Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

UFDC Membership

Aggregations:
Digital Military Collection

Downloads

This item is only available as the following downloads:


Full Text

PAGE 1

Volume VIII N Fvrier Ban Ki-moon en RDC La situation de la RDC et de la Rgion des Grands Lacs reste au premier rang des proccupations de lONU

PAGE 2

Par Aissatou Laba Toure* Sommaire Photo ONU Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Chef Unit des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Tom Tshibangu Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Yulu Kabamba, Anne Hermman, Sandra Penan, Amadou Ba, Theophane Kinda, Penangnini Tour, J.T. Okala, Bilamekaso T., Sy Koumbo Arrt sur image Le 6 me Secrtaire gnral des Nations Unies, lEgyptien Boutros B. Galy est dcd au Caire, le 16 fvrier 2016 lge de 93 ans. L a Rpublique dmocratique du Congo a accueilli pour la cinquime fois, depuis sa prise de fonction en 2007, le Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Ki-moon. Au-del de la dimension politique et humanitaire, cette visite revt un caractre conomique, avec la tenue Kinshasa de la Confrence Internationale sur les Investissements du secteur priv dans la rgion des Grands Lacs. Le Secrtaire gnral de lONU a tenu rehausser de sa prsence ce premier forum. En saccordant organiser cette confrence, sous lgide du Bureau de lEnvoy spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la Rgion des Grands Lacs, Said Djinnit, les Chefs dEtat de la rgion ont fait le pari de lexploitation des vastes richesses naturelles qui pourrait jouer un rle catalyseur de dveloppement et de prosprit. Car dans ces pays, pour aller plus vite, il ne faut pas se demander ce quil y a comme richesses mais plutt ce quil ny a pas. La confrence sest droule sous les meilleurs auspices, aprs le lancement, le 24 fvrier par le Prsident de la Rpublique et le Secrtaire gnral de lONU. Avant darriver Kinshasa, Ban Ki-moon stait arrt au Nord Kivu. En prvision du Sommet humanitaire mondial qui se tiendra en mai prochain Istanbul, il a voulu, en se rendant au Nord-Kivu, avoir un tableau complet sur la situation humanitaire de la RDC qui prendront part ce premier rendez-vous mondial. Objectif : humanitaire 2016 du pays, dont le cot est valu 690 millions USD, pour faire face aux besoins de plus de 7 millions de personnes. Il naura cependant chapp personne que le Secrtaire gnral avait galement comme souci de rencontrer les acteurs les tensions qui manaient et l, dans la perspective des lections prsidentielle et locales venir. La tenue du dialogue appel par le Prsident de la Rpublique et rejet, sous la forme propose, par une large partie de lopposition, a retenu son attention et des franches discussions quil a eues avec tous les reprsentants des partis politiques ainsi que de la socit civile et des institutions, il est ressorti que la tenue dun dialogue inclusif simposait, dans le strict respect de la Constitution. MONUSCO et le Gouvernement et qui avait dj donn, entre autres rsultats, la signature dun accord de reprise de la collaboration entre les Forces Armes Congolaises et la Force onusienne, tait galement au menu de la visite de Ban Ki-moon en RDC. Visite fructueuse donc, plus dun point de vue, du Secrtaire gnral des Nations Unies qui termine son mandat la tte de lOrganisation, *Chef Unit des Publications Dossier : Ban Ki-moon en RDC 3 Le Secrtaire gnral de lONU participe la confrence sur lInvestissement du Secteur Priv dans la Rgion des Grands Lacs 5 Confrence sur les investissements du secteur priv dans les Grands Lacs : Une premire dans la rgion 6 RDC : Ban Ki-moon prconise le dialogue, dans le respect de la Constitution 8 Ban Ki-moon loue le courage des femmes dplaces de Kitchanga et encourage les enfants tudier 10 La province du Nord Kivu dit merci Ban Ki-moon 11 Le Sous-Secrtaire gnral des Nations Unies charg des Droits de lHomme visite le camp des rfugis burundais de Lusenda Actualit 12 Maman Sambo Sidikou face la presse : on est efficace quen travaillant ensemble 14 Relations Gouvernement-MONUSCO, le climat se rchauffe 15 David Gressly pour un nouveau partenariat, dans le respect de la souverainet du Congo 16 Reprsentant du Vatican en RDC en visite au Nord Kivu : Le Saint-Sige considre comme essentielle la prsence de la MONUSCO dans la rgion Est de la RDC 17 Une journe de la main rouge : Sensibiliser lopinion publique sur les souffrances subies par les enfants soldats Investir dans les Grands Lacs

PAGE 3

3 Par Anne Hermann/MONUSCO L eaders politiques, diplomates, investisseurs, oprateurs conomiques et partenaires au dveloppement taient venus en nombre pour couter avec attention le discours, entre autres, du Secrtaire gnral des Nations Unies, du Prsident de la Rpublique dmocratique du Congo et du Prsident de la Fdration des Entreprises Congolaises (FEC). Dans une salle comble, Ban Ki-moon a dlivr sa vision enthousiaste dun secteur priv au service de la paix et du dveloppement humain durable de la Rgion des Grands Lacs. Ban Ki-moon, a dailleurs rappel lampleur des possibilits et le potentiel immense de la Rgion des Grands Lacs o la de raliser leur potentiel dveloppement conomique responsable et durable Le Secrtaire gnral des Nations Unies sest montr intransigeant sur le principe dun dveloppement conomique fond sur le dveloppement humain et au service de celui-ci. Sadressant aux reprsentants des pays membres des Grands Lacs et aux dcideurs politiques, Ban Ki-moon a appel crer un environnement qui puisse garantir des investissements conomiques responsables, durables et prvisibles. Aux acteurs conomiques, Ban Ki-moon a dclar que Nations Unies a demand aux acteurs humanitaires et du dveloppement de soutenir lintgration rgionale des pays des Grands Lacs. Ce discours du Secrtaire General des Nations Unies a fait lunanimit parmi lauditoire mais aussi les autres intervenants de cette crmonie douverture. Joseph Kabila Kabange, prsident de la Rpublique Dmocratique du Congo, a rappel que Le Secrtaire gnral de lONU participe la confrence sur lInvestissement du Secteur Priv dans la Rgion des Grands Lacs 3 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Vue de la table des personnalits lors du lancement de la confrence sur lInvestissements du secteur priv dans la Rgion des Grands Lacs Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 4

4 Est-ce une 1 re du genre, dans les Grands Lacs ? La Confrence sur les investissements du secteur priv dans les Grands Lacs est la premire du genre consacre la rgion. Cette plateforme unique offre aux dcideurs politiques, aux investisseurs et autres invits, loccasion de dcouvrir les opportunits dinvestissement de la rgion, de sinformer au sujet des principaux enjeux rgionaux, de discuter de lvolution de la situation scuritaire et du climat des affaires, et dtendre ainsi leurs rseaux. Le terrain politique nest pas des plus calmes, cette rencontre conomique viset-elle aussi crer un consensus autour synonyme de retour des investisseurs et climat serein des affaires ? La confrence sur les investissements du secteur priv est une rsultante de lAccordcadre pour la paix, la scurit et la coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la rgion, sign en 2013 Addis Abeba. Suite la signature de cet Accord, les Chefs dEtat des pays signataires ont approuv un Plan dAction qui recommandait une Confrence sur les investissements du secteur priv dans la rgion des Grands Lacs. De manire gnrale, cette confrence vise donner un visage plus positif cette rgion durement prouve par de longs cycles de violence et toujours en proie linstabilit. La partie sensible de la rgion des Grands Lacs reste indniablement lEst de la Rpublique dmocratique du Congo, une rgion aux normes potentialits de dveloppement, en raison de ses ressources naturelles ingales. Paradoxalement, cette rgion est aussi lune des plus pauvres de la rgion. La Confrence vise donc attirer des investissements dans cette dveloppement et redonner de lespoir aux populations. Le SGNU a pris personnellement part ces assises, est-ce un signe que lon peut interprter comme une volont dinciter les privs prendre leur part de responsabilits dans le dveloppement de ces pays ? En prenant part la Confrence, le Secrtaire gnral des Nations Unies a voulu mobiliser plus de monde cet vnement de grande importance. Par sa participation, le Secrtaire gnral et au dveloppement de cette rgion qui regorge dnormes ressources naturelles et humaines. Cette confrence a donn loccasion au Secrtaire gnral de faire la promotion des objectifs du dveloppement durable. Qui en assurera le suivi ? La Confrence sur les investissements du secteur priv est co-organise par le Bureau de lEnvoy spcial pour la rgion des Grands Lacs, la Confrence internationale pour la Rgion des Grands Lacs (CIRGL) et la Rpublique dmocratique du Congo. Il revient ces trois pays, mais galement aux autres pays signataires de lAccordcadre den faire le suivi, car il ne faut pas perdre de vue le fait que la Confrence sur les investissements du secteur priv est une recommandation de ces 13 pays qui ont sign lAccord-cadre dAddis Abeba en 2013 Echos de la MONUSCO a pos quatre questions au Bureau de lEnvoy spcial des Nations Unies pour les Grands Lacs sur la Confrence sur les investissements du secteur priv, pour mieux comprendre les enjeux de cette rencontre conomique. lorganisation de cette confrence est la preuve du chemin dj parcouru par la Rgion des Grands Lacs, trois ans aprs la signature de lAccord-Cadre dAddis Abeba pour la paix, la scurit et la coopration pour la RDC et la Rgion. incontestablement attrayant a dclar Joseph comme deux axes essentiels pour amliorer lattrait des pays des Grands Lacs pour les investisseurs nationaux, rgionaux et internationaux. Cette attractivit conomique passe galement par la promotion de lintgration conomique des pays du Grands Lacs tel que la suggr Albert Yuma, prsident de la FEC, avant de voir son appel relay par Joseph Kabila. Aprs cette crmonie douverture, la confrence sur les Investissements du Secteur Priv dans la rgion des Grands Lacs sest poursuivie lHtel Pullman de Kinshasa autour de panels de discussion auxquels des leaders politiques et conomiques ont prsent leurs visions et leurs ides pour stimuler linvestissement. Ces panels de discussion taient organiss autour des thmes suivants: infrastructure, nergie, agriculture, tourisme, exploitation minire, technologies de linformation et de la communication conomiques pour lesquels Joseph Kabila, Prsident de la Rpublique Dmocratique du Congo, et Albert Yuma, Prsident de la FEC, ont appel de leurs vux une intgration renforce des conomies des pays des Grands Lacs. En parallle de ces sessions de discussion, les petites et moyennes entreprises congolaises avaient mis en place des stands de ces jeunes start-up congolaises. Plusieurs participants la confrence ont dailleurs fait part quils fondaient beaucoup despoir dans ces jeunes entrepreneurs congolais, cratifs et dots dune ducation conomique solide, quils avaient rencontrs lors de cette exposition installe dans les couloirs de lHtel Pullman. Apres deux jours dchanges constructifs, la Confrence Internationale sur lInvestissement Priv dans la rgion des Grands Lacs sest achev le 25 fvrier. Elle sest conclue dans une atmosphre optimiste grce lexemple donn par cette jeunesse congolaise dynamique, entreprenante et crative, dont on peut esprer quelle sera le moteur du dveloppement humain de la rgion des Grands Lacs 4 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016

PAGE 5

5 P our marquer leur soutien ce Plan daction, les signataires avaient mandat le Bureau de lEnvoy spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la rgion des Grands Lacs (OSESG-GL) et le Secrtariat excutif de la Confrence internationale sur la Rgion des Grands Lacs (CIRGL) dorganiser ladite Confrence dsormais connue comme la Confrence sur les investissements du secteur priv dans la rgion des Grands Lacs (CISP). La date pour organiser cet vnement a t symboliquement place au 24 fvrier 2016, date anniversaire de la signature de lAccord-cadre. Le thme retenu tait : Une fois lide de la confrence adopte, un appel fut lanc aux pays de la rgion pour lorganiser. Cest ainsi que la Rpublique dmocratique du Congo En saccordant organiser cette confrence, la premire du genre dans les Grands Lacs dAfrique, les Chefs dEtat de la rgion ont compris que la mobilisation des investissements du secteur priv pour faciliter lexploitation des vastes richesses naturelles pourrait jouer un rle catalyseur pour relancer la prosprit, et par consquent susciter un lan de responsabilit collective en faveur de la paix, la stabilit et la transformation de la rgion. A cet gard, sept secteurs cls les infrastructures, le tourisme, lagriculture, les technologies de linformation et de la Confrence devra faciliter la ralisation des objectifs de lAccord-cadre savoir, rtablir la garantir des opportunits de subsistance et de dveloppement pour les populations. confrence taient de trois ordres, savoir: (i) prsenter des exemples dentreprises ayant connu du succs dans le cadre de leurs oprations dans la rgion, ainsi quune slection de projets dinvestissement concrets; (ii) donner des informations aux investisseurs actuels et potentiels sur le climat des affaires, la situation scuritaire, lvolution des risques disponibles dans la rgion des Grands Lacs; et (iii) offrir aux participants, la possibilit de nouer des contacts, dinvestir ventuellement dans de nouveaux projets, et de crer ainsi un meilleur climat pour les affaires. Au total, 25 projets les sept secteurs cls ont t prsents aux participants. La confrence, travers des panels de discussion entre les gouvernements, les investisseurs du secteur priv, ainsi que dautres acteurs, a offert un espace de dialogue pour les nombreux partenaires porteurs dopportunits dinvestissement dans la rgion. Plus de 300 experts du monde des affaires et dinstitutions rgionales et internationales ont pris part cette rencontre Confrence sur les investissements du secteur priv dans les Grands Lacs : une premire dans la rgion Par Penangnini Tour/Bureau OSESG-GL 5 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Photo de famille des personnalits, aprs le lancement de la confrence Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 6

6 Par Theophane Kinda et Aissatou Laba Toure/MONUSCO Rencontre avec Joseph Kabila, Prsident de la Rpublique Le Secrtaire gnral a rencontr, le mercredi 24 fvrier, Son Excellence le Prsident Joseph Kabila de la Rpublique Dmocratique ont discut de la situation politique et scuritaire en Rpublique Dmocratique du Congo. Le Secrtaire gnral a encourag le Gouvernement de la Rpublique Dmocratique du Congo poursuivre un dialogue stratgique avec la MONUSCO, notamment pour dvelopper conjointement une stratgie de sortie pour la Mission. A cet gard, il a salu la reprise annonce de la coopration entre les FARDC et la MONUSCO comme tant une tape importante vers lamlioration de la protection des civils, la rduction de la menace pose par les groupes arms et la stabilisation de la situation dans lEst de la RDC. Le Secrtaire gnral a voqu sa visite effectue la veille dans le camp de personnes dplaces internes Kitchanga, dans le Nord Kivu, titre dexemple illustrant a invit le Prsident Kabila rejoindre les dirigeants au Sommet Humanitaire Mondial quil convoque Istanbul en mai prochain. Runions avec la majorit, lopposition politique et des membres de la socit civile. Le Secrtaire gnral a soulign limportance dun dialogue politique comme un moyen de Il a exhort les leaders politiques de toutes tendances politiques faire preuve de sagesse et sengager de faon constructive dans un dialogue qui, espre-t-il, conduirait, et crdibles dans lesprit de la Constitution. Le Secrtaire gnral a salu le rle de la socit civile dans la promotion du dbat dmocratique et en contribuant trouver une solution consensuelle limpasse sest engage coordonner troitement ses efforts avec lUnion africaine en ce qui concerne la promotion de la dmocratie et de lEtat de droit en Rpublique dmocratique du Congo. Plustt dans la journe, le Secrtaire gnral a rencontr Son Excellence Monsieur Matata Ponyo Mapon, Premier ministre de la Rpublique dmocratique du Congo, et sparment M. Raymond, Tshibanda, Ministre des Affaires trangres de la Rpublique dmocratique du Congo. Ils ont discut de la situation politique et scuritaire dans le pays et dans la rgion des Grands Lacs. Rencontre avec la Presse nationale et internationale Ce face--face avec la presse sest droul en prsence dHerv Ladsous, Secrtaire gnral adjoint, chef du Dpartement de maintien de la paix, de Maman Sidikou, Reprsent spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, de Mamadou Diallo, Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies, Coordonnateur Rsident des Nations Unies, Coordinateur humanitaire et Reprsentant rsident du PNUD, de David Gressly, Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies, charg de lEtat de Droit et des Oprations lEst et des Nations Unies et Directeur du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de lHomme. Ban Ki-moon a dabord prcis quil a tenu particulirement revenir RDC : Ban Ki-moon prconise le dialogue, dans le respect de la Constitution 6 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Prsident Joseph Kabila et Ban Ki-moon au Palais de la Nation Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 7

7 en RDC pour se rendre compte de la situation humanitaire, dans le Nord du pays o il a t mu par ce quil y a vu. Cela constitue une a-t-il avou, avant dvoquer sa rencontre avec le Docteur Denis Mukweg, lhomme qui rpare les femmes, ainsi que les ex enfants-soldats quil a trouv remarquables de courage et de rsilience. Le SGNU a dit que la mission des Nations Unies semploie de son mieux sacquitter de son mandat et sest flicit de la reprise de la coopration entre la Force de la MONUSCO et les Forces Armes Congolaises pour la lutte contre les ADF, les FDLR et dautres groupes arms. Sur le blocage du processus lectoral, il a indiqu avoir rencontr toutes les parties quil a appeles un engagement de la nation et pour briser le cercle de la violence. Ce dialogue a-t-il prcis doit proccup par les restrictions croissantes de lespace dmocratique et en particulier, celles qui sont imposes et aux membres de lopposition, aux journalistes et aux responsables de la Socit civile. La libert dexpression et dassociation et le droit une vie. Il est revenu sur la Confrence Internationale sur les Investissement du secteur priv qui avait pour principal objet de promouvoir lintgration rgionale, la coopration conomique pour une paix durable dans la rgion des Grands Lacs Rencontre avec le personnel Avant toutes ces activits, le Secrtaire gnral avait rencontr une dlgation du personnel des Nations Unies le mardi 23 Fvrier 19 h 30 au Kempinski Htel du Fleuve Congo. A cette occasion, il a dit que la RDC est un des plus importants pays en Afrique avec un partenariat trs fort. Cest sa cinquime visite en RDC et cest probablement sa dernire visite au Congo et il est content de revoir le personnel des Nations Unies. Il a aussi dit que le pays a fait de remarquables progrs sur le plan social et conomique. Il a exprim sa satisfaction car il pense que le personnel travaille trs dur. Le pays traverse politique et cela ncessite que les Nations Unies puissent agir avec professionnalisme. Il y a beaucoup de crises en ce moment de par le monde, beaucoup de situations de frustration mais heureusement il y a de lespoir et des promesses. Il attend de la part du personnel un engagement fort avec le gouvernement et une disponibilit soutenir et apporter dexpertise, sur les questions sociales et conomiques, le changement climatique et sur les questions politiques 7 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Jai dit aux dirigeants africains : ne vous accrochez pas au pouvoir. Ecoutez la voix de vos citoyens, repondez aux problmes auxquels se heurtent vos populations Mettez laccent sur la bonne gouvernance. LEtat de droit et la transparence. Le Secrtaire gnral des Nations Unies faisant face la presse, le 24 fvrier, lhtel Kempinsky, Kinshasa Photo de famille avec une vingtaine de responsable du personnel des Nations Unies en RDC Photo MONUSCO/Michael Ali Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 8

8 8 L a cit de Kitchanga que Ban-Ki Moon a visite le mardi 23 fvrier est un chantillon de la province du Nord Kivu, en ce sens quelle est reprsentative de tous les problmes humanitaires et scuritaires vcus dans dautres parties de la province du NordKivu. Dans cette rgion, comme un peu partout au Nord-Kivu, on y compte arms, ethniques ou fonciers. Avec sa cohorte de problmes. Car on y dnombre pas moins de 15 camps de dplacs, dont celui de Mungote, le plus grand et le plus ancien de la rgion et qui compte lui seul plus de 3 mille mnages, soit plus de 15.000 personnes. Cest cette situation qui a interpell le numro un des Nations-unies qui a voulu voir et comprendre les ralits de terrain Kitchanga. Lesquelles ralits pourraient laider prendre des mesures idoines pour aider ces populations vulnrables reprendre une vie normale. Mais le choix de Kitchanga rpond aussi une donne : les prparatifs du Sommet mondial sur lhumanitaire qui aura lieu trs prochainement Istanbul en Turquie. Ainsi, Kitchanga, Ban-Ki Moon a rendu visite aux femmes dplaces, visit les petits ces femmes grent pour leur auto-prise en charge. Notamment une boulangerie, mais aussi une fabrique de briquettes. Tous ces projets ont un triple objectif : lauto-prise en charge, la prservation de lenvironnement (en vitant les coupes abusives de bois de chauffe pour son utilisation et sa commercialisation) mais aussi leur propre protection par rapport aux violences sexuelles (les femmes dplaces tant souvent violes pendant quelles vont en Ban Ki-moon loue le courage des femmes dplaces de Kitchanga et encourage les enfants tudier Par Sy Koumbo Singa Gali/MONUSCO Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Secrtaire gnral des Nations Unies avec les femmes dans le Nord Kivu Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 9

9 Moon a promis que le ncessaire sera fait pour que la paix devienne une ralit et permette ces femmes de regagner leurs milieux dorigine et reprendre le cours normal de leur vie. Il a ajout quil tait une ncessit absolue pour les Nations Unies et le gouvernement de travailler ensemble pour imposer cette paix. A lcole primaire Bwirangura, frquente majoritairement par les enfants dplacs o Ban Ki-moon sest rendu, il a donn une leon dhumilit aux lves. je masseyais par terre pour apprendre parce Quil sagisse des autorits locales ou des dignitaires locaux, tous sont unanimes dire que la visite de Ban-Ki Moon Kitchanga est porteuse despoir. Ils veulent tous avoir, travers cette visite, une rponse unique et durable au problme dinscurit, caus notamment par les FDLR et leur cohorte de Mai Mai qui sont la base de la plupart des cas dinscurit dans leur rgion. Pour les organisations de la socit civile locale par exemple, la solution diplomatique au problme. Et en cela, Ban Ki-moon est bien indiqu pour faire ce travail, disent ces organisations. Lautre problme soulev est la circulation darmes de petit calibre, source permanente dinscurit. Les populations de Kitchanga ont demand que ce problme soit rsolu au plus vite. Car il est impossible, au-del de 18 heures, de sortir de chez soi sans se faire attaquer par des porteurs illgaux darmes. Le Secrtaire gnral des NationsUnies a dit avoir pris bonne note de toutes ces dolances 9 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Ban Ki-moon, servant leur repas aux enfants des dplacs du camp de Mungot, Kitchanga, Nord Kivu Myriam Asmani Le Secrtaire gnral des Nations Unies serre la main des lves de lEcole primaire de Bwirangura, Nord Kivu Photo MONUSCO/Myriam Asmani Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 10

10 B an Ki-moon venait du Burundi, o, le lundi 22 fvrier, Bujumbura, il avait abord avec le prsident burundais, Pierre Nkurunziza, le brlant dossier de la ncessaire tenue dun dialogue pour dcanter la tension persistante. Il a ensuite travers la frontire pour se rendre au Nord de la Rpublique du Congo o il sest enquis de la situation des dplacs de Kitchanga, de celle dex enfants soldats Goma, suivie dun entretien avec le Dr Mukwege, rparateur des femmes violes avant dapprcier le travail fait par lensemble des acteurs de la famille des Nations Unies. A Goma, dex enfants soldats lui ont offert un spectacle de Capoeira, la danse et les arts martiaux runis pour d-traumatiser les enfants sortis des groupes et forces arms. Le projet Capoeira pour la Paix, a t lanc il y a prs de deux ans dans lEst de la RDC, par Paulo Uchoa, ambassadeur du Brsil en RDC. La Capoeira est utilise comme une innovation de traitement mental, visant enlever le stress et le trauma dont souffrent les ex-enfants soldats. Cela aide la relaxation de leurs esprits, corps et mes, apportant la tranquillit dans leur vie quotidienne. Lvaluation de ce projet a t prsente au Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban-Ki-moon, par le Reprsentant pays de lUNICEF en RDC. Trs merveill par la prestation, le Secrtaire gnral, en guise dencouragement gestes de la Capoeira sous les applaudissent trs nourris de lassistance. Pour le reprsentant de lUnicef en RDC, cela fait bientt deux ans, depuis que les partenaires de protection de lenfance ont lanc cette initiative dans lEst de la RDC. programme. Loccasion tait belle pour ces enfants de sadresser Ban Ki-moon qui ils ont demand de simpliquer davantage pour rtablir la paix dans leur pays et pour punir les responsables qui continuent recruter et utiliser les enfants dans les groupes arms. Rencontre avec le Docteur Denis Mukwege Lautre temps fort de la visite du Secrtaire Gnral des Nations Unies Goma a t lentretien accord au Docteur Denis Mukwege, promoteur et responsable de lhpital de PANZI au Sud-Kivu, une reconnaissance et un encouragement pour ce dernier qui a remerci les Nations Unies pour le soutien et laccompagnement dans le cadre de la lutte contre le viol des femmes dans le Kivu. Dr Mukwege a aussi saisi loccasion pour demander Ban Ki-moon de plaider pour laccompagnement judiciaire en vue des rparations pour ces victimes. ...avec le gouverneur Julien Paluku Le Gouverneur du Nord-Kivu sest dit satisfait de la visite de Ban-Ki-Moon au Nord-Kivu. Pour Julien Paluku, qui a accompagn la dlgation du Secrtaire General des Nations Unies Kitshanga, en territoire de Masisi, le passage du numro 1 des Nations Unies, une fois de plus au Nord-Kivu est un signe despoir pour la solution aux problmes dinscurit dans cette province. Pour Julien Paluku, effectivement, le Choix de Kitshanga a t fait pour sa proximit mais aussi cest un milieu qui prsente des caractristiques ont demand seulement de leur permettre de demandons cest de nous permettre de rentrer La province du Nord Kivu dit merci Ban Ki-moon Par Bilamekaso Tchagbele/MONUSCO 10 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Ban Ki-moon, executant quelques phases de Capoeira avec un ex-enfant soldat Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 11

11 Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO A ccompagn du Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme de la MONUSCO, Jose Maria Aranaz, et du Chef du Sous-bureau de la MONUSCO Uvira, Ould Mohamed senqurir des conditions de vie et de la scurit des quelque 14 618 rfugis burundais actuellement hbergs dans ce vaste camp qui peut en contenir jusqu 18 000. Christophe Migale, Chef dAntenne de la Commission Nationale des rfugis (CNR-Uvira/ Fizi), en lui prsentant le camp a grce la prsence de la Police congolaise, appuye par des lments de larme nationale (Fardc) et des Casques bleus de la quelques minutes plus tard par Mahamat Noor, Chef du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rfugis HCR/ Uvira qui a par ailleurs salu la Toutefois, M. Noor a plaid pour la mise en place dune politique dencadrement de ces rfugis qui, peu peu, sont gagns par le dcouragement, faute demplois et dactivits gnratrices de revenus. Avant deffectuer une visite du dispensaire et du poste de Police du camp, le Sous-Secrtaire gnral des Nations Unies aux droits de lHomme sest adress aux milliers de rfugis venus laccueillir sous la pluie. Il a dclar quau nom du Secrtaire gnral des Nations Unies, il est venu remercier le Gouvernement congolais pour son hospitalit. Ses remerciement sont ensuite alls aux forces de lordre congolaises (PNC et FARDC), tous les humanitaires ainsi qu toutes les Agences des Nations Unies et la MONUSCO pour leur souci de protger les du Secrtaire gnral Ban Ki-moon et du Conseil de Scurit des Nations Unies New-York, pour que leurs dolances soient entendues. Dolances qui selon le porteparole des rfugis, se rsument quatre points : scurit, soins de sant, ducation et emploi Le Sous-Secrtaire gnral des Nations Unies, charg des Droits de lHomme, a visit le camp des rfugis burundais de Lusenda 11 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le SSG H comm de NU aux droits H en visite Uvira, ici dans le camp des rfugis burundais de Lusenda Photo MONUSCO/Jean-Tobie OKala

PAGE 12

12 Coopration militaire MONUSCO/FARDC Dentre de jeu, Maman S. Sidikou sest flicit de la signature de laccord de coopration militaire entre la Force de la coopration ncessaire, qui constitue une des grandes lignes de la Rsolution 2211 du Conseil de scurit des Nations Unies, pour obtenir des rsultats dans le cadre des oprations pour la neutralisation des groupes arms dans lEst de la RDC. On a-t-il estim, expliquant que rien nest possible M. Sidikou a toutefois prcis qu il sagit doprations de la MONUSCO et que cet appui se fera notamment en mettant disposition des moyens logistiques et de renseignements. Appui au processus lectoral Sur la question du processus lectoral, Maman Sidikou a rappel la rsolution 2211 du Conseil de scurit des Nations Unies qui dans le cadre d On est efficace quen travaillant ensemble Maman Sambo Sidikou face la presse Par Alphonse Yulu Kabamba/MONUSCO 12 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Directeur de lInformation Publique de la MONUSCO et le Porte-parole encadrant le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Na tions Unies lors de sa 1 re rencontre avec la presse Kinshasa, le 6 fvrier dernier Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 13

13 13 Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU a soulign la ncessit dviter tout retard dans la mise en uvre du processus lectoral. Les Nations Unies ayant ritr la Commission Electorale Nationale Indpendante (CENI) leur engagement soutenir lorganisation d il ne faut plus perdre de temps, a-t-il dclar, estimant toutefois quil y a des questions sur lesquelles il faut saccorder aussi vite que possible. Processus ouvert, inclusif, consensuel et transparent Cest dans ce sens que M. Sidikou a dit soutenir linitiative du Gouvernement pour un dialogue politique, mais en Nous a-t-il dclar, ajoutant quil appartient aux Congolais dialogue se passera. Il sagit de privilgier la prservation de la paix pour viter toute ruption de la violence, a poursuivi le Chef de la MONUSCO, expliquant que cest pour cela que nous encourageons les uns et les un minimum de consensus sur les aspects appui logistique, indispensable pour que lectoral ne soit pas prolong. Selon lui, dautres institutions internationales veulent galement apporter leur appui mais, linstar des Nations Unies, elles demandent la CENI un plan dtaill les options et surtout ltat davancement des travaux, en insistant sur une adoption consensuelle des modalits du processus. Abordant la question des violences sexuelles, Maman S. Sidikou a tout dabord salu le fait que les efforts des autorits congolaises, en matire de lutte contre limpunit pour les violations des droits de lHomme, commencent produire leurs fruits. Ensuite, il a promis quil veillerait personnellement ce que tout membre du personnel de la MONUSCO, civil ou militaire, souponn dexploitation ou de violence sexuelles, soit traduit en justice et que les victimes reoivent une compensation et une rparation adquate. Travailler en bonne intelligence avec les autorits congolaises M. Sidikou sest dit non partisan dune susceptible dengendrer des malentendus. Aussi a-til promis que, lors du rendez-vous quil se propose de tenir au moins une fois par mois avec les journalistes, il viendrait vers eux, avec les militaires, et les autorits congolaises pour parler de rsultats, de ralisations effectives qui permettent de protger les populations civiles. on est l au titre des rsolutions du Conseil de a-t-il martel, les Nations Unies ne sont pas une MONUSCO et le Gouvernement il y a 13 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Maman Sidikou rpondant la presse Michael Ali Le Directeur de lInformation Publique de la MONUSCO, Charles Bambara concluant la sance Photo MONUSCO/Michael Ali Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 14

14 A LT: Lors de votre dernire confrence de presse, que la collaboration Force MONUSCO/FARDC se fera linitiative du gouvernement. Ntait-ce pas le cas jusque-l ? LM : Cest en raison de la confusion dlibrment entretenue par certains esprits que nous avons jug ncessaire de reprciser les choses. Il est vrai que linitiative des oprations a toujours et naturellement relev du Gouvernement. Mais, dans la foule de lvolution du mandat de la MONUSCO, depuis la Rsolution 2098, il est arriv, par exemple, des situations durgence o, aprs des attaques contre des populations civiles, linitiative de la riposte donnait lieu des hsitations, des problmes de coordination, voire des polmiques. Il tait donc normal, dans le cadre dun nouveau partenariat, de prciser le rle des uns et des autres quant la modalit pratiques de son excution. Cet appui se fera pour certaines oprations ou pour toutes celles que mnent les FARDC contre les groupes rebelles ? Il faut avant tout rappeler que suite un diffrend qui est heureusement dsormais derrire nous, le Gouvernement avait pris la dcision les FARDC et la MONUSCO. Mais cela concernait uniquement la traque des FDLR. Car paralllement, ces deux forces ont continu mutualiser leurs efforts dans la lutte contre les autres forces ngatives. Ds lors que le Gouvernement a donn son accord pour la reprise de la collaboration, lappui des forces de la MONUSCO ne sera plus limitatif ou exclusif. Toutefois, il appartiendra lEtatmajor des FARDC den juger de la ncessit ou non. Pensez-vous que vos forces de scurit sont en mesure dtre oprationnelles sur tous ces terrains? La monte en puissance des FARDC ne fait lobjet daucun doute. Jusqu prsent, elles ont fait montre dune matrise des oprations sur le terrain qui suscite ladmiration de tous. Par ailleurs, selon les experts, aucune force ngative ne dispose ce jour de la puissance ananti par les FARDC. Mais compte tenu de la nature et des stratgies nouvelles, imposes nos forces armes par les forces ngatives dont le mode opratoire, relve dsormais plus du terrorisme que dune guerre conventionnelle, lappui des forces allies savre ncessaire comme cela se passe sous dautres cieux ou sur dautres ltendue du territoire national qui ncessite un dploiement trs consquent des forces de dfense. Aussi, tout appui nest pas superftatoire. de Scurit. La reconduction du mandat, par une nouvelle rsolution, posera-telle un problme pour le gouvernement congolais ou laccepterez-vous sous quelques conditions ? Il ne mappartient pas en tant que Ministre du Gouvernement de me prononcer de manire premptoire sur cette matire qui relve du Prsident de la Rpublique, qui il revient de dcider, aprs valuation (le dialogue stratgique initi entre le Gouvernement et la MONUSCO se poursuit cet effet) de la ncessit de poursuivre ou pas, sous quel format et suivant quelles modalits, cette collaboration se fera. Comment se passe jusquici la collaboration avec le nouveau Reprsentant spcial Maman Sidikou ? Nous avons salu la nomination de Monsieur Maman Sidikou et remerci pour ce faire Monsieur le Secrtaire gnral des Nations Unies. Au-del de son statut, Monsieur Sidikou est un frre, un africain, et de surcroit son prdcesseur dont lactivisme excessif a parfois conduit des malentendus culturels et quelques incomprhensions. Nous sommes convaincus quavec sa nouvelle approche, Monsieur Maman Sidikou accomplira un fructueux mandat Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU et les institutions de la RDC. Nous entretenons dexcellents rapports avec le nouveau patron de la MONUSCO et nous sommes jusquici entirement satisfaits de sa collaboration Relations Gouvernement-MONUSCO, le climat se rchauffe 14 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Ministre de la Communication et des Mdias, Lambert Mende O. Photo Radio Okapi

PAGE 15

15 A ccueilli par Ould Mohamed El Hacen, Chef du Sous-bureau de la MONUSCO-Uvira et Marietha Dos Santos, Cheffe de Bureau ad intrim de la Monusco-Sud-Kivu, son arrive, David Gressly sest rendu au Quartier gnral de la MONUSCO-Uvira pour un Au menu de cette prsentation, la question des rfugis burundais (plus de 19 200 ce jour) rpartis entre les deux Territoires de Fizi et dUvira, mais galement la situation socio-politique et scuritaire; une situation dont il ressort quelle reste domine par des frontire RDC-Burundi dhommes arms et fausses cartes dlecteurs congolaises; il y David Gressly pour un nouveau partenariat, dans le respect de la souverainet du Congo Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO a aussi la forte prsence de groupes arms locaux (Ma Ma essentiellement) et trangers (FNL et FDLR notamment). Immdiatement aprs cette prsentation, le Reprsentant spcial adjoint a eu une rencontre avec le Commandant des Oprations Sokola II pour la partie Sud du Sud-Kivu, le Gnral des FARDC Gustave Safari. Runion laquelle tait associ le Gnral Tariq, Commandant de la Brigade du Sud-Kivu de la MONUSCO, venu de Bukavu pour la circonstance. L aussi, il a t question des diffrentes menaces qui psent sur la scurit et les populations civiles, mais aussi des oprations militaires proprement dites pour lutter contre les groupes arms ou encore de la collaboration entre la MONUSCO et les FARDC. Une collaboration juge par le Gnral Safari qui a saisi loccasion pour faire part de certains FARDC sont confrontes et qui ralentissent parfois leur travail. Avant de prendre cong du Gnral des FARDC, le Reprsentant spcial adjoint a dclar que la MONUSCO Le troisime temps fort de cette visite a t la rencontre avec le personnel qui David Gressly a adress ses flicitations et ses encouragements pour leur dvouement, lesquelles il travaille, 15 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies, charg des Oprations lEst et Etat de droit en visite au Sous Bureau dUvira Photo MONUSCO

PAGE 16

16 16 A la descente davion laroport de Goma, le Nonce apostolique compatir avec les populations du Nord-Kivu qui ont vcu en inscurit permanente, subissant toutes formes de violence ces derniers mois. Mais aussi pour se rendre compte du travail important que fait la MONUSCO sur le terrain, car le Vatican tient la prsence de la Mission onusienne dans lEst de la RDC, a ajout le diplomate. place toutes les mesures ncessaires pour rendre la MONUSCO plus apte protger et assister la population , a dit Mgr. Montemayor. De laroport de Goma, le Nonce apostolique, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral et les membres de leurs dlgations se sont rendus lHtel de Ville pour une visite de courtoisie au Gouverneur de province. Ensuite, ils ont visit la nouvelle Cathdrale Catholique de Kituku, ainsi que le Grand Sminaire de Buhimba. Inscrits leur agenda charg, taient galement la visite de la prison de Muzenze, la rencontre avec les agences des Nations Unies et la visite du camp de dplacs de Kichanga. civils, anim par la Brigade du Nord Kivu, la clbration dune grande messe la Cathdrale Bakanja Goma et une visite du Nonce dans le Nord Kivu. Face aux dans une dmarche diplomatique mais aussi humanitaire, en parlant directement au peuple. Il convient de signaler quil sagit de la toute premire visite de Mgr Luis Mariano Montemayor au Nord-Kivu, depuis sa nomination ce poste en RDC, par le Pape Franois, en juin 2015 Le Saint-Sige considre comme essentielle la prsence de la MONUSCO dans la rgion Est de la RDC Reprsentant du Vatican en RDC en visite au Nord Kivu Par Martha Biongo et Bernardin Nyangi/MONUSCO Le Chef de la MONUSCO, Maman S. Sidikou (g.) et le nonce apostolique, Mgr Luis Mariano Montemayor (c) en visite dans le Nord Kivu Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 17

17 Par Sandra Penan/MONUSCO E n effet, il a envoy un message clair en vue datteindre lobjectif zro tolrance face lutilisation des enfants par les groupes arms sur lencontre de commandants prsums responsables de recrutement des enfants et en entamant des investigations sur certains de ces auteurs. Rien que durant lanne 2015, au moins 2 045 enfants ont t spars des groupes arms, dont 488 nouvellement recruts. Le 12 fvrier 2016, la Section et ses partenaires, savoir lEquipe spciale des arms et le Groupe de Travail Technique Conjoint UN/Gouv DRC (GTTC) ont commmor la Journe Internationale de la Main Rouge dans les localits de Goma, Kinshasa, Dungu, Bunia, Beni, Butembo, Bukavu, Uvira et Kalmie. Cette journe, aussi connue comme tant la Journe Internationale contre lutilisation des enfants soldats a t une opportunit pour renforcer nouveau les actions de plaidoyer et de denfants au sein des groupes arms. En vue de soutenir la lutte contre lutilisation des enfants soldats en RDC, 2095 hommes, femmes et enfants ont particip la collecte de organise par la Section Protection de lEnfant de la MONUSCO. Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Maman Sidikou, le Reprsentant spcial adjoint charg des oprations lEst et Etat de droit, David Gressly, le Commandant de la Force de la MONUSCO, Lieutenant Gnral Derick Mbuyiselo Mgwebi, les chefs de section de la MONUSCO, Werrason, David Dube, des enseignants, des lves, des enfants et le Groupe de travail technique conjoint UN/Gouv DRC, y compris le Bureau de la Reprsentante Personnelle du Chef de lEtat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants, des organisations de la socit civile et des membres des forces armes ont particip cet exercice. La journe a galement t marque par le lancement des clips vido et Brisons le silence produits respectivement par les artistes musiciens Werrason et David Dube. Ces clips prsentent la problmatique des violences sexuelles de violations graves des droits de lenfant. Un garon de 15 ans interview a dit: jtais surtout utilis comme cuisinier et comme Sensibiliser lopinion publique sur les souffrances subies par les enfants soldats Une journe de la main rouge 17 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016

PAGE 18

18 L a Journe mondiale de la radio clbre un mdia qui a transform notre faon de communiquer et continue de jouer un rle de premier plan au XXIe sicle en RD Congo comme dans tous les pays de notre plante. Depuis son invention, il y a plus dun sicle, la radio ne cesse de stimuler limagination des femmes et des hommes, douvrir la porte au changement, de transmettre des informations vitales. Premier mdia dans le monde, la radio informe, duque, divertit et favorise lexpression dmocratique et Selon lUnion Internationale des Tlcommunications, plus de 80% des foyers des pays en dveloppement possdent au moins un rcepteur radio. En Afrique notamment, elle constitue le prolongement de la civilisation de loralit. Les programmes de radio ont lavantage de pouvoir transmettre plus facilement les informations dans les langues locales. Elle engendre des cots de production relativement faibles par rapport la tlvision et la presse crite. Ldition 2016 de la Journe mondiale de la Radio a fort justement comme thme: La radio en situation durgence et . Cest une opportunit pour une radio comme la Radio Okapi doffrir ses auditeurs un espace qui marque le rle que joue la station de la Paix avant, pendant et aprs une situation durgence et de catastrophe. A chaque catastrophe qui survient au niveau national et local, la radio savoir ce qui se passe et ce quil faut faire. Depuis sa cration en 2002, Radio Okapi jette un clairage sur toutes les questions cruciales, du dveloppement durable la protection de lenfance, en passant par le maintien de la paix et la prvention des Notre radio produit des missions percutantes et responsables qui ne se retrouvent nulle part ailleurs et qui donnent la parole aux Congolaises et aux Congolais. Depuis prs de 14 ans, elle sefforce de prsenter avec pdagogie et quilibre les histoires, les vnements et les points de vue qui intressent les citoyens et citoyennes de culturelle du pays en franais, Lingala, Swahili, Kikongo et Tshiluba. Radio Okapi produit un grand nombre de programmes locaux qui sont diffuss sur les 5 antennes rgionales et nationales ; y sont abords le vcu et les aspirations lgitimes des Congolais de toutes les provinces. Notre objectif toujours renouvel est de comprendre et de partager les dans laquelle les individus sont solidaires les uns des autres et qui, ensemble, forment la nation congolaise. Jose crire ici que Radio Okapi est aujourdhui un formidable outil de station de la Paix reprsente une puissance mdiatique ingale, grce ses 24 millions dauditeurs, qui suivent massivement ses journaux, ses programmes magazine et de divertissement, comme ses missions interactives emblmatiques, telles que , et , en sappuyant journalistique et le professionnalisme de ses quipes techniques et ditoriales Journe mondiale de la radio Ce mdia qui met du son dans nos vies Par Amadou Ba/MONUSCO 18 Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Photo Photo Tiers

PAGE 19

19 19 A la plus grande mission des Nations Unies, Le gnral Derrick Mbuselo Mgwebi, nomm par le Secrtaire gnral des Nations Unies le Par Aissatou Laba Toure/MONUSCO Prise de fonction du Commandant de la Force 29 dcembre dernier, remplace ce poste le Gnral Carlos Alberto Dos Santos Cruz. Il arrive un moment o la collaboration, qui avait cess pendant presque une anne avec les Forces Armes Congolaises reprend, pour le plus grand bien des populations. Dorigine sud-africaine, ag de 59 ans, avec 35 ans dexprience, le gnral Mgwebi tait avant sa nomination le chef des oprations conjointes des Forces de dfense sud-africaine, aprs avoir t directeur des Forces spciales et lun des responsables de linfanterie de son pays. Il a galement occup les fonctions de directeurs de la formation et chef des ressources humaines au sein des Forces nationales de dfense sudafricaines. Il faut aussi savoir que le Chef des casques bleus de la MONUSCO est diplm en gestion de la dfense et en administration des affaires en Afrique du Sud. Il ne fait pas de doute que ce comprend fort bien la tche qui lattend. Pour la MONUSCO, la protection des populations est un premier devoir, jallais face cette assignation, sont nombreux : la lutte mener, en appui aux Forces Armes Congolaises, contre lAlliance des Forces Dmocratiques (ADF), contre les Forces Dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR), contre lArme de Rsistance du totale du pays et quil faut ncessairement radiquer. Le nouveau Commandant de la Force de la MONUSCO saura y faire, lui qui a dj command, par ailleurs, la Force africaine, puis la Force onusienne au Burundi de 2003 2006. Cet homme dune grande rigueur professionnelle, pourra certainement FARDC/Force MONUSCO, la dynamique quil faut pour lengagement contre ces rebellions vers le dveloppement L e Commissaire Awal Abdounasir, un ressortissant de Djibouti est actuellement le Chef de la police de la MINUSMA, poste quil occupe depuis le 15 Septembre 2013. Il est titulaire dun Master en Droit et en Politique de Scurit de lUniversit de Lyon III et dun Master en Biochimie de lUniversit de Rennes. Avant sa nomination comme Commandant de la police de la MINUSMA, le Commissaire Awal a servi dans lONUCI durant cinq (5) annes conscutives dans diverses positions. Il a commenc Assistant spcial du Commissaire de Police, Chef de la Rforme et de la Section de Renforcement des police par intrim. Il a t Professeur avant de rejoindre la police et a plus de 15 ans dexprience de police. Il est diplm de lEcole Nationale Suprieure de Police de Saint Cyr au Mont dOr. Il a galement particip plusieurs programmes de formation sur la lutte contre le terrorisme et la gestion des catastrophes aux Etats-Unis. Le Commissaire Awal, au cours de sa carrire dans la police nationale de son pays, a occup divers postes de responsabilit au Ministre de lIntrieur de Djibouti Le nouveau Commissaire de la Police, Awale Abdounasir Echos de la MONUSCO N Fvrier 2016 Le Commandant de la Force de la MONUSCO passe Revue les troupes Photo MONUSCO/Michael Ali

PAGE 20

20 Produit par lUnit des Publications de la Division de lInformation publique de la MONUSCO Contact : 12, avenue des Aviateurs Kinshasa/Gombe Tlphone : (243) 81 890 6650(243) 81 890 6885 La visite du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC