Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Protger et soutenirles enfants touchs par la violence et les conflits Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VII N 2015

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Sommaire 3 La Droit la protection4 Lutte contre le recours aux enfants soldats Des avances considrables, mais beaucoup reste faire6 Enfants soldats Une grande proccupation dans le Nord Kivu 7 Pascal Villeneuve, Reprsentant de lUNICEF en RD Congo Enfants soldats : la situation sest amliore globalement dans lEst 8 Au Sud Kivu Lenfant et les groupes arms : quel bilan? Photo MONUSCO9 Programme national DDR Dans lIturi, pourquoi et comment les enfants sont-ils recruts? 10 Protection de lenfant Un droit reconnu par une convention internationale relative aux droits de lEnfant 12 Katanga Plus de 600 enfants sortis des groupes arms en une anne 13 Etat des lieux de la justice juvnile en RD Congo 14 Violence sexuelle et recrutement denfants La RD Congo a fait des progrs, selon Jeannine Mabunda, Reprsentante spciale du Prsident Joseph Kabila 15 Parcours dun enfant soldat 16 A la dcouverte de la Section de Protection de lEnfant de la MONUSCO17 Processus lectoral en RDC public19 Abdallah Wafy sen va Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnatrice des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu, Yulu Kabamba, Jean-Marc Matwaki Thophane Kinda, Basse Cheickh, Maja Bogioevic SE CONNECTER NOUS www.monusco.unmissions.org www.facebook.com/monusco.org www.twitter.com/monusco www.youtube.com/monusco www.ickr.com/monuscoProduit par lUnit des Publications de la Division de lInformation publique de la MONUSCO Contact : 12, avenue des Aviateurs Kinshasa/Gombe Tlphone : (243) 81 890 6650(243) 81 890 6885 Arrt sur image Lquipe de la Section de Protection de lEnfant de la MONUSCO mobilise le Gouvernement de la RDC, les Forces Armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) et les groupes arms contre le recrutement denfants. Enfants pas soldats, tel est le credo de la MONUSCO.

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3 Par Charles Bambara/MONUSCO*Le Droit la protection Lintrt suprieur de lenfant est intrinsquement li la ncessit de protection des enfants. Et cela sous-entend le bien-tre physique, psychique et moral de lenfant. Cet intrt de protection est en ralit un devoir qui simpose tout parent, mais aussi la socit toute entire. La communaut internationale a donc, elle aussi, un devoir de se proccuper du respect dun tel droit, et de le faire respecter par tous et partout. Dans un pays comme la Rpublique dmocratique du Congo, la question de la protection de lenfant est une probl matique multiples facettes. Il y a, certes, le phnomne des enfants soldats qui est une nuisance trs visible commise condautres non moins violentes comme: le viol de jeunes enfants, les mutilations g force en dpit de leur jeune ge. Toutes ces formes de violence que subissent les enfants ne sont pas des cas isols, mais des faits avrs quotidiens, rpertoris par les activistes des droits de lHomme, des ONG, les organismes des Nations Unies et les autorits gouverne mentales. On peut se fliciter de ce que la RDC, comme la rappel lUNICEF, a sign le 4 octobre 2012 un Plan daction de lutte contre le recrutement et lutilisation denfants et contre les autres violations graves des droits de lenfant par ses forces armes et les services de scurit. Ces signes encourageants illustrent la volont lenrlement des enfants dans les forces et groupes arms. Cest un grand pas en avant. Mais quen est-il de ces milliers denfants qui continuent dtre enrls par les groupes arms dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo? Le recrutement denfants compromet lavenir de ces enfants et prive la RDC de leur vigueur, a dclar Martin Kobler, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, loccasion de la Journe internationale de lutte contre le phnomne des enfants soldats. La MONUSCO, par ses structures spcialises sattache prve nir toutes violences faites aux enfants par les nombreux groupes arms et, mme, simplique dans la recherche de solution, notamment en ngociant la libration des enfants enrls de force dans ces groupes. En fvrier, deux Journes internationales ont t consacres aux enfants. La Journe internationale de la tolrance zro lgard des mutilations gnitales fminines qui touchent trs souvent les contre le phnomne des enfants soldats. Tous unis, y compris les groupes ar ms, nous devons agir de manire por ter une attention et une assistance aux enfants, dans le plein respect de leur dignit, et de leurs droits. Lintrt suprieur des dveloppement sont tels que, chaque bras valide et chaque intelligence sont ncessaires pour btir lAfrique, et relever ces de la RDC par ces mots : peuple ardent Par le labeur Nous btirons un pays plus beau quavant Dans la paix *Directeur de la Division de lInformation Publique3

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4 Lutte contre le recours aux enfants soldats Des avances considrables, mais beaucoup reste fairePar Aissatou Laba Toure/MONUSCO En janvier 2015, le Comit international de la Croix-Rouge rappelait le quotidien de ces enfants, utiliss comme combattants, mais pas exclusivement. Certains sont utiliss comme cuisiniers, porteurs, messagers, claireurs, porte-bonheurs, espions ou esclaves sexuels. pays et dans le nord du Katanga expose des milliers denfants des violations graves de leurs droits, dont leur recrutement et leur utilisation par les forces et groupes arms. Le constat est gnral et tout aussi alarmant; que ce soit du ct des Nations Unies comme de celui des ONG et des activistes des droits de lHomme. On comprend ds lors lappel de Martin Kobler, le 12 fvrier 2015, qui, denfants continuaient dtre enrls par les groups arms dans lEst de la Un ange avec une KalachnikovPhoto MONUSCO/SPE4

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5 Rpublique dmocratique du Congo, a ajout que la place des enfants est lcole et non pas sur les champs de bataille. Donnons-leur des crayons et non des armes! Jinvite tous les enfants soldats se rendre et je lance un appel aux jeunes rsister aux groupes arms. Ctait loccasion de la Journe internationale de lutte contre le phnomne des enfants soldats. Les organismes en charge de la question de lenfance, les ONG et les autorits publiques font un travail remarquable quil faut saluer. Mais, selon lUnicef, 3.600 enfants sont encore enrls aujourdhui en RDC. Cela rsulte du fait qu au fur et mesure que certains enfants sont sortis des groupes arms, dautres sont recruts, en particulier des enfants ayant dj t dmobiliss et qui restent une cible pour les milices. Do la relative stabilit du chiffre indicateur de lampleur du phnomne depuis plusieurs annes dj. Les efforts du Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo sont tout fait apprciables. Pour autant, beaucoup reste faire. Ladoption du Plan dAction en octobre 2012 tait un signal fort de lengagement de ce gouvernement contre le recrutement et lutilisation denfants le Protocole facultatif la Convention relative aux Droits de lEnfant concernant ms, adopt par lAssemble Gnrale des compris la RDC. Une Reprsentante personnelle du Chef de lEtat charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants a t nomme. Les Nations Unies ont salu les efforts de Kinshasa pour lutter contre lutilisation denfants soldats et ont appel la Rpublique dmocratique du Congo se doter pour poursuivre ce combat, de prter aussi une attention particulire la rinsertion des enfants dans la socit travers des programmes de rattrapage scolaire ou de formation professionnelle. Il reste galement mettre en uvre le Plan daction dans sa globalit pour permettre ces enfants, recruts bien malgr eux pour la plupart, en dehors de tout consentement des parents, de vivre une vie digne de ce nom. On estime que 300 000 enfants soldats dans le monde. La RDC a son lot. Le curseur -dire : tendre vers lobjectif zro prsence denfant dans les troupes rgulires et les groupes arms. Que pourrait-on dire de plus, aprs avoir vu de tout jeunes enfants, armes la main, commettre linnommable, en toute inconscience des consquences terribles quentranent leurs actes. Des actes qui ont non seulement un impact dans les socimanire dsastreuse dans leur propre vie. Un enfant a des droits, les premiers dentre eux tant : celui de vivre, celui de vivre en bonne sant, et surtout celui dtre duqu. Cest de notre responsabilit, nous des Nations Unies, certes, mais dabord et avant tout, cest de leur responsabilit eux les dcideurs, les ducateurs, les communauts Ces responsabilits sont non de garantir ces enfants un avenir dcent Deux enfants tmoignant de leurs activits au sein dun groupe arm lEst de la RD Congo, loccasion de la Journe internationale des enfants soldatsPhoto MONUSCO/Myriam Asmani5 5

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6 En dpit des instruments juridiques nationaux et internationaux qui incriminent le recrutement denfants notamment la Convention relative aux Droits de lEnfant, le Protocole facultatif sur limplication des enfants dans les Pnale Internationale, la Constitution de la RDC, la loi Congolaise portant protection de de cette rglementation en vigueur et continuent de recruter et dutiliser les enfants souvent de moins de 15 ans, ce qui constitue de Rome. Tout au long de lanne 2014, la section de la Protection de lenfant de la MONUSCO a document le recrutement de 241 enfants groupes arms dans la partie Est du pays. La province du Nord Kivu se taille la part du lion dans la mesure o 74% de ces nouvelles recrues proviennent de cette province vrai que cette activit est en baisse par rapport 2013 qui a connu lenrlement de En 2014, 1030 enfants reprsentant 973 des groupes arms en comparaison avec les 1722 enfants en 2013. Ces enfants ont t utiliss comme combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir des services sexuels sont recruts de force ou enlevs, dautres senrlent pour fuir la pauvret, la maltraitance et la discrimination, ou pour se venger des auteurs dactes de violence commis leur encontre ou contre leur famille. Conscient de cette ralit et fort proccup de lavenir des enfants du Nord Kivu, le Chef de la MONUSCO a saisi cette opportunit de la commmoration de la Journe internationale de lutte contre le phnomne des enfants soldats pour sinsurger contre la poursuite du recrutement des enfants dans les groupes arms. A Goma, la Section de la Protection de lEnfant en collaboration avec le gouvernement est implique dans la mise en uvre du plan daction pour la lutte contre le recrutement et lutilisation denfants par les forces arms et les services de scurit de la RDC. Sign par le gouvernement congolais et les Nations Unies, ce plan daction sapplique aux Forces Armes de la Rpubservices de scurit tels que lANR et aux groupes arms qui oprent en RDC. Il vise, entre autres, assurer la sortie des enfants associs aux forces et groupes arms, rpondre aux besoins de prise en charge et rinsertion des enfants victimes de violation graves, mais aussi prvenir les violations en renforant le cadre lgal de protection institutionnelle et commucontre limpunit des auteurs de violations graves des droits de lenfant. Le cur de la manifestation pour cette dition 2015 de la journe internationale des enfants soldats sest droul au Centre de Transit des Jeunes et enfants dfavoriss louest de la ville de Goma. Le Centre de des forces et groupes arms qui attendent tion. Ces enfants proviennent de diffrents groupes arms actifs dans la province. Dans la plupart des cas, ils arrivent senfuir avant de se rendre soit dans les bases de la MONUSCO les plus proches ou certains centres reconnus puis transfrs Goma, notamment au CAJED. Le centre, qui reoit lappui de lUnicef, offre plusieurs activits en faveur de cette catgorie denfants. Cest notamment laccompagnement psycho-social qui vise les d-traumatiser. En outre, le centre offre des sances dalphabtisation, dducation civique et assure la prise en charge mdicale et autres formations professionnelles. Plus de 9.000 enfants ex-combattants sont dj passs dans ce centre depuis sa cration en 2005. 99% dentre eux ont t selon le coordonnateur du Centre de Transit et dorientation des Jeunes et enfants dfavoriss Une grande proccupation dans le Nord Kivu Par Amadou BA/MONUSCOEnfants soldats Un enfant exhibant des munitionsPhoto Child protection/MONUSCO6

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7 Propos recueillis par Denise Lukesso/MONUSCOPascal Villeneuve, Reprsentant de lUNICEF en RD CongoM. Pascal Villeneuve, quest-ce qui vous a dtermin vous rendre, en ce moment, Rutshuru et quel est objectif poursuivez-vous ? Pascal Villeneuve : Dabord cette visite dans le Nord-Kivu sinscrit dans lobjectif de senqurir de la situation des enfants et des femmes dans cette rgion, notamment Goma et dans le territoire de Rutshuru. Jai voulu me rendre Rutshuru pour constater de visu la situation dans ce territoire, notamment visiter certaines ONG partenaires avec lesquelles lUNICEF coopre dans le cadre de la dmobilisation et la rintgration des enfants soldats, notamment UPDECO. Quavez-vous constat sur le terrain ? Le constat est que la situation est meilleure par rapport aux annes passes et par rapport aux rsultats du travail abattu sur le terrain. Le bilan tant que sur plus de 600 enfants soldats pris en charge par lOrganisation Non Gouvernementale UPDECO, une grande partie a t rintgre dans sa communaut. Certains enfants ont suivi des formations professionnelles pour lapprentissage des activits gnratrices de revenus ; dautres ont rintgr le systme scolaire. Cest trs encourageant. Est-ce que selon vous la situation des enfants-soldats sest amliore dans le Nord-Kivu ? Globalement, la situation des enfants combattants ou enfants soldats, en Rpublique dmocratique du Congo et particulirement dans lEst, samliore. Car les mcanismes et le plan daction mis en uvre par le gouvernement qui visent prvenir lenrlement des enfants dans les forces et groupes arms et dmobiliser ceux qui font partie des forces militaires et groupes arms, fonctionnent. Le constat fait est que la situation samliore mais il y a encore beaucoup defforts faire pour lamliorer davantage. LUNICEF est prt poursuivre son appui pour la mise en uvre effective de ce plan daction. Quel est le message que vous voulez adresser aux autorits congolaises et aux groupes arms ? Le souhait est que la paix et la scurit sinstallent et se renforcent. Mais, aussi que la situation socio-conomique des communauts et des enfants samliore; et que les territoires de la province du Nord Kivu diminuent. Mon message aux groupes arms est que les enfants ne doivent pas faire dans la famille. Les leaders des Etats qui des enfants ont lobligation, de leur ct, de tout mettre en uvre pour protger les en valeur les intrts suprieurs des enfants en leur assurant la survie, la sant, lducation de qualit, lenregistrement la naissance, et surtout sassurer quils vivent dans leurs communauts, dans leurs familles, et quils sont protgs de toute forme dexploitation, de discrimination, ou de toute autre forme de violence ou encore dabus quelconque Enfants soldats: la situation sest amliore globalement dans lEst Pascal Villeneuve, Reprsentant de lUNICEF/RDC rpondant aux questions des journalistes Goma Photo Unicef/Goma

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8 Au Sud KivuLe dveloppement de ces groupes arms nationaux laisse toujours craindre que les enfants soient leur cible de recrutement. La multitude de groupes arms pose la question de leur hgmonie. La Section de la MONUSCO qui soccupe des enfants associs aux groupes et forces arms avait not Shabunda des luttes fratricides entre plusieurs factions pour le contrle des carrs miniers. Les affrontements entre factions Raia Mutomboki mettent en pril lquilibre social et exposent, dans la plupart des cas, les enfants. Quils soient combattants ou non, les enfants risquent dtre molests, mutils, violents ou tus. Toujours en 2014, les FARDC se sont engages dans des oprations unilatrales contre les Raia Mutomboki dans le territoire de Shabunda. Ces oprations militaires ont permis de librer certaines localits risque comme Lulingu. En mme temps, cette pression des FARDC a contraint les groupes arms se rendre et se dmobiliser. Quand la MONUSCO protge... Du point de vue de la protection, la dmobilisation des groupes arms donne une bonne opportunit la Section de la protecgroupes arms rendus entre les mains des FARDC et de sparer les enfants combattants, qui sont ensuite mis dans le circuit de protection et de reconstruction par des spcialistes. En 2014, cette section et ses partenaires de Bukavu, notamment lUNICEF, Le Bureau pour le Volontariat au Service de des Volontaires pour la Rcupration des ont conjointement spar sous le contrle de lEtat-Major de la 33me rgion militaire quelque 135 enfants des groupes arms. Ces enfants provenaient des groupes arms Nyantura, Kirikicho, Yakutumba, FDLR, M23, Raia Mutomboki et Mai Mai. De placs en soins transitoires dans un centre par des quipes conjointes ont t directement remis en communaut, aux mains des familles daccueil transitoires. Comme laccoutume, leur volution est suivie par des quipes de monitoring ou dvaluation de la MONUSCO et ses partenaires. En Juin 2014, le groupe de travail technique conjoint provincial travaillant sur la thmatique de la situation des enfants et faciliter la mise en uvre du plan daction denfants. Le Ministre provincial de la justice et des droits humains charg des relations avec la socit civile dirige les travaux de ce groupe qui sest montr trs actif. Le cipes de protection de lenfant en priode doprations militaires sur tous les axes et secteurs de la province. Le plaidoyer auprs des FARDC a abouti ladoption par lEtatMajor des directives donnes aux troupes sur les mesures de protection de lenfant. Les FARDC ont aussi dsign des spcialistes de protection de lenfant ou points focaux qui interagissent avec les acteurs de protection. Le plaidoyer continue avec les communauts, les chefs traditionnels, les leaders dopinion dans le cadre de la campagne Enfants pas soldats, pour quon atteigne lobjectif zro enfants dans les groupes arms de la province. Le pari est loin dtre gagn, cependant Lenfant et les groupes arms : quel bilan? Des enfants enrls dans un groupe arm Photo MONUSCO Par Mathieu Ndongo Koni/MONUSCO

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9 Programme national DDR Quelles sont les causes, selon votre exprience, de cette situation de recrutement des enfants dans les groupes arms en Ituri ? Ren Sileki : On ne comprend pas trs bien la pertinence de la rsurgence ou de la persis-tance de ces groupes arms. Ils ont leurs rai-sons pour lesquelles ils veulent toujours pro-tger leur communaut contre des invasions extrieures. Nanmoins, nous pensons que cette ques-tion sest pose avec larrive de lAFDL depuis les annes 1996 et il y a eu cette poque une vague de recrutement de jeunes gens soit disant pour protger les communauts. Mais en plus des adultes qui devont tre recruts dans les forces et groupes arms, on a recrut aussi des enfants. Cest depuis lors que le ph-nomne enfants soldats a perdur, en dpit des efforts du gouvernement de dsarmer, de dmobiliser et de rinsrer les ex-combat-tants. Par ailleurs, ce phnomne est aliment par la crise lie au sous-emploi. Les gens ne sont pas occups, ils le font avec les armes. Ils prennent les armes pour commettre des exactions devenir des coupeurs de route, ran-onner la population, cest devenu donc leur mode de vie. Mais, pourquoi ces groupes arms re-crutent-ils les enfants ? Les enfants sont recruts pour diverses rai-sons. Dabord au niveau psychologique, on croit quun enfant est sain, il na pas encore connu de femmes, il est invulnrable et on peut le manipuler dessein. On peut lui don-ner des ordres comme on veut, lenfant ne peut pas refuser. Donc, cette accessibilit, cette manipulation, facile de lenfant cest ce qui fait quon les recrute beaucoup. Et puis, les enfants quand on les bombarde didologies du genre en prenant des ftiches tu serais invul-nrable..., ils sont fascins. Aussi la non-scolarisation des enfants dans certains milieux favorise-t-elle leur intgration dans ces groupes arms. En tant que partenaire de la MONUSCO dans la lutte et la prvention, quelle est votre stratgie contre le recrutement des enfants ? Le phnomne groupe arm tant un ph-nomne qui svit dans la communaut, lapproche ne peut tre que communautaire. Donc, il faut prendre les composantes de la communaut cest--dire les leaders sociaux, les chefs coutumiers avec lesquels les groupes bons rapports [parce que les enfants sont re-cruts dans cette communaut] et travailler avec eux en les sensibilisant. Et ce sont-eux qui sont gnralement nos porte-paroles pour at-teindre tel ou tel groupe arm. Comment procdez-vous ? Le processus commence par la sortie des en-fants des forces et groupes arms. Cette spa-ration se fait formellement ou informellement. Formellement, le retrait des enfants est organis. On saisit le groupe arm, il vient avec les enfants, ceux-ci passent ensuite au centre de regroupement. A partir du centre et les enfants passent au CTO (centre de tranleur famille dans leur milieu dorigine. Aprs la -tenant le processus de rintgration avec soit la scolarit soit le choix professionnel parce quun enfant sans activit peut redevenir dan-gereux pour la communaut. Donc, il faut r-intgrer ces enfants avec une activit prcise. De manire informelle, cest lenfant qui sort du groupe arm par la fuite ou il sauto dmobilise. Il quitte la fort et vient sintgrer dans la communaut, seul. Dans ce cas, les parents doivent informer les agences de pro-tection telles que la MONUSCO, lUNICEF, les ONG, les FARDC, la PNC, lUEPNDDR. Ensuite lenfant suivra le processus formel de rint-gration Dans lIturi, pourquoi et comment les enfants sont-ils recruts? Propos recueillis par Laurent Sam Oussou/MONUSCO Ren Sileki, DDR Photo MONUSCO

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10 Protection de lenfantPar Theophane Kinda/MONUSCOLa Convention repose sur quatre valeurs principales encore appeles principes directeurs : lintrt suprieur de lenfant, la non-discrimination, la survie et le dveloppement et la participation. La Convention met en exergue le rle prpondrant de la famille dans la vie de lenfant et lui reconnat ainsi le droit de vivre avec ses parents et dtre lev par eux. En qualit dinstrument juridique des droits de lhomme, les droits quelle prne sont universels cest-a-dire applicables tout enfant sans distinction, inalinables et indivisibles. lUNICEF qui est en charge de la mise en uvre de la Convention attire lattention sur Un droit reconnu par une convention internationale relative aux droits de lEnfant Photo Radio Okapi/John Bompengo 10

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11 cinq droits fondamentaux. Dans la catgorie des droits civils et politiques, le droit une identit reconnaissant lenfant le droit un nom et une nationalit. Dans la catgorie des droits conomiques, sociaux et culturels, le droit lducation, le droit un niveau de tat de sant, le droit la protection contre toutes formes de violence et dexploitation y compris la violence sexuelle et le droit la participation. En plus des droits individuels, des droits collectifs garantissent la protection des enfants rfugis, handicaps ainsi que ceux issus de minorits ou de groupes autochtones. Cependant, malgr le fait que la Convention par un grand nombre dEtats, son applicacertains pays. En dpit de cette protection juridique, des millions denfants dans le monde souffrent de la pauvret, de la faim, du manque dhygine et du manque daccs leau potable. Certains nont pas accs lducation ou sont victimes desclavage, de violence et denrlement dans les confants sont enrls dans les groupes arms travers le monde, et par consquent vivent isols de leurs parents. LOrganisation Internationale du Travail estime 246 millions le nombre denfants qui travaillent dans des conditions dexploitation. Pour ce qui a trait la RDC en particulier, lattention mriproblme denregistrement des naissances, la non gratuit de lducation, le recrutement par les forces et groupes arms et la protection contre les violences sexuelles. tive aux droits de lenfant et ladoption en 2009 dune nouvelle lgislation sur la protection des enfants pleinement compatible avec lesprit de la Convention, est du reste considre comme une avance notable dans la lutte pour la protection des droits de lenfant en RDC, et augurent des lendemains meilleurs. Cependant, le problme demeure lapplication des dispositions lgales en la matire travers la mise sur pied dinstitutions tatiques spcialises de suivi, fortes et dotes de ressources humaines et matrielles adquates. En ce sens, la cration des tribunaux pour enfants ainsi que la Police Spciale de Protection de lenfant contre, il convient de noter que certains facteurs comme les accords intra communautaires en cas de violations lencontre des enfants, la mconnaissance des textes par la communaut et les autorits judiciaires elles-mmes et limpunit entravent ltablissement dun environnement protecteur pour lenfant congolais. tion protection de lenfant de la MONUSCO dans le cadre de son mandat de protection des enfants associs aux forces et groupes arms a obtenu des rsultats tangibles en ms. En 2014, 1,030 enfants ont t spars des groupes arms selon les estimations de la Section. En outre, 241 cas de nouveaux recrutements par les groupes arms ont t documents pendant cette mme anne, ce qui reprsente une baisse de 73,52% par rapport 2013. De lespoir Pour ce qui a trait aux Services de Scurit, un seul cas de recrutement denfant a t enregistr au sein des Forces Armes de la RDC en 2014 en rfrence aux activits de mise en uvre du Plan dAction du gouvernement et des Nations Unies pour autres graves violations lencontre des enfants dont la contribution la formation de 1514 militaires des Forces Armes de la RDC, et ltablissement de Groupes de les 3 Provinces de lEst de la RDC. Dans lexcution de son mandat, la Section fait contraintes scuritaires pour le dialogue direc avec les groupes arms en vue dorganiser des sances de sensibilisation et de plaidoyer avec pour objectif la sparation dun plus grand nombre denfants. Ces sensibilisation des familles et des leaders communautaires qui contribuent dans certains cas au recrutement denfants et surtout la lutte contre limpunit de ceux on note que trs peu de coupables sont punis par le systme judiciaire. relative aux droits de lenfant par plusieurs pays, la lutte pour une meilleure protection des droits de lenfant peut devenir une rtous les enfants ont droit une qualit de gouvernements se sont engags faire respecter les droits des enfants. Cependant, les gouvernements ne sont pas les seuls responsables de la situation que vivent les enfants. Toute la socit est interpelle. Les parents et toute la communaut doivent se sentir engags. Les institutions comme les coles, les communauts religieuses, les ONGs de dfense des droits de lhomme en appui au systme des Nations Unies garant de la protection des droits de lenfant doivent simpliquer. En outre, dans le contexte programmes de rintgration sociale brguliers doivent tre mis en place en vue dviter dexposer les enfants spars et groupes arms Deux colires, lors dune activit scolaire Photo MONUSCO11

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12 Plus des 600 enfants ont t sortis des groupes arms entre 2014 et fvrier 2015 dans la province du Katanga. Tel est le bilan dress par le Fonds des Nations Unies pour lEnfance Journe Internationale de lutte contre lutilisation de denfants soldats, clbre le 12 fvrier chaque anne. Daprs M. Maxime Germain, spcialiste protection lUNICEF, Bureau de la zone sud Lubumbashi, plus de 600 enfants ont t sortis des groupes arms et runisusmentionne. Il a indiqu que ces enfants sont sortis des camps de regroupement des excombattants Kamina et des groupes arms des miliciens Ma Ma Kata Katanga. Parmi ces enfants plus de 400 ont tives. Les enfants rcuprs dans le camp de regroupement des excombattants Kamina Kivu et Sud Kivu, a dclar M. Germain. LUNICEF a galement rinsr au niveau scolaire plus de 530 enfants dans le territoire de Pweto, Moba et Manono, dans la Province du Katanga. Outre lUNICEF, il y a dautres structures qui sont impliques dans le programme Plus de 600 enfants sortis des groupes arms en une anneKatangaPar Madeleine Waila/MONUSCOaux groupes arms. Cest le cas de lONG Libertas dans le territoire de Pweto qui vient respectives. Ces enfants ont t rcuprs par les FARDC lors des oprations de traque des Ma-Ma Bakata-Katanga, survenues au mois doctobre et novembre 2014, dans le groupement Mwenge territoire de Pweto. LUNICEF souligne que la rintgration des enfants au sein de leur famille pose LONU doit encore mobiliser des fonds pour la prise en charge des programmes grand nombre est encore dans des familles daccueil Des enfants associs aux groupes arms.Photo MONUSCO

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13 La problmatique Protection de lEnfant fait lobjet dune grande proccupation de lOrganisation des Nations Unies et des Organisations non gouvernementales. Le Bureau national catholique de lenfance -go est lune des organisations membres du Bureau international catholique de lenfance pour objectifs de: assurer le dveloppement intgral de tous les enfants dans une perspec-tive chrtienne et amliorer leurs conditions de vie; faire le plaidoyer au niveau local, pro-vincial, national, rgional et international; rensensibiliser sur la dignit, la promotion et ap-pliquer de la charte des droits de lenfant. LONG a pour cible : les enfants abuss, en situation dexclusion; les enfants en conmres emprisonnes; les enfants dits sorciers; jeunes mres prcoces sans travail, sexuelle-ment exploites et/ou victimes dexclusion; enfants soldats dmobiliss. Elle fait de lassistance juridique et social pour les enfants de libert ainsi que des enfants en situation -Ses projets de terrain sont doubles, notamment le programme Enfance sans barreaux et le projet Dveloppement et ren-forcement des mcanismes communautaires de prvention du phnomne Enfants dits de la rue Actions BICE en RDC Dans le cadre du programme Enfance sans barreaux, le Gouvernement suisse a organis, du 29 au 30 janvier 2015, un congrs mon-dial, qui a runi dix partenaires BICE. Parmi ces partenaires, le Bureau national catholique de lenfance-RDC a t reprsent par M. Ngaliema Aim ADJI. A la question de savoir quelles formes prennent les actions menes avec le BICE, en Rpublique dmocratique du Congo, pour une justice plus respectueuse des droits des enfants, M. ADJI rpond : En Rpublique dmocratique du Congo, il nexiste aucune structure publique autre que la prison Nous avons donc encourag des centres privs associatifs hberger des adolescents en vue de leur rinsertion. Daprs lui, grce cette action, environ 150 enfants chappent annuellement la prison. Lorsque ce nest pas possible, nous travaillons sur la possibilit pour les adolescents dtre pris en charge dans une famille daccueil, ou de raliser des travaux dintrt gnral. Parlant de grands chantiers en RDC en matire de justice juvnile, Ngalima Aim ADJI appelle tous les acteurs des ONGs congolaises qui oeuvrent dans ce domaine tre cratifs Il existe en RDC des dispositifs juridiques rcents relatifs la justice juvnile. Mais, faute de moyens et de motivation politique, nous navons pas les moyens de les faire appliquer. Il faut dvelopper dautres outils. Nous souhaitons par exemple dvelopper et renforcer les comits de mdiation. Ces comits constituent un mcanisme extrajudiciaire : les juges pour enfants y dfrent les dossiers pour lesquels une solution amiable semble pouvoir tre trouve. La mdiation rassemble ensuite les jeunes communaut. Cette solution permet bien souvent dviter un procs et une peine demprisonnement Etat des lieux de la justice juvnile en RD CongoPar Joseph Albert Tshimanga/MONUSCO Deux acteurs de la socit civile du Bureau international de lEnfant (Bureau national catholique de lenfance BNCE/RDC gauche) et Bureau national catholique de lenfance Togo, droite) au congrs Photo BICE13

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14 14 Violences sexuelles et recrutement denfantsVoulant raliser son engagement vis-vis de lradication du problme gnralis de la violence sexuelle et du recrutement denfants dans les groupes arms en Rpublique dmocratique Jeannine Mabunda Lioko pour tre sa reprsentante et conseillre dans ce domaine spciale. Les violences sexuelles et lenrlement denfants dans les groupes arms pullulent en RDC depuis la dernire dcennie, en particulier dans lEst du pays, dchir par la guerre. Ces deux problmes se perptuent sur une vaste chelle en dpit des interventions nationales et internationales. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles la violence sexuelle et lembrigadement denfants dans les groupes arms persistent en RDC, et il existe de nombreuses solutions pour combattre ces assauts dvastateurs de notre socit, a dclar Mme Mabunda. Jai accept avec humilit cette nomination du Prsident Kabila, mais cest avec tnacit que je my consacrerai pour que lon arrte cette violence sexuelle et ce recrutement denfants soldats en RDC. En travaillant avec les Congolais, avec la communaut internationale et avec dautres, nous nous attaquerons de faon systmatique Progrs Au cours dune confrence de presse tenue Kinshasa, Jeannine Mabunda sest rjouie des progrs raliss par les cours et tribunaux dans la condamnation des auteurs de viol. Selon elle, la condamnation des auteurs de ce crime quels que soient leurs grades et rangs Rutshuru, Kananga et Kinshasa, est un signal fort dans la lutte contre limpunit en RDC. Mme Mabunda fait remarquer que beaucoup de choses positives ont t ralises depuis sa nomination au poste de reprsentante spciale du chef de lEtat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement denfants soldats. En octobre dernier Rutshuru, a-t-elle rappel, il y a eu dix condamnations, allant de quatorze vingt ans, lgard des militaires et policiers qui avaient commis des crimes. En En novembre, selon la mme source, le numro 2 de la police a t condamn dix ans de servitude pnale. Il a t rvoqu de la A cause de la guerre la RDC trane une sinistre rputation : capitale mondiale du viol. Elle trane une autre rputation moins glorieuse: pays des enfants soldats, popularis par le phnomne Kadogo qui emporta Mobutu en Tel est le crdo de lancienne ministre du Porte-feuille, Jeannine Mabunda, aujourdhui Reprsentante personnelle du chef de lEtat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement denfants. Pour Mme Mabunda, le chef de lEtat, Joseph avec les phnomnes viol et enfants soldats en RDC. Parlant du recrutement denfants dans avait plus denfants dans lArme nationale, les FARDC. Elle a prsis que dans les dossiers examins par la Justice, dans le cadre de la lutte du gouvernement contre limpunit, plus particulirement en ce qui concerne les enfants, certains violeurs ont entre 14 et 25 ans et les victimes entre 12 ans et 15 ans. Au regard de la tranche dge des violeurs, Jeannine Mabunda pense quil faut faire de la prvention et cela doit passer par lducation. La RD Congo a fait des progrs, selon Jeannine Mabunda, Reprsentante spciale du Prsident Joseph Kabila Jeannine Mabunda, conseillre spciale de Joseph Kabila en matire de lutte contre les violences sexuelles Photo MONUSCO Suite la page 15Par Joseph Albert Tshimanga/MONUSCO

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15 Ag de 15 ans, le jeune garon a t recrut en janvier 2012 par un groupe arm Nyamilima, dans le territoire de Rutshuru dans le Nord Kivu Il a vcu ce que vivent les enfants soldats dans les groupes arms : exactions, violences de tous ordres classiques sur les populations civiles et sur ordre dun Commandant mais aussi violences exerces sur lui sil lui arrivait de refuser dexcuter les ordres reus. Quelques mois plus tard, il a t spar de ce groupe par une ONG et plac dans une famille daccueil, en avril 2013, en attendant de retrouver sa famille. Le 13 mai 2013, on lui a tir dessus pour avoir refus dtre recrut de nouveau par le mme groupe arm do il avait t sorti. Il a ainsi reu une balle la jambe droite, tire par son ami, un autre enfant soldat, g de 16 ans, sur ordre de son commandant. Lincident sest produit alors que lenfant tait encore dans la famille daccueil. A la suite de cet incident, le bless a t transfr lhpital gnral pour y recevoir des soins mdicaux. Pendant leur visite lhpital, les acteurs de la protection de lenfance ont constat que le garon bless tait srieusement traumatis et quil souffrait normment de ses blessures. Aprs limplication dune ONG parte-Parcours dun enfant soldats Les recommandations du Conseil de scurit des Nations Unies En matire de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement denfants soldats, le Conseil de scurit des Nations Unies: Engage le Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo continuer dvelopper sa coopration avec la et la Reprsentante spciale du Secrtaire gnral charge de la question des violences la MONUSCO, selon quil conviendra, le plan daction visant prvenir et faire cesser le recrutement et lemploi denfants et la violence sexuelle par les FARDC, et engage le Prsident Kabila nommer rapidement son conseiller sur la violence sexuelle et le recrutement denfants; Demande tous les acteurs de redoubler defforts pour lutter contre limpunit qui aux rescaps et de faire en sorte que les femmes participent pleinement et sur un pied dgalit lapplication de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration et paix, notamment en tenant compte de lappel lanc dans la Dclaration de Bujumbura du 11 juillet 2013 pour que les critres, les indicateurs et les mesures de suivi inclus dans le plan de mise en uvre de lAccord-cadre fassent une large place la problmatique hommes-femmes Suite de la page 14 naire pour recueillir des informations sur le avait t forc de tirer sur son ami, a ensuite t arrt, maltrait et dtenu par le mme commandant qui a ni que lordre soit venu de lui. Un an aprs, 13 mai 2014, le garon auteur du tir a russi schapper pour chercher refuge dans une base de la MONUSCO, do il a t transfr Goma. Le commandant a menac de le tuer sil revenait dans la zone Rcit de la Section de Protection de lEnfant Des enfants enrls dans une milice M/KPhoto MONUSCO15

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16 Photo MONUSCO/Myriam AsmaniLa MONUSCO dispose de la Section de Protection de lEnfant la plus vaste de toutes les missions de maintien de la paix, et a du personnel spcialis bas dans la rgion de lEst, en Province Orientale ainsi quau QG de la Mission. Outre le bureau de Kinshasa, la SPE dispose de personnels internationaux et nationaux Bukavu,Uvira, Dungu, Bunia, Kisangani and Kalemie. Il incombe cependant tous, au sein de la mission militaires et civils de veiller ce que les questions relatives la protection de lenfant soient abordes dans leurs programmes. Les Sections ou Divisions comme celles des Droits de lHomme, de lEtat de Droit, des Affaires Civiles, de DDR/RR, la Division Electorale, les composantes Police et Militaire, et mme la Division dAppui la Mission ont toutes un rle cl jouer. En plus, chaque membre du personnel est tenu de traiter les enfants convenablement. La Protection de lEnfant vise la protection des droits des enfants tels quils sont inscrits dans la lgislation internationale, rgionale et nationale (le droit la vie, la et en particulier, la protection des enfants contre la violence, lexploitation et la maltraitance. Le mandat de la Mission est trs claire ldessus. En effet, le Conseil de scurit Prie la MONUSCO de tenir pleinement compte de la question de la protection de lenfance, question transversale, dans toutes ses activits, et daider le Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo veiller ce que la question de la protection des droits de lenfant soit prise en considration, entre autres dans le cadre des programmes de dsarmement, dmobilisation et rintgration et de la rforme du secteur de la scurit, de faon faire cesser et prvenir les violations des droits de lenfance et les violences contre les enfants. Ceci est la base de laction de la section protection de lenfant. Ce que fait la Section La Section Protection de lenfant a la tche principale de rduire les graves violations contre les enfants commises par diffrentes de limpunit pour les chefs de groupes arms qui commettent ces violations. Les activits de la Section sont les suivantes : Faire le monitoring sur les allgations des graves violations contre les enfants ; initier des missions de terrain pour sparer les enfants des forces et des groupes arms ; solliciter auprs des groupes arms le relchement des enfants ; documenter les cas vrimener des missions dinvestigation pour lutter contre limpunit ; appuyer la justice militaire dans la poursuite des cas impliquant les enfants. Autre attributions : faire un plaidoyer et mener des campagnes de sensibilisation auprs des autorits locales ; former les Forces armes de la Rpublique dmocratique du sonnel de la MONUSCO pour une meilleure comprhension de la question de lenfant ; renforcer les capacits des autorits locales dans les lots de stabilit ; appuyer le gouvernement de la RDC dans la mise en uvre du des enfants au sein des forces et groupes arms. Des solutions La Section Protection de lenfant soccupe uniquement des enfants affects par les par le Gouvernement de la RDC et les Nations Unies, le phnomne enfants soldats connat une baisse considrable. Avec le groupe de travail technique, elle continue sassurer quau niveau des FARDC au moins, il ny a plus de recrutement denfants. Avec les groupes arms, le dialogue est le meilleur moyen pour rduire le nombre des enfants en leur sein. La sensibilisation de la Section Protection de lenfant est la meilleure arme pour plaider auprs des chefs de milices. A lendroit des familles ainsi que des communauts, cest le mme moyen qui est utilis. Perspectives Les perspectives de la Section sont encourageantes, en ce qui concerne les Forces armes de la Rpublique dmocratique du les groupes arms. Les oprations militaires permettent cependant de sortir les enfants des groupes arms, sils ne schappent pas eux-mmes. La sensibilisation massive par les messages radios peuvent aussi aider et ils sont en train dtre labors A la dcouverte de la Section de Protection de lEnfant de la MONUSCO Par la Section protection de lEnfant/ MONUSCO LEquipe protection de lEnfant Goma 16

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17 La Commission lectorale nationale rendu public, jeudi 12 fvrier, le calen-drier global des lections qui seront -drier, qui prvoit la tenue de llection prsi-dentielle pour le 27 novembre 2016, prsente galement un chronogramme dtaill des diffrents scrutins qui doivent se tenir au pralable. Il sagit, tout dabord, des lections provinciales, municipales, urbaines et locales prvues pour le 25 octobre 2015. Ensuite, il y a llection des gouverneurs et vice-gouver-neurs prvue pour le 31 janvier 2016. La publication de ce calendrier lectoral tant attendu rpond ainsi une forte de-mande, pour ne pas dire une exigence, faite aussi bien par lopposition que par la com-Le calendrier lectoral global, enfin, rendu public munaut internationale. En effet, au cours des dernires semaines, la pression sest fortement accentue sur la CENI pour quelle publie ce calendrier lectoral cens rassurer la classe politique, ainsi que lopinion publique nationale et les partenaires internationaux, quant la volont politique du pouvoir en place dorganiser toutes les lections atten-dues au cours des prochains mois dans le strict respect des dispositions constitution-nelles et lgales. Suite ladoption, le 17 jan-vier 2015, par le parlement de la nouvelle loi tourns vers la CENI qui devait son tour ren-dre public le calendrier lectoral global. Cest dsormais chose faite. Comme pour rassurer davantage lopinion, le Prsident Kabila a pro-mulgu, par ordonnance rendue publique le mme jour choisi par la CENI pour la publica-tion du calendrier lectoral, cest--dire le 12 loi lectorale numro 06/006 du 9 mars 2006 du 25 mai 2011 portant organisation des lec-tions prsidentielle, lgislatives, provinciales, municipales, urbaines et locales. Mme si tout le monde nest pas totale-ment satisfait et que des questions majeures restent encore en suspens, la publication du calendrier lectoral global contribue baisser la tension politique qui a prvalu ces dernires semaines, ainsi qu la dcrispation de la situation densemble qui commenait devenir proccupante. Le Reprsentant sp-cial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, a salu ce progrs lectoral. Je flicite la Commission lecto-rale nationale indpendante pour la pub-lication du calendrier global des lections. Aprs ladoption et la promulgation de la loi lectorale, une tape trs importante vient dtre franchie pour la tenue des lections dans les dlais constitutionnels, a dclar le chef de la MONUSCO dans un communiqu rendu public le 13 fvrier 2015. Martin Ko-bler a galement ritr lengagement des Nations Unies soutenir le processus lec-toral, tout en appelant les autres bailleurs de fonds et partenaires internationaux de la RDC faire de mme. Jencourage vivement lensemble des acteurs nationaux et interna-tionaux impliqus dans le processus lectoral tout mettre en uvre pour appuyer la CENI dans lexcution dudit calendrier. Je ritre lengagement des Nations Unies soute-nir la RDC pour la tenue dlections libres, dmocratiques et transparentes ainsi que la consolidation de la paix et de la stabilit, a ajout Monsieur Kobler. Comme le souligne le chef de la MO-NUSCO, la publication du calendrier lectoral est un pas important vers la bonne direction. En revanche, il convient galement de noter quil y a toujours des contraintes majeures auxquelles la CENI doit faire face pour que ce calendrier lectoral puisse tre respect. Une de ces contraintes est justement la mo-saires pour la tenue des diffrents scrutins. En effet, compte tenu du budget labor par la Commission lectorale, il faudrait plus dun milliard cent millions de dollars amric-ains pour organiser pas moins de sept lec-tions en moins de deux ans. De nombreux observateurs sinterrogent sur la capacit du gouvernement mobiliser temps les fonds requis pour organiser tous les scrutins prvus. lectorale nationale indpendante a tenu souligner elle-mme les nombreuses con-Par Abdourahmane Diallo/MONUSCOProcessus lectoral en RDCUne femme Walikal, dans le Nord Kivu, accomplissant son devoir civique lors de llection Photo MONUSCO/Sylvain Liechti17

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18 traintes qui ncessitent des solutions urgen-tes. Pour ce qui concerne la prsidentielle et les lgislatives, le rapporteur de la CENI, JeanPierre Kalamba Mulumba, qui a prsent le calendrier lectoral, a relev, au nombre des contraintes, lexcution du plan de dcaisse-ment des fonds ncessaires lorganisation ou encore le vote et la promulgation du projet de la loi de rpartition des siges de dputs travers le territoire national. Les partis politiques de lopposition ont exprim des rserves et des inquitudes quant la possibilit de respecter le calendrier lectoral tel quil a t present par la CENI. En effet, depuis sa publication, de nombreuses voix se sont leves au niveau de lopposition pour dnoncer le caractre non consensuel du calendrier. Parmi ces voix, le prsident du groupe parlementaire UDPS et allis, Samy Badibanga, a soutenu quil urge de procder une correction consensuelle du calendrier lectoral pour la tenue dlections crdibles et apaises en RDC. Selon lui, il est essentiel que les acteurs politiques de lopposition et du pouvoir discutent pour produire, ensem-ble avec la CENI, un chronogramme accept-able par tous. Le parlementaire de lUDPS a soulign que les discussions engager avec le pouvoir et la CENI doivent sinscrire unique-ment dans la perspective lectorale. Il nest pas question dun dialogue pour partager le pouvoir. Cette hypothse ne peut pas tre envis-ageable, a prcis lopposant. Par ailleurs, il estime que le budget de plus dun milliard de dollars propos par la commission lectorale nationale indpendante est irraliste. Samy Badibanga sinterroge dailleurs sur les voies et moyens par lesquels la CENI compte trou-ver tout cet argent. LUDPS craint par ailleurs le glissement tant dcri du calendrier lectoral, avec comme consquence la prolongation de fait du mandat en cours du Prsident Kabila. Cest notamment ce qua dclar le Secr-taire gnral du parti, Bruno Mavungu, loccasion dune confrence de presse tenue le 13 fvrier 2015. Selon lui, la priorit don-ne lorganisation des lections provincia-les, urbaines, municipales et locales, pourrait traduire un agenda cach et une tentative de dboucher sur un cas de force majeure qui permettrait de retarder llection prsidenti-elle. La CENI est dj en retard sur le calendri-er partiel quelle avait publi lanne dernire font valoir les responsables de lUDPS. Par exemple avec le calendrier partiel quon avait prvu pendant 127 jours. On est plus de huit -jours pas t rgle. Donc nous craignons ce glissement de fait, explique le chef du groupe parlementaire de lUDPS et allis. Lopposition sceptique En outre, des reprsentants de nombreux par-tis politiques, regroupements politiques et groupes parlementaires de lopposition ainsi que des organisations de la socit civile et de la diaspora, runis samedi 14 fvrier 2015 Kinshasa, pour examiner le calendrier lec-toral, ont dclar que le calendrier publi par la CENI est certes global mais non consensuel, ir-raliste, incohrent et viole la Constitution pour les scrutins convoqus en 2015. Par ailleurs, pour viter toute prolongation du mandat du Prsident Kabila, lopposition politique exige que toutes les dispositions soient prises pour que le processus lectoral se droule norllection prsidentielle conformment aux dis-positions de la Constitu-tion. Pendant que lopposition se bat pour que la priorit soit accor-de au scrutin prsiden-tiel, le Parti du peuple pour la reconstruction au pouvoir estime, pour sa part, que le calen-drier est tenable car le temps qui reste serait les sept scrutins prvus. Nous avons deux an-nes pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train dtre recher-chs par-ci, par-l. Tout le monde a demand le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est l. Quest-ce quon cherche encore ? Nous, lAssemble, nous serons prts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la rpartition des siges diffrents niveaux, a notamment dclar le prsident du groupe parlementaire PPRD, Ramazani Shadari. En tout cas, le parti au pouvoir semble prendre une longueur davance sur lopposition dans la prparation des lections provinciales, municipales, urbaines et locales. Selon Ramazani Shadari, un congrs est prvu dans les prochaines semaines en vue de d-signer les candidats du parti au pouvoir pour les sept scrutins venir. La socit civile pour le respect de la loi Outre les partis politiques, la socit civile est galement proccupe par un ventuel glissement du calendrier lectoral et elle a fait entendre sa voix en appelant les acteurs impliqus tout mettre en uvre pour que les dlais constitutionnels et lgaux lis au processus lectoral soient respects. En effet, suite la publication du calendrier lectoral et la promulgation de la loi lectorale, les chefs des confessions religieuses ont appel le gouvernement apporter tous les moyens tout glissement. Nous ne voulons pas quil y ait un moindre glissement, a dclar le Rv-rend Elebe Kapalay, prsident de la Commis-sion dintgrit et mdiation lectorale. Cette dernire structure, pilote par toutes les con-fessions religieuses, encourage galement la CENI multiplier les concertations avec la population en vue de faciliter lappropriation du calendrier lectoral global. Les chefs des confessions religieuses appellent aussi les acteurs politiques cultiver lesprit de tolrance. Le Rvrend Elebe Kapalay a gale-ment exhort la communaut internationale apporter son appui technique, logistique chances lectorales venir. En tout tat de cause, un dialogue politique inclusif simpose pour apaiser les tensions et garantir un procrdible. si le processus lectoral en cours se droule comme prvu, la RDC aura, en 2016, et pour la premire fois de son histoire, loccasion de vivre une alternance dmocratique au pou-voir. Cest une occasion historique pour le pouvoir dun Prsident sortant un succes-seur qui y accde par la voie des lections. Une occasion historique qui suscite beau-coup despoir dans un pays qui a tant souffert des crises politiques multiples, ainsi que de linscurit et de linstabilit qui lont secou au cours des dernires dcennies LAbb Malu Malu, Prsident de la Commission lectorale nationale indpendante (CENI)Photo MONUSCO18

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19 Par Gisele Kaj/MONUSCOCest en 2009 que le Commissaire Gnral Abdallah Wafy fut nomm Adjoint au Chef de la composante Police des Nations Unies en RDC. En fvrier 2010, il fut nomm Chef de la composante de la Police des Nations Unies en RDC. En aot 2012, il exerce ses fonctions de Reprsentant Spcial Adjoint du Secrtaire des Nations Unies en Charge du pilier Etat de Droit cumulativement avec ses fonctions de Chef de la Police des Nations Unies. tions avant dtre affect en novembre 2013 comme charg des Oprations de lEst de la RDC. Le Gnral Wafy nous quitte pour se mettre au service de son pays. Il fut un grand ami de Goma Abdallah Wafy sen va!la Presse nationale et internationale prsente Kinshasa, et bien entendu de la Division de lInformation publique que jai lhonneur de diriger. a soulign le directeur de la Division de lInformation publique, Charles Antoine Bambara lors dun point de presse du 25 fvrier 2015 Kinshasa. Ces derniers jours, il a reu beaucoup dhommages travers tout le pays, pour le travail quil a abattu en RDC en prs de six ans de prsence en RDC. Au nom de toute la Grande Famille de presse prsente ici et ailleurs, nous tenons lui dire un trs grand merci, a-t-il ajout. A Goma Cest avec une forte motion que le Gnral Wafy a remerci tous ses collgues et connaissances ainsi que les invits, de leur amiti lui tmoigne au cours dun dner dau revoir organis le samedi 21 fvrier 2015, en son honneur, la Cafteriat Amani, au Quartier Gnral de la MONUSCO, par les membres de son bureau de Goma. raient en bonne place les autorits provinciales du Nord-Kivu, les autorits civiles et militaires de la MONUSCO ainsi que les agents et cadres des Nations unies. La soire est alle de surprise en surprise. Mis part la Chanson Malaika, lun de ses tubes prfrs, le Gnral Wafy a eu le privilge dcouter, travers une projection vido, les tmoignages tour de rle, faits en son endroit par le Reprsentant Spcial du Secrtaire Gnral, Martin Kobler, le commandant de la Force de la MONUSCO, le Gnral Carlos Dos Santos Cruz, le commandant de la Police MONUSCO, le Gnral Pascal Champion, le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, le Commissaire Gnral de la Police nationale congolaise, Charles Bisemgimana. dtermination dont il a fait preuve dans ses fonctions. Le Reprsentant Spcial de Secrtaire Gnral, Martin Kobler a reconnu que le leadership du Gnral Wafy allait beaucoup manquer la Mission. Le Gnral Pascal Champion a abond dans le mme sens en rappelant que si la Police des Nations Unies a fait un travail remarquable en RDC, elle le doit en partie aux conseils du Gnral Wafy qui, de surcrot a beaucoup plus dexprience que lui. Daprs lui, le Gnral Wafy est celui qui comprenait mieux les problmes des Congolais. Il a t dun grand apport dans la rforme de la Police Nationale congolaise, a dclar pour sa part, le patron de la PNC. Cest un homme dynamique, un homme qui voulait que le Congo soit dot dune police capable et bien forme, a soulign, le Gouverneur du NordKivu. lui parfois, sa place tait encore au Congo et au sein de cette mission onusienne a ajout celui-l mme qui tait son chauffeur pendant toute la priode quil a travaill Goma comme Reprsentant Spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU en RDC, en charge de lEtat de droit et des Oprations lEst de la RDC. Un autre tmoignage mouvant fut celui dune dame qui avait la charge dassurer lentretien des bureaux du Gnral Wafy. Pour elle, cest un grand homme qui quitte la RDC. Le lendemain, le paysage mdiatique a tenu rendre un hommage mrit au gnral Wafy lors dun point de presse auquel ont particip 40 journalistes tous mdias confondus Photo MONUSCO/Myriam Asmani Abdallah Wafy recevant un cadeau 19

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