Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Socit Processus de paix Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume IV N Novembre 2013 Jeunesse congolaise L'Est de la Rpublique dmocratique du Congo, dsormais centre de gravit de la MONUSCO

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Par Martin Kobler* Sommaire Arrt sur image Le Gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz Linga, province du Nord KivuAyant travaill pour les Nations Unies en Afghanistan et en Iraq, et aujourdhui en RDC, lune des premires choses que je vois chaque jour, sur les murs des bureaux, des couloirs, ce sont un ruban rouge, et un message simple : Non la stigmatisation Aujourdhui, loccasion de la Journe internationale de la tolrance, je voudrais parler de cette qualit, de cette vertu dicile quest la tolrance. Et je voudrais parler du VIH/Sida. Pour moi, dans une rgion o cette maladie fait des ravages, linclusion des personnes atteintes est un vritable test de tolrance. La tolrance est une vertu dicile. La tolrance nest pas lindirence. La tolrance fait peur. Etre tolrant, cest accepter quelque chose qui fait peur. Cest refuser lignorance, le dni. Cest vouloir comprendre, cest compatir. Depuis le dbut de la pandmie du VIH, la stigmatisation, la discrimination, lignorance et le dni ont largement contribu la propagation de la maladie. Ils sont des obstacles majeurs dans la lutte eective contre le VIH, et les soins apporter ses victimes. En RDC, une personne sur quatre vivant avec le VIH est victime dexclusion sociale. Dans le contexte des conits que connat la RDC, des milliers de femmes chaque anne sont victimes de violences sexuelles. Elles sont, de surcroit, particulirement vulnrables une infection par le VIH/ SIDA. Nous devons ces femmes doublement punies une tolrance et une compassion particulires. En cette Journe internationale de la tolrance, je rends hommage la grande majorit des Congolais qui prennent soin de leurs amis aects par le VIH/Sida. Et je les encourage vivre, partager leur tolrance et leur compassion avec la socit entire. A parler de cette tolrance. Evidemment, la tolrance ne sarrte pas aux paroles. Elle devient vivante dans les actes. Elle est la base du respect de la dignit humaine. Luttons ensemble contre la stigmatisation et la discrimination, et pour la tolrance et lhumanit *Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du CongoVIH/Sida : un test de tolrance et dhumanit3 Agir ensemble contre toutes les formes de violences bases sur le genre5 Mary Robinson veut faire avancer le processus de paix 6 La guerre nest pas un jeu denfant, plaide lONU 7 La police congolaise se redploie dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru 8 Ce qua t la journe internationale des volontaires en Rpublique Dmocratique du Congo11 Entretien avec Dario Tedesco, volcanologue14 Le contexte est favorable en RDC, pour mieux 16 Arrive Kinshasa du nouvel adjoint au Commissaire de la Police MONUSCO17 Les assistants de liaison communautaire : qui sont-ils? Que font-ils? Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Membres du comit de rdaction Fatou Jobe, Lukas Knott, Mounia Lakhdar-Hamina, Valrie Petit, Honor Tougouri Contributeurs Tom Tshibangu et Yulu KabambaPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti

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3 Agir ensemble contre toutes les formes de violences bases sur le genreEn tant que reprsentants de la socit civile congolaise, du Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo et de lOrganisation des Nations Unies en RDC, nous tenons montrer notre engagement et notre solidarit dans cet appel llimination de toutes les formes de violences lgard des femmes. Les violences physiques, et en particulier les violences sexuelles dont sont victimes un trop grand nombre de femmes, sont les plus visibles et les plus marquantes. femmes devient une arme de guerre et la Rpublique dmocratique du Congo na pas t pargne. Les chiffres sont dramatiques et rvlent lampleur et la profondeur de ces violences : 10 322 cas de violences sexuelles et violences bases sur le genre ont t rapports en 2011 et ce nombre a augment dun peu plus de la moiti (52%) en 2012, soit 15 654 cas. Ils interpellent notre conscience individuelle et collective. Face ce drame, linaction est aussi prilleuse que le traumatisme subi par Il faut agir et la premire chose faire est de briser la chane du silence appelons tous les hommes et toutes les femmes de la Rpublique dmocratique du Congo dnoncer tous les crimes, et en particulier les crimes sexuels qui dtruisent violences sexuelles tirent leur source des ingalits structurelles entre les femmes et les hommes. Il faut donc amliorer le statut Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler (2e, debout droite, en visite lhpital de Panzi, Bukavu, Sud Kivu, o sont traites les victimes de violences sexuelles. Ensemble, et loccasion de la journe internationale pour llimination de la violence lgard des femmes clbre le 25 novembre, nous dnonons et combattons toutes les formes de violences bases sur le genre. Outre les violences physiques, les femmes subissent de relles violences sociales et psychologiques. Moins visibles, elles nen sont pas moins destructrices et traumatisantes pour chaque femme, et galement pnalisantes et contreproductives pour le dveloppement de la Rpublique dmocratique du Congo. du systme ducatif est une injustice importante, qui reprsente le premier frein un dveloppement galitaire et

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4 la promotion dune socit juste. La proportion de femmes sans instruction est quatre fois plus leve que celle des hommes (21 % contre 5 %). Paralllement, plus de 80% des anciennes victimes des violences sexuelles nont pas achev lcole primaire. La privation de la formation est une des premires violences que subissent tout au long de leur vie. Cela rduit les chances dune autonomisation conomique, dune inscription complte dans la vie sociale, ou encore davoir une voix qui porte dans les instances dcisionnaires. Nous nous levons aussi contre les mariages prcoces en nous adressant directement au cur de tout homme ayant lge lgal, lesprit de ceux qui ont accept la dot et la responsabilit des instances, traditionnelles ou modernes, qui a formalis ou bni cette union injuste et enfreignant les droits humains. Il faut galement lutter contre ce que nous appelons la violence conomique et qui regroupe toutes les barrires lentre totale des femmes dans lactivit femmes doivent avoir les moyens dinvestir avenir et celui de leurs enfants. toutes les instances reprsentatives. Dans ce sens nous appelons le parlement mettre rapidement en uvre la proposition de renforcer la prsence des femmes sur les listes lectorales appuye par le Prsident Joseph Kabila suite aux concertations Une dclaration conjointement signe par Martin Kobler, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies pour le dveloppement intgral de la jeunesse et de la Femme nationales. Cest une initiative trs positive et quil faut absolument saisir et appuyer. Le thme de la campagne de cette que nous venons dvoquer : il faut liminer la violence lgard des femmes tous les niveaux et dans toutes les sphres. Il ny aura pas de paix, pas de stabilit en Rpublique Dmocratique du Congo sans la pleine participation des femmes la vie sociale, conomique et politique. Pas dgalit entre les Hommes sans une galit de genre. Nous avons la conviction quensemble, nous pouvons assurer aux femmes et procurer un environnement social sans violence, ni discrimination Photo MONUSCO Une sance de sensibilisation des femmes sur les violences sexuelles dans lEst de la RDC

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5 Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiMary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral de lONU pour les Grands Lacs, a entrepris une mission dune semaine pour soutenir les efforts de paix dans la rgion, mission au cours de laquelle elle stait rendue en en Ouganda et en Rpublique dmocratique du Congo. LEnvoye spciale a concentr ses efforts sur la priorit immdiate consistant parvenir un rsultat concert du Dialogue de Kampala, mais aussi faire avancer la mise en uvre de lensemble des engagements pris par les 11 Etats signataires de lAccord-cadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la Rgion. Les dveloppements enregistrs au cours du mois dernier ont apport un nouvel espoir aux populations dans lEst de la RDC. Dautres soit dbarrass de toutes les forces ngatives et que la scurit soit rtablie de faon durable. A prsent, lurgence de progresser sur lagenda politique plus vaste, simpose galement. Nous et prendre les mesures qui simposent pour linstabilit dans la rgion, a dclar lEnvoye spciale au dbut de cette mission. Mme Robinson a dbut sa tourne lAccord-cadre, o elle avait rencontr, le 25 et dautres responsables Dar-es-Salaam. A cette occasion, elle avait lou le rle des En visite dans la rgion des Grands Lacs et en RDC, Mary Robinson veut faire avancer le processus de paix Par le Bureau de lEnvoye spciale du Secrtaire gnral de lONU pour les pays des Grands Lacs, Mary RobinsonNations Unies, et exprim ses condolances au Gouvernement ainsi quaux familles champ dhonneur. Les entretiens avaient essentiellement port sur la ncessit de renforcer la coopration et dentretenir un dialogue politique soutenu entre les signataires de lAccord-cadre. Le 26 novembre, lEnvoye spciale entretiens avec de hauts responsables sur la conclusion du Dialogue de Kampala et la mise en uvre de lAccord-cadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration pour la RDC et la Rgion sign le 24 fvrier 2013 Addis Abeba. Le mme jour, Madame Robinson stait rendue au Congoautorits. Plus quun pas, et lEnvoye spciale stait retrouve en Rpublique dmocratique du Congo voisine, o elle a Kinshasa, puis Goma dans lEst du pays. Ses entretiens en RDC avaient tourn autour du Dialogue de Kampala, des progrs dans la mise en uvre des recommandations issues des Concertations Nationales rcemment conclues, et de lappui au mcanisme national de suivi tabli dans le cadre de lAccord-cadre pour la Paix, la Scurit et la Coopration pour la RDC et la Rgion. est alle Kampala, pour prendre part au Sommet des Chefs dEtats de la Communaut dAfrique de lEst. Entreprenant un tel dplacement, lEnvoye spciale entendait mobiliser le soutien international en faveur des organisations rgionales, et ce dans le cadre des objectifs de lAccord-cadre, pour une intgration rgionale accrue LEnvoye spciale de lONU pour la Rgion des Grands Lacs, Mary Robinson, accompagne du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC, Martin Kobler, sadresse

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6 Par Tahina Andriamamonjitianasoa/MONUSCOA bureau de la section de Protection de lEnfant de la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) et ses partenaires, autorits provinciales, agences des Nations Unies et Organisations non gouvernementales oeuvrant dans le domaine ont clbr le 24e anniversaire de cette journe le 22 novembre 2013. Ctait une occasion pour de nombreux enfants sortis des forces et groupes arms de cette partie du pays de leur avenir. Quelques activits culturelles, notamment des reprsentations thtrales ont t organises avec le concours et Les enfants ont appris, non seulement quil existe plusieurs instruments juridiques, tant nationaux quinternationaux, qui protgent leurs droits, mais surtout que des Etats et nations signataires de ces instruments juridiques ont la responsabilit de les appliquer. Cest notamment la Convention relative aux droits de lenfant, des enfants et la pornographie mettant en scne des enfants et la participation des Plusieurs runions internationales se sont tenues, telles le Congrs mondial de ou la session extraordinaire de lAssemble gnrale des Nations Unies consacre lengagement des gouvernements et des organisations de la socit civile en matire de protection de lenfant et jet les bases de plans daction visant y parvenir. Mais en dpit de cet engagement et de ces promesses, les enfants continuent de souffrir chaque jour de violences, de maltraitance et dexploitation, dont le cas plus criant est lincorporation des enfants dans les groupes arms. Halte lenrlement des enfants dans larme Dans son mot de circonstance, le chef de Kapalata, avait rappel que Lenfant a le droit de jouer, mais pas avec un fusil ou des armes et que La guerre nest pas un jeu denfants. Elle avait ensuite invit les uns et les autres participer la lutte contre le phnomne denfants-soldats. Le reprsentant du gouverneur de la province, le ministre provincial de lIntrieur, Jean-Julien Miroho, a rpercut le mme message, plaidant : Plus jamais denfants-soldats car le recrutement denfants est un crime ! La clbration sest clture par des reprsentants des autorits civiles et coutumires, des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) et de la socit civile autour du thme : Le rle de la communaut dans la prvention du recrutement denfants par les forces et groupes arms La guerre nest pas un jeu denfant, plaide lONU Des lments de la Police nationale congolaise forms par la Police MONUSCO pour assurer la scurit dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru autrefois occups par le M23 Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Un Casque bleu de la MONUSCO sentretenant avec des jeunes enfants congolais de Goma

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7 Dans le cadre de la restauration de lautorit de lEtat dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru, la Police congolaise se redploie du M23 depuis plus dun an. La Police nationale congolaise (PNC) remplacera ainsi les Forces armes congolaises (FARDC) qui seront elles-mmes redployes sur dautres fronts. opration de dploiement seffectue sous la coordination et le monitoring de la Police de la MONUSCO (UNPOL) et concerne, pour La police congolaise se redploie dans les territoires de Nyiragongo et de RutshuruPar Clara Padovan/MONUSCOlinstant, 1200 lments de la PNC. Depuis la reconqute de Rutshuru et dIntervention de la MONUSCO le 2 novembre 2013, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) multiplie ses efforts pour appuyer le gouvernement congolais dans la restauration de lautorit de lEtat dans ces territoires auparavant occups par le M23. Un premier dploiement de prs de 450 lments de la PNC a dj t transport par les casques bleus vers leurs anciennes units dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru. A cela sajoutent 176 autres lments de lunit spciale de la Lgion nationale dintervention (LNI) venus de Kinshasa pour renforcer ce dispositif. Ce redploiement correspond au remplacement des militaires par les policiers, chargs de la scurisation des populations et de leurs biens, et du maintien de lordre public. Cette opration se fera de manire progressive, le temps de reconstruire les commissariats de police dtruits au cours des combats entre FARDC et M23 Des lments de la Police nationale congolaise forms par la Police MONUSCO pour assurer la scurit dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru autrefois occups par le M23Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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8 Photo MONUSCO/Myriam AsmaniCette anne, le programme des par une srie de manifestations mettant en exergue lengagement citoyen pour la construction dun monde meilleur, notamment un concours de dessin sur le volontariat, la plantation darbres, le nettoyage des quartiers, un concert pour la paix, la foire du volontariat, projectiondbat et course de solidarit. Cest tout en couleurs, avec un concours de dessin intitul Moi, je suis volontaire les 22 et 23 novembre 2013. Le concours de dessin a rassembl 85 participants, provenant de 10 coles primaires et secondaires de Goma. Pendant deux jours, enfants et adolescents se sont appliqus mettre sur papier leurs ides et expriences en termes de volontariat, citoyennet et solidarit. Ce concours de dessin avait aussi pour objectif de faire quacteurs de paix et de dveloppement. Le volontariat, cest faire un acte de sa les autres, explique Auguste, 16 ans, un des dix laurats du concours. Le volontariat, cest important pour la consolidation de la paix, car cela vhicule des valeurs fondamentales et interpelle les jeunes par le dessin ce sujet, communaut et pour mieux vivre ensemble, ajoute-t-il. Le 30 novembre, les associations ensemble. Cest travers une activit Coup de projecteur sur la journe internationale des volontaires en Rpublique Dmocratique du Congo Un volontaire des Nations Unies dploie ses bras en signe de victoire au terme dune course organise KinshasaPar Alexandra De Bournonville/MONUSCO

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9 de sensibilisation sur la protection de lenvironnement et un concert pour la paix que les jeunes volontaires ont voulu tmoigner leur engagement dans les efforts de paix et leur rle pour mener un plaidoyer en faveur dune paix durable. La journe a dbut aux abords de la rue Madame Lusy o, munis de balais, bches et brouettes, deux-cent volontaires ont nettoy la rue principale sous le regard curieux des passants. Les volontaires ont, par la mme occasion, plant 50 pouces darbres dans la rue et ralis une peinture murale sur le thme de lenvironnement en vue dencourager la jeune gnration adopter un comportement respectueux de son milieu. Dans laprs-midi, un concert pour la paix a eu lieu au Foyer Culturel des Jeunes de Goma o plus de 800 enfants et jeunes Gomatraciens staient rassembls. En effet, jeunes artistes reggae, hip hop, de sensibiliser sur le partage dune culture et une identit commune, malgr leur diversit et ont appel une paix durable. De la sensibilisation La sensibilisation au volontariat a t au menu des activits de la matine du 5 dcembre. Ils taient des centaines dtudiants visiter la premire foire du volontariat sur le campus de lInstitut Suprieur de Commerce Kinshasa. A travers des danses, des chants et expositions de stands anims par les associations de volontaires de Kinshasa, les jeunes ont t sensibiliss sur limportance du volontariat et sur la diversit des initiatives volontaires. Le 5 dcembre a aussi offert lopportunit au Ministre du Plan, Clestin lors du dbat sur le rle et la lgitimit des volontaires, la nouvelle politique nationale du volontariat et la mise sur pied dun service civil volontaire en faveur de la jeunesse congolaise. A cette occasion, le Ministre du Plan sest dit convaincu que la perspective dun Congo mergent lhorizon 2030 ne deviendra une ralit que si nous mobilisons notre population, jeunes ou adultes, hommes ou femmes, et si nous les amenons simpliquer volontairement dans la ralisation de cette vision. Cette politique nationale du volontariat agira comme un cadre de rfrence organis, rglement et orient pour laction volontaire. de lONU, en partenariat avec SubCluster Handicap, la MONUSCO et le PNUD, ont Malgr des conditions mtorologiques peu clmentes, la course a rassembl 127 coureurs, dont 21 en situation de handicap. Place sous le signe de la solidarit et de linclusion sociale, la course a rcolt 3085 dollars amricains. Ces fonds dinfrastructures scolaires adaptes des enfants vivant avec un handicap dans deux coles primaires Ngaba, Lemba Photo MONUSCO/Myriam Asmani Top dpart dune course organise par les Volontaires des Nations Unies Kinshasa. Cette comptition tait ouverte aussi bien aux internationaux quaux nationauxPhoto Volontaire des Nations Unies Des jeunes Congolais prenant part un concours de dessin organis par les Volontaires des Nations Unies Goma

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10 A Kivu, la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) a remis, mardi 5 novembre 2013, un lot de machines coudre au Centre dApprentissage des Mtiers pour la Paix et le Dveloppement, un centre de formation professionnelle destine aux membres les plus dmunis de la population locale. Cet quipement a t offert par la MONUSCO travers son contingent de casques bleus npalais et sa section charge du programme de Dsarmement, Dmobilisation, Rapatriement ou Rintgration et Rinstallation (DDR/ RR) des ex-combattants. Ces derniers avaient auparavant quip ce centre dapprentissage de six ordinateurs et imprimantes. Cr linitiative de la MONUSCO, le centre fonctionne au sein de la base des casques bleus npalais. On y offre La MONUSCO quipe le Centre dApprentissage des Mtiers pour la Paix et le Dveloppement de BeniPar Moussa Demba Diallo/MONUSCOgratuitement une formation en anglais, informatique, coupe et couture, ainsi quun programme de sensibilisation sur la lutte A ce jour ce centre a form plus de 700 personnes parmi les plus dmunies de la sortis des groupes arms Par Penangnini Toure/MONUSCOLe Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo, Martin Kobler, a clbr le 21 novembre dernier ses premiers 100 jours la tte de la Mission de lONU pour la Stabilisation en R.D. Congo (MONUSCO). Pour marquer cet vnement, Monsieur Kobler avait dcid de sentretenir avec le public travers les rseaux sociaux en se prtant volontiers aux nombreuses questions et proccupations des internautes partir de Goma, le chef-lieu de la province du Nord Kivu, o il se trouvait. En rapport avec la capitulation du groupe rebelle M23 face aux Forces armes de la Rpublique dmocratique Les 100 jours de Martin Kobler la tte de la MONUSCOdu Congo (FARDC), le Reprsentant guerre et le dbut dune autre, celle pour la paix, une paix durable. Sur la question du sort rserver aux combattants du M23, le Reprsentant spcial avait indiqu quaucune amnistie ne doit tre accorde des personnes qui se seraient rendues coupables de crimes de guerre ou autres violations graves des droits de lhomme, car pour lui, le chemin dune paix durable passe par la lutte contre limpunit. Sur lavenir de la MONUSCO dans le pays, Monsieur Kobler avait expliqu que dsormais le centre de gravit de la Mission serait lEst de la Rpublique dmocratique du Congo. casques bleus en RDC dont 96% ici lEst, avait-t-il indiqu. Cette tendance, selon le diplomate onusien, va continuer, car le personnel civil est galement concern par ce mouvement de lOuest vers lEst. Pour Monsieur Kobler, la vraie solution la crise en Rpublique dmocratique du Congo viendra des dIntervention de la MONUSCO, ni lacquisition et lusage dappareils sans pilotes autrement appels drones ne constituent pas une solution magique. Il faut trouver une solution congolaise, avait lanc le Reprsentant spcial aux nombreux internautes qui le suivaient travers le monde Photo MONUSCO Un chantillon des machines coudre remises aux femmes du centre dapprentissage des Mtiers pour la paix et le dveloppement Beni

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11 Echos de la MONUSCO : Professeur Dario Tedesco, vous quittez Goma aprs avoir cr et coordonn le Projet Analyse et Prvention des Risques Naturels en RDC. Au moment de votre dpart, quelle valuation faites-vous de la situation, en particulier des dangers que prsente le volcan Nyiragongo pour la ville de Goma ? Dario Tedesco : Jespre tout dabord que ce nest pas un adieu mais un au revoir et que ce projet pourra tre renouvel. relever, ici Goma, avec une population de plus dun million dhabitants. Il faut aussi tenir compte de la population environnante et de celle de Gisenyi au dimension rgionale. Ensuite, le Nyiragongo est un volcan actif il ne faut pas loublier. Pour linstant il ne reprsente aucune menace car lactivit de son lac de lave est calme mais tout moment cette activit pourrait changer et cest pourquoi il faut avoir un observatoire volcanologique qui a les moyens dtre oprationnel. de soutenir une Protection Civile capable dintervenir et de coordonner au niveau de la province un plan de contingence. Le rgionale capable de grer une possible ruption volcanique, du Nyiragongo bien sr, qui serait de proportion dramatique compte tenu du nombre dhabitants (de la ville.) des villes de Goma et Gisenyi. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ce projet et quels sont les conseils que vous donneriez pour faire face aux risques naturels? Ce projet est bas sur deux piliers. Le premier est de trouver les ressources ncessaires pour renforcer les capacits Le deuxime concentre ses efforts sur linformation et la communication, au niveau de la ville de Goma, sur les risques naturels. En bref, il sagit, par exemple, ruption volcanique, comment il faut agir pendant et aprs une ruption ou comment se dfendre dans le cas o le panache arriverait sur la ville. Entretien avec Dario Tedesco, volcanologue Propos recueillis par Clara Padovan/MONUSCO Photo UNOPS Dario Tedesco, Volcanologue

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12 Quel aura t votre souvenir le plus marquant? Le premier cest juste aprs lruption volcanique de 2002, la destruction de la ville de Goma, une sorte de Pompei moderne. Puis, quelques jours aprs, lenvie de la population de vouloir reconstruire leur ville donc de recommencer vivre. Ctait trs marquant. Il y a eu aussi la guerre, qui a frapp la ville de Goma, et qui a normment rduit les capacits parce que pendant presque deux ans lobservatoire na pas pu se rendre sur le terrain avec des obus qui sont tombs Nyiragongo, et sur ma maison galement!. rencontre le projet et sa viabilit dans les annes venir. Ce qui me rend triste aujourdhui cest de partir alors qu il y a encore beaucoup faire. Quel pourrait tre votre plus grand regret? Jai plusieurs regrets, on en a jamais quun seul, dailleurs. Je quitte dabord je laisse aujourdhui ma mission inacheve car je pars en cherchant toujours des moyens pour soutenir lObservatoire. Cest aussi pour cela que je dis que ce nest pas un adieu mais un au revoir. Je ne suis pas habitu faire les choses moiti. De ltranger, dItalie ou dailleurs je continuerai sensibiliser les donateurs. dsastre naturel ce nest pas un vnement isol, indpendant, o on peut seulement apporter des secours. Cest un travail qui se fait sur des annes car nous sommes toujours dans lurgence, et cest un travail de prvention plutt que de rponse. Il faut dun volcan actif et en mme temps, il faut duquer, sensibiliser et communiquer, aux autorits comme la population, de manire correcte, transparente et simple. Et bien-sr il faut accompagner les autorits et la Protection Civile avec un plan de contingence correct, tenu jour et qui tient compte autant de la situation de Goma que de lactivit du volcan. Comment se fait-il que les bailleurs de fonds aient dcid de ne plus appuyer ce projet ? Les bailleurs ne se sont pas retirs du projet. Certains ont mme t trs courageux comme lUnion Europenne et la Coopration Suisse qui ont appuy ce projet pendant 4 ou 5 ans. Ils seraient prts continuer si dautres se joignaient eux comme la famille des Nations Unies, premire concerne par son nombre dexpatris Goma et par son rle de protection de la population. Je pense que tt ou tard, tout le monde sentira le besoin dintervenir car ce projet de soutien lObservatoire volcanologique de Goma concerne tous ceux qui vivent et travaillent ici. Tous en voyant le panache du Nyiragongo, en respirant lodeur du soufre se sentent menacs par cette force de la nature. Tous, surtout les expatris, nous demandent chaque jour quand va-t-il entrer en ruption? Tous veulent avoir des informations correctes et tre rassurs. Lobservatoire est aussi un lieu dchange entier et cest cette collaboration aussi quil faut soutenir pour la scurit de tous dans la rgion. Donc, nous avons besoin du soutien ici Goma, les agences des Nations Unies et la MONUSCO. Si chacune dentre elles consacrait un minimum, un chiffre mme symbolique de son budget pour permettre lObservatoire de continuer son travail, cela encouragerait les bailleurs et viterait en cas druption la perte en quelques minutes de millions si ce nest de milliards de leurs biens matriels sans compter les dpenses dune aide humanitaire durgence. Que faudrait-il faire pour que les Nations Unies prennent conscience du problme et dcident de simpliquer au moment o il est question du dplacement de son staff de lOuest vers lEst? Les Nations Unies connaissent bien le au niveau du budget. Ce nest pas moi de donner des suggestions sur comment chercher les fonds. Je suis prt faire du pourrait servir. Encore une fois, la scurit de tous, populations locales et expatris est en jeu et cest quelque chose quon a lhabitude doublier. En outre, mme les niveau l, pourraient samliorer grce un plan de contingence qui concernerait les deux pays principaux, le Congo et le problme, car il ne faut pas oublier quen cas druption une grande partie de la que la coule de lave aussi ou les produits On dit toujours que le sport rapproche les pays, ici ce pourrait tre un projet Ce serait dommage dattendre quun vnement dramatique arrive comme en 2002. A cette poque, on demandait Et puis lruption sest produite et avec elle la rponse durgence. Des sommes Photo UNOPS Dario Tedesco lors dune confrence-dbat Goma

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13 Photo MONUSCO/UNOPS Photo MONUSCO/Capt Gerardo Tajeimportantes dargent ont t dpenses. On aurait pu travailler tranquillement dans la prvention et dans la prparation. Aujourdhui on se dirige vers le mme scenario. On ne sait pas sil y aura ruption dans quelques mois ou quelques annes mais plus le temps scoule entre un vnement et un autre plus une population a tendance oublier et le problme prend de lampleur. La ville de Goma grandit en se rapprochant du volcan, si lactivit volcanique nest pas suivie et le plan de contingence tenu jour on se dirige tout droit vers une catastrophe Vous partez, le projet nest pas maintenu et sil y a une ruption que va-t-il se passer? Qui sera en mesure de faire face la situation ? La premire, et plus importante chose dire est que le volcan Nyiragongo ne montre pas de signes dinquitude maintenant. de son cratre et rien nindique que dans un futur trs proche il fera ruption vers la ville de Goma. Pour rpondre votre question, je pense qu il ny aura personne qui pourra faire face la situation. Il sagit toujours dun travail dquipe, pas dun individu. Malheureusement on laisse lobservatoire sans ressources et a cest vraiment criminel. Jutilise des termes trs forts pour faire comprendre quil ne sagit pas seulement de prvenir une ruption volcanique mais aussi de savoir donner des sur ce qu il faudra faire et comment le faire surtout avant et videmment pendant lruption. Par exemple, il est crucial que les informations soient donnes temps et de savoir ragir aux informations, souvent contradictoires. En 2002 il y a eu plusieurs fractures qui se sont ouvertes plusieurs endroits jusque dans la ville de Goma. Peut-tre, rien nest sr pour le moment, que la prochaine ruption partira de la ville de Goma. Donc, avec un observatoire sans ressources, on pourrait tre pris au dpourvu et ce niveau le besoin dune prcise devient capitale. Et le risque que comporte le lac avec son gaz; y aurait-il une connexion en cas druption? Et si ruption il y a, quel est le pourcentage de vies qui pourraient tre sauves ? Le lac est un lment majeur, certes, mais sans consquences pour le moment et pour les gnrations futures. Ce qui risque de se produire par contre, ce sont des ruptions proches du lac qui pourraient provoquer de fortes explosions mais pas cause du qui restera l o il est. Il sagira dexplosions Le Mont Goma et les autres cratres situs le long de la cte jusqu la baie de Kabuno Goma, par exemple, a eu ses produits, cendres et scories propulss dans un rayon la majorit des expatris des organisations internationales sont logs ou travaillent. Cest vraiment un point sur lequel il faudra Une ruption volcanique peut produire des victimes de faon directe ou indirecte. Ce projet devrait faire baisser drastiquement le nombre des victimes causes par lruption proprement dite. Quant aux victimes indirectes la plupart seraient causes par la panique et le manque dinformation. Cest ce que le projet a essay de combler pendant ces 5 dernires annes, informer pour viter davoir une foule qui part laveuglette. La panique et le manque dinformations sont la cause de dgts majeurs. Quel sentiment vous anime en ce moment Cest un sentiment de tristesse. Cest comme seulement que ce sera pour peu de temps. Si le message est bien reu, nous pourrons sans doute reprendre cette discussion dans quelques mois par exemple Une vue du cratre du Volcan Nyiragongo Dnormes dgts matriels et humains causs par lruption du volcan Nyiragongo en 2002

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14 Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiLe recrutement denfants est un depuis trop longtemps. Avec la reddition du M23 et dautres groupes arms, il est de notre devoir dapporter laide ncessaire aux enfants pour leur permettre de retrouver leurs familles, reprendre le chemin de lcole et aspirer un futur meilleur. Jappelle tous les groupes arms dposer immdiatement les armes et librer les enfants qui se trouvent dans leurs rangs, avait dclar la Reprsentante spciale ds lentame de sa visite en Rpublique dmocratique du Congo, le 17 novembre 2013. Mme Zerrougui avait rencontr les autorits nationales, provinciales et locales valuer la situation des enfants affects avec les autorits congolaises et assurer la mise en uvre du plan daction sign en Octobre 2012 par le gouvernement recrutement et lutilisation denfants dans les forces armes de la RDC, ainsi que la violence sexuelle. La Reprsentante spciale tait reprsentante de lUNICEF en RDC. Toutes les activits avaient t organises par lUNICEF et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Mise en uvre du plan daction Depuis la signature du plan daction de lutte contre le recrutement denfants dans les forces et groupes arms, des centaines denfants avaient t librs grce au renforcement de la coopration entre le gouvernement et les Nations Unies. congolaises poursuivre leurs efforts en vue avec leur arme. Il nous reste nanmoins des raliss, les inscrire dans la dure et assurer la stabilit. Pour ce faire, le gouvernement doit faire preuve de volont politique pour renforcer lautorit de ltat ainsi que le aussi prvoir des ressources adquates dans le budget de lEtat pour prenniser lappui des Nations Unies et de ses partenaires, avait dclar la Reprsentante spciale. Les enfants associs des groupes arms et victimes dautres violations graves Malgr ces progrs, la Reprsentante spciale a pu constater que les enfants continuent dtre directement associs des groupes arms ou victimes dautres violations graves des droits de lenfant, tels que le meurtre, les mutilations, les enlvements et la violence sexuelle. Ces enfants sont parfois arrts et dtenus sans avoir accs la justice en raison de leur association avec les groupes arms. Le gouvernement a manifest sa Le contexte est favorable en RDC, pour mieux protger les enfants Par le Bureau de la Reprsentante Spciale du Secrtaire gnral de lONU pour les enfants et les conits arms La Reprsentante spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies pour les enfants Rutshuru en novembre 2013

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15 dtermination faire en sorte que les responsables de crimes graves envers les soient pas intgrs dans les forces armes nationales et rpondent de leurs actes devant la justice. A cet effet, la coopration rgionale dans la lutte contre limpunit est essentielle dans lEst de la RDC, avait dclar Mme Zerrougui. Enfants non accompagns victimes du La Reprsentante spciale avait salu le transfert par les autorits ougandaises aux partenaires des Nations Unies denfants congolais non accompagns victimes du Entre mai 2012 et novembre 2013, lOrganisation des Nations Unies et ses important denfants trangers non de la RDC. Tous les gouvernements concerns doivent cooprer avec lONU et ses lEst de la RDC, quelle que soit leur nationalit, leur statut ou le lieu o ils se trouvent, avait dclar Mme Zerrougui. La protection des enfants doit tre une des priorits dans le dialogue en cours et les mesures adoptes pour construire une paix durable dans la rgion. La Reprsentante spciale avait dit accueillir favorablement la campagne Zro enfant soldat dans la rgion des Grands Lacs annonce dbut novembre par la Confrence Internationale sur la rgion des Grands Lacs (CIRGL) et quelle se tenait prte travailler avec eux sur le sujet. Protger lducation Dans lest de la RDC, le droit lducation des enfants a t compromis par le pillage et la destruction de nombreuses coles. Dans ses efforts de reconstruction, le gouvernement devrait faire de la rhabilitation des coles une priorit. Lducation est le pilier des mesures de prvention de la violence. Cest le dbut dun avenir meilleur pour les enfants, leurs communauts et le pays. Rintgration Librer les enfants associs aux groupes arms est essentiel, mais cest aussi le dbut dun long parcours pour reconstruire leur vie. LUNICEF et ses partenaires jouent un rle cl en appuyant le gouvernement pour aider les enfants afffects par les leur enfance, retourner lcole et reprendre une vie normale avec leurs familles. LONU est prte travailler avec les autorits congolaises pour dvelopper un plan national de dmobilisation qui assurera la la rintgration des enfants. La Reprsentante spciale stait dite engage auprs des Nations Unies pour soutenir la RDC assurer la protection des enfants et aider btir un avenir meilleur Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Kiwanja dans le Nord Kivu, novembre 2013 Tous les gouvernements de la rgion doivent cooprer avec lONU et ses partenaires pour faciliter la les enfants victimes

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16 La Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) a, depuis le 11 novembre 2013, un nouvel Arrive Kinshasa du nouvel adjoint au Commissaire de la Police MONUSCOPar Tietin Alima Coulibaly/MONUSCOadjoint au Commissaire de la Police. Il sagit sngalaise et prcdemment Commissaire adjoint charg des Oprations auprs Par Alima Coulibaly/UNPOL/MONUSCOde la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Hati (MINUSTAH). Le Numro 2 de la Police MONUSCO (UNPOL) est arriv en Rpublique dmocratique du Congo un moment o de grands changements sont en cours, non seulement au sein de la mission, mais galement dans le pays, notamment lEst o le M23 a t mis hors dtat de nuire, et que la MONUSCO vient de lancer la traque contre les autres groupes arms au premier rang desquels la milice Nduma Dfense du Congo NDC) du chef rebelle Ntabo mandat de neutraliser tous les groupes arms dans lEst de la RDC. En interne, la MONUSCO sest engage depuis peu dans une nouvelle dynamique, celle du transfert de ses ressources humaines de lOuest, plus particulirement de Kinshasa, vers lEst du pays. Cette dmarche exige des stratgies nouvelles, notamment au sein de la Police MONUSCO. Sur ce plan, le colonel Diouf a dj inscrit bon nombre dactions son actif. Quelques jours seulement aprs son arrive, il a entrepris le 8 dcembre une srie de visites qui lont conduit successivement dans les Secteurs UNPOL Kinshasa/Ouest et Kinshasa/Est, et dans les trois Units de Police constitues bases Kinshasa. Dans le cadre de ses rencontres de prise de contact avec le personnel UNPOL, le Colonel Diouf a flicit ses collgues pour le travail dj accompli. Au cours de chacune de ses interventions, il a longuement insist sur les exigences des vertus cardinales des Nations Unies, le respect des rgles de conduite et des directives de servir la Mission avec ardeur, abngation et loyaut. Il a galement pris le temps dexpliquer son personnel dans le dtail, Nations Unies. Se rfrant aux missions essentielles de la Police MONUSCO en appui la Police nationale congolaise (PNC) que sont lassistance technique, le soutien oprationnel, la formation, la rforme et lappui au processus lectoral, le Colonel Diouf a invit chaque UNPOL faire son auto-valuation dans lobjectif damliorer sa contribution et ce, dans un esprit dquipe Visite du Colonel Tabasky Diouf lUnit de Police constitue bangladaise Le Colonel Tabasky Diouf sadresse ses collgues de la Police MONUSCO KinshasaPhoto UNPOL/MONUSCO Photo UNPOL/MONUSCO

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17 Par Aliou Barry/MONUSCOEchos de la MONUSCO : Quest-ce Beni? Merault Brice Ahouangansi : Comme vous Assistants de Liaison communautaire dans la partie Nord de la Province du Nord Kivu. Ce Staff travaille au sein des bases militaires Et il est important pour nous de nous runir priodiquement en sance de capacits. Cest dans ce cadre que je suis ici. Nous essayons de nous voir chaque deux Les assistants de liaison communautaire : qui sont-ils? Que font-ils?mois pour changer sur diffrents sujets en vue de donner des nouvelles orientations dans le cadre de la protection des civils. Pouvez-vous un peu nous parler du rle des CLAs dans le grand Nord ? Comme lindique le titre dAssistants de Liaison communautaire (en anglais, Community Liaison Assistant ou CLA), ils constituent un lien intrinsque entre les militaires et la population. Leur tche est notamment dcouter la population par rapport leurs perceptions sur la scurit et la protection et de les traduire dans les activits de tous les jours. Ils organisent des activits au travers de runions de scurit pour sensibiliser la population sur le mandat de la MONUSCO pour travailler au renforcement des capacits des organisations de la socit civile (OSCs), travailler la restauration de lautorit de lEtat. Ils sont les points focaux des systmes dalertes prcoces mises en place. Ils produisent des rapports sur la scurit, les viols, enlvements, activits des groupes, situation de protection, autant dlments qui permettent de prvoir et danticiper sur Photo MONUSCO

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18 les besoins de protection et de scurit dans le Grand Nord. Quelle est la place des CLAs au sein de la MONUSCO ? Le travail des CLAs est trs important et sert toutes les sections substantives au quotidien. Toute la stratgie du groupe de management au niveau provincial et de Kinshasa est alimente par les rapports des CLAs sur le terrain. Si on doit dployer une mission sur le terrain on se sert du rapport, des analyses des CLAs. Ils participent aux ont t galement mis contribution pour Monusco et la population. Sil ny avait pas de CLAs dans la mission, il faudrait inventer la roue et cest une chance pour la mission davoir les CLAs. Dans le Grand Nord, combien de CLAS ont t mis en place dans les diffrentes localits? Il y a deux CLAs par base militaire mais ltendue, nous en avons trois. Nous avons actuellement 20 CLAs dans le Grand Nord. Ils cette semaine (25 septembre 2013). Il y a quelques jours la socit civile de Beni manifestait contre la Monusco pour exiger une action forte des Casques bleus contre les groupes arms actifs dans la rgion. Quelle est votre lecture de cette raction? Il faut lire travers ces diffrentes manifestations, ce que la population attend de la MONUSCO. En lcoutant, cest la de communication de la Monusco. Il faut impliquer la population dans les activits de la Monusco. La population attend beaucoup la dit le porte-parole de la MONUSCO : les affaires militaires sont les affaires militaires. Mais il faut associer la population dans ce que fait la MONUSCO car nous sommes en appui la socit civile, les tudiants, lautorit locale pour lutter contre les groupes arms et stabiliser lautorit de lEtat Merault Brice Ahouangansi avec des collgues sur les hauteurs de la ville de GomaPhoto MONUSCO Merault Brice Ahouangansi dans son bureau GomaPhoto MONUSCO

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19 Jamais de mmoire de journaliste et dhistorien la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, navait atteint un tel niveau dattraction et de concentration des activits des Nations Unies. Ce qui sy passe est en effet la fois impressionnant et de la plus haute importance, non seulement pour cette agglomration de plus dun million dhabitants et ses environs, mais aussi pour toute la rgion des Grands Lacs voisine. La ville est dsormais la base arrire de toutes les nouvelles oprations de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), qui sest implique dans lest du pays avec prs de dintervention et 17 000 Casques bleus. Lon parle de plus en plus ces derniers mois de et de relocalisation de la Mission. Oprations de lEst, , Relocalisation, les mots sont tellement nuancs (pas la hauteur du franais de monsieur tout le monde) quils suscitent quelques interprtations, parfois mauvaises, et sment la confusion dans les esprits de mes voisins directs. Ceux qui ne cessent de minterpeller, le soir tomb, autour de nos contes de quartier, sur ce quils appellent aujourdhui Occupation de Goma par la MONUSCO. Sans blagues Moi, quand jentends ces termes je pense directement un grand bouleversement, un grand tournant de naturel et je suis sr quil en va de mme pour vous de vous interroger sur ce qui se passe rellement. Pourquoi la restructuration de la MONUSCO en ce moment ? Quel est le sens du redploiement du personnel civil et militaire de la MONUSCO, de louest du pays lest ? De toutes les questions que puissent soulever les oprations de lest de la Rpublique dmocratique du Congo aussi bien dans les milieux hupps de Kinshasa que dans la rgion de la capitale, la rponse du premier soldat de la paix de la MONUSCO, Martin Kobler, parat sans quivoque : Il nous faut une prsence oprationnelle renforce lest. Pour un impact beaucoup plus consistant sur les activits de stabilisation, vous assisterez dans un avenir proche, au dploiement de notre personnel civil lest pour le rapprocher des concert avec le dploiement de la Force. le Conseil de scurit des Nations Unies a dcid de rduire la prsence de la MONUSCO dans louest du pays pour la renforcer lest. En application de cette dcision du Conseil de scurit et la demande des autorits congolaises, la MONUSCO, sous la responsabilit de son chef, Martin Kobler, doit se redployer. Qui dit mieux que le responsable des mme qui refuse toute langue de bois ? La MONUSCO est une mission de maintien de la paix. Si telle est notre vocation, nous devons des atrocits contre les populations civiles. Parce que notre mandat est de protger les populations civiles, nous devons tre plus proches delles dclare-t-il. Sans ambages. Concrtement, dans la premire phase de la relocalisation qui se poursuivra personnels des services organiques (substantifs) et dappui seront raffects de Kinshasa lest principalement Goma. Au cours de la deuxime phase qui stendra du 1er mars jusquen aot, 400 autres membres du personnel seront redploys lest. Dans la troisime et dernire phase, qui ne sera pas boucle avant 2015, les derniers 150 membres du personnel regagneront leur poste daffectation lest et la Mission sera alors installe sur un site plus permanent dans la Toute la Force sera sur un mode proactif pour dissuader la violence et assurer la scurit des civils promet Martin Kobler. Il sagit daider lEtat congolais retrouver de faire en sorte que toutes les institutions nationales dans cette partie fonctionnent certitude, la MONUSCO terminera son mandat de maintien de la paix, et suivront alors des questions de dveloppement dont se chargeront les Agences, les Fonds et Programmes des Nations Unies comme cest ajoute La dcision du Conseil de scurit des Nations Unies, appuye par les autorits congolaises, est un long processus. Nest-ce pas ? Goma, dsormais centre de gravit des oprations de la MONUSCOPar Joseph Tshimanga/MONUSCO

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