Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Volume VIII NAot 2016Focus sur laction humanitaireLa RDC, terre daccueil des rfugis malgr ses propres difficults

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Par Mamadou Diallo*Sommaire Ne laisser personne de ct. Telle est la promesse faite par les dirigeants du monde entier lors du premier Sommet mondial sur laction humanitaire qui sest tenu il y a quelques mois Istanbul. En ma qualit de Coordonnateur de laction humanitaire en Rpublique dmocratique du Congo (RDC), je ne peux quadhrer assistance et rconfort aux personnes qui se trouvent dans des situations RDC, quil sagisse de personnes dplaces par laction de groupes arms ou victimes dpidmies ou de catastrophes naturelles. Notre rle est daider ces personnes retrouver leur place pleine et de mettre en place ensemble des solutions durables aux problmatiques de laide humanitaire et des dplacements. En effet, la RDC connat depuis plus de deux dcennies lune des crises humanitaires les plus longues et les plus complexes au monde et, en uvre de nouvelles rponses. Certaines ont t prsentes au sommet dIstanbul reconnaissant ainsi limportance de la RDC dans la dynamique humanitaire mondiale. Bien que victimes elles-mmes de crises multiformes, les populations congolaises jouent galement un rle cl dans lassistance humanitaire apporte leurs concitoyens et voisins. il est important de rappeler que la RDC, depuis son indpendance en 1960, a toujours t une terre daccueil des rfugis. Elle na jamais A ce jour, la moiti des 380 000 rfugis en terre congolaise et la hbergs par des familles congolaises qui partagent le peu quelles ont au peu de dignit, damour et de compassion. Cette empathie, marque dun grand humanisme des populations congolaises, est un geste unique dans les annales de lHistoire. Il nous faut donc fliciter et remercier les Congolaises et les Congolais pour cet lan de solidarit humaine, mais galement souligner que ce pays na pas *Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral, Coordonnateur humanitaire, Coordonnateur rsident en Rpublique dmocratique du CongoUn lan de solidarit humaine Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Chef de lUnit des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Tom Tshibangu Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Aissatou Laba Tour, Yulu Kabamba, Tom Tshibangu, Jeef Ngoy, Marcelline Comlan, Theophane Kinda, Jean-Tobie Okala, Alain Likota, Honor Misenga Kalala, Anne HerrmannPoint de vue3 Labolition de lautorisation maritale en RDC Il tait plus que temps !Actualit4 LONU appelle tous les acteurs politiques congolais sengager dans le processus du dialogue 5 La CENI satisfaite de lopration pilote denrlement lectoral dans le Nord-Ubangi Stabilisation7 La MONUSCO soutient le processus de pacification dans la province du Tanganyika Protection8 Protection des civils : Nette amlioration de la scurit Lubonja au Sud-Kivu 9 Les Nations Unies condamnent un nouveau massacre de civils Beni 11 Uvira : La Police lacustre dsormais oprationnelle, grce lappui des partenaires de la RDC, dont la MONUSCO et lOIM Droits de lHomme12 La MONUSCO appuie le ministre de la Dfense Dossier13 19 aot : Journe mondiale de lAction humanitaire 14 Mamadou Diallo : Rendre hommage ceux/celles qui, face au danger, aident les plus vulnrables 16 Laccueil des rfugis sud-Soudanais dans le nord-est de la RDC 17 Journe mondiale de la population 18 LONU plaide pour la prise en compte des besoins des peuples autochtones en matire dducation Environnement19 Sud Kivu : Cohabitation homme/hippopotame, quelle solution Uvira?

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3 Japprends par la presse nationale, que le Code de la Famille de la Rpublique dmocratique du Congo vient dtre rvis et que certains articles qui y une pouse obtenir lautorisation de son poux pour diverses dmarches administratives, ont t abolis. Vous men direz tant et croyez-le ou non, cela diviserait lopinion. Il se trouve, parmi les Congolaises et les Congolais interrogs, qui estiment que lautorisation maritale tait une bonne chose, car elle permettait de protger les femmes contre la concupiscion de certains patrons. Dj l, on est en droit de se poser des questions. Comment prsumer quun patron est ou non lubrique, sans, laissez-moi oser : le mettre lpreuve? Dautres, heureusement plus nombreux, pensent que cette mesure, qui ntait dailleurs valable que dans un seul sens, tait obsolte et navait plus aucune commune entre un homme et une femme. Labolition de lautorisation maritale en RDC Il tait plus que temps !A mon sens, on devrait plutt sattendre ce que toutes les voix slvent pour saluer ce progrs dans la libration de la femme congolaise mais, au lieu de cela, des esprits chagrins trouvent que : la parit, ce nest pas dans le foyer mais au travail. Une autre perle, lue dans la presse : lhomme est le chef du couple, cest lui qui commande ou encore ici cest lhomme qui pouse, nous ne sommes pas en Inde o l-bas, cest la femme qui marie lhomme. Premire nouvelle, nos mme si ctait vrai, o est le problme? Je nen vois aucun ; le mariage dcoule (dans la majorit des cas) dune volont de vie commune. Que la requte vienne de la femme ou de lhomme, quelle importance ? Heureusement, une voix, au-dessus de toutes les autres, raisonne : pourquoi une femme devrait-elle apporter une autorisation maritale lorsquelle postule pour avoir un travail ? Moi homme, on ne me la pas demand, pourquoi les femmes doivent sy lcole pour ensuite nous laisser nous les hommes, en contradiction totale avec nousmmes, les asservir? Personnellement, je nai plus grand-chose ajouter ce qui est une vidence. Juste peut-tre rappeler que nous sommes, pour ceux qui se seraient rveills tard, au 21me sicle et quon parle aujourdhui de vie commune ou de compagnonnage, que lhomme et la femme soient maris ou non. Cette vie en couple a, certes, besoin, pour bien fonctionner, de rgles dictes dans une loi, qui est le Code de la Famille et qui comporte des droits et des devoirs pour chacun dans le strict respect mutuel et pour la protection des enfants qui natraient de leur union. En ralit, cette mesure naurait mme il vaut mieux tard que jamais Par Assatou Laba Tour/MONUSCO Photo darchives

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4 Voil pourquoi lONU, par le biais de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), a tenu fliciter le facilitateur dsign par lUnion africaine les conditions dun dialogue politique inclusif permettant douvrir la voie vers la tenue dlections crdibles. Aux yeux de la MONUSCO, louverture des travaux prparatoires au Dialogue nest que le dbut dun processus quelle souhaite le plus inclusif, ouvert et crdible possible. Dans cet esprit, la Mission onusienne a salu les mesures de dcrispation politique prises jusqu ce jour par le Gouvernement visant permettra aux parties prenantes congolaises dengager un dialogue ouvert et sans exclusive. Ces mesures vont dans le sens des dispositions pertinentes de la rsolution 2277 du Conseil de scurit, selon la MONUSCO qui a dit toutefois esprer quil y aura dautres mesures rpondant aux critres pertinents de ladite rsolution. Celleci, faut-il le rappeler, en son article 8, Exhorte le Gouvernement et toutes les autres parties concernes crer les conditions ncessaires pour que le processus lectoral soit libre, juste, conforme la Constitution congolaise, pour quil saccompagne dun dbat politique libre et constructif, et pour que soient assurs la libert dopinion et dexpression, la libert de runion, un accs quitable aux mdias, y compris aux mdias dEtat, {et la scurit et la libert de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs et tmoins, des journalistes, des dfenseurs des droits de lHomme et des acteurs de la socit civile, notamment des femmes}. Ritrant que le dialogue reste la seule issue pour sortir de limpasse politique actuelle, lOrganisation des Nations Unies a appel les acteurs politiques, toutes sensibilits confondues, notamment ceux qui hsitent encore, rejoindre ce processus. A cet gard, lONU a dit quelle entendait, par le biais du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, continuer dencourager toutes les parties prenantes sengager dans la voie du dialogue. Appel agir pour viter une crise grave Lors de la troisime runion du Groupe de soutien la facilitation tenue le 4 aot, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral, Maman S. Sidikou avait dj appel les acteurs politiques congolais agir pour viter au pays de plonger dans la violence. Face lapproche des chances lectorales, il est essentiel que les acteurs politiques de diffrents bords de lchiquier politique se ressaisissent et agissent rapidement pour viter que limpasse actuelle dgnre en crise grave susceptible de plonger le pays dans la violence, avait notamment dclar M. Sidikou. Le chef de la MONUSCO avait, cette occasion, exhort tous ses interlocuteurs congolais faire preuve de responsabilit dans leurs actes et leurs dclarations, denvenimer davantage la situation actuelle en leur rappelant notamment leur obligation devant leurs peuples et devant lhistoire. Il avait galement remerci Edem Kodjo pour Dialogue destin dgager le consensus politique permettant lorganisation dlections crdibles et apaises. Maman Sidikou avait par ailleurs salu les initiatives de la CENCO, des ambassadeurs africains et europens et du prsident Sassou Nguesso qui, de leur ct, exhortaient les Congolais privilgier le dialogue comme voie royale pour rsoudre leurs divergences. Le Reprsentant spcial stait, cette mme occasion, rjoui du lancement de la le 31 juillet dernier Gbadolite, dans le NordUbangi, voyant dans cette opration un pas important pour lorganisation dlections transparentes, crdibles et paisibles. des Nations Unies ce processus, Maman Sidikou avait rappel que lONU apportait ce soutien dans le cadre de la Rsolution 2277 du Conseil de scurit. Maintenant, il revient aux acteurs politiques de se mettre ensemble pour trouver un consensus politique sur la voie suivre, avait conclu le chef de la MONUSCO.Notons que les travaux du Comit prparatoire dudit dialogue se sont achevs le 27 aot sans la participation dune frange importante de lopposition. Dans un entretien accord Radio Okapi le 30 aot, travaux du dialogue politique dmarrent le 1er septembre la Cit de lOUA Kinshasa. LONU appelle tous les acteurs politiques congolais sengager dans le processus du dialogue Par Tom Tshibangu/MONUSCO Photo MONUSCO/Michael Ali 4 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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5 Depuis le 9 aot 2016, les premires listes lectorales provisoires sont dinscription des lecteurs Gbadolite, dans le Nord-Ubangi, province situe dans le Nord-ouest de la RDC. Lance le 31 juillet 2016, cette opration denrlement des lecteurs devant permettre la rvision du matin jusquau soir en dpit de quelques comme nous lavons constat dans quelques centres que nous avons pu visiter. En 10 jours, le centre install au collge Mobutu de Gbadolite a enregistr environ 500 lecteurs, tandis que celui situ dans linstitut Kaya en a inscrit prs de 400. Selon les prsidents de ces centres, il faut 10 minutes, parfois une heure, pour livrer une carte dlecteur. Alors quau lancement de lopration, la procdure durait 3 6 minutes. Des jeunes de 16 ans, accompagns de tmoins, se font aussi inscrire. Mais eux reoivent une carte portant une mention indiquant que celle-ci ne deviendra valide qu leur majorit lectorale, soit 18 ans. Des problmes techniques Les machines chauffent et sarrtent, les locaux tant sans climatisation. Des camras qui changent dangle de vue de manire intempestive. A chaque arrt dordinateur, une partie des requrants simpatientent et repartent chez eux. Il fallait arer les salles et travailler au moins avec deux machines de rserve. Tout cela manque, se lamente le responsable dun centre. Interrogs, certains habitants semblent tout ignorer de lopration en cours. Et pour les voies publiques invitant les citoyens se faire enrler. Sauf les quelques banderoles dployes sur le mur du bureau provincial de la CENI sur le boulevard de Gbadolite. de lenrlement en cours mais ne se pressent pas, disant quils disposent de trois mois pour sinscrire. Autant dire quil faut davantage sensibiliser la population. Au centre dinscription install dans lenceinte de lInstitut Kaya, on signale deux problmes. Dabord, certains requrants analphabtes ignorent les noms de leurs parents/tuteurs, ou sont incapables de faire la distinction entre leur secteur et leur territoire dorigine, ou encore ne savent pas quils relvent du Nord-Ubangi depuis le dmembrement de lex-Equateur en cinq nouvelles provinces. En outre, ajoute un chef de centre, lors des lections de 2006 et 2011, les agents de la CENI se voyaient verser un acompte sur leur salaire ds la signature de leur contrat. Maintenant on travaille sans Rvision du fichier lectoralLa CENI satisfaite de lopration pilote denrlement lectoral dans le Nord-Ubangi Photo MONUSCO/Daniel Wangisha 5 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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6 motivation. Autant de revendications et en compte par la CENI pour garantir le bon droulement du processus denrlement lectoral. 33 643 lecteurs enrls en 15 jours La CENI a enrl 33 643 lecteurs en 15 jours, dans 133 centres dinscription sur les 412 ouverts dans la province pilote du NordUbangi, selon le prsident de cette institution, Corneille Nangaa, qui sexprimait le 17 aot Kinshasa, lors dun atelier dvaluation de cette opration denrlement. Lobjectif de cette valuation, est dexaminer cette opration avant de lancer la production grande chelle des quipements, a expliqu M. Nangaa. Selon lui, les oprations se droulent normalement, suivant le chronogramme de la Commission lectorale nationale indpendante. Nous pensons que ce que nous avons lanc [Enrlement des lecteurs], nous allons le terminer comme , a ajout le prsident de la CENI. Le soutien du Gouvernement La CENI salue lappui quapporte le Gouvernement congolais au processus de Ubangi, notamment en respectant le plan de dcaissement de fonds convenu, soit 20 millions de dollars au premier semestre et 30 millions chaque mois pour le deuxime semestre, selon le rapporteur de la Centrale lectorale. Le Gouvernement a galement a mis disposition 4 gros porteurs qui transportent les kits lectoraux. Que fait la MONUSCO dans lopration pilote de Gbadolite ? La rsolution 2277(2016) du Conseil de scurit a donn la MONUSCO, en plus de fournir une assistance technique et logistique pour la rvision des listes lectorales. Au cours de la Mission dvaluation des besoins lectoraux venue de New York du 24 avril au 10 mai 2016, le coordonnateur de lONU pour les activits dassistance lectorale a fait des recommandations et prcis le contenu de cette assistance. Ainsi le partage de rles dcid le 14 juin entre la MONUSCO, la CENI et le projet PACEC/PNUD se prsente comme suit : Pour lassistance logistique, la MONUSCO dploiera seule le matriel denregistrement des lecteurs de Kinshasa vers 15 hubs logistiques de la CENI sur lensemble du territoire national et fera la distribution dans 107 antennes et sites de formation daccs antennes et autres sites (118) et des antennes vers les centres dinscription (18000) sera assure par la CENI avec lappui du projet PACEC du PNUD. Lassistance technique consistera donc, pour la MONUSCO et le PNUD, : (i) fournir la CENI, au niveau de ladministration centrale, un appui la la coordination et le suivi des activits lectoral(constitution des bases de donnes informatiques, la formation du personnel lectoral, la sensibilisation et lducation civique lectorale des lecteurs; (ii) au niveau des provinces, mettre en place une quipe technique et logistique de 4 ou 3 experts pour appuyer les dmembrements de la CENI, savoir : les secrtariats provinciaux et les antennes en leur apportant des conseils techniques pour lorganisation et lexcution sur le terrain, des activits de lopration de Pour ce qui est de lopration pilote de Gbadolite, une quipe dexperts techniques et logistiques est en place Kinshasa et sera renforce par les prochains recrutements. Elle a apport un appui technique la CENI dans la prparation de lopration. Sur le plan logistique toutes les dispositions sont prises pour que le plan arrt avec la CENI soit ralis. Le personnel technique et logistique est dploy Gbadolite, les quipements de chargement et de dchargement ainsi que les conducteurs sont Kinshasa et Gbadolite et assistent la CENI ; les entrepts sont mis disposition ou sont lous Kinshasa et dans les 5 antennes. Pour le transport du matriel, la MONUSCO entre en action ds que les kits denrlement sont au plan tabli. Photo MONUSCO/Daniel Wangisha Photo MONUSCO/Daniel Wangisha 6 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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7 L socit civile de Manono, ont exprim leur joie et se sont dit heureux dtre ainsi soutenus. Depuis septembre 2015, nous faisons notre travail de sensibilisation pied, parcourant de longues distances pour aller de villages en villages ; mais nous ne nous sommes pas dcourags. Depuis notre installation, il ny Luba na pas repris. La paix est revenue entre nous. Par ailleurs, soucieux de maintenir cette paix, les membres des comits Baraza ont demand aux autorits provinciales de punir tout fauteur de trouble. Le ministre de lIntrieur, Scurit, Dcentralisation et Affaires Coutumires, pour sa part, sest rjoui du retour de la paix et de lentente entre les deux communauts. Le calme est revenu et les populations vaquent leurs occupations at-il fait remarquer. Il a galement apprci la contribution de la MONUSCO aux comits de Baraza, avant de rassurer les populations, prcisant que le dsordre ne sera plus tolr. Le Chef de bureau de la MONUSCOKalemie, a, quant lui, ritr la disponibilit de la MONUSCO appuyer le gouvernement de la province. On se souvient quentre 2014 et 2015, Luba a pris une allure inquitante, incitant la MONUSCO et les autorits locales simpliquer pour mettre un terme lescalade de violence entretenue par les chefs de milices Pygmes et Luba. Plus encore, populations des communauts tant Pygme que Luba ont t dsastreuses sur le plan socio-conomique et au niveau humanitaire. Le Bureau de Kalemie sest investi, travers les mcanismes de protection et de mdiation, dembraser bon nombre de territoires de cette province. Parmi ces mcanismes, on cite lapproche Baraza qui est considre social. Rappelons que la cration du comit Baraza est une occasion pour les leaders combattants Pygmes et Luba de participer un dialogue franc et transparent avec la facilitation de la MONUSCO et sous la coordination de la Socit civile de Manono. Chaque comit est compos de quatorze membres dont sept leaders Pygmes et sept leaders Luba avec pour mission de sensibiliser les deux communauts la cohabitation le dialogue. Pour renforcer les capacits dintervention des comits de rconciliation, la MONUSCO a form les membres aux notions fondamentales de rsolution et Aujourdhui, le constat est que larbre de la paix, symbole de rconciliation, plant chaque occasion dans les localits autrefois en surchauffe, a pris racine, puisque limpulsion des comits Baraza dont les dplacements seront dornavant facilits par un moyen de transport utilitaire quest la bicyclette. La mise en uvre du processus Baraza aura ainsi permis de renforcer lautorit dploiement des Forces de scurit comme la Police Nationale Congolaise ou les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC), et dapporter un appui humanitaire au besoin. KalemieLa MONUSCO soutient le processus de pacification dans la province du Tanganyika Par Marcelline Comlan/MONUSCO Photo MONUSCO/Marcelline Comlan 7 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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8 Une dlgation mixte (forte de 13 membres) de la MONUSCO SudKivu (Bukavu et Uvira), Forces armes de la RDC (FARDC) et gouvernement provincial du Sud-Kivu sest rendue le 16 aot 2016 dans la localit de Lubonja ( 98 kilomtres dUvira), en territoire de Fizi. Conduite par le ministre provincial de lIntrieur, Scurit et Ordre public Eciba Mboko, elle avait pour objectif de senqurir de la situation scuritaire dans cette zone en proie aux groupes arms locaux (Ma Ma) et trangers (FNL du Burundi notamment). La dlgation a t accueillie son arrive par lAdministrateur du territoire de Fizi Louis Boboto Monkassa. Puis, elle a tenu une runion avec lAutorit locale et les Casques bleus de la MONUSCO qui ont fait un expos sur la situation scuritaire Lubonja. Situation domine par des problmes de et surtout par lactivisme de groupes arms qui, il y a 3 mois encore, taient en passe de faire de Lubonja une zone de nondroit: embuscades, vols de vaches, collecte illgale de taxes, viols, pillages, meurtres, etc. Des exactions commises aussi bien sur les populations civiles que sur les FARDC. Assez pour que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO) et larme rgulire congolaise (FARDC) unissent leurs efforts pour lutter contre cette inscurit et mieux protger ainsi les civils. Cot MONUSCO, outre le soutien (logistique) aux oprations de traque des groupes arms rebelles par les FARDC, il y a galement eu ltablissement Lubonja, depuis le 5 aot 2016, dune base militaire temporaire (SCD), appuye par les Forces spciales gyptiennes de la Mission onusienne. But de cette base militaire temporaire : ncessit de collaborer avec les FARDC plutt quavec les groupes arms ; de taxes par lesdits groupes arms ; patrouilles motorises et pdestres, aussi bien de jour que de nuit ; les FARDC en matire scuritaire par le canal de runions (3 fois par semaine) avec les populations locales et la notabilit ; FARDC, et donc, protger les civils. De lavis de lAdministrateur du territoire de Fizi et des populations locales, deux semaines aprs ltablissement de cette Base militaire de la MONUSCO Lubonja, la situation scuritaire sest nettement amliore, nous sommes reconnaissants des efforts de la MONUSCO. La MONUSCO qui, de son cot, a ajout quaucun cas de violation des droits humains na plus t enregistr depuis le 5 aot dernier, lactivit conomique a repris, le retour la lgalit et la normalit sopre lentement mais srement, comme la prcis le Chef des oprations du Contingent pakistanais (PakBatt III). Bref, la coordination des oprations entre la MONUSCO et les FARDC a permis de restaurer lautorit de pakistanais. Toutefois, en raison de la volatilit de la situation et de la rencontre avec les populations et autorits locales, la vigilance reste de mise. Cest ainsi quil a fortement t recommand que les FARDC accroissent leur nombre sur place pour faire stopper tout soutien des populations locales aux groupes arms ; tout comme le prolongement de la prsence militaire de la MONUSCO dans la zone. Ce dont le Chef de Bureau de la MONUSCO-Sud Kivu, Charles Frisby, a promis de faire part sa hirarchie. Avant de quitter Lubonja pour Bukavu via Uvira, le ministre provincial de lIntrieur a lanc un appel la population masse devant la Base militaire de la MONUSCO : on peut avoir la meilleure arme du monde, mais sans la collaboration de la population, aucune arme ne peut gagner la guerre, leur a-t-il dit, avant de leur demander de cesser tout soutien aux groupes arms, de collaborer avec les Forces de dfense et de Scurit et de cultiver la paix ; la paix sans laquelle, a conclu Eciba Mboko, il ne peut y avoir de dveloppement, dagriculture, de commerce, de tourisme, de routesSignalons que cette dlgation mixte comprenait aussi le ministre provincial du Plan, le Commandant FARDC du Secteur Sud des Oprations Sukola II le gnral Bwange Safari et le chef du sous-bureau de la MONUSCO-Uvira, Ould Mohamed El Hacen. Protection des civilsNette amlioration de la scurit Lubonja au Sud-Kivu Photo MONUSCO 8 Echos de la MONUSCO N Aot 2016Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO

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9 Dans la foule de cette attaque des lments de lADF du 13 aot, la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) a dploy dans la zone concerne des troupes du contingent npalais de la Force de la Mission onusienne bases dans le secteur, pour prvenir toute nouvelle attaque contre les populations civiles et assurer leur protection. Au moins 50 personnes ont t tues dans cette attaque qui a provoqu le dplacement de populations civiles de la rgion de Beni et dEringeti, vers les localits de Luna, Ndalia et Idohu. En mme temps, des centaines dautres dplacs ont t signals Benicentre. La MONUSCO a tenu le 14 aot une runion du Comit de gestion de crise, pour valuer la situation scuritaire prvalant sur le terrain, et arrter des mesures idoines en vue de renforcer les patrouilles conjointes Force de la MONUSCO-Police onusienne dans la ville de Beni, et dominer le terrain par des patrouilles vigoureuses dans la rgion de Rwangoma avec les Forces armes de la RDC (FARDC). La Brigade de lIturi de la Force de la MONUSCO, a galement instruit les bases du contingent bangladais dployes dans les zones limitrophes avec la province du Nord-Kivu, de demeurer en alerte maximale, de responsabilit et de travailler en troite collaboration avec les FARDC. Et ce, dans le de lADF dans leur zone de responsabilit, et de protger galement les populations civiles riveraines. Une dlgation compose de responsables civils, militaires et de la Police de la MONUSCO, a effectu le 15 aot 2016 une visite oprationnelle dans les localits touches par lattaque de lADF, notamment Mbelu et Rwangoma, dans le but dvaluer la situation scuritaire et dtudier la mise en Les Nations Unies condamnent un nouveau massacre de civils Beni Par Tom Tshibangu/MONUSCO Photo ONU9

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10 application de la Stratgie Oprationnelle Intgre de Lutte contre lInscurit Beni (SOLIB). Le 16 aot 2016, la MONUSCO a dploy sur le terrain un Comit conjoint charg denquter sur cet incident. Un (01) prsum lment de lADF impliqu dans cette attaque, a t apprhend. Condamnation ferme et vive de la part de lONU Cette nime tuerie de civils dans la rgion de Beni a suscit une condamnation ferme et vive de la part des Nations Unies qui ont sincres condolances la population et au Gouvernement de la RDC, la suite de cette tragdie. Le 15 aot 2016 New York, le Secrtaire gnral des Nations Unies a exprim sa consternation devant ce nouveau massacre, condamnant dans les termes les plus forts cette dernire attaque dans une rgion o, depuis octobre 2014, des centaines de civils ont t tus par des membres prsums de lADF. M. Ban Kimoon a demand que les responsables de cette attaque soient traduits en justice, avant de ritrer lengagement de lONU soutenir les autorits de la RDC dans leurs efforts pour faire face aux menaces des groupes arms et faire cesser limpunit, en conformit avec le mandat de la MONUSCO. Pour sa part, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Maman Sambo Sidikou, a dclar dans un communiqu de presse publi le 14 aot 2016 Kinshasa, que La Mission des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) condamne cet acte barbare commis contre les populations civiles, et ritre son soutien aux FARDC (Forces armes de la pour protger les populations civiles de Beni. Le 16 aot, les membres du Conseil de scurit ont galement condamn avec la dernire nergie les tueries dau moins 50 civils le 13 aot au village de Rwangoma, par les membres prsums de lAlliance des Forces dmocratiques (ADF). Les 15 ont exprim leur profonde proccupation face la persistance des violences dans cette rgion, o plus de 700 civils ont t tus depuis le mois doctobre 2014. Et de souligner la ncessit pour le Gouvernement de la RDC de mener une enqute approfondie et rapide sur ces attaques pour traduire en justice ceux qui les ont perptres. Ils ont exhort le Gouvernement mener dautres actions militaires (...), et avec lappui de la MONUSCO en conformit avec son mandat, en vue de les autres groupes arms qui oprent dans la rgion. Le Conseil de scurit a toutefois rappel que les facteurs dterminants des activits de ces groupes arms sont divers et il ny a donc pas que la solution militaire au problme des groupes arms, en soulignant la ncessit des rponses militaires et civiles largies au problme de ces groupes arms. Les membres du Conseil ont ritr leur appui la MONUSCO et demand toutes les parties de collaborer pleinement avec la Mission et de demeurer engages la mise en uvre totale et objective du mandat de la Mission. Appel lunit de tous les acteurs Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU en RDC, le Dr Mamadou Diallo, a appel lunit de tous les acteurs impliqus dans la restauration de la paix et la scurit dans la rgion de Beni. Lheure est aux messages dunion et de collaboration forte pour sattaquer la situation de Beni, plutt que des messages qui visent affaiblir le front uni entre la MONUSCO, les FARDC et le gouvernement congolais, a dclar le Dr Diallo, le 19 aot Kinshasa, devant les participants la 48e session ordinaire du Conseil national excutif de lEglise du Christ au Congo (ECC). Il ragissait lappel lanc par la socit civile de Beni exigeant le dpart de la MONUSCO de ce territoire. Nous avons compris leur message et nous les exhortons travailler avec nous [MONUSCO] pour nous aider avoir des informations correctes sur les origines de ce groupe [ADF], ses motivations et son enracinement dans la communaut locale, ses modes de recrutement et ses stratgies ensemble nous attaquer la racine du mal pour continuer affaiblir ce groupe, a ajout le Dr Diallo. Grce aux efforts conjugus des FARDC, du gouvernement et de la MONUSCO, les menaces des lments de lADF Beni seront rduites comme lont t celles poses ailleurs par dautres groupes tels que les FDLR et le M23, a-t-il conclu. Photo MONUSCO/Michael Ali Du 06 au 13 aot 2016 deux bataillons FARDC et des troupes de deux autres de la FIB sont parvenus occuper le camp Garlic reconnu pour tre au cur du dispositif de combat des ADF, au coeur du triangle ADF. Le camp a t pris aprs une dure bataille o la MONUSCO a dploy ses troupes au sol pour appuyer les soldats congolais, et fait un usage dcisif de son artillerie lourde et de ses mortiers Une cinquantaine de prsums ADF ont t tus dans lopration, selon les FARDC. A Rwangoma dans le territoire de Beni, Maman Sambo Sidikou qui est arriv le 29 aot 2016, en compagnie du Nonce apostolique, Luis Mariano Montemayor, qui effectuait une visite pastorale au diocse de Beni-Butembo a notamment dclar Il est nous comptons les morts, les uns aprs les autres et a ne peut plus continuer. La prise du camp Garlic une destruction du dispositif scuritaire des ADF

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11 En tant que telle, elle sera charge entre autres dappliquer les lois et rglements relatifs aux voies de communication, de prvenir et rprimer les infractions sur les voies de communication lacustre entre les territoires dUvira et de Fizi et participer leur rpression ; excuter les autres demandes dassistance des autres services publics de lEtat uvrant sur les voies de communication La nouvelle Unit de sera surtout attendue dans la lutte contre la fraude et la contrebande minire qui soprent travers le lac Tanganyika vers les pays limitrophes : une tche qui est loin dtre une sincure. Le chef du Dpartement de la Scurit publique au sein du Commissariat provincial de la Police Nationale Congolaise du SudKivu qui reprsentait le Commissaire provincial cette crmonie a salu la communaut dintrts entre la PNC et ses partenaires que sont lOrganisation Internationale pour les Migrations (OIM) qui a dot cette nouvelle Unit de lunique barge motorise dont elle dispose ce jour, la formation des lments de cette Police contingent uruguayen (URPAC) a assur la formation desdits lments aux techniques de surveillance maritime. De son ct, lAdministrateur du tre de vrais patriotes, qui servent la Nation plutt que de se servir sur le dos des usagers du lac Tanganyika dont ils ont dsormais des mouvements. Samuel Lunganga Lenga les a exhorts demeurer intgres, faire preuve de professionnalisme et surtout, ne pas dtourner la barge motorise mise leur disposition pour en faire un moyen denrichissement personnel, mais plutt un moyen de contrle et de scurisation des populations des deux territoires de Fizi et dUvira. Cest aussi le mme message que le prsident de la Fdration des Entreprises du Congo, FEC-Uvira, a tenu faire passer auprs de ces policiers. Kiza Muhato a dviter les tracasseries et la corruption, mais plutt de protger les commerants, les populations civiles et leurs biens. La crmonie sest acheve par un exercice des lments de la nouvelle Unit de Police Casques bleus uruguayens de la MONUSCO qui se sont prts lexercice. UviraLa Police lacustre dsormais oprationnelle, grce lappui des partenaires de la RDC, dont la MONUSCO et lOIM ParJean-Tobie Okala/MONUSCO Photo MONUSCO/Jean-Tobie Okala

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12 Les thmes dvelopps vont de la prvention et la rpression des violences sexuelles, la stratgie de communication relative la protection des victimes, tmoins et dfenseurs des droits de lHomme et autres acteurs de la justice. Pour Charles Frisby, chef de Bureau de la MONUSCO/Sud-Kivu, cet atelier revt une importance particulire car il sinscrit dans un cadre professionnel pour la continuation de la lutte contre toutes les violences sexuelles. En dpit de certains progrs raliss dans ce domaine, Charles Frisby note quil est ncessaire de capitaliser les efforts raliss pour que tous les lments des Forces de dfense et de scurit [y compris les nouvelles recrues] soient bien informs [sur cette lutte] zro les incidents de violence sexuelle lis soit aux Forces de dfense et de scurit, soit aux groupes arms, a prcis le chef de Bureau de la MONUSCO/Sud-Kivu. La formation a t assure par des La MONUSCO appuie le ministre de la Dfense experts du ministre de la Dfense nationale, du Service dEducation civique patriotique et dActions sociales des FARDC, de lAuditorat gnral prs la Haute Cour militaire, de la MONUSCO et de lUNICEF. A lissue de latelier, Charles Frisby a ritr lengagement de la MONUSCO accompagner le Gouvernement congolais en gnral et les FARDC en particulier au cours de chaque tape pour que se concrtise graduellement la lutte contre le Photo MONUSCO Photo MONUSCO/Anne HerrmannPar Alain Likota/MONUSCO

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13 19 aot : Journe mondiale de lAction humanitaire Depuis prs de 20 ans, la Rpublique dmocratique du Congo (RDC) vit une crise humanitaire multiple et complexe. Le plan daction humanitaire estime quen 2016 plus de 7,5 millions de personnes ont besoin dassistance humanitaire. La dtrioration scuritaire dans plusieurs territoires et le dmantlement forc des camps/sites de dplacs a suscit de nouveaux mouvements de population ainsi que la destruction ou la perte massive de biens et services de base. Les provinces de lest de la RDC comptent 1,7 million de personnes en situation de dplacement, dont 80 % sont des femmes et des enfants. La problmatique des dplacements constitue elle seule 60 % des besoins dassistance humanitaire toujours grandissants. Dans les zones de dplacement, laccs leau, lalimentation, aux soins de sant et aux champs et autres moyens de subsistance contribue accentuer le cycle de pauvret dans les zones touches. inondations dans les provinces de lEquateur, ex-Katanga, Maniema, Mongala et MaiNdombe, Nord Kivu et Tshopo, mais galement le retour tardif des pluies et linvasion des criquets dans les provinces du Haut Lomami, Tanganyika, Maniema, Equateur, Mongala, de cholra, de laugmentation de linscurit alimentaire, de la destruction dinfrastructures dans plusieurs territoires de la RDC. Entre janvier et juin 2016, les interventions des acteurs humanitaires ont atteint 1,3 million de personnes. 382 561 rfugis se trouvent actuellement sur le territoire de la RDC dont 94 632 centrafricains, 28 627 burundais et 12 912 sud-soudanais. Plus de 21 millions dans le monde. Le plan daction humanitaire de la 690 millions de dollars amricains. A ce jour, Lassistance humanitaire en RDC fait face de population presque quotidiens. Les dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, limitant leur champ dintervention dans les zones dopration et privant des milliers de de la semaine du 13 au 19 aot, on a dplor un 8me cas denlvement dhumanitaire au Nord-Kivu. Depuis 2015, il sobserve une augmentation inquitante des attaques contre les humanitaires, en particulier les embuscades et enlvements. Il est primordial de pouvoir garantir aux humanitaires oprant aux personnes vulnrables. Toute entrave physique ou autre lassistance humanitaire nont pas accs lassistance dont ils ont besoin.Source : verbatim de la confrence de presse One UN hbdomadaire du 17 aot 2016

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14 Echos de la MONUSCO: Pourquoi une Journe pour lAction Humanitaire ? Mamadou Diallo : Cette journe est loccasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui, chaque jour travers le monde, font face au danger et ladversit pour aider ceux de nos frres et surs les plus vulnrables. La date du 19 aot choisie pour clbrer la Journe humanitaire mondiale, a t une date choisie par lAssemble gnrale des Nations Unies en rfrence lattentat meurtrier qui a vis les quartiers gnraux des Nations Unies dans la ville de Bagdad en Irak, la date du 19 aot 2003, o 22 personnes ont perdu la vie, y inclus le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies. Le thme de la Journe mondiale humanitaire de cette anne est : une seule humanit. Ce thme cherche inspirer les citoyens du monde continuer dexiger des mesures pour atteindre et soutenir les personnes les plus vulnrables pour et en besoin daide humanitaire. La clbration de cette journe qui arrive en continuit de la tenue du sommet humanitaire mondial qui a eu lieu en Turquie cette anne, sommet au cours duquel le monde sest engag se mobiliser pour apporter assistance et sauver la vie de quelques 130 millions de personnes qui sont dans le besoin travers le monde. Il me plat ici, de partager avec vous le contenu essentiel du message du Secrtaire gnral des Nations Unies, monsieur Ban Kimoon, loccasion de la clbration de cette journe. Je cite : Chaque anne, la Journe mondiale de laide humanitaire nous rappelle quil faut agir pour allger les souffrances dautrui. Derrire les statistiques se cachent des individus, des familles et des communauts dont les vies ont t dtruites. Il sagit de gens ordinaires, denfants, de femmes, dhommes, obligs quotidiennement de faire des choix choix impossibles. Les solutions aux crises qui ont plong ces personnes dans des situations rapides. Mais nous pouvons tous agir pour y faire face. Et le moment de laction, cest maintenant. Cest aujourdhui. Nous pouvons faire preuve de compassion, nous pouvons protester contre linjustice, nous pouvons nous employer changer les choses. Mettant laccent sur les droits de lHomme, la rsilience et llimination de la pauvret, les 17 objectifs mondiaux de dveloppement durable constituent un plan pour 15 ans pour rduire les besoins et la vulnrabilit et favoriser lavnement dun monde de paix, de cette aventure collective soit un succs, chacun de nous doit jouer son rle. Chacun dentre cette Journe mondiale de laide humanitaire, unissons-nous au nom de lhumanit et montrons que nous ne pouvons laisser, et ne laisserons, personne de ct. Fin de citation. Que peut attendre la RDC dune telle clbration ? Il ny a pas de meilleur endroit ou dendroit plus appropri pour clbrer la Journe mondiale humanitaire que la Rpublique dmocratique du Congo, pour plusieurs raisons dont je vous citerai trois. La premire raison : ce pays connat depuis plus de deux dcennies lune des crises humanitaires les plus longues et les plus Mamadou Diallo : Rendre hommage ceux/celles qui, face au danger, aident les plus vulnrables 14

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15 lappui constant et de laccompagnement de la communaut internationale au cours des vingt dernires annes. Appui qui sest manifest non seulement par un soutien constant travers lallocation des ressources par le maintien dun intrt global sur le sort des Congolaises et des Congolais dont la vie tait drange par laction des groupes arms ou laction combine des catastrophes naturelles. Deuxime raison, la Rpublique dmocratique du Congo est un laboratoire o au cours des dernires annes, travers laction des familles congolaises, des communauts congolaises, mais galement du Gouvernement congolais des solutions innovantes et cratives ont t trouves pour pouvoir sadresser la problmatique de laide humanitaire et la problmatique du dplacement. Ces solutions que nous appelons sous le vocable de Solutions durables, ont t partages par la RDC au sommet humanitaire mondial et ont commenc inspirer une discussion au niveau global pour savoir quest-ce quil faut faire pour rpondre la problmatique du dplacement. Troisime raison, la Rpublique dmocratique du Congo est le thtre, le creuset et le rceptacle des gestes dhumanit et de compassion dont on ne parle pas assez. Il me plat de rappeler ici que pendant quon clbre la Journe mondiale humanitaire, ce pays continue daccueillir au moment o je parle, plus de 375.000 rfugis dans les nouvelles provinces du Haut-Ul et du Bas-Ul, pour ce qui regarde les rfugis du Soudan du Sud. Dans la province du Sud-Kivu pour les rfugis burundais, dans la province du Nord-Ubangi, dans lancienne province Equateur, pour les rfugis centrafricains, et beaucoup dautres points qui ne ncessitent pas une grande attention. Je cite ces chiffres simplement pour vous dire que dans ce pays, au cours du dernier demi-sicle depuis que ce pays a [accd] lindpendance, il a fait preuve dun esprit daccueil et de solidarit sans prcdent dans lhistoire de lhumanit, pour accueillir les frres et surs africains des pays voisins qui ont fui leurs pays pour des causes diverses et qui ont trouv refuge au Congo. On nen parle pas souvent dans un monde o nous assistons la fermeture des frontires, lrection des murs pour pouvoir garder les rfugis et autres personnes vulnrables au dehors, ce pays na jamais ferm ses frontires ; il a toujours laiss des frontires ouvertes, il a toujours aid ceux et celles qui ont fui leurs pays et qui ont fui les partager avec vous, la rponse humanitaire important de la communaut internationale, mais le premier acteur humanitaire au Congo, ce sont les Congolaises et les Congolais, ce sont les familles congolaises et les communauts congolaises. Pour la raison bien simple quune personne dplace sur deux et un rfugi sur deux dans ce pays ne vivent pas dans les camps, ne reoivent pas dassistance humanitaire internationale ; ils sont hbergs, accueillis, soutenus, nourris et protgs par les familles congolaises. Ce geste dhumanit, cette compassion, cette capacit partager le peu que les familles et les communauts congolaises ont, sont des signes dhumanisme qui doivent tre reconnus et salus du peuple congolais. Alors en cette journe de clbration de laction humanitaire internationale, il me plat en tant que Coordonnateur humanitaire, mais galement Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, de faire mention de la gnrosit du peuple congolais et de saluer cette gnrosit. Que doit attendre le peuple congolais plus prcisment de laction humanitaire son endroit? Eh bien, un soutien sans faille du systme des Nations Unies au peuple congolais dans de cette nation. A la fois confronte des groupes arms sans foi ni loi, dont le seul but est de tuer, de blesser et de dstabiliser les populations paisibles au Congo, et pour lequel il ny a dautre rponse quun combat rsolu jusqu leur dfaite. Combat qui, je le rpte, nest pas que militaire mais qui demande aussi ladhsion de la population congolaise et son accompagnement et son soutien aux efforts de ses forces armes que sont les FARDC, de sa scurit quest la PNC, mais galement un soutien laction faire ce travail la fois militaire et civil pour arms. Ensuite, attendre du mieux du systme des Nations Unies et des partenaires du Congo dans la mesure o notre accompagnement est multiforme ; pendant que nous parlons, nous poursuivons nos efforts pour crer les conditions pour que les prochaines lections lectoral que nous appuyons sous mandat du lectoral crdible capable de permettre aux Congolaises et Congolais, le jour o il y aura des lections dans leur pays, dexercer leur devoir citoyen et de pouvoir impacter les rsultats des lections dans le choix des hommes et des femmes qui vont diriger ce pays au cours des prochaines annes. dans la mesure o nous sommes aussi de soutien, dune discussion, dun dialogue, dun dbat, je vous laisse le choix de la terminologie, entre les acteurs congolais de tout bord quils trouvent une issue politique la crise laquelle leur pays fait face, pour crer les conditions daller des lections apaises, crdibles et inclusives qui permettent aux Congolaises et Congolais dexercer dans la paix et la srnit leur devoir citoyen daller voter. Cest cet appui multiforme multiples facettes que le systme des Nations Unies travers la MONUSCO, mais galement les agences, fonds et programmes apportent au Congo qui nous font dire que, au moment o le Congo traverse une phase dlicate de son histoire, les amis du Congo, au rang desquels les Nations Unies, sont ct du peuple congolais et du gouvernement congolais.

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16 La population fuyant les violentes exactions est arrive par centaines dans les localits frontalires du nord-est de la RDC, notamment Bangalu, Sugba, Mugoroko, Massombo, Doruma, Bitima, Dungu, Aba, Ingbokolo, Kendriyo. Les territoires de Dungu, Faradje et Aru, ont dj accueilli plus de 20 000 sudSoudanais en qute de scurit et de paix. La majorit de ces rfugis sont des femmes et des enfants venus de ltat de Western et Central Equatoria Tous tmoignent de lampleur du climat dinscurit. La population est soumise des pillages systmatiques et extorsion de biens, viols des femmes et tortures inhumains. Soudainement, des groupes arms ont envahi notre village. Devant moi, ils ont tir sur mon mari. Jai voulu mapprocher pour le secourir mais les voisins mont pris chez eux. Ils mont dit que mon mari tait mort. Il a t enterr prcipitamment et jai fui avec les voisins raconte une jeune femme de 21 ans. Une autre jeune femme de 25 ans explique : Les assaillants sont arrivs et ils ont commenc bruler les maisons et ligoter nos maris. Tout le monde a commenc fuir et moi aussi jai fui. En chemin, je me suis arrte ct de lhpital Network Eso Centre pour me reposer un peu. Jai entendu les pleurs dun bb lintrieur mais lhpital tait dsert. Jai attendu mais lhpital restait dsert et le bb pleurait toujours. De peur quelle ne meure, je lai prise et je me suis enfuie avec elle. Je lui ai donn comme prnom Nancy. Une quipe du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (UNHCR) est actuellement sur le terrain pour appuyer la Commission Nationale pour les Rfugis (CNR) qui procde lenregistrement biomtrique des nouveaux arrivants. Au dbut, les rfugis taient accueillis par des familles locales. Avec laugmentation des arrives, la capacit daccueil dans les familles a atteint ses limites. Dans certaines localits, les rfugis sont mme plus nombreux que la population locale. Des nombreux rfugis nont donc pas o se loger. Ils sinstallent dans les champs et dans la fort dans des conditions dplorables. engagements, a dj octroy le statut de rfugis prima facie cette population venue du sud soudanais. Ce statut de rfugi prima facie est gnralement accord aux groupes de population qui fuient leur pays en raison Loctroi de ce statut a permis au HCR, au Programme Alimentaire Mondial (PAM), et aux organisations non gouvernementales, de fournir une assistance de base. Farine, huile, haricot et articles mnagers tels que des jerricans deau, des couvertures et du matriel agricole ont t donn ces rfugis dj enregistrs. Mais, de nouveaux rfugis continuent darriver chaque jour. La situation humanitaire est trs proccupante, dautant plus que la communaut humanitaire qui face des contraintes budgtaires svres, ce qui rduit sa capacit pourvoir une assistance approprie au besoin de ces rfugis. Une telle situation, si elle perdure, est de nature engendrer de srieux problmes de protection pour ces rfugis particulirement vulnrables. Cest pourquoi, le HCR lance un appel pour attirer le regard de toutes les bonnes volonts vers la situation des rfugis sud-Soudanais dans la province de lIturi et du Haut Ul. Laccueil des rfugis sud-Soudanais dans le nord-est de la RDC 16 Echos de la MONUSCO N Aot 2016 Photo darchives Par Anne Herrmann/MONUSCO

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17 La clbration de la Journe mondiale de la population prsente un intrt particulier pour la Rpublique dmocratique du Congo o lon dnombre environ 9,5 A linstar des adolescentes dautres pays en dveloppement, elles font face de et les grossesses prcoces, les abandons scolaires, les violences bases sur le genre. vit en milieu rural ou dans une famille pauvre. Les rsultats de lenqute dmographique et de sant de 2014 indiquent que parmi en union et que 27 %, cest--dire une adolescente sur quatre, ont commenc leur vie fconde avec la contrainte dabandonner lcole. La mme enqute rvle que 43,7 % des quelles devraient tre lcole. Investir dans les adolescentes en Rpublique dmocratique du Congo, cest auxquels font face les adolescentes appartiennent au pass. Car une adolescente dont les droits sont respects et qui est mme de raliser pleinement son potentiel est une adolescente qui a une meilleure chance de contribuer au progrs social et conomique de sa communaut et de son pays. Ce que fait lUNFPA Cest dans ce cadre que le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) sest engag, avec dautres partenaires, auprs du Gouvernement pour lappuyer dans ses initiatives destines faire face ces les adolescentes. A ce titre, les interventions du Gouvernement de la RDC en collaboration avec ses partenaires au dveloppement se sont focalises sur : Llaboration de nouvelles lois dans les domaines de sant de la reproduction et du genre, et en rvisant le code de la famille. Lge minimum au mariage est Les dispositions de la loi n/001 du 10 janvier 2009 portant protection de lenfant et visant prserver les enfants gs de moins de 18 ans des risques de morbidit et de mortalit ventuels des suites dune grossesse ou dun accouchement prcoce. La gratuit progressive de lenseignement primaire, depuis 20102011, sur toute ltendue du pays. Aujourdhui, tout le cycle primaire est couvert par la gratuit. Toutefois lindice de parit na pas atteint la cible de 1 prconise pour 2015 par la Stratgie de dveloppement du sous-secteur. Nanmoins, la tendance haussire est nette de 2007 2014, car cet indice est pass de 0,80 0,90 au primaire, et de 0,50 0,60 au secondaire. Il y a ainsi une amlioration incontestable de la scolarisation fminine en termes deffectifs, bien que des efforts normes restent fournir. Le gouvernement congolais, travers le Ministre de la Femme, Famille et Enfant, a lanc le 15 mai 2015 une campagne de lutte contre les mariages prcoces sur toute ltendue du territoire pour une dure de deux ans. Un plan triennal de lutte contre les mariages prcoces a t labor. Toutes ces initiatives contribuent largir les perspectives conomiques des adolescentes et leur donner le pouvoir, les moyens et linformation ncessaires pour prendre leurs propres dcisions dans la vie, pour leur permettre de raliser pleinement leur potentiel et devenir une force positive pour le changement dans leurs foyers, leurs communauts et leurs nations. Investir dans les adolescentes revient ainsi investir dans lavenir du pays. Journe mondiale de la population Propos recueillis par Assatou Laba Tour/MONUSCO 17 Echos de la MONUSCO N Aot 2016Photo darchives

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18 Les Autochtones sont les descendants des peuples ou occupants dorigine des terres, avant que celles-ci ne soient prises ou conquises par dautres. Malheureusement, ces peuples se heurtent toute une srie de problmes, notamment une discrimination systmatique, un dni de leurs droits aux terres et aux territoires et un accs lacunaire aux services essentiels. Leur identit culturelle est rgulirement stigmatise, tandis que leur patrimoine et leurs valeurs sont peu respects et mal reconnus, y compris dans les manuels denseignement et autres outils pdagogiques. Le Programme de dveloppement durable lhorizon 2030, adopt lan dernier par les dirigeants du monde, repose sur le principe visant ne pas faire de laisss-pour-compte monde de paix et de dignit, de chances et de prosprit. Or, les peuples autochtones les plus exposs tre laisss pour compte. Cette situation entrane des consquences dsastreuses. Dans tous les pays du monde, le taux de jeunes autochtones diplms de lenseignement secondaire est bien infrieur la moyenne nationale. Dans certains pays, ce sont moins de 40 % des enfants autochtones qui sont scolariss plein temps. Dans beaucoup dautres, rares sont les enfants autochtones qui achvent lenseignement secondaire. Cette situation est inacceptable. Au regard de cette situation, les Nations Unies ont mis en place un important outil pour lintgration des peuples autochtones, droits et la place dans la communaut internationale des quelque 370 millions dAutochtones dissmins dans environ 90 pays travers le monde. Il traite de questions importantes lies aux droits de la personne tels quils sappliquent aux peuples autochtones, et notamment de leur droit lautodtermination, leur spiritualit, leur langue, aux terres, aux territoires et aux ressources. Le droit des peuples autochtones lducation est protg par la Dclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Larticle 14 prcise que Les peuples autochtones ont le droit dtablir et de contrler leurs propres systmes et tablissements scolaires o lenseignement est dispens dans leur propre langue, dune manire adapte leurs mthodes culturelles denseignement et dapprentissage. Le droit des peuples autochtones lducation est aussi protg par un certain nombre dinstruments internationaux relatifs aux droits de lhomme, notamment la Dclaration universelle des droits de lhomme. Au cours de ces dernires dcennies, le monde a accompli des progrs considrables dans la dfense des droits des peuples autochtones. Dsormais, lOrganisation des Nations Unies dispose de trois mcanismes permanente sur les questions autochtones, le Rapporteur spcial sur les droits des peuples autochtones et le Mcanisme dexperts sur les droits des peuples la Dclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Adopte par lAssemble gnrale le 13 septembre 2007, la Dclaration est la rfrence absolue en matire de reconnaissance, de promotion et de protection des droits des peuples autochtones. En RDC, un projet de loi sur la protection des peuples autochtones avait dj t soumis au Parlement pour adoption. Kinshasa, du 9 au 11 juin, dun atelier relatif promotion et la protection des peuples autochtones en RDC. Cet atelier constitue un pas important vers la valorisation des droits des pygmes. LONU plaide pour la prise en compte des besoins des peuples autochtones en matire dducation Par Yulu Kabamba/MONUSCO 18 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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19 Le phnomne prend de lampleur depuis le dbut de cette anne, autant quil inquite les habitants, au vu des dgts quil cause : les attaques des populations civiles par des hippopotames, entre Gatumba au Burundi voisin et Uvira en Rpublique dmocratique du Congo. Dans chacune de ces deux zones frontalires du lac Tanganyika, 20 personnes (dont 10 de chaque ct) ont dj t tues en lespace de six mois, majoritairement des pcheurs. On dnombre aussi de nombreux blesss lors de ces attaques. Le dernier cas remonte la mi-juillet, quand un jeune pcheur a littralement t coup en morceaux par un hippopotame alors quil pchait sur le littoral au Quartier Kimanga dans la Cit dUvira. Et pendant ce temps, bien quespce protge, cinq hippopotames ont t abattus dans la Plaine de la Ruzizi et Uvira, dont un non loin de lHliport de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC, MONUSCO. Cette situation inquite la population pour qui le lac Tanganyika revt une importance vitale : consommation deau, lessive, cuisine, agriculture, pche, constructions (exploitation de carrires, sable, moellons, gravier), etc. Le mme phnomne est galement observ Gatumba, dans la Commune burundaise voisine dUvira o l aussi, 10 personnes ont t tues depuis le dbut de cette anne par des hippopotames. Le chef de Cellule de la Conservation de la Nature Uvira, Djimi Chekahogo, explique la monte des familles dhippopotames le long du lac Tanganyika Uvira par la migration de ces mammifres qui fuient linscurit au Burundi. Dans une mission diffuse par la RTNB (Radiotlvision Nationale Burundaise) et capte Uvira en juillet dernier, les autorits burundaises sensibilisaient la population respecter un primtre de 100 mtres des rives, considr comme lcosystme des hippopotames, entre le lac et les habitations, prs du Parc de la Rusizi. Cot congolais, Uvira, le service de lEnvironnement effectue la mme action de sensibilisation par les mdias auprs de la population locale ; il demande surtout aux pcheurs de ne pas pcher dans les zones de reproduction des poissons, cest-dire autour des touffes de bois o les hippopotames ont pour habitude de se reposer. Le chef de Cellule de la Conservation de la Nature explique par ailleurs que les avec les poissons qui trouvent leurs excrments trs nourrissants. Quand les attraper du poisson dans ces touffes de bois, ils sont considrs comme des agresseurs par ces hippopotames, ce qui cre donc des affrontements mortels entre pcheurs et ces mastodontes. Djimi Chekahogo exhorte ainsi les pcheurs observer la distance lgale de 100 mtres au large du lac (Tanganyika), espace ncessaire pour permettre aux hippopotames de brouter lherbe. Il dconseille aussi aux populations de construire tout prs du lac, aux pcheurs de pcher tout prs des berges (au moins partir de 30 mtres des rives du lac, lhippopotame nattaquant pas selon lui, audel dun rayon de 10 20 mtres de la rive). Une autre mesure envisage par le service de lEnvironnement et toujours dans le cadre de la sensibilisation des populations est le marquage des espaces considrs comme potentiellement dangereux. Pour ce faire, Djimi Chekahogo dit compter sur lappui de la MONUSCO, dans le cadre des Projets Impact Rapide (QIP). amphibie (Hippopotamus amphibius en latin), les encyclopdies nous renseignent que lhippopotame est une espce de mammifre semi-aquatique dAfrique. Sa masse peut aller jusqu 4,5 tonnes, 4500 kilogrammes, soit prs de deux fois le poids dune Toyota Prado de la MONUSCO! Lhippopotame amphibie passe ses journes dans des groupes dune vingtaine dindividus dans leau douce et boueuse. A cause de sa masse importante et du fait quil ne dispose pas de glande permettant la transpiration, il est trs vulnrable la chaleur. Il peut fermer ses naseaux et rester compltement immerg jusqu quinze minutes. Il se nourrit aussi sur la terre ferme o il saventure gnralement la nuit. Lhippopotame peut ingrer jusqu 50 kg de vgtation par jour !!! Il compte parmi les animaux les plus dangereux pour lhomme, dailleurs beaucoup dautres animaux le craignent, mme les crocodiles. Cest une des plus lourdes espces de mammifre (terrestre), aprs les lphants et les rhinoceros. Malgr sa lourdeur, lhippopotame peut courir jusqu atteindre une vitesse maximale de 30 km/h. Mais il ne peut cependant soutenir une telle vitesse que sur quelques centaines de mtres... Sud-Kivu Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO Cohabitation homme/hippopotame, quelle solution Uvira?19 Echos de la MONUSCO N Aot 2016

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