Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Aggregations:
Digital Military Collection

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Socit Procesus de paix Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume IV N, 30 Jeunesse congolaise Lutte contre les groupes arms, stabilisation, rtablissement de lautorit de lEtat dans lEst de la RDC Edition spciale La MONUSCO en 2013 EDITION SPECIALEEDITION SPECIALE

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Propos de Martin Kobler Sommaire Arrt sur image Poigne chaude entre le chef de la MONUSCO et un Casque bleu de la Brigade dInterventionBonne anne vous tous Je peux dire quil mtait trs agrable de collaborer avec vous, membres de la presse au cours de mes premiers mois ici dans la Mission. Je suis sr que nous poursuivrons cette collaboration tout le long de lanne. Laissez-moi vous dire quelques mots sur nos priorits en 2014. Je crois que la chose la plus importante, cest de consolider les acquis de 2013. Consolider les acquis quon a [obtenus] en 2013, cest trs important. Nous avons maintenant plusieurs milliers dex-combattants du M23 qui sont ici en R. D. Congo et aussi en Ouganda. Il faut maintenant renforcer rapidement le processus DDR [Dsarmement, dmobilisation et rinsertion]. A ce propos, jai rencontr les ambassadeurs des bailleurs, parce que ce programme doit tre financ par la communaut internationale. Jai encourag mes collgues [des Nations Unies], mais aussi les membres du Gouvernement de la RDC, sasseoir ensemble et rflchir sur la faon de rsoudre la question du dsarmement le plus rapidement possible, parce que les ex-combattants sont l et doivent rejoindre le programme DDR, plutt que de retourner en brousse. Donc, il faut consolider les acquis que nous avons obtenus en 2013. Cest aussi important dencourager les autorits dacclrer le processus de formation du Gouvernement, parce quil faut avoir un Gouvernement fort, qui peut prendre des dcisions, car les tches qui nous attendent en 2014 sont normes.Consolider les acquis de 20134 Le chef des oprations de maintien de la paix fait le bilan de lanne 20136 La situation scuritaire juge prcaire Beni 7 A Pinga, Martin Kobler condamne une attaque des Ma Ma contre les populations civiles 8 La MONUSCO et lInstitut volcanologique valuent lactivit des volcans Goma 9 Projet dlaboration dun plan daction pour la gestion 16 Le HCR au secours des rapatris congolais de la Centrafrique22 Un entretien avec Martin Kobler, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral en RDC27 Signature de laccord de paix entre le Gouvernement et la rbellion du M23 30 Vol inaugural du premier drone de surveillance de la MONUSCO36 Zoom sur lunit correctionnelle de la MONUSCO Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Membres du comit de rdaction Fatou Jobe, Lukas Knott, Mounia Lakhdar-Hamina, Valrie Petit, Honor Tougouri Contributeurs Tom Tshibangu et Yulu KabambaPhoto MONUSCO/Sy Koumbo A loccasion des crmonies marquant la fin de lanne 2013, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo, Martin Kobler, a voulu sadresser aux Congolais. A cette occasion, il sest exprim travers la Radio Okapi dans une allocution dont nous vous transmettons le contenu dans les lignes qui suivent. Suite la page 32

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3 Cela concerne aussi la consolidation de lautorit de lEtat lEst, une question que nous avons aborde plusieurs reprises avec le Gouvernement. Il sagit notamment de crer des lots de stabilit. Jtais Pinga, et je dois avouer que jai t impressionn par la prsence de la Police nationale congolaise, la prsence des FARDC [Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo], mais aussi par celle des autorits civiles. La MONUSCO est galement prsente travers une compagnie uruguayenne dans cette rgion autrefois aux mains des forces de Cheka [une milice]. Mais, jai t aussi impressionn de voir comment cela marche avec la prsence des autorits civiles, de voir les reprsentants du Gouvernement travailler Pinga. Donc, il faut consolider lautorit de lEtat dans les territoires qui sont librs. Mais, cest important pour nous de toujours insister sur le fait quon nest pas ici pour remplacer lEtat congolais, on ne peut pas et on ne veut pas remplacer lEtat ou remplacer le Gouvernement. La premire priorit, cest que le Gouvernement prenne en charge la situation, et nous au sein de la MONUSCO, nous allons vous soutenir avec tout ce que nous avons. Sur le plan militaire, cest galement important de poursuivre notre mandat en 2014 en combattant tous les groupes arms. Notre premire priorit, donc, cest la lutte contre les FDLR [Forces dmocratiques de Libration du Rwanda]. A prsent, nous consacrons une grande partie de la Brigade dintervention la lutte contre les FDLR, mais nous ne devons pas non plus oublier les combats contre lADF [Forces dmocratiques allies], plus au Nord, dans le territoire de Beni. Je suis galement trs proccup par la situation qui prvaut au Katanga. Je me suis rendu Kalemie, Kamina, mais aussi Lubumbashi pour mentretenir avec les autorits locales et provinciales. Je regrette que nous ayons concentr presque toutes nos activits militaires dans les Kivu. Nous ne devons pas ngliger le Katanga. Mais, la situation dans le Katanga nest pas que dordre militaire et humanitaire. Elle a aussi une dimension politique, cest pourquoi mon adjoint, le Gnral Abdallah Wafy [charg des oprations lEst de la RDC] tait lui aussi au Katanga. Concernant les lections, il est extrmement important pour nous de mettre prot 2014 pour prparer, conjointement avec la CENI [Commission lectorale nationale indpendante], les lections locales, car cest un cycle qui commence et il est important que nous soyons aux cts des Congolais un moment aussi crucial. La MONUSCO et le PNUD vont sassocier pour apporter une assistance technique et logistique la CENI et davoir un plan de travail conjoint avec lAbb MaluMalu, Prsident de la CENI. Ceci constitue une autre priorit au cours de cette anne 2014. Au plan international, jtais New York, il y a deux semaines pour des consultations et pour la runion habituelle du Conseil de scurit qui se tient rgulirement tous les trois mois. Je suis trs encourag par le soutien que nous avons la MONUSCO, aussi bien de la part de la famille des Nations Unies que de celle du Conseil de scurit. Les discussions au Conseil de scurit avaient port essentiellement sur les questions du DDR, de la formation du Gouvernement, mais aussi sur les actions militaires, particulirement les combats contre les FDLR. Enn, je me suis rendu Addis-Abeba pour rencontrer Mary Robinson [Envoye spciale de lONU pour la Rgion des Grands Lacs dAfrique] et les autres Envoys spciaux de la communaut internationale, et participer au Sommet de lUnion africaine. Jen ai prot pour mentretenir avec dirents interlocuteurs, rencontrer les Chefs dEtat prsents, et ceci en vue dune meilleure coordination de nos positions avec la communaut internationale.Voil lessentiel de ce que javais dire. Encore une fois, Bonne Anne 2014 Le Prsident Joseph Kabila (g) en runion avec le chef des oprations de maintien de la paix et les responsables de la MONUSCOPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Suite de la page 2

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4 Le chef des oprations de maintien de la paix fait le bilan de lanne 2013 M Ladsous a galement parl des amliorations constates dans la conduite des oprations de maintien de la paix par lONU, notamment en termes de qualit et de rduction des cots. Il a insist sur la ncessit de poursuivre ces efforts en mettant laccent sur la qualit des services fournis, la formation des Casques bleus et les partenariats stratgiques. Nous continuons introduire des nouvelles technologies dans la conduite de nos oprations, a-t-il fait remarquer, donnant lexemple des drones rcemment dploys dans lest de la RDC. Le Dpartement des oprations de maintien de la paix a russi faire plus avec moins, sest flicit M. Ladsous. Ainsi, a-t-il prcis, le cot de chaque membre du personnel en uniforme a baiss de 16% des ressources. En outre, a-t-il ajout, nous sommes en train de rduire la taille de certaines oprations qui sont parvenues un certain stade de vie, comme celles encore prsentes en Hati, en Cte dIvoire, au Libria et au Darfour. M. Ladsous a aussi exprim sa tristesse en voquant le dcs de 90 collgues, dont 29 ont t victimes dattaques dlibres leur encontre. La scurit de notre personnel reste une priorit, a-t-il cependant tenu souligner. Priorits pour la RDC En ce qui concerne la RDC, o M. Ladsous a indiqu quil sest rendu rcemment, la victoire militaire du Gouvernement sur le Mouvement du 23 mars (M23), obtenue avec le soutien de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), constitue une tape majeure, a-t-il dit. Il a salu laccord politique sign lissue des pourparlers de Kampala. M. Ladsous a indiqu que la premire priorit en RDC tait maintenant de rgler le problme pos par la prsence des autres groupes arms. Il sest flicit, cet gard, que la brigade dintervention de lONU soit pleinement oprationnelle et que le projet de dployer des drones chargs de missions de surveillance ait t traduit dans les faits Goma, le 3 dcembre dernier. Avec deux appareils de ce type en opration, et cinq dici au 1er avril 2014, le Secrtaire gnral adjoint aux oprations de maintien de la paix a expliqu que la MONUSCO tait dsormais en mesure de recueillir des images de ce qui se passe sur le terrain. Ces images sont utiles sur le plan militaire, sur le plan de la scurit de nos troupes et pour connatre les mouvements de la population civile, a-t-il expliqu. Il a indiqu que ces drones avaient t fournis par une socit italienne, slectionne aprs un processus et un appel doffres concurrentiel. Le contrat y affrent prvoit lenvoi dune quipe de techniciens pour en soutenir le dploiement, a-t-il prcis. Il a espr que lon pourrait bientt tirer des leons de cette exprience pour envisager lusage de ce genre dquipement sur dautres thtres doprations. La deuxime priorit en RDC est de faire face aux nouvelles situations, comme cela prvaut dans le Nord-Kivu, o 2.300 combattants membres de groupes arms ont dpos leurs armes, a indiqu M. Ladsous. Il a dit que lONU soutenait le processus de dsarmement, dmobilisation et rintgration (DDR) engag par le Gouvernement. M. Ladsous a toutefois reconnu la ncessit de ne pas laisser de vide sur le terrain aprs ces redditions. Situation du Mali Passant la situation au Mali, le Secrtaire gnral adjoint y a constat des progrs Herv Ladsous au cours dune visite GomaPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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5 importants. Il a rappel que le deuxime tour des lections lgislatives allait avoir lieu et que les lections prsidentielles staient droules de manire transparente. Avec le retour dinstitutions lgitimes au Mali, nous devons redoubler defforts pour y instaurer un dialogue inclusif et traiter des causes du Il a aussi soulign la ncessit de rester vigilant en matire de scurit, et a dplor les attaques et les menaces en provenance des djihadistes. Il sest rjoui du partenariat solide instaur entre le Gouvernement malien, lUnion africaine, la Communaut conomique des tats de lAfrique de lOuest (CEDEAO) et lONU. Nous nous approchons du dploiement complet des troupes et de forces de police de la Mission multidimensionnelle intgre des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a-t-il ajout. Soudan, Soudan du Sud Concernant le Soudan, M. Ladsous a dit que la situation y a connu , avec une recrudescence dattaques, des dplacements de populations civiles et le dcs de 14 Casques bleus. Nous continuons travailler dans le cadre du Processus de Doha, car il ny a pas dautre base de travail, a-t-il indiqu. Au Soudan du Sud, il a indiqu que la scurit des civils posait un problme dans ltat de Jonglei. Nous commenons redployer les effectifs militaires de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) et nous poursuivons le travail lanc Baye o nous esprons un accord entre les deux pays, a-t-il indiqu. La paix au Moyen Orient et en RCA Parlant du Moyen-Orient, le Secrtaire gnral adjoint a ensuite rappel que les 1 250 Casques bleus dploys au sein de la Force des Nations Unies charge dobserver le dsengagement (FNUOD) taient chaque jour victimes dattaques. Nous continuons notre travail, mais cela nest pas facile, a-t-il reconnu. Nous esprons tous que la Confrence de Genve II aboutira un processus politique qui mettra un terme au drame qui se droule en Syrie. Si certaines conditions sont remplies, nous pourrions, si le Conseil de scurit le demande, contribuer la stabilisation de la situation en Syrie. Nous avons prvu divers scnarios, mais tout reste encore sur le papier, a-t-il prcis. Pour ce qui est de la Rpublique centrafricaine, M. Ladsous a rappel la prsence de la mission de politique spciale dans ce pays, le Bureau intgr des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Rpublique centrafricaine (BINUCA), ainsi que le dploiement de la Mission internationale de soutien la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), aux termes de la rsolution 2127. Cette rsolution a aussi demand lUnion africaine et la Communaut conomique des tats de lAfrique centrale (CEEAC) de veiller ce que la passation des pouvoirs entre la MICOPAX (force de la CEEAC) et la MISCA ait lieu le 19 dcembre 2013. Il a indiqu que le Secrtaire gnral devait faire des recommandations sur les solutions possibles dans les trois mois suivant ladoption de ladite rsolution. Il appartiendra au Conseil de scurit denvisager la suite, a-t-il prcis. contributeurs de troupes aux oprations de M. Ladsous a reconnu que la rpartition de ce fardeau ntait pas quitable. Il a indiqu que 95% des membres du personnel en uniforme venaient dtats Membres du monde en dveloppement, et a estim que cette situation ne pouvait pas durer Source : Centre dActualits des Nations Unies. Le titre et les sous-titres sont dECHOS de la MONUSCO Des enfants jouent sur un char dtruit dans les combats contre le M23 en dcembre 2013Photo MONUSCO/Clara Padovan

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6 Le Reprsentant spcial du secrtaire gnral de lONU en RD Congo, Martin Kobler, sest rendu le 7 janvier 2014 Beni, dans la province du Nord Kivu. Il tait accompagn du commandant de la Force de la MONUSCO, le Gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz, et du commandant de la Brigade dintervention onusienne, le Gnral James Aloisi Mwakibolwa. Ces hauts responsables de la MONUSCO staient rendus dans cette zone pour dvaluer la situation scuritaire caractrise par lactivisme de plusieurs groupes arms dont les Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en Rpublique dmocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, a exprim sa consternation aprs la dcouverte dau moins 21 corps dans les villages de Musuku et Mwenda, situs dans la province du Nord-Kivu. Les victimes, dont des femmes et des enfants dont le plus jeune serait g de quelques mois peine auraient t tus avec une extrme brutalit, pour la plupart larme blanche, les 13 et 14 dcembre 2013. par les assaillants avant dtre dcapites. Le corps mutil et dmembr dun enfant aurait aussi t retrouv sur un arbre, dans le village de Musuku. Ces atrocits ne resteront pas impunies, les auteurs ne connaitront pas de rpit tant quils nauront pas rpondu de leurs actes devant la justice, a prvenu M. Kobler. La MONUSCO a renforc ses patrouilles dans les zones concernes et usera de Nord KivuLa situation scuritaire juge prcaire BniLa MONUSCO rclame louverture dune enqute aprs la dcouverte de 21 corps dans les villages de Musuku et Mwendarebelles ougandais de lADF-Nalu (Allied Democratic Forces/National Army for the Liberation of Uganda ou Forces dmocratiques allies / Arme nationale de libration de lOuganda). La situation Beni a galement t marque ces derniers temps par des journes villes mortes, ainsi que des manifestations violentes de jeunes suite lassassinat, le 2 janvier 2014, du colonel Mamadou Ndala des Forces Armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC). Plusieurs jeunes manifestants avaient tent dextraire du cachot de lauditorat militaire de Beni deux militaires FARDC suspects dans lassassinat dun commandant du 42me bataillon des commandos FARDC des Units de Raction Rapide. Disperss par la police coups de gaz lacrymogne, ils se sont rendus dans la commune Mulekera o ils ont qui serait impliqu dans lassassinat du Colonel Mamadou Ndala. Cette situation proccupe les autorits locales qui disent craindre des affrontements entre diffrentes units au sein des FARDC Beni tous les moyens ncessaires pour assurer la protection des populations locales. La mission onusienne a appel par ailleurs louverture dune enqute pour faire toute la lumire sur ces graves violations des droits de lhomme Des combattants des FARDC lors des attaques lances contre le M23 en dcembre 2013Photo MONUSCO/Clara Padovan6

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7 Le chef de la Mission des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), Martin Kobler, a fermement condamn le 14 janvier une attaque mene par les Mayi La Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), par le biais de sa section des Affaires Civiles, a organis le 29 novembre 2013 Goma, une formation sur la protection des civils, Armes de Rpublique Dmocratique du Congo (FARDC). Lobjectif de cette formation tait de doter les FARDC dinformations qui leur permettent de mieux comprendre le mandat de la MONUSCO, en particulier en ce qui concerne la protection des civils, et la ncessit pour elles dtre une force complmentaire dans ce domaine Mayi Cheka contre un village dans lest du pays, au cours de laquelle quatre soldats congolais ont t tus et trois civils blesss. Lattaque a vis le village de Pinga, situ environ 80 kilomtres au Nord-est de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, le soir du lundi 13 janvier. Les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) ont rpliqu et chass ce groupe arm du village de Pinga, aprs 30 minutes dchanges de tirs. Selon le dernier bilan tabli par la MONUSCO, quatre soldats des FARDC ont t tus et trois civils blesss au cours des combats. Je prsente mes condolances aux familles des victimes et au peuple congolais. quil ne peut avoir aucune cohabitation, ni ngociation avec les groupes arms. La MONUSCO fera usage de toute sa force pour consolider les rcents acquis militaires, a Environ 1000 civils ont trouv refuge auprs de la base de la MONUSCO Pinga, pendant lattaque Nord Kivu A Pinga, Martin Kobler condamne une attaque des Ma-Ma contre les populations civilesLes FARDC formes la protection des civils Par Biongo Martha Motoko/MONUSCO Des Casques bleus en sance de formationPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Photo de groupe avec le chef de bureau de la MONUSCO de Goma (au centre)Photo MONUSCO7

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8 Depuis la dernire ruption volcanique de 2002, les Nations Unies, dont le personnel est prsent en grand nombre Goma, soutiennent les activits de lObservatoire volcanologique de Goma (OVG). LOVG a t cr peu aprs lruption du Nyiragongo en janvier 1977. Lobservatoire volcanologique fait partie du Ministre de lEnseignement Suprieur, universitaire et de la Rechercher projet UNOPS (Bureau des Nations Unies pour les services dappui aux projets) Il a Coopration Suisse. Objectif LOVG doit observer 24h sur 24 et 7 tout changement de comportement et dvaluer les risques druption. Les rapports mensuels de lOVG sont lunique source dinformation sur les rsultats de cette surveillance qui permet dtablir le niveau dactivit du Nyiragongo et du Nyamulagira ainsi que le niveau dalerte. Ces informations sont vitales pour les tout le monde soit rgulirement inform de ltat des volcans en question. La MONUSCO joue un rle trs important en mettant rgulirement ses hlicoptres la disposition de lOVG. Constats Au cours de sa mission de survol, lquipe na pu faire une valuation du Nyiragongo cause des mauvaises conditions mtorologiques. La mission sest alors concentre sur le Nyamulagira. Lactivit de ce volcan est intense depuis mars 2012. En effet, le Nyamulagira prsente des les tremblements de faible magnitude enregistrs les 20 et 21 janvier 2014. Lquipe a pu apercevoir de la fume Par Clara Padovan/MONUSCO qui relie le Nyamulagira au Nyiragongo ainsi quune intense fumerolle de couleur noirtre au niveau du cratre du volcan. Cet indice inquite lOVG car, des fumerolles similaires avaient t observes au cours de lruption du Nyamuragira le 6 novembre 2011. La prsence de fumerolles indique dj que la lave est prsente dans il est impratif de prendre en compte les activits sismiques du volcan pour comprendre son volution car toutes les ractions du volcan seront prcdes dune forte activit tellurique provoque par les fractures dj existantes. La surveillance de ce volcan doit donc tre constante. Les conditions mtorologiques de la rgion tant instables, lascension rgulire des volcans et lanalyse des cratres sont dlicates et ncessitent dtre conduites par des recueillir des observations pertinentes Une quipe de volcanologues attrrit sur le NyamuragiraPhoto MONUSCO/Clara Padovan GomaLa MONUSCO et lInstitut volcanologique valuent lactivit des volcansPar Clara Padovan/MONUSCO

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9 Sud-KivuProjet dlaboration dun plan communautairesLa Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), en collaboration avec ses partenaires membres du Comit dAnalyse des Risques du Sud-Kivu, a organis du 16 au 18 dcembre 2013 un atelier pour laborer un plan daction intgr des dans la province. Le plan daction a pour objectif de rsoudre ceux qui existent dj et de promouvoir le relvement communautaire pour plus de stabilit dans les localits affectes. Par cette activit, le bureau de la MONUSCO du Sud Kivu, travers la Par Biliaminou Alao/MONUSCOsection des Affaires civiles, soutient le gouvernement provincial par le biais du Comit dAnalyse des Risques dans la recherche des voies et moyens de prvenir menacent sensiblement la paix et la stabilit dans cette province. Latelier a permis aux participants de existants ainsi que les entits les plus affectes et sur lesquelles lattention devrait tre focalise. Le nombre en 2013 a t jug trs lev par rapport aux statistiques de lanne 2012 et ce, en raison de la prsence et surtout des activits des groupes arms qui mettent mal retablissement de lautorit de lEtat dans plusieurs localits de la province du Sud Kivu. Selon Gratien Mulimba, prsident de lONG internationale IDA-Relief intervenant pour mener bien ses projets en raison dun manque de plan daction et des risques lis la prsence de plusieurs groupes arms crant ainsi des poches dinscurit dans diffrentes zones de la province. Pour Ghislain Magabe de lOrganisation Innovation et Formation pour le Dveloppement et la Paix, cet atelier permettra de catgoriser par ordre de priorit les objectifs du plan daction. Cette ide est aussi soutenue par certains acteurs de la socit civile qui pensent quil est opportun de dterminer de trouver les moyens pour les rsoudre. Ils estiment ncessaire la mise en oeuvre des projets de dveloppement pour lintgration des communauts Sance de travail dune quipe de la MONUSCO avec leurs partenaires congolaisPhoto MONUSCO

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10 10 BukavuLe 10 dcembre 2013, la journe des droits de lhomme lhonneurLa commmoration de la journe internationale des droits de lhomme a t observe avec faste le 10 dcembre dernier Bukavu par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de Sud-Kivu et de la MONUSCO ainsi que les dfenseurs des droits de lhomme et des tudiants ont ft ensemble cette journe. Le Haut-commissariat aux Droits de lHomme (HCDH) a plac, cette anne, la journe sous le thme 20 ans au travail pour vos droits, pour marquer, justement, ses vingt annes dexistence et de lutte pour la promotion des Droits de lHomme travers le monde. De nombreux progrs ont t accomplis durant ces vingt annes, a indiqu Mme Navi Pillay, Haut-commissaire aux Droits de lHomme, cite par Patrick Spinnoy, coordonnateur par intrim du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme Bukavu. Pour Mme Pillay, mme si les principes fondamentaux pour la protection et la promotion des Droits de lHomme sont, pour Par Alain Likota/MONUSCOlessentiel, en place, la volont politique et les font souvent dfaut. Lappel de Ban Ki-moon Dans son message lu par le chef du Bureau de la MONUSCO du Sud-Kivu, Aliou Sene, le Secrtaire gnral des Nations Unies Ban Ki-Moon fait savoir quen sappuyant sur toutes sortes de normes et de mcanismes, le HCDH dfend les victimes, presse les tats de se montrer la hauteur de leurs obligations, soutient les experts et organes uvrant en faveur des droits de lhomme et grce sa prsence dans 61 pays aide les tats mieux faire respecter ces droits. En Rpublique Dmocratique du Congo, cette journe a t commmore Assurer la pleine jouissance de lensemble des droits de lhomme est la responsabilit de lEtat mais laffaire de tous. Ragissant ce thme, le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Cishambo a reconnu la responsabilit de lEtat congolais en matire des droits de lhomme, soulignant que le combat des Droits de lHomme est un combat permanent, et aucun moment on ne peut avoir limpression de lavoir termin. Ce combat, a-t-il ajout, doit encore se poursuivre par exemple dans le domaine de la libert de la presse, pour labolition effective de la peine de mort, pour lgalit homme femme etc. De leur ct, les dfenseurs des Droits de lHomme soutiennent que la situation des Droits de lHomme reste toujours trs proccupante au Sud-Kivu malgr certaines amliorations enregistres en RDC sur le plan de la lgislation relative aux questions des droits car selon Raphal Wakenge du Rseau des Associations des Droits de lHomme du Sud-Kivu a relev, par exemple, la persistance des tueries, viols, tracasseries et autres violations graves des droits des citoyens, surtout dans les zones o svissent les groupes arms persistent encore. Il a appel le Gouvernement congolais faire davantage pour scuriser la population du Sud-Kivu Le Gouverneur du Sud Kivu ( droite) avec le chef du Bureau de la MONUSCO de Bukavu ( gauche)Photo MONUSCO

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11 11 Province Orientale communautaires appuy par la MONUSCOProvince OrientaleCampagne contre les violences sexuellesLa MONUSCO a cltur le 9 janvier 2014 Kisangani, un atelier communautaires non arms en province orientale, organis par sa section des Affaires civiles en collaboration avec le ministre provincial en charge de lIntrieur et lOrdre public. Une vingtaine dacteurs de la socit civile, des reprsentants des services tatiques de la Justice, des Affaires foncires, du Plan et de lIntrieur, venus principalement de Bunia, Dungu et Kisangani, ont pris part cet atelier de trois jours. Cest pour exhorter les partenaires tatiques et non tatiques se pencher srieusement sur la question de la rsolution le monde, un maillon important pour la consolidation de la paix, la stabilisation et le relvement communautaire, que cet atelier a t organis a indiqu Joshwa Andr Efafe, La Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), par le biais de sa section de lInformation publique, a organis du 25 au 30 novembre 2013, dans les territoires dIsangi et de Yangambi, en Province Orientale, une campagne de sensibilisation la prvention et la lutte contre les violences sexuelles. Dans le cadre des 16 jours dactivisme contre la discrimination fonde sur le genre et les violences lgard des femmes, et de concert avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme, cette campagne a permis de toucher prs de 4.000 lves de lenseignement secondaire, ainsi que des membres de la socit civile Par Alain Likota/MONUSCOPar Codjo Houegniglo/MONUSCO Ainsi, les participants ont notamment planch sur lactualisation de la cartographie orientale et leur analyse. Ils ont chang des expriences et analys fond les diffrents ethniques, politico-administratifs ainsi que ceux lis aux ressources naturelles et de la Police nationale congolaise. Les plus rcentes statistiques de la Clinique juridique de Yangambi et des juridictions civiles et militaires du district de la Tshopo, indiquent que les violences sexuelles demeurent un problme majeur et inquitant dans cette partie de la RD Congo et que la plupart des victimes sont des mineures. Lenracinement des coutumes, le silence de la plupart des victimes de violences sexuelles, la tendance au rglement lamiable des cas de viol et lignorance de la loi sur les violences sexuelles sont autant de facteurs qui ont favoris lampleur de ces violences dans le district, a estim lAbb Andr Timbiri, cur de la paroisse SacrCur de Yangambi et prsident de la socit civile du district de la Tshopo. Les participants devraient tre informs pour bien lutter contre les violences sexuelles. La MONUSCO sest employe leur expliquer le bien-fond de la campagne dactivisme institue par les Nations Unies, la loi congolaise contre les violences sexuelles et les peines encourues, la tolrance zro pour les arrangements lamiable pour des cas de viol, ainsi que la conduite tenir par la population pour viter le VIH/ SIDA, les mariages prcoces ou les grossesses non dsires. Un plan d'action de rsolution cette campagne et qui sera soumis au Gouvernement provincial Sance de travail entre des responsables de la MONUSCO et des membres de la socite civile et services tatiquesPhoto MONUSCO

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12 12 Province Orientale la lutte contre limpunit dans le Bas-Ul Le 20 dcembre 2013, la petite Sostaine aura un an. Mais dj, elle a t viole le 13 novembre dernier par un homme de 25 ans. Ce cas de viol sest pass Maliputa, 15 km de Buta, dans la chefferie de Guru, au moment o la mre du bb de 12 mois est alle puiser de leau. Le violeur a t, certes, apprhend par la police pour tre jug conformment la loi, mais il ne sinquite pas, puisquil sait quil ne purgera pas sa peine, faute dune prison normale dans ce secteur. Un autre cas, cest celui de Boniface qui, dans la nuit du 6 novembre 2013 dans un hameau 7 km de Buta, a poignard sa femme pour lui avoir refus le rapport sexuel. Arrt par la police, condamn par la justice et dtenu dans ce quon appelle Par Codjo Houegniglo/ MONUSCOprison Buta, il sest vad le lendemain. Il en est de mme pour plusieurs autres personnes, auteurs dinfractions ou de crimes, condamns mais qui circulent librement dans les six territoires que compte le Bas-Ul, aprs leur vasion. Labsence dune vraie prison dans notre district donne libre cours limpunit Surtout les plaignants, les victimes et les dfenseurs des droits de lhomme sont dans linscurit quand ils se retrouvent dans la cit le lendemain une personne contre qui une plainte a t dpose et condamne par la justice, se plaint Patric Awata, activiste des droits humains et membre de la socit civile Buta. Depuis des annes, cest un ancien dpt de coton, en tat de dlabrement avanc et proprit prive de la dfunte socit CODENOR qui sert de lieu de dtention des personnes condamnes par la justice dans le Bas-Ul, lesquelles sont communment appeles Buta prisonniers volontaires ou de bonne foi. Buta dans le cadre des 16 jours dactivisme des Nations Unies contre les violences sexuelles et de la clbration de la journe internationale des droits de lhomme, une quipe conjointe de la MONUSCO conduite par le Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de lHomme (BCNUDH) a sensibilis le comit local de scurit, le personnel de la justice civile et militaire du district et les membres de la socit civile au renforcement de la lutte contre limpunit dans cette partie de la province Orientale de la RD Congo Une vue du milieu carcral dans le Bas-Ul, province Orientale de la RDCPhoto MONUSCO

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13 13 Province du ManiemaClbration de la Journe internationale de lutte contre le SIDA KinduPar Halili Tshibangu/MONUSCO La clbration de la Journe internationale de lutte contre le SIDA, le 1er dcembre 2013, a connu deux temps forts Kindu dans la province du Maniema. Dabord la veille, samedi 30 novembre, le bureau de la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) Kindu, par le biais de sa section de lInformation publique, a fait des dons de vivres et de fournitures scolaires plusieurs centaines denfants dmunis et orphelins du SIDA qui sont scolariss grce lappui de la Fondation Femmes Plus. Cette ONG encadre actuellement 800 enfants vulnrables, dont 642 orphelins du sida et 13 enfants vivant avec le VIH/SIDA. Lactivit sest droule en prsence des reprsentants des bureaux provinciaux de coordination du Programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA (PNMLS), du Programme national de lutte contre le SIDA (PNL), et de plusieurs responsables du Bureau de la MONUSCO Kindu. Le chef de Bureau de la MONUSCO de Kindu, Kassy Shaw Pacme, a pris la parole cette occasion pour donner lecture du message du Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Ki-moon, insistant sur le fait quil restait encore beaucoup faire pour surmonter le problme du VIH/SIDA. Si nous voulons un avenir sans SIDA, nous devons continuer investir, agir et innover pour raliser notre vision de zro nouvelle infection au VIH, zro discrimination et zro dcs dus au sida, pouvait-on lire dans le message du Secrtaire gnral de lONU. Ensuite, les organisateurs ont procd une distribution de prservatifs destine sensibiliser la population contre cette pandmie. Par ailleurs, le Vice-prsident de lUnion congolaise des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Maniema, a indiqu que dans la ville de Kindu, prs de 400 personnes vivant avec le VIH/SIDA ont t Sance de sensibilisation KinduPhoto MONUSCO

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14 14 SIDA : quand lONU appelle la lutte contre la discriminationL loccasion de la Journe mondiale de lutte contre le sida, le Secrtaire gnral de lONU, Ban Ki-moon a rappel dimanche que si des progrs considrables ont t raliss dans la lutte contre cette maladie, il reste encore beaucoup a faire puisque certaines rgions du monde accusent un retard et que les personnes sropositives sont trop souvent victimes de stigmatisation et de discriminations. Je suis plus optimiste que jamais. Dans la plupart des pays du monde, la lutte contre le VIH progresse grands pas. Le nombre de nouvelles infections et de dcs est en net recul et nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif consistant assurer un traitement antirtroviral 15 millions de personnes dici 2015 une tape essentielle pour stopper lpidmie de sida et en inverser le cours une fois pour toutes, a indiqu M. Ban dans son message pour la journe. Toutefois, comme le rvle le rapport 2013 de la Journe mondiale de lutte contre le sida publi par ONUSIDA, certains signes proccupants indiquent que des rgions et des pays ont pris du retard. Mme si nous parvenons de mieux en mieux aider les populations vulnrables grce des actions visant liminer la stigmatisation et la discrimination, il reste encore beaucoup faire pour surmonter ce problme. Nous devons nous engager faire tomber les dernires barrires que constituent par exemple les lois punitives et lexclusion sociale, pour venir en aide toutes les personnes qui nont accs ni aux traitements contre le VIH ni aux services de soins, a-t-il ajout. Pour crer les conditions favorables une gnration sans sida, il faut selon le Secrtaire gnral, redoubler defforts pour quil ny ait plus de nouvelles infections VIH chez les enfants et que toutes les mres vivant avec le VIH aient accs un traitement. Je demande instamment que des mesures soient prises pour mettre un terme la discrimination et aux violences faites aux femmes, qui causent des souffrances terribles et augmentent le risque dinfection VIH et de dcs dus au sida, a dclar M. Ban. M. Ban a salu tous les partenaires qui versent des contributions substantielles au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, lune des au niveau mondial. Les grands pays montrent lexemple, en affectant rgulirement des ressources la lutte contre le sida et dautres maladies. De nombreux pays faible revenu ou revenu intermdiaire ont considrablement augment leurs dpenses de lutte antisida. Ils mritent tous que nous soutenions sans rserve leur recherche de la prennit de la lutte contre le sida au-del de 2015. Un lment de la Brigade dintervention en conversation avec des enfants dans la localit de PingaPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Il reste encore beaucoup faire. Si nous voulons un avenir sans sida, nous devrons continuer investir, agir et innover pour raliser notre vision de zro nouvelle infection VIH, zro discrimination et zro dcs li au sida. En cette Journe mondiale de lutte contre le sida, engageons-nous relguer le sida aux oubliettes de lhistoire, a dit M. Ban. De son ct, le Directeur excutif pour la toute premire fois, nous pouvons dire que nous commenons contrler lpidmie et que ce nest plus elle qui nous contrle Source : Centre dActualits des Nations Unies

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15 Kasa Occidental, Kasa Oriental Le personnel judiciaire de parquet lcole de gestion des greffe et scretariatPar Lansana Dabo et Honor Cilumba/MonuscoLe 15 janvier 2014, le ministre de la Justice et des Droits humains, avec la facilitation de la section dAppui la Justice de la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), a organis Kananga, un atelier de formation de quatre jours sur la gestion pratique des greffes et secrtariats de parquets. Latelier tait prsid par le Premier Prsident de la Cour dAppel de Kananga, Alexis Lubanda Shabani, avec la participation de plusieurs responsables, dont les autorits judiciaires et le Coordonnateur provincial du Systme des Nations-Unies, Alain Sitchet. M. Sitchet a, dans son mot de circonstance, indiqu que la MONUSCO, travers la section dAppui la Justice, a jug important de renforcer les capacits du de professionnalisme dans la gestion des greffes et secrtariats de parquets. Soucieuse daccompagner lEtat hte sur ce chantier de la consolidation de lEtat de droit, la MONUSCO ne mnage aucun effort pour soutenir les initiatives et projets de paix. Cest ainsi quelle a et secrtaires des parquets dans toutes les a-t-il dit. Au cours de la premire journe de cette formation, 54 participants, dont neuf femmes ont suivi deux modules sur lorganisation et et lorganisation et le fonctionnement du parquet pour les secrtaires. Rappelons quen mars 2013, la MONUSCO judiciaire sur la gestion des archives et des pices conviction, la collecte et le traitement des donnes statistiques. Au Kasa Oriental La MONUSCO a poursuivi lorganisation de la formation de renforcement des capacits des secrtaires du parquet y ont pris dans la ville de Mbuji-Mayi. Pendant quatre jours, les participants fonctionnement du greffe et du parquet, ainsi que le Droit OHADA (lOrganisation pour lHarmonisation en Afrique du Droit des Affaires). Le Kasa-Oriental se trouve sur la liste des provinces cibles par le ministre de la Justice et Droits humains pour cette formation qui parquets de la Rpublique dmocratique du Congo. Cette formation, tout comme celle organise en 2000, vise assurer une meilleure remise niveau du personnel judiciaire dans la province Les participants latelier organis Kananga, Kasa OccidentalPhoto MONUSCO/Lansana Dabo

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16 16 EquateurLe HCR au secours des rapatris congolais de la CentrafriquePar Jean-Tobie Okala/MONUSCOLe Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis, HCR, a rcemment mis la disposition des rapatris congolais de la Rpublique centrafricaine deux hangars Zongo, ville situe lextrme nord-ouest de la province de lEquateur environ 980 km du chef-lieu de Mbandaka. Selon les dernires estimations du HCR et des services de la mairie de cette ville, ils qui ont t rapatris de la Rpublique centrafricaine suite aux scnes de pillage et dinscurit qui ont prvalu dans ce pays. Si la plupart de ces rapatris sont hbergs dans des familles daccueil grce aux efforts coordonns du HCR et des autorits locales, plusieurs centaines dautres dorment toujours la belle toile dans la cour de la mairie de Zongo. Ces personnes ont besoin dassistance alimentaire et mdicale, de hangars, ou encore de moyens de transport pour pouvoir atteindre la ville de Gemena. Le maire de Zongo, Siazo Yeke Yeke, a lanc un SOS aux humanitaires ainsi quaux autorits provinciales et nationales pour venir en aide ces congolais rapatris. Le geste du HCR est une rponse des Nations Unies cet appel. Il faudra, cependant, noter que les humanitaires sur place rfugis estims aujourdhui plus de 50 000. En signe de solidarit avec son homologue de Zongo, la maire de la ville de Mbandaka, Annie Bomboko, a convoy avec le soutien logistique de la MONUSCO, quelques vivres ces rapatris, notamment du sucre, du caf et du th Des refugis congolais de retour chez euxPhoto MONUSCO

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17 Rdploiement de la MONUSCO : les Congolais parlent... Mlle. Esther Muboza, charge du Genre dans le Rseau des Associations Congolaises des Jeunes (RACOJ)/ Kananga : En effet, vu son mandat de consolider la paix dans notre pays, nous jeunes du Kasa Occidental, flicitons avec tout cur la MONUSCO pour ses efforts fournis en accompagnant les autorits de la RD Congo calmer la guerre lEst du pays. Son mouvement de louest du pays vers lEst prouve que sa mission est une russite totale et quelle sattele maintenant secourir la population de lEst comme lindique son mandat. La jeunesse ouest kasaienne encourage la MONUSCO de poursuivre ses actions dans cette partie septentrionale du ngatives, selon la volont des autorits du pays et de la population. Nous, jeunes du Kasa occidental, pensons galement que comme la si bien indiqu la Un site de la Brigade dintervention GomaPhoto MONUSCO/Myriam Asmani17

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18 18 Rsolution 2098 du Conseil de Scurit de lONU, la ncessit de redployer le personnel et de renforcer la prsence de la MONUSCO stabilisation en cours dans cette partie du pays. Nous encourageons totalement cette initiative Cependant, la lumire de ce qui prcde, nous pensons que la MONUSCO toute entire ne doit pas quitter lOuest pour le moment. fonciers et linscurit qui rgnent partout Kananga, chef-lieu de la province du Kasa Occidental. Jean Ren Tshimanga Secretaire Executif du Comite dAnalyse de Risques (CAR)/Kasai Occidental De par son mandat, la MONUSCO a pour mission dinstaurer la paix. Depuis son installation en RD Congo, lEst de la Rpublique Dcratique du Congo continue dtre un foyer de belligerance rptition grce lincursion des bandes armes venant des pays limitrophes. Le redployement vers lEst dune importante partie de la force de la MONUSCO est un tremplin sous la consolidation dune paix durable, et va redonner un nouveau Rpublique Dmocratique du congo. Magistrate Giselle Fakuanzo Prsidente du Tribunal pour Enfant Kasai Occidental Le mouvement de la MONUSCO de lOuest vers lEst, inquite un peu les populations de lOuest. Parce que nous savons quel niveau la MONUSCO a t dune grande contribution dans cette partie de la Rpublique Dmocratique du Congo. La MONUSCO a accompagn plusieurs secteurs de la province, entre autres le secteur judiciaire. Si aujourdhui au niveau du tribunal pour Enfant nous avons un btiment, cest parce que la MONUSCO est ici. Aujourdhui si nous avons des cahots qui ont t construits, par exemple Kananga, cest grce la MONUSCO. Au niveau du Parquet, la Cour militaire a une salle, cest grce la MONUSCO. La grande partie du travail que la justice fait au Kasa Occidental, cest grce la MONUSCO. Le contrle hebomadaire des cachots travers par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme est lun des efforts dploys lONU dans notre ville. Si aujourdhui il y a des informations qui sont relayes au niveau national, cest grce la MONUSCO, travers la Radio Okapi. On entend quand mme des activits qui se passent au niveau du Kasa Occidental. Toutes les proccupations de la population, si elles sont relayes au niveau national, cest grce la Radio Okapi. Nous avons la Section des Affaires Civiles de la MONUSCO qui accompagne activits de la Socit Civile. Avec la Monusco nous accdons gratuitement des salles pour les runions de la Socit Civile. Vous savez quil ny a pas beaucoup de bailleurs ici pour soutenir les activits de la Socit Civile par rapport lOuest du pays. La MONUSCO est l travers ses diffrentes sections pour nous accompagner et cest ainsi que beaucoup de solutions sont trouves. Oui effectivement, nous sommes pour ce redploiement vers lEst des effectifs de la MONUSCO. Parce que lEst nest pas en dehors de la Rpublique Dmocratique du Congo. Mais cela ne doit pas prjudicier lOuest de la Rpublique. Annie Jawacho, Coordinatrice de lONG GAPROF, Groupe dAction pour la Promotion de la Femme (Mbandaka): La prsence de la MONUSCO nous facilite beaucoup de choses. Nous les femmes, renforcement de nos capacits et nous avons Quand bien mme elle sera oprationnelle lest, cette relocalisation nest pas bonne pour nous. Il faudrait revoir cette approche.Agneau Elima, Prsident de la Coordination des Associations des Jeunes (Mbandaka) : Nous ne sommes pas daccord avec cette dcision. La MONUSCO a beaucoup contribu pour la jeunesse de lEquateur la consolidation de la paix en crant des structures telles que le Comit des Jeunes pour la Paix, le Comit PROVINCE ORIEN EQUAT EUR KASAI OCCIDENTA L

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19 19 des Jeunes pour les lections apaises Elle nous a accompagns aussi dans la stabilisation de la paix au Sud-Ubangi o nous sommes alls rconcilier les jeunes dEnyele et de Munzaya. Lapport de la MONUSCO la jeunesse de lEquateur est immense et la mission est encore sollicite. auxquels on donne plus dimportance, ici chez nous louest, il fonciers qui opposent les communauts. Pour la rsolution on sollicite lintervention de la MONUSCO pour la consolidation de la paix Fabien Mungunza, Prsident de la Coordination de la Socit civile de la Province de lEquateur (SOCIPEQ), Mbandaka : Le temps choisi pour cette relocalisation de la MONUSCO arrive au moment o lenvironnement lEquateur est trs troubl. En Centrafrique, on assiste un des milliers des personnes dplacs chez nous, au nord de la Province. Vous devez vous rappeler que sil y a inscurit aujourdhui lest, cest parce quon a connu le mme phnomne. Et donc, on peut craindre que la mme situation se reproduise ici en Equateur. Certes, nous saluons limplication de la MONUSCO lest du pays. Mais nous pensons que a ne peut pas se faire au dtriment des autres rgions de louest, notamment de la Province de lEquateur o il y a de que cette Province tait une zone de front lors des dernires rbellions que le pays a connues. On y compte donc beaucoup de dmobiliss. Il faut compter galement de nombreux combattants Enyele qui se sont fondus dans la population. Tout ceci constitue un rservoir qui peut tre exploit tout moment par des personnes mal intentionnes. Des personnes habitues la violence peuvent cder cette sollicitation. Barthelemy MakamboLimbasa, Prsident Fdral du MLC/Equateur (Mbandaka) : Il nest pas opportun aujourdhui de dplacer la MONUSCO, surtout en cette priode o les lections approchent. Nous avons tous suivi lAbb ApolinaireMaluMalu qui est en train daffuter les armes pour que les lections aient lieu. Souvenez-vous des lections de 2011. Net t la prsence de la MONUSCO, des choses impossibles. Souvenez-vous de ce qui sest pass Bamanya ici Mbandaka, Makanza, Bikoro et ailleurs dans la Province. La Police de la MONUSCO sest implique diminuer la tension. Le degr dinscurit et de la tension avait diminu cause de la prsence de la MONUSCO. M. Edmond Lokakao, Administrateur du Territoire de Dungu : Partout au Congo, il y a des problmes. Masi cest une dcision quil faut encore beaucoup mrir puisque nous ne savons pas dans comprend lEst pour la MONUSCO ? Puisque mme la Province Orientale a beaucoup de problmes. Mais le territoire de Dungu est en train de traverser aussi des moments trs qui ont envahi presque toute la foret du territoire de Dungu. Ils sont en train mme de menacer maintenant notre Parc National de la Garamba. Voil pourquoi nous demandons aussi la Communaut Internationale et la MONUSCO davoir aussi un il vraiment trs regardant sur le territoire de Dungu comme ce qui se passe au Nord et au Sud-Kivu. Sans oublier les rsidus LRA qui est toujours un phnomne qui ne permet pas que notre population puisse vaguer normalement ses occupations. M. Justin Bakayogo, vendeur au Rondpoint Muzos, Dungu-centre : Je ne peux jamais admettre que la MONUSCO puisse se dsengager de lOuest pour aller se PROVINCE ORIEN TA LEcantonner lEst du Pays. Que laction de la MONUSCO soit toujours axe sur Kinshasa car, cest l ou se trouve la base de notre Pays. Nous dpendons de la capitale en dpit de quelques chauffoures qui sy taient droules rcemment, cest la ntre arrire-garde et la MONUSCO doit toujours y tre prsent. Comme notre province a t confronte a jamais accepter que la MONUSCO sen dsengage. Cependant, comme je nai jamais t ailleurs, je ne sais vraiment pas comment a marche l-bas. Mais jimagine que dans toutes ces provinces-l, laction de la pour la protection de lensemble du Pays. Abb Benoit Kinalegu, Directeur de la Commission diocsaine Justice et Paix de Dungu-Doruma : Je ne suis pas totalement davis que la MONUSCO se dsengage compltement de lOuest pour revenir lEst. Evidemment ce nest pas pour contredire le partenariat qui existe entre la MONUSCO et le Gouvernement congolais qui devrait normalement orienter son partenaire tout en pensant que le Nous faisons frontires avec la RCA, il y a eu le problme des Enyele aussi lEquateur, RCA est encore bouillonnante, ensuite Bundu dia Kongo dans le Bas-Congo. Tous ces faits devraient normalement rendre prudent notre Gouvernement et dire son partenaire de ne pas se dsengager totalement de lOuest vers lEst. Evidemment, nous comprenons le souci de notre Gouvernement et son partenaire la MONUSCO, que lEst a t trs militaris avec plusieurs groupes arms et que pour rtablir lautorit de lEtat il faut beaucoup de paquets des forces scuritaires. a nous sommes daccord, mais on ne doit pas oublier que la RDC a beaucoup de problmes non pas seulement lEst mais aussi lOuest. Et quand a commence lOuest a sera aussi le problme de lEst. Et comme cest le cas maintenant de lEst, cest toujours le problme de lOuest. Et nous devons tre solidaires

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20 En images... La MONUSCO EN 2013 Le SG de lONU, Ban Ki-moon (d) et le Cdt. de la Brigade dintervention, James Mwakilobolwa (g) Goma Le Prsident Joseph Kabila (g) avec Herv Ladsous (d), Martin Kobler, Abdallah Wafy et Gen. dos Santos Cruz Le Rpresentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler (g) avec le prsident Joseph Kabila Martin Kobler avec lEnvoye spciale de lONU pour les Grands Lacs dAfrique, Mary Robinson Le Secrtaire Gnral de lONU (g) en interview avec un journaliste de Radio Okapi Kinshasa Un Casque bleu de la MONUSCO dans les collines de Munigi

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21 En images... La MONUSCO EN 2013 Martin Kobler avec une mnagre Kalemie Un Casque bleu de la MONUSCO en ambuscade dans le cadre dun entrainement Premire visite du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC Goma Martin Kobler (milieu) avec le Gouverneur du Katanga (d) Martin Kobler dans une des rues de Goma Martin Kobler (4e a g) accueille Mary Robinson a Goma

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22 Martin Kobler : Notre priorit maintenant est la lutte contre les FDLR, mais aussi les trs nombreux groupes Ma Ma Martin Kobler expliquant la stratgie de stabilisation de la MONUSCOPhoto MONUSCO

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23 Centre dactualits de lONU : M. Kobler, merci de rencontrer le Centre dactualits de lONU. Vous tes en Rpublique dmocratique du Congo depuis cinq ou six mois, nest-ce pas ? Martin Kobler : Oui, je suis arriv mi-aot. Quelles ont t vos premires impressions sur la situation en RDC aprs avoir servi dans dautres missions de lONU ? Je suis la tte de la plus grande mission de lONU, qui compte 25.000 personnes, dont 20.000 casques bleus et 5.000 civils. Jtais trs press quand je suis arriv de voir ce quon pouvait faire, parce que jai un trs fort sentiment dimpatience, de frustration. Dans mes sances dinformation ici New York, les gens disaient que la MONUSCO tait l depuis 14 ans et avait maintenu la paix, mais quil globale de la situation. On ma dit dessayer de voir ce que je pouvais faire pour amliorer la situation. Je suis arriv la mi-aot trs enthousiaste de ce qui pourrait tre fait en RDC. Est-ce que la situation dans lEst du pays et le problme des milices se sont rvls plus complexes que prvus? Non, pas vraiment. Il y a beaucoup de problmes, mais jai lu beaucoup de choses sur ces problmes. Il y a ceux qui disent quil ny aura jamais de solution. Je ne crois pas cette thorie. Je pense que chaque problme dans le monde a mais nous avons obtenu des rsultats ces derniers mois. Comment dcririez-vous la situation actuelle dans lEst ? La partie orientale du pays est un territoire qui est aussi grand que lAfghanistan. Une grande partie est contrle par comment rtablir lautorit de ltat sur ces zones. Nous avons ralis beaucoup de choses ces derniers mois, mais il y a beaucoup de travail faire. Notre mandat, qui nous a t donn par le Conseil de scurit, appelle la neutralisation de tous les groupes arms. Nous avons commenc en aot, quand Goma tait attaque, par rpondre aux attaques de la milice M23. Ce problme est maintenant rsolu militairement, esprons-le, mais il ne lest pas politiquement. Notre priorit est maintenant la lutte contre les Forces dmocratiques pour la libration du Rwanda (FDLR) et lAlliance ougandaise des Forces Dmocratiques (ADF), mais aussi les trs nombreux groupes MaMa qui terrorisent la population. Nous sommes l pour protger les civils, pas seulement pour ragir, mais pour les protger de manire prventive. casques bleus dans une zone aussi grande que lAfghanistan dtre partout en mme temps. Trs souvent, nous arrivons trop tard quand des massacres sont commis par des groupes MaMa et dautres forces, et nous ne trouvons que des cadavres et des corps victimes de tortures. Ceci nest pas satisfaisant. Mais nous essayons galement des mesures prventives. Prenons lexemple de la surveillance de la frontire avec lOuganda. Je pense que cest quelque chose que nous faisons trs bien, nous pouvons vraiment empcher les groupes arms de franchir cette frontire. Quels sont les nouveaux lments introduits lan dernier pour relever les Le premier tait laccord dAddis-Abeba [laccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration pour la RDC et la rgion], avec une cohsion internationale entre les envoys de lUnion europenne, de lUnion africaine, des Etats-Unis, lEnvoye spciale du Secrtaire gnral Mary Robinson et moi-mme. Nous travaillons ensemble de manire troite et exemplaire. Nous changeons des courriels chaque jour et nous sommes en contact pour coordonner nos actions et nos messages adresss aux gouvernements des pays et dautres forces. Ceci est trs important. M. Kobler est la tte de la MONUSCO, comptant 25 000 personnes, dont 20 000 Casques bleus

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24 La Brigade dintervention a galement t introduite en 2013. Elle dispose dun mandat du Conseil de scurit pour neutraliser les groupes arms de manire offensive avec larme congolaise (FARDC). Il est trs important de le faire conjointement. Nous aidons les FARDC l o nous le pouvons, y compris avec des forces militaires. Cela a trs bien fonctionn et nous esprons quen 2014 nous pourrons continuer avec succs. Cest la premire fois quun tel mcanisme a t utilis, si je ne mabuse. Pensez-vous quil va tre utilis ailleurs? Oui, il est novateur, mais il doit tre utilis avec responsabilit. Donc, ce stade, je noserais pas dire que cest un modle pour dautres pays. Chaque situation est diffrente. Pour la RDC, je pense que cest la bonne chose faire. La Brigade dintervention est ne de limpatience et de la frustration. Aprs 14 ans de prsence de la MONUSCO, la ville de Goma, qui compte 1 million dhabitants, a t prise par le M23. La communaut internationale a dit: Nous devons faire quelque chose, et lide de la Brigade dintervention, avec un mandat robuste, est ne. Il y a un effet dissuasif. Nous ne voulons pas nous battre, mais lobjectif est trs clair : RDC. Cela peut tre fait volontairement par des redditions. Actuellement, il y a 8.000 personnes qui se sont rendues. Cest loption prfre. Toutefois, si les groupes arms ne se rendent pas, alors nous nhsitons pas user de la force. Le concept de la Brigade, avec un mandat robuste et la faon dont elle a fonctionn en RDC, est-il accept par la communaut humanitaire internationale ? Bon, il a gagn dabord lacceptation de la population. Lors de ma premire mission Goma quelques jours aprs mon arrive dans le pays, des gens ont lanc des pierres sur ma voiture. Aprs laction contre le M23, la socit civile et la population de Goma ont chang de cap et ont reconnu pour la premire fois que lONU est en train de faire quelque chose. Donc lattitude Goma et dans lest du pays a beaucoup chang. Je comprends les organisations humanitaires internationales qui disent que lusage de la force nest pas la solution. Je viens moi-mme dun de se battre. Ce nest pas agrable de donner lordre aux hlicoptres dattaquer et ventuellement de causer la mort de personnes. Mais dans ces cas il faut le faire. atrocits innommables ont t commises par les groupes arms dans le nord du Nord-Kivu, avec des mutilations de bbs, elles-aussi mutiles et dcapites. Ce sont des choses intolrables. La communaut internationale a lobligation de mettre un terme aux atrocits, aux violations des droits de lhomme, aux viols comme arme de guerre et aux recrutements denfants soldats. Pour cela, lONU a maintenant la possibilit davoir recours la force de faon moralement lgitime, au nom de la communaut internationale. Je sais que tout le monde ne partage pas ce point de vue, et nous sommes en dialogue constant avec les agences humanitaires. Bien sr, les agences humanitaires disent aussi que les atrocits doivent cesser. Donc, elles ont une sorte dambivalence concernant laction de la Brigade dintervention. Les drones non arms constituent un autre nouvel outil que vous avez introduit dans le maintien de la paix. Comment est-ce arriv et quel a t le rsultat ce jour? Oui, ces drones non arms ont t introduits au dbut de dcembre. Il y spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC24

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25 a actuellement deux drones en service et nous allons en recevoir trois autres en mars ou avril. Ils sont trs utiles pour des missions de reconnaissance qui nous permettent de dterminer sil est ncessaire de conduire des oprations militaires. Cela peut tre fait aussi par des hlicoptres, mais il peut tre prfrable de faire appel des moyens plus sophistiqus. Les drones non arms disposent de moyens technologiques trs adapts au recueil des informations. Sur la base de ces informations, nous pouvons Et quels sont les rsultats obtenus jusqu prsent ? Eh bien, par exemple, si nous parlons de la surveillance des frontires, les mouvements des groupes arms peuvent tre dtects grce aux drones. Nous constatons quils fonctionnent galement comme un moyen de dissuasion. Les gens savent que les drones sont l et quils ne peuvent pas se cacher aussi facilement quauparavant. Une autre chose qui a t introduite cette anne est le concept des zones de stabilit. Pourriez-vous nous expliquer de quoi il sagit? Si vous voulez apporter la stabilit dans lEst de la RDC, il est vident que seule. Les actions militaires doivent tre accompagnes par un volet civil. Lorsquun territoire est libr et dbarrass de la prsence des groupes arms MaMa, M23 ou autres, nous le dclarons zone de stabilit avec le concours du gouvernement. Les groupes arms doivent tre empchs de retourner dans les zones de de stabilit par la police et larme congolaises, puisque la MONUSCO na pas vocation rester sur ??le long terme. Il faut galement garantir tous les ingrdients de ltat, dont un systme judiciaire performant, la prestation dcoles pour pouvoir accueillir tous les enfants. 70% de la population de la RDC dune ducation. Les hpitaux doivent tre reconstruits. Lautorit de lEtat doit tre consolide et celui-ci doit assurer la scurit, la stabilit, et la prosprit conomique. Les gens doivent pouvoir aller au travail en scurit dans leurs champs, pour produire des denres alimentaires et ensuite les transporter aux marchs. Pour tout cela, vous avez besoin dabord de lengagement du gouvernement. LONU ne doit pas remplacer le gouvernement. Mais nous lassistons en dployant notre personnel dans ces zones de stabilit pour conseiller et aider les reprsentants du gouvernement remplir leurs fonctions. Cest un processus qui prend du temps, mais zone par zone les groupes arms seront moins prsents pour terroriser territoire sera stabilis. Voil lide. Est-ce que le gouvernement a t en mesure de jouer son rle jusqu prsent? Martin Kobler ( droite) avec son adjoint M. Soumare (ici Kinshasa lors dune confrence de presse hebdomadaire de la MONUSCO)

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26 actuellement un budget de 8 milliards de dollars par an dans un pays de prs de 18 millions dhabitants. Cela est loin dtre renforcer la police, le systme judiciaire, et dassurer la fourniture de services de base. Il est trs important que les entreprises prives participent cet effort, parce quelles ont les moyens de construire lconomie. La vision est de faire de Goma et de lEst de la RDC un ple conomique. Cest une rgion riche, avec de lor, des diamants, du cuivre, de ltain, du tungstne, du coltan et dautres minraux essentiels. Chaque tlphone mobile contient du coltan qui provient de la RDC. Il est trs important dexploiter de faon durable la richesse du pays et dadopter une lgislation qui rglemente lexploitation minire et qui permet de rduire la corruption et dautres problmes. Puis, peu peu, je lespre, les ressources seront utilises pour amliorer la situation de la population de la RDC, et en particulier dans lEst du pays. Quels sont les risques que vousprvoyez au cours de lanne venir, et que ferezvous pour rduire ces risques? Je pense que nous sommes sur la bonne voie, mais il faut tre trs prudent. Aprs le dialogue national et le discours du lanne 2013 sest termine sur une note positive. Il semblait y avoir une occasion pour la rconciliation nationale. Aprs la dfaite du M23, le Prsident Kabila a t reu trs chaleureusement dans lEst il y avait galement des incidents de scurit, o un groupe dhommes arms a pris dassaut laroport de Kinshasa, le ministre de la Dfense, la radio et la tlvision nationale, ainsi qu Lubumbashi et Kindu au mme moment. Trois Casques bleus ont t blesss. institutions de ltat sont encore fragiles. Lensemble du processus est fragile. Nous devons dire trs clairement que nous ne pouvons pas accepter de revers militaires dans lEst et que les progrs que nous avons raliss jusqu prsent doivent tre prservs. Par exemple, nous avons aid librer une zone de Masisi appel Walikale. Ensuite, un groupe dirig par un seigneur de guerre appel Tchka, a tent dattaquer cette ville de nouveau. Aprs quelques heures de combat, larme congolaise a russi repousser les attaques. Nous avons ralis des succs, 15.000 rfugis ont pu rentrer dans cette zone aprs sa libration, mais la situation reste trs fragile et les succs ne sont pas irrversibles. Nous devons travailler rendre ce processus durable. Nous avons besoin de consolider les institutions de ltat. Nous devons traiter les causes profondes, dont la gestion des ressources naturelles, la corruption et la gouvernance. Quelles sont les autres priorits pour 2014? Je pense que nous sommes dans une bonne position maintenant pour attaquer les problmes de la RDC, tels que la restauration de lautorit de lEtat, le renforcement des institutions dmocratiques et la bonne gouvernance. Lintgration rgionale sera trs importante pour cela. Il faut davantage dintgration conomique dans la rgion des Grands lacs et les populations des Tout le monde doit tre convaincu du bien-fond de la stabilit, de lintgration conomique, de lintgration politique entre les tats Source : Centre dactualits de lONU. Titre et exploitation d ECHOS DE LA MONUSCO Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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27 P loffensive arme, les rebelles du M23 et une dlgation du gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC) se sont rencontrs le 12 dcembre 2013 Nairobi, en prsence de la mdiation ougandaise reprsente par Yoweri Museveni, Prsident de la Rpublique de lOuganda et Prsident de la Confrence internationale sur la Rgion des Grands Lacs (CIRGL). Ils ont sign trois textes distincts, un pour chacune des parties, mettant processus de Kampala. Pour un vnement, cen est un, et non des moindres. Nul ne sait avec exactitude si les deux parties principales signataires de laccord de paix de Nairobi vont respecter leurs engagements. Ce dont tout le monde est sr cest que le M23 a fait une dclaration le 5 novembre 2013 Kampala, annonant quil renonait la rbellion et demandant ses combattants de se prparer au processus de dsarmement, dmobilisation et rinsertion sociale. Lon sait galement que le 6 novembre 2013, le Gouvernement de la RDC a fait sa propre dclaration prenant acte de la renonciation la rbellion par le M23 et annonant quil allait rendre irrversible cette renonciation la rbellion par le M23. Consensus La signature des deux dclarationsa, ainsi, pourparlers de Kampala concernant les activits armes du M23, et les mesures ncessaires la concrtisation dans lEst de la RDC dune stabilit, dune rconciliation et dun dveloppement long terme. Les deux dclarations prises ensemble couvrent les onze points suivants ngocis et convenus par le Gouvernement de la RDC et le M23 : Amnistie pour les membres du M23 uniquement pour faits de guerre et dinsurrection; dispositions transitoires de scurit conduisant au dsarmement et la dmobilisation; libration des membres du M23 dtenus par le Gouvernement de la RDC pour faits de guerre et dinsurrection; rbellion et de se transformer en un parti politique lgitime; dmobilisation des anciens combattants du M23 ; retour des Signature de laccord de paix entre le Gouvernement de la RDC et la rbellion du M23Par Joseph Tshimanga/MONUSCO Du matriel militaire abandonn par le M23 au lendemain des combats avec les FARDC en dbut du mois de novembre 2013

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28 rfugis et personnes dplaces internes dans leurs foyers. Autres points convenus : Cration dune commission charge de la question des biens spolis, extorqus, vols, pills et dtruits, terres comprises ; rconciliation nationale et justice ; rformes sociales, scuritaires et conomiques; mise en uvre des conclusions de la rvaluation de la mise en uvre de lAccord du 23 mars 2009; et mcanismes de mise en uvre, suivi et valuation pour les positions arrtes Le sens des dclarations Ce sont bien trois documents qui ont t signs par chacune des parties ce jeudi 12 dcembre 2013 au soir. Si, dun ct lex-rbellion du M23 a paraph un texte Gouvernement congolais, de son ct, par la voix de son ministre des Affaires trangres, Raymond Tshibanda, a sign une dclaration o il sengage dabord adopter une loi damnistie gnrale pour faits insurrectionnels et faits de guerre mais qui exclut toute personne accuse de crimes contre lhumanit, gnocide ou violences sexuelles. La Rpublique dmocratique du Congo sengage galement dsarmer, dmobiliser et rinsrer socialement les excombattants mais exclut toute intgration dans larme congolaise pour ces excombattants. Prsident ougandais, Yoweri Museveni, qui prside galement la CIRGL, et la SADC ont pourparlers de Kampala et demande aux deux parties dexcuter leurs engagements. paix en tant que tel. Pour le Gouvernement congolais, cest une victoire puisquil tenait absolument ce quon ne parle pas d accord mais de dclaration Face une opinion trs hostile, il voulait aussi tout prix viter que le M23 et Kinshasa signent un mme texte. Ractions diverses au processus de Kampala a suscit de nombreuses ractions et des questions sur leur utilit. Le Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Kimoon, a salu laccord de paix sign par le gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo et les rebelles du le pays dchir par la guerre. Le Secrtaire gnral se flicite du dialogue daujourdhui entre le gouvernement de RDC et les membres du M23, qui sest conclu par la signature de dclarations par les deux parties, Nairobi (Kenya) a indiqu un communiqu publi le 13 dcembre par le porte-parole de M. Ban. Le secrtaire gnral a galement salu un ougandais Yoweri Museveni et le prsident malawien Joyce Banda, en leur qualit de prsidents de la Confrence internationale sur la rgion des Grands Lacs et de la Communaut de dveloppement dAfrique australe (SADC). Cela est une tape vers la souffrances au peuple congolais, selon le communiqu. Mme son de cloche chez les envoys spciaux de la communaut internationale dans la rgion des Grands Lacs. Ils ont encourag le gouvernement congolais et lex-rbellion du M23 mettre en uvre rapidement les engagements auxquels ils ont souscrit dans les dclarations, dont le dsarmement, la dmobilisation et la Des lments des Forces armes de la Republique dmocratique du Congo (premier plan) et deux Casques bleus de la MONUSCO (en arrire) aprs la dfaite du M23Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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29 rintgration des membres du M23 en RDC, au Rwanda, et en Ouganda, selon lecas. Dans une dclaration publie le 13 dcembre, les envoys spciaux (Bambara Diarra, Envoy spcial de la Prsidente de la Commission de lUnion Africaine pour la Rgion des Grands Lacs, Russel Feingold, Envoy spcial des Etats-Unis pour la Rgion des Grands Lacs, Koen Vervaeke, Coordonnateur principal de lUnion europenne pour la Rgion des Grands Lacs, Martin Kobler, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo) exhortent le gouvernement de la RDC veiller ce que tous ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre lhumanit, rpondent de leurs actes. Lquipe des Envoys spciaux, dirige par Mme Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la Rgion des Grands Lacs a apport un soutien inestimable aux pourparlers de Kampala. Mme si les discussions de Kampala nont pas abouti un accord contraignant, lmissaire amricain pour la rgion des Grands Lacs, Russel Feingold, a soulign, que les engagements pris taientune bonne nouvelle. Selon M. Feingold, outre le dsarmement des groupes arms responsables des atrocits commises dans la rgion, la RDC, le Rwanda, le Burundi et lOuganda doivent travailler ensemble pour sceller leurs frontires communes et sassurer que les groupes arms ne puissent plus se dplacer librement dun pays lautre. Le Mouvement du 23-mars, galement appel M23, est compos dex-rebelles du CNDP (Congrs national pour la dfense du peuple) rintgrs dans larme congolaise suite un accord de paix sign le 23 mars 2009 avec Kinshasa. Ils se sont ensuite mutins en avril 2012. Leur nom provient des accords du 23 mars 2009, car les membres considrent que le gouvernement congolais na pas respect les modalits de ces accords. Le M23 est accus de nombreuses violences contre les populations civiles, par des ONGs (Human Rights Watch, par exemple), par le tribunal pnal international et par le gouvernement amricain. Aprs larrestation du gnral Laurent Nkunda en janvier 2009, un trait de paix tait conclu le 23 mars 2009 entre le Congrs national pour la dfense du peuple (CNDP) et le gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC). Laccord prvoyait la libration des prisonniers, la transformation du CNDP en parti politique, les retours des rfugis se trouvant dans les pays limitrophes de la RDC et dont sont issus la grande majorit des rebelles, lintgration des civils membres du CNDP au sein des institutions gouvernementales ainsi que lintgration des forces du CNDP dans larme congolaise. Les ex-membres militaires du CNDP ont t souponns dabuser de leur position minerais, ce qui a conduit le Gouvernement de la RDC muter les militaires issus du CNDP dans dautres rgions de la RDC. Estimant que ceux-ci violaient les accords du 23 mars 2009, ils se sont mutins en avril 2012. Le 6 mai 2012, les mutins dirigs par le colonel Sultani Makenga craient le Mouvement du 23 mars ou M23, en rfrence la date de laccord. Cest fut le dbut dune nouvelle expdition militaire pour ce mouvement arm, qui, par la suite des vnements, a t dfait par les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC). Armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23 a t facilite par lassistance de la Brigade dintervention, cre spcialement par les Nations unies (Onu) pour neutraliser les groupes arms ou forces ngatives dans lest de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), une rgion o le M23 svissait depuis 20 mois. Il y a tout juste un an, le M23 occupait Goma, chef-lieu de la province du NordKivu, face une arme gouvernementale qui ntait pas la hauteur de la tche. Mais cette fois-ci, la mme arme renforce et mieux prpare na eu besoin que dun peu plus de deux semaines pour chasser les rebelles de leurs bastions, et reprendre le dessus dans la province, depuis le 25 octobre 2013. Avec la dfaite du groupe rebelle majoritairement tutsi du M23 et sa promesse de dposer les armes, lattention se tourne vers la manire de renforcer et tendre la paix dans lensemble de lest de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC) et dapaiser les souffrances et les privations subies par des civils. Les observateurs appellent cependant la prudence et signalent que la victoire militaire nest quun premier pas vers la stabilit dans cette rgion longtemps livre lanarchie et la mauvaise gouvernance, marque par les tensions ethniques et politiques, et victime dune grande profusion darmes A Munigi, le 12/12/2013, des lments du M23 se sont rendu la MONUSCO aprs les combats avec les FARDCPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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30 Vol inaugural du premier drone de surveillance de la MONUSCOL lanc mardi 3 dcembre 2013 Goma le tout premier aronef non ltal et sans pilote utilis par une opration de maintien de la paix de lONU, en loccurrence la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (RDC). Fabriqu en Italie, le drone a dcoll 12h01, heure locale, depuis laroport de la capitale provinciale du Nord-Kivu. Le Secrtaire gnral adjoint aux oprations de maintien de la paix, Herv Ladsous, a pris part cette crmonie, aux cts notamment du Ministre congolais de la Dfense, Alexandre Luba. Cest une premire dans lhistoire des Nations Unies quune telle technologie de pointe est utilise dans le cadre dune mission de maintien de la paix, sest flicit M. Ladsous. LONU a besoin de ce genre doutils pour mieux sacquitter de son mandat, a-t-il ajout. La MONUSCO est notamment charge de la protection des civils congolais. La RDC est en proie depuis de nombreuses annes des affrontements entre forces gouvernementales et divers groupes arms qui ont touch des millions de personnes, dont le Mouvement du 23 mars (M23), compose de mutins de larme congolaises (FARDC). La MONUSCO a souvent soulign le son mandat, compte-tenu de limmensit de sa zone dopration et la pnurie de ce que lon appelle les multiplicateurs de force, comme les hlicoptres de combat. Les drones permettront dassurer une bien Nous devrions tre ainsi en mesure de combiner les informations recueillies en vol avec celles collectes sur le terrain par les personnels de la mission, a prcis le commandant de la Force de la MONUSCO, le Gnral Santos Cruz. On peut observer les mouvements des groupes arms, ceux des populations, et mme visualiser les armes portes par des individus sur le terrain, y compris dans des zones boises, a-t-il ajout, dcrivant des images qui pourraient tre obtenues trois kilomtres daltitude. Selon M. Ladsous, les drones pourraient dj avoir un impact. Ainsi, la hausse rcente des dfections au sein du M23 pourrait tre lie un changement de perception de la situation dans lest de la RDC, comme en tmoigne le dploiement de ces drones. Comme toujours, il y a un aspect oprationnel et un aspect dissuasif, a-t-il ajout Le Secrtaire gnral des Nations Unies charg du dpartement des oprations de maintien de la paix (au milieu) se fait expliquer le fonctionnement du drne, lors de la crmonie de son lancement Goma le 3/12/2013Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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31 Herv Ladsous explique lusage des drones ECHOS de la MONUSCO : Herv Ladsous vous tes ici Goma, peuton savoir pourquoi ? H. L: a fait la quatrime fois que je viens Goma. Cest toujours dabord une passion. Cest surtout loccasion de prendre la mesure de tous les progrs qui ont t accomplis sur le terrain ces derniers mois. Je crois que la situation que nous connaissons cette priode est bien diffrente des drames pouvantables qui staient produits il ya un an. Je crois quil y a beaucoup de raisons desprer et en plus maintenant la MONUSCO dont je salue le travail sur lautorit du reprsentant spcial et du gnral commandant de la force a fait du trs bon travail et elle va tre mieux quipe maintenant puisque lun des aspects de cette visite cest aussi le vol inaugural du systme de surveillance arienne sans pilote qui doit tre un atout incomparable pour le travail de la MONUSCO. Quel sera concrtement le rle des drones Je crois que ce sont des systmes de haute technologie qui permettent davoir une meilleure connaissance de ce qui se passe sur le terrain, qui permette la force de mieux faire son travail mais aussi de suivre dventuels mouvements des populations civiles. Donc, je crois que cest un outil trs complet au service de la mission et des tches qui sont la sienne. Comme la dernire signature de Kampala a capot, quel peut tre le rle de la MONUSCO dans cette question ? Je crois que le rle de la MONUSCO, plus que jamais, cest dassurer cette mission essentielle de protection des civils et de tout faire pour continuer ramener la paix civile dans toute cette partie du Congo, daider lEtat asseoir son autorit. Je crois que ce que lon a vu ces derniers mois constitue un progrs trs important et qui permet daugurer la fois que le calme va sinstaurer dans la rgion. Cest--dire que les groupes arms vont renoncer leurs activits pouvantables et que lEtat va jouer pleinement son rle dans toute cette partie du pays. Est-ce que ces drones vont servir pour intervenir dans les bombardements ? Il ne sagit pas dengins arms, il sagit dengins exclusivement destins la surveillance, lobservation et linformation. Cela doit tre trs clair Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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32 La Mission en bref Soutien de la MONUSCO la restauration et lextension de lautorit de lEtat dans les zones son appui au retablissement de lautorit de lEtat, la Police de la MONUSCO a d appuyer et renforcer les capacits de la Police nationale congolaise. Elle a assist et fait le suivi de la cinquime phase du projet de formation de base de longue dure lEcole de Police de Kassapa, dans la province du Katanga. Elle a quip lEcole de la coopration japonaise (JICA). De plus, la Police de la MONUSCO poursuit un nouveau cycle de formation en matire de police de proximit dans trois villes pilotes, dont Bukavu Kananga et Matadi. Par ailleurs, dans la localit de Kikuku au Nord-Kivu, la section des Affaires civiles de la MONUSCO, avec lappui de lAdministrateur du territoire de Rutshuru, a organis un atelier en faveur des 93 personnels, dont 87 hommes et 6 femmes, de la chefferie de Bwito et de la Socit civile. Les Chefs de poste dencadrement administratif, ceux des groupements et localits y ont pris part. Lobjectif de latelier tait dinformer et de sensibiliser les participants sur la Rsolution 2098 du Conseil de scurit et lAccord-cadre dAddis-Abeba. Trois oprations conjointes menes dans les districts des Haut et Bas-Ul par la Force de la MONUSCO et les Forces Armes de la Rpublique du Congo (FARDC) dnommes Rudia II (Retour II), ChumaNgumi (Poing dacier) et Bienvenue la Paix contribu au maintien dun environnement scuritaire sans incidents majeurs en Province Orientale. Ces oprations visaient notamment mettre un terme aux menaces rcurrentes des lments de lArme de Rsistance du Seigneur (LRA) sur les populations civiles, et inciter les rebelles de ce groupe arm faire reddition en vue dune intgration future dans la socit civile. Toutefois, des rapports ont fait tat de la rsurgence dactivits des lments supposs appartenir la LRA dans la localit de Bili, situe 126 kilomtres au Nord-est dAngo, o dix (10) individus ont t Un Casque bleu de la Brigade dintervention en patrouille Pinga aprs le retrait des Ma Ma ChekaPhoto MONUSCO/Sylvain Liecthti

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33 kidnapps, suite une incursion de ces rebelles Ougandais mene les 21 et 22 janvier 2014. Cependant, les Focres armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) avaient libr huit (08) otages au cours dune offensive lance le 23 janvier 2014 contre les ravisseurs. Le 25 janvier 2014, les soldats de la paix du bataillon marocain dploys au poste oprationnel de Duru, ont escort en toute scurit des Observateurs Militaires de la Force de la MONUSCO engags dans une mission de sensibilisation la reddition volontaire des lments rsiduels de la LRA, et ce, de NabiaPay Duru. En Ituri, une nette amlioration de la situation scuritaire a t observe au Sud du territoire dIrumu, notamment Gety, Aveba et Komanda. Les troupes gouvernementales, soutenues par la Force de la MONUSCO maintiennent un dispositif scuritaire renforc contre les insurgs du Front de Rsistance Patriotique de lIturi (FRPI). En outre, les oprations conjointes dnommes Iron Stone (Pierre dacier), Eagleclaw (les serres de laigle) et Tiger Punch (Coup de patte du Tigre), inities respectivement le 21 octobre 2013, le 23 dcembre 2013 et le 30 avril 2012 par la Force de la MONUSCO et les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) se sont poursuivies normalement dans ce district. Les postes oprationnels des bataillons marocain et bangladais dploys dans le district susmentionn ont cet effet men de jour comme de nuit des patrouilles motorises et pied dans le but dinterdire toute activit ngative des groupes arms contre les populations civiles. Rappelons que les Casques bleus du 1er bataillon bangladais de la Force de la MONUSCO mnent quotidiennement quatre (04) patrouilles intensives Bunia ainsi que dans les rgions environnantes, dans le but de dominer le terrain, dissuader le district et protger les populations civiles. Le 22 janvier 2014, les soldats de la paix du 2me bataillon bangladais du poste oprationnel de la Force de la MONUSCO de Fataki ont men dans cette localit et les rgions environnantes des patrouilles intensives de domination de terrain, dans le but dvaluer la situation scuritaire, mais aussi dapprcier ltat des infrastructures existant dans la zone et protger les populations civiles. Le mme jour, dans le cadre du soutien aux oprations dassistance aux personnes dplaces, les troupes onusiennes dployes au poste oprationnel deBogoroont assur la scurit des agents du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de ceux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (HCR). Les 22, 24 et 25 janvier 2014, cent soixante-onze (171) patients souffrant de pathologies diverses ont t soigns titre gracieux au cours de campagnes mdicales spciales organises par les postes oprationnels de la Force de la MONUSCO dploys Bukiringi, Aveba, Fataki (prcisment dans la rgion de Djugu) et Mahagi. Au Nord-Kivu, les oprations inities dans le Grand Nord par les troupes gouvernementales contre les rebelles de lAlliance des Forces Dmocratiques (ADF), soutenues en cela par la Force de la MONUSCO, se sont poursuivies normalement et ont contribu lamlioration progressive du climat scuritaire dans cette province. Par ailleurs, la Brigade du Nord-Kivu de la Force de la MONUSCO a conduit avec succs ses diffrentes oprations unilatrales, notamment Goma Usalama (La paix Goma), Seema Suraksha (Surveillance des rgions frontalires), Amani Kisiwa, Rutshuru Amani (La paix Rutshuru), Lushali, Blue gaze (Regard bleu), Amani Mbau (La paix Mbau), Usalama Pinga (La paix Pinga), Chaukas, Wide awake (Rveil total), Iron wall (Mur de fer), Silver bullet (Balle dargent), Silent gun (Arme silencieuse), Blue shield (Bouclier bleu), Blue helmet velours) et Vigil (Surveillance). Ces oprations se sont caractrises par la conduite de patrouilles ariennes, motorises et pied, de jour comme de nuit, dans les diffrents quartiers de la ville de Goma, les territoires de Rutshuru, Walikale, Nyiragongo, et Masisi. Les troupes onusiennes des bataillons indiens (1er, 2me et 3me), celles du bataillon npalais et des Forces spciales jordaniennes de la Force de la MONUSCO, ont men dans ce cadre depuis le 21 janvier 2014, des patrouilles intensives dans les quartiers Mabanga, Ndosho et Katoyi de Goma ; Ndijingala, Butrande, Bisheshe, Kashebere, Kanyabayonga, Nyanzale. Loufu, Kirumba, de dominer le terrain et dinterdire toute prsence des forces rebelles. Un membre de la Brigade dintervention Beni, au Nord KivuPhoto MONUSCO/Sylvain Liecthti

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34 Les Casques bleus du 2me bataillon Indien et ceux du bataillon Uruguayen de la Force de la MONUSCO ont galement men les 23 et 24 janvier 2014, des patrouilles ariennes de longue porte au-dessus de laxe Nyamilima-Ishasha-Nyakakoma-KamororoVitshumbi-Katweguru-Nyamilima et des rgions de Biunguungu (12 kilomtres au Sud de Pinga), Montluola (8 kilomtres au Sud-ouest de Pinga) et Besse (8 kilomtres au Nord-est de Pinga), dans le but dvaluer la situation scuritaire et dissuader toute activit des forces ngatives. Ces oprations sont inities dans le but de dominer le terrain, consolider les acquis de la dbcle du M23, interdire les activits des groupes arms, surveiller les frontires congolaises, soutenir les ilots de stabilit, collecter les informations sur les Forces Dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR) et les diffrents groupes Mayi-Mayi, rassurer et protger les populations civiles. Le 26 janvier 2014, les Casques bleus du bataillon Tanzanien de la Brigade dIntervention de la Force de la MONUSCO bass Mavivi ont men des patrouilles intensives sur laxe MbauErengeti, dans le but dvaluer la situation scuritaire, interdire les activits des groupes arms et protger les populations civiles. La situation scuritaire sur cet axe a t juge calme, mais demeure toutefois imprvisible. A partir du 21 janvier 2014, quarante et un (41) lments en provenance de diffrents groupes arms, se sont rendus aux troupes onusiennes, congolaises et aux bureaux DDRRR dploys dans la province, notamment Nyanzale, Otobora, Tongo, Lubero, Katale. Il sagit de cinq (05) lments des Forces Dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR) [avec une (01) arme AK-56, une (01) arme AK-47 et une (01) arme dun autre type ainsi que des munitions], cinq (05) du groupe Mayi-MayiRahiyaMutomboki, vingt-cinq (25) de lUnion des Patriotes Congolais pour la Paix (UPCP) [avec onze (11) armes AK-47 et des munitions], cinq (05) du Front Populaire Congolais (FPC) [avec quatre (04) armes AK-47, une (01) arme AK-56 et des munitions] et un (01) du groupe MayiMayiNziza[avec une (01) arme AK-47]. Au Sud-Kivu, les oprations menes par les Forces onusienne et congolaise ont permis de maintenir lenvironnement scuritaire sous leur contrle. En effet, les Casques bleus dploys dans cette province, ont poursuivi la conduite de leurs huit (08) oprations, dont sept (07) unilatrales et une (01) conjointe avec larme congolaise. Il sagit des oprations: KimbilioSalama III (Safe refuge III, Refuge sr III), Safeguard III (Protection III), Mkesha II, Outreach (Longue porte), Amaniyakudumu II (La paix durable II), Safe water III (Eaux sres III), Safari majini (Navigation sre), et South sailboard (Navigation vers le Sud); menes dans le but de combler le vide scuritaire cr par le redploiement des units FARDC au Nord-Kivu, mais galement protger les populations civiles. Depuis le 26 janvier 2014, dans le cadre des oprations unilatrales KimbilioSalama III (Safe refuge III, Refuge sr III), Safeguard III (Protection III), Mkesha II, Amaniyakudumu II (La paix durable II) visant protger les populations civiles; les 1er, 2me, 3me et 4me bataillons Pakistanais de la Force de la MONUSCO ont dploy plusieurs postes oprationnels, notamment Nachembe, Mutarule, Nyamirera, Bulenga, Bobokoboko, Kitu, Tusila, et Chulwe. Des patrouilles Patrouille dun contingent bninois dans la rgion de Bendera, Katanga Photo MONUSCO/Sylvain Liecthti

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35 motorises intensives de domination de terrain ont galement t menes pendant la mme priode par les Casques bleus du 3me bataillon Pakistanais de la Force de la MONUSCO, conformment aux objectifs de lopration unilatrale dnomme Outreach (Longue porte) dans la rgion de Lumanya, situe 21 kilomtres au Sud-est de Minembwe. Dautres patrouilles de longue porte ont t menes le 27 janvier 2014, dans le cadre de lopration Safari majini (Navigation sre) par la compagnie Uruguayenne de Patrouille Navale de la MONUSCO (URPAC), entre le port de Kalundu et Kavimvira, dans le but dvaluer la situation scuritaire, dinterdire Au Katanga, la recrudescence des activits ngatives des groupes MayiMayi Gdon et Bakata-Katanga, rend le climat scuritaire volatile, particulirement dans les territoires de Pweto, Manono et Mitwaba. Le 23 janvier 2014, le Commandant de la Force de la MONUSCO, le Lieutenant-Gnral Carlos Alberto Dos Santos Cruz, a particip la crmonie de remise des mdailles aux Casques bleus du 7me bataillon bninois de la Force de la MONUSCO, prside par le Reprsentant Spcial du Secrtaire Gnral des Nations Unies et Chef de la MONUSCO, monsieur la situation scuritaire prvalant dans cette contre lui ont galement t livrs par les commandants du Secteur du Katanga et du 7me bataillon Bninois de la MONUSCO Evacuation Goma dun bless de guerre par une quipe mdicale de la Section des affaires civiles de la MONUSCO aprs les combats entre les FARDC et le M23 Kitchanga, Nord Kivu, le 27/02/2013 Une femme dplace par la guerre Munigi dans la province du Nord KivuPhoto MONUSCO/Myriam Asmani Photo MONUSCO/Sylvain Liecthti

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36 Regards sur la section correctionnelle de la MONUSCO ECHOS DE LA MONUSCO : Depuis combien de temps lunit de correction a-t-elle t absente dUvira. Et depuis quand tes-vous en poste ici Uvira ? Bado Herman : Merci, louverture du Sous bureau MONUSCO ici Uvira en 2004, la section Correction ntait pas prsente. Ce nest qu partir du mois de mars 2013, plus prcisment le 03 que la section a t reprsente au bureau de la MONUSCO Uvira avec trois staffs. Mais avant que nous ne soyons ici, la section correction base Bukavu faisait le suivi de temps en temps la prison dUvira. Quest-ce qui a motiv laffectation de cette unit Uvira ? La motivation est sans doute du fait des rapports qutablissait le bureau de correction Bukavu et aussi la demande du chef de bureau Monusco Uvira au chef de la section base Kinshasa sur la ncessit que lunit correctionnelle soit prsente ici Uvira. Cest certainement aussi au regard de leffectif des dtenus de la prison qui tait sans cesse croissant. Ils ont alors jug que pour un tel effectif, il tait judicieux daccompagner le personnel pnitentiaire dUvira dans leur faon de travailler, en vue de promouvoir le respect des normes internationales en matire pnitentiaire. Et renforcer ainsi les capacits oprationnelles du personnel pnitentiaire dUvira. Quel a t votre constat sur la situation carcrale dans votre zone de couverture votre arrive ? notre arrive, nous avons fait une valuation de la situation de la prison rel de la prison construit depuis 1948 selon le directeur de la prison. La prison construite pour une population carcrale de 150 personnes tait notre arrive 350 dtenus, soit 250% de surpopulation carcrale. Des registres avaient dj t mis la disposition du directeur de la prison par notre unit, du matriel aratoire pour la production pnitentiaire a aussi t

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37 remis au directeur quelques jours avant notre arrive. Le personnel pnitentiaire matire pnitentiaire hormis le directeur qui a t form sur le tas. Les policiers nont aucune formation en matire de scurit pnitentiaire. Des cas de pratiques pnitentiaires acquises par exprience et appliques selon les humeurs du personnel, lors des visites des parents des dtenus la prison, les policiers rackettant les usagers de la prisonpour ne citer que cela ont t constats. Quavez-vous fait pour amliorer cette situation ? Pour rpondre la situation, nous avons entrepris la formation sur site du personnel pnitentiaire, et des policiers en matire de surveillance, de fouille et daccueil des visiteurs. Nous avons mis la disposition du greffe du matriel bureautique, nous avons donn une tenue de travail aux personnels pnitentiaires prison. Un plaidoyer a t fait auprs des sintressent davantage la prison. Deux ateliers de formation ont t organiss lintention du personnel ( Fizi et Uvira) pnitentiaire Bukavu en vue de renforcer leurs capacits. Pour Fizi, nous avons fait un damliorer la prise en charge alimentaire des dtenus de Fizi et aussi dployer plus dagents de scurit pour la prison. Parleznous de votre bilan en 2013. Comment le jugez-vous ? Les conseillers pnitentiaires de la Monusco ont la responsabilit dappuyer le directeur dans la gestion quotidienne des prisons, en les accompagnant linstauration des bonnes pratiques et au respect des normes et standards internationaux en matire pnitentiaire. En le directeur de la prison les dtentions irrgulires et nous transmettons la liste lautorit judiciaire civile ou militaire en vue de prendre des mesures qui simposent. Nous tenons des sances de formation sur site avec le personnel pratiques pnitentiaires. Nous travaillons la rduction de longues dtentions provisoires et facilitons laccs aux mesures dindividualisation de la peine (par exemple, la libration conditionnelle, les remises de peines, les grces, lemploi des dtenus dans les corves extrieures.) En vue de promouvoir la rinsertion sociale des dtenus, nous avons organis pour la fabrication de savon, ptisserie et pain durant une semaine la prison. Toujours en vue de faciliter la rintgration des dtenus un projet des activits gnratrices de revenus a t organis la prison, sur la fabrication et la vente de blocs de ciment et claustras, une formation en coupe et couture et la fabrication des savons. Ce projet continue et les dtenus sy donnent cur joie. Bientt, la construction dun quartier pour les dtenus femmes verra le jour mme grce ce projet ralis par nous. Je peux dire que le bilan est positif parce que beaucoup de choses ont volu positivement depuis notre arriv ici lautorit administrative locale sapproprie la question pnitentiaire. A cet effet, un comit de suivi de la dtention a t mis en place et prsid par ladministrateur du territoire dUvira. Il a pour rle de visiter le plus souvent la prison et de donner des avis sur les conditions de dtention la prison et dy apporter des solutions Lentre dune prison garde par un militaire congolais Dungu, province Orientale

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38 Vivre aux pieds des volcans de Nyiragongo et NyamuragiraPar Clara Pandovan/MONUSCOLes volcans sont sans doute les phnomnes de la nature les plus impressionnants tant par le mysticisme quils dgagent. La ville de Goma et ses environs sont entours de volcans appartenant la chaine des Virunga. Deux sont en activit : le Nyiragongo, le volcan le plus dangereux dAfrique et le Nyamuragira le plus actif. Imprvisibles et trs complexes, ces deux volcans sont des cas dcole pour des volcanologues du niveau dHaroun Tazieff. Aprs la dernire ruption meurtrire du Nyiragongo, en 2002, les Nations Unies ont particip la professionnalisation de lObservatoire Volcanologique de Goma dcembre 2013 le projet a cess et lheure actuelle lOVG cherche de nouveaux bailleurs. Cela simpose car avec une population de plus dun million dhabitants et des expatris de plus en plus nombreux Goma, un volcan si dangereux ne peut rester sans surveillance et il est impratif davoir, en cas druption volcanique, un plan de contingence jour. Des Volcans mythiques Le Nyiragongo, le grand frre a t rendu clbre par Haroun Tazieff dans les annes 40. Il reste le volcan le plus mythique. Situ plus de 3400 mtres daltitude, son lac de lave est le plus grand du monde. Il nest pas de magazines qui naient prsent un jour les photos spectaculaires de des coules de lave et du panache gazeux qui sortent de son cratre. Dailleurs son ascension, de la Conservation de la Nature (ICCN) est devenue un must touristique. Le petit frre, le Nyamuragira est aussi devenu clbre lorsqu il est entr en ruption en du monde entier, tous se sont prcipits pour voir ce spectacle qui, si destructeur, La communaut internationale vole au secours de lOVG LObservatoire Volcanologique de Goma a t cr peu aprs lruption du Nyiragongo en janvier 1977. Il fait partie du Ministre de lEnseignement Suprieur, Universitaire et de la Rechercher Une vue de nuit de la ville de Goma au pied du volcan Nyiragongo

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39 Nyiragongo en 2002 les Nations Unies lont dot dun systme de suivi aux standards internationaux(rseau sismique, outil de suivi de la variation de concentration des gaz mis par les volcans, instrument danalyse des eaux) et dun outil de communication internet qui leur permet internationaux. De plus, en 2006 un projet Prvention et Analyses des Risques Naturels en RDC fut lanc avec pour objectif de surveiller, analyser et prvenir les risques des volcans actifs des Virunga. Ce projet services dAppui aux projets (UNOPS) a t dirig par le volcanologue de lUniversite de Naples le professeur Dario Tedesco. LUnion europenne et de la coopration Suisse jusquau mois de dcembre2013. Aujourdhui, lOVG est la recherche dautres bailleurs de fonds. Il faut dire quavec une population de plus dun million dhabitants Goma et un nombre de plus en plus important demploys du systme des Nations Unies, il y a urgence assurer un monitoring constant par une quipe de volcanologues nationaux et internationaux solidement forms. Que faut-il pour prvoir une ruption volcanique ? Tel est le rle de lObservatoire volcanologique de Goma. Mais ce nest pas aussi simple que cela peut paraitre. Le Nyamulagira dont lactivit est intense depuis plus dun an a inquit les lintrieur de son cratre Dans son rapport du 27 janvier 2013, le chercheur Kasereka Mahinda indiquait quune ruption devait avoir lieu dans quelques jours ce qui avait provoqu un vent de panique. Lruption nayant pas eu lieu la question qui revient frquemment est celle de savoir : pourquoi lruption prvue par Kasereka na-t-elle pas eu lieu ? Il est vrai que lactivit du Nyamuragira est intense depuis avril 2012, ce que Dario Tedesco avait dj soulign, nanmoins, pour ne pas se tromper il est indispensable se baser essentiellement dispose lOVG. Que faire en cas druption Une pe de Damocls pse sur Goma. Les risques sismiques et volcaniques sont bien rels tout comme celui dun dgazage limnique. La mise en place dun systme dalerte est compliqu dautant plus que les laves se dplacent grande vitesse. Tout ceci souligne limportance des travaux que la ville de Goma saccrot de jour en jour. Alors quen est il du plan de contingence ? Plusieurs scenarii ont t accepts en 2009 en cas druption du Nyiragongo et du Nyamuragira. Nanmoins, ces scenarii ncessitent une lourde logistique vu le nombre dhabitants qui habitent autour des volcans. En ce qui concerne le Nyamuragira, un maximum de 100 000 personnes seraient exposes si lruption se fait vers le sud. Quant au Nyiragongo le chiffre est impressionnant, car plus dun million de personnes vivent Goma et aux alentours y compris Gisenyi. Il est donc capital que ce plan de contingence puisse tre appliqu en cas druption de lun ou de lautre de ces deux majestueux mais dangereux volcans Des coules de lave... ...et du panache gazeux sortant du cratre du volcan NyirangongoPhoto MONUSCO/Serge Kasanga Photo MONUSCO/Serge Kasanga

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40 Produit par lunit des publications de la Division de lInformation publique de la MONUSCO Contact : 12, avenue des Aviateurs Kinshasa/Gombe Tlphone : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885