Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VI NAot 2014 STABILISATION EN RDC

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Par Martin Kobler Reconfiguration de la MONUSCO : o en sommes-nous?Sommaire Arrt sur image3 Dbat du Conseil de scurit des Nations Unies sur la RD Congo 4 RDC : lONU se flicite des progrs raliss en un an dans lEst du pays 6 Accord-cadre : un progrs, selon les Nations Unies 8 Raymond Tshibanda : Une fois dsarms, les lments FDLR doivent imprativement quitter la RDC 10 RDC : la France redoute la rorganisation militaire du M2311 Comprendre lUnit VIH/Sida13 Alerte sur Ebola14 de la visite de Martin Kobler au Katanga 15 Sud Kivu : la police constitue gyptienne dcore de la mdaille de lONU 16 Nord Katanga : Martin Kobler value le projet dlot de stabilit Manono17 La journaliste Caddy Adzuba, laurate du Prix Prince des Asturies de la Concorde18 La MONUSCO, parlons-en Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu, Yulu Kabamba, Basse Cheickh, Maja Bogioevic, Jean-Marc Matwaki, Thophane Kinda Le 28/08/2014, Manono, Nord-Est de la province du Katanga, RD Congo, le commandant de la Force de la MONUSCO, Carlos Alberto dos Santos Cruz (au centre) se concerte avec deux membres du bataillon bninois de la MONUSCO. Photo MONUSCO/DJAKPA PaulLa Reconfiguration de la MONUSCO: o en sommes-nous ? Nous continuons de transfrer les responsabilits lEquipe pays des Nations Unies et au Gouvernement de la RDC en parallle la rduction de notre prsence dans les zones dj stabilises et du renforcement de notre posture lEst. Des menaces importantes telles que le M23 ou les ADF ont t neutralises. Dautres groupes arms vont galement cesser dtre une menace. Pourtant, nous ne pouvons pas encore nous permettre de baisser la garde. Sil est vrai que le cap est bon, il nen demeure pas moins que des eaux troubles et agites pointent lhorizon. Permettez-moi de partager avec vous quelques rflexions personnelles sur la manire davancer afin de pouvoir relever les dfis qui nous attendent. Tout dabord, la neutralisation de tous les groupes arms, notamment les FDLR, continuera dtre la priorit de nos oprations. Il est essentiel que les membres de ces milices soient dplacs en dehors des Kivu et que leur leadership soit significativement affaibli. Paralllement, nous allons continuer pousser au rapatriement en RDC des ex-lments M23 Congolais et de soutenir activement les processus de dmobilisation. En outre, la mise en place dune industrie extractive transparente et quitable dans lEst de la RDC est cruciale la prennisation de la stabilisation. Depuis trop longtemps, les ressources naturelles de la RDC ont t utilises pour alimenter le conflit lEst ; il est grand temps que le Gouvernement et nous agissions en synergie pour y mettre un terme. Enfin, viennent les lots de stabilit. La restauration de lautorit de ltat dans quatorze localits de lEst rcemment libres de loccupation des groupes arms figure en trs bonne place sur notre agenda. Ces lots serviront dexemple et traceront la voie suivre pour dautres rgions. Je me souviens encore comment, au cours des mois qui ont suivi la dfaite du M23, jai t impressionn par les changements positifs qui ont eu lieu Rutshuru et dans dautres localits, o les marchs locaux sont devenus de plus en plus grands, avec un approvisionnement en produits frais rguliers et les milliers de familles qui sont retournes la vie quelles avaient t contraintes dabandonner en fuyant le conflit. Cette transformation doit maintenant tre largie dautres zones. Les localits de Gety, Luofu, Irumu, Moba et de nombreuses autres auront besoin maintenant plus que jamais de votre soutien. Je sais dexprience que vous saurez lapporter. Je salue ainsi le courage et lenthousiasme des collgues dj affects dans les lots de stabilit, et jencourage les autres membres du personnel suivre leur pas afin dassumer de nouvelles responsabilits aussi exigeantes quexaltantes. Je vous invite donc adopter ce concept novateur qui a dj commenc montrer ses avantages face aux innombrables dfis qui restent encore relever. Tous ensemble, prtons donc main-forte en apportant notre pierre ldifice de construction dune RDC stable et prospre

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3 Dbat du Conseil de scurit des Nations Unies sur la RD Congo Sance de travail des membres du Conseil de Scurit, New York Photo ONU

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4 De hauts responsables des Nations Unies se sont flicits le 7 aot 2014 lors dune runion du Conseil de scurit des progrs raliss en un an pour stabiliser la situation dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC). a rappel le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral en RDC, Martin Kobler, dans un expos devant les membres du Conseil de scurit. Aujourdhui, la situation est bien diffrente, selon M. Kobler. RDC : lONU se flicite des progrs raliss en un an dans lEst du pays Le 7 aot 2014, New York, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler devant le Conseil de Scurit Photo ONU

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5 a-t-il dit. Le Reprsentant spcial a toutefois estim que la situation tait La RDC estime quil reste encore 1.500 combattants des FDLR dans le pays. a dit M. Kobler. Selon lui, Efforts consentis par la RDC Prsentant le dernier rapport du Secrtaire gnral sur la situation en RDC, le Reprsentant spcial et Chef de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), a exhort les FDLR saisir cette dernire chance de dmobilisation dans le dlai de six mois compter du 2 juillet 2014, comme lont demand la Communaut de dveloppement de lAfrique australe (SADC) et la Confrence internationale sur la rgion des Grands Lacs (CIRGL). M. Kobler a salu les efforts dploys par le Gouvernement de la RDC pour mettre en uvre les engagements pris Nairobi, en promulguant une loi damnistie du M23 qui se trouvaient en Ouganda et au Rwanda. La mise en uvre de la Dclaration de Nairobi, a-t-il regrett, demeure cependant trs lente. Il est important que la RDC et le Rwanda renforcent leur coopration en faveur de la paix dans la rgion, a insist le Reprsentant spcial, qui a mis en garde contre le danger que reprsenRforme scuritaire Si la situation en matire de scurit sest considrablement amliore, elle nen demeure pas moins fragile, a-t-il prvenu. Malgr lexistence dun mcanisme dalerte prcoce, la raction est encore trop lente, comme en tmoigne le massacre de 33 personnes commis le 3 juin, Mutarule, en dpit de la prsence de la police et de larme congolaises dans cette zone et de la proximit de la base de la MONUSCO. Linaction ne doit pas rester impunie, a-til soulign. M. Kobler a assur que depuis cet incident, le Commandant de la Force et lui-mme avaient enjoint les quipes civiles et militaires de la MONUSCO agir et ne pas poser de questions lorsque des vies humaines sont en danger. Selon les estimations, 1 500 membres des FDLR seulement se trouvent encore dans le pays, a fait remarquer M. Kobler, qui a estim que le moment tait venu pour quils regagnent le Rwanda. Le Gouvernement de la RDC a tabli deux camps, le 27 mai, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu pour faciliter le regroupement des combattants des FDLR et procder leur dsarmement dans un dlai de 22 jours, a-t-il indiqu. Cependant, la prorogation de cette priode pour six mois, le 2 juillet, avait t interprte par les FDLR comme un appel pour freiner le processus. Depuis cette date, a dplor M. Kobler, aucun mouvement na t signal en direction du camp de Kisangani, et les dirigeants des FDLR refusent de donner lordre de transfrer les groupes qui se trouvent dans les camps prliminaires, faisant ainsi obstacle aux efforts de dsarmement. Ceci montre clairement un manque de coopration et nous faisons maintenant marche arrire, a regrett le Reprsentant spcial. Le consensus demeure entre la Communaut de dveloppement de lAfrique australe (SADC) et la Confrence internationale sur la rgion des Grands Lacs (CIRGL) au sujet du maintien de loption militaire au cas o le processus serait encore immobilis, a indiqu M. Kobler, qui a aussi propos de lancer une action militaire contre les factions des FDLR qui refusent dtre dsarms. Tout report du processus de dsarmement risque de dboucher sur tionnement des FDLR dans certaines zones, tournant qui changera de manire fondamentale la situation scuritaire dans lest de la RDC. M. Kobler a appel les FDLR faire avancer le processus, dsarmer et mettre immdiatement terme aux violations des droits de lHomme. Le Gouvernement de la RDC doit de son ct veiller ce que toutes les parties impliques saccordent sur la marche suivre. Le Reprsentant spcial a aussi appel les acteurs rgionaux utiliser lAccord-cadre pour la paix, la scurit du Prsident angolais, qui prside la CIRGL, pour trouver des compromis idoines pour faire cesser les intrts qui entrent en concurrence et provoquent linstabilit que connat la RDC depuis des dcennies. M. aux anciens combattants qui ne peuvent ou ne veulent pas regagner le Rwanda.Insistant sur limportance de la rforme du secteur de scurit, il a rappel que cest la condition ncessaire au retrait de la MONUSCO, avant de dplorer la lenteur des progrs raliss ce jour dans ce do-maine. Deux lments FDLR se rendent la MONUSCO, Kanyabayonga, au Nord KivuPhoto darchives/MONUSCO

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6 Malgr les progrs raliss depuis la dfaite du M23 qui avait pris la ville de Goma en novembre 2012 et laffaiblissement des Forces Dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR), la plupart des dlgations intervenues le 7 aot 2014, au Conseil de scurit, se sont inquites des lenteurs du processus de dsarmement des FDLR et de la rforme du secteur de la scurit en Rpublique dmocratique du Congo (RDC). Depuis le rcent ultimatum, seulement 250 membres des FDLR sur les 1 400 1 500 encore en activit se sont rendus, alors que la dmobilisation des combattants du M23 reste incomplte, a fait observer le Ministre des affaires trangres de la RDC. La plupart des intervenants ont estim que seule la mise en uvre des rformes structurelles nonces dans lAccord-cadre dAddis-Abeba, qui avait t sign le 24 fvrier 2013, permettra de garantir une paix et une stabilit durables en Rpublique dmocratique du Congo. Cest pourquoi, ont-ils soulign, il est important daxer les efforts sur la rforme du secteur de la scurit-dans la police mais aussi dans larme-, la bonne gouvernance, la dcentralisation, le secteur judiciaire et ladministration territoriale. Accord-cadre Mme Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral pour la rgion des Grands Lacs, sest dite encourage par les perspectives de la mise en place de lAccord-cadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo malgr les limplication de son Bureau pour mettre en uvre un plan daction rgional, prsentant des mesures prioritaires et un mcanisme de contrle pour sassurer que les tats de la rgion des Grands Lacs respectent leurs engagements. Elle a insist sur limportance du soutien de la Communaut Internationale la mise en uvre de lAccord-cadre. Elle a rappel tous les signataires de lAccord-cadre quils doivent honorer pleinement les engagements quils ont pris au niveau rgional. Mme Robinson a assur quelle travaillait mettre en place une plateforme visant promouvoir la participation des femmes la mise en uvre de lAccord-cadre. LEnvoye spciale a galement mis laccent sur les initiatives de lutte contre le chmage des jeunes, en se disant convaincue que les ombres lugubres de la violence disparatront avec la croissance conomique. Une table ronde sur les investissements durables dans la rgion des Grands Lacs a t organise par son Bureau, a-t-elle indiqu. Avant de conclure, Mme Robinson a regrett le manque de progrs dans le processus de dsarmement et de dmobilisation des groupes arms et insist sur lurgence dliminer toutes les forces ngatives dans la rgion. Par ailleurs, mme sil y a eu des problmes dans le processus de stabilisation de lEst de la Rpublique dmocratique du Congo, le Ministre de la dfense de lAngola, M. Joo Manuel Gonalves Loureno a, de son ct, estim quil tait important pour la Communaut Internationale et, en particulier pour les pays de la rgion, de parvenir instaurer la stabilit. Les pays de la en priorit dune aide humanitaire et dune assistance technique qui les aideront trouver une solution effective leurs problmes politiques et sociaux et appuyer la mise en uvre de leurs plans de dveloppement long terme. LAngola, qui a assum la prsidence tournante de la Confrence Internationale sur la Rgion des Grands Lacs, na pargn Accord-cadre : un progrs, selon les Nations Unies Environ 4000 combattants issus de diffrents groupes arms congolais ont dpos les armesPhoto MONUSCO

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7 aucun effort pour rechercher des solutions pour trouver un consensus concernant les crises en Rpublique centrafricaine et le Soudan du Sud, a assur son Ministre de la dfense. Il a cependant regrett la lenteur du dsarmement volontaire des membres des FDLR. Toujours en cette qualit, lAngola, a ajout M. Gonalves, a accueilli des sommets de chefs dtat et de gouvernement pour discuter des questions de paix et de scurit sur le continent africain. Progrs dans les Grands Lacs M. Mark Simmonds, Ministre britannique des Affaires Etrangres pour lAfrique du Royaume-Uni, a fait observer quil y a un an, peu de personnes pouvaient imaginer les progrs raliss ce jour dans la rgion des Grands Lacs et que ces progrs avaient t possibles avec lensemble des pays de la rgion. Aujourdhui, nous pouvons imaginer la situation dans la rgion au cours des deux prochaines annes lorsque les groupes arms ne reprsenteront plus une menace et la rduction des effectifs de la MONUSCO sera effective. Pour que cet objectif se concrtise, a-t-il dit, il faudrait assurer la pleine mise en uvre de la Dclaration de Kampala, en particulier le dsarmement total des FDLR. La Mission devrait tre prte utiliser la force si le processus de dsarmement ne crdible. Les engagements pris par la Communaut Internationale doivent galement tre honors. M. Simmonds sest inquit de la lenteur et de la prcarit des progrs raliss ce jour. Il a aussi insist sur la ncessit dappuyer les efforts du Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo, les processus rgionaux, ainsi que la transformation de la MONUSCO. remarquable le chemin parcouru par la Rpublique dmocratique du Congo en un peu plus de 18 mois. Aujourdhui le M23 est dfait militairement et le Gouvernement congolais regagne une partie du contrle de son territoire et les personnes dplaces commencent retourner dans leurs villages. Il a estim que la prsence de la MONUSCO devrait permettre de mettre un terme la spirale de la violence que connat la RDC. Le M23 a t battu militairement mais il na pas disparu, a prvenu le reprsentant. La dmobilisation de ses combattants est incomplte et la perspective de sa rorganisation militaire est une menace importante. Pour la dlgation de la France, il faudrait imprativement veiller ce que les parties signataires mettent en uvre les dispositions des dclarations de Nairobi sur ce point. Le reprsentant a par ailleurs estim que la dcision de la SADC et de la CIRGL de prolonger de six mois le processus de dsarmement des FDLR, nest pas cohrente avec les tensions et les exactions dont les FDLR sont responsables depuis plus de 20 ans. La pression doit rester maximale sur le leadership des FDLR pour quil sengage de bonne foi et cest pourquoi loption militaire doit rester sur la table, a-t-il soulign. Seule la mise en uvre des rformes structurelles nonces dans lAccord-cadre dAddis-Abeba permettra de garantir une paix et une stabilit durables en RDC, a bonne tenue du processus lectoral tait un aspect essentiel la paix et la stabilit. La RDC a un rle dterminant jouer dans la mise en uvre de ces rformes et la MONUSCO doit lappuyer et laccompagner, sans toutefois se substituer elle, a-t-il dclar avant de conclure. LEnvoye spciale du Secrtaire gnral de lONU dans la rgion des Grands Lacs, Mary Robinson, le Ministre des Affaires Etrangres de la RDC, Raymond Tshibanda et le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler; le 7 aot 2014 New yorkPhoto ONU La rforme de larme (Forces armes de la RDC) devra se poursuivre, ont recommand les membres du Conseil de ScuritPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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8 Les membres du Conseil de scurit de lONU se sont dits trs proccups par la prsence des Forces dmocratiques pour la libration du Rwanda (FDLR) dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo. Les FDLR qui demeurent une proccupation majeure pour la RDC et les autres Etats de la Rgion. Ces combattants rwandais ont en revanche ragi lultimatum de la Confrence Internationale de la Rgion des Grands Lacs (CIRPGL), en optant pour un dsarmement volontaire. Ils ont solennellement annonc leur dcision dans une correspondance la plupart des signataires de lAccord-cadre dAddis-Abeba le 8 avril 2014. Ils ont ensuite effectivement entam le processus dudit dsarmement volontaire la date quils avaient annonce, savoir le 30 mai 2014, et stopp le processus. Rpondant la proccupation du Conseil de Scurit, Raymond Tshibanda a dclar, sans tergiverser : . Selon le Ministre Tshibanda : . Raymond Tshibanda : Une fois dsarms, les lments FDLR doivent imprativement quitter la RDC Le 7 aot 2014 New york; le Ministre des Affaires Etrangres de la RD Congo, Raymond Tshibanda au Conseil de scurit Photo ONU

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9 Quelle option prendre ? , a insist Raymond. Tshibanda. Progrs dans la mise en uvre des rformes institutionnelles Le dsarmement, la dmobilisation et le regroupement des FDLR dans deux camps dans les Kivu do elles seront achemines au camp Lieutenant gnral Bahuma Kisangani dans la province orientale est un succs, daprs le Ministre des Affaires Etrangres, de la coopration internationale et de la Francophonie. Raymond Tshibanda a indiqu, par ailleurs, quen ce qui concerne la RD Congo, des efforts remarquables ont t accomplis et des rsultats notables enregistrs dans la poursuite de la normalisation de lordre politique interne, dans la mise en uvre des rformes institutionnelles ncessaires. Conseil de scurit des Nations Unies. Cela, len croire, dans tous les secteurs, et conformment aux engagements nationaux et rgionaux souscrits aux termes de lAccordcadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration en RD Congo et dans la rgion. Et les lections ? , a soulign M. Tshibanda. Il a ajout que le pays tablait sur le soutien le plus large possible du processus lectoral ainsi que lassistance attendue de la part des Nations Unies et de la commutions libres, transparentes et dmocratiques, et qui tiennent compte des exigences de la stabilit et de la scurit du pays. prconise le chef de la diplomatie congolaise. Nouvelle dynamique Pour Raymond Tshibanda, Il reconnat, certes, quil reste du chemin parcourir et des efforts fournir par tous, en termes de rajustements internes fois, lengagement de la RDC de respecter ces rgles et duvrer sans compter pour la paix et la stabilit dans la Rgion des Grands Lacs. Le parlement de la RD Congo (ici son sige du Palais du peuple Kinshasa) a receptionn du Gouvernement le projet de loi sur les lections 2015-2016Photo MONUSCO/Radio Okapi

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10 Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Photo France-ONULa France redoute une rorganisation militaire des rebelles du M23 dfaits par larme congolaise appuye par -vembre 2013 au Nord-Kivu. a dclar le 7 aot au Conseil de scurit Alexis Lamek. Pour parer toute ventualit, M. Lamek a appel la RDC redoubler defforts sur loprationnalisation du programme de dsarmement, dmobilisation et rinsertion (DDR). Le diplomate franais a galement invit les pays signataires des dclara-tions de Nairobi, notamment : le Rwanda et lOuganda cooprer de manire ce des groupes arms dans lEst de la RDC. Alexis Lamek, le Reprsentant perma-nent de la France a, pour ce qui le con-RDC : la France redoute la rorganisation militaire du M23 Alexis Lamek, le reprsentant permanent de la France lONU Une rorganisation militaire des rebelles du M23 serait possible, selon la Francecerne salu le succs des Forces Armes de la RDC (FARDC) sur les rebelles et divers groupes arms dans la partie Est du pays notamment les rebelles du M23 et les Ou-gandais des ADF. , a soulign le diplomate franais. Alexis Lamek sest rjoui de ce que le gouvernement congolais regagne le con-trle des territoires qui lui a trop long-temps chapps et de ce fait les dplacs commencent timidement regagner leurs localits dorigine.

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11 Compt au nombre de principaux services organiques de la MONUSCO, en particulier dans le contexte des rsolutions 1308 (2000) et 1983 (2011) du Conseil de scurit des Nations Unies, VIH/ sida MONUSCO a pour objectif dexcuter des programmes de prvention du VIH et de sensibilisation en la matire lintention des personnels (civil et militaire) de la Mission et des populations. Il veille lapplication des mesures de dpistage et de conseil volonBases de fonctionnement Les rsolutions 1308 et 1983 du Conseil de scurit sont deux grands instruments de travail de lUnit VIH/Sida de la MONUSCO. La Rsolution 1308 du Conseil de scurit indique que la protection des civils par les oprations de maintien de la paix, conformment leur mandat, peut contribuer une rponse intgre face au VIH et au Sida, notamment par le biais de la prvention de Aussi, les membres du Conseil, par leur rsolution 1983 soulignent-ils la ncessit VIH au sein des missions des Nations Unies. Ils prennent note de la directive du Dpartement des oprations de maintien de la paix et du Dpartement de lappui aux missions sur le rle et les fonctions des services chargs du VIH/sida dans les oprations de maintien de la paix des Nations Unies. Ils prient le Secrtaire gnral de veiller Comprendre lUnit VIH/SIDA Par Joseph Tshimanga/MONUSCO Mme Dorcela Bazahica, chef de lUnit VIH/Sida ( gauche sur la photo) lors dune campagne de sensibilisation sur le VIHPhoto MONUSCO

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12 mettre en oeuvre des programmes de prvention du VIH/sida et de sensibilisation en la matire lintention des missions des Nations Unies. Ils prient galement le Secrtaire gnral de poursuivre en la renforant laction quil mne en vue dappliquer la politique de tolrance zro de toutes formes dexploitation ou datteinte sexuelles dans les missions des Nations Unies. Rle capital Il y a quatorze ans, dans sa Rsolution 1308 adopte le 17 juillet 2000, le Conseil de scurit des Nations Unies a reconnu pour la premire fois que lpidmie de VIH/SIDA menaait la paix et la scurit internationales. Depuis lors, chaque fois que les Nations Unies ont abord la question du SIDA, elles ont soulign les terribles consquences sociales, humaines, mais aussi conomiques, de la maladie. Le Conseil de scurit a mis en lumire le handicap que cette pandmie reprsente pour les pays qui tentent de se quelle touche principalement les femmes la structure et la reconstruction de toute socit. La rsolution 1308 a permis la mise en place de plusieurs instruments internationaux, en particulier dans le cadre du systme onusien, notamment lONUSIDA, le Fonds mondial contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Onze ans aprs, dans sa Rsolution 1983 (2011) adopte sa 6547e sance, le 7 juin 2011, le Conseil de scurit constatait que les oprations de maintien de la paix des Nations Unies peuvent apporter une contribution importante une intervention intgre face au VIH et au sida. Le Conseil sest flicit que la sensibilisation au VIH soit incorpore dans les projets de proximit destins aux communauts vulnrables. Il encourage poursuivre ces activits. Il importe que les dirigeants civils et militaires des missions des Nations Unies appuient vigoureusement les actions de prvention, de traitement, de prestation de soins et de soutien lies au VIH et au sida, ce qui contribuerait attnuer lopprobre et la discrimination suscites par le VIH et le sida. Le Conseil encourage faire une place, selon quil conviendrait, la prvention, au traitement, aux soins et au soutien en matire de VIH, y compris les programmes de tests dans lexcution des tches cony compris lassistance aux institutions nationales, la rforme du secteur de la scurit et aux processus de dsarmement, de dmobilisation et de rintgration; et la ncessaire poursuite de la prvention, du traitement, des soins et du soutien de ce genre durant et aprs le passage dautres Unies. VIH/Sida MONUSCO joue un rle capital dorgane de sensibilisation et de formation du personnel. Depuis sa mise en uvre, cette unit substantive et ses animateurs ont su se dvelopper la mesure de laugmentation des besoins dinformation et de formation du personnel de la Mission. Outre la vulgarisation des mesures de dpistage et programmes des Nations Unies pour son personnel civil en prvision de son dploiement, lUnit VIH/Sida MONUSCO organise une formation adquate du personnel la lutte contre le VIH. A lissue dune session obligatoire de VIH/Sida, le personnel de la Mission devra tre capable, par exemple, de connatre les voies de contamination et les moyens de prvention ; de comprendre la situation gnrale de lpidmie du VIH/ Sida dans le monde et en RDC ; de connatre les risques et, par le fait mme, dinformer les autres. et agents de la DIvision de lInformation publique ont appris toutes les voies de transmission du VIH et les moyens de lviterPhoto MONUSCO/Jsus Nzambi12

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13 13 La Division de soutien la Mission, en collaboration avec la Division des Services Mdicaux des Na-tions Unies a labor un plan durgence pour faire face la crise de la Maladie virus Ebola, qui affecte actuel-lement un nombre de pays du nord-ouest de lAfrique, y compris la RD Congo dans le terri-toire de Boende de la province nord-ouest de lEquateur. Un Groupe de travail durgence a t form sous la direction du Chef de Service In-tgr dAppui, M. Mike Dora, avec le Mdecin Directeur Adjoint, Dr. Imran Khan, comme Se-crtaire Excutif. Ce groupe de travail est form de reprsentants de toutes les composantes de la Mission et travaille depuis quelque temps sur la diffusion des informations sur la Maladie virus Ebola, le suivi et le dpistage des membres du personnel en partance vers ou en provenance des rgions affectes, et des mesures de prcaution prendre pour la dtection de la Maladie virus Ebola en RDC. En RDC, dans la province de lEquateur, la MONUSCO continue suivre lvolution de la maladie et assure aux autorits mdicales congolaises un appui logistique important. Les questions principales (qui sont poses pendant les campagnes de sensibilisation) sont : Quest-ce que la maladie virus Ebola? Quels sont les signes et symptmes typiques de linfection? Comment ltre humain est-il infect par le virus? Que puis-je faire? Peut-on viter cette maladie? Quest-ce que la maladie virus Ebola? La souche Ebola en question dans le foyer Gui-nen est la plus ltale des cinq souches con-nues du virus. Elle est appele Ebola Zare et peut tuer jusqu 9 personnes infectes sur 10. est denviron 60%. La gravit de lpidmie actuelle est le rsultat de la faiblesse des sys-tmes de sant nationaux, ainsi que la peur, la rsistance et la stigmatisation au sein des communauts, de lutilisation inapproprie des quipements de protection individuelle et les pratiques funraires risques. Au cours propagation sont dues une transmission in-terhumaine. Quels sont les signes et symptmes typiques de linfection? La priode dincubation, cest--dire le temps coul entre linfection et lapparition des symptmes, va de 2 21 jours. Lapparition des douleurs musculaires, des cphales et lirritation de la gorge sont des signes et symptmes typiques. On observe ensuite des vomissements, une diarrhe, une ruption cutane, des troubles de la fonction rnale et hpatique et, dans certains cas, des hmorra-gies internes et externes. Aprs gurison de la maladie, les hommes peuvent nanmoins continuer transmettre le virus par le sperme leur partenaire pen-dant une priode allant jusqu 7 semaines. Pour cette raison, il est important quils vitent les rapports sexuels pendant au moins ces 7 semaines aprs la gurison ou quils utilisent des prservatifs au cours de cette priode. Les corps des personnes dcdes de la maladie virus Ebola peuvent rester conta-gieux pendant plusieurs jours aprs le dcs. Par consquent, les dpouilles ne doivent pas propagation de la maladie. Comment peut-on viter cette maladie? Le virus est fragile et facilement dtruit par contact avec du savon, de leau de Javel, de la lumire du soleil ou du schage. Le lavage des -cace et devrait tre pratiqu autant que pos-sible. Une solution base dalcool peut tre Leau de Javel ordinaire (1%) est galement potentiellement infects par des scrtions/ liquides biologiques. coutez et suivez les instructions mises par le Ministre de la Sant Publique/autorits sanitaires de votre pays ou les Mdecins des Nations Unies. Lors de la visite des patients lhpital ou la prise en charge domicile, le la-vage des mains avec de leau et du savon est recommand aprs avoir touch un patient, tre en contact avec leurs scrtions, liquides biologiques ou zones adjacentes. Les dpouilles de personnes dc-des de la maladie virus Ebola doivent tre manipuls en portant des vtements et des gants assurant une bonne protection et inhums immdiatement. Les mnages peu-vent envisager des prcautions supplmen-taires en se procurant une paire de gants et o un membre de la famille tombe malade. Le maintien dun thermomtre la maison pour surveiller la temprature est galement recommand. Il est important de comprendre la nature de la maladie, les voies de transmission et la prvention de sa propagation. (Pour plus dinformations, Prire consulter la foire aux questions de lOMS disponible Source : MONUSCO, OMS Alerte sur EBOLA A Lokolia, Boende, Province de lEquateur, RD Congo, un laboratin explique la mthode utilise pour dpister le virus EbolaPhoto MONUSCO/Jsus Nzambi

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14 Le Reprsentant spcial du Secrtaire Gnral des Nations Unies pour la Rpublique Dmocratique du Congo, Martin Kobler, en visite de travail dans la province du Katanga du 20 au 22 aot 2014, sest dit trs proccup par la crise humanimunauts dans cette province. Le chef de la MONUSCO, qui tait accompagn du Commandant de la Force, le Gnral Carlos Alberto Dos Santos Cruz, a commenc son priple katangais par la capitale provinciale, Lubumbashi, avant de se rendre Manono et Kalemie. Lobjectif de sa visite, la deuxime depuis sa prise de fonction la tte de la MONUSCO, tait double : faire avec les autorits provinciales lvaluation de la situation scuritaire et humanitaire qui prvaut dans la province, notamment lactivisme de tre les communauts pygmes et Balubakat. Martin Kobler tait galement venu explorer la possibilit de crer des lots de stabilit au Katanga. a expliqu Martin Kobler. Cependant, la situation humanitaire dramatique et les conditions scuritaires prcaires pourraient constituer des obstacles la mise en uvre de ce concept, ont averti les humanitaires, au cours dune sance de travail avec le chef de la MONUSCO. Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) Lubumbashi a indiqu que la province du Katanga enregistre ce jour 543.000 personnes dplaces internes. humanitaire dcoule de la dtrioration de la situation scuritaire depuis septembre 2011, suite lactivisme du chef Ma Ma Gdon et son groupe dans la provPygmes et les Bantous inquite galement la communaut des humanitaires qui a dnombr entre 50.000 et 60.000 personnes La crise humanitaire est particulirement proccupante dans la zone de Mitwaba 466 Km au Nord de Lubumbashi o svissent les groupes Ma Ma. Les acteurs humanitaires de la province ont plaid pour le dploiement des Casques bleus de la MONUSCO Martin Kobler a voqu toutes ces problmatiques avec les autorits politico-militaires de la province, notamment le Gouverneur, le Commandant de la 6me Rgion Militaire et le rapporteur de lAssemble provinciale. Les autorits civiles et militaires de la Province ont embot le pas aux humanitaires pour solliciter le dploiement de la MONUSCO dans cette zone. Le commandant de la Force de la MONUSCO a dclar quil ny a pas de raison que la Force ne puisse pas accder une telle demande. Crise humanitaire et conflit communautaire au centre dune visite de Martin Kobler au KatangaPar Nana Rosine Ngangoue/MONUSCO Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RD Congo, Martin Kobler, ( gauche) sentretient avec le Gouverneur de la province du Katanga, Mose Katumbi (au centre) lors de sa visite 20/08/2014Photo MONUSCO/Jean Ngandu

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15 Le 15 aot 2014, quelque 140 lments de lUnit de Police constitue (FPU) gyptienne base Bukavu, au Sud Kivu, ont t dcors de la mdaille des Nations Unies par le Commissaire adjoint de la composante Police des Nations Unies (UNPOL), le colonel Tabasky Diouf. M. Diouf a salu la discipline, le professionnalisme, la bravoure, le courage, membres de cette unit ont fait preuve au cours de leur mission dune anne au SudKivu. A Bukavu, cette unit a, en effet, depuis septembre 2013, effectu seule ou conjointement avec la Police Nationale Congolaise (PNC) plusieurs missions de maintien et de rtablissement de lordre public. Elle a contribu au renforcement des capacits de la PNC, notamment par la formation. Seule ou conjointement avec la PNC, lUnit de Police constitue gyptienne a organis 2,052 patrouilles; assur la protec-Sud KivuLa police constitue gyptienne dcore de la mdaille de lONUtion des personnalits, fourni 48 escortes pour les convois humanitaires et des personnalits, et scuris les camps de combattants dmobiliss. aot 2014, sera releve par une autre qui continuera dexcuter les mmes tches dvolues aux Units de Police Constitues au sein de la MONUSCO. La crmonie de remise de mdailles a aussi permis au Commissaire adjoint de lUNPOL de rencontrer le chef de la PNC au Sud-Kivu ainsi que le Chef du Bureau de la MONUSCO/Sud Kivu pour changer avec eux sur lappui technique quapporte la MONUSCO la PNC. Par Biliaminou Alao/MONUSCO Le colonel Tabasky Diouf, Commissaire adjoint de la composante Police des Nations Unies (debout au milieu de la photo) a salu la discipline, le professionnalisme et la bravoure des lments de la police constitue gyptienne Des lments FPU Egyptiens mandat. Leur mission sera releve par une autre unit au sein de la MONUSCOPhoto MONUSCO/Biliaminou Alao Photo MONUSCO/Biliaminou Alao

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16 Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RD Congo et Chef de la MONUSCO, Martin Kobler, la tte dune importante dlgation comprenant le Commandant de la Force de la MONUSCO, a effectu une visite de travail, du 21 au 22 aot 2014, Manono, territoire du nord de la province du Katanga. M. Kobler est all senqurir de ltat davancement de la mise en uvre du projet dlot de stabilit dans cette localit. Durant sa visite, il a galement rencontr les dplacs internes Pygmes et Luba en proie Situation scuritaire Le Reprsentant spcial et sa dlgation ont dbut leur mission en se rendant sur la base du bataillon bninois de la MONUSCO, o ils se sont informs de la situation scuritaire de la zone. Une situation domine Bantous, alors que laction des groupes arms Bakata Katanga et Mai-Mai Yakutumba continue dtre une source de proccupation majeure. Projet dilots de stabilit Le projet d se rsume un ensemble dactivits menes pour aider le gouvernement rtablir et consolider lautorit de lEtat dans les zones libres, prparant ainsi le terrain pour la relance dactions de dveloppement. Les ilots de stabilit ont aussi pour objectif de scuriser les zones o les groupes arms sont encore actifs. Cest le cas du territoire de Manono, retenu dans le cadre de ce projet sur la base de plusieurs considrations : Manono est situ dans la rgion dite Triangle de la mort et constitue une voie daccs vers dautres zones comme Moba, Mitwaba, Pweto et Malemba-Nkulu, toutes les groupes arms sont actifs, notamment les taires y sont rcurrents. Manono a donc entam sa mutation en lot de stabilit. Dans le cadre de la restauration de lautorit de lEtat, plusieurs pistes ont dj t explores. Les actions seront supervises et coordonnes par la Section dAppui la Justice de la MONUSCOKalemie. Il est prvu dans un premier temps, un appui renforc de la police de la MONUSCO qui prpare activement son dploiement. Sur le plan pnitentiaire, lUnit pnitentiaire et le Bataillon bninois soccupent actuellement du volet technique de la construction de la nouvelle prison centrale du territoire de Manono. Que ce soit Kamala, 15km de Manono dans la communaut Pygmes ou Kanteba, 7 km de Manono dans la communaut Luba, Martin Kobler a pris le temps dcouter, dinterroger, dchanger avec les populations dont les reprsentants ont rapport des faits poignants de violation de droits de lHomme. Martin Kobler leur a dlivr le mme message : Le Chef de la MONUSCO a insist sur le fait que les problmes, les diffrends devaient tre rsolus par la nonviolence. Par ailleurs, il a rappel que la principale mission de la MONUSCO tait la protection des populations civiles. Il a indiqu que la Mission onusienne continuerait dapporter son appui au Gouvernement de la RDC et aux FARDC, pour le retour de la paix et de la scurit dans la localit de Manono. Au-del de laspect scuritaire, les dommages collatraux sont importants aux plans alimentaire, sanitaire et scolaire. Comme la soulign Martin Kobler Le Reprsentant spcial a eu des entretiens avec les autorits politicoadministratives du District de Tanganyika. Les chefs coutumiers et les reprsentants de la Socit civile de Manono ont galement chang avec M. Kobler, qui a insist sur le rle important quils peuvent les deux communauts. Vers la mise en oeuvre du projet dlot de stabilit ManonoPar Marcelline Comlan/MONUSCO A Kanteba (7kms de Manono), la population de ce village est venue nombreuse couter Martin Kobler, chef de la MONUSCOPhoto MONUSCO/Marcelline Comlan

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17 Caddy Adzuba (assise au centre de la photo) en reportage, entoure des femmes et des enfants du Sud Kivu principale cible de son combat de dfense des droitsLe prsident du jury pour ce prix a salu une . , a-t-il estim. Pour Caddy Adzuba, ce prix constitue la fois une reconnaissance de son travail et un encouragement pour linciter aller de lavant. , a-t-elle expliqu. Cest pour des plaidoyers mens en Espagne que Caddy Adzuba se voit dcerner ce prix. La journaliste Caddy Adzuba, laurate du Prix Prince des Asturies de la Concorde C, a-t-elle prcis. Le prix Prince des Asturies de la Concorde lui sera dcern en octobre prochain en Espagne, en rcompense dune contribution Source : Radio OkapiPhoto MONUSCO/Marcelline Comlan 17

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18 Par Joseph Albert Tshimanga/MONUSCOLa MONUSCO, parlons-en Les casques bleus indiens de la Brigade du Nord Kivu escortent la population locale, surtout les femmes qui risquent dtre attaques par les FDLR vers le march dans la localit de Kibua Walikale (Photo darchives/ MONUSCO)Quand le Conseil de scurit de lONU autorise le 28 mai 2010 par la rsolution 1925, le remplacement de la MONUC par la MONUSCO partir du 1er juillet 2010, pour une premire priode dun an soit jusquau 30 juin 2011, nul ne sait avec exactitude quavec cette nouvelle mission, dploye au lendemain du 50me anniversaire de lindpendance congolaise, leffort va tre essentiellement port sur la stabilisation et la consolidation de la paix. Et pourtant. La MONUSCO est venue achever les oprations militaires dans les Kivu et la Province Orientale et rduire ainsi le plus possible la menace que constituaient les groupes arms et rtablir la stabilit dans les zones sensibles. Suite la rbellion du M23 dans lEst de la RDC, une Brigade dintervention fut inttions dimposition de la paix consistant empcher lexpansion des groupes arms dans lest, les neutraliser et les dsarmer. Une grande premire dans lhistoire des Nations Unies Qui leut cru ? Ce dont tout le monde tait sr, cest qu linstar de la MONUCparce que le Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Kimoon, lavait lui-mme dit le 30 juin 2010, Kinshasa-la MONUSCO allait continuer daccorder la priorit la protection des civils. Lon savait galement que la rsolution 1925 . Ban Ki-moon prcisa que la mission changeait de nom, mais ce ntait pas (rellement) une nouvelle mission. soulignait le Secrtaire gObstacles Loptimisme de Ban Ki-moon est certain, mais, plusieurs obstacles vont sopposer la stabilit et lintgrit dans lEst de la RD Congo. Au cours de la premire anne de son mandat, la MONUSCO, tout en concentrant ses forces militaires dans lEst de la RDC, met en place de nouvelles mesures pour renforcer la protection des civils, amliorer la communication avec les populations locales et optimiser son systme dalerte rapide. De plus, par souci de renforcer la protection des civils, particulirement dans les zones vulnrables, la Mission effectue plusieurs oprations militaires en coordination troite avec les FARDC. Cependant, le manque dhlicoptres militaires entrave srieusement les efforts dploys par la Mission en vue de protger les civils. Lautre tche majeure de la MONUSCO consiste appuyer lorganisation des lections lgislatives et prsidentielles prvues pour novembre 2011. Alors que la Commission lectorale nationale indpendante (CENI) tion le 26 fvrier, le Conseil de scurit proroge le 28 juin le mandat de la MONUSCO (rsolution 1991) et demande la mission de soutenir logistiquement et techniquement le processus lectoral. Cest ainsi que la MONUSCO joue un rle dappui important pour assurer la coordination entre les partis politiques de lopposition et la CENI, notamment en mettant ses 80 avions et hlicoptres disposition de la CENI pour le transport des urnes et des bulletins de vote.

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19 Photo UN La prsence de la Brigade dIntervention de lONU a permis aux FARDC renforces davoir plus de temps pour assurer leur responsabilit premire dans lEst de la RDCSuites aux nombreuses irrgularits graves et allgations de fraude lectorale constates ds le lendemain du vote, lenvironnement politique est toutefois marqu par une monte des tensions. Les contestations des rsultats des lections par lUDPS et dautres partis dopposition empchent linstauration dun dialogue constructif entre partis politiques. Dans lest du pays lon va assister lmergence du Mouvement du 23 mars, aprs larrestation de Bosco Ntanganda la Cour pnale internationale (CPI), suivie de mutineries et doffensives de ce mouvement. Les combats reprennent en juillet entre le M23 (mutins du CNDP) et les FARDC. En un mois les combats font prs de 250 morts et 200 000 dplacs. Cest dans ce contexte que le Conseil de scurit proroge pour un an le mandat de la MONUSCO en adoptant le 27 juin la rsolution 2053. Les dlgations du gouvernement de la RDC et du M23 amorcent un processus de dialogue le 9 dcembre, sous la mdiation du Ministre de la dfense ougandaise, Crispus Kiyonga. Le 16 janvier 2013, le Gouvernement de la RDC et le M23 adoptent ofKampala qui doivent se drouler jusquau 31 dcembre 2013 et qui comporte quatre points, soit la revue de laccord du 23 mars 2009, les questions scuritaires, les questions sociales, politiques et conomiques et les mcanismes de mise en uvre de tout nouvel accord. Accord-cadre LAccord-cadre dAddis-Abba du 24 fvrier prvoyant la cration dune brigade dintervention dote dun mandat dimposition de la paix et charge de dmanteler les lments ngatifs dans lest de la RDC, le Secrtaire gnral de lONU formule dans son rapport spcial du 27 fvrier (S/2013/119) ses recommandations concernant la composition et le rle de cette Brigade. Celle-ci exercerait des fonctions lexpansion des groupes arms, de les neutraliser et les dsarmer, en plus de contribuer aux programmes de DDR existants. Ses interventions viseraient crer des conditions propices la restauration de lautorit de lEtat et ltablissement dune stabilit durable. Le 28 mars, le Conseil de scurit de lONU adopte la rsolution 2098, place sous le Chapitre VII. Il proroge le mandat de la MONUSCO jusquau 30 mars 2014 et, prenant note des recommandations du Secrtaire gnral, le Conseil de scurit dcide que la mission disposera dune brigade dintervention, pour une priode initiale dun an dans les limites de leffectif maximum autoris de 19 815 hommes. Cette Brigade comprendra trois bataillons dinfanterie, une compagnie dartillerie, une force spciale et une compagnie de reconnaissance.Brigade dIntervention La prsence de la Brigade dIntervention permet ainsi aux FARDC renforces de disposer de plus de temps pour assumer leur responsabilit premire dans lest de la RDC. En novembre 2013 le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) est dfait mili-tairement, il se replie au Rwanda et en Ou-ganda. La victoire des FARDC sur le M23, appuyes par la Brigade dintervention de la MONUSCO envoie un message fort dautres groupes arms dans lest du pays. Sil est vrai que certains de ces groupes sont devenus plus agressifs et ont adopt des positions dfensives par peur dtre attaques par les FARDC et la Brigade dintervention, plusieurs autres groupes arms ont commenc se rendre et fait savoir quils voulaient sintgrer dans larme et la police congolaises. Vers la stabilisation Cest dans ce contexte que le Conseil de scurit adopte le 27 mars 2014 la rso-lution 2147, prorogeant le mandat de la la Mission trois grandes priorits : la pro-tection des civils, la stabilisation, lappui la mise en uvre de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en R-publique dmocratique du Congo et dans la rgion. De nombreux groupes arms dans lest de la RDCne sont plus des menaces re-lles pour la scurit. Cest lvnement le plus important de lanne 2014, et sre-ment le plus grand progrs ralis par lopration MONUSCO. Qui dit mieux ?

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