Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

UFDC Membership

Aggregations:
Digital Military Collection

Downloads

This item is only available as the following downloads:


Full Text

PAGE 1

Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VII N 2015 Maintien de la paix : Passe, Present et futur 29 MAI 2015

PAGE 2

Par Charles A. Bambara/MONUSCO*Sommaire Dossier spcial 3 Journe Internationale des Casques bleus Clbration, le 29 mai 4 Les oprations de maintien de la paix : Evolution et perspective 5 Un peu dhistoire Les Missions de Paix au Congo 6 Carlos Alberto Dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la MONUSCO Une action intgre est ncessaire pour rtablir la scurit dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo 8 Rduction des effectifs militaires de la MONUSCO Le bataillon gyptien dinfanterie quitte le Sud Kivu 9 Entretien avec Herv Ladsous, Chef du Dpartement des Oprations de Maintien de la Paix La MONUSCO, nest pas ternelle 10 Hommage ceux qui furent des ntres 11 Un hommage aux Casques bleus tanzaniens morts sur le champ dhonneur, Beni 12 Femmes militaires de la MONUSCO Major Kathryne Fontaine, Ofcier de liaison principal adjoint charge des relations avec les FARDC 15 Journe mondiale de la libert de la presse Laisser linformation prosprer recommande lONU Photo MONUSCO/Abel KanavaghLorsquen fvrier 2003, lAssemble Gnrale des Nations Unies adoptait la Rsolution 57/129 qui proclame le 29 mai, Journe la contribution inestimable la cause de la paix et de la scurit de tous les hommes et de toutes les femmes qui servent ou ont servi dans les oprations de maintien de paix des Nations Unies nous acceptons avec joie. Au cours dune crmonie de clbration de la Journe des Casques bleus 2015, M. Ban Ki-moon, Secrtaire Gnral avait dclar ceci: on dit que lONU a le chic pour se trouver prise entre le feu crois de ceux qui laiment sans jamais la critiquer et de ceux qui la critiquent sans laimer. Ici, jai le sentiment dtre entour par de vrais amis ceux qui la critiquent parce quils laiment, voire ceux qui laiment tout en restant critiques, cest--dire des allis bien informs, des partisans au soutien indfectible. pour qui et avec qui ce combat est men, nos partenaires. Le partenariat conscience de leur important rle, avec un pays qui a connu et continue dveloppement du secteur de la scurit et de coordonner laction que La MONUSCO, avec son effectif de 19.108 soldats, de 658 Observateurs militaires, de 1112 lments de police, et denviron 4000 effectifs appropris des composantes civiles, est prsente sur une bonne oprationnel, plus mobile et positionn dans les endroits qui ncessitent le plus une prsence marque *Directeur de la Division de lInformation publique Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnatrice des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu, Yulu Kabamba, Thophane Kinda, Abdourahmane Diallo Arrt sur imageU ne journe des Casques bleus : Pourquoi? Exposition photos : 15 ans de la MONUC la MONUSCO

PAGE 3

3 Journe internationale des Casques bleusEn Rpublique dmocratique du Con-go, la Journe a t clbre travers toutes les zones doprations de la MONUSCO. A Kinshasa, le personnel des Nations Unies, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies, des reprsentants de lquipe-pays ainsi que des autorits politiques et militaires congolaises Quartier gnral de la MONUSCO et au sige des Nations Unies. Au Quartier Gnral de la MONUSCO, a eu lieu en dbut de la matine du 29 mai, devant la stle commmorative, en mmoire des dix Casques bleus morts cette anne dans lexercice de leur mission en RDC. Agrmen-te par la fanfare du contingent ghanen, la crmonie tait prside par le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Uni-es en RDC, Martin Kobler, quaccompagnaient le directeur des Affaires politiques, Ray Torres, et des autorits militaires de la Force de la Mission prsentes Kinshasa. Les manifestations se sont poursuivies au sige des Nations Unies, sis Boulevard du 30 juin, dans lImmeuble Lonsonia, o des des membres du Corps diplomatique et une dlgation du Gouvernement en charge des relations avec la MONUSCO ont eu galement -tant les activits du de la MONUSCO durant 15 ans. Dans son discours, le dlgu du Gouvernement charg des relations avec la MONUSCO, Valrien Salumu, a soulign lengagement de la RDC travailler en commun avec la MONUSCO. Le Gouvernement rassure de sa collaboration et cts des forces de scurit de dfense du pays, puisse en un temps apprciable se raliser avec succs., a-t-il dclar. Mme engagement de collaboration r--taire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler. Rappelant le sens du mandat de la Mission et de son travail ralis pendant 15 ans, M. Ko-bler a indiqu que la MONUSCO quitterait la RDC en laissant derrire elle des conditions fa-vorables et ncessaires de paix et de scurit totales. A Goma, dans la province du Nord-Kivu, la Journe internationale des Casques bleus 2015, qui concide avec le 70e anniversaire des Nations Unies, a t marque par lhommage rendu aux soldats de la paix qui ont servi et continuent servir sous le drapeau onusien travers le monde et en particulier au NordKivu en RD Congo. Le Reprsentant spcial adjoint du Secr-taire gnral des Nations Unies charg des Oprations lEst et de lEtat de droit, David Gressly, a soulign dans son discours que la paix ne peut sinstaurer durablement sans la prsence et la participation des Casques blevie, loin de leurs familles et de leurs proches, travaillant jour et nuit dans la qute de la paix et de la scurit, protgeant les civils exposs a rappel que plus de 6000 personnels en uni-forme sont dploys travers la province du Nord-Kivu. A Bukavu, province du Sud Kivu la MO-NUSCO et le peuple congolais ont aussi cl-br dignement la Journe Internationale des Casques bleus et le 70me anniversaire des oprations de maintien de la paix. Ils ont hon-or la mmoire des soldats de la paix qui ont perdu leur vie au service de la paix et rendu hommage tous ceux qui poursuivent leur oeuvre sur terrain. Une belle fte a runi autour des Casques bleus 300 tudiants qui ont dans sur les rythmes musicaux excuts par le contingent uruguayen. A Kisangani, Chef-lieu de la Province Orientale, des autorits administratives et militaires provinciales ont rehauss de leur prsence la clbration de la Journe, domi-ne notamment par lhommage rendu aux Casques bleus disparus au courant de 20142015. A Kalemie, province du Katanga, la cr-monie fut sobre mais solennelle, avec, comme partout ailleurs lhommage aux Casques ble-us dcds, suivi de la lecture du message du Secrtaire gnral de lONU Clbration, le 29 mai Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU David Gressly (au centre de la photo) a rendu hommage aux soldats de la paix Goma Photo MONSUCO/Martha BiongoPar Joseph Tshimanga et Yulu Kabamba/MONUSCO

PAGE 4

4 4 Par Theophane Kinda/MONUSCOIl y peine une dcennie, le nombre de casques bleus travers le monde tait estim 60 000. Aujourdhui, rien que la Mission de Maintien de la paix en RDC (MONUSCO), compte environ 20 000 hommes soit environ le tiers du nombre total dploy en 2004. Selon Herv Ladsous, chef du dpartement des oprations du maintien de la paix, le modle traditionnel du maintien de la paix conu pendant la guerre froide pour personnel militaire dsarm ou peu arm dans les zones tampon entre les parties belligrantes. Aujourdhui, force est de reconnatre que ce concept a beaucoup chang. visage, mais aussi les belligrants ont de nouvelles tactiques de guerre qui ncessitent que lONU change galement de stratgie dans son approche. Des groupes arms utilisent des tactiques de la guerre asymLes oprations de maintien de la paix : Evolution et perspectivetrique, rendant lancienne formule de lONU obsolte. Par ailleurs, de nombreuses Missions comportent maintenant des sections comme la protection de lenfant, le VIH sida, les droits de Lhomme, la rforme scuritaire, le genre, les affaires politiques. Autant de sections qui nexistaient pas auparavant dans lancienne approche de maintien de la paix. Sur le plan oprationnel, le maintien de la paix demande plus de moyens, vu la nasi une adaptabilit lenvironnement, une domination du terrain en quelque sorte. En RDC, surtout dans la rgion de lest o les groupes arms comme les ADF (Allied Democratic Forces), les FDLR, (Forces dmocratiques de libration du Rwanda), harclent constamment les populations civiles, lONU a dploy une brigade dintervention et des drones pour mieux observer les groupes arms et apporter un appui consquent aux Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo. Cst une tactique qui offre bleus. Mais la question qui taraude les esprits reste de savoir si cette innovation change fondamentalement le systme de maintien de la paix. Pour Herv Ladsous ladaptation lution mais non une rvolution. Une volution que Louise Arbour prsidente de doprations nouvelles gnrations. Cependant, nous constatons que les principes de base demeurent fonds sur limpartialit et le consentement des parties. Le maintien de la paix malgr lvolution nest pas une machine de guerre. Lusage de la force simpose seulement si les casques bleus sont dans une situation dauto dfense et de dfense du mandat donn par le conseil de scurit. Tout est fonction de la situation car les casques bleus doivent tre prts ragir face aux risques imposs par les belligrants. En conclusion, le maintien de la paix est un fait dinnovation, de changement. Il nexiste plus aujourdhui, un schma comproche nouvelle. Au Mali, la nature du conautour dun projet de rconciliation qui va clairer et servir de boussole la Mission multidimensionnelle intgre des Nations Unies pour la stabilisation du Mali. En RDC, laccord cadre pour la paix, la scurit et le dveloppement sign par 11 pays sert de plateforme aux efforts de la Mission de lOrganisation de lONU pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO). Comme on le voit, lONU doit permanemment sadapter, voluer en fonction de la nature de la situation et de lenvironnement Un des appareils volants sans pilote et nonarms autoriss par le Conseil de scurit des Nations Unies pour la surveillance de la frontire lEst de la RDC Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

PAGE 5

5 Historique Un bref historique nous rappelle cepenpremire mission de lONU de 1960 1964 pour faire face la scession katangaise, sous lappellation Opration des Nations au Congo (ONUC) En 1999, le Conseil de scurit cre la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) pour aider lapplication des accords de Lusaka, elle est installe par la rsolution 1856. Le mandat de la force de la MONUC tait applicable toutes les parties des civils et les violences qui pourraient leur tre faites. Outre le soutien apport aux FARDC, la MONUC avait le mandat dappuyer les oprations menes par les FARDC et 2006, le Conseil de scurit, en accord avec le gouvernement de la RDC, change en 2010 le mandat de la Mission qui devient MONUSCO Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RD Congo. La MONUSCO et ses mandats La MONUSCO dans son 1er mandat devait accompagner la transition du Congo vers la Consolidation de la Paix. La nouvelle orientation du mandat de la Mission des Nations Unies dans le pays, consistait accorder une importance plus accrue la consolidation de la paix, pour raffermir et faire avancer la stabilisation du pays. Cest ainsi que la MONUSCO voluera avec deux priorits majeures : La protection des civils, ainsi que la stabilisation et la consolidation de la paix. La premire rsolution, la 1925, est adopte par le Conseil de Scurit le 28 mai 2010. Stabilisation et Consolidation de la Paix taient les mots cls de ce mandat. La protection des populations civiles comme on peut le constater sera place au cur de tous les mandats qui suivront. Le 28 juin 2011, le Conseil de Scurit a adopt la Rsolution 1991 qui a rellement Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo (MONUSCO). La Rsolution 1991 met surtout laccent sur la ncessit dun partenariat stratgique impliquant tous les acteurs au plan national, rgional et international La Rsolution 2078 du 28 novembre 2012 sest focalise sur les priorits majeures suivantes : de nouveau la protection des civils, la enfants soldats et de toute forme de violations des droits de lHomme.Les Missions de Paix au Congo Par Aissatou Laba Toure/MONUSCO Suite la page 7 Un Policier Casque bleu de lONU, faisant la garde en 1960 dans la ville de LeopoldvilleUn peu dhistoirePhoto personne tiers

PAGE 6

6 ECHOS DE LA MONUSCO : Mon Gnral, selon la rsolution 2211 (2015) du Conseil de scurit, quel est le mandat assign la Force de lONU en Rpublique dmocratique du Congo ? Carlos Alberto Dos Santos Cruz : Dans cette rsolution, le Conseil de scurit a assign la Force de la MONUSCO diffrentes tches, dont la plus importante concerne la protection des populations civiles. Le Condes civils doit tre la priorit lorsquil sagit de dcider de lusage des capacits et ressources disponibles. Il autorise la MONUSCO prendre toutes les mesures ncessaires pour sacquitter des tches suivantes, qui doivent se renforcer mutuellement : assurer, dans ses zones doprations, une protection ace de violences physiques, notamment en dissuadant et en empchant les groupes arms de commettre des violences contre la population ou en intervenant pour y mettre les groupes arms au moyen de la Brigade dintervention. Comment est compose actuellement la Force de la MONUSCO ? La Fore est compose de 20 000 hommes, au total, dont 18 000 soit 95% se trouvent dans lEst. Parmi les effectifs militaires de dintervention. La rduction de 2000 soldats demande par le Conseil de Scurit est-elle approprie? Oui, il sagit bien dune dcision du Conseil de Scurit relative lvaluation de la situation de la Mission sur le terrain. Le Conseil a, certes, pris cette dcision en consultation avec la Mission et tous les autres groupes stratgiques des partenaires. Nous avons obligation de continuer le travail avec les 18 000 hommes de troupes qui doivent CARLOS ALBERTO DOS SANTOS CRUZ, Commandant de la Force de la MONUSCO Une action intgre est ncessaire pour rtablir la scurit dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo Par Aissatou Laba Toure et Joseph Tshimanga/MONUSCOM. Carlos Alberto Dos Santos Cruz ( gauche) Goma, lors dune interview avec Radio Okapi Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 7

7 Avec la Rsolution 2098, du 28 mars 2013, le Conseil de Scurit prend une d-cision historique qui va changer la manire sagissait de sadapter pour faire reculer les forces ngatives, sadapter pour pro-tger les populations touches par toute la violence qui sabat sur elles, sadapter pour aider consolider la paix tout simple-ment. Cette anne-l en effet pour la pre-mire fois dans lhistoire des Missions de Maintien de Paix, il a t dcid la cration dune Brigade dIntervention, titre ex-ceptionnel. Cette brigade a pour mission de traquer les groupes arms, de les neu-traliser et de les radiquer seule ou avec les FARDC. Elle est base lEst du pays et Les menaces sur les populations ne faiblissant pas, une fois le rapport an-nuel du SGNU prsent au Conseil il sera dcid de proroger le mandat de la Mis-sion, dans la Rsolution 2147 du 28 mars 2014. A nouveau la protection des civils reste la pierre angulaire des interven-tions assignes aux casques bleus en terre congolaise. Lun des groupes arms les plus nfastes (M23) lEst du pays d-fait, en novembre 2013 et il est demand la Brigade dIntervention de poursuivre sa tche de neutralisation des milices, bandes et groupes arms. Il est galement Mission. On parle alors de -tion : optimisation des moyens humains agir au cur des zones problme. me sance par le Conseil de Scurit, la dernire Rsolution 2211 du 26 mars 2015 fait le constat persistantes recadre le mandat de la MONUSCO et La Brigade dintervention est maintenue toujours titre exceptionnel mais, la recommandation du Secrtaire gnral des Nations Unies de commencer rduire la prsence militaire de 2000 lments est prise en compte. depuis 1960, lhistoire politico-sociale de plusieurs parties du territoire, qui ont ap-pel lattention du Conseil de Scurit. La protection de la population tant le point commun aux missions qui sy sont suc-cd.sadapter, rester mobiles et dynamiques sur le terrain. Au sein de la Force de la MONUSCO, la Brigade dIntervention est une particularit. Quest-ce que cest : une unit dlite, une brigade plus mobile, mieux outille ? Le Conseil de Scurit veut que tous les contingents de la MONUSCO, y compris ceux de la Brigade dIntervention, soient dment prpars et quips et soutenus pour honorer lengagement quils ont pris de sacquitter de leurs tches respectives. Cela tant, la Brigade dIntervention a t cre en 2013 la suite de lmergence et des attaques du Mouvement du 23 mars (M23). Le Conseil de Scurit lui a assign une mission offensive. Elle est, donc, une unit spciale. Cependant, linstar de cette Brigade, tous les casques bleus ont lobligation de dfendre la population et de combattre les groupes arms. La Force est devenue une cible des groupes arms qui cument lEst du pays? Quelle est votre riposte ? Il importe que toutes les mesures soient prises, mutuellement, pour protger la population. La violence contre la population civile dans lEst du pays, plus prcisment dabs la rgion de Beni au Nord Kivu, a atteint un niveau des plus lev. Il est ncessaire que la MONUSCO, les FARDC, la Police cooprent pour mener des actions collectives en vue de combattre ces groupes criminels. Il est ncessaire de mener une action intgre pour rtablir la scurit dans lEst de la RDC. Do, notre riposte doit neutraliser les groupes arms. Quel est votre sentiment vis--vis des massacres des populations civiles dans cette partie du territoire national de la RDC, notamment dans la localit de Beni ? Ce territoire a connu, ces six derniers mois des massacres denviron 400 personnes. Ce chiffre est effroyable. 4 00 personnes, hommes, femmes et enfants innocents tus par des bandits, ces ADF. Cest trs dur. Il sagit l dun terrorisme qui ne dit pas son nom. Et cest inacceptable. Une action intgre doit tre de mise et renforce pour venir bout de ces bandits. Quels sont les principaux progrs raliss dans le cadre de lexcution du mandat ? En ce moment de la vie du pays, les progrs sont visibles, mais les problmes cachent toujours les rsultats. La dfaite du M23, la reddition des combattants FDLR, le rapatriement de ces ex combattants en cours dexcution sont, pour ne pas tous les citer, des exemples de ces progrs. Que pensez-vous de la collaboration entre Les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) et la Force de la MONUSCO, mise en mal aujourdhui par des prises de position, conditions sine qua non pour mutualiser les moyens ? Il importe que les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) et la Force de la MONUSCO travaillent ensemble. Ce nest pas possible que chacun aille de son ct pour combattre les forces ngatives. Malheureusement, le problme na pas encore trouv de solution, mais le dialogue stratgique entam il y a plusieurs semaines entre le Gouvernement et la MONUSCO va nous permettre datteindre de bons rsultats et de relancer la coopration. de la MONUSCO compte relever court terme ? quil faut relever est de stopper les crimes contre les populations de Beni. Cest une frustration personnelle. Il faut que tous les moyens soient engags pour endiguer la violence dans ce territoire. Quelles sont vos perspectives, eu gard lintention du Conseil de scurit de rendre la rduction des effectifs militaires de la MONUSCO permanente et progressive? Nous suivons les recommandations du Conseil de Scurit. La Rpublique dmocratique du Congo est un pays souverain et il est normal qu un moment il puisse trouver la paix et se prendre en charge. La rduction deffectifs militaires de la MONUSCO est donc normale, au fur et mesure que les choses volueront dans le bon sens.Suite de la page 5

PAGE 8

8 Aussitt aprs son accueil laroport de Kavumu, localit situe environ 35 km au nord de Bukavu, par la chef de Bureau intrimaire de la MONUSCO/Sud-Kivu, Mme Christine Kapalata, M. Herv Ladsous a pris part la parade militaire organise par le bataillon de linfanterie gyptienne base au Sud-Kivu. Cette crmonie a revtu une importance particulire car elle marque le le cadre de la rduction des effectifs militaires de la MONUSCO, tel quautoris par le Conseil de Scurit. En effet, dans sa rsolution numro 2211 du 26 mars 2015 le Conseil de Scurit a fait sienne la recommandation du bres dunits de police constitue. Au Sud-Kivu, cest tout le bataillon gyptien dinfanterie, soit 850 lments, qui est concern par la dcision du Conseil de Scurit. Pour lambassadeur de lEgypte Hanny Salah Mostafa, la crmonie de ce 25 avril 2015 clbre laccomplissement des tches dvolues au bataillon gyptien dinfanterie en . Ces tches, a-t-il prcis, ont t ralises avec succshistoire russie, crite par les forces gyptiennes a conclu le diplomate gyptien. Mme son de cloche de la part du Commandant de la Force de la MONUSCO, le lieutenant gnral Carlos Alberto Dos Santos Cruz. Ce dernier a lou les six ans defforts de paix du contingent gyptien au sein de la Mission onusienne en RDC. A son tour, le Chef du Dpartement des oprations de maintien de la paix (DOMP), Herv Ladsous, a surtout reconnu la contribution du contingent gyptien dans la stabilisation de la RDC. Ladsous a salu lengagement du gouvernement gyptien la cause de la paix, dj manifest pour le cas de la RDC il y a un peu plus de 55 ans. Pour lui, ce dpart de lengagement militaire et scuritaire de lEgypte envers la RDC. Ladsous espre que le processus de consolidation de la scurit dans les Kivus va se poursuivre avec le reste des troupes. Avant de quitter le Sud-Kivu, le Chef du DOMP sest entretenu avec les autorits provinciales sur des questions de scurit. Les dcisions futures du Conseil de Scurit en sont tributaires de lvolution de la situation scuritaire sur le terrain Le bataillon gyptien dinfanterie quitte le Sud KivuRduction des effectifs militaires de la MONUSCO Par Biliaminou Alao/MONUSCO 8 Les soldats du contingent gyptien lors dune crmonie de prise darmes Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 9

9 RFI : Vous avez entam ce que vous avez ap-pel un dialogue stratgique avec les auto-rits congolaises, pourquoi ? Herv Ladsous : Je crois que nous sommes tous daccord sur le fait que la MONUSCO nest pas ternelle, que, un certain stade, nous allons devoir rduire nos effectifs, et dabord nos effectifs militaires. Mais pour cela il faut tre raisonnablement sr que le respect de la loi et de lordre, que la scurit sont assu-rs dans les Kivu. Cest la raison pour laquelle et conjointe des menaces et des moyens que larme congolaise et la police congolaise dune part, les Nations Unies dautre part ont de faire face ces menaces. Vous parlez de dialogue stratgique en termes de rduction des troupes mais quen est-il de la reprise de cette coopra-tion justement des Nations Unies et des FARDC pour la lutte contre les FDLR ?. On a le sentiment quil ny a aucun progrs Il ny a pas de progrs parce que, en fait, nous avons vu apparaitre dans le paysage, aprs des mois de travail de prparation, et de tra-vail qui sest fait dans de bonnes conditions, nous avons vu apparaitre deux gnraux con-golais qui avaient un pass problmatique en matire de droits de lHomme. Et pour nous, nous ne devons pas, et nous ne pouvons pas travailler avec des interlocuteurs qui ont commis des violations graves des droits de lHomme. Donc tout simplement, repartons sur des bases un petit peu changes et par-tir de l les choses se passeront trs naturel-lement. Et pourquoi est-ce que ces gnraux nont doprations dans lIturi ? Les waivers, comme vous dites, cest possible dans les situations je dirais moyennes, o soit tayes, soit les violences ne sont pas carac-trises par une violence particulirement ex-cessive. L on tait carrment dans le rouge. Les violations des droits de lHomme taient trop importantes pour quon puisse Voil Mais encore une fois si tout cela fait lobjet dune investigation pousse, de beau-coup de transparence notre gard, nous pouvons reprendre la coopration dans des conditions qui permettront de fonctionner. Aujourdhui la reprise dune coopration entre les Nations Unies et les FARDC sur cette opration anti-FDLR dpend de quoi ? Ca dpend justement du lancement de ces enqutes et dun processus qui nous per-mettra davoir lassurance que, au bout du compte, nous ne travaillerons pas avec des gens qui ont un peu trop de sang sur les mains. Vous avez obtenu des engagements des Congolais quune telle enqute pourrait tre lance ? Nous en parlerons. La RDC entre dans un cycle lectoral. Com-ment est-ce que vous imaginez que les Na-tions Unies vont accompagner ce cycle ? Par un appui logistique ou plus ? Je crois que ce serait une erreur de considrer que les Nations Unies ne sont que des pour-voyeurs de logistique pour transporter les urnes lectorales et les bulletins de vote. Il ny a pas que a. La mission, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral ont un mandat concrtement ? Cela veut dire veiller ce que lespace politique reste ouvert dans des con-ditions qui respectent les principes dmocra-tiques, qui respectent les droits de lHomme et qui permettent tous les acteurs de parti-ciper la consultation dans des conditions de transparence et douverture convenables La MONUSCO nest pas ternelle Entretien avec Herv Ladsous, Chef du Dpartement des Oprations de Maintien de la PaixHerv Ladsous rpondant aux questions des journalistes Photo MONUSCO

PAGE 10

10 Par Amadou Ba/MONUSCOLes soldats oprant sous les ordres des Nations Unies ont t coiffs pour la premire fois de lemblmatique casque bleu, lors de lintervention des Nations Unies dans la crise de Suez en 1956. Cette nouvelle commemoration coincide cette anne avec les 70 ans des Nations Unies. Actuellement, plus de 107 000 agents des Nations Unies issus de plus de 122 pays participent 16 oprations de maintien de la paix. Au pril de leur vie, ces militaires, agents civils et policiers aident stabiliser les communauts, protger les civils et promouvoir ltat de droit et les droits de lhomme. Cette monte en puissance sest opre dans des environnements de plus en plus mandats. La plupart des missions sont dsormais multidimensionnelles, couvrant non seulement la scurit mais des aspects aussi divers que la construction de lEtat de droit, la protection des droits de lHomme ou lassistance conomique et humanitaire. Lanne dernire, 126 Casques bleus ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies, ce qui porte plus de 3 348 le nombre total de pertes humaines enregistres dans lhistoire du maintien de la paix. En RDC, sur les 19292 casques bleus, on a enregistr 90 pertes depuis la cration de la mission en 1999. Cette anne 11 Casques bleus ont perdu la vie. En cette journe ddie aux soldats de la paix comment ne pas avoir une pense pour les familles de ses artisans de la paix et de sincliner devant la mmoire de ces illustres hros tombs sur le champ dhonneur pour ramener et consolider la paix dans le monde. LOrganisation des Nations Unies modernise actuellement ses oprations de mainver les problmes de demain en matire de paix et de scurit. Elle dploie de nouvelles technologies, telles que les vhicules ariens vue de mieux protger les civils et accrot le nombre de femmes prsentes dans ses rangs tout en renforant ses partenariats avec les organisations rgionales. Elle amliore sa logistique et ses procdures administratives, renforce ses infrastructures et prend dautres mesures visant exploiter au mieux le potentiel de son personnel. 13 ans aprs son institution, la journe internatonale des casques bleus des Nations sens profond du mot paix et sur limplication de milliers dhommes et de femmes deploys travers le monde sous ltandard des Nations Unies. Le monde apprcie le rle jou par les casques bleus dans le processus visant construire un monde meilleur. Leur courage, leur devouement et elur dtermination permettent sur tous les continents de protger des populations en danger, de sparer les combattants et rendre possible le retour et la consolidation de la paix dans des zones Hommage ceux qui furent des ntres 29 mai 2015. Kinshasa, RD Congo. Martin Kobler, Chef des casques bleus qui ont donn leur vie pour la Mission. Photo MONUSCO/Abel Kavanagh

PAGE 11

11 Une crmonie dhommage a t organise au quartier gnral de la MONUSCO, en prsence des responsables tant civils que militaires de la MONUSCO. Les autorits provinciales, notamment le gouverneur de province et le prsident de lAssemble provinciale ont rehauss de leur prsence cette crmonie, prside par le Commandant de la Force de la MONUSCO, le gnral Dos Santos Cruz et le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la RDC, Martin Kobler. Ces derniers ont, cette occasion, rendu un vibrant hommage John Lonard MKUDE, 34 ans et Juma Ali KHAMIS, 31 ans, , ont-ils dit. Martin Kobler a insist surtout sur le fait que ces deux soldats qui doivent servir dexemple pour notre travail, sont morts loin de leurs familles, loin de leurs pouses et surtout loin de son enfant, pour le cas du soldat John Lonard MKUDE, qui laisse derrire lui un garcon de 5 ans. Pour Martin Kobler, il est vrai que lge de cet enfant ne lui permet pas de comprendre ce drame qui lui arrive, mais plus tard si tu regardes cette video, a-t-il, . Le Gouverneur de province, Julien Paluku, qui sest adress dabord aux Casques bleus tanzaniens en Swahili puis lensemble du personnel de la MONUSCO prsent cette crmonie, a soulign que ces deux braves soldats ne sont pas morts pour rien: arms, sans forces ngatives, pour la gloire de accompagner le gouvernement congolais. Puis il a ajout: . La crmonie sest acheve par quelques minutes de silence pour honorer la mmoire de ces deux soldats. Puis, la plupart des personnalits congolaises et de la MONUSCO prsentes ont sign le livre de condolances.GomaLa MONUSCO salue la mmoire des casques bleus tanzaniens morts Beni Par Sy Koumbo/MONUSCO Exposition, Goma, de la dpouille mortelle des deux Casques bleus tanzaniens, John Leonard Nkude et Juma Ali Khamis Photo MONUSCO/Myriam AsmaniLe contingent tanzanien a pay le plus lourd tribut avec la perte de plusieurs hommes, depuis le dploiement de la Brigade dIntervention de la MONUSCO dans le NordKivu, en 2013

PAGE 12

12 12 Major Kathryne : la joie de servir la Mission et ses partenaires Photo MONUSCO/Best practicesMajor Kathryne Fontaine, de nationalit canadienne, a pass cipal adjoint charg de la liaison avec les FARDC dans la rgion du NordKivu. Elle est lune des rares femmes-soldats avoir exerc ce rle. surent la liaison entre la Force onusienne et les Forces armes congolaises (FARDC). Ils facilitent lensemble de lappui oprationnel et logistique que la Mission apporte aux FARDC. Pour exercer cette fonction, la major Fontaine a t en poste auprs de la Force Goma, o elle tait appele effectuer des dplacements rguliers sur le terrain pour rencontrer les principaux dirigeants des FARDC (colonels et gnraux). explique Fontaine. Le autres, en quils doivent assurer un contact vail consiste encourager la synergie entre les FARDC et la Mission une activit qui peut parfois tre considre dun il sceptique par dautres. it premire consiste fournir des conseils aux hauts responsables de la MONUSCO et linguistiques, et interviennent autant au plan logistique quoprationnel et tactique. Ils effectuent galement certaines activits cibles vitant de donner limpression dtre condescendant lgard de leurs collgues congolais. Ce poste exige galement de trs solides comptences diplomatiques, car il sagit de faire appliquer la politique de soutien conditionnel tout en maintenant des relations positives avec les FARDC et ceci peut tre une tche dlicate, un travail dquilibriste. suivre lvolution des effectifs des FARDC. Les tout instant, car ils doivent en principe tout savoir de leurs tandems au sein des FARDC et communiquer cette information au haut commandement de la Force de la MONUSCO. Ceci peut tre une lutte constante. Bien que la major Fontaine ait rencontr pas que sa qualit de femme ait t un challenge. Avant son dploiement, elle avait t ne pas la prendre au srieux. A lexprience elle a constat que cela ntait pas du tout vrai. Dans bien des cas, dit-elle, les gens ont t plus ouverts avec elle, et elle a reu beaucoup de commentaires positifs concernant son travail. Ceci, soutient-elle, dmontre que la comptence professionnelle est plus loquente que le sexe de la personne. En revanche, la qualit de femme peut avoir prsent certaines opportunits. Les FARDC comptent dans leurs rangs des femmes qui servent, par exemple, comme conseillres juridiques ou mdecins miliau sein des units dinfanterie, dans des rles dappui. Pour ces femmes-soldats des FARDC, la major Fontaine a constitu une modle suivre. A preuve, elles ont souvent demand se faire prendre en photo avec elle. Pendant tout le temps que Fontaine a uvr au sein de la MONUSCO, elle a su capitaliser sur son statut de modle en travaillant, avec la Conseillre pour les questions de genre auprs de la Force, la slection de femmes formation spcialise en Sude, ainsi qu llaboration dune formation cible en RDC de femme lait aid trouver des opportunits pour renforcer les capacits des femmes genre devrait tre un facteur dans les dploiements. taine. Et dajouter : Pour un travail russi, nous avons juste besoin de personnes doues Major Kathryne Fontaine, Officier de liaison principal adjoint, charge des relations avec les FARDCPar Luisa Ryan/MONUSCOFemmes militaires de la MONUSCO Kathryne Fontaine (avant plan droite) posant avec des FARDC Photo MONUSCO/Best practices

PAGE 13

13 13 Pourquoi avez-vous dcid de travailler dans le maintien de la Paix ? La motivation de mon engagement au sein des Missions des Nations Unies rside dans ma dtermination apporter ma modeste contribution la protection des populations civiles dans les pays en En effet, des millions de civils sont victimes des guerres et autres massacres travers le monde. Ces populations vulnrables, en majorit constitues de femmes et denfants sont exposes aux pires formes datrocits (massacres, viol, enlvement, excutions sommaires, dplacement forcs, pillage et autres). Cest pour contribuer la protection de ces personnes que je me suis engag depuis Juin 2014 au sein de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo, MONUSCO. Quelle a t votre plus belle exprience dans le maintien de la paix ? Ma plus belle exprience est laboutissement des projets impacts rapides (QIP) relatifs la construction de lEtat-Major du District de la Police nationale congolaise (PNC) de la Plaine de la Ruzizi Luvungi et celui du Commissariat PNC de Sange dont jai personnellement particip au lancement des travaux le 17 avril 2015. Jassure le suivi de lexcution desdits projets initis par UNPOL dans le cadre des activits de lIlot de stabilit de Sange dont je suis par ailleurs la MONUSCO pour un montant global de 97356 dollars amricains, ces projets visent dune part lamlioration des conditions de travail de la Police Nationale Congolaise (PNC) en vue doptimiser ses performances, et dautre part celles de dtention travers Etre Casque bleu en Rpublique dmocratique du CongoTrois questions Tedonon Codjo Sgninou Arsne le respect du principe de sparation des locaux de garde vue pour hommes, femmes et mineurs. Pourquoi pensez-vous que le maintien de la paix est important ? De nos jours, limportance du maintien de la paix nest plus dmonter. En effet, dans concourent la protection des populations la mise en uvre de mcanismes de rglecontribuent la restauration de lautorit de lEtat travers le renforcement de capacits des forces dfense et de scurit (FDS), la rforme des secteurs de la justice et de la scurit et lappui au processus lectoral. Bref, le maintien de la paix permet de protger les civils, de contribuer au rglement des conrespect des droits humains et linstauration de lEtat de droit dans les pays secous par Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO Tedonon Codjo devant le bureau de la Police MONUSCO Uvira Photo MONUSCO/Jean-Tobie Okala

PAGE 14

14 Par Mbaye Sady Diop/MONUSCOL en prsence du Commissaire de Police des Nations Unies, le Gnral Pascal CHAMPION, du Commissaire de Police adjoint le colonel Tabasky DIOUF, du Commandant des forces de la MONUSCO et de son adjoint, de plusieurs invits dautres sections civiles. moment de vous remettre une mdaille pleine, a dclar, dans son allocution, le Gnral Pascal Champion, en rendant hommage aux policiers lhonneur. M. Champion a aussi transmis rats les remerciements du Reprsentant Spcial du Secrtaire Gnral des Nations Unies, Martin Kobler, pour leur travail de qualit. Il est revenu sur les vnements malheureux survenus Bni depuis le dbut de ce mois avec le massacre lche des populations civiles mais aussi sur la mort des casques bleus du contingent tanzanien de la Force de la MONUSCO tombs dans une embuscade le 4 mai 2015 prs de Bni. mains sont enregistrs, et dunir nos efforts pour toujours les repousser dans leurs derniers retranchements a soulign le Gnral Champion. Le 9me contingent des gendarmes sngalais a t dploy le 21 juin 2014 en RDC aprs quatre mois de mise en condition oprationnelle au Sngal. Initialement dploy Kinshasa, le contingent a rejoint Goma le 18 dcembre de la mme anne. Sadressant aux gendarmes, le lieutenant-Colonel Ibrahima Sy Mbow, Commandant du Contingent, a indiqu : du Jambar (Ndlr : Homme dhonneur en Ouolof), par une conduite irrprochable. . Il a exhort quarante gendarmes du dit contingent qui seront incessamment dploys Bni continuer ainsi car leur mission nest pas encore termine Goma Deux cent cinquante gendarmes Sngalais reoivent la mdaille des Nations Unies Le gnral Pascal Champion, commissaire de police des Nations Unies dcorant un Casque bleu Photo MONUSCO/Myriam Asmani14 Les membres de lUnit de police constitue sngalaise lhonneur Photo MONUSCO/Myriam Asmani

PAGE 15

15 15 Le 3 mai 2015, le monde entier a clbr la journe de la libert de la presse place sous le thme : Laissez le journalisme prosprer Vers une meilleure couverture de linformation, lgalit des sexes et la scurit lre du numrique. Un thme qui a sensibilis aussi bien lOrganisation des Nations Unies et ses Etats Membres que les professionnels des mdias au rle que joue la presse dans la recherche de la paix et du dveloppement durable. de jouir de tous les droits humains ; elles sont, vernance et au respect de la primaut du droit ont estim les Nations Unies dans un message conjoint rendu public cette occasion. le dveloppement et faonner un nouveau programme mondial de dveloppement dude la presse. Cest en ces termes si rvlateurs de lengagement des Nations Unies dans la promotion et le respect de la libert dexpression et celle de presse que Ban Kimoon, Secrtaire gnral de lONU, Irina Bokova, Directrice gnrale de lUNESCO et Zeid Raad Al Hussein, Haut commissaire des Nations Unies aux Droits de lHomme se sont adresss aux Etats et aux professionnels de linformation du monde entier. Laisser le journalisme prosprer Les trois hauts responsables ont non seule-ment rappel limportance et le rle de la presse dans la recherche de la paix et du dveloppement dans le monde, mais aussi appel les Etats laisser prosprer le journal-isme. Et, soient durables, il faut respecter les droits hurecevoir et transmettre des connaissances et des en ligne et hors ligne exhortent Ban Ki-moon, Irina Bokova et Zeid Raad Al Hussein. Mme exhortation aux professionnels des mdias eux-mmes, que lONU, lunisson, appelle accomplir pleinement leur mission. dveloppement de la socit. Il contribue galeles abus de pouvoir. Pour cela, insistent les Na-tions Unies, il faut que le journalisme puisse prosprer dans un environnement favorable et ses acteurs travailler de faon indpendan-te, sans ingrence indue et en toute scurit. Le monde a rcemment t tmoin dhorribles attentats commis contre des journalistes au moins un journaliste est tu non, note le message conjoint de lONU, qui laisse entrevoir un engagement renouvel en-vers la libert dexpression et celle de presse : Plan daction sur la scurit des journalistes et Journe mondiale de la libert de la presseLaisser linformation prosprer, recommande lONUPar Joseph Tshimanga/MONUSCO Des journalistes et photographes de presse devant le Palais du peuple Kinshasa, lors de la journe internationale du travail le 1/5/2015 Photo MONUSCO/John Bompengo

PAGE 16

16 16 A Dungu, localit dans lest de la RDC, la MONUSCO, en partenariat avec la presse locale, a organis la Journe Mondiale de la libert de la presse avec les autorits politico-administratives ainsi que des reprsentants de la socit civile. Un dbat a t organis autour du thme : ?, thme qui a permis au public de sinterroger sur le rle des mdias dans cette localit. Dun tat des lieux de la presse fait au cours de ce dbat, il en ressort que trois principales radios locales existantes Dungu, la radio Bomoko, la radio Tangazeni Christo et Dungu FM ainsi que des radios communautaires ne fonctionnent que grce aux contribu-La MONUSCO et lUNESCO appellent garantir la libert dexpression en RD CongoL pilier fondamental de toute cun de participer, de manire in- , cial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, loccasion de la journe mondiale de la libert de la presse commmore le 3 mai 2015. Un projet intitul dio locale par la technologie de linformation et la communication est mis en uvre par lUNESCO pour augmenter la qualit des programmes de stations de radio locales grce une utilisation judicieuse de la technologie de linformation et de la communication. La MONUSCO clbre la journe de la libert de presse avec les journalistes Dans son adresse lassistance, le reprsentant de la presse locale a appel congolais pour permettre aux mdias de bien fonctionner. LAdministrateur du territoire de Dungu a tenu, pour sa part, encourager les reprsentants de la presse, les exhortant oeuvrer avec plus de professionnalisme et ne pas uniquement privilgiconfronts. Le chef de bureau de la MONUSCO a des moyens disponibles, la presse de Dungu pourrait toujours compter sur le soutien de la Mission onusienne. et de dveloppement, a dclar pour sa part, le reprsentant de lUNESCO en RDC, Abdourahmane Diallo. Au regard de limportance de la journe mondiale de la libert de la presse, Martin Kobler exhorte le gouvernement de la RDC garantir la libert dexpression mme pendant les priodes les plus prouvantes. dlections justes, transparentes, crdibles et paisibles. La construction de la maison de a-t-il conclu. Afrique centrale : des journalistes adoptent un Code de bonne conduite observer en priode lectorale Aprs trois jours de travaux intenses, latelier sousrgional sur le rle des mdias dans la conduite et la promotion des rique centrale sest achev vendredi 8 mai 2015 avec ladoption, par les journalistes prsents, dun Code de bonne conduite observer par les professionnels de mdias en priode lectorale. Le document met laccent sur la ncessit dviter la corruption, le sensationnalisme et les reportages partisans ainsi que des excs dans les discours ou les rcits mdiatiques. Les participants refont en effet lloge de lexactitude des faits, de lquit et de lquilibre dans le traitement de linformation, y compris en ce qui concerne la vulgarisation des programmes des candidats. De manire gnrale, les participants ont reconnu que ladoption et lobservation dun Code de bonne conduite permettrait de contribuer de droits de lHomme, la prvention des violences lectorales et la gestion des crises post-lectorales. Ils ont fait leurs les conseils du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU et Chef de Bureau rgional des Nations Unies pour lAfrique centrale (UNOCA), M. Abdoulaye Bathily, qui les invite ne rien faire qui puisse exacerber les tensions. Dans un message lu par son reprsentant lors de la crmonie douverture le 6 mai, il les encourage faire preuve de professionnalisme en attirant lattention constitue souvent le point de dpart dune guerre civile. Latelier de Douala a runi plus de vingt journalistes venus du Burundi, du Cameroun, de la Rpublique Centrafricaine, du Congo, de la Rpublique dmocratique du Congo, du Gabon, de la Guine quatoriale, du Rwanda et du Tchad. Il a t organis par lUNOCA avec lappui du CNUDHD-AC et lOIF (lOrganisation internationale de la francophonie).Alain Coulibaly/MONUSCO Par Alain Coulibaly/MONUSCODUNGU

PAGE 17

17 17 Le thme retenu cette anne y a t peut-tre pour quelque chose : prosprer vers une meilleure couverture de linformation. Certes, la date du 3 mai offre une occasion propice pour rappeler aux gouvernements la n-cessit de respecter leurs engagements en matire de la libert de la presse et sur des questions relatives la libert de la presse, la dontologie, au rle qui est le leur dans la marche de la dmocratie, mais le thme choisi par la Communaut internationale ressemblerait presque une injonction, du fait de nombreuses violations cette libert, constates ci et l. A notre sens, prioritaire sur bien dautres droits, la libert dexpression est un besoin vital. Sa prpondrance est releve par les textes fondateurs de la majorit des tats. La libert dexpression, dinformer, dopinion, est un droit naturel. Mal accepte, mal com-prise, elle peut tre la source de beaucoup de remous. de tous les droits humains ; elles sont, par conau respect de la primaut du droit nous disait Ban ki-Moon, dans son message dlivr le 02 mai 2015. De la dpnalisation des dlits Question utile : quest-ce que la dpnalisa-tion des dlits de presse? Pour lassociation Journalistes En Danger dpnaliser les dlits de presse, cest sortir les infractions commises par voie de presse du rgime pnal pour en faire clairs, dpnaliser les dlits de presse, cest faire prison pour avoir collect, trait et diffus une --eurs universelles. Dans les principes, lorsquun pays savance vers la dpnalisation des dlits de presse, les parties prenantes (Etat, journalistes et magis-trats) expriment ainsi la ncessit de protger une libert celle dinformeret reconnaissent par consquent lutilit publique de lexercice de la profession. Est-ce dire, dans ce cas que les journalistes ne peuvent plus tre poursuiv-is? Bien sr que non substitution des peines demprisonnement par des amendes, par des sanctions pcu-niaires. Le dlit le plus frquent imput aux journalistes est la diffamation. Elle est une infraction pnale dcoulant dune allgation ou dune imputation dun fait est imput. Quelles sont les sanctions prvues par la loi congolaise en cas de diffamation ? Selon le droit congolais, cette infraction est punie de peines de prison ferme. Sagissant des journalistes, la loi N 96-002 du 22 juin 1996, sur la presse renvoie au Code Pnal, Livre 2, ar-ticle 74. Les associations de dfense de la libert de la presse se battent depuis des annes pour obtenir la dpnalisation des dlits de presse. Lambert Mend explique que la dp-nalisation permettra de ne pas soumettre le journaliste des peines privatives de libert pour des infractions commises dans lexercice de sa profession. Cependant, prvient-il : La pas lauteur dun tel dlit de sa responsabilit Le Ministre des Mdias prcise quil ne sagit pas dun blanc Le gouvernement aurait-il compris que linformation est un bien social quil faut entretenir par une bonne lgislation, en s-curisant les journalistes, en impliquant les acteurs des mdias dans la recherche de la considrant comme membres part entire du processus dmocratique et surtout en les formant Vers une dpnalisation des dlits de presse en RDC ? Le Ministre de la Communication et des Mdias, Lambert Mende Photo MONUSCO/John Bompengo Par Aissatou Laba Toure/MONUSCO

PAGE 18

18 Par Martha Biongo/MONUSCOLe bureau de linformation publique de la MONUSCO a procd, le 6 mai 2015, linauguration du centre de presse William Elachi Alwiga, anciennement appel Centre de presse PID. Des membres du personnel de la MONUSCO, des reprsentants de la presse du Nord Kivu et plusieurs autres invits ont rehauss de leur prsence la crmonie de dbaptisation dudit centre immortalisant le dvouement, le professionnalisme et la gnrosit de lancien charg des relations avec la presse la MONUSCO/Goma, William Elachi Alwilga. Quelques orateurs se sont exprims cette occasion, notamment le chef de bule directeur de la Division de lInformation publique, Charles Antoine Bambara, la chef dAntenne de Radio Okapi/ Goma, Sy Koumbo ainsi que des reprsentants de lUnion nationale de la Presse congolaise (UNPC) et de lUnion Congolaise des Femmes des Medias ( UCOFEM), le prsident de la communaut knyane, le reprsentant de la famille du disparu. Ils ont tour tour rendu hommage William Elachi qui, pendant ses annes de service au sein de la MONUSCO, avait travaill avec eux au Nord-Kivu et dans dautres provinces de la RDC, pour servir la cause de la paix. Daniel Ruiz, Charles Bambara et Sy Koumbo ont pour leur part rappel et soulign la contribution et les efforts de William Elachi, grce auxquels ce centre de presse avait vu le jour. Il est donc normal quils aient t tous daccord pour limmortaliser en ddiant son dvouement passe la postrit. Un autre temps fort de la crmonie a t la prestation dun groupe musical dirig par un ami intime du disparu, rendant hommage non seulement William mais galement dautres professionnels des mdias disparus, notamment Serge Maeshe, Jrme Ngongo et bien dautres journalistes de Radio Okapi. Un ruban symbolique a t coup par le chef de Bureau, Daniel Ruiz, assist du directeur de la PID, Charles Bambara et du Porte-parole de la MONUSCO, Flix Basse. Journe de la presse Linauguration du centre de presse William Elachi Alwiga a t prcde, le 3 mai, de la clbration de la Journe mondiale de la libert de la presse. Les professionnels des mdias ont discut de linscurit et des risques quils rencontrent dans lexercice de leur profession. Il a t recommand aux journalistes de respecter lthique et la dontologie de leur profession, dviter la diffamation, la partialit et la propagande dans la prsentation de linformation. Ils doivent, dautre part, faire preuve de bon sens, de discernement et sources et en tablir la crdibilit avant de les utiliser. en particulier le prsident de lUNPC, ont une fois de plus remerci la MONUSCO davoir initi travers sa Division de lInformation publique (PID) le projet impact rapide ayant permis la construction du Centre de Presse/Maison de Presse du Nord-Kivu. Le prsident de lUNPC a galement appel le directeur de PID offrir la presse locale un centre de formation pour le renforcement des capacits des journalistes Inauguration du Centre de Presse William Elachi AlwigaGoma Le directeur de la Division de lInformation publique (2me droite) coupant le ruban symbolique Photo MONUSCO/Myriam Asmani Mamadou Diallo nomm Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU en RDCongoLe secrtaire gnral de lOnu, Ban Ki-moom a nomm lundi 11 mai, le Guinen Mamadou Diallo au poste de Reprsentant spcial adjoint de la MONUSCO, coordinateur rsident des activits du systme des Nations Unies en RDC.

PAGE 19

19 Colonel Sarfraz Singh a mticulevol au-dessus de locan Atlan-tique jusqu lascension en soli-taire du Mont Aconcagua. Il a pris cinq vols en Argentine le 6 fvrier 2015. Son itinraire a t le suivant: Goma (RDC) Kigali (Rwan-da) Addis Abeba (thiopie) Johannesburg (Afrique du Sud) Sao Paulo (Brsil) Buenos Aires (Argentine) Mendoza. Le priple Lascension a dbut le 7 fvrier 2015 partir de Los Penitentes (Camp Rd H), une station de ski situe 182 km de la ville de Men-doza, proche de la frontire avec le Chili. Le nom Los Penitentes provient du fait que les montagnes rocheuses qui entourent la ville semblent tre des prtres en pnitence. Lalpiniste a pris la route de la valle des Hor-cones et est rest dans plusieurs camps lis-ts ci-dessous durant une priode de douze jours avant datteindre le sommet : Camp camp 3-Plaza Colera (6000 m). dacclimatation tait ncessaire pour as-surer le succs de lexpdition. Sa vaste exprience de son Himalaya natal la bien de faire lascension, seul, la aussi aid bien sacclimater avant datteindre le sommet. Il na pas utilis de porteurs et a donc d porter plus de 50 kilos de charge du camp de base jusquau sommet. Il a gravi tous les camps plus levs en altitude plus de deux autre. Cette charge comprend les tentes, les rations de nourriture, lquipement alpin et les effets personnels. Le trajet vers les camps les plus levs -dant, aprs avoir reu le dernier bulletin m-torologique, elle a t avance au 17 fvrier 2015 parce quune importante tempte de neige tait annonce pour le 18 fvrier. Un nombre lev dalpinistes, soixante douze au total ont commenc leur ascension vers le sommet le 17 fvrier, tant donn que ctait la dernire fentre de possibilit de la saison selon le dernier bulletin m-torologique. La monte vers le sommet a commenc 04h00 du Camp 3. Aprs sept heures de monte continue, le sommet sem-blait proche, mais beaucoup de grimpeurs ont dcid de prendre le chemin du re-tour. Cependant, il tait navrant de savoir quils ont rebrouss chemin seulement 300-500 m du sommet. La traverse des deux derniers kilomtres avant lascension les grimpeurs tant donn que la force du vent sur ce segment tait de 50-60 km/h. Il bouger cause des vents violents et du facteur de refroidissement olien lev. Il lui a fallu deux autres heures pour traverser ce pour quelques minutes ct dune grande grotte juste pour se rendre compte que son eau, ses boissons nergtiques et ses jus sont tous devenus congels, et il navait pas une goutte deau boire. Cela lui a pris trois heures de monte raide et ardue avant que limposant Acon-cagua ne dvoile sa splendeur 15h00 le 17 fvrier 2015. Ctait un grand moment de Sud et brandissant le drapeau national et le drapeau de la MONUSCO au sommet. Seuls 24 alpinistes sur un total de 72 ont russi se rendre au sommet le 17 fvrier 2015. Ces alpinistes venaient des tats-Unis, de la Russie et de lEurope. Le colonel Sarfraz tait le seul alpiniste solitaire, pendant cette saison, qui a russi se rendre au sommet Une ascension en solitaire au sommet des 700 m du Mont Aconcagua Le colonel Sarfraz au sommet du mont Aconcagua avec le drapeau des Nations Unies19

PAGE 20

SE CONNECTER NOUS www.monusco.unmissions.org www.facebook.com/monusco.org www.twitter.com/monusco www.youtube.com/monusco www.ickr.com/monuscoProduit par lUnit des Publications de la Division de lInformation publique de la MONUSCO Contact : 12, avenue des Aviateurs Kinshasa/Gombe Tlphone : (243) 81 890 6650(243) 81 890 6885