Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VI N Mai 2014 Les Casques bleus des Nations Unies LEUR VRAI MANDAT : LA PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES Journe des Casques bleus

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Sommaire Arrt sur image3 Oprations de maintien de la paix : quel avenir?4 Les Casques bleus : qui sont-ils? Que font-ils? 6 Un Casque bleu sous la loupe dECHOS de la MONUSCO 8 Clbration Journe Internationale des Casques bleus Kinshasa : prsence de la MONUSCO, du rve lespoir 9 Goma : La MONUSCO ne relchera pas prise Kimueri 10 La Journe des Casques bleus vue de Bukavu11 A Goma, examen des progrs raliss par les Etats signataires de lAccord-cadre 12 Brazzaville : une proccupation pour les Nations Unies 13 Echos de la Police Le Gnral Pascal Champion veut rapprocher la Police des Nations Unies des populations locales 14 Equateur : Malgr la rduction de sa prsence, la MONUSCO nabandonnera pas la province 15 Situation scuritaire travers le pays Mai 2014 : intenses activits de la Force de la MONUSCO sur le terrain18 19 Il tait une fois un Casque bleu nomm Fabrice Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu et Yulu Kabamba, Mounia Lakhdar, Fatou Jobe, Basse Cheickh, Maja Bogioevic, Jean-Marc Matwaki, Natalie MariniUne force pour la paix, une force pour le changement, une force pour lavenirMarque par un moment de grce, avec le repas partag entre les Casques bleus de la MONUSCO et les orphelins de Kinshasa, la clbration, cette anne, de la Journe Internationale des Casques Bleus de lONU aura sans nul doute t spciale. Spcial aussi le thme retenu par le Secrtaire gnral des Nations Unies : Une force pour la paix, une force pour le changement, une force pour lavenir , CQFD. Depuis quelques annes, le Dpartement des Oprations de Maintien de la Paix tudie et met en application la faon dont les innovations technologiques peuvent permettre aux missions de paix de mieux sacquitter de leurs mandats. Les drones non arms, expriments en premier lieu en RDC, en sont les exemples patents. Ce que la MONUSCO fait ici en RDC est unique, le monde nous regarde parce que nous crivons lhistoire dira Martin Kobler, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RD Congo. Et le Secrtaire gnral des Nations Unies, de renchrir les missions de maintien de la paix de lONU devraient tre lavenir plus mobiles, plus souples et plus adaptables pour faire face lvolution dun environnement devenu plus complexe, avec des menaces asymtriques et non conventionnelles, notamment en RDC, o plus des deux tiers de notre personnel militaire, policier et civil sont dploys. Elles sont plus oprationnelles, plus offensives aussi, lencontre des groupes arms rtifs qui terrorisent les populations. Il nest simplement plus acceptable de les laisser disposer de la vie dautrui comme ils le sentent et selon leur bon vouloir. Mais, mme si le travail qui est fait est fabuleux et mme si les rsultats sont aux rendez-vous, la plus grande victoire de lONU, de la MONUSCO et de ses Casques bleus sera marque le jour o ils replieront leur paquetage et sen retourneront chez eux, heureux davoir accompli un devoir imprieux : ramener la paix. Car il ne faut pas oublier que les Casques Bleus ne sont pas la rgle, mais lexception . Ils Commmore chaque anne le 29 mai, la Journe rend hommage tous les Casques bleus, militaires et civils, pour leur professionnalisme, leur dvouement et leur courage. Elle leur rappelle aussi leur engagement dont le premier est la protection des civils, pris cause dans lallocution quil a dlivre ce jour l : La protection des civils demande dtre proactif. La protection des civils demande dtre mobile. La Un dernier mot : Notre combat est celui de lespoir contre la douleur Par Charles Antoine Bambara/MONUSCO Ban Ki-moon, le Secrtaire gnral des Nations Unies De g d : le Ministre congolais de lIntrieur, Richard Muyej; Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral de lONU dans les Grands Lacs; Martin Kobler, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, ensemble au 7me sommet du comit technique de suivi de lAccord-cadre, Goma

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3 3 Les Nations Unies peuvent tre exprience en matire de maintien de la paix; en effet, depuis 1948, plus dun million de Casques bleus ont particip plus de 70 oprations sur quatre continents. Et nous pouvons tre certains qu lavenir, les oprations de maintien de la paix des Nations Unies sauront voluer de manire faire face aux nouveaux problmes qui surviendront. Actuellement, plus de 116 000 agents des Nations Unies issus de plus de 120 pays participent 16 oprations de maintien de la paix. Au pril de leur vie, ces militaires, agents civils et policiers aident stabiliser les communauts, protger les civils et promouvoir ltat de droit et les droits de lhomme. Lanne dernire, 106 Casques bleus ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies, ce qui porte plus de 3 200 le nombre total de pertes en vies humaines enregistres dans lhistoire du maintien de la paix. Nous pleurons la disparition de chacun de ces tres courageux. Nous partageons la peine de leurs amis et de leurs familles et nous nous engageons de nouveau veiller ce que leur contribution la cause de la paix ne soit jamais oublie. LOrganisation des Nations Unies modernise actuellement ses oprations de de relever les problmes de demain en matire de paix et de scurit. Elle dploie de nouvelles technologies, telles que les vhicules ariens sans pilote non arms, les civils et accrot le nombre de femmes prsentes dans ses rangs tout en renforant ses partenariats avec les organisations rgionales. Elle amliore sa logistique et ses procdures administratives, renforce ses infrastructures et prend dautres mesures visant exploiter au mieux le potentiel de son personnel. Notre objectif est de faire en sorte que le maintien de la paix constitue dessus tout, qui permette de sauver des vies. Au cours de lanne coule, le Conseil de scurit a cr deux oprations de maintien centrafricaine , tmoignage de sa conviction que les Casques bleus sont mme de lOrganisation des Nations Unies pour la du Congo a aid le Gouvernement mettre en chec les rebelles du M23 qui sen taient pris aux civils dans lest du pays. Au Soudan du Sud, pour la premire fois dans lhistoire du maintien de la paix des Nations Unies, nos soldats de la paix ont systmatiquement ouvert les portes de leurs bases des dizaines de milliers de civils, leur sauvant la vie et les protgeant des forces gouvernementales ou des forces de lopposition. En outre, pour la premire fois, une femme a t nomme au poste de commandant de la force dune opration de maintien de la paix, ce qui reprsente une avance historique. Au dbut de ce mois, le Conseil de scurit a institu la mdaille capitaine Mbaye Diagne, qui doit son nom un soldat de la paix sngalais non arm qui a perdu la vie aprs avoir sauv pas moins dun millier de personnes durant le gnocide rwandais de 1994. Cette mdaille honorera les membres du personnel des Nations Unies qui ont fait montre dun courage exceptionnel. Engageons-nous suivre lexemple dabngation donn par Mbaye pour aider nos Casques bleus tre une force au service de la paix, du changement et de lavenir *Message du Secrtaire gnral des Nations Unies loccasion de la Journe internationale des Casques bleus, le 29 mai 2014Oprations de maintien de la paix : quel avenir?Par Ban Ki-moon, Secrtaire gnral des Nations Unies Ban Ki-moon, le Secrtaire gnral des Nations UniesPhoto ONU

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4 4 Ils sont des milliers, hommes et femmes, parpills dans les missions de maintien de la paix du monde, en provenance de diffrentes nations. Ce sont des soldats, tous grades confondus et des civils directement employs par lONUou en dtachement de leurs Administration et Forces Armes. Le gros des troupes militaires, plus connues sous le nom de Casques bleus, demeure sous lautorit de leurs gouvernements et participe aux oprations de maintien de la paix des Nations Unies dans les termes qui sont soigneusement ngocis avec ces gouvernements. Les observateurs militaires sont toujours non arms. Ils peuvent tre engags uniquement dans des missions dobservation ouavec des contingents arms-dans des forces mixtes de maintien de la paix. Appels aussi brets bleus, ils sont considrs comme le bras avanc du Conseil de scurit de lONU. Les soldats et leurs commandements sont dploys comme contingents nationaux Les Casques bleus : Qui sont-ils ? Que font-ils? Par Joseph Albert Tshimanga/MONUSCO Un Casque bleu en patrouille sur le terrain Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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5 5 qui rendent compte au commandant de la Force de la mission, et indirectement, au Toutefois, lautorit concernant lenvoi ou le retrait des Casques bleus reste aux mains des gouvernements respectifs qui assurent galement le paiement des soldes, les mesures disciplinaires et les questions de ressources humaines. Qui fournit du personnel ? La Charte des Nations Unies stipule que pour contribuer au maintien de la paix et la scurit dans le monde, tous les Etats Membres de lONU doivent mettre la disposition du Conseil de scurit les forces armes et les de 130 nations ont fourni du personnel militaire et de police aux oprations de maintien de la paix. On estime plus dun million le nombre de soldats, policiers et membres du personnel civil ayant servi sous le drapeau de lONU au cours des 56 dernires annes. Mme si un grand nombre dEtats Membres contribuent aux oprations de maintien de la paix, le fardeau le plus lourd en matire de fourniture ou contribution de troupes est port par un noyau de pays en voie de dveloppement. des Oprations de Maintien de la Paix, dates 30 avril 2014, 103 pays fournissaient environ 97,729 personnels, dont 11,929 policiers, 1,864 experts militaires et 83,936 hommes de troupe dans 17 missions. 57 pays ont contribu pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation (MONUSCO) avec un total de 21.176 personnels en uniforme pour lanne 2014. Comment les Casques bleus sont-ils rmunrs ? Contrairement aux membres de la police et au reste du personnel civil qui sont pays sur le budget de maintien de la paix tabli pour chaque opration, les Casques bleus militaires sont pays par leurs gouvernements conformment leur grade et leur chelle de salaire nationale respective. Les pays qui fournissent du personnel militaire aux oprations de maintien de la paix sont rembourss par lONU au tarif net dun peu plus de 1000 dollars par soldat et par mois et reoi vent des compensations pour lquipement. Mais ces indemnits sont parfois diffres en raison du manque de liquidits, caus par le non paiement par les Etats Membres de leur quote-part. Comme la majorit des Casques bleus sont fournis par des pays en voie de dveloppement, ces retards de paiement plmentaire. Les Casques bleus peuvent-ils recourir la force ? Selon la conception traditionnelle du maintien de la paix, les forces de lONU taient peu ou non armes et ne pouvaient employer la force quen cas de lgitime dfense. Toutefois, plusieurs vnements survenus ces dernires annes ont suscit dintenses dbats sur la manire damliorer des missions complexes et dangereuses tout en assurant leur impartialit. Lexprience a dmontr que les oprations ne disposant pas de ressources dengagement fortes nont pas t en mesure de contenir les factions armes qui se sont les Casques bleus eux-mmes ont t la cible dattaques et ont subi des pertes dans leurs rangs. de la paix des mandats vots en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies intitul Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et dacte dagression. Conseil de scurit peut autoriser lemploi de la force pour donner effet ses dcisions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou dacte dagression. La Charte des Nations Unies peut donc autoriser les casques bleus recourir des actions robustes laide darmements dissuasifs. Les rgles dengagement consolides de faon permettre aux Casques bleus, dans certaines circonstances, dutiliser tous les moyens ncessaires en vue de protger les civils dans les zones de dploiement de leurs units et de prvenir tout acte de violence contre le personnel des Nations Unies. Actuellement, par exemple, les missions dmocratique du Congo, au Mali et en rcurrents-disposent de mandats adopts en vertu du chapitre VII Les Casques bleus dont de nombreuses femmes disposent dun mandat adopt en vertu du chapitre VII de la charte des Nations Unies Photo MONUSCO/Myriam Asmani Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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6 ECHOS DE LA MONUSCO : A quelle force appartenez-vous, et que faites-vous exactement la MONUSCO ? force pakistanaise au sein de la MONUSCO. Notre mission ici est dassurer la paix et la protection des civils. Nos tches, notre rle, notre conduite ainsi que le mode de nos de notre mandat. Non seulement nous menons des patrouilles et dployons nos bases temporaires, pour mieux conduire notre mission de protection des civils, mais aussi nous nous proccupons surtout de la protection des civils. Nous tenons savoir ce que la population locale pense de la MONUSCO. Nous nous approchons de cette population travers des activits comme lorganisation des cours dinformatique et danglais, la formation professionnelle, Uvira et Minembwe. Nous organisons galement des sances de formation sur la mcanique auto pour donner aux jeunes sans emploi, la chance de se faire embaucher. Lorsquun plus grand nombre aura une activit importante, le niveau de criminalit va baisser, car la jeunesse est la premire cible des crimes lorsquelle est au chmage et doit chercher de largent par des voies peu recommandables. Comment, en tant que Casque bleu, vous tes-vous intgr dans la zone o vous travaillez ? Et comment jugez-vous la population que vous rencontrez ? Je suis originaire dun pays en proie dmocratique du Congo. A notre arrive, nous ne connaissions pas encore bien les problmes rels du pays. Nous avons parcouru le territoire, rencontr des chefs de village, des chefs des institutions la PNC (Police nationale congolaise). Nous nous familiarisons au fur et mesure avec la culture congolaise et la situation sur le terrain. Seulement voil Nous sommes dsols de constater le gaspillage dans les secteurs miniers et la nonexploitation de 30% de notre population vit dans le dsert et il ny a pas de ressources minires; la population souffre beaucoup cause de la famine. Tandis quici, il y a une telle abondance en pluviomtrie, mais malheureusement, les terres ne sont pas cultives et, par consquent, une bonne partie des Congolais souffre de faim. Cela est d peut-tre une mauvaise redistribution. Nous esprons, cependant, que les choses vont samliorer pour les gnrations Whaleed Kafil : Jai beaucoup appris de la RD Congo, de ses problmes et de son peuple Propos recueillis par Laurent Sam Oussou/MONUSCO Photo MONUSCO

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7 7 7 Quels souvenirs, bons ou mauvais, gardez-vous personnellement de votre travail ? Jai personnellement vcu quelques incidents, notamment celui survenu sur le pont Kalimabembe, dans la Ville dUvira, quelques temps seulement aprs notre dploiement. Les jeunes gens ont rig une barrire pour exprimer leur mcontentement contre le silence du gouvernement face leurs revendications. Quelques membres du personnel de la MONUSCO taient bloqus de lautre ct des oprations de secours et dvacuation des observateurs militaires et du personnel civil de la MONUSCO. Nous avions russi mettre le personnel vacu dans un bateau. Le commandant de la base oprationnelle de compagnie stait personnellement joint nous et nous avons pu travailler en (Police nationale congolaise) pour amener ces jeunes la table de ngociations. Les ngociations ont abouti 24 heures aprs. Nous avons pu les convaincre de dgager les barrires. Ctait un succs pour nous et pour la MONUSCO toute entire. Un autre souvenir, ce sont des Ma Ma Yakutumba Baraka. Jai personnellement dirig cette opration. Jai alors appris beaucoup de choses autour de lattaque mene par ce groupe arm. Les lments de Yakutumba avaient attaqu points conjointement avec la coalition OCHI, Mulombo et nous tions instruits, comme Base dOprations, de mener des patrouilles pendant 7 jours conscutifs pour protger les civils. Nous avons cr un camp de fortune en dehors de notre Base dOpration pour permettre aux populations civiles, en proie des violations des droits de lHomme, dy trouver refuge et de se protger. Nous avons galement cr nous avons visit des centres mdicaux et valuer les problmes dus la carence {des mdicaments}. Il y avait une carence de mdecins. Nous avions captur un lment Mai Mai Yakutumba qui gisait, saignant, par terre, aprs avoir t grivement bless. aprs lui avoir administr les premiers soins. Il y a eu aussi un autre incident Uvira. Jai entendu quelques coups de fusil pendant men quelques oprations de ratissage au bout desquelles nous avons pu capturer quatre lments Ma Ma. Notre prsence seule, dans cette zone dopration, na pas de lHomme ; nanmoins, nous avons pu les limiter. Quest-ce que vous avez ressenti aprs lincident des barrires riges par les jeunes contre la MONUSCO ? Javais un sentiment de satisfaction pour avoir accompli une mission, celle damener ces jeunes dgager les barrires, bien sr, la situation tait tendue et toutes les activits taient paralyses Aujourdhui, nous sommes satisfaits du fait que notre prsence avait permis dviter une guerre et de protger des populations civiles. Quelles leons tirez-vous de votre exprience ? Jai appris que rien nest impossible. Si la situation au Congo a t ngative depuis 1960, jai appris que le peuple congolais et le peuple pakistanais, comme dautres partagent tous la mme aspiration : vivre en paix. Lanne que je viens de passer ici ma permis ses problmes et de son peuple Pendant un entranement Photo MONUSCO

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8 E Congo, la coutume a t respecte. A Kinshasa, pour commmorer cette Journe, plusieurs activits se sont droules dans la ville. Le 28 mai 2014, une confrence a t anime par la MONUSCO sur le thme Prsence de la MONUSCO, du rve lespoir pour la paix dans la Commune de Masina linitiative des tudiants de cette Universit. Les jeunes se sont, une fois de plus, familiariss avec le quils rencontrent dans lexercice de leurs tches. tenue la base logistique du bataillon ghanen de la MONUSCO a connu une forte participation de trois cents enfants vulnrables encadrs par quatre associations caritatives. Les enfants dits de la rue, pour la plupart dentre eux, ont dcouvert les Casques bleus. Ils ont djeun des membres du Gouvernement et du corps diplomatique. Une premire dans les clbrations des journes ddies aux Casques bleus dans le pays. A aucun moment ils navaient rapproch autant de jeunes enfants congolais dans la capitale. Les Casques bleus ont fait front. Mieux, remis en question par certaines organisations non gouvernementales et politiques locales durant les annes de crises tant Kinshasa qu lintrieur du pays, ces soldats de la paix sont redevenus frquentables. Mme sils taient moins familiers, leur savoir faire en matire de charit est dsormais lou de toutes parts. Et pour cause. En marge des clbrations du 29 mai, un groupe de Casques bleus a remis un lot de matriel dentretien pour soutenir la campagne dassainissement de lUniversit de Kinshasa (UNIKIN) initie par lAssociation des jeunes tudiantes Smelles de luniversit. Le mme jour, le Comit des femmes de la Police de la MONUSCO (UNPOL) a fait un don symbolique de matelas destins une quarantaine de femmes dtenues la prison centrale de Makala de Kinshasa, dans le cadre dune activit de sensibilisation la Le travail des Casques bleus prend une part importante dans notre monde; nous ne perdons jamais de vue quils constituent, absolument, comme renseigne le thme choisi cette anne: Une force pour la paix, une force pour le changement, une force pour lavenir a estim un tudiant Kinshasa : Prsence de la MONUSCO, du rve lespoir Par Marcelline Comlan/MONUSCO Dans une ambiance festive Kinshasa, les enfants ont djeun ensemble avec les Casques bleus et des Reprsentants du corps diplomatique invits cette crmoniePhoto MONUSCO/Myram Asmani

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9 9L Secrtaire gnral des Nations Unies en charge des oprations du Congo, le Gnral Abdalah dtermination de la MONUSCO mettre du Conseil de Scurit des Nations Unies, notamment en ce qui concerne la neutralisation des groupes arms, la protection des civils, la restauration de lEtat de droit, linstauration de la paix et le dveloppement conomique dans lest du pays. Le Gnral Wafy sest exprim ainsi lors de la commmoration de la Journe Internationale des Casques bleus des Nations Unies, Goma, le 29 mai 2014. Une crmonie solennelle a t organise en lhonneur des soldats de la paix qui sont morts dans lexercice de leur Nord Kivu, en particulier. quen dpit ces hros, la MONUSCO ne relchera pas ses efforts pour la restauration de la paix et la scurit dans le pays. Mme son de cloche Le Commandant de la Brigade dIntervention de la Force de la Abdul Kimweri a, de son ct, fait savoir ils sont confrontrs, notamment la persistance des groupes arms, les Casques bleus sont dtermins accomplir leur mandat et travailler constamment aux cts des Forces rgion.Goma : La MONUSCO ne relchera pas ses efforts , soutiennent Abdallah Wafi et Ramadhan Abdul KimweriPar Martha Biongo/MONUSCOMme dtermination chez le Vicegouverneur de la province du Nord Kivu, Me Feller Lutahichirwa, qui a apprci par la MONUSCO dans lexcution de son mandat de restauration de la paix, plus particulirement au Nord-Kivu. M. Lutahichirwa a cit, en guise de succs de la MONUSCO, la mise en droute du la Brigade dIntervention de lONU en novembre 2013 Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies me journe internationale des Casques bleus des Nations Unies GomaPhoto MONUSCO/Serge Kasanga Photo MONUSCO/Serge Kasanga

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10 Le Chef de Bureau de la MONUSCO/ Sud-Kivu, Aliou Sene, a lu le message du Secrtaire gnral de lONU, faisant tat dun bilan remarquable de la participation des Casques bleus aux 1948, plus dun million de Casques bleus ont particip plus de 70 oprations sur quatre continents a rappel le message de Ban Ki-moon, ajoutant quactuellement, plus de 116.000 agents des Nations Unies issus de plus de 120 pays participent 16 oprations de maintien de la paix. Cest pour encourager les efforts de paix fournis par les Nations Unies que le gouverneur de la province du SudKivu, Marcellin Cishambo, a reconnu lengagement talentueux de Casques bleus de la MONUSCO travers la Brigade dintervention dans la dfaite du M23. M. Cishambo a plac cette journe des Casques bleus au Sud-Kivu sous le signe de la reconnaissance et de compliment pour la large solidarit en faveur de notre province. provinciale du Sud Kivu aux Casques bleus La Journe des Casques bleus vue de Bukavu na pas laiss indiffrent le commandant de la brigade du Sud Kivu, le Gnral Muhammad Kaleem Asif. Comme pour rpondre Marcellin Cishambo, il a, dans son mot de circonstance, soulign les conditions selon lui, oprent dans des environnements haut risque o la qute pour la paix et la . Et dajouter que dans la recherche de la cause sacre pour la reconstruire la tranquillit dans les parties troubles du monde Par Alain Likota/MONUSCO du bureau de la MONUSCO Bukavu, Sud Kivu 10 Photo MONUSCO/Biliaminou Alao

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11 11 La septime session du Comit technique dappui lAccordcadre pour la Paix, la Scurit et la Etats signataires renforcer le mcanisme la coopration bilatrale et multilatrale et activer la mise en place des projets commerciaux prioritaires. Des efforts restent faire dans tous ces domaines lis laccord dappui technique sest runi six fois Nairobi. Lors de sa premire runion tenue Goma, le comit a pu examiner les progrs du Plan daction rgional qui contient les engagements pris par les Chefs dEtat en janvier dernier, notamment le renforcement llaboration dun plan pour une gestion commune des frontires, lencouragement mesures favorisant le retour sr et volontaire des rfugis et des personnes dplaces. Cest vraiment un signal trs positif que le comit soit ici Goma, pour cette rencontre a soulign lEnvoye spciale du Secrtaire spcial du Secrtaire gnral des Nations Congo, Martin Kobler, du Ministre congolais Pourquoi Goma ? La RDC est partie signataire de lAccordcadre de Paix, de Scurit et de Coopration dans la Rgion. Nous avons souhait venir maintenant constater par nous-mmes sur le terrain les efforts de stabilisation accomplis par le pays depuis et, effectivement, prparer notre rapport de septembre 2014 New York, comme les Chefs dEtat nous lont demand a Aprs six runions Nairobi, cest pour la premire fois que la session dvaluation du Comit se tient Goma et, dans cet environnement, il va sans dire quil y a eu progrs grand progrs accompli, selon elle, reste A Goma, examen des progrs raliss par les Etats signataires Par Toure Penangnini/MONUSCOla dfaite du Mouvement de 23 mars. Le M23 a t vaincu, les runions sur le Comit continuer avec la dmobilisation. Il vaut mieux que les rebelles du M23 retournent au pays, et tous ne sont pas amnistiables, a-t-elle dit. A louverture des travaux, lEnvoye spciale du Secrtaire gnral de lONU dans la rgion des Grands Lacs a plaid pour la paix et lintgration rgionale, louant les efforts de paix, de dveloppement conomique fournis par les gouvernements des pays de la rgion. Car la paix est une affaire de tous, nous devons donc nous unir pour consolider cette paix qui est acquise grce lesprit de collaboration, at-elle conclu Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Mary Robinson, lEnvoye spciale du Secrtaire gnral de lONU dans les Grands Lacs, ovationne par les femmes congolaises lors du sommet de Goma

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12 Depuis le 4 avril 2014, plus de 130 000 ressortissants de la expulsions ont cr une crise humanitaire aigu et il y a des allgations de violations des droits de lHomme. Les Nations Unies ont reu des informations faisant tat dabus physiques, de mauvais traitement, Indigns par cette situation, Martin spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies charge de la question des violences ont exprim leurs vives proccupations face ces allgations et exhort le Congo (Brazzaville) prvenir de telles violations et diligenter une enqute sur ces incidents. 26 mai, Martin Kobler sest dclar choqu aprs sa visite dans le camp de transit de Maluku, situ dans la priphrie de la ville de Kinshasa, o plusieurs milliers des Congolais sont actuellement regroups. Jai entendu de nombreux tmoignages des victimes qui font tat de graves violations des droits de lHomme et de traitements cruels; Jai entendu des rcits denfants forces; jai vu un homme bless par balles et des mres qui ont accouch sans assistance cesser Nous avons reu des informations faisant tat des violences sexuelles commises avant et pendant les oprations dexpulsions et ceci est inacceptable, a regrett, pour sa part, Zainab Hawa Bangura. Les deux responsables des Nations Unies ont autorits administratives et scuritaires agissent dans le plein respect des principes de bon voisinage et prservent la paix et la scurit internationale, conformment la Charte des Nations Unies. Bien que les conditions de sjour et de rsidence dans un pays tranger demeurent la responsabilit souveraine du pays daccueil, les reconduites la frontire doivent tre effectues dans le strict respect des principes et rgles du droit international. ont-ils dclar, ajoutant : les expulsions massives sont contraires aux principes de la Charte Africaine relatifs aux droits de lHomme et des peuples, ainsi quau droit international au sens le plus large Expulsions des ressortissants de la RDC du Congo Brazzaville : une proccupation pour les Nations Unies Un groupe de Congolais expulssPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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13 Par Alima Coulibaly/MONUSCODans le cadre de ses activits rgulires, le Gnral Pascal Champion, Commissaire de la Police MONUSCO a effectu une visite de travail du 12 au 16 mai 2014, Goma et Beni en province du Nord Kivu pour senqurir de la situation scuritaire et mettre en place la Stratgie oprationnelle intgre de lutte contre linscurit dans le territoire de Beni. Cette stratgie est conue selon une logique de rsultats en matire de scurit pour la population. Elle prend en compte de nombreux aspects interservices, internes la MONUSCO et avec les partenaires congolais, notamment les forces de scurit et les autorits territoriales. La Police nationale congolaise (PNC) est partenariat renforc et quotidien avec la police MONUSCO. La stratgie met laccent sur le contact avec la population. A Goma, le Gnral Champion a eu plusieurs sances de travail, notamment une rencontre avec le Commissaire provincial de la PNC du Nord-Kivu, le Gnral Awachango. Partout o il est pass, le Gnral Champion a chang avec ses interlocuteurs sur la stratgie oprationnelle intgre de la Police MONUSCO contre linscurit Beni. Il sest rendu ensuite Beni le 14 mai, avec une dlgation provinciale de la police nationale congolaise et du chef de secteur de la Police MONUSCO au Nord Kivu.Le Gnral Pascal Champion veut rapprocher la Police des Nations Unies, des populations localesA Beni, il a tenu plusieurs sances de travail, notamment avec le Chef du Sousbureau, Jacob Mongeni, avec le comit urbain de scurit et le maire de Beni et avec les responsables locaux de la PNC. Le Gnral Champion sest galement entretenu avec les policiers de la MONUSCO de Beni. Il a transmis des directives de service aux membres de la Police MONUSCO, et a discut avec eux lutte contre linscurit. Cinq experts de la Police MONUSCO, prsents dans ce territoire sont spcialiss en matire de police judiciaire, en maintien de lordre public, en matire de la police de proximit, en renseignements, et en logistique Pascal Champion, Commissaire de la Police MONUSCOPhoto MONUSCO/UNPOL

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14 Jean-Tobie Okala/MONUSCOAu cours de cette visite, M. Kobler a expliqu, aux populations, le la Mission de Stabilisation des Nations la Mission a, cette occasion, rpondu aux nombreuses questions du personnel ayant trait notamment au concept dantennes termes de sparation et la question de la pension. Il a galement chang avec les membres de lEquipe pays (agences des Nations Unies bases Mbandaka). Avec les agences du systme des Nations Unies, il a voqu leurs capacits dabsorption des comptences actuelles que la MONUSCO va leur transfrer dans le Martin Kobler et sa dlgation, ont termin leur journe Mbandaka, o ils ont, par la suite, eu des entretiens avec les membres du Comit provincial de scurit. Ces derniers ont prsent plusieurs dolances des populations, en loccurrence la situation des rfugis centrafricains en Equateur, valus environ 60,000 personnes, depuis le mois de mars 2013. Par ailleurs, lappui logistique de Nationale Congolaise a t galement voqu lors de cette rencontre, prside par le Vice-gouverneur de Province, Sbastien Impeto. Celui-ci a remerci la MONUSCO pour tout ce quelle fait en Equateur depuis 2001, avant de solliciter que la Mission puisse continuer appuyer les institutions de la province, compte tenu de faibles capacits des autorits et des forces de scurit. Auparavant, M. Kobler avait visit le Tribunal pour Enfants de Mbandaka. Seule juridiction du genre en Equateur, la chambre dappel, avec comme consquence le blocage de lexcution des dcisions et un manque criard de moyens de communication. la question des enfants tait lune des priorits de la MONUSCO. Il sest engag faire un plaidoyer auprs des autorits nationales pour amliorer leur situation. A tous, M. Kobler a dclar que les agences des Nations Unies nabandonnaient pas la Province de lEquateur. Malgr la rduction de sa prsence dans la province de lEquateur, la MONUSCO restera encore proccupe par la scurit dans cette province, a-t-il rassur Martin Kobler : Malgr la rduction de sa prsence, la MONUSCO nabandonnera pas la province de lEquateur Martin Kobler, le chef de la MONUSCO accueilli par la population de MbandakaPhoto MONUSCO/Jean-Tobie Okala

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15 En Province Orientale, la Force de la MONUSCO et les Forces Armes de la leurs oprations conjointes dnommes Rudia IIChuma Ngumi (Poing dacier) et Bienvenue la Paix, menes dans les districts des Haut et Bas-Ul. Le but de la conduite de ces trois (03) oprations conjointes a t de mettre un terme aux menaces rcurrentes de rebelles mais aussi de les encourager faire reddition et rejoindre le processus dintgration dans la vie civile. Lopration conjointe dnomme Chuma Ngumi (Poing dacier) a de manire dans le but daugmenter la pression sur les lments arms supposs appartenir leur radication dans les districts cits. Les Casques bleus du bataillon Marocain et les Forces Spciales Guatmaltques de la Force de la MONUSCO, engags dans cette opration conjointe, mnent rgulirement des patrouilles ariennes de reconnaissance au-dessus des zones affectes par les activits des groupes arms (notamment forces ngatives. Ils assurent galement la protection des populations civiles dans leurs zones de responsabilit. A cet effet, les soldats de la paix du bataillon Marocain de la Force de la MONUSCO ont men pendant la priode sous examen des patrouilles ariennes de dmonstration de force de dans le but dvaluer la situation scuritaire, dissuader les activits de forces ngatives, rassurer et protger les populations civiles. Le bataillon Marocain a galement dploy un poste oprationnel dans la des lments du gnie du contingent Indonsien de la Force onusienne, engags Faradje et de protger les populations civiles riveraines. Rsultats. Cette opration a permis la libration de six civils kidnapps au pralable par ces rebelles ougandais. Les 13 et 14 mai 2014, un militaire de lArme de Libration du Peuple Soudanais (SPLA) a t apprhend par les Nambiapayi (4 kilomtres lintrieur du territoire congolais) dans la rgion de Soudan. Suite cette capture, les militaires de SPLA ont fait une deuxime incursion et ont captur un militaire congolais. A cause de cet incident et aprs des rencontres bilatrales, un change de prisonniers a t effectu. La situation est redevenue calme. Les troupes congolaises et les Casques bleus de la Force de la MONUSCO dploys dans la rgion dans le cadre de lopration conjointe Rudia II suivi permanent de cette situation. soutenues par la Force de la MONUSCO, ont lanc dautres oprations contre les Bukiringi-Aveba, dans le but de mettre un terme leurs activits ngatives et protger les populations civiles. Une autre opration Mai 2014 : intenses activits de la Force de la MONUSCO sur le terrain Des FARDC et la MONUSCO dans une opration militaire conjointePhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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16 de troupes gouvernementales lance au les rgions de Heshimambele, Kahamba et Mukato. Les diffrentes oprations des provoquent des redditions dlments arms dans le district dIturi. A cet effet, un Hero, sest rendu le 14 mai 2014 aux troupes gouvernementales dployes Komanda. la MONUSCO dploys Tshabi et Idohu mnent des patrouilles intensives dans leurs zones de responsabilit, dans le but dinterdire toute incursion de rebelles populations civiles. Ainsi, les soldats de la paix de la MONUSCO dploys Idohu, ont men pendant la priode sous examen deux (02) patrouilles motorises robustes sur les axes Idohu-Komanda et Idohu-Ottomaber, dans le but dvaluer la situation scuritaire, interdire tout mouvement aux rebelles de Multiplier les oprations Par ailleurs, trois autres oprations conjointes dnommes Iron Stone (Pierre dacier), Eagle claw (les serres de laigle) et (Coup de patte du Tigre) sont menes dans le district dIturi par la Force de la MONUSCO et larme congolaise. Elles ont t inities respectivement le 21 octobre 2013, le 23 dcembre 2013 et le 30 avril 2012. Les soldats de la paix du 1er bataillon Bangladais de la Force de la MONUSCO, mnent quotidiennement Bunia et dans les rgions environnantes, des patrouilles intensives dans le cadre des oprations susmentionnes. Elles ont pour but de dominer le terrain, dissuader district, notamment lAlliance des Forces populations civiles. Nord Kivu, Katanga : mme combat La situation scuritaire dans les territoires du Nord-Kivu est demeure prcaire, volatile et imprvisible durant les premires semaines du mois, cause des activits ngatives menes par les diffrents groupes arms de Beni, larme congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, continue de mener ses oprations de bouclage et de ratissage dans le cadre de lopration Sukola 1, contre les lments de lAlliance des Forces concordantes ont rapport larrestation mai 2014 dans la rgion dErengeti, situe 52 kilomtres au Nord de Beni, qui a t (75 kilomtres au Sud-est de Butembo), en reprsailles aux oprations menes au pralable dans la rgion par les troupes gouvernementales, au cours desquelles huit Abacunguzi) avaient t apprhends. La Force de la MONUSCO et larme gouvernementale assurent suivre de prs cette situation. Les lments Mayi-Mayi voulant contrler seuls le territoire de vers le territoire de Lubero ont, depuis le 14 mai 2014, instruit les civils vivant dans Ngumba et Kitowa, de quitter leurs localits territoire de Lubero, une alliance avec le groupe Mayi-Mayi de lUnion des Patriotes Congolais pour la Paix (UPCP), visant dune srie daccrochages rcents entre Des Casques bleus dune des bases doprations de la MONUSCO dans lest du pays autour dun jeune congolais bless et soign dans le village de Kimua, au Nord KivuPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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17 Mutomboki, y compris le meurtre du commandant de laile Kabamba par ceux de la faction Musenge le mois dernier ; les Kabamba, ont form une alliance avec ceux de la faction Isangi, contre les Mayiterritoire de Walikale. Par ailleurs, la Brigade du Nord-Kivu de la Force de la MONUSCO a poursuivi sans relche la conduite de ses diffrentes oprations unilatrales dnommes Goma Usalama (La paix Goma), Seema Suraksha (Surveillance des rgions frontalires), Amani Kisiwa, Rutshuru Amani (La paix Lushali, Blue gaze bleu), Amani Mbau (La paix Mbau), Usalama Pinga (La paix Pinga), Chaukas, Wide awakeIron wall (Mur de fer), Silver bullet (Balle dargent), Silent gun (Arme silencieuse), Blue shield (Bouclier bleu), Blue helmet (Casque bleu), (Poing en velours) et Vigil (Surveillance). Le but de ces oprations consiste dominer le terrain, consolider les acquis de la dbcle de la rbellion du M23, interdire les activits des forces ngatives. Elles visent galement surveiller les frontires congolaises, collecter des informations sur Mayi-Mayi, mais galement rassurer et protger les populations civiles. Les soldats de la paix de la Force de la MONUSCO engags dans ces oprations mnent des patrouilles ariennes, motorises et pied, de jour comme de nuit ; et ce, dans les quartiers de la ville de Goma, les territoires A cet effet, les bataillons Indiens (1er, 2me et 3me), Npalais et les Forces Spciales Jordaniennes de la Force de la MONUSCO, ont men des patrouilles intensives lintrieur et autour de Goma ; Lubero, Butembo, Kibumba, Himbi, Nyasi, Buramba, Bufrera, Kalenge, Beni et Oicha, dans le but de dominer le terrain et dinterdire toute prsence des forces rebelles. Les Forces Spciales Jordaniennes de la Force de la MONUSCO dployes Nobili, continuent de mener de jour comme de nuit dans le cadre de lopration unilatrale dnomme Iron Wall (Mur de fer et Surveillance des rgions frontalires), des patrouilles intensives. Le but est de dominer le terrain dans les rgions environnantes et celles situes le long de la frontire avec lOuganda, interdire tout mouvement de rebelles vers la frontire, mais aussi rassurer et protger les populations civiles. Les Casques bleus dploys aux postes oprationnels de Nyabiondo et de Lukweti mnent aussi dans le cadre de lopration Strong Wall (Mur rigide), des patrouilles vigoureuses de sensibilisation dans les rgions susmentionnes, dans le but dencourager les lments rsiduels de lAlliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) se rendre, avoir protger les populations locales. Les Casques bleus de la Force de la MONUSCO en soutien aux oprations des Sukola 1 et Sukola 2, ont galement men des patrouilles intensives de domination de terrain et dvaluation de la situation scuritaire mai 2014 ce jour, au total dix lments en provenance de diffrents groupes arms, se sont rendus aux troupes onusiennes dployes dans la province et au bureau du Masisi, Walikale et Kiwanja. Au Katanga Le climat scuritaire au Katanga a t jug globalement calme mais imprvisible. Les rapports ont fait tat dactivits ngatives et daccrochages entre les diffrents groupes arms dans les diffrents territoires, notamment Manono; mais galement doprations de larme gouvernementale contre ces insurgs. Le 8 mai 2014, un (01) civil a t tu et un autre bless, au cours daccrochages entre deux (02) factions du groupe Mayi-Mayi Bakata-Katanga au village Kasongo-Kamulumbi, situ 120 kilomtres au Sud-est de Manono. Le 12 mai 2014, deux lments MayiMayi Bakata-Katanga ont t tus et deux autres apprhends, au cours de combats kilomtres au Nord-est de Lubumbashi. Ces affrontements ont provoqu le dplacement denviron six cents individus vers le village Kumanwa, situ 41 kilomtres au Nord-est de Lubumbashi. Le 13 mai 2014, vingt-deux au chef rebelle Oussama Mubango ayant fait (200 kilomtres au Sud-ouest de Kalemie, en territoire de Moba), ont t transfrs pour leur prise en compte Kalemie, avec leur commandant et un (01) autre lment mai 2014, les Mayi-Mayi Bakata-Katanga ont (95 kilomtres au Sud-est de Manono. Lattaque a t repousse et le Chef MayiLenvironnement scuritaire est rest stable dans le Secteur 2 durant la semaine coule. mois de mai, la Force de la MONUSCO a men 1,800 patrouilles armes, dont 527 nocturnes, et fourni 18 escortes Le climat scuritaire au Katanga a t imprvisible. Ici, un Casque bleu de la MONUSCO en patrouille dans une brousse Pweto, nord-est du KatangaPhoto MONUSCO/Myriam AsmaniSource : Colonel Basse, Porte-parole militaire/MONUSCO

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18 Les soldats du 13me contingent des Forces spciales du Guatemala dploys dans le Haut-Ul, en dmocratique du Congo ne pourront pas de lIturi, la MONUSCO leur a rendu un grand hommage. Au cours dune parade militaire, 150 lments du contingent reu la mdaille des Nations Unies. En recevant ce symbole de lONU, les membres du contingent guatmaltque ont accept le mrite davoir, entre autres, contribu normment aux oprations militaires conjointes entre la MONUSCO le groupe arm ougandais de lArme de Les populations des zones sorties de qu travers des patrouilles multiples et diverses, les guatmaltques ont garanti laccs des humanitaires dans ces zones, contre elles. Leffet dissuasif des actions des forces spciales du Guatemala a t fort remarquable, dans les bases mobiles installes dans les villages. Plus proches des populations civiles, ces forces ont non seulement dissuad mais aussi combattu la rbellion ougandaise. Les civils ont t protgs, les mesures de scurit ayant t missions de reconnaissances ariennes menes dans et autour du Parc de Par Joseph Albert Tshimanga et Piergiorgio Paglialonga/MONUSCO diminution des activits de braconnage. Pendant neuf mois de service passs dans les zones nvralgiques du Haut Ul, le contingent KAIBIL sest rendu trs utile la population. Au-del de leur devoir militaire dassurer la scurit et la protectionles soldats guatmaltques ont us de leurs qualits pdagogiques, en assurant une formation de renforcement des capacits oprationnelles des forces de scurit nationales congolaises de formation dnomm KASIMBA. Il sagit dun programme dentrainements techniques, parmi lesquels les techniques de renseignement et de la libration des otages. 250 membres des Forces armes de Qui sont-elles? Les Forces spciales guatmaltques dlites est trs bien entrane et ne recule devant aucun obstacle. Mobile et exceptionnellement quipe, elle est compose de trois sections de force spciale et dune section antiterroriste. La section de force spciale comprend des experts en armement et explosif, des tireurs antiterroriste, elle est aussi compose tireurs dlite, dquipe dassaut et, de troupes aroportes. Ces forces utilisent des quipements spcialiss qui leur permettent dvoluer de nuit comme de jour. En plus de ses caches darmes, les Forces spciales guatmaltques sont aussi entranes conduire des oprations de recherche et dextraction dotages. Elles sont aguerries dans la poursuite, le pistage et la capture de chefs de groupes arms ou des bandits arms qui refusent de dposer les armes. du Congo possde des caractristiques gographiques similaires celles de Guatemala, ce qui a permis ces forces de sadapter rapidement au terrain et au climat. darmes, les forces spciales guatmaltques jouent un rle majeur pour recueillir les darrter les criminels qui continuent de vendre des armes des gens qui sen servent pour perptrer des atrocits contre la population civile dans les Kivu et en Ituri Dans la peau des forces spciales du Guatemala18

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19 Il tait une fois un Casque bleu nomm Fabrice, homme de conviction et dengagement 19 collgues lui ont rendu un dernier hommage Photo MONUSCO/Jesus NzambiLa Division de lInformation Publique de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo, a perdu un de ses piliers: Fabrice Badibanga. Ctait le vendredi 30 mai 2014. La vie pour lui sest arrte brutalement, au dtour dune maladie soudaine et fulgurante. La MONUSCO prsente ses condolances les plus attristes : la veuve de notre regrett collgue, ses enfants et sa famille biologique, par la voix dchos de la MONUSCO. Ce que Fabrice nous a laiss comme souvenirs, cest le dvouement au travail, la disponibilit rendre service et la volont daccomplir avec succs les tches qui lui taient confies. Ce journaliste de fait et dans lme a sduit tous ceux qui lont approch par sa facilit apprhender les questions inhrentes notre mission de maintien de la paix. Ceci lui a valu une promotion un grade lev dans lchelle des niveaux des Nations Unies pour les nationaux. Entr la MONUC en 2002, sa prsence a toujours t exemplaire au sein de la Division de lInformation Publique. Les valeurs que prne lOrganisation des Nations Unies : intgrit, professionnalisme, honntet, respect du Genre, esprit dquipe, acceptation des autres ntaient pas vains mots pour lui. Il vivait cela au quotidien et en faisait la dmonstration chaque occasion. Il sera pour nous irremplaable, tant par sa bienveillance que par son amour du travail bien fait. Sa mmoire restera vive dans nos curs. Adieu Faba, que ton me repose en paix.Par Charles Antoine Bambara, directeur de la Division de lInformation publique/MONUSCO

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