Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VI N 2014

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Par Martin Kobler*Consolider la paix en RDCSommaire Arrt sur image3 LONU, plus ncessaire que jamais4 Pourquoi une Journe des Nations Unies? 6 Kinshasa : Des tudiants sensibiliss sur les ralisations des Nations Unies en RDC 8 Lubumbashi : Une journe ddie la lutte contre les atteintes la dignit humaine 9 Premire fte de lONU, Rutshuru, aprs la guerre10 Martin Kobler, de nouveau, devant le Conseil de Scurit12 Nord Kivu : Des sanctions exiges contre M23 pour violations des droits de lHomme 13 RDC : Justice pour les crimes commis par le M23 et rapatriement des ex-combattants 15 Sud Kivu : Massacres de Mutarule, on en reparle... 16 Sud Kivu : Llot de stabilit de Shabunda, en marche...17 Dborah Mendez : ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas18 Hommage dfrent William Elachi Alwiga19 Quand lONU renouvelle son soutien lengagement des femmes dans la vie politique Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnatrice des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu, Yulu Kabamba, Thophane Kinda, Basse Cheickh, Maja Bogioevic, Jean-Marc Matwaki Sud Kivu, RD Congo, 08 septembre 2014 : Les soldats de la Paix de lUnit Riverine de lUruguay effectuant lvacuation des passagers du Bateau dnomm Gnral Mulamba en feu sur le lac Kivu au large de lle Idwija Photo MONUSCO/HQ-MPIOChaque anne, le 24 octobre, depuis 1945, la Communaut internationale et le monde entier clbrent la journe des Nations Unies. La journe de lanniversaire de lentre en vigueur de la Charte des Nations Unies en 1945, et qui est clbr en tant que journe des Nations Unies. En ce jour solennel, jappelle les Congolaises et Congolais sapproprier la Charte des Nations Unies pour pra tiquer la tolrance, vivre en paix lun avec lautre, dans un esprit de bon voisinage et unir leurs forces celles des Nations Unies pour maintenir la paix et la scurit internationales. La Charte des Nations Unies est la fois un message de paix et un outil qui permet aux Etats membres de remplir leur devoir : paix, stabilit, dveloppement et libert pour lensemble des peuples et des individus. Les Nations Unies, cest vous Ce nest pas le travail dune organisation que nous clbrons mais, la volont partage des peuples de vivre ensemble. La journe des Nations Unies, cest votre journe. Le mandat de la MONUSCO est dassurer la protec tion des civils. Pour ce faire, nous travaillons en troite collaboration avec les autorits congolaises. Mais il ny aura ni paix, ni stabilit, ni prosprit sans lappui et lengagement de la population, Beni comme partout ailleurs. Cest ensemble que nous sommes forts, et cest ensemble que nous pouvons russir *Message du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo, publi le 23 octobre 2014

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3 En ces temps de crises multiples, lOrganisation des Nations Unies est plus ncessaire que jamais. La pauvret, la maladie, le terrorisme, la discrimination et les changements climatiques font des ravages considrables et des millions de personnes continuent dtre exploites dans des conditions dplorables, victimes du travail forc, de la traite dtres humains, de lesclavage sexuel ou de mauvaises conditions de travail dans les usines, les champs et les mines. Lconomie mondiale noffre pas les mmes chances tous. La cration de lOrganisation des Nations LONU, plus ncessaire que jamais !Par Ban Ki-moon* Unies tait une promesse solennelle faite ces atteintes la dignit humaine et douvrir la voie dun avenir meilleur. Si certains revers ont t douloureux et quil reste beaucoup faire pour concrtiser les idaux noncs dans la Charte, nos ralisations devraient nous encourager. Les objectifs du Millnaire pour le dveloppement inspirent les meilleures campagnes de lutte contre la pauvret qui aient jamais exist; les traits des Nations Unies de lutte contre les ingalits, la torture et le racisme protgent les personnes et dautres accords permettent de sauvegarder lenvironnement. Les Casques bleus des Nations Unies sparent les forces antagonistes, nos mdiateurs rglent des diffrends et nos humanitaires fournissent une aide qui permet de sauver des vies. Engageons-nous nouveau, en ce moment dcisif, rendre les marginaliss et les vulnrables matres de leur avenir. loccasion de la Journe des Nations Unies, jinvite les gouvernements et les particuliers faire cause commune pour le bien de tous. Nations Unies adress au monde, le 24 octobre 2014 Les Casques bleus des Nations Unies sparent les forces antagonistes. Dans cette photo : Un casque bleu de la MONUSCO en patrouille sur une petite piste datterissage des avions de la Mission

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4 Cela fait 66 ans que chaque 24 octo-bre, depuis 1948, la communaut des Nations clbre la Journe des Nations Unies. Ce jour offre une bonne opportunit de rap-peler pourquoi les Nations Unies ont t cres et pourquoi si elles nexistaient pas il aurait fallu crer cette organisation. Mais aussi pourquoi elle demeure pertinente aujourdhui plus que jamais. Quel rle joue lONU dans le monde? Le premier paragraphe de la Charte des Nations Unies nous enseigne que les buts de lorganisation sont : la maintenance de la conformment aux principes de la justice et du droit international, le dveloppement entre les nations, des relations amicales fondes sur le respect du principe de lgalit de droits des peuples, et la ralisation de la coopration internationale en rsolvant les problmes internationaux dordre conomique, social, intellectuel ou humanitaire, en dveloppant et en encourageant le respect des droits de lhomme et des liberts fondamentales sharmonisent les efforts des nations vers ces Il faut souligner que si lONU est une organ-isation qui sert les nations les Etats mem-bres la Charte parle au nom des peuples. Comme nous dit le Secrtaire gnral dans son message de circonstance : La cra-tion de lOrganisation des Nations Unies tait une promesse solennelle faite aux peuples du dignit humaine et douvrir la voie dun avenir meilleur Nous constatons donc que la Charte reste dune grande actualit aujourdhui. Dans son mme message le Secrtaire gnral pour-suit: Si certains revers ont t douloureux et idaux noncs dans la Charte, nos ralisations devraient nous encourager Jinvite les gou--mune pour le bien de tous. Pourquoi une journe des Nations Unies? Par Joseph Tshimanga A travers le monde, la Journe des Nations Unies est clbre dans 192 Etats membres; le drapeau des Nations Unies est arbor symboliquement dans les lieux publics 4

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5 Ici en Rpublique dmocratique du Congo, la stabilisation de la paix et le dveloppement socioconomique restent les objectifs majeurs des Nations Unies. Pour cela, les Nations Unies travaillent avec les autorits congolaises, la socit civile et les citoyens congolais. Missions spciales Les Nations Unies en RDC ont quatre grandes missions. La premire : aider restaurer la paix et protger les citoyens. Ce travail est essentiellement dvolu la mission de maintien de la paix. La MONUC, cre en 1999, et dsormais la MONUSCO, est la plus grande mission onusienne dans le monde. Aprs stre entirement implique dans tout le processus de paix dans le pays, la mission dispose aujourdhui dun mandat renforc de : protection des populations civiles, stabilisation de la paix et appui la mise en uvre de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en Rpublique dmocratique du Congo et dans la rgion. La deuxime mission des Nations Unies en RDC : assister les plus faibles dans lurgence. Depuis 2002, les Nations Unies ont multipli par cinq les fonds mobiliss auprs des bailleurs ainsi que le volume des activits humanitaires, ce qui a permis de sauver des millions de vies. Les Nations Unies appuient puissent terme fournir aux Congolais les services sociaux de base dont ils ont besoin. Car lavenir du pays imposera de passer de lassistance humanitaire encore ncessaire aujourdhui au renforcement dun Etat mme de servir ses citoyens. La troisime mission est de renforcer lEtat pour consolider la paix. La communaut internationale et les Nations Unies ont jou un rle de premier plan pour permettre au pays de se choisir des autorits lgitimes. Les lections de 2006 sont les premires lections libres, transparentes et dmocratiques que la voies de communication font cruellement dfaut. Les Nations Unies appuient dsormais les efforts des autorits congolaises pour tendre la prsence de lEtat sur lensemble du territoire. A lchelle nationale, les Nations Unies, travers le PNUD en particulier, aident le pays renforcer son systme de gouvernance et ses institutions tatiques. Elles appuient la rforme de larme, de la police et de justice, des institutions qui sont essentielles pour assurer le retour de la paix. La quatrime et dernire mission des Nations Unies en RDC consiste relancer lconomie et dinitier le dveloppement. Sur le long terme, les Nations Unies accompagnent le pays sur la voie du dveloppement. Les agences alignent leurs actions sur les plans les enfants aient accs lducation, que les services de sant samliorent pour faire face au paludisme, au sida et la tuberculose, et que la production agricole augmente. exigent des rponses et des solutions apnotamment la lutte contre la pauvret. Lenjeu est de passer dune conomie de ressources naturelles et le potentiel agricole fournissent des revenus lEtat, du travail aux citoyens et des surplus rinvestis dans lconomie par des entrepreneurs lgitimes. Pour cela, en plus de renforcer le contrle de lEtat, les Nations Unies et ses institutions de crer un climat favorable la croissance. publiques et des projets dinfrastructure ncessaires au dveloppement conomique du pays. Ce dveloppement passera aussi demain par une bonne gestion des ressources naturelles et de lenvironnement. La fort congolaise est le deuxime poumon de la plante et pourrait devenir une source de revenus pour les populations, condition de la prserver. Les Nations Unies sy emploient dj. Aujourdhui, comme hier, les Nations Unies restent aux cts de lEtat et du peuple congolais pour les aider btir un pays plus beau quavant. LAssemble Gnrale des Nations Unies, New york Photo ONU

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6 KinshasaDes tudiants sensibiliss sur les ralisations des Nations Unies en RDC A loccasion de la journe des Nations Unies commmore le 24 octobre par la Communaut internationale en Rpublique dmocratique du Congo, plusieurs activits ont t organises tant Kinshasa, la capitale, qu lintrieur du pays. Comment la journe des Nations Unies a-t-elle t clbre ? Reportage de nos collaborateurs. Par Alexandre Essom et Pamela Lubaki Kheya/MONUSCO Une vue de la confrence-dbat organise par le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Moustapha Soumar (3 gauche), le 24 octobre 2014 lIFASIC 6 Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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7 Cette confrence, tenue dans lenceinte mme de cette institu-tion, a t anime par le Reprsent-ant Spcial Adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Coordon-nateur humanitaire, M. Moustapha Soumar, a port sur les ralisations du Systme des Nations Unies en RDC, au cours de lanne 2014 et les perspectives de lanne 2015. M. Moustapha Soumar tait accompagn des Chefs dAgences des Nations Unies Maiga; le Reprsentant Rgional de lUNHCR, Stefano Severe ; le Reprsentant de lOMS, Dr Joseph Waogodo Cabore; la Reprsentante Reprsentant de lUNESCO, Abdourahamane tait reprsent par le Secrtaire gnral aca-dmique, le professeur Emmanuel Mwangil-wa Lussu, qui a, au nom du Recteur, souhait la bienvenue lquipe des Nations Unies pour cette initiative. Le professeur Mwang-ilwa a salu le partenariat qui existe dj en-tre son institution et les diffrentes Agences lOMS. Il a souhait un partenariat futur avec la MONUSCO. En effet, plusieurs tudiants de sur la MONUSCO. Ainsi, au nom du Comit de gestion, il a formul la requte la MONUS-CO pour la facilitation du moyen de transport ces professeurs qui donnent cours dans les La reponse de Moustapha Soumar Prenant la parole, Moustapha Soumar, a pour sa part bross les grandes lignes des interventions de lONU en RDC, notamment au niveau non seulement du maintien de la paix, mais galement sur les plans humani-taire et du dveloppement. Le Reprsent-ant spcial adjoint du Secrtaire gnral a expliqu aux tudiants, futurs journalistes, la pertinence du rle de lONU pour les na-tions. Pour lui, lONU est moins laffaire de ces agents et employs sur le terrain que celle des peuples et les nations du monde qui lui donnent le mandat et les moyens. M. Soumar a insist sur le fait que le peuple -tion devraient contribuer au travail de lONU. Des changes fructueux ont permis aux dif-frents chefs dAgence dexpliquer aux tu-diants leurs mandats et actions en RDC et de pousser les futurs journalistes mieux sinformer pour non seulement eux-mmes, mais aussi pour informer les autres. Le Diene Keita, a t particulirement ap-plaudie lors de son intervention. Elle a mis leurs responsabilits en leur demandant de stigmatiser les violations faites la femme. Le rle de UNFPA pour vous accompagner reste primordial et se poursuivra a dit Diene Keita lassistance pour les encourager jouer leur rle de futurs journalistes dans la dfense des droits de la femme La journe tait anime par la chorale le Chur de la MONUSCO La chorale Le Choeur de la MONUSCO a agrment la fte de la journe des Nations Unies lIFASIC Kinshasa en prsence de Moustapha Soumare Photo MONUSCO/Myriam Asmani7

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8 La Clbration de la Journe des Na-tions Unies, le 24 octobre, Lubum-bashi, chef-lieu de la province du Katanga, a t ddie par le gou-vernement provincial et les responsables dagences du systme des Nations Unies, droits de lHomme. Les deux institutions collectifs dans la mise en uvre de la lutte contre les atteintes la dignit humaine. Le Vice-gouverneur de la province, Guilbert par les agences du systme des Nations lengagement du gouvernement provincial de toujours collaborer avec toutes les agences de lONU bases au Katanga pour quensemble le gouvernement et durable de la province, chacun dans le domaine de son mandat. Plus que jamais, il faut plus de solidarit et dengagement de la part de tous les acteurs pour rendre a-t-il dclar. Le chef du bureau de la MONUSCO, Guirane Ndiaye, est revenu, pour sa part, sur le LubumbashiUne journe ddie la lutte contre les atteintes la dignit humainePar Carine Tope/MONUSCOm essage du secrtaire gnral de lONU, onusienne sengage fermement mettre ouvrir la voie un avenir meilleur pour les peuples du monde entier. Cette commmoration de la Journe des Nations Unies Lubumbashi a t mar-que par des scnes danimations culturel-les et musicales sur le thme de la paix ainsi que des sayntes illustrant des cas datteintes la dignit de lhomme, tant dcris par les Nations-Unies. des agences des Nations Unies ainsi que du Gouvernement provincial du Katanga lors de la crmonie Photo MONUSCO/Carine Tope8

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9 9 Par Martha Biongo/MONUSCO; Traduction de Yulu Kabamba/MONUSCOL MONUSCO, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis pour la population, lOrganisation internationale des migrations et lAssociation partenaire des Nations Unies ont clbr la journe des Nations Unies, au cours de laquelle les reprsentants de la Mission et de agences onusiennes et ONGs ont exprim leur attachement particulier aux valeurs que cette journe met en avant. Le sujet le plus voqu a concern la paix retrouve dans cette partie de la RD Congo, palpable aujourdhui grce la restauration de lautorit de lEtat. Le concept dlot de stabilit Rutshuruvoqu maintes fois dans les discours des intervenantsa t fort apprci par la jeunesse et la socit civile. Il y a une anne, Rutshuru, linscurit cause par ethniques ont provoqu les dplacements massifs des populations. Aprs la dfaite du Mouvement du 23 mars Une manche gagne par la MONUSCO et le gouvernement provincial du Nord Kivu Premire fte de lONU Rutshuru, aprs la guerre du M23 groupes arms, llot de stabilit initi par la MONUSCO dans cette zone sensible de la province du Nord Kivu fonctionne. Un fonctionnement progressif qui cre des conditions propices la restauration de lautorit de lEtat et ltablissement dune stabilit durable. La prsence de la MONUSCO Rutshuru perla Rpublique dmocratique du Congo et la police nationale congolaise renforces de disposer de plus de temps pour assumer leur responsabilit premire. Ladministration locale de Rutshuru a appel, cette occasion, la MONUSCO et les agences du systme des Nations Unies et soutenir les nouveaux services de lordre de lEtat mis en place, notamment la police natioremplir leurs devoirs de protection des civils. .Les jeunes ont, quant eux, exhort le Gouvernement central de Kinshasa et la MONUSCO groupes arms. Le chef de bureau de la MONUSCO au Nord Kivu a, une fois de plus, ritr sa dtermination appuyer le gouvernement dans son effort de restauration de lautorit de lEtat dans le contexte dlots de stabilit. Lobjectif poursuivi, a-t-il indiqu, tant de protger les Police dans leur lutte contre le banditisme et dautres formes de violence dans le territoire de Rutshuru en particulier et dans le Nord Kivu en gnral. Une simulation sur le modle des dlibrations appliqu par les membres du Conseil de scurit des Nations Unies prsent par lAssociation des Nations Unies ainsi quun croquis dessin par un comdien, mettant laccent sur la bonne gouvernance et le concept dlot de stabilit, ont marqu, en guise 24 octobre, Rutshuru. Photo MONUSCO/Martha Biongo Premire visite dvaluation de llot de stabilit de Rutshuru, en aot 2014. Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU, Martin Kobler, et une forte dlgation sy sont rendus

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10 En moins dun mois, entre le 21 septembre et le 18 octobre, nous avons t tmoins des facettes extrmes de lespoir et du dsespoir en RDC a fait remarquer Martin Kobler devant les membres du Conseil de scurit, ouvrant son discours par la situation scuritaire dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo. Plusieurs raispcial du Secrtaire gnral de lONU et chef de la MONUSCO, qui rcapitule : pour chanter, danser et clbrer la paix dans ique; le concert a mis en lumire les progrs acdix mois auparavant. De plus, il a donn lespoir Cependant, regrette Martin Kobler : deux semaines aprs, les ADF nous ont rappel combien cet espoir pouvait se rvler fragile. Entre le 2 et le 17 octobre, dans des villages de Beni Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC devant le Conseil de scurit, le 27 octobre 2014Martin Kobler : La MONUSCO reste proccupe par les rcents massacres de Beni, les FDLR et les Droits de lHomme, dans le pays Par Joseph Tshimanga/MONUSCO Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, devant le Conseil de Scurit, New york, le 27 octobre 2014 Photo ONU

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11 et aux alentours, des combattants ADF ont brupart taient des femmes et des enfants. Ils ont utilis des machettes pour mutiler les corps de leurs victimes dans le but de semer la peur et dempcher les survivants de montrer leur appour leur radication. Malgr tout, des actions ont t menes sur le ments de lAlliance des forces dmocratiques ougandaises. Les ADF ont t affaiblis durant leurs bastions. Les otages ont t relchs. Des dizaines de milliers de rfugis et de personnes dplaces sont retournes dans la rgion de Kamango a rappel M. Kobler. Et pourtant : Ces attaques lamentables, par contre, dmontrent lendurance du groupe et contre des civils. Sous pression et en fuite, les ADF essaient possiblement dattirer lattention tions. crtaire gnral de lONU pour la RDC a ritr aux membres du Conseil de scurit deux messages conjoints forts, de lEnvoy spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies dans les Grands Lacs, Said Djinnit, et de lEnvoy spcial de lUnion africaine, lambassadeur Premirement: Seules des actions contre les ADF, et non des paroles, vont raviver la la MONUSCO. Nous devons crer un triangle et la MONUSCO. Comme dans toute guerre, la victoire est impossible sans le soutien de la population locale. Deuximement: Nous recommandons fortement des oprations combat, entre les FARDC et la MONUSCO contre estiment les trois hauts responsables. Les FDLR lattention du Conseil de scurit des Nations Unies sur le problme qui a t la plus grande proccupation de la Mission ces cinq derniers mois peut-tre mme au dtriment des oprations contre les ADF : le processus Jai le regret de vous dire que, malgr un dbut prometteur, le processus est maintenant dans une impasse sest expliqu M. Kobler. Pour le chef de la MONUSCO, la neutralisation Envoys spciaux de la rgion des Grands Lacs taient prsents la Confrence ministrielle sur lvaluation mi-parcours Luanda il y a peu. M. Kobler a dit sa satisfaction et exprim sa conviction de voir lAngola continuer jouer un rle positif en tant quartisan de la paix dans la rgion. Il a salu aussi le degr dattention particulirement lev et le dvouement que la SADC et la CIRGL ont accord ce processus. eu de progrs depuis le 2 juillet La voie de la non-violence est la meilleure option, selon Martin Kobler, qui partage la conviction de tous les Envoys de la rgion des Grands doivent dposer les armes volontairement au plus tard le 2 janvier 2015. Et tous sont les FDLR qui ne se seront pas volontairement rendus aprs lexpiration de ce dlai. Le M23 La crdibilit de la rgion est aussi remise en question par le rapatriement des excombattants M23 de lOuganda et du Rwanda, qui dure depuis longtemps. Martin Kobler a, cet effet, exhort le Gouvernement de la RDC acclrer les la feuille de route pour les ex-M23 dans le cadre du processus de Dsarmement, La les dclarations de Nairobi ne sont pas mises en oeuvre rapidement. La MONUSCO est dispose par toutes les forces de la MONUSCO, qui a combattu avec courage et succs aux cts Les droits de lHomme Le troisime problme prsent devant les membres du Conseil a eu trait au travail de la Mission concernant les droits de lHomme en RDC. La justice, la responsabilit et le respect des droits de lHomme sont les piliers sur lesquels la paix et la stabilit reposent a soutenu Martin Kobler. Il a rappel que reau conjoint pour les droits de lHomme a grantes des droits de lHomme contre le peuple congolais, de militer en faveur de leurs droits et de les protger. Cet effort ne doit en aucun cas tre peru est accompli dans loptique de renforcer la bonne gouvernance, un des engagements nationaux de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration. Le respect des droits de lHomme et la bonne gouvernance contribuent renforcer le gouvernement dans sa lutte contre limpunit, dans le but de soutenir ses efforts, qui ont t considrables, pour une meilleure La MONUSCO et son Bureau conjoint pour les spcial La Brigade dintervention, appuye par toutes les forces de la MONUSCO, a combattu avec courage et succs aux cts des FARDC Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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12 Dans la province du Nord Kivu, des violations graves des droits de lHomme et du droit international et de Rutshuru quils ont occups entre la mi, rapporte dmocratique du Congo, dans son rapport publi le 10 octobre. Les combattants du M23 sont accuss, notamment, des atteintes au droit la vie lencontre de 116 personnes, des atteintes au droit lintgrit physique de 351 per-sonnes, dont 161 victimes de viol, y compris des actes de violence sexuelle, des atteintes au droit la libert et la scurit de 296 personnes, dont 18 soumises des travaux forcs, et 50 atteintes au droit de proprit. ces violations pour-raient constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes au sens du droit pnal con-golais compte tenu de leur nature et contexte dans lequel elles ont t commises. -golaises : douvrir des enqutes judiciaires approfondies, rigoureuses et impartiales sur les crimes commis par les lments civils et militaires du M23 dans le Nord Kivu et par-ticulirement dans les territoires de Nyiran-gongo et de Rutshuru ; dassurer que les Nord KivuDes sanctions exiges contre M23 pour violations des droits de lHommepersonnes impliques dans les violations graves des droits de lHomme et des crimes internationaux dont le gnocide, les crimes contre lhumanit ou les crimes de guerre damnistie de 2014 prise en application des Dclarations de Nairobi du 12 dcembre 2013 ; de restaurer lautorit de lEtat dans toutes les zones libres par le dploiement dune police et dune justice exemptes de tout reproche en matire de respect des droits de lHomme. Comment en est-on arriv l? Lire la dclaration conjointe ci-aprs, que nous publions dans son intgralit, pour plus dinformations. Deux lments du M23 devant un btiment administratif Goma, en dcembre 2012 Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiPar Joseph Tshimanga/MONUSCO

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13 Dans un rapport publi ce 10 oc-tobre 2014, les Nations Unies soit rendue lgard des crimes lorsquil exerait un contrle effectif sur des parties des territoires de la province du NordKivu entre les mois davril 2012 et novembre de cette priode, de graves violations des droits de lhomme et du droit international humanitaire qui pourraient constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes selon le Code pnal congolais ont t com-mises par le M23 dans la province du NordKivu. Je flicite les autorits congolaises pour les des graves violations des droits de lhomme et du droit international humanitaire rpondent de leurs actes devant la justice dans les meilleurs dlais. Il est fondamental que justice soit rendimpunit qui minent les efforts en faveur de la paix en RDC depuis trop longtemps a dclar le Haut-Commissaire aux droits de lhomme, Zeid Raad Al Hussein. Plus de 116 personnes ont t victimes datteinte au droit la vie, 351 autres datteinte au droit lintgrit physique, dont 161 de viol, 296 datteinte au droit la libert et scurit de la personne, notam-ment denlvement et de recrutement forc. 18 cas de travail forc et 50 cas datteinte au droit la proprit ont galement t enreg-istrs, prcise ce rapport. Le nombre total de victimes pourrait tre beaucoup plus lev de ses enqutes sur ces violations des droits de lhomme. Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, a galement insist pour que les auteurs de ces violations des droits de lhomme rpondent de leurs actes devant la justice, et a pris note de la nouvelle loi damnistie en RDC qui per-mettra de nombreux membres du M23 de RDC. dans les meilleures conditions les ex-combatse sont rendus coupables de crimes graves tels que le gnocide, les crimes contre lhumanit ou les crimes de guerre ne pourront pas tre amnis-tis Description Conformment son mandat, le personnel violations des droits de lhomme commises dans la province du Nord-Kivu en RDC par des lments du M23, notamment dans les ter-Dans une dclaration conjointe rendue publique Kinshasa et Gnve, lONU appelle traduire le M23 devant la JusticeRDC : Justice pour les crimes commis par le M23 et rapatriement des ex-combattants Scott Campbell, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme, lors dune confrence de presse, au quartier gnral de la MONUSCO Kinshasa en octobre 2014

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14 ritoires de Rutshuru et Nyiragongo, dont des parties ont t sous le contrle effectif des lments de ce mouvement entre les mois davril 2012 et novembre 2013. Pendant la priode doccupation de ces pour mener ses enqutes, mais, en novembre 2013, aprs la dfaite du M23 suite aux comdIntervention, des quipes denqute ont pu tre dployes dans les zones nouvellement libres et y ont interrog plus de 160 vic-times et tmoins de violations des droits de lhomme commises par le M23. Le rapport fait tat de plus dune centaine de civils qui ont t tus par le M23, mais gale-ment de pillages et de viols commis par ces derniers, notamment lintrieur et prox-imit du camp de dplacs de Mugunga et dans le camp Katindo. De nombreux civils, y compris des enfants, ont t galement en-rls de force dans les rangs du M23 et ont subi une formation militaire et idologique dans les bases militaires tablies par le M23, cruels, inhumains ou dgradants. Un systme de taxes obligatoires payer chaque bar-rage routier a t mis en place par le M23, en particulier Munigi et Rumangabo. Les enqutes effectues sur les allgations de violations des droits de lhomme ont rvl que certaines victimes avaient t cibles par le M23 pour leur collaboration prsume avec dautres groupes arms ou les militaires -sables religieux, ou pour avoir rsist leur recrutement forc par le M23. Au total, 13 mandats darrt ont t mis en 2013 par les autorits congolaises lencontre de membres du M23, dont quatre mandats internationaux contre des dirigeants du M23 qui se trouveraient au Rwanda. Ils sont notam-ment accuss davoir commis des crimes con-tre lhumanit et des crimes de guerre. A ce jour, ces membres du M23 nont toujours pas t traduits en justice pour les crimes dont ils sont accuss malgr les engagements des signataires de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration dans la rgion adopt en fvrier 2014 de ne pas abriter, ni apporter protection toute personne ac-cuse de crimes de guerre, crimes contre lhumanit, gnocide ou crimes dagression, ou toute personne vise par le systme de sanctions des Nations Unies, ainsi que de fa-ciliter ladministration de la justice travers la coopration judiciaire dans la rgion et de Un systme de taxes obligatoire payer chaque barrage routier a t institu par le M23 Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiLe rapport complet est disponible ici : http://www.ohchr.org http://www.monusco.unmissions.org/ou www.monusco.org fvrier 2008, est compos de la Division des Droits de lHomme de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique Haut-Commissariat aux droits de lhomme en Rpublique dmocratique du Congo Pour plus dinformations et demandes des mdias, veuillez contacter : Kinshasa : +243 81 890 5202/ bambara@un.org Sarah de Hemptinne : +243 81 890 5219/ dehemptinnes@un.org Genve : Rupert Colville : +41 79 506 1088 / rcolville@ohchr.org Ccile Pouilly : +41 22917 93 10 / cpouilly@ohchr.org Ravina Shamdasani : +41 22 917 9169 / rshamdasani@ohchr.org

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15 La MONUSCO/Uvira a organis une rencontre avec la presse, au cours de laquelle une quinzaine de journalistes et responsables de mdias vail de la Mission sur le terrain. Le chef de bureau, Ould Mohamed El Hacen, leur a prsent tous les dtails du mandat de la MONUSCO et ses principales activits. Un mandat renforc par le Conseil de scuMission trois grandes priorits : la protection des civils, la stabilisation et lappui la mise en uvre de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et le dveloppement en RDC et dans la rgion des Grands Lacs. Explicitant ce mandat dans son volet de protection des civils, Ould Mohamed El Hacen, a fait un bilan de quelques actions trs rcentes menes par la MONUSCO Uvira, faisant tat, notamment de la et Luberizi, sur le mcanisme dalerte prcoce et llaboration des Comits locaux de protection. La MONUSCO a galement procd linstallation de deux Elle a poursuivi llaboration du Plan de Sange, Minembwe, Lulimba et Uvira. Elle a sensibilis les populations de communauts sur lAccord cadre dAddis-Abeba, la des lections libres, transparentes et dmocratiques de nouveaux membres de son bureau de coordination. Dautres activits passes en revue au cours de cette confrence de presse, toujours en rapport avec la protection des civils : la fourniture deau potable lHpital gnral de rfrence dUvira dans le cadre de la ludocumentation des possibles violations des droits de lHomme Lulimba-Misisi plus sensibilis des diffrents groupes arms et milices congolais oprant dans ce territoire au processus de dsarmement, dmobilisation et rintgration. Scurit Plusieurs questions ont t poses au chef de bureau de la MONUSCO, notamment sur les combattants des groupes arms trangers, lappui de la Mission aux efforts dploys par les autorits congolaises pour radiquer lpidmie dEbola, ou encore sur les dispositions prises par la MONUSCO pour scuriser les populations de Mutat massacrs au mois de juin dernier. A ce sujet, Ould Mohamed El Hacen a dclar : Mutarule est dsormais mieux scurise Nous avons tir les leons de ce qui sest pass Pour rappel, au lendemain de ces massacres, la MONUSCO avait renforc sa prsence dans cette zone. La Mission travaille troitement avec les autorits congolaises et la socit civile, pour sensibiliser les commuamliorer la situation scuritaire trs proccupante. Les responsables des mdias ont t exhorts encourager les efforts de promotion de la culture de la paix. Car, a conclu Ould Mohamed El Hacen, la paix est laffaire de nous tous, croire que la MONUSCO une erreur Ould Mohamed El Hacen : Nous avons pris des dispositions ncessaires pour quil ny ait plus de Mutarule 2 Par Jean-Tobie Okala/MONUSCO Le chef de bureau MONUSCO/Uvira, Ould Mohamed El Hacen (1er g.) lors dune rencontre avec la presse, en compagnie de deux autres cadres (civil et militaire) fonctionnaires de la MONUSCO Photo MONUSCO/Jean-Tobie OkalaSud Kivu

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16 16 M. Djinnit a effectu cette visite en compagnie de Martin Kobler, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral et Chef Reprsentant spcial de lUnion Africaine pour la rgion des Grands Lacs. Ils ont rencontr le Gouverneur de la province du de la socit civile ainsi que les reprsentants des organisations humanitaires. Ils ont galement tenu des runions dinformation avec les responsables de la MONUSCO et visit un camp de dplacs dexprimer leur solidarit avec les autorits ainsi que les populations victimes des rcents actes de violence inoue commis par Au terme de cette visite, l Envoy spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la rgion des Grands Lacs a dclar: Ces actes dune rare violence nous confortent dans notre dtermination oeuvrer avec les pays de la rgion, y compris leurs forces vives, la mise en oeuvre de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la rgion, y compris la consolidation de la paix et de la stabilit travers la neutralisation de toutes les forces ngatives M. Djinnit a ritr, cette occasion, le soutien des Nations Unies aux autorits congolaises dans leurs efforts visant restaurer lautorit de lEtat dans les r-gions affectes par les actes des groupes arms. Il a rendu hommage au travail re-NUSCO et les a encourages tout mettre en oeuvre pour venir bout de ces forces ngatives. Il a exprim sa disponibilit travailler troitement avec les Gouvernements des pays de la rgion et leurs organisations sous-rgionales en vue de sattaquer aux sources des problmes qui alimentent dans la rgion, y compris lexploitation il-licite des ressources naturelles. GomaPremire visite de Sad Djinnit dans la province du Nord Kivu Par Penangnini Toure/Bureau de lEnvoy spcial du SG de lONU pour la rgion des Grands Lacs Poigne de mains entre Sad Djinnit (1er g.) et Ban Ki-moon, Secrtaire gnral des Nations Unies Photo ONU

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17 17 17 ECHOS DE LA MONUSCO: De quoi soccupe, prcisment, le bureau dOmbudsman des Nations Unies ? Deborah Mendez : Le bureau des Services de Mdiation et dOmbudsman des Nations Unies a la charge de rsolution informelle Unies. Nous ne sommes pas des avocats ni des dfenseurs de ladministration ou des tra-vailleurs. Nous travaillons avec le personnel, les responsables des services et des superv-logue, la communication et la promotion des relations de travail harmonieuses. Quel est le rle que votre bureau a jou -cente de la MONUSCO ? Notre bureau a jou un rle dterminant auautour dune mme table les diffrentes par-ties pour les aider trouver ensemble des solutions appropries. Linitiative tait capi-le but dun retour une situation normale -ductifs. et nous avons un mdiateur qui travaille au sein de la MONUSCO. Nous sommes en train dappuyer le travail du bureau rgional par le auxquels le service fait face ici, je suis venue soient effectivement utiliss. Jai apport un nattende pas souvent que la situation de pourrisse pour aller au tribunal. Le person-nel a tout intrt venir dans nos bureaux au pour le rsoudre. Lavantage pour nous est que nous travaillons souvent dans des situations beaucoup plus complexes alors que les Nations Unies travaillent dans un environnement marqu davoir un personnel local face au personnel international qui nont pas les mmes avantages ni les mmes conditions de travail alors que les deux catgories sont appeles amliorer constamment leurs performances. Propos recueillis par Yulu Kabamba/MONUSCO Services de Mdiation et dOmbudsman des Nations UniesDborah Mendez : ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas Photo Radio Okapi Dborah Mendez lors de sa visite Kinshasa

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18 Ce vendredi 17 octobre 2014, son enterrement, jy suis avec une vingtaine dautres collgues venus de partout en Rpublique dmocratique du Congo, pour la mme cause. Cest une reprsentation impor-tante de la MONUSCO. De mmoire et ma connaissance, cest la premire fois que je suis tmoin dune si forte prsence de la Mission, pour ren-dre un dernier hommage un collgue. Cest une marque destime et de sympa-thie lendroit du regrett William Elachi Alwiga, de la part de ses collgues de la MONUSCO. Humble, infatigable et dvou au service de lautre, William avait sduit beaucoup dentre nous qui avions travaill avec lui Goma, grce son habilit de vouloir ren-dre service, dtre lcoute de lautre et soucieux du travail bien fait. Il tait surtout anim dune volont de voir les autres sur-deur de ses joues creuses. Quand ctait ncessaire, il pouvait tre tenace et par-fois persuasif, surtout quand il sagissait dobtenir un service auprs des autres sections de la MONUSCO, jen tais tmoin lors de la construction du centre de presse de Goma. Celui-l mme qui portera d-sormais son nom pour la postrit. Avec une patience toute preuve, Wil-liam voulait voir le travail accompli. Javais souvent le sentiment quil nacceptait pas le nondes annes. Les journalistes tant locaux quinternationaux le connaissaient bien. Quand un journaliste international tait pour des raisons diverses, cest Williams qui tait l ; quand un correspondant t-mraire dun media tranger saventurait sans prvenir dans une zone sous le con-trle des groupes arms, en mettant sa vie en danger, cest encore William qui tait la manuvre et remuait ciel et terre pour sortir ce dernier vivant de la zone. Notre premire rencontre a eu lieu Ki-sangani, lors dun meeting du dparte-ment de lInformation. A vraie dire, jai eu bien connatre William Goma en no-vembre 2010, quand jy suis arriv pour les fonctions la tte de lInformation publique. A Goma, il a fait un revirement -ment lternel. Il tait mme connu par beaucoup comme qui lhomme de Dieu Quand il ntait pas au service de lOnu, il ou motionnelles dautres collgues de la Mission. Etre lcoute des autres navait en rien entam son assiduit profession-nelle. Il tait plus au bureau quailleurs. Il mtait arriv plusieurs fois de faire appel aux services de scurit pour le faire par-tir du bureau des heures tardives, surtout durant la priode qui avait suivi la for-mation du mouvement M23 et les prises -ciles deviner, seul son Auteur en sait la pro-chaine tape. Le tour de Williams tait arriv. Quand japprends la nouvelle de sa mort le 7 Octobre, je me souviens dabord que sa date de naissance tait le 7 avril. Le chiffre 7 tant je me suis dit quil ne pouvait avoir meilleur 17 Octobre, jour de son enterrement. Que la pluie se mle, juste au moment de descendre son corps dans le caveau familial, peut tre perue comme une concidence certes, mais, elle mest apparue comme la symbolique dun acquiescement des esprits divins qui honore le partant Elachi Alwiga, de sa gran-deur humaine, de son altruisme, dune vie bien remplie pendant 50 ans, et dune hau-teur desprit louable. ton esprit de camaraderie et ta simplicit aussi nous manqueront. Les journalistes na-tionaux et internationaux nauront plus cette attention particulire leurs demandes de soutien. Goma et la RD Congo perdent en toi un lment de valeur la continuation et la consolidation de la paix encore fragile. Le comble est, sans nul doute, ta maman et ta famille biologique, qui la perte est plus dou-loureuse et irrparable. Rien de plus triste que Vas en paix cher frre et que la terre de tes an-ctres te soit douce et lgre.Hommage William Alwiga Elachi Par Alexandre Essom/MONUSCOPar Alexandre Essome/MONUSCO

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19 19 Par Norbert N. OUENDJI*Les Nations Unies ont renouvel leur dtermination continuer apporter leur soutien aux femmes davantage leur participation la vie politique de leurs pays respectifs. Cet engagement a t fait jeudi 23 octobre 2014 Douala, la capitale conomique du Cameroun, au terme dun sminaire sousrgional des Nations Unies pour lAfrique centrale la Communaut conomique des Etats de Le sminaire, qui a runi une vingtaine de participants, y compris des parlementaires et des membres de la socit civile, a perrenforcer limplication des femmes dans la gestion des affaires publiques. Au-del du partage des expriences sur cette question importante, un accent a t mis sur la ncessit de repenser leur place dans les processus lectoraux. Le cas des personnes vivant avec un handicap et des populations autochtones a t aussi pass en revue, avec comme principale recommandation, le besoin imprieux de prendre en compte les droits civiques et politiques de tous les groupes marginaliss. Par ailleurs, les participants ont exprim le vu que la CEEAC coordonne de] mettre en place un mcanisme de soutien rique centrale Une plateforme pour la promotion de la participation des femmes de la sous-rgion dans la vie politique a t cre pour veiller la mise en uvre des vingt recommandations adoptes lissue des travaux. En la vie politique, la garantie que les gouvernements respectent la reprsentation, la divergrande. En effet, la reprsentation et linclusion en politique sont des lments fondateurs de la construction de socits dmocratiques et a fait observer le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral pour lAfrique centrale et Chef de lUNOCA, M. Abdoulaye monie douverture du sminaire. Il sagit dviter des frustrations et des situations confuses qui, parfois, sont lorigine des tensions et de linstabilit. Dans un tel contexte, seuls des changements constructifs une paix durablecisant que les femmes, en tant que membres dans ce chantier de la transformation de la gouvernance politique. Les Nations Unies ont bien compris limmense potentiel des femmes et ont ritr leurs engage, a-t-il insist, rappelant que sept rsolutions du Conseil curit ont t adoptes entre 2000 et 2013. Le sminaire de Douala a t organis avec le concours de lOrganisation internationale Cameroun et du Centre des Nations Unies pour les droits de lHomme et la dmocraCongo, du Gabon, de la Rpublique Cen*Responsable de lInformation publique /UNOCAQuand lONU renouvelle son soutien lengagement des femmes dans la vie politiqueAfrique centrale M. Abou Moussa, chef du Bureau des Nations Unies en Afrique centrale. La contribution de lUNOCA aux efforts de paix est fort apprcie. Photo ONU/Amanda Voisard

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