures
fidvreuses, cela justifie-t-
Sil vraiment tune si flagran
te violation territoriale?...

Quelles que soient les sym
pathies et 1'admiration que,
sails reserves presque,
nous professions pour la
-Grande Republique Etoi-
16e, il nous income de lui
lancer sans ambages, notre
protestation centre cet ac-
te qui lsse le droit et la jus
tice. (1)



Puis, des titres suggea-
tifs sont mis en relief au
fur et a measure du d6ve-
loppement de la situation
traduisant une protesta-
tion sourde mais ferme et
orientant l'esprit du lec-
teur dans ce sens. Comme
par example.
ne Son ddploiements.
C'est 1'oeil attriste que 1'on
assisted A extension prise
chaque jour par l'Occupa-
tion Am6ricaine mnthodi-
quement r6glde. En pr6-
sence de tous ces faits, on
comprend de plus en plus
que toutes les rbvendica-
tions s'effacent. II n'y a
plus que la question patrio
tique. (2)
(1) Nouvelliste du 29
Juillet 1915 No 5065

(2) Lundi 2 Aout 1915
No 5088

Cette crainte de l'exten
sion de 1'Occupation se
traduit dans plusieurs nu
m6ros et culmine dans un
article tres 6difiant du 7
Aout 1915. cain tend de plus en plus
ses ailes sur notre territoi
re. Tout en ex6cutant le
plan arr6td, elle semble di
re au Monde qu'elle r6ta-
blit l'ordre et la paix, et
particuli recent a nous
Haitiens que nous n'aurons
nullement A n ous in-
quitter. Mats comment pr6
ter l'oreille A de tells d&-
claraticns, quand 1'occupa-
tion am6ricaine, par les for
mes plus que suggestive
adoptees, n'est pas seule-
ment une annexion ni un


- ~u ro~~m~ -


JEUDI 80 AVRIL 1970


L'Attitude du Nouvellite "es 75.ar s iau nwpmae
Suite de la 16re page)


le 28 Jtillet 1915

Extrait d'une th6se A la Facult6 d'Ethnologie


protectorat, mais plutot
une colonisation fran-
cheo (1)

A la yeille de election
de Dartiguenave, ce quoti-
dien recommandait de ne
pas compliquer notre cas :
cAux coeurs angoiss6s, aux
Ames souffrantes, nous de
mandons de surmonter
leurs peines pour 6viter de
grands malheurs- (2)

Signalons qpe les colon-
nes du Nouvelliste reste-
raient ouvertes a tous ceux
qui disiraient exprimer
leurs sentiments visa vis
de l'Occtpation. Le sdna-
tour Morpeau, le 7 about
1919 adressa une protesta-
tion. violence centre la vio-
lation du territoire haitien
au nom du droit de la for
ce.

Le 11 Aout 1915, Charle
magne P6ralte fit cette pro
clamation : cNous ne per-
mettrons pasha 1'tranger
insultetur de venir fouler
en maitre, partout dans
nos mornes et nos immen-
ses. savanes les restes en-
core 6pais de ceux-li qui,
noirs et mulitres, march


DETTOL
Le tant et un antiseptique puis-
sant. II d6truit les bactdriaes, mi
crobes et germea. II est trois
fois plus efficient que l'acide
carbonique pur. De plus, il nest
pas un poison, ni ne tache pas.
II est utilisi dans les car de
blessures, piqufres d'insectes,
6corchures, affection de la
pead, des clous, des boutons,
pour disinfecter la maison,
chambre de maladea, salles d'nh
pitaux, 6vier., toilettes, plan-
chers et murs; centre les pelli-
cules, dans les cas de maux de
gorge, come gargarisme;
pour l'ygitne feminine; com-
me deodorant.
Utilisez toujours DETTOL.
En vente dans touted Phar-


der avec la r6alit6 de la
situation? Une etoile qui,


rent heroiquement a la
mort pour nous 16guer cet-
te patrie (1)

Enfin le 21 Aout, le Nou
velliste publiait une lettre
de F. L. Cauvin adressde
au cabinet : ,Qu'attendez-
vous, disait ce dernier,
pour protester en bonne
forme devant les principa-
les puissances de 1i'Euro-
pe? Allez-vous traiter avec
l'ennemi (car c'est l'enne-
mi) avant qu'il ait ivacu6
le territoire et reconnu le
nouveau gouvernement.
Enfin, entendez-vous que
la Souverainnet6 et auto
nomie nationals restent
sauves ou bien stes-vous
prits A accepted que la R6
publique devienne une co
lonie Am6ricaines? (2)

L'Occupant une fois ins
talr6 sur le territoire natio
nal proposal au gouverne-
ment la signature d'une
convention comme Modus
Operandi, des nouveaux
rapports entire les 2 Etats.
Mais auparavant il avait
marque son acted d'agressi-
vit6 par des renforts mas-
sifs en homes et mate-
riels, et par 1'Occupation
des Douanes de la R6pu-
blique.
Voici encore ce que fut
attitude du Nouvelliste
< tre pens6e et notre action
en face du fait accompli de
lOccupation Am6ricaine?.
Question qui est pose sous
la rubrique -REALITES-
(1) 'On peut dire et fair
beaucoup de choses. Mais
quels sont les actes qui
doivent le mieux concor-


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6voluant lib&ree dans la
voie lactie viendrait con-
tre so gre a graviter tell
une plankte autour d'tme
autre 6toile plus grande,
devra realiser sa situation
et s'harmortiser aux mou-
vements du nouveau mon
de solaire auxquel iA appar
tient. De quel monde solai
re Haiti fait-elle partie? In
contestablement du syst&-
me planetaire des USA tel
que le comporte la doctri-
ne de Monroe, laquelle doc
trine est, comme toute cho
se 6vblutive,. Et ce quoti-
dien signalait le vrai dan-
gers, qui residait dans la
division des fils d'une m6
me patrie. OA la minute
prasente, en Haiti ou bien
nous sommes d6cidis mora
lement A defendre sans ai
greur les droits de notre
pays et par consequent A
nous 6tendre A cette fin en
renongant i nos divisions
ndfastes ou bien nous vou
Ions nous vouer d'un coeur
16ger A 1'absortion complI
te qui arrivera tSt ou tardd
(1)


Ainsi, malgr4 les. visciassitu-
des, il'a pu s'orienter sur
une mer houleuse et pour-,
suivre sa route. it 11 a mis
A la-.44position des' giSn6ra-
tions successives se coloniess
pour kinettre de id6es f6con
des constituent la 1, matiure
qui projettent la lumibre
dans les coins les plus recu-
16s de note pays. 11 permit
ainsi de resoudre parfois des
problemes 6pineux, de don-
ner une sainte orientation ,A
opinion. Et le Gouvernement
de la RPpublique, les lec..
teurs et collaborateurs de ce
quotidien, suivant nminutieu-
sement son action, ne man-
quent pas, chaque annie, de
lui rendre hommage h la date
de son anniversaire. On sou


Avis de Divorce
Par J ugenent en date du 11
Novembre 19&9 le Tribunal Ci-
vil de Port-au-Prince a admis
et pronanc Ie divorce de Mine.
Merzinus IqELOUCHE, nee An
ne-Marie LUBIN d'avec son e-
poux
En execution de cette dii-
sion, Ie dispositif a t6 trains-
crit par l'Officler de l'Etat Gi-
vil de la Section Sud de 1a Ca-
pitale, le 29 Avril 1970, sur les
reg:tres h ce destin6s, los tfor-
malites 16gale* remplies.
Port-au-Prince, le 30 Avril 1970
Franmois E. NERETTE. Av.


ligne toujours les problhmesu
materiels de toute nature A
c6t6 des probl&mes moraux
que le journal a connu et va
connaitre dans 1'avenir- pour
assurer sa survive.

'Pour devenir une forte en.-
titi, cLe Nouvelliste a vu'
tour A tour defiler h sa re-
daction des doctrinaires, de
fiis leftr6s, don't les pages
ayant une belle allure', dans
le fond et la forme, ont eu
une influence r6elle sur la
march de notri collectivit6.
Par la repercussion de leurs
iddes, plusieurs de ces remar
quables citoyens sont parve-
nus au sommet.

Ainsi, note Quotidien a
exercd et exerce encore une
reelle preponderance dans no
tre milieu 'grace au tact, au
fair play> de ses Directeurs,,
de ses r6dacteurs en chef.
Parmi ceux-ci, nous nom-
mons Henri Chauvet, GuiL-
laume ,Cheraquit, Ernest
Chauvet, Frld6rique Duvi-
gnaud, Marceau D6sinor,
L6on Laleau, Ernest Bonhom
me, Max Duval, Pierre et
Max Chauvet et enfin Lucien
Montas. Celui-ci, ne se dt-
partissant jamais de son fleg
me, en d6pit de la conjonc-


Nous retrouvons toute-
fois dans le numero du 22 M s0.


ture joyeuse ou p6niblq, gar, t
de touours sa sa6ritnt et, 1
maltgr de dures 6preuvs, 1I
dinge la barque et'6vite les 9
6cueils, s'aiccrohant aux
principles traditionnla trans-
mis par lea Fondateurs; ce
qui cermet h note journal
d'arner son dbsir de vi-
vre.
ie Nouvelliste a group et -
groupe toutes- les tamlles
spiritueues jeunes, vieux
- pour atteinare, par des
idees diverse toutes les ca.-
tegories socuies suivant leur
gout et les conceptions qui
les travaillent. Tactant d'6-
viter le peril avec soin, il ac
complit sa mission avec sim
pliciti, perseverance, esprit
de suite. S'il a connu des m6
comptes, il a eu adssi des
instnats de joies, causes par
de grands succes.
Et c'est a just titre, car
il a fait de s6rieuses d6mar-
ches pour se transformer,
s'adapter A la vie moderne.
Cependant, l'atmosphere ou
travaille notre Organe ne fut
pas toujours climente. Ses
directeurs ont connu la pri-
son sous l'oocupation ameri-
caine. MfI par la foi, des es-
plrances fermes, notre Quo
tidien oeuvre toujours pour
le bien-6tre de nos collecti-
vit6s.


talent et se communiquaient
eurs oeuvres, devisaient sur
.es menus fails survenus a la
Court et la Ville.
L'atelier les Servies Ad-
ministratifs, la daction,
etant etroitentelieRs ensem
ble, malgr& ( certaines diffi-
cultis, se sntcontinuelle-
ment eforcs,> dans un coam
mun divouement, de garder
la ligne d'orientation initial.
A ce sujet, onx voque avec
plaisir les figures 4e Virgile
Valcin, Chrysostome Beau-
brun, Hermane Latorest, Du
may Mellon, etc. Ain la
personality du journal s'est .
perpetuie a travers le temps
sans aucune variation.
C'est ce qui raffermit l'au-
torit, du Nouvelliste dans
notre milieu et fait qu'il est
le Quotidien de routes les
spheres d'activit6. Ayant tou
jours le respect de ses Isc-
teurs et du Pouvoir, il pour-
suit sa route avec. 1'aide de
tous, en dipit de certain
obstacles. Fort de la force
acquise dans le temps, regar
dant loin devant soi, puisse-
t-il r6aliser sa "noble ambi-
tion de former notre people,
la jeunesse et transformer
leur vision d'avenir.
Devant les tourbillons, les
tempktes de notre 6poque
suscitant de profondes muta-
lIonspourlavnement.do


Septembre 1'opinion du HAYTIAN AMERICAN SUGAR Se penchant sur nos pro- t ons poue binement de la
journal vis a vis de la Con blames dans le pass, les dif justice, le bien-Stre des mas-
vention. aLa Convention y COMPANY, S. A. ftrents collaborateurs du ses, c'est un exploit pour un
lit-on c'est le germe di USINE HASCO Nouvelliste ont fait de sa journal de vivre dans lestL
posi qui doit se dilater au SOCIETE ANONYME HAITIENNE salle de ridaction un' salon me de tous apr s 75 lustres.
fur et A measure au profit of Pon causait ou l'on agitait pToutes du Nodvellisffrente s docqui
de l'exploitanta. L'Attitude PLANTEURS ET FABRICANTS des ides sur i march de a satisfaction d'av ont donravail-
dule Nouvlliste comn e au n Sucre Mi-Raffin6 POPULAIRE leur temps, les epreuves t6 et agi enemble pour pour-
lecoin de fu pagnet a len... Port-au-Prince, Haiti qu'ils a connues. A cet 6gard, suivre et rialiser le rrve des
1'c t sure et raliser le rlve des
d3 journal suivait in pure Fondateurs: Eclairer et ser-
traditici fraualwase Otcoulant vim
Do du 17e sitcle ot los beaux
.- esprits doe r'poque s'affron- L. C. Ph.





SLe Nouvelliste...
S" (Suite de la l 1re page)

Un an avant ,les fftesB, le re de cette immortelle fonda-
Nouvelloste public un Appel tion.

la c6lbration du Centenaire 'aL ettaeuine ta lndipen-
...de l'Ind6pendance Nationalexi dance Nationale, le d6sir de la
II est fail part d'une Associa- conserver, tel est le fond m6-
tion qui, nagusre en 1891, a- me de pl'ne collective de notre
vait pour principle moteur (sic) people, tel est le grand senti-
la reconnaissance envers les h6 ment qui se retrouve, identi-
roiques fondaoteurs de I'Ind6- que, en chacun de nouso.
pendance Nationale et pour
but la c6l6bration du /Centenai Le but est ala c616bration
digne et sincere du ler Jan-
vier 1904 des glorieux exploits
qucette date rappelle etl r6i
Offre d'emploi sume, des h6ros qui en fure. t
Postes de sulervisions dispo les auteurs et en les accomplish
nibles pour atelier de confec- sant, 4tonnirent le monde par
tion leur invincible 6nergie.
MINIMUM REQUIS
ao) Bonne connsissance de Lappel fu to fail pour siollici-
la Couture ter la cooperation effective de
2o) Etudes secondaires jus- toutes les couches sociales ii
qu'h la classes d e second inclu cette oquvre d e reconnaissance
Une extraoo sire selection de Cadeaux pour sivement. et de r6tonfort de reconnai
(f a ogrdr r Selet iuA de edeaux p r qualification gale, la pri sane pour lteo ancitres, de rt-
frence sera accord. e aux can-. confort pour nousn mi.eso..
hommes et pour fem ns d des prix qui provoqueront didats ayant une.connaissance Le Comi .com ptait: Justin
ou une comprehension de Pan- D6vot, president; B6nito Syl-
-sglais. vain et Dantis Bellegarde, .m
en vous la plus agrdahle des surprises I, S'adress ... Muse Alain .rtai.os, Ducas Pier.e-Louis,
u Prnier Bl v. J.J. Desalines trsorier; Justin LhBris.nu, Ro
Tel : 20657 dolphe Gardire, Friddric Do-


ret (dont le nom fut port par
erreur) Pierre Laforest, Etien
'ne Mathon, 'nembres.
Nous savons que NILAUP,
avec une verve po6tique inta-
rissable, prenait plaisir i met-
tre en vers les faits les plus
saillants de 1'actualit6. Voici,
nous le croyons de lui -
le osixain du jour qui nest
pas sign :
Appel vous eat faith, Patrio-
tes,
Par un grou'pe de gens d'hon
neur,
Pour c6ilbrer avec ardeur
Nos aieux qui surent d'illtes
Faire des hommes de valeur.
A done, haut le front, haut
le poeur I
Le Comiti d'Initiative press
par le temps fit appel A toutes
les professions, a toutes les
classes, aux groups sociaux
les plus divers et cet appel fut
public per LE SOIR et LE
NOUVELLISTE du .eudi 15
Janvier dernier (soit 1903)
journaux, croyons-nous, assez
r6pandus (DdjA un homage
A l'poque a l'adresse du Nou-
velliste). Rappelons qua eat ap
pel du 6 fivrier 1903 ltait re-
vitu de la signature du plus
respect pdrsonnage rustin D&-
vot come President du Comite
Central de direction et d'Orga
nisation.
C'est Duca's Pierre-Louis qui
lut del6gu6 auprs du Pr6sei-
dent Nord Alexis pour solliciter
son concourse come patron des
fites qui devaitnt marquer le


PAGQ4 4


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