Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Aggregations:
Digital Military Collection

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Full Text

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Nord et Sud Kivu Stabilisation Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo Volume IV Nbre 2013 Partenariat Visite du Conseil de scurit de lONU en RDC et dans la rgion des Grands Lacs Large soutien des Nations Unies a l Accord d Addis-Abeba et la Brigade d Intervention en RDC

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Par Abdallah Wafy* Sommaire Arrt sur image Un des appareils volants sans pilote et non-arms autoriss par le Conseil de scurit des Nations Unies pour la surveillance de la frontire lEst de la RDCLa restructuration de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) est lordre du jour. Conformment sa rsolution 2098 du 28 mars 2013, le Conseil de Scurit des Nations Unies a dcid de rduire la prsence de la MONUSCO dans louest du pays pour la renforcer dans lest. Cette rsolution, en son paragraphe 19, stipule que la MONUSCO renforcera la prsence de ses composantes militaires, civiles et de police dans lest de la Rpublique dmocratique du Congo et rduira dans la mesure du possible, dans le cadre de la mise en uvre de son mandat, sa prsence dans les zones qui ne sont du pays, notamment en mettant en uvre les mcanismes de coordonnateurs des zones des Nations Unies et le concept de bureau modle, ainsi quen nommant dautres coordonnateurs des zones et en crant dautres bureaux conjoints des Nations Unies. En application de cette dcision du Conseil de scurit, et la demande des autorits congolaises, la MONUSCO, sous redployer. Ainsi que tout le monde le sait, la MONUSCO est une mission de maintien de la paix. Si telle est notre vocation, atrocits contre les populations civiles. Parce que notre mandat est de protger les populations civiles, nous devons tre plus proches delles. Protger cest prvenir, mais aussi constater et faire rapport pour que les auteurs des violations des droits de lhomme et des viols sexuels soient poursuivis et sanctionns. Cest ce que nous faisons maintenant sur le terrain, au niveau de la direction de la MONUSCO, dont les responsabilits des oprations lest de la Rpublique reu la mission de redployer, entre autres, les units de police constitue des Nations Unies, dautres substantives de la Mission. Cette dcision du Conseil de scurit est un long processus. Le Conseil nous a demand de rduire la prsence de la MONUSCO dans louest de la Rpublique dmocratique du Congo, et non de rduire les effectifs de la Mission. Etre plus proche des Congolais 3 Les priorits de la MONUSCO, aprs mes premiers mois la tte de la Mission6 Des rnovations sur les camps de dsarmement et dmobilisation en prvision dun affux dexcombattants 7 La MONUSCO rend un dernier hommage aux deux Casques bleus tanzaniens tus lors des combats contre le M23 8 Uvira : la MONUSCO encourage les jeunes apporter leur contribution au dveloppement de la paix 9 A Beni, la MONUSCO sensibilise les autorits locales et la socit civile sur ses activits11 Luc Hallde, ambassadeur de France en RDC : Le retour de la paix et de la stabilit sur lensemble du territoire congolais reste la priorit franaise13 Le Conseil de scurit en RDC pour soutenir les efforts de paix dans le pays et dans la rgion17 Activits de la MONUSCO en appui la Rforme du Secteur de la Scurit en RD Congo Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Membres du comit de rdaction Fatou Jobe, Lukas Knott, Mounia Lakhdar-Hamina, Valrie Petit, Honor Tougouri Contributeurs Tom Tshibangu et Yulu Kabamba Suite la page 3Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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3 Par Martin KoblerLa Rsolution 2098 du Conseil de scurit a mis la disposition de la MONUSCO de nouveaux outils et une nouvelle approche, grce auxquels et en saisirons toutes les opportunits. La structure organisationnelle (en cours) de la Mission et les grandes priorits devront davantage sarticuler conformment au mandat. Elles devront galement appuyer les six engagements nationaux `de lAccord-cadre de Paix, de Scurit et de Coopration. Mission et alignons les ressources requises, les hauts responsables de la Mission et moteurs de changement ci-aprs pour mieux orienter notre prise de dcision et : la restauration de lEtat de Droit et la Protection des Civils sont au centre de tous nos efforts pour la stabilisation de lEst du Congo. La MONUSCO tient aider lEtat congolais rcuprer les territoires sous contrle des groupes arms et des rseaux criminels, dans bien des cas, depuis des dcennies. nouveau concept est en cours dlaboration pour assister le gouvernement restaurer lautorit de lEtat et stabiliser les territoires dbarrasss des groupes arms, baptiss les ilots de stabilit : La posture militaire de la Force de la MONUSCO devra sadapter aux nouvelles ralits. Toute la Force sera dploye et fonctionnera sur un mode proactif pour dissuader la violence et assurer la scurit des civils. Les oprations en appui aux assauts des FARDC sur Kibati, dernirement, en est une illustration claire de lapproche un Mandat, une Mission, une Force. Nous avons engag toutes nos forces et tous nos moyens pour protger les civils et assurer le maintien de la pression militaire en appui la redynamisation Le renforcement de notre prsence deffectifs, mais en tout tat de cause nous restons et demeurons persuads quune Mission de maintien de la Nous navons pas lintention de nous terniser en Rpublique dmocratique du Congo. Il sagit daider lEtat congolais retrouver sa souverainet dans la partie est du pays, de faire en sorte que toutes les institutions nationales dans cette partie fonctionnent correctement. Ds que nous aurons cette certitude, la MONUSCO terminera son mandat de maintien de la paix, et suivront, alors, des questions de dveloppement dont se chargeront les Agences, les Fonds et Programmes des Nations Unies comme cest le cas dans dautres autres pays du monde *Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral en Suite de la page 2 Photo MONUSCO/Myriam Asmani Martin Kobler au cours dune confrence de presse Kinshasa

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4 4 du processus politique. Nous tenons laider mieux dissuader la violence en intervenant en amont plutt quen agissant aprs les vnements. Nous sommes aussi en train damliorer la collecte des informations en appui aux oprations proactives. Le Commandant de Force, le Gnral Santos Cruz et moi-mme, sommes en contact avec les pays contributeurs de troupes cet effet. : La rforme du Secteur de Scurit, plus particulirement la rforme de larme est cruciale pour la Mission, la fois en termes de mise en uvre de la Rsolution du Conseil de Scurit 2098 et du Cadre de Paix, de Scurit et de Coopration. Les repres de la rforme du Secteur de Scurit sont tre pratique. Au niveau national, la Mission coordination et aux conseils techniques. Nous esprons ainsi faire avancer la mise en uvre des politiques, renforcer la volont politique et appuyer le dialogue entre le Gouvernement et les partenaires. Au cours dune runion prside par le Reprsentant spcial adjoint, M. Moustapha Soumare, le 11 octobre 2013, les partenaires internationaux ont convenu de coordonner leurs initiatives sur la Rforme du Secteur de Scurit travers un Groupe de Travail de Coordination largie de la Rforme du Secteur de scurit, qui sera prsid par le Ministre congolais de la Dfense et appuy par la MONUSCO. Cette structure de coordination devra acclrer de manire considrable les reformes de la dfense et de la scurit. : En mettant en exergue les progrs raliss par la mise en application des engagements nationaux dans le cadre de lAccord-Cadre, le Gouvernement sest engag tablir un agenda du progrs. Dans ce contexte, la MONUSCO appuie le Mcanisme de Contrle National de lAccord Cadre. Les acteurs ont pass en revue et valid les repres de trois engagements : la rforme du secteur de scurit, la consolidation de lautorit de lEtat et la dcentralisation. Le 19 septembre, le Prsident Kabila a convoqu pour la premire fois le Comit de Pilotage du Mcanisme de Contrle pour approuver les repres. Nous encourageons le Gouvernement intgrer ces repres approuvs dans les processus cohsion et une mise en application totale. En dpit du boycott par une partie de lopposition, la prsence du Conseil de scurit la crmonie de clture des concertations nationales le 5 octobre est le symbole dun engagement fort de ce processus. La Rforme du Secteur de scurit et le contrle des repres nationaux sont incluses dans les priorits de mon Adjoint, M. Moustapha Soumare. cest celle de stimuler la coopration rgionale. Le niveau travaille en partenariat troit avec les Envoys Spciaux pour la rgion des Grands Lacs pour encourager le renforcement parmi les Etats voisins est primordial pour esprer voir une rgion des Grands Lacs prospre et stable. Laction militaire et le renforcement des capacits civiles lest du pays devront tre appuys par tous les pays de la Rgion des Grands Lacs. : avec la dsignation de lAbb Malu Malu la tte de la Commission Electorale Nationale Indpendante, le processus lectoral a t apparemment Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Martin Kobler avec un groupe denfants lors dune visite Kiwanja environ 70 km au Nord de Goma

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5 redynamis. Des concertations avec des partenaires bailleurs et des acteurs nationaux ont progressivement amen un consensus sur la feuille de route et les chanciers sur les diffrentes lections. Cette feuille de route balisera le chemin pour ladoption dun calendrier lectoral et llaboration dun budget raliste; les deux constitueront un signal fort qui mettra le processus lectoral de nouveau sur les rails. cest la tolrance zro lgard du terrorisme sexuel et du recrutement des enfants. Au cours des rcentes annes, il y a eu quelques avances remarquables dans la lutte contre limpunit pour des crimes sexuels commis par des lments indisciplins des forces de scurit nationale. Entre mai et juin 2013, les autorits judicaires congolaises ont suprieurs du M23 et les leaders politiques impliqus dans les crimes de guerre, des crimes contre lhumanit et la participation linsurrection. Cependant, certains dossiers navancent pas. A titre dexemple, le dossier des graves violations des droits de lhomme, dont le viol massif commis par les soldats des FARDC en novembre 2012 dans les environs de Minova, pendant que lArme congolaise battait en retraite partir des lignes de front. Je salue tout de mme les mesures prises par le Gouvernement de la RDC. Cependant, les investigations de la justice militaire ont enregistr des progrs limits. Mes collgues et moi-mme sommes en contact rgulier avec le Gouvernement pour les mettre rgulirement au courant de la situation sur le terrain. Pour mieux rpondre aux priorits dcrites ci-dessus, jai lintention de restructurer la Mission en tenant compte des lments ci-aprs: Premirement: Il nous faut une prsence oprationnelle renforce lEst. Pour un impact beaucoup plus consistant sur les activits de stabilisation, vous assisterez dans un avenir proche, au dploiement de notre personnel civil lEst, pour les rapprocher des communauts affectes par de la Force. Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire Gnral des Nations Unies en RDC, Abdallah Wafy, est dj raffect Goma comme Reprsentant Spcial Adjoint du Secrtaire Gnral des Nations Unies en RDC en charge des oprations lest. Les units oprationnelles substantives encore bases Kinshasa le suivront. Deuximement: Nous sommes en train de revoir la prsence de la MONUSCO dans arm. La prsence de la MONUSCO sera rduite. Le poids de lEquipe Pays sera augment. Troisimement: Lavenir des Nations Unies en RDC appartient lEquipe Pays. Le Reprsentant Spcial Adjoint du Secrtaire Gnral des Nations Unies et moi-mme avions rcemment rencontr le Chef dEtat-major du Prsident Kabila pour discuter des orientations stratgiques sur le transfert des tches de la MONUSCO, soit lEquipe Pays ou au Gouvernement. A cet intersectoriel mixte orientera et suivra de engagements. Ces ides entreront dans le nouveau Concept de la Mission dans les prochaines semaines et seront soumises au sige du Conseil de scurit New York *Un extrait de la dclaration du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC devant le Conseil de scurit New York, le 21/10/13 Photo MONUSCO/Myriam Asmani Martin Kobler (sur lcran de g.) lors de la clbration de ses 100 jours la tte de la MONUSCO. Il tait en vido-confrence avec les internautes via Kinshasa (cran de dr.)

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6 E combattants issus de diffrents groupes arms congolais et trangers, la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) semploie rnover et construire dans lEst du pays des camps destins aux oprations de dsarmement, dmobilisation, rinsertion, et rinstallation ou rapatriement (DDR/RR). En effet, Sake, ville situe environ 30 km de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la division de gnie militaire de la MONUSCO est en train de construire un camp destin accueillir des ex-combattants du Mouvement du 23 Mars (M23) en vue de leur rintgration ventuelle aux Forces armes de la RDC (FARDC), a indiqu Ndiaga Diagne, chef des oprations de DDR/RR de la mission onusienne. Goma mme, les ingnieurs militaires onusiens ont dj procd linstallation de neuf tentes de dernire gnration, quipes de 100 lits et de 100 matelas, et chacune delles disposant de courant lectrique et dote de ventilateurs. prsent nous serons capables de rpondre aux besoins des candidats au DDR/RR, ce qui est un lment essentiel laccomplissement notre mandat, a estim Zanaide Gatelli, chef de lquipe de DDR/RR du Nord-Kivu. Mme Gatelli a indiqu que ce camp est prt accueillir jusqu 250 ex-combattants la fois. Il faut noter par ailleurs que le nombre de redditions parmi les ex-combattants trangers et congolais, notamment ceux du M23 et des Forces dmocratiques pour la Libration du Rwanda (FDLR), avait dj doubl ces derniers mois, et la tendance tait laugmentation. Entre temps, une quipe de sensibilisation au DDR/RR, munie dune station mobile, a t dploye dans le territoire de Rutshuru, dans le NordKivu, pour encourager les combattants du M23 qui sy cachent encore, venir se rendre volontairement auprs de la MONUSCO. De mme dans la ville de Bunagana, lquipe de DDR/RR utilise la radio pour appeler les combattants du M23 ayant trouv refuge dans la zone frontire entre la RDC et lOuganda se rendre la MONUSCO pour leur scurit et protection. Prs de 200 300 combattants avaient t mis en dbandade dans ce territoire aprs avoir t dlogs de leur bastion de Bunagana par les FARDC et la MONUSCO. Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, la division de gnie militaire de la MONUSCO a achev la construction dun nouveau camp de transit plac sous la supervision de la division de DDR/RR. Ce camp peut accueillir environ 50 excombattants la fois, et comprend des logements, un rfectoire et un espace de recration pour les excombattants, les personnes leur charge et le personnel appel soccuper deux. La mise disposition de ces installations destines assurer un logement dcent aux candidats au DDR/RR est une manifestation concrte des efforts dploys pour sensibiliser et encourager les groupes arms rejoindre le processus de dsarmement volontaire. Les messages de sensibilisation au DDR/ RR sont conus pour rpondre largement aux attentes et proccupations des combattants qui souhaitent se rendre. Ces derniers sont en effet informs sur les conditions et moyens qui leur sont offerts une fois quils se prsentent la MONUSCO : logement, repas, garantie scuritaire, protection et rapatriement. Depuis 2002, la Division de DDR/RR a rapatri environ 30,000 combattants et ex-combattants trangers et personnes leur charge dans leur pays dorigine dans la rgion des Grands Lacs Par Sam Howard/MONUSCO Un groupe dex-combattants dmobiliss dans un camp de dsarmement GomaPhoto MONUSCO/Sam Howard

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7 Le major Khatibu Shaaban Mshindo et le soldat Munga Hugo Barnabas, qui faisaient partie du bataillon tanzanien de la Brigade dintervention de la Force de la MONUSCO dploye dans lEst de la RDC pour protger les populations civiles contre les groupes arms, ont trouv la mort dans les combats contre le M23. Le premier a t tu le 28 aot 2013 lorsque sa position dfensive a t touche par un tir dartillerie par le mouvement du M23, lors de la bataille de Kibati, au nord de Goma, entre ce mouvement rebelle et les Forces armes de la RD Congo (FARDC), soutenues par la MONUSCO. Le second, gravement bless le mme jour, lors des mmes affrontements, suite un tir dobus de mortier par le M23 sur la base de la MONUSCO Munigi, au nord de Goma, a succomb ses blessures le 18 septembre 2013 Pretoria, en Afrique du Sud, o il avait t vacu lhpital militaire de la MONUSCO. la dtermination de la MONUSCO remplir son mandat, selon les responsables de la Mission onusienne qui se sont exprims durant cette crmonie dhommage aux deux martyrs. Commandant de la Brigade dintervention, le gnral tanzanien James Aloys Mwakibolwa. Pour renchrir, le Commandant de la Force de la MONUSCO, le lieutenant-gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz, a declar: Puis, Monsieur Kobler a lanc trois messages. Dabord ladresse des groupes arms dans lEst de la RDC : qui se commettent dans lEst de la RDC. Il faisait ainsi rfrence aux tueries, aux actes de violence sexuelle, de torture, de pillage et autres violations des droits de lhomme perptrs presquau quotidien par les diffrents groupes arms lencontre des populations civiles. Sur la question du M23 en particulier, Monsieur Kobler a ritr sa prfrence pour une solution politique, et que nous navons pas nous battre pour trouver cette solution politique qui verrait les membres de ce mouvement rintgrer la vie politique et civile. Il na cependant pas exclu lusage de la force en cas de rsistance. a-t-il indiqu, soulignant : A la population Congolaise, le Reprsentant spcial a lanc : La crmonie sest clture sur une sance du livre de condolances Par Tom Tshibangu/MONUSCO Crmonie mmoriale Kinshasa pour les deux Casques bleus tus lors des affrontements avec le M23Photo MONUSCO/John Bompengo

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8 Par Laurent Sam Oussou/MONUSCO Lors dun sminaire dducation la paix, organis par la Mission de lONU pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) du 27 au 28 septembre 2013 Uvira, chef-lieu du territoire du mme nom dans la province du Sud Kivu, loccasion a t donne une cinquantaine de jeunes leaders issus des diffrentes communauts locales de proposer leur vision en matire de consolidation de la paix. Au cours de cette runion, ces jeunes membres des communauts Bembe, Fuliru, Rundi et Vira, ont dabord eu droit une srie dexposs prsents par divers intervenants venus dorganisations de la socit civile. Les diverses interventions ont retrac les vnements, tant positifs que ngatifs, qui ont marqu la marche vers la paix en RDC depuis 1999, date de signature de lAccord de Lusaka ayant conduit au dploiement de la MONUC, devenue aujourdhui la MONUSCO. Munis de ces informations, ces jeunes ont pu mieux comprendre les progrs accomplis depuis lors dans la ralisation surmonter sur la voie de la consolidation de cette paix, mais aussi celle du dveloppement. A partir de l, et aprs avoir reu quelques indications sur la manire dlaborer une stratgie de dveloppement court et moyen terme, les 50 jeunes ont pu produire leur propre stratgie de consolidation de la paix et de dveloppement. Une stratgie axe sur la entre communauts par la promotion de projets agricoles et dlevage communs, lexercice dactivits de plaidoyer et de soutien en faveur dune arme et une police mieux organises et mieux entranes. Cette exprience a montr que la jeunesse locale qui, du fait de sa situation professionnelle, conomique et sociale prcaire, est si souvent accessible la manipulation politique qui lentraine de violentes manifestations de rue ou, pire, la violence arme contre telle ou telle communaut, reste cependant parfaitement capable, si elle est adquatement encadre, de contribuer Et cela souligne, comme les jeunes lont eux-mmes reconnu, limportance du rle de lencadrement familial et scolaire, mais aussi de linvestissement dans un systme ducatif qui intgre notamment lducation la paix. Les jeunes leaders dUvira ont, dans la foule, conu un programme dactivits mener par eux-mmes en vue de la matrialisation de leur projet de consolidation de la paix et de dveloppement de leur territoire. de lappui des bailleurs de fonds tant nationaux et quinternationaux, a estim Donald E., assistant duniversit et principal intervenant lors de ce sminaire. Il a galement encourag la MONUSCO poursuivre son effort dducation la paix Photo MONUSCO Sance de sensibilisation dun groupe de jeunes lves Uvira, Sud Kivu

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9 Le Bureau de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) Beni et Butembo renforce sa collaboration et son appui aux institutions locales pour mieux informer la population sur son mandat. A cet effet, la coordination des Affaires civiles de la Mission dans le Nord Kivu, la socit civile et les autorits administratives organiseront dsormais et de manire rgulire des rencontres et des discussions en atelier. En marge dune rencontre rcente, le coordonnateur du bureau des Affaires civiles au Nord Kivu, Abdourahmane Diacko, a tenu expliquer aux membres de la socit civile et de lAdministration publique de Beni comment excute le mandat de protection des civils de la MONUSCO, la porte de lAccord-cadre dAddis Abeba et le rle de la Brigade dintervention. Comme la Rsolution 2098 du Conseil de scurit des Nations Unies lexige, la protection des populations civiles est au cur du mandat de la MONUSCO. La MONUSCO doit assurer, dans ses zones des civils sous la menace imminente de violences physiques, notamment des civils regroups dans des camps de dplacs et de rfugis, du personnel humanitaire et des dfenseurs des droits de lhomme, en cas de violences commises par lune et attnuer ainsi les risques auxquels sont exposs les civils avant, pendant et aprs toute opration militaire. Sagissant de la Brigade dintervention, son rle assign par le Conseil de scurit est de neutraliser tous les groupes arms, sans distinction, qui cument lEst du pays. Son objectif est de contribuer rduire la menace que reprsentent ces groupes arms pour lautorit de lEtat Par Aliou Barry/MONUSCOPhoto MONUSCO Observateurs militaires de lONU au contact des populations

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10 et la scurit des civils dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo et de prparer le terrain pour les activits de stabilisation. Tout en rappelant que seule la RDC est responsable de la scurit de ses populations, le Conseil de scurit invite la MONUSCO renforcer lappui fourni au Gouvernement de la RDC pour lui permettre de faire face aux problmes de scurit et dtendre lautorit de lEtat comme indiqu dans lAccord-cadre dAddisAbeba sign le 24 fvrier 2013 pour la paix, la scurit et la coopration en Rpublique dmocratique du Congo et dans la rgion des Grands Lacs. Dans cet accord de paix, la RDC sengage notamment revoir lorganisation de ; mais aussi entamer des rformes dmocratiques. Raffermir la collaboration Aprs avoir fourni toutes ces explications ses interlocuteurs, le coordonnateur des affaires civiles de la MONUSCO a insist sur le fait que les principales activits de la Mission sur le terrain, et ici Beni, sont excutes en rapport avec le mandat susmentionn. Et le seul cadre appropri de visibilit reste la sensibilisation par contacts avec la population. Cest ainsi que le 30 septembre dernier, par exemple, M. Diacko a discut longuement avec la socit civile de Beni de la manire de renforcer le partenariat entre elle et la MONUSCO. Il a soulign le rle et la responsabilit de la socit civile dans le cadre de lencadrement et de la sensibilisation pour mieux expliquer la population le mandat de la MONUSCO, dviter des malentendus, notamment les manifestions publiques de colre contre la Mission. Les deux parties ont convenu de reprendre leur partenariat et de travailler dans de bonnes conditions. Il en va de mme des agences humanitaires oeuvrant dans le territoire de Beni, qui ont souhait poursuivre leur collaboration avec la MONUSCO. activits de la MONUSCO ont t donnes, telles que loctroi des autorisations de voyage, lexcution des projets impact ces deux points, le coordonnateur du bureau des Affaires civiles au Nord Kivu a lev toute quivoque, expliquant que cest la MONUSCO seule qui octroie des projets impact rapide dans le respect strict des conditions dligibilit. Avec les autorits administratives locales, le chef de bureau de la MONUSCO de Beni et le coordonnateur des affaires civiles, en collaboration avec le maire de la ville, Bwanakawa Nyonyi, ont anim un atelier le 1er octobre 2013 au cours duquel un ouvrage, Guide Administratif, a t distribu. La coordination des affaires civiles a multipli les runions de travail avec les autorits territoriales, les assistants de liaison communautaire, la Police nationale congolaise (PNC), les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) et les reprsentants des Organisations non gouvernementales. Une mise jour des informations sur ces activits de la Mission, surtout en ce qui concerne la protection des civils, le renforcement et lextension de lAutorit de lEtat a t juge utile Photo MONUSCO/MONUSCO Crmonie de rconciliation entre communaut Lweli et Makola dans la province du Maniema

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11 ECHOS DE LA MONUSCO : La les ngociations du Conseil de scurit des Nations Unies, dont rle et sa contribution dans le cadre des lONU en Afrique ? Luc Hallade : Les oprations de maintien de la paix sont lune des activits emblmatiques des Nations Unies et la France y prend toute sa part. En 2013, la France contribue 7 des 16 oprations de maintien de la paix des Nations unies Propos recueillis par Joseph Albert Tshimanga/MONUSCO

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12 La France prend une part active aux activits de maintien de la paix au sein de la MONUSCOPhoto MONUSCO/Myriam Asmaniavec environ 7 500 personnels franais participant aux oprations, que ce soit directement ou travers les participations de lUE (Union europenne) et de lOTAN. Le cot annuel de la participation franaise la MONUSCO reprsente 119 millions deuros. En Afrique, la France dploie galement des forces nationales en appui des forces de lONU : en Cte dIvoire, au Tchad, au Mali. Par ailleurs, la France soutient la participation des pays africains aux oprations de maintien de la paix au travers du programme de renforcement des capacits africaines de maintien de la paix (EURORECAMP) qui doit leur permettre de mener eux-mmes des oprations de maintien de la paix sur leur continent. Dans cette perspective, la France a cr des coles nationales vocation rgionale techniques et oprationnels adapts aux besoins des cadres des armes africaines. Elles fournissent un enseignement de qualit gale celui dispens en France, tout en ladaptant aux ralits et aux moyens locaux. Depuis 1997, plus de 14 000 stagiaires africains et europens ont t forms dans les 16 ENVR soutenues par la France. Ainsi par exemple lEcole internationale des forces de scurit dAwa au Cameroun (EIFORCES), cre en mai 2008, est destine former les units de police et gendarmerie des OMP (Oprations de maintien de la paix). EM : Initiatrice de nombreuses Rsolutions du Conseil de Scurit LH : Le retour de la paix et de la stabilit sur lensemble du territoire congolais reste une priorit franaise. Cest pourquoi la France a t particulirement active New York en vue dadopter la rsolution 2098. En tant que membre permanent du Conseil, nous veillons avec la plus grande attention la bonne application de la rsolution. Dautre part, la France est partie prenante laccord dAddis-Abeba, ce qui implique une participation pleine et entire aux travaux du mcanisme de suivi de laccord, que ce soit dans sa dimension internationale, rgionale ou nationale. Ces textes, adopts en 2013, offrent la rgion des grands lacs une fentre dopportunit quil ne faut pas manquer. La communaut internationale doit maintenir la plus grande vigilance pour que les engagements pris Addis-Abeba soient appliqus par tous. Nous ne pouvons aujourdhui que fliciter le gouvernement de RDC pour les efforts mis en uvre dans ce sens, notamment ceux qui permettront damener les auteurs datrocits rpondre de leurs actes, et ceux qui permettront la restauration de lautorit de lEtat sur lensemble du territoire. Nous ne pouvons que lencourager poursuivre car la tche est encore immense. le Gouvernement de la RDC et le Mouvement du 23 mars (M23)? LH : La France a pris acte de la victoire sur le terrain des Forces Armes de la Rpublique Dmocratique du Congo et de la dfaite du mouvement du 23 mars. Mais ce succs nest quun dbut pour cette rgion dAfrique qui connait la guerre depuis 20 ans. Cette russite sur le plan militaire des semble ncessaire de complter cela par un accord rgional qui sinscrirait en droite ligne du premier accord politique sign en fvrier dernier Addis-Abeba. Dmocratique du Congo ? LH : La France se flicite du rle de la MONUSCO et notamment de celui de la Brigade dIntervention depuis le mois daot 2013. Cette unit de la MONUSCO dans les oprations de reconqute du territoire congolais. Le rcent succs des forces armes congolaises est aussi celui de la MONUSCO qui agit, sur la base de la rsolution 2098 adopte lunanimit par le Conseil de Scurit des Nations Unies, exactions des diffrents groupes arms, nationaux et trangers. Les actions quotidiennes de lONU sur le terrain participent activement au processus de stabilisation et de retour la paix

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13 Une dlgation du Conseil de scurit des Nations Unies avait effectu du 4 au 7 octobre 2013 une visite en Rpublique dmocratique du Congo (RDC) avec pour objectif de ritrer lappui des Nations Unies au processus de paix, et plus particulirement la mise en application de lAccord-cadre de Paix, de Scurit et de Coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la Rgion. Sign en fvrier dernier sous lgide de lONU par la RDC et 10 autres pays de la rgion, ainsi que par quatre institutions rgionales et internationales, lAccord-cadre propose une approche globale pour une paix durable dans la rgion. A Kinshasa, la dlgation avait assist la crmonie de clture des Concertations nationales inities par le Gouvernement, la classe politique congolaise et la socit civile en vue dune dcrispation de la vie politique dans le pays. La dlgation avait eu galement plusieurs rencontres bilatrales avec les plus hautes autorits du pays. Les discussions avaient tourn autour des reformes nationales entreprendre par le Gouvernement, la ralisation des objectifs au plan national et rgional de lAccord-cadre sign le 24 fvrier 2013 Addis-Abeba, et les pourparlers de Kampala avec les responsables du Mouvement du 23 mars (M23). Les membres de la dlgation staient ensuite rendus Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, lEst du pays, o des groupes rebelles, notamment ceux du Par Pnangnini Tour/MONUSCO Photo MONUSCO/Sylvain Liechti La dlgation du Conseil de scurit au cours dune runion Goma

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14 14 M23, et les Forces nationales congolaises (FARDC) se sont maintes fois affronts au cours de lanne coule, provoquant le dplacement de plus de 100.000 personnes. Sur place, les membres de la dlgation avaient pu sentretenir avec la socit civile et les autorits provinciales. Au cours de ces diffrentes rencontres, ils ont voqu la question lie aux cas de violence sexuelle lenfant. Ils staient galement rendus au camp de dplacs de Mugunga situ une dizaine de kilomtres lOuest de Goma. Hors des frontires congolaises, dans la journe du lundi 7 octobre, la dlgation stait rendue Kigali, au Rwanda, pour rencontrer le Prsident Paul Kagam. Sur place, ils se staient rendus dans un centre de dmobilisation dex-combattants, puis sur le site du mmorial du gnocide de Gizozi. Le priple sest poursuivi Kampala, en Ouganda, o ils ont pu sentretenir avec le Prsident Yoweri Museveni, avant de se rendre dans la capitale thiopienne, AddisAbeba, pour y rencontrer le Premier Ministre du pays, et plus tard les membres du Conseil de paix et de scurit de lUnion Africaine. Cette visite de haut niveau avait eu pour consquence ou simple hasard des choses de prcipiter les vnements lEst de la Rpublique dmocratique du Congo. Cest ainsi que les 11 et 18 octobre, des lments du M23 vont tirer sur des hlicoptres de la MONUSCO dont lun dans la rgion de Rumangabo, et lautre Kibumba, dans le territoire de Rutshuru, au Nord Kivu. Ces attaques successives avaient suscit une vive raction de la part des responsables de la Mission. Dans un communiqu de presse, le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, avait prvenu que les rebelles du M23 ne nous excluront pas de lespace arien congolais. Nous continuerons tout mettre en uvre pour dfendre la population civile, y compris par la force si cela savre ncessaire Le 23 octobre, la MONUSCO et les organisations des droits de lhomme staient indignes du recrutement denfants au sein des groupes arms, le Nyatura, les FDLR (Forces dmocratiques de libration du Rwanda) et le M23 ayant principaux responsables de ce recrutement denfants dont le nombre est estim environ un millier au cours de la priode du 1er janvier 2012 au 31 aot 2013, principalement dans la province du Nord Kivu. En visite en RDC en novembre, la Reprsentante spciale du Secrtaire arms, Leila Zerrougui, avait pu mesurer lampleur du phnomne, notant que 30 35% des effectifs des groupes arms sont des enfants. Cette situation est inacceptable et elle dure depuis trop longtemps dans limpunit. Le recrutement denfants au sein des groupes arms est un crime. Nous devons arrter cela maintenant avait pour sa part averti le Chef de la MONUSCO, Martin Kobler. Au moment o la MONUSCO dnonait lenrlement denfants dans les rangs des groupes arms, les hostilits entre le M23 et les FARDC gagnaient en intensit, notamment dans le territoire de Kibumba. Jexhorte les deux parties un maximum de retenue. Jappelle le M23 retourner la table des ngociations, Kampala avait lanc le 25 octobre le Chef de la MONUSCO. Le 26 octobre, Monsieur Kobler et Mary Robinson, Envoye spciale de lONU pour la rgion des Grands Lacs en Afrique, avaient publi une dclaration conjointe dans laquelle ils incitaient les parties aux ngociations trouver immdiatement un accord sur les questions pendantes Kampala Les incessants appels la retenue navaient pu cependant calmer les ardeurs des rebelles du M23. Bien au contraire Le 27 octobre, un casque bleu trouvait la mort Kiwanja dans les combats que menait la Brigade dintervention de la MONUSCO en appui aux FARDC contre ce mouvement rebelle. Ces hostilits avaient fait des milliers de dplacs venus se rfugier dans les bases de la MONUSCO Kiwanja et Munigi. Dans les jours qui ont suivi, les combats se sont sur le M23 qui a d battre en retrait, librant les espaces quil occupait depuis plus dun an. Le 5 novembre, les dirigeants du M23 lEst de la RDC et rclamaient la reprise des ngociations de Kampala. La dfaite militaire du M23 constitue une tape importante dans la rsolution de la crise lEst du pays. Cette victoire a t obtenue grce la fermet et lexcellente collaboration dont ont su faire preuve les FARDC et la Force de la MONUSCO. Place la dimension politique dans la recherche dune paix durable, mme si loption militaire ne doit pas tre abandonne surtout que de nombreux autres groupes arms cument toujours lEst du pays Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Visite de terrain des membres de la dlgation du Conseil de scurit au Nord Kivu

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15 Propos recueillis par Pellet Kipela/MONUSCOR ambassadeurs membres du dans la rgion des Grands Lacs, dchire : Vous savez, a fait 15 ans que le Conseil de scurit est impliqu aux cts des Congolais pour les accompagner, pour stabiliser la Rpublique dmocratique du Congo et la sortir de cette crise dans laquelle elle est plonge. Le Conseil de scurit est impliqu mme plus largement aux cts des pays des Grands Lacs pour rgler les proccupations lgitimes quils expriment confronts. Et le conseil de scurit est auprs de tous les habitants de cette rgion et de tous les Congolais qui souffrent, de manire assurer une meilleure protection contre les exactions commises par les groupes arms. Cest un effort, une prsence qui se poursuit. Cette anne, nous sommes venus ici Kinshasa et puis nous irons Kigali et en Ouganda. Nous sommes venus parce que cette anne il sest pass des choses importantes. Les pays de la rgion ont adopt AddisAbeba en fvrier dernier un accord, lAccordcadre qui prvoit une solution politique de sortie de crise, avec Photo MONUSCO/Myriam Asmani Deux membres de la dlgation du Conseil de scurit, (le Franais Alexis Lamek g. et le Marocain Mohammed Lonlichki dr.) sadressent aux medias leur arrive Kinshasa

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16 Photo MONUSCO/Sylvain Liechtiun ensemble dengagements pris par les signataires. Et nous sommes venus voir avec ces signataires o ils en sont avec la mise en uvre des engagements quils ont euxmme pris. Et nous allons voir avec eux, le cas chant, comment nous pouvons les aider justement pour que ces engagements soient mis en uvre de la meilleure manire. Donc vous voyez, nous sommes aux cts des parties dans les pays de la rgion, pour les aider mettre en uvre les engagements quils ont pris de manire sortir la rgion de la crise. a cest un aspect trs important qui dans la rgion. Il y a un deuxime aspect qui est capitale, qui concerne la protection des populations et cest le deuxime vnement important qui sest produit cette anne : ladoption de la rsolution 2098 qui a donn la MONUSCO la capacit de mettre en uvre de faon robuste le mandat de protection des civils. Un mandat exigeant que le Conseil de scurit lui a dj donn. Et, six mois aprs la cration de ce quon appelle la brigade dintervention, nous sommes venus voir comment a se passe, quel est le premier bilan quon peut tirer de cette brigade, comment, le cas chant, nous pouvons nous aussi aider faire que cette brigade mette en uvre de meilleure faon et de la Le sentiment est positif, nous avons limpression que le travail effectu par la brigade aux cts des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo a t mois daot contre la ville de Goma, contre les populations civiles et un prix fort, il y a eu beaucoup des soldats congolais qui sont morts dans cette tche, il y a mme deux casques bleus galement qui ont t tus, nous pensons videment chacun dentre eux et nous leur exprimons nos condolances. Mais le travail quils ont effectu a t me semble-t-il une belle russite et nous souhaitons voir comment maintenant on peut aller au-del, pour que cette mission soit mise en uvre de la meilleure manire. dans la rgion des Grands Lacs doit aussi un dialogue avec leurs rebellions dialogue avec le M23 ? : Vous savez, de lAccord dAddisAbeba. Ce cadre prvoit la fois des sorties de crise pour la Rpublique dmocratique du Congo ; repose sur les engagements pris par les autorits congolaises, prvoit galement une sortie de crise pour lensemble de la rgion, avec les engagements pris par les chefs dEtats de la rgion. Mettons en uvre ce cadre et cest ainsi quon pourra sortir de la crise. Il faut que les Etats de la rgion mettent en uvre ce cadre de bonne foi et cest comme a quon avancera dans le rglement de cette crise et nous, Conseil de scurit, nous nations Unies, nous sommes aux cts de lensemble des signataires de lAccordcadre dAddis-Abeba pour les aider mettre en uvre leurs engagements; ce nest pas nous qui allons le faire, ce nest pas nous Nations Unies, ce nest pas nous la communaut internationale qui allons faire ce que les Etats de la rgion doivent faire et nous sommes leurs cts pour les aider mettre en uvre les engagements quils ont eux-mmes pris Visite de terrain des membres du Conseil de scurit dans le Nord Kivu

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17 Photo MONUSCOPar Tom Tshibangu/MONUSCOLes Nations Unies mnent depuis de nombreuses annes, notamment par le biais des Oprations de maintien de la paix et des missions politiques spciales, des actions en matire de rforme du secteur de la scurit (RSS). Pour lONU, la RSS constitue un volet essentiel du processus de stabilisation dans les environnements daprs-guerre. Mais le lecteur se demande peut-tre ce quoi renvoient les termes La RSS est fonde sur le fait que la paix et le dveloppement durables ne peuvent se concevoir sans un secteur de la scurit la transformation du secteur de la scurit est une entreprise connaissance technique approfondie du secteur de la scurit. Elle est plus et avant tout un processus politique, visant lensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la scurit. En effet, selon lONU, le secteur de la scurit inclut les institutions charges de la scurit, telles que les forces armes, la police, les services judiciaires, ladministration pnitentiaire, les services de renseignement, les entreprises de scurit prives, les organismes chargs du contrle des frontires, etc. Y sont inclus aussi, les acteurs qui grent et supervisent llaboration et lapplication des mesures de scurit, tels que les ministres, les commissions parlementaires et certains groupes de la socit civile, entre autres. Lobjectif poursuivi par lOrganisation des Nations Unies dans ce domaine est daider les Etats et les socits dvelopper responsables. Ainsi, en 2007, une cellule de RSS a t cre au sein du Bureau de lEtat de droit et des institutions charges de la scurit, du Dpartement des Oprations de maintien de la paix des Nations Unies New York pour soutenir les Sections de RSS au sein des missions dployes sur le terrain. Lappui de lONU la RSS en RDC a dbut en 2003 avec dabord la MONUC (la Mission de lONU au Congo). En 2008, la MONUC sest dote dune Unit de Rforme de la Scurit, dans le cadre de 2010, avec la cration de la MONUSCO, cette unit a t rebaptise Dveloppement du Secteur Scurit (DSS). Elle fait partie de la structure du quartier gnral de la MONUSCO Kinshasa, et rend compte directement la haute direction de la mission. Son rle se situe aux niveaux politique et stratgique. Conformment aux deux rapports du Secrtaire gnral sur ce sujet, produits entre 2008 et 2013, la valeur ajoute quapporte cette unit rside dans les domaines du plaidoyer, de la constitution et du renforcement de partenariats, de lharmonisation des efforts internationaux en appui aux priorits nationales en matire de RSS, ainsi que dans la fourniture des conseils et des orientations techniques aux autorits nationales, aux organismes de lONU, aux partenaires, selon la demande. Depuis sa cration, lUnit Dveloppement du secteur de la scurit de la MONUSCO facilite un certain nombre de mcanismes de coordination visant crer un espace de dialogue et dharmonisation entre les autorits nationales, les partenaires internationaux et dautres intervenants dans le domaine de la RSS. LUnit aide les autorits nationales rpertorier des informations sur les capacits des institutions judiciaires et pnitentiaires besoins. En outre, elle dirige lune des cinq composantes de la Stratgie nationale de lutte contre les violences sexuelles. Les principaux aspects de ce travail sont axs sur la formation et la sensibilisation des personnels au sein des institutions de scurit congolaises. Lunit RSS a dvelopp un partenariat avec les diffrents services de larme et de la police congolaise, en particulier le Comit de suivi de la Rforme de la police et le Service d Education Crmonie dinauguration dun commissariat de police spciale charge de la protection des femmes et des enfants Mambasa, province Orientale. M. Abdallah Wafy, Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU en RDC (au milieu) procde la coupure du ruban en prsence de Madame Flavia Pansiri, Haut-Commissionaire adjointe de lopration aux droits de lHomme

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18 Quels sont raliss Rforme du Secteur de la Scurit de de la MONUSCO ? Depuis sa cration, lUnit de dveloppement du secteur de la scurit de la MONUSCO a facilit un certain nombre de mcanismes de coordination visant crer un espace de dialogue et dharmonisation entre les autorits nationales, les partenaires internationaux et dautres parties prenantes sur la Rforme du Secteur de la Scurit. LUnit a galement travaill avec les autorits nationales pour cartographier des informations sur les capacits de la justice En outre, elle dirige une des cinq composantes de la stratgie nationale de la lutte contre les violences sexuelles. Les principaux aspects de cette entreprise sont axs sur la formation et la sensibilisation des institutions de scurit congolaises. LUnit a dvelopp un partenariat avec les diffrents services de larme et de la police congolaise, en particulier le comit de suivi de rforme de la police et le service dducation civique, patriotique et action sociale des FARDC, ainsi que dautres homologues qui lUnit apporte rgulirement un soutien technique. Elle a galement soutenu activement et dvelopp un partenariat stratgique avec les organisations comptentes de la socit civile. et les obstacles enregistrs en termes (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC)? Le principe de base de la Rforme du Secteur de la Scurit est lappropriation nationale, le rle des Nations Unies tant de soutenir ltat dans le dveloppement du secteur de la scurit. Par consquent, le principal sapproprier le processus. Le prsident de reprises la rforme de larme comme une priorit nationale. Lengagement du gouvernement de la RDC la Rforme du lAccord-cadre pour la scurit, la paix et la coopration pour la RDC, sign en fvrier 2013 par 11 Etats africains avec lONU, lUA, la SADC (Communaut de dveloppement conomique de lAfrique australe) et la CIRGL (Confrence Internationale sur la Rgion des Grands Lacs) comme garants du processus. Comme les prcdentes rsolutions du Conseil de scurit des Nations unies sur la RDC, la rsolution actuelle (2098) appelle le gouvernement congolais laborer une stratgie nationale et une feuille de route de la Rforme du stratgie inclusive et soutenue, il est essentiel dimpliquer les acteurs politiques, tels que le gouvernement et le Parlement, mais aussi de consulter les organisations de la socit civile. La rforme de larme sera coteuse et il est donc important de sassurer que les plans sont ralistes et ralisables civique et Action sociale des FARDC, ainsi que dautres organismes homologues, auxquels elle apporte rgulirement son appui technique. Elle a galement soutenu activement et dvelopp un partenariat stratgique avec les organisations de la socit civile concernes. Conformment au mandat actuel de la MONUSCO, qui fait de la RSS une proccupation majeure, la MONUSCO sest rcemment attele relancer les mcanismes de coordination ainsi que le dialogue avec le gouvernement et dautres partenaires nationaux. Lobjectif court terme inscrit dans le mandat est de promouvoir le dveloppement dune Force de raction rapide au sein des Forces Armes de la RDC (FARDC), qui sera appele reprendre les tches de la Brigade dIntervention de lONU. Le principe de base de la RSS est de favoriser lappropriation nationale du processus, tandis que le rle des Nations Unies est de soutenir lEtat dans le dveloppement dun secteur de la scurit en main du processus par le gouvernement. A plusieurs reprises, le prsident de la de larme comme une priorit nationale. Lengagement du gouvernement de la lAccord-cadre pour la scurit, la paix la coopration en RDC et dans la rgion, sign en fvrier 2013 par 11 Etats africains avec lONU, lUnion Africaine, la Communaut conomique des Etats de lAfrique australe, et la Confrence internationale sur la rgion des Grands Lacs (CIRGL) en tant que garants du processus. Toutefois, les progrs accomplis ce jour dans ce domaine restent limits. Comme les prcdentes rsolutions du Conseil de Scurit des Nations unies sur la RDC, la rsolution actuelle, la 2098, appelle le gouvernement de la RDC laborer une stratgie nationale et une feuille de route pour la RSS. dploys dans le pays dans ce domaine. Il y a beaucoup dacteurs et de pays qui sont intresss et qui sont prts aider le gouvernement congolais dvelopper son secteur de la scurit. Pour quelle soit transformatrice et durable, la RSS doit avoir lieu dans un contexte dappropriation nationale et de rel partenariat entre le pays daccueil, les organisations internationales et rgionales, et les principaux donateurs Roderic Mackenna

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19 Photo MONUSCO/Myriam Asmani D Lexprience de lexistence nous lenseigne. Il faut savoir tourner les pages du livre de son histoire personnelle. Au 31 octobre 2013, sachve une belle priode de partage avec Madnodje Mounoubai Porte Parole de la MONUSCO et Directeur Adjoint de lInformation Publique qui a dur 14 ans. communs, de soutien dans des moments Mounoubai en sa qualit de Porteparole animait la confrence de presse hebdomadaire des Nations Unies qui est retransmise en direct sur les antennes de Radio Okapi. En mme temps, il fait partie intgrante des superviseurs de cette Radio. Il fut galement un des tmoins de la naissance de notre station le 25 fvrier 2002 et a contribu son dveloppement, ainsi qu son rayonnement. Madnodje Mounoubai qui prend sa retraite est diplm de lEcole Nationale dAdministration du Tchad, promotion 1973. Aprs avoir servi au Ministre du Budget pendant une anne, il fut nomm Directeur de Cabinet au Ministre des Travaux Publics, Mines, Gologie et Transports. Deux ans plus tard, il prit le chemin des Etats Unis pour des tudes luniversit de Tennessee Knoxville. Il a dabord dcroch une Matrise en Sciences Politiques avec une spcialisation dans les Etudes Africaines avant dobtenir ensuite une deuxime Matrise en Management avec une spcialisation dans les transports. Pendant toute sa vie estudiantine, il fut trs dynamique dans les diffrentes actions de soutien aux mouvements de libration en Afrique. Il fut membre des groupes de soutien la SWAPO et au ZANUPF. Il prit une part active au mouvement de soutien au rgime de lapartheid en Afrique du Sud. Il fut parmi ces Africains qui se mirent au service de la Rvolution Dmocratique et Populaire au Burkina Faso avec Thomas Sankara. Aprs la mort de Sankara, il dcroche un poste aux Nations Unies en 1988, lUNICEF. Cest dans cette agence spcialise des Nations Unies quil intgra le monde de la communication, car lUnit de Mobilisation o il travaillait avait la charge de promouvoir le concept de Survie et dveloppement de lEnfant et de prparer le Sommet mondial sur les enfants qui a donn naissance la Convention sur les droits de lEnfant. Il a servi au sige New York mais aussi au Niger, en RCA, en Cte dIvoire et au Zare (aujourdhui Rpublique dmocratique du Congo). Il tait en poste Bukavu lors du dclenchement du drame Rwandais en 1994. En 1995, il quitte le systme onusien pour faire un bref passage dans le monde des affaires dans deux socits de Wall Street, mais il dmissionne rapidement car il ne partageait pas leur vision. Il intgre le Dpartement du maintien de la paix des Nations Unies en Juin 1999. Pour Madnodje, servir aux Nations Unies tait une faon de se mettre au service du monde et de contribuer lavnement dun monde plus juste, plus quitable. Aprs lAngola et le Kosovo, il fut le premier fonctionnaire de lInformation publique tre dploy au Congo en fvrier 2000 aprs la cration de la MONUC. Mounoubai a gravi tous les chelons et il est parvenu presquau sommet de la pyramide de cette division. professionnelle de Madnodje, tous les collgues ralisent combien ce dpart de la mission va laisser un grand vide. Ces longues journes de travail partages avec Madnodje ont cr des liens bien plus importants que ceux du cadre professionnel. Tous les Okapiens souhaitent Madnodje une excellente retraite bien mrite. Merci pour tout ce que tu as donn pour Radio Okapi et pardon pour les peines causes. Madnodje quitte la MONUSCO mais pas les coeurs des Okapiens Par Amadou Ba/MONUSCO Madnodje Mounoubai, ancien Porte-parole de la MONUSCO

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Produit par lunit des publications de la Division de lInformation publique de la MONUSCO Contact : 12, avenue des Aviateurs Kinshasa/Gombe Tlphone : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885Pour plus dinformation sur les activits de la MONUSCO, voirle site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO Photo MONUSCOSylvain Liechti