Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Aggregations:
Digital Military Collection

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Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume VI N 2014 Moustapha soumar : Un appui la rponse humanitaire en RDC reste ncessaire DROITS DE LHOMMEAvances et obstacles dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuellesDOSSIER Retour sur le rapport des Nations Unies

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Sommaire Arrt sur image Sur cette plaque mmoriale construite en 2013, dans lenceinte du Quartier Gnral de la MONUSCO se trouvent inscrits en lettres dor les noms de tous les Casques bleus, civils et militaires, qui ont perdu leurs vies dans lexercice de leurs fonctions3 Moustapha Soumare parle de la situation humanitaire en RD Congo6 Droits de lHomme en RDC : Des progrs encourageants, mais limits7 Avances et obtacles dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles 9 Quid du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme?11 Martin Kobler dnonce la surpopulation et les mauvaises conditions de vie la prison centrale de Muzenze 12 Le nouveau commandant de la Brigade dintervention rassure la population de Goma 13 La MONUSCO se flicite de limplication des femmes dans la lutte anti-mines18 41me Jeux inter-organisations des Nations Unies : A New York, la MONUSCO gagne des trophes19 Vivre Ango avec la MONUSCO Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Aissatou Laba Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Contributeurs Tom Tshibangu et Yulu Kabamba, Mounia Lakhdar, Fatou Jobe, Basse Cheickh, Maja Bogioevic, Jean-Marc Matwaki, Natalie MariniPhoto MONUSCO/Myriam AsmaniUn appui la rponse humanitaire en RDC reste ncessaireLa Rpublique Dmocratique du Congo poursuit son chemin sur la voie de la stabilisation, avec des progrs importants enregistrs dans plusieurs domaines aprs de longues de la population particulirement dans la partie orientale du pays reste encore extrmement vulnrable suite notamment lactivisme encore plus de 2,6 millions de personnes dplaces internes, prs de Presque toutes les provinces de lest de la RDC les provinces soeurs du Kivu, le Maniema, le Katanga et la Province Orientalesont touches par ces dplacements forcs avec leur lot de pnibles consquences mars 2011, le Katanga a enregistr la plus forte progression de dans les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto ont t incendies; Dune situation de relvement prcoce il y a de cela quelques annes, la rechute du Katanga dans une crise humanitaire aigue est un signe que des efforts sont encore ncessaires en RDC, pour soutenir la dynamique restent alarmants dans les domaines de la sant, de leau, de lhygine, Le peuple congolais continue de faire preuve dune capacit de rsistance et dadaptation remarquable, malgr cette situation pourquoi nous applaudissons tous le concept les congolais aident les congolais Cependant, cette solidarit a ses limites et les communauts daccueil ont besoin dappui au risque quelles ne deviennent ellesnotamment dans les secteurs tout aussi vitaux que la protection, la Pour venir en aide toutes les personnes qui sont dans le besoin, Par Moustapha Soumare* Suite la page 3

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3 3 Moustapha Soumar : LONU et toutes ses composantes appuieront les autorits congolaises avec toute la force de leurs moyens et leur expertise Suite de la page 2 les humanitaires ont besoin daccder souvent, laccs fait dfaut tant pour des loccasion pour saluer le courage des acteurs humanitaires qui, sur le terrain, souvent au pril de leur propre vie, bravent les risques pour venir en aide ceux qui en ont le plus Au-del de laccs, les humanitaires sont galement confronts au manque de ressources pour mettre en uvre leurs stratgique humanitaire de cette anne, les qui sont dans le besoin pour en appeler, une nime fois, la gnrosit des qui ont vu le jour tant dans notre sous-rgion humanitaire en RDC reste ncessaire pour continuer sauver des milliers des vies humaines, et permettre un retour une vie positives sur toute la sous-rgion des Grands Lacs et au-del *Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique Dmocratique du Congo Propos recueillis par Joseph Tshimanga/MONUSCOECHOS DE LA MONUSCO: M. Soumar, vous tes Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo la MONUSCO, o vous occupez galement les fonctions de Coordonnateur rsident des Nations Unies, de Coordonnateur humanitaire et Reprsentant rsident du Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD). Comment apprhendez-vous vos fonctions, dabord quelles sont-elles ? Moustapha Soumare : Je porte trois diffrentes casquettes qui donnent la perception dtre en contradiction, mais qui sont dans le fond complmentaires. Ce sont des rles qui me permettent davoir un aperu large sur la situation en RDC. intressants, notamment dans la recherche de concilier mon rle de Reprsentant Moustapha Soumar dans son bureau de travailPhoto MONUSCO/Myriam Asmani

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4 4 spcial adjoint de la MONUSCO, une mission profondment politique et avec des objectifs militaires, avec mon rle de Coordonnateur Humanitaire, par lequel je suis guid par les principes humanitaires de neutralit, dimpartialit et dindpendance. Avec la casquette de Coordonnateur Rsident, je traite, entre autres, des questions relatives au dveloppement et la mobilisation de la coopration internationale en vue de ce dveloppement. Je dcris souvent mon rle comme celui dun quilibriste qui doit sassurer que les diffrents acteurs interagissent et collaborent, car en ralit nous travaillons tous sur un mme continuum: celui et se dvelopper pour le bien-tre de sa population. En votre qualit de coordonnateur humanitaire, vous avez lanc, au mois de fvrier 2014, un nouveau plan humanitaire en faveur de la Rpublique dmocratique du Congo. Quelles sont les lignes directrices de ce plan ? Le Plan dAction Humanitaire 2014 est lquivalent dune feuille de route pour les acteurs humanitaires. Il est labor en parfaite symbiose avec le gouvernement, travers le Ministre charg de laction humanitaire. Il procde danalyses et pour dgager les actions prioritaires, tout aux nouvelles crises et nouveaux besoins. Pour 2014, nous avons innov en focalisant nos efforts sur les besoins urgents rsultant violence; les crises nutritionnelles ; les pidmies; et les catastrophes naturelles. Ainsi, pour 2014, ce sont 4.7 millions de personnes qui sont cibles. Nous visons mieux protger les civils; amliorer leur accs aux services sociaux de base dans les catastrophes naturelles; lutter contre la malnutrition ainsi que contre les pidmies. Le Plan comporte ainsi les actions que nous souhaitons mener pour rpondre aux crises mentionnes ci-dessus et les rsultats 832 millions de dollars amricains. Le Plan 2014 intgre galement des problmatiques transversales telles que le VIH, lenvironnement et le genre. La prsentation de ce plan a donn loccasion de rappeler un dsquilibre dans son laboration par lEquipe Humanitaire-Pays : 832 millions de dollars amricains en faveur de 4,7 millions de personnes cibles contre 6,3 millions de personnes dans le besoin. Quelles sont les raisons de ce dsquilibre et comment le corriger ? Ce nest pas un dsquilibre, cest une Nous assistons 4.7 millions de personnes reprsentant celles qui sont dans le besoin le plus urgent, celles dont les conditions de vie sont les plus critiques, selon des critres internationalement reconnus et accepts. Il est important de rappeler ici un principe qui est souvent oubli : laction humanitaire na pas vocation soccuper de tous les Congolais qui prouvent des besoins, mais plutt ceux qui sont les plus dmunis, les plus faibles et vulnrables. Les autres personnes qui sont dans le besoin seront prises en charge par lEtat congolais et dautres partenaires travers des programmes de relvement ou autres projets de dveloppement. La baisse de comparativement celles de 2013, ne rsulte pas dune diminution des besoins sur le terrain, mais elle est la consquence de la mthodologie du processus du Plan dAction Humanitaire 2014, bas sur le critre fondamental suivant : sauver des vies l o la situation lexige de la manire la plus urgente. Vous souhaitez mobiliser jusqu 100% des ressources pour des aides humanitaires en 2014. Comment comptez-vous y parvenir ? Oui, cest un objectifambitieux peuttant conscients que les pays donateurs traditionnels ont aussi t frapps par une crise conomique. A cela il faudrait ajouter lmergence dautres crisesRCA, la Rpublique du Soudan du Sud, le Mali, la Syrie qui requirent aussi lattention des bailleurs. Lanne dernire, nous tions situaient autour de 50%. La mobilisation se fait plusieurs niveaux : au niveau local avec les donateurs prsents dans le pays ; au niveau international lorsque jeffectue des visites ltranger, ainsi qu travers dautres imposent aux pays en crise humanitaire une des raisons qui sous-tend laccent mis sur les 4.7 millions de personnes. Nous sommes constamment la recherche dapproches innovantes et nouvelles qui lutilisation des fonds que nous recevons. La multiplication des crises scuritaires cre une atmosphre de dliquescence morale dans certains endroits comme le Katanga. Avez-vous un plan spcial humanitaire pour cette province ? En effet, le Katanga fait lobjet de plus en plus dattention de la part des partenaires sont conscients que le Katanga est aujourdhui malheureusement devenu une proccupation majeure ; les siges des agences et ONG qui oprent dans le pays le savent aussi. Le Katanga est la seule province dont la population de personnes dplaces a augment depuis le dbut de cette anne. Il y a un an, la province comptait prs de 350 000 personnes dplaces internes, aujourdhui ce chiffre se situe plus de 500 000. Notre action est de sassurer quautant on se concentre sur En visite de travail sur le terrain, parlant dautres acteurs humanitairesPhoto OCHA

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5 les provinces traditionnellement instables, notamment le Nordet le Sud-Kivu et la Province Orientale, autant les nouveaux foyers dinstabilit ne soient pas ngligs. Il est important dattirer de nouveaux acteurs humanitaires dans cette province, et pencher davantage. Vous avez effectu plusieurs missions de travail dans lest du pays, notamment Nord Kivu. Comment la communaut humanitaire contribue-t-elle la restauration de lautorit de lEtat dans les zones libres, que lon appelle lots de stabilit ? La restauration de lautorit de lEtat revient lEtat. Cest une tche rgalienne. Le rle des humanitaires en RDC est dattnuer les situations induites par laction de lHomme, et des catastrophes naturelles ; redonner un peu de dignit aux personnes touches. Pendant que la MONUSCO travaille avec le concept dlots de stabilit, les humanitaires cest--dire intervenir l o les besoins humanitaires sont les plus urgents. Si ces besoins sont lintrieur des lots de stabilit, ce serait une concidence heureuse. LOrganisation des Nations Unies dans toutes ses composantes appuieront les autorits congolaises avec toute la force de leurs moyens et leur expertise. Ici je jouerais pleinement mon rle en tant que Coordonnateur rsident pour assurer la synergie daction de lquipe pays des Nations Unies pour accompagner le Gouvernement dans sa tche rgalienne dassurer la paix et la stabilit du pays. Comment crer des conditions de rinstallation pour les populations qui regagnent progressivement leurs milieux et relancer les activits conomiques et de dveloppement ? Il est ncessaire de mettre en uvre des programmes de relvement prcoce pour leur permettre de reconstituer leurs moyens de subsistance et le tissu conomique. Ainsi, il faut permettre aux leveurs de reconstituer leur btail ; aux agriculteurs de recevoir des intrants agricoles, aux communauts daccueil et les zones dorigine de disposer de capacits dabsorber les retourns. Ce travail est en cours via des agences tels le PNUD, la FAO, le PAM, lUNICEF, lOMS pour ne citer que celles-ci et de nombreuses ONG locales et internationales. Cependant, une relance conomique complte sappuiera, non pas sur les humanitaires qui nont pas vocation dans ce domaine, mais sur les autorits et les acteurs de dveloppement. Ceux-ci doivent contribuer dvelopper les infrastructures de base et offrir les conditions de scurit. Cependant, il est important que les retours se fassent de faon volontaire, dans le respect de la dignit humaine et en pleine connaissance des conditions qui prvalent dans les lieux de retour et les zones dorigine. Les populations dplaces que je rencontre au cours de mes visites sur le terrain, naspirent qu une chose : retourner le plus vite possible chez elles et reprendre leur vie normale. Le systme des Nations Unies, sous le leadership du Gouvernement, sattlera cela. La pauvret en Rpublique dmocratique du Congo, en dpit des ressources naturelles dont le pays regorge, reste trs proccupante, au vu des classements internationaux sur ce de lengagement de la communaut humanitaire dans ce pays et comment les relever ? La sant, lducation, laccs aux services sociaux de base, laccs leau, la de la pauvret mais cela se fait dans un continuum : les humanitaires sont la premire case pour permettre aux personnes de rester en vie. Les personnes en crise humanitaire pensent dabord survivre, rester en vie, rpondre leurs besoins immdiats. Une fois quelles ont retrouv une accalmie, une certaine dignit et de lespoir, elles peuvent passer la phase de relvement prcoce. Il est aussi important pour moi de massurer que les diffrents acteurs interagissent, succession logique dans nos activits pour apporter notre contribution leffort du Gouvernement pour sortir le Congo de la pauvret. Il est important de rappeler que laide humanitaire na pas vocation se prenniser, ni intervenir de manire continue pour rpondre aux crises qui ont leur origine dans le sous-dveloppement chronique. Les acteurs humanitaires veulent essentiellement redonner de lespoir, jeter les bases dun redressement, et passer le bton aux agences dont la vocation est le dveloppement M. Soumar (2me droite) en mission humanitaire dans lEst de la RD CongoPhoto OCHA

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6 Dans le cadre de son mandat tel 2098 du Conseil de scurit des Nations Unies, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme (BCNUDH) en Rpublique dmocratique du Congo assure une surveillance troite de la situation des droits de lHomme travers le territoire congolais et procde des analyses des tendances relatives cette question. Des informations sur ces tendances sont rgulirement partages avec les des actions ncessaires et traduisent en justice les auteurs de violations des droits de lHomme documents par le BCNUDH. Au mois davril 2014, 232 violations des droits de lHomme ont t commises sur le territoire national. Ce qui reprsente une augmentation denviron 23 % par rapport au mois de mars. Il sagit notamment datteintes au droit lintgrit physique, la libert et la scurit de la personne, des atteintes Droits de lHomme en RD Congo Des progrs encourageants, mais limitsPar Joseph Tshimanga/MONUSCO Il faut mener une lutte pour que les auteurs de violations des droits de lHomme, parmi lesquels les groupes arms et les agents de lEtat, soient traduits en justice et soient redevables la vie et au droit de proprit perptres particulirement dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, lit-on dans le rcent rapport du BCNUDH. Selon le Bureau, les principaux auteurs des violations des droits de lHomme enregistrs sont les militaires des forces armes de la RDC qui seraient responsables de prs de 36% du nombre total de violations des droits de lHomme recenss tandis que les agents de la police nationale congolaise seraient responsables denviron 27% des violations. Les combattants des groupes arms seraient responsables, quant eux, denviron 28%. Il y a, certes, des progrs louables qui sont en train dtre fournis par le gouvernement congolais, dans la lutte contre limpunit Scott Campbell. Au total, 187 condamnations ont t prononces par des juridictions militaires entre juillet 2011 et dcembre 2013 pour des cas de violences sexuelles, avec des peines comprises entre 10 mois et 20 ans demprisonnement. Ce sont des progrs encourageants, bien que limits. Et pour cause. De nombreux obstacles entravent laccs la justice des victimes de violences sexuelles dans le pays. Les cas de corruption au sein du systme judiciaire et le manque de ressources et de capacits des autorits judiciaires contribuent limpunit pour les auteurs de violences sexuelles. Il y a, donc, ncessit de renforcer les efforts que fournissent le gouvernement, la socit civile et le corps diplomatique, dans le cadre de la rforme du secteur scuritaire, notamment travers la formation des militaires et policiers, souligne M. Campbell. Ce sont des processus qui sont dj mis en uvre. Evidemment, il faut les renforcer. Il faut aussi intgrer un mcanisme de [vetting], comme le Conseil de scurit la [recommand], pour que ceux qui sont responsables de violations des droits de lHomme soient exclus des services publics, notamment des forces de dfense et de scurit, ajoute-t-il. Lautre aspect quil faut renforcer, cest la lutte contre limpunit. Il faut mener cette lutte pour que les auteurs de violations des droits de lhomme, parmi lesquels les groupes arms et les agents de lEtat, soient traduits en justice et rpondent de leurs actes, conclut le directeur du BCNUDH 6 M. Scott Campbell (ici gauche) lors de sa visite aux deplacs de Brazzaville au site de MalukuPhoto Radio Okapi/John Bompengo

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7 7 7 Le rapport, prsent New York par la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de lHomme, Navi Pillay, le Secrtaire gnral adjoint aux Oprations de Maintien de la Paix, Herv Ladsous, et la Reprsentante spciale charge de la question de la violence sexuelle dans les certains progrs ont t raliss dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles, beaucoup reste faire pour que les auteurs de ces violences rendent des comptes. Il ny a pas dexcuses pour les violences Avances et obstacles dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles sexuelles, et limpunit gnralise cre encore davantage dinjustice. Le gouvernement doit prendre toutes les mesures ncessaires pour faciliter laccs des victimes de violences sexuelles la justice et pour garantir leur scurit. A cet effet, et dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de violences sexuelles, la RDC peut compter sur notre soutien total, dans un esprit positif de coopration continue, a dclar le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Martin Kobler. Malgr une augmentation du nombre de poursuites contre des agents de lEtat accuss de violences sexuelles ces dernires annes, il reste un long chemin parcourir dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles commises en RDC, a soulign pour sa part la HautCommissaire des Nations Unies aux droits de lHomme, Navi Pillay. Jappelle le gouvernement donner la priorit la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles, conclure promptement des enqutes efficaces et indpendantes et poursuivre les auteurs prsums, y compris ceux suspects davoir une responsabilit de commandement. Des groupes arms, auteurs de nombreuses violations, cits par le rapport des Nations Unies dans lEst de la RD CongoPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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8 Ce quil faut encore savoir Le rapport fournit dautres conclusions importantes: Le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme en RDC (BCNUDH)* documente des incidents graves de violences sexuelles enregistrs et ayant fait plus de 3.600 victimes en RDC entre janvier 2010 et dcembre 2013. Le rapport souligne aussi le caractre systmatique de certains incidents de violences sexuelles, particulirement dans lest du pays, et indique quun nombre important de cas sont survenus dans des maisons ou lorsque les femmes travaillaient aux champs, se rendaient au march ou allaient chercher de leau. Selon le rapport, le viol est utilis comme une arme de guerre pour intimider les communauts locales et punir les civils pour leur appui prsum ou rel aux groupes arms ou larme nationale. Le viol est galement perptr comme un crime opportuniste commis en mme temps que dautres violations des droits de lHomme. Le rapport montre aussi que les groupes arms ont t responsables dun peu plus de la moiti des viols. Ces viols ont t commis pour la plupart lors dattaques destines contrler des territoires riches en ressources naturelles. Les militaires des forces armes congolaises, les FARDC, ont t, quant eux, responsables denviron un tiers des viols. Le reste des cas a t commis par dautres agents de lEtat. Ces dernires annes, quelques progrs bien que limits ont t observs dans la lutte contre limpunit pour les violences sexuelles. Le BCNUDH a enregistr quelque 187 condamnations prononces par des juridictions militaires entre juillet 2011 et dcembre 2013 pour des cas de violences sexuelles, avec des peines comprises entre 10 mois et 20 ans demprisonnement. Les Nations Unies saluent laugmentation du nombre de poursuites et de condamnations, qui rsulte en partie de lappui technique et logistique, aux enqutes de la justice militaire, apport par des organisations internationales, y compris la MONUSCO et de la tenue des audiences foraines. Malgr lengagement ferme de hauts responsables congolais, il reste encore de nombreux obstacles entravant laccs la justice des victimes de violences sexuelles. Les efforts limits de certaines autorits congolaises pour poursuivre en justice les cas de violences sexuelles, les cas de corruption au sein du systme judiciaire et le manque de ressources et de capacits des autorits judiciaires contribuent limpunit pour les auteurs de violences sexuelles. Le rapport souligne galement que les suprieurs de larme responsables de violences sexuelles. Ainsi, seuls trois des 136 soldats des FARDC, condamns au cours de suprieurs. Par ailleurs, les membres des groupes arms chappent presque systmatiquement la justice. Seuls quatre des 187 personnes condamnes pour violences sexuelles par le systme de justice militaire appartenaient des groupes arms. Daprs le rapport, un grand nombre de victimes ne dnoncent pas les violences sexuelles par peur dtre stigmatises et rejetes par leurs familles et leurs victimes nont pas accs la justice parce quelles ne peuvent pas payer les frais judiciaires, mdicaux et/ou de dplacement lis aux procdures judiciaires. Nombreuses sont aussi celles qui craignent pour leur scurit et de celle de leurs familles, leurs besoins de protection tant souvent ngligs par les autorits judiciaires Le rapport complet est disponible ici : http://www.ohchr.org/Documents/Countries/ZR/ UNJHROApril2014_fr.doc http://www.monusco.unmissions.org/ ou www.monusco.org Deux femmes, victimes de violences sexuelles, lentre de lhpital de Panzi Bukavu, Sud KivuPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Mme Zainab Hawa Bangura (2me au centre g.), Reprsentante spciale du Secrtaire gnral Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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9 9 Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme (BCNUDH) a t cr en fvrier 2008. Il intgre la Division des Droits de lHomme (HRD) de la MONUSCO et lancien bureau du Haut Commissariat aux Droits de lHomme en Rpublique dmocratique du Congo (HCDH-RDC). Les deux bureaux ont t entirement intgrs et le BCNUDH travaille en concordance avec les deux mandats. La DDH, tablie en 2000, est mandate par le Conseil de Scurit (Rsolution 1756 du 15 mai 2007, 1794 du 21 dcembre 2007, 1856 du 22 dcembre 2008) pour Aider promouvoir et dfendre les droits de lHomme, en prtant une attention particulire aux femmes, aux enfants et aux personnes vulnrables, enquter sur les violations des droits de lHomme et publier ses aider laborer et appliquer une stratgie de justice transitionnelle et cooprer laction mene aux niveaux national et international pour traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de lHomme et du droit international humanitaire. Le HCDH-RDC a t tablie en 1996 par un accord entre le HCDH et le Gouvernement de la RDC. Son mandat est danalyser la situation des droits de lHomme dans le pays, de rapporter les violations des droits de lHomme qui demandent une intervention urgente par lExpert Indpendant sur la situation des droits de lHomme en RDC et/ou par les il est charg de renforcer les institutions nationales (tatiques et non-tatiques) sassurer que la RDC accrot le respect des traits internationaux et rgionaux quelle Le 23 dcembre 2009, la Rsolution 1906 du Conseil de Scurit, qui proroge le mandat de la MONUC, jusquau 31 Mai 2010, a t adopte. Dans cette Rsolution, le Conseil de Scurit reconnat que lobtention dun objectif, tel que dlivrer le pays des groupes arms, ne peut tre atteint sans le respect des droits de lHomme et la professionnalisation des Forces armes de la RDC (para.4). La Rsolution se rfre directement ou indirectement, dans presque tous ses paragraphes, au respect des droits de lHomme en RDC et demande au BCNUDH daider le gouvernement de la RDC et la MONUC mettre en uvre ce mandat. Dans sa Rsolution 1925 (2010), le Conseil de Scurit ritre sa proccupation concernant les violations des droits de lHomme dans le pays. La Rsolution 1925 demande la nouvelle mission de stabilisation (MONUSCO) de soutenir le gouvernement dans sa lutte contre limpunit des auteurs de violations des droits de lhomme et tout particulirement celles commises par les forces de scurit. Que fait-il et comment? Contexte national Dans son ensemble, la situation des droits de lHomme en RDC est trs proccupante. Quid du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme? Le mandat du BCNUDH : Aider promouvoir et dfendre les droits de lhomme, en prtant une attention particulire aux femmes, aux enfants et aux personnes vulnrables...Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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10 Excutions arbitraires, viols, arrestations et dtentions arbitraires, torture, traitements cruels, inhumains et dgradants et pillages sont commis par des agents de lEtat et les groupes arms. Malgr lappel en juillet 2009 du Prsident de la RDC pour une politique de tolrance zro envers les auteurs de violations des droits de lHomme au sein des forces de scurit congolaises, limpunit reste gnralise. Les problmes de gouvernance qui contribuent aux violations des droits de lHomme et labsence de lEtat de droit affectent la vie quotidienne des Congolais dans tout le pays. Son approche Dans son approche globale, le BCNUDH veut prparer le terrain au dpart de la MONUSCO, en encourageant les citoyens congolais dnoncer les violations des droits de lHomme auprs des autorits et en amliorant la capacit du Gouvernement rpondre aux plaintes des citoyens. Le BCNUDH cherche atteindre ces rsultats par: la sensibilisation des citoyens sur leurs droits, llargissement de lespace politique et dmocratique pour les dnonciations des citoyens; le renforcement de la socit civile pour dfendre les droits de lHomme; le renforcement et la sensibilisation des institutions du Gouvernement sur leurs obligations en terme des droits de lHomme; le renforcement de la capacit et la volont des agents du Gouvernement violations et la promotion dune intgration de la perspective des droits de lHomme parmi les acteurs internationaux travaillant en RDC. Le travail quotidien du BCNUDH consiste rapporter les violations des droits de lHomme, assister les victimes chercher et obtenir des recours ces violations. Le BCNUDH plaide galement auprs des fonctionnaires et des autres acteurs pour amliorer la situation des droits de lHomme, notamment par ladoption de lois et de politiques qui rpondent aux exigences des standards internationaux des droits de lHomme pour combattre limpunit. La mthodologie du BCNUDH a t labore partir de meilleures pratiques, des stratgies et plans de travail dvelopps par les Groupes de travail, les units, et les bureaux de terrain du BCNUDH. Sigeant Kinshasa, le BCNUDH est prsent dans toute la RDC, grce ses 13 bureaux de terrain et ses 6 sous-bureaux. Promouvoir une amlioration de la situation des droits de lHomme En 2009, le BCNUDH a introduit une nouvelle mthodologie de travail qui se concentre sur les cinq violations les plus graves et rpandues en RDC. De cette approche sont ns cinq groupes de travail, chacun traitant lune des cinq priorits suivantes: Violences sexuelles et bases sur le genre ; excutions arbitraires et sommaires ; arrestations arbitraires/ illgales et disparitions forces ; torture et dcs en dtention ; violation des droits conomiques et exploitation illgale des ressources naturelles. Chaque groupe de travail est compos de reprsentants des bureaux de terrain et des units. Ensemble, ils collaborent pour dvelopper des stratgies pour lamlioration du respect des droits de lHomme dans chaque priorit. Des programmes nationaux daide aux victimes et tmoins de violations des droits de lHomme ont t galement mis de la communaut internationale qui sont mis en oeuvre dans les provinces, dont : le programme pour les victimes de torture; le Programme pour laccs la justice des victimes de violences sexuelles ; le Programme de protection des victimes, tmoins et dfenseurs des droits de lHomme. Suivi des violations des droits de lHomme et assistance porter les cas en justice Les bureaux de terrain collectent les informations sur les allgations de violation et dabus des droits de lHomme grce un large rseau de partenaires (ONGs, acteurs de la socit civile, UNPOL, la Force de la MONUSCO, le rseau de protection, les allgations et rapportent les violations des droits de lHomme en corroborant les informations reues travers des visites de BCNUDH ensemble avec le rseau dONG de protection a dvelopp des mcanismes pour protger les victimes et les tmoins de violations. Le BCNUDH se concentre sur les cas, qui vont au-del de la capacit dautres acteurs (ONG, lAuditorat). Le progrs de chaque cas amen en justice est suivi de prs. Le BCNUDH plaide galement pour le respect des procdures criminelles et lamlioration des conditions de dtention. Appuyer lEtat pour rpondre aux violations des droits de lHomme Pour renforcer le programme national daccs la justice, le BCNUDH met la disposition des autorits judiciaires et des partenaires chargs des poursuites des cas, un appui logistique, technique et soutien aux institutions dEtat, telles que lAssemble nationale, travers le Rseau parlementaires des droits de lHomme pour renforcer leur capacit recevoir et traiter les plaintes des citoyens. La structure du BCNUDH Outre les bureaux de terrain et les Groupes de travail, le BCNUDH est compos de quatre units spcialises : lUnit Justice et lutte contre limpunit fait le suivi de ladministration judiciaire et soutien les efforts pour mener les auteurs de violations des droits de lHomme devant la justice; LUnit de formation, renforcement institutionnel et information (TIBA) travaille avec les acteurs de la socit civile pour consolider leurs capacits porter plainte et demander aux institutions de lEtat de rpondre aux violations des droits de lHomme ; lUnit de Rapports et Enqutes travaille avec les Bureaux de terrain pour mener des enqutes approfondies lors des incidents graves de violations des droits de lHomme, en particulier dans les rgions recules de la RDC. Elle soccupe galement de la compilation et de lanalyse de linformation, de llaboration de rapports et de la gestion de la base de donnes. BCNUDH est labore en accord avec ses priorits. Elle soutient galement les projets et activits du BCNUDH Source : Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lHomme/Kinshasa Accuss de viols, les membres des groupes arms chappent presque systmatiquement la justice, selon le rapport des Nations UniesPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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11 Par Bernardin Nyangi/MONUSCONORD KIVUDans cette prison, les 1052 dtenus, dont environ 100 condamns, sont rpartis dans 2 pavillons construits nouvellement avec lappui de la MONUSCO. Lancien btiment de la prison Muzenze construit lpoque coloniale, rappelons-le; avait t partiellement dtruit pendant loccupation de la ville par le M23 en novembre 2012. Aussi, louverture de la nouvelle prison il y a plus dun an, il y avait 16 prisonniers. Depuis, on en compte plus de mille. Pour Martin Kobler, cette situation est non seulement une violation des droits des prisonniers mais cest aussi un scandale... la situation alimentaire et mdical des prisonniers est dplorable. Cette situation est loin de correspondre la norme la plus basique. Cest pourquoi il faut la changer a dit le chef de la MONUSCO. En eet, dans le pavillon des hommes qui hberge environ 1000 dtenus, il y a un quartier spcial rserv aux prisonniers les mieux nantis; et un quartier gnral pour les plus dmunis, et militaires de rang infrieur. Dans ce dernier quartier, les conditions carcrales sont des plus dplorables. Ici, nombre de prisonniers passent la nuit entasss plus de 100, voire 200 dtenus, dans une seule pice. Des fosses septiques sont utilises en lieu et place de toilettes que les prisonniers les plus faibles doivent vider tous les jours, mains nues. Lair est pollu par une odeur nausabonde, rendant la plupart des prisonniers malades. Lors de la visite, une vingtaine de prisonniers staient agglutins devant linrmerie qui manque presque de tout. Nous navons pas assez de mdicaments pour une prise en charge correcte des prisonniers a con une inrmire Martin Kobler. Le directeur de la prison Muzenze, reconnat lui aussi cette situation. Mais pour lui, la solution va au-del de ses prrogatives. Je dplore moi aussi cette situation, mais je ne peux rien. Je suis oblig de grer la situation telle quelle se prsente moi a dit M. Patrick Mukendi Tshibamba. Face cette situation, Martin Kobler a dclar quil est imprieux damliorer ces conditions le plus urgemment possible, mme si, a-t-il soulign, la premire responsabilit incombe avant tout au gouvernement de la RDC. Selon des ONG des droits de lHomme, il y a plusieurs causes la surpopulation de la prison Muzenze. Il sagit, entre autres, de linsusance des magistrats au niveau du tribunal de Grande Instance de Goma, de la prolongation du dlai de dtention prventive, normalement x 8 jours, du retard de xation des dossiers par le parquet. Notons que la MONUSCO vient souvent en aide au Gouvernement, dans le cadre de son mandat, travers sa Section dappui lAdministration pnitentiaire. Elle assure lappui administratif et technique auprs des autorits pnitentiaires, le renforcement des capacits oprationnelles du personnel ainsi que lappui logistique Martin Kobler dnonce la surpopulation et les mauvaises conditions de vie la prison centrale de Muzenze Martin Kobler (tenant le porte-voix, au milieu) lors de sa visite la prison centrale de GomaPhoto MONUSCO/Serge Kasanga

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12 12 Par Sy Koumbo/MONUSCOJe suis venu poursuivre la mission commence par mon prdcesseur. Lobjectif majeur de cette mission reste la protection des civils et je suis sr que nous y arriverons, en collaboration avec les FARDC Cest en ces termes que le nouveau Commandant de la Brigade dIntervention de la MONUSCO, le Gnral de brigade Ramadhan Abdoul KIMWERI, a annonc la prise de ses fonctions Goma, le 15 avril 2014. Ctait lissue dune rencontre avec le chef de bureau de la MONUSCO/Nord Kivu, M. Ray Virgilio Torres. De nationalit tanzanienne, le gnral RAMADHAN ABDUL KIMWERI remplace son compatriote, le gnral James Mwakibolwa qui est rentr au pays aprs une anne de bons et loyaux services la tte de cette Brigade. Le gnral RAMADHAN ABDUL brigade de traquer et dsarmer toutes les milices qui sment encore linscurit au Nord Kivu. Mon cheval de bataille reste la protection des civils ... cest pourquoi nous demandons tous les groupes arms de dsarmer volontairement en se rendant nos bases et remettant leurs armes, sinon ils seront dsarms par la force. Ajoutant : Le travail qui nous a t demand, nous allons le faire selon notre exprience et en collaboration avec les FARDC. Mon message nest pas nouveau ; que les habitants de Goma qui veulent la paix puissent nous aider, nous devrons nous serrer les coudes et travailler ensemble pour quils soient libres de vaquer normalement leurs occupations, sans problme NORD KIVULe nouveau commandant de la Brigade dintervention rassure la population de Goma Le Gnral de Brigade Ramadhay Abdoul Kimweri (au milieu) saluant le chef de bureau de la MONUSCO/Goma, M. Ray V. TorresPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Le Gnral Kimweri rpondant aux questions de la Radio Okapi GomaPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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13 13 Dans son mot de circonstance, le Reprsentant Spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC et coordonateur des oprations de lEst, le Gnral Abdallah Wafy, a rappel que le thme de cette anne veut mettre en avant la promotion du travail des femmes dans la lutte antimines. Lexpertise des femmes qui sont souvent les premires victimes, est dsormais reconnue et leur contribution au dveloppement des moyens de dminage est trs importante. Aujourdhui douze ans aprs lentre en vigueur de la Convention sur linterdiction de lemploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel, en 2002, 160 pays lont signe, dont la RDC qui la fait six mois seulement aprs son entre en vigueur a ajout le Gnral Wafy. La Convention sur linterdiction des mines antipersonnel aussi appele Convention dOttawa ou encore Trait dinterdiction des mines est une interdiction totale de lutilisation des mines antipersonnel. Elle interdit lemploi, l e stockage, la production, la mise au point, lacquisition et le transfert des mines antipersonnel et en exige lradication totale. Les Nations Unies, travers UNMAS, appuient le Centre de Coordination de lONU pour la Lutte Anti-mine en RDC (CCLAM) dans la lutte antimines en RDC depuis 2002, dans le renforcement des capacits nationales, la recherche et la destruction des UXOs, le soutien mdical aux victimes et la sensibilisation de la population vivant dans les zones risques. En terme de rsultats, il sagit de quelques chiffres : 9,3 millions de mtres carrs de terres contamines ont t nettoyes de 3565 mines, plus de 250 000 engins non exploss ont t dtruits, 28 700 sances dducation aux risques des mines dispenses plus de 3 millions dindividus. Cependant sans le renforcement des capacits congolaises, la lutte antimines en RDC a peu de chance dtre prennise. Aussi UNMAS multiplie les formations dans la gestion et la coordination des activits de lutte antimines et atteindre ainsi les objectifs de la transition. Nanmoins il reste le problme du dollars amricains sont ncessaires pour soutenir les efforts de dminage en 2014, en faveur de la mise en uvre de larticle 5 de la Convention dOttawa (Destruction des mines antipersonnel dans les zones mines ; Chaque Etat partie sengage dtruire toutes les mines antipersonnel dans les zones mines sous sa juridiction ou son contrle, ou veiller leur destruction, ds que possible, et au plus tard dix ans aprs lentre en vigueur de la prsente Convention pour cet Etat partie.) Par ailleurs, il faut mobiliser 2 millions de dollars pour soutenir les projets de gestion des armes et munitions dans le Sud Kivu et le Katanga et renforcer la scurit de la Rgion des Grands Lacs La MONUSCO se flicite de limplication des femmes dans la lutte antimines Par Clara Padovan/MONUSCO

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14 Par Biliaminou Alao/MONUSCOSud KivuAprs plus de 15 ans de blocage en raison dun manque dentretien suite la guerre et linscurit, la rouverture de la route Burhale-Shabunda a t effective en dcembre 2010, grce aux efforts conjoints de lUNOPS, qui met en uvre le projet, des ingnieurs militaires et des escortes de la MONUSCO ainsi Nations unies pour les services dappui aux projets (UNOPS) travaille avec des socits congolaises; ce qui a permis de crer plus de 440 000 journes de travail rmunr pour les communauts riveraines de la route. Les 45 premiers kilomtres de route ont t remis en 2012, lEtat congolais qui, depuis, en assure lentretien courant. Cette premire denviron 9,7 millions de dollars par le Royaume-Uni dans le cadre du programme ISSSS/STAREC pour stabiliser lEst de la Rpublique Dmocratique du Congo (RDC). La seconde phase damlioration, par le Royaume-Uni a t rgulirement les activits des groupes arms notamment les Raa Mukombozi de Daniel Maheshe. Ce groupe arm svit dans le territoire de Shabunda, dont le chef lieu est situ environ 360 km lOuest de Bukavu. Il est considr comme une milice rivale celle de Raa Mutomboki, elle aussi prsente dans la zone du projet, dans le territoire de Shabunda. Avec plus dune quinzaine de barrires riges par les diffrents groupes arms de la zone, notamment entre Culwe et Kigulube long de 84 km, un piton paye au Rhabilitation de la route Burhale-Shabunda : un pas vers le bien-tre et le dveloppement des populations locales Une crmonie dinauguration de la reprise des travaux en prsence du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique Dmocratique du Congo, Martin Kobler (au milieu)Photo UNOPS/Dorothe Clette14

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15 minimum 11000 francs congolais (environ 12 dollars US) avant de les franchir. Conseil du Gouvernement pour toutes les questions relatives aux routes dintrt gnral en Rpublique Dmocratique du Congo) contract par lUNOPS taient rgulirement rquisitionns avec les chauffeurs pour dplacer les rebelles dun Le chef rebelle Daniel Meshe dcide en juillet 2013 darrter les travaux mcaniss routes avant de demander rencontrer le reprsentant de lUNOPS, du Royaume-Uni, de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO), ISSSS etc. pour discuter de la qualit de la route quil veut voir btonne et de son implication Malgr plusieurs rencontres et ngociations soutenues par les autorits locales, les travaux mcaniss sont rests bloqus jusquen dcembre 2013. Larrt des travaux de dsenclavement du territoire par route a frein le projet, dgrad la route et abm ltat des engins rquisitionns, touchant donc trs ngativement toute la population. En novembre 2013, lorsque Daniel Meshe dcide de renoncer la rbellion, routes affects au programme ISSSS/STAREC aux autorits locales. Appel la stabilisation que sa milice veut prsent participer la reconstruction nationale et la consolidation de la paix en RDC par la voie dmocratique. Nous dposons les armes et nous nous mettons la disposition du gouvernent selon les modalits requises en la matire notamment la dmobilisation, la rintgration et la rinsertion sociale, avait-il indiqu. Cest ainsi que, comme la dit Martin Kobler dans son allocution lors de la relance des travaux, il faut dposer les armes pour prendre la route de la paix, la route du dveloppement de Shabunda. La phase qui reprend est donc un pas vers la vie et le dveloppement comme le du territoire et des membres de la socit civile. Le budget du projet est de 10,7 millions de dollars. Il servira amliorer la qualit de la chausse sur 253 km et renforcer la qualit des ouvrages construits pour la rouverture en urgence en 2010. La deuxime phase du projet ncessite de construire 65 ponts dont trois mtalliques et den rhabiliter deux, de construire 89 passages buss, 800 mtres linaires de fosss ainsi que 377 mtres linaires de mur de soutnement, mais permettra galement dassurer la maintenance et la gestion des impacts environnementaux et sociaux. Les travaux seront en partie mcaniss mais utiliseront des mthodes Haute Intensit de Main duvre (HIMO) permettant de travailler avec les communauts riveraines de la route, avec une attention particulire aux femmes (30% des recruts), aux groupes vulnrables et les dmobiliss rgulirement enregistrs atteignent toutes les couches de la communaut. LUNOPS, lAdministration du Territoire de Shabunda et le prsident de la socit civile locale ont mis sur pied un comit pour slectionner les ouvriers, y de latteinte de ces objectifs sociaux. Le projet prend en compte notamment la sensibilisation sur la scurit au travail, la sensibilisation sur le VIH/Sida, la sensibilisation sur la scurit routire et fait la promotion de la protection de lenvironnement. Partenariat Pour rappel, en juin 2009 le gouvernement congolais a lanc le programme de stabilisation et de reconstruction des zones STAREC, qui est lexpression de sa volont de poursuivre le chemin engag travers le Programme Amani. Le plan a pour objectif principal la stabilisation de lEst de la RDC, et ce, en amliorant lenvironnement scuritaire, en restaurant de lautorit de lEtat dans les zones autrefois contrles par les groupes arms, en facilitant le retour et la rintgration des personnes dplaces et des activits conomiques. Cest dans le souci dappuyer le gouvernement de la RDC dans son programme de Stabilisation que la MONUSCO, travers le Bureau du Coordinateur Rsident Adjoint, a mis en bailleurs. LI4S a t mise en place travers lUnit dAppui la Stabilisation, qui coordonne, suit et value la mise en uvre des projets en collaboration avec toutes les agences du systme onusien, et les partenaires internationaux, dans lexcution des projets Rhabilitation de la route Burhale-Shabunda : un pas vers le bien-tre et le dveloppement des populations locales Le projet ncessite, entre autres, de construire 65 ponts, dont 3 mtalliquesPhoto UNOPS/Dorothe Clette15

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16 Elle a rencontr les autorits provinciales, notamment le Gouverneur de province du Sud Kivu, Marcellin Cishambo, les reprsentants de la socit civile, les groupes de femmes Robinson a tenu senqurir des efforts des uns et des autres et encourager de nouveaux progrs dans la mise en oeuvre de lAccordcadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la rgion. LEnvoye spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies sest galement rendue lhpital de Panzi, pour soutenir le travail du Docteur Mukwege, responsable de cet hpital, et montrer sa solidarit envers les femmes victimes de violences sexuelles dans la province du Sud-Kivu. Avec le Gouverneur de province et dautres autorits provinciales, elle a discut de lextrme urgence quil y a damliorer la scurit par la neutralisation des groupes arms, la ralisation de progrs dans la rforme du secteur de la scurit et la mise en oeuvre du programme de DDR. Elle a galement soulign la ncessit de mettre davantage laccent sur des projets de dveloppement susceptibles davoir un impact positif sur la vie des populations du Sud-Kivu, ainsi que limportance de renforcer la coopration avec les pays voisins. Lors de ses entretiens avec les reprsentants de la socit civile et les associations des femmes, lEnvoye spciale sest flicite de leur engagement jouer un rle pour encourager le Gouvernement de la RDC et les gouvernements de la rgion mettre en oeuvre lAccord-cadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration. LAccord-cadre sign AddisAbeba est aujourdhui dans sa deuxime anne qui doit tre lanne de sa mise en oeuvre. Jinvite instamment la socit civile, y compris les femmes et les jeunes, sinformer sur le plan daction rgional, les engagements nationaux et rgionaux souscrits dans cet Accordcadre et demander des comptes leurs gouvernements. Car, il sagit de lAccord de lespoir pour les peuples de la rgion, a-t-elle dclar. En tant que femme, nomme Envoye spciale du Secrtaire gnral de lONU pour la rgion des Grands Lacs, Mme Robinson sest engage soutenir les organisations des femmes et rendre leur travail plus visible et leurs voix plus puissantes. Pour atteindre cet objectif, la Plateforme des femmes pour lAccord-cadre a t cre pour faire en sorte que les organisations et technique et quelles soient en mesure dtablir des liens avec dautres femmes de la rgion qui oeuvrent pour une paix et un dveloppement durables. Au cours de ses changes avec le docteur Mukwege, Mme Robinson a t choque par le nombre de femmes et violences sexuelles. Elle a reconnu la rechercher la justice transitionnelle SUD KIVUMary Robinson appelle les acteurs politiques et de la socit civile soutenir davantage lAccord-cadre de paix rgionale Par Alain Likota/MONUSCO Mary Robinson change avec le Dr. Dnis Mukwege, lors BukavuPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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17 SUD KIVU Par Biliaminou Alao/MONUSCOLa Section des Affaires politiques de la MONUSCO/Bukavu a expliqu le 24 avril dernier aux journalistes le contenu du nouveau mandat de la Mission, conformment la Rsolution 2147 du Conseil de scurit des Nations Unies. Elle a rpondu plusieurs questions poses par les mdias, notamment en ce qui concerne le retrait de la MONUSCO, la diffrence entre lancien et le nouveau mandat; le sort des rebelles du M23 rfugis en Ouganda, les actions de la Brigade dintervention et le nouveau concept dlots de stabilit. Ce que dit le Conseil de scurit La plupart des questions poses trouvent dj leurs rponses dans la Rsolution 2147. En ce qui concerne dabord le bilan de lancien mandat, flicite la MONUSCO ainsi que sa Brigade dintervention, de leffet positif de leurs actions sur la paix et la stabilit dans lest de la Rpublique Dmocratique du Congo et sur la protection des civils. Parlant du nouveau mandat, ensuite, le Conseil demande la MONUSCO denvisager une stratgie de son retrait stratgique prvue en dcembre 2014, y compris pour la Brigade dintervention. La rsolution prcise galement que futures de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo (MONUSCO) et de son mandat sera fonction de lvolution de la situation sur le terrain et des trois axes prioritaires que sont la protection des civils, la stabilisation et lappui la mise en uvre de lAccord-cadre. Le bilan des activits de la MONUSCO fait notamment allusion aux progrs enregistrs dans la lutte contre les groupes arms, dont le M23. Et la presse a voulu savoir la position des Nations Unies ce sujet. En effet, que deviendraient les rebelles du M23 rfugis en Ouganda et au Rwanda? A cette question, le Conseil de scurit a exig que le Gouvernement de la RDC prenne immdiatement, comme il sy est engag dans la Dclaration de Nairobi, des mesures pour mettre en uvre son programme de dsarmement, dmobilisation et rintgration et un plan oprationnel. Il prie lONU et les organisations internationales de travailler avec les pays voisins de la RDC pour trouver durgence une solution pour les ex-combattants du M23 se trouvant sur le se regroupe pas et ne reprenne pas ses activits militaires. Do, pour la presse lintrt de savoir ce qui reste des actions de la Brigade dintervention au Sud Kivu et ailleurs en RDC. A ce sujet, le Conseil de scurit prvoit que le retrait de la Brigade dintervention sera fonction de la cration, au sein des FARDC, dune force de raction rapide, bien quipe et bien forme. Et, en attendant, comment faut-il libres par les groupes arms? Il est prvu dans ce cadre, des lots de stabilit dans les endroits qui sont librs de lemprise des groupes arms notamment Kiwanja, Walikale, Pinga, et Rutshuru et Shabunda (encore sous lemprise des lments de Rai Mutomboki), par la restauration de lautorit de lEtat Quand les mdias simprgnent du nouveau mandat de la MONUSCO Les journalistes et Reprsentants des mdias en session dinformation organise par le bureau de la MONUSCO BukavuPhoto MONUSCO/Biliaminou Alao

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18 Les jeux de cette anne ont t organiss par les membres du personnel du Siege des Nations Unies et hbergs pour la premire fois par la ville de New York. Cet vnement sportif sest droul entre le 23 et le 27 avril 2014. La crmonie de lancement sest tenue sur le campus de lUniversit Hofstra de Long Island. Cet vnement rassemble des membres du personnel des Nations Unies dans leur diversit fascinante -des hommes et femmes de tous ges et toutes fonctions, venus de diffrents pays et cultures, ayant des convictions politiques et orientations sexuelles diffrentes, et dont les responsabilits touchent divers aspects comme le maintien de la paix et lappui administratif. Ils apportent ces jeux les mmes traits le travail dquipe et le respect mutuel quils montrent chaque jour travers le monde, en accomplissant leur travail en tant que fonctionnaires internationaux, a crit le Secrtaire gnral de lONU, Ban Ki-moon, dans son allocution de bienvenue. Au total 40 agences et bureaux des Nations Unies ont particip ces jeux. Ils ont particip soit seuls, soit conjointement aux 13 disciplines sportives retenues, savoir lathltisme, le badminton, le basketball, les le golf, la ptanque, la natation, le tennis de table, le tennis et le Volleyball. Nous nous runissons aujourdhui non seulement pour participer nos sports favoris mais pour montrer que chaque jour les personnels de lONU travers le monde sont toutefois ils rsolvent ces problmes grce leur travail dquipe et leur dvouement, a crit le Comit de coordination de lIAG dans sa note de bienvenue. Les participants ont t rpartis entre quatre htels situs seulement 20 minutes ou moins des lieux des comptitions. Le temps frais, venteux et parfois pluvieux, caractristique du printemps, a rendu encore les jeux se droulant en plein air. Mais la dtermination des joueurs leur a permis de surmonter les mauvaises conditions climatiques. A cet gard, la MONUSCO et lUNON sen sont bien tirs en battant 12 quipes de golf pour terminer en premire position. Mais le groupe ayant remport le plus de mdailles et trophes a t, sans conteste, lAgence internationale de lnergie atomique (IAEA). La simple mention de leur nom lors de la crmonie de remise des prix a dclench une grosse clameur dans la grande salle du Crest Hollow Country Club o sest cltur cet vnement sportif. Les athltes, participants de la MONUSCO, ces jeux, ont gagn les trophes suivants : 1re position pour le golfe : Rajiv Gupta, Panangnini Toure, Rosemary Kioni et Jacqueline Crawford. Deuxime prix en natation : Djwanga Manzambi Didier tandis la troisime place, dans cette discipline est revenue Felix Logronio Gaudiel. La MONUSCO sest galement hisse la deuxime place en volleyball. Flicitations tous les gagnants. Les prochains jeux inter-agences auront lieu Rome en Italie, lanne prochaine 41me Jeux inter-organisations des Nations Unies : New York, la MONUSCO gagne des trophesPar Penangnini Toure/MONUSCO 18 Quelques membres du groupe des agents de la MONUSCO qui ont pris part aux jeux de New York 2014

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19 Dans le cadre de son mandat de protection des civils et de lutte contre limpunit, la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) a renforc sa prsence militaire et civile dans les territoire du Bas-Ul, en province Orientale, la Mission aide la restauration progressive de lautorit de lEtat et de la scurit des populations civiles, qui apprcient positivement cette prsence. Chef-lieu du territoire portant le mme nom, Ango est le plus vaste territoire du district du BasUl. A cause de son enclavement, ce territoire des mdias et du grand public. Il est aujourdhui considr comme le ventre mou de la rgion cause de divers cas dinscurit laquelle est confronte le plus souvent sa population. Limit au nord par la Rpublique Centrafricaine, au nord-est par le Sud-soudan, lest par le district du Haut Ul, Ango nchappe pas la rgle de linscurit qui rgne dans la rgion frontalire. Dune mission de travail effectue dernirement par la MONUSCO dans ce territoire, il ressort que la scurit des populations est lune des grandes priorits de la Mission. Priorits et actions de la MONUSCO Plusieurs sances de formation et dexplication sur le mandat renouvel de la MONUSCO y ont t organises. Objectif : renforcer les capacits oprationnelles de la Socit civile locale et de la Police nationale congolaise en matire de protection des personnes et de leurs biens. La Police nationale a t invite respecter la dontologie, lthique professionnelle dans lexercice de son travail ainsi que des droits humains. Cest depuis 2011 que la MONUSCO est prsente Ango. La Mission y est reprsente notamment par des militaires du contingent bangladais. Aujourdhui, grce la facilitation de la MONUSCO travers sa division dAppui la Justice, un tribunal de paix, le tout premier tre install dans ce territoire fonctionne normalement. Des magistrats y ont t dploys pour rendre justice en lieu et place des chefs coutumiers qui accomplissaient cette fonction. La prsence de la MONUSCO dans ce territoire est accompagne, dans le cadre dun partenariat focalis sur une scurit renforce, du dploiement dun bataillon des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) du 961me bataillon et dun bureau de police. a rassure.nous navons plus peur comme avant ; la situation scuritaire samliore progressivement indique lONG MDA (Mdecins dAfrique) partenaire du HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les rfugis). La population de cette partie de la RDC est unanime sur la bonne marche des activits de la MONUSCO et dautres agences des Nations Unies telles que le Programme mondial pour lalimentation (PAM), le HCR ; des Organisations non gouvernementales nationales et internationales vocation humanitaire. Toutes ces agences et ONGs oeuvrant dans le secteur humanitaire cherchent, dans la mesure du possible, tendre leurs activits dans toutes les quatre collectivits qui SASA. La scurit, une grande proccupation Des oprations conjointes entre la MONUSCO et les FARDC se poursuivent pour tablir la scurit des populations. Des militaires des FARDC du 961e bataillon sont pied duvre territoire entier o svissent encore des rebelles de lArme de Rsistance du Seigneur (LRA) Nos oprations contre la LRA et dautres bandits arms sont trs renforces sur le terrain et se poursuivent, explique le Colonel David Bugera, chef du 961me bataillon FARDC. Tout compte fait, la situation scuritaire est relativement calme, grce la prsence de la MONUSCO et des FARDC. Ce qui permet la population dAngo et ses environs de vaquer ses activits quotidiennes, notamment lagriculture, la pche et la chasse Vivre Ango avec la MONUSCOPar Codjo Houegniglo/MONUSCO Un poste de scurit de la MONUSCO, Ango, Province OrientalePhoto MONUSCO/Codjo Houegniglo

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